Ce site a été mis à jour le 15 avril 2021.  

Il présente l'association sous ses principaux aspects, en particulier ses activités, son fonctionnement, ses réalisations et ses projets. Tout commentaire à propos de ce site peut être transmis par message électronique. Un contact avec les responsables de l'association peut également être établi par ce moyen.

ASSOCIATION RECONNUE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Bienvenue

sur le site Internet de la SAML  

 

La Société Astronomique de la Montagne de Lure (SAML) soutient l’action de l’Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l’Environnement Nocturnes (ANPCEN).



En raison des nouvelles restrictions mises en place à partir du 3 avril 2021 à minuit dans le cadre de la lutte contre la COVID-19, les activités de la SAML sont fortement réduites jusqu'à nouvel ordre :

  1. Puceles soirées publiques sont annulées,

  2. Puceles ateliers d’astronomie ne peuvent avoir lieu que par téléconférence
    (contacter
    Pierre pour le mode opératoire).

Nos observateurs et astrophotographes sont aussi privés de leur site favori sur notre belle Montagne de Lure... sauf à habiter à moins de 10 km (Saint-Etienne-les-Orgues ou Cruis, mais pas Banon) et à passer le couvre-feu à la Maison du berger ou à l'observatoire. Visitez tout de même régulièrement notre site Web et notre forum : d’une part certains de nos membres pourront continuer à faire de l’astronomie depuis leur jardin, d’autre part plusieurs de nos astrophotographes disposent encore de belles images restant à traiter, certaines ayant été prises durant les dernières nuits précédant l’entrée en vigueur ce troisième confinement.

  ACTIVITÉS DE LA SAML



L’assemblée générale ordinaire 2021 de la SAML a eu lieu samedi 27 mars 2021 après-midi, exceptionnellement par visioconférence en raison de la situation sanitaire. Chaque membre 2021 de la SAML avait été invité à participer à cette assemblée générale ordinaire annuelle, dont la convocation (
Convocation_AG_SAML_2021.pdf) avait été adressée le 5 mars par courriel ou courrier postal à chaque membre 2020 et/ou 2021. Le rapport moral 2020, le rapport d'activités 2020 et les objectifs proposés pour 2021 avaient été envoyés par courriel, plusieurs jours à l’avance, à tous les membres qui s’étaient inscrits sur le «doodle» de participation à l’assemblée générale en visioconférence.

Le rapport moral et le rapport d’activités 2020 ont été approuvés à l’unanimité, le rapport financier 2020 a été approuvé à l’unanimité moins une abstention. Les activités prévisionnelles (objectifs proposés) pour 2021 et  le budget prévisionnel pour 2021 ont été approuvés à l’unanimité.

Le renouvellement partiel du bureau a donné lieu à la candidature de 3 des 4 membres dont le mandat au sein du bureau venait à échéance : Guillaume Ceccoli, Stéphane Dumont et Pierre Pasternak. Ces trois membres ont fait acte de candidature et ont été réélus à l’unanimité. Par ailleurs, 2 candidatures supplémentaires ont été enregistrées, celles de Cécile Ceccoli et de François Smeriglio : tous les deux ont été élus à l’unanimité. Le bureau 2021 est ainsi constitué de 8 membres : Guillaume Ceccoli, Stéphane Dumont, Philippe Filliatre, Cécile Ceccoli, Alexandre Jacquet, Patrick Lagrange, Pierre Pasternak et François Smeriglio. Le nouveau bureau doit se réunir le 16 avril, dans le délai statutaire d’un mois suivant l’assemblée générale du 27 mars, pour répartir en son sein les différentes fonctions à pourvoir.

Le compte rendu détaillé de cette assemblée générale 2021 sera prochainement disponible en téléchargement depuis ce site.

  ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 2021



Dans la soirée du 28 février 2021, profitant d'une grande stabilité de l'atmosphère, bien nécessaire car l’étoile Sirius culmine à seulement 29° au-dessus de l'horizon sud, grâce aussi à la qualité de l'instrumentation de l'Observatoire Marc Bianchi,
Patrick a réussi une sorte d’exploit : obtenir une extraordinaire et indiscutable image de Sirius B, le faible compagnon de Sirius, l'étoile la plus brillante du ciel vue de la Terre (après le Soleil). Il en avait longtemps rêvé... il l'a fait !

L'image ci-dessous résulte du compositage des 24 meilleurs clichés, parmi 200, de chacun 10 secondes de pose avec une caméra vidéo noir et blanc ZWO ASI 178 MM installée au bout d'un amplificateur, placé au foyer du télescope C14, fournissant une focale résultante de 20,77 m. L'énorme tache blanche centrale correspond à Sirius A, tandis que Sirius B est la petite tache blanche isolée dans la partie supérieure gauche de l'image.




La position de Sirius B par rapport à la composante principale Sirius A, prise pour origine des coordonnées par convention, est prévue et calculée par les astronomes professionnels car Sirius est une étoile double orbitale dont les paramètres sont bien connus. L'angle polaire calculé, c'est-à-dire l'angle formé depuis Sirius A en partant de la direction du nord (vers le haut de l'image) et jusqu'à la direction de Sirius B dans le sens trigonométrique (antihoraire) était de 65,91°. Par ailleurs, la valeur calculée de l'écart entre les centres photométriques des deux composantes (séparation angulaire) était de 11,28''.

Compte tenu de l'échelle du cliché (24'' x 24''), il ne fait aucun doute que la petite tache qui apparaît en haut et à gauche est bel et bien le compagnon Sirius B, car les valeurs de l'angle au pôle et de la séparation angulaire sont très proches des valeurs théoriques calculées. De plus, en surveillant l'écran à la prise de vue, l'apparition sporadique de Sirius B était évidente pour Patrick.

La différence de magnitude entre les deux composantes est énorme : -1,4 pour Sirius A mais +8,6 pour Sirius B, soit 10 magnitudes d'écart correspondant à une composante principale 10 000 fois plus lumineuse que son compagnon. La photographie de ce couple était donc un défi extraordinaire... que Patrick a relevé et réussi, avec cette photo exceptionnelle.

Patrick a présenté ses travaux de mesures d’étoiles doubles devant la commission des étoiles doubles de la Société Astronomique de France samedi 10 avril 2021 en téléconférence.



 

  SIRIUS B



Voici la suite et la fin de la série d’images prises par Marc Khatchadourian, lors d’un séjour VTT dans la Drôme provençale pour y réaliser des photos de ciel profond au moyen d’un nouveau type de filtre, le filtre IDAS « Nebula Booster » NB1 tri-bande (H-alpha, SII et OIII).

Pour ces quatre photos supplémentaires, Marc a encore utilisé sa lunette Takahashi FC 100 DF, avec réducteur de focale FC 35 (F/D= 4,9), et son boîtier Canon EOS 6D défiltré, ce matériel étant installé sur sa monture Takahashi EM 200.

Cette fois, Marc nous propose la nébuleuse du Casque de Thor (NGC 2359), dans la constellation du Grand Chien,  la nébuleuse de la Tête de Singe (NGC 2174) dans la constellation d’Orion, la nébuleuse de la Rosette (NGC 2244) dans la constellation de la Licorne, et la belle - mais peu connue - nébuleuse en émission Sh2-161, accompagnée de l’amas ouvert NGC 2169, dans la constellation d’Orion.






Chacune de ces images est accessible en plus haute définition en cliquant sur l’image elle-même.

 

  FRUITS ROUGES (SUITE)



Dans la nuit du 2 au 3 avril 2021, qui a précédé l’entrée en vigueur du troisième confinement COVID-19,
Philippe et Stéphane ont réalisé leurs dernières acquisitions d’images à la Montagne de Lure avant une longue absence à Lure imposée par les restrictions sanitaires.

La Lune se levait vers 2 heures du matin, ce qui laissait toute la première partie de nuit pour faire des images de ciel profond. Hélas, d’une part la nuit s’est avérée très « poisseuse », c’est-à-dire très peu transparente et avec un fond de ciel très gris, d’autre part elle a été venteuse et marquée par une turbulence assez forte.

Malgré ces conditions météorologiques défavorables, Philippe n’a pas hésité à photographier un objet relativement difficile, la galaxie spirale Messier 96 (M96), située à 41 millions d'années-lumière dans la constellation du Lion, au moyen de son télescope Celestron C9.25 à f/10 (focale de 2,35 mètres) et de son habituelle caméra CCD SBIG ST-10 dotée d’une roue à filtres colorés. Philippe a posé 2 heures en luminance et 2h30 en chrominance, les images en chrominance étant partiellement affectées par une Lune déjà levée et âgée de presque un jour avant son dernier quartier.




On notera une galaxie plus lointaine, au noyau rougeâtre, vue à travers un bras de M96. La turbulence assez forte (FWHM autour de 2,5'') et la transparence médiocre ont compromis la visibilité du halo de cette galaxie.

Cette image est accessible en plus haute définition sur le site Internet personnel de Philippe.


Dans le même temps, à quelques mètres de là dans la coupole de l’Observatoire Marc Bianchi, Stéphane a profité de cette ultime nuit avant confinement pour photographier le Trio du Lion, autrement dit les galaxies Messier 65, Messier 66 et NGC 3628. Stéphane a utilisé le télescope Newton 400, à f/4,6 (focale de 1,84 mètre), ainsi que son boîtier photo Canon EOS Ra. L'image résulte du compositage de 100 clichés de chacun 2 minutes de pose, soit 3 heures et 20 minutes au total, avec autoguidage par diviseur optique et caméra ZWO.

Stéphane a été, lui aussi, gêné par la transparence médiocre mais un peu moins par le vent (la coupole abritant bien du vent) et par la turbulence (en raison d’une focale assez courte). Par ailleurs, il manquait à Stéphane une bague-allonge ad hoc, ce qui faisait que son capteur d'appareil photo se trouvait un peu trop près du correcteur de champ... d'où une coma forte (étoiles très allongées en bord de champ) heureusement bien corrigée a posteriori à l’étape du traitement d'images, par l’intermédiaire d’une transformation géométrique spécialement ajustée. Le nord se trouve vers la gauche de l’image.




Cette image est accessible en plus haute définition en cliquant sur l’image elle-même.

 

  DERNIÈRE NUIT AVANT CONFINEMENT



Confinement oblige, c’est depuis le jardin de sa maison de Reillanne que
Pierre a photographié, dans la nuit du 7 au 8 avril 2021, les spectaculaires galaxies Messier 81 et Messier 82 situées toutes les deux dans la constellation de la Grande Ourse, à une douzaine de millions d’années-lumière de notre Système solaire.

Ce fut l’occasion pour Pierre d’inaugurer sa nouvelle lunette astronomique, une apochromatique TS PhotoLine de 115 mm de diamètre ouverte à f/6,95 (focale de 800 mm) et dotée d’un correcteur de champ de 2,5" de diamètre et d’un porte-oculaire motorisé ZWO EAF. Pierre a par ailleurs utilisé son boîtier photo Canon 550D défiltré et une caméra vidéo ZWO ASI 120MM pour l’autoguidage, réalisé en parallèle avec une petite lunette de 60 mm de diamètre, le tout étant installé sur sa monture EQ6.

La première photo montre l’ensemble de l’équipement mis en œuvre.

  


Cette image ci-dessous de M81 et M82 totalise 94 poses de 1 minute chacune, à la sensibilité de 800 ISO. Elle atteste de la très bonne qualité de ce nouvel instrument acquis par Pierre.



Pierre remercie François Smeriglio, qui a contribué au traitement de l'image. Celle-ci est accessible en plus haute définition, en cliquant sur l’image elle-même.

 

  MESSIER 81 ET MESSIER 82