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Le
but de cette page est pour l'instant plus de présenter le marathon
Messier que le catalogue proprement dit (cela viendra). Pour résumer,
et quand même planter un peu le décors, sachez que le catalogue
Messier, mis en place par Charles Messier, astronome français,
au XVIIIe siècle, regroupe 109 objets du ciel profond. On y trouve
répertoriés des galaxies, nébuleuses et nébuleuses
planétaires, amas planétaires et amas globulaires. Pourquoi
seulement 109 objets sur les millions qui existent ?
Petit retour
en arrière de 250 ans :
Charles Messier était d'abord un chasseur de comètes. En
50 ans, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle,
il en a découvert ou co-découvert 19 ! C'est le 12 septembre
1758, alors qu'il était à la poursuite d'une comète
dans la constellation du taureau, qu'il remarqua une petite tache diffuse
très semblable et très proche de la comète qu'il
recherchait. Afin de ne pas les confondre, il décrivit cette nébulosité
précisémment dans un carnet. Le premier objet du catalogue
Messier venait d'apparaitre et n'était autre que la nébuleuse
du crabe. Au fil des ans, il compléta sa liste en s'arrêtant
de préférence sur ceux pouvant être confondus avec
des noyaux de comète. Ceci est bien sûr à ramener
à la puissance des instruments de l'époque. Il édita
son premier catalogue de 45 objets en 1771. 10 ans plus tard, le deuxième
catalogue en contenait 103, en grande partie découverts par Pierre
Méchain, ami et collaborateur de Charles Messier. Finalement, ce
sont 110 objets qui figureront au catalogue final, toujours grâce
à Pierre Méchain (en fait 109 car il semblerait que les
objets 101 et 102 concernent tous les deux la galaxie de la Grande Ourse).
Tous ces objets sont relativement faciles à trouver puisqu'ils
ont été découverts avec des instruments allant de
la lunette de 90 mm au télescope de 200 mm, avec des miroirs métalliques
de qualité bien médiocre, comparée à celle
des instruments dont on dispose maintenant (Messier et Méchain
observaient à partir d'une coupole située sur le toit de
l'actuel musée de Cluny, en plein centre de Paris).
Mais revenons
à ce qui nous interresse : le marathon Messier.
L'idée
est née dans les années 70 en remarquant qu'il n'y avait
quasiment pas d'objets Messier dans la région entourant l'écliptique
dans les Poissons. Le Soleil ne gène donc pas l'observation losqu'il
est dans cette région du ciel. De plus, on peut remarquer que tous
les objets sont situés en-deça de 35° de déclinaison
sud. Des observateurs ont prouvé que l'on pouvait observer tous
les objets du catalogue Messier dans la même nuit sur une période
d'environ 20 jours centrée sur l'équinoxe de printemps,
à condition de se situer entre 20° et 45° de latitude nord.
Les autres conditions à réunir sont une nuit sans Lune,
ou juste un fin croissant de deux ou trois jours (pour ne pas être
gêné par l'éclat de la Lune), un site d'observation
parfaitement dégagé vers l'ouest, le sud et l'est, et bien
sûr avec une pollution lumineuse minimum...Il faut également
disposer au minimum d'une lunette de 60 mm. Maintenant, parlons plus précisemment
de la date. Elle est conditionnée par l'équinoxe de printemps
et la nouvelle Lune. En fait, l'idéal est la nuit de nouvelle Lune
la plus proche de l'équinoxe de printemps.
Pour plus
d'informations, vous pouvez consulter le numéro 358 de la revue
Ciel & Espace (mars 2000),
dont sont tirées les informations ci-dessus. Il contient de plus
une superbe carte et les photos des 109 objets, qui sera bien pratique
pour cette nuit-marathon.
Bonne chasse
!!!
Stéphane
CHOTARD
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