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Les accessoires |
Bien connaître les différents accessoires qui vont être avec votre instrument est très important. En effet, ceux-ci peuvent améliorer sensiblement les performances de votre lunette ou télescope.
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Les montures reposent sur un trépied généralement réglable en hauteur. Elles supportent le tube optique et permettent son déplacement dans toutes les directions. Il en existe deux types :
- la monture
azimutale
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c'est la monture la plus simple et la plus facile à utiliser. Elle permet le déplacement
du tube optique selon deux axes, horizontal (azimut) et vertical. Cette monture,
très économique, est idéale pour l'observation terrestre et convient aux
observations astronomiques.
- La monture équatoriale : plus élaborée, son axe principal est incliné de manière à être parallèle à l'axe de rotation de la Terre. Cet axe est appelé axe polaire, car il est dirigé vers le pôle Nord céleste. En faisant tourner l'instrument autour de cet axe à la vitesse dite sidérale, on conserve l'objet observé dans le champ de l'oculaire. On annule ainsi le mouvement apparent de la voûte céleste. Le déplacement, dit "en ascension droite", peut être obtenu manuellement ou à l'aide d'un moteur électrique. L'objet visé demeure ainsi facilement centré dans le champ, ce qui permet la photographie ou l'observation à fort grossissement. Les montures équatoriales sont dotées de cercles gradués qui permettent la recherche d'un objet invisible à l'œil nu, par les seules coordonnées célestes.
Monture azimutale
Monture équatoriale
En astronomie, l'oculaire est une des pièces maîtresses de l'instrument. Ce complément indispensable est composé d'un groupe de lentilles faisant office de loupe grossissante. L'oculaire est placé au foyer de l'image et, sans lui, il n'y aurait pas d'observation possible.
Constitués d'une partie optique comprenant de deux à plusieurs lentilles, les oculaires se divisent en quatre standards identifiés par différents diamètres de "coulants"(partie entrante dans le porte oculaire).
-Le coulant Japonais: 24,5mm. A tendance actuellement à décliner.
-Le coulant Français: 27mm. Malheureusement ce coulant n'existe plus depuis quelques années.
-Les coulants Américain: 31,75mm et 50,8mm.Il s'agit là des standards qui sont de plus en plus utilisés car ils proposent un vaste choix de qualités et de types de formules optiques différentes.
La focale de l'oculaire détermine directement le grossissement obtenu: plus elle est courte, plus le grossissement est fort, et inversement. Choisir sa gamme d'oculaires revient à définir avec précision les focales nécessaires à l'obtention des meilleures images en fonction du sujet que l'on observe.
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Attention! les grossissements ne doivent pas dépasser les capacités réelles de l'instrument.
Le grossissement minimal d'un instrument se calcule en divisant le diamètre de l'instrument par 7.
Le grossissement utile est égal à une fois ou une fois et demie le diamètre de l'instrument .
Le grossissement maximal est égal au diamètre de l'instrument multiplié par deux . (2,4 fois dans des conditions exceptionnelles!).
de
gauche à droite: Kellner, Plossl et Ultra grand champ.
Les différents types d'oculaires:
En début de gamme, on
trouve les Kellners. Oculaires basés sur une formule optique à trois
lentilles. Ils portent l'indication K ou MA (pour Modified Achromat). Il donnent
de bons résultats avec les instruments ayant un rapport F/d élevé, comme par
exemple les télescope Schmidt-Cassegrain et les lunettes traditionnelles. Ils
ne donnent pas de très bons résultats avec les instruments à rapport F/d bas.
Pour les télescopes de Newton très ouvert, les meilleures résultats seront
obtenus avec des oculaires à 4 lentilles tels que les Plössl. Ce dernier est
particulièrement bon surtout lorsqu'il est correctement traité au niveau de l'antireflection.
Un Plössl bien corrigé peut donner un bon champ de vision tout en ayant un
relief d'œil correct - le relief d'œil est la distance qui sépare l'œil de
la lentille de sortie de l'oculaire. Cela signifie que sans même toucher
l'oculaire, vous avez accès à tout le champ de votre oculaire.
Les observateurs qui portent des lunettes pour corriger la vue de près ou de
loin pourront sans problème retirer leurs verres pour observer avec un
instrument (sauf les astigmates pour qui les oculaires ayant un relief d'œil
important seront nécessaires), il suffira de trouver le bon réglage à l'aide
de la crémaillère de mise au point. L'observation en détail de la Lune et des
surfaces planétaires nécessite des oculaires de faibles focale ce qui peut
poser des problèmes de relief d'œil avec les oculaires classiques. Cela a
conduit les fabricants à développer des oculaires à 6 ou à 8 éléments qui
permettent d'obtenir un bon champ de vision quelque soit la focale ainsi qu'un
relief d'œil important. Les lentilles de ces oculaires sont souvent réalisées
à partir de verre au Lanthane ou encore d'autres composés rares de manière à
réduire les aberrations pour les grossissements importants. On considère que
ces oculaires sont les meilleurs qui soient.
Gamme d'oculaires de type Plossl.
La lentille Barlow est
un accessoire très précieux pour l'astronome amateur. La Barlow s'insère dans
le porte oculaire à la place de l'oculaire, et permet de doubler ou de tripler
la focale de l'instrument et par conséquent de doubler ou de tripler les
grossissements de chaque oculaire. Bien sûr, cela ce fait au dépend d'une
petite perte de lumière, mais cet accessoire vous permettra de posséder 2
grossissements par oculaire. Si vous songez à vous équiper d'une lentille de
Barlow, veillez à ce qu'elle ne soit pas redondante avec vos oculaires.
Lentille de Barlow x2.
Le renvoi coudé se place entre le porte oculaire et l'oculaire: il s'agit d'un prisme ou d'un miroir qui renvoi l'image à 90°, un angle qui permet à l'observateur d'avoir une position confortable lorsque il observe des objets situés au zénith. La perte de luminosité qu'engendre le renvoi coudé est infime et n'entame en rien le qualité de l'image.
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Renvoi coudé à 90°.
Le chercheur est une des pièces importantes d'un instrument d'astronomie. C'est une petite lunette située sur le tube de l'instrument et, du fait de son grand champ, il permet de pointer la région du ciel que l'on souhaite observer.
Il faut éviter les chercheurs de type 5x24, ils sont non achromatiques et très diaphragmés, le résultat est un assombrissement de l'image qui le rend inutile dans la recherche d'objets peu lumineux.
Pour remplir sa fonction, le chercheur doit être parallèle à l'axe optique de l'instrument. Pour ce faire, le support du chercheur est équipé de petites vis de réglage que l'on manipule à tour de rôle, jusqu'à ce que l'objet visé dans le lointain se situe à la fois au centre du réticule du chercheur et au centre de l'oculaire. Tout comme dans une lunette, l'image est inversée dans un chercheur.
Chercheur 9x50.
Les pointeurs sont des systèmes récents et très agréables à utiliser. Leur principe est assez simple, il consiste en effet à la projection sur la sphère céleste soit d'un petit point rouge (Starpointer), soit d'une série de cercles concentriques ( Quickfinder: 2 cercles 0,5° et 2° et le Telrad: 3 cercles 0,5°,2° et 4° ) au milieu desquels l'astronome amateur pointera l'objet à observer.
Les avantages de ce système sont:
-une absence de grossissement garantissant un champ important.
-Une image qui, au contraire du chercheur classique, n'est pas inversée. Très pratique!
Un inconvénient toutefois, du fait de la projection des cercles sur une surface en verre incliné à 45°, il en résulte une perte de lumière (difficulté de voir les étoiles repères de faible magnitude!) qui est toutefois un peu compensée par la possibilité de régler la luminosité des cercles et même sur le Quickfinder de faire clignoter plus ou moins vite les cercles.
Pointeur quickfinder.