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Dobson Orion Skyquest XT10i   |
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| Les caractéristiques | L'électronique |
| Le conditionnement |
Optimisation
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| Le montage | En conclusion |
| La mécanique | Image Intelliscope (avec légende) |
| L'optique | Images de l'XT-10i |
-Les caractéristiques:
Dobson, télescope de type Newton sur
monture azimutale.
Diamètre utile: 254mm.
Focale: 1200mm.
F/D: 4,7
Miroir primaire en Pyrex, épaisseur 30,5mm ,aluminure protégée par
une couche de silice SiO2, réflectivité 88%.
*Flèche
estimée au centre du miroir primaire: 3,36mm.
Barillet: 3 points.
Petit axe miroir secondaire: 63mm, réflectivité 88%.
*Offset
de l'axe optique du miroir secondaire et de l'axe optique du télescope: 2,9mm.
Obstruction par rapport au diamètre: 0,25%.
*Obstruction
par rapport à la surface: 6%.
Poids du tube: 13,6 kg.
Dimension du tube: long 1210mm, diamètre 302mm.
Poids du rocker: 11,9 kg.
Dimensions du rocker: hauteur totale 700 mm, largeur maxi 550 mm.
Poids total: 25,5 kg.
(*
Calculs effectués d'après
le logiciel
Newton 3.0 de Liptosoft)
-Le conditionnement:
Le télescope est livré en 2 cartons,
Un premier carton le plus imposant, qui contient le tube, les accessoires comme
le chercheur 9X50, l'outil de collimation, les oculaires d'origine (Plossl 25 et
10mm), la raquette d'aide au pointage électronique (intelliscope) et ses 2
encodeurs, la visserie, le logiciel « The Sky ».
Pour info, les dimensions du carton:
Longueur: 132cm.
Largeur: 48cm.
Hauteur: 50cm.
Un second carton plat, aux dimensions plus réduites, comprend les 5 panneaux
démontés qui composeront la monture (le rocker), je trouve la protection de ces
éléments un peu juste.
L'ensemble est assez impressionnant lorsqu'on le voit pour la première fois.
-Le montage:
Il faut compter une bonne heure et
demi pour monter la base, en effet la notice fournie avec l'instrument n'est pas
très claire, en fait c'est une traduction de la notice originale réduite au
minimum, il ne faut pas hésiter à prendre tout son temps pour le montage.
L'assemblage des panneaux ne présente pas de difficulté particulière mais il en
va tout autrement pour l'installation des encodeurs, en particulier celui
d'azimut!!!
En effet, il ne faut surtout pas oublier de monter les 3 patins en Téflon sur la
base en forme de triangle en premier, sinon l'encodeur d'azimut qui lui se
trouve sous le rocker, sera fatalement écrasé, vigilance donc!!!
L'encodeur pour l'axe de hauteur, placé sur un des panneaux latéral du rocker est plus
facile à installer mais revers de la médaille il est aussi plus exposé aux
mauvaises manipulations, surtout quand on installe le tube sur sa base, là aussi
il faudra faire attention.
La liaison des encodeurs par les câbles fournis est simple à faire, de plus
Orion à la bonne idée de fournir des clips autocollants pour les fixer à la
base, pratique!
En ce qui concerne la raquette, il faut juste la brancher et contrôler qu'elle
fonctionne en faisant bouger le tube dans tous les sens.
Sur le tube, monter le chercheur 9X50 et la poignée de guidage à l'avant de
celui ci.
-La mécanique:
Il faut avouer une chose le XT-10I
présente bien, la finition est propre, la peinture est du plus bel aspect.
Il y a très peu d'éléments en plastique sur ce télescope ce qui est un bon
point.
Le rocker est en bois, plaqué d'une couche de formica noire, à l'avant de
celui-ci se trouve la tablette porte-oculaires qui est certes pratique mais un
peu basse à mon goût et laisse exposés les oculaires à la poussière et surtout à
la buée. Juste en dessous se trouve une poignée de transport très utile.
L'axe d'azimut est un classique trois
patins "Téflon" disposés à 120°et plateau en "Formica"; l'encodeur d'azimut ce
trouve fixé sous le rocker autour de l'axe de pivot central.
L'axe d'azimut est à améliorer car la fluidité n'est pas suffisante et présente
des points durs (voir
paragraphe optimisation en bas de page).
L'axe de hauteur est plus doux, il faut juste veiller à ne pas exagérer le
serrage des « tension pads » sinon le mouvement sera plus dur et moins fluide.
Plus haut sur le rocker, sur le panneau latéral droit, vu par l'arrière (coté
sans panneau), se trouve l'encodeur pour la hauteur protégé sur le dessus par une
petite butée en plastique (voir
paragraphe optimisation en bas de page).
La carte électronique qui sert à relier les câbles des encodeurs et de la
raquette se trouve, elle, sur le panneau latéral opposé.
Les 2 « tensions pads » en téflon se trouvent juste au-dessus de la carte
électronique.
C'est sur les 2 panneaux latéraux que se trouvent les 4 patins en polyéthylène
UHMW sur lesquels vient se poser le télescope (2 sur chaque panneau).
A signaler les tourillons en plastique (quid?) de petites dimensions sur les
côtés du télescope mais cela semble suffisant.
Les vis de réglage du miroir primaire sont sur-dimensionnnées, accessibles et très
pratiques pour collimater, y compris dans le noir, c'est un système classique de
vis tirantes/poussantes à ressort.
Le miroir primaire repose sur un barillet à 3 points, il est marqué au centre
par une petite pastille qui est indispensable pour la collimation, il est
maintenu dans son barillet par 4 cales à 90°, il faut vérifier qu'elles ne le
contraignent pas en étant trop serrées.
Pour le réglage du miroir secondaire, là par contre, c'est pas génial. Les vis
sont difficiles d'accès et fragiles, de plus il faut une clef à 6 pans de 1,5mm
pour pouvoir les régler; il faudra que je trouve un moyen pour améliorer ça (voir
paragraphe optimisation en bas de page)!
Le miroir secondaire de forme elliptique est collé directement sur son support
plastique, à contrôler dans la durée si cela ne produit pas de contraintes
inutiles.
L'araignée est à 4 branches très fines de couleur noire, c'est un élément de
bonne facture.
Le porte oculaire est de type à crémaillère, je n'ai constaté aucun jeu sur mon
télescope, il faut toutefois adoucir la mise au point en enlevant la graisse
d'origine par une autre de meilleure qualité. Sur le dessus du PO se trouve 2
minuscules vis qui servent à régler également la dureté et l'alignement de la
crémaillère.
On terminera par la géniale petite poignée se trouvant à l'avant du tube, qui
est super pratique pour guider le télescope et par l'installation du chercheur
sur queue d'aronde d'une simplicité déconcertante.
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-L'optique:
Après plus de trois ans
d'observation avec ce télescope je peux dire que l'optique est correcte, après
de multiples « startest » sur une étoile (la Polaire) je n'ai pas constaté de
défauts optiques majeurs : pas d'astigmatisme, ni de bord
rabattu ; un peu d'aberration de sphéricité toutefois. A fort grossissement le disque d'Airy
apparaît bien rond et régulier.
En visuel, l'Orion XT-i donne de bien belles images que cela soit en planétaire ou en
ciel profond.
-En planétaire: j'ai observé Saturne, Jupiter et Mars dans des conditions
de turbulence optimum et je dois avouer que j'ai vu de bien belles images. Sur
la Lune le spectacle est là aussi magnifique, ne pas hésiter à utiliser un
filtre lunaire, ou mieux un filtre polarisant variable, car avec 254mm l'image
est très lumineuse.
-En ciel profond: je peux dire que la vision de la grande nébuleuse d'Orion
(M42) c'est quelque chose! Des détails, des volutes et des extensions partout,
on peut grossir sans problème et plonger ainsi au coeur du trapèze central de la
belle nébuleuse. En fait, quelque soit l'objet c'est un vrai spectacle à
l'oculaire! De manière générale un très grand nombre d'objets du ciel profond
sont magnifiques à voir avec cet instrument, une mention particulière pour les
nébuleuses diffuses et à émission mais aussi les petites nébuleuses planétaires.
-La collimation: est vraiment facile à faire sur ce télescope (à part pour le
secondaire, heureusement on le titille moins souvent ), du fait de la taille
confortable des vis tirantes/poussantes sur le barillet qui supporte le miroir primaire. L'outil de collimation fourni avec l'Orion, très
simple, est redoutablement efficace, à signaler une collimation qui reste très
stable dans le temps.
Le chercheur 9X50 est de bonne facture, il est lumineux et a un champ de 5,5°.
-L'électronique:
L'Intelliscope (fabriqué
aux US
par
Tangent Instruments,
société qui produit entre autres le JMI Ngc-max et l'advanced astromaster de
Celestron) est un des gros points forts de la
série des XTi Orion, le pointage des objets est d'une simplicité absolue.
Il suffit de mettre son tube à la verticale (avec un niveau la première fois,
une molette réglable placée dans le rocker permet ensuite de s'en dispenser), de
pointer 2 étoiles et c'est parti pour une longue nuit.
Les objets sont dans le champ d'un oculaire de 25mm (52°) à tous les coups!
En fait tout le secret repose sur les bons réglages au départ: tube bien
vertical à 90°et les 2 étoiles jalons bien centrées (à l'oculaire de 10mm), un
indice le « warp factor » (indiqué par la raquette) doit avoir une valeur égale
ou inférieure à 0,5, le mieux que j'ai pu faire est 0,2 à ce jour.
La raquette est ergonomique, les touches sont assez grosses pour pouvoir garder
ses gants.
L'intelliscope est rétro-éclairé par une couleur verte de fond et une couleur
rouge pour les touches, il y a 5 niveaux de luminosité différents.
La raquette comprend en mémoire 14000 objets Messier, NGC et IC sans oublier les
planètes et jusqu'à 99 objets personnels, plus qu'il n'en faut!!!
On peut chercher par type d'objets, constellations ou catalogues, il existe un
mode « tour » en fonction de la période de l'année.
Les encodeurs sont de type numériques à 9216 pas, ils comprennent pour chacun
d'eux un lecteur analogique et un disque supportant une piste magnétique.
La raquette est alimentée par une pile 9 volts classique que j'ai remplacée par
un modèle rechargeable.
Elle possède un mode de préservation de l'énergie qui la fait s'éteindre au bout
de 15 minutes d'inutilisation, un peu agaçant car il faut la re-initialiser à
nouveau.
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Les points faibles de
ce télescope sont au nombre de 3, ils sont faciles à améliorer (concerne toute la gamme XT-i):
Les images, cliquez sur la miniature:
3. / L' encodeur
de hauteur:
Bricolage qui n'est pas indispensable, le changement des trois pieds de la base du rocker (ground board): J'ai installé des pieds plus gros et surtout réglables en hauteur pour des questions de confort essentiellement, le rocker (ou base) gagne en stabilité et la mise en place du Dobson est moins tributaire de la surface du terrain : herbes un peu hautes, terrain incliné etc...
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-En conclusion:
C'est un instrument qui sans être
parfait, possède un rapport qualité/prix/diamètre/accessoires/facilité
d'utilisation très favorable.
Le XT-10I est avant tout fait pour les fanas de l'observation visuelle et reste
encore, malgré son encombrement, transportable.
Simple d'utilisation, rapide à monter et à démonter il peut satisfaire nombre
d'amoureux du ciel.
En ce qui me concerne, c'est le cas!
-Image de l'intelliscope avec légende des touches:
-Quelques
images du Dobson Orion
XT-10I (cliquez sur la miniature, taille 800X600):