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Météorologie élémentaire La formation des nuages (II) Nous pouvons classer les nuages en fonction du processus physique de leur formation : ascension orographique, convection, turbulence, ascension frontale. Nuages formés par ascension orographique Le soulèvement d'une masse d'air jusqu'à un niveau supérieur à son niveau de condensation provoque la formation de nuages. Le type de nuage formé dépend du caractère de stabilité de la masse d'air entraînée sur le relief. Nous distinguerons donc les nuages formés dans une masse d'air stable et ceux formés dans une masse d'air conditionnellement instable.
D'autre part, le mouvement ondulatoire des particules d'air engendré par le relief se propage sous le vent en s'amortissant progressivement. On peut donc observer parfois la formation de nuages lenticulaires à l'arrière d'un relief à chaque sommet de la trajectoire pour autant que le soulèvement y soit encore suffisant pour provoquer la condensation. Ces formations n'ont bien sûr rien à voir avec les "rues de cumulus" que l'on observe dans les régimes anticyclonaires ou à l'arrière d'un front froid.
2. Soulèvement d'air conditionnellement instable L'ascendance forcée sur le relief peut provoquer le déclenchement de l'instabilité dans une telle masse d'air.
3. Effet de Foëhn L'effet de Foëhn est une conséquence remarquable du passage d'une masse d'air sur un relief. Il est marqué par les effets suivants sous le vent du relief : une élévation de la base des nuages, une hausse de la température et une diminution de l'humidité relative. Bref, la masse d'air s'assèche en passant au-dessus du relief. Ceci explique pourquoi dans les Alpes par exemple le versant au vent est plus verdoyant et plus humide que le versant sous le vent. A. Elévation de la base des nuages Au cours du soulèvement forcé sur le relief, la température des particules d'air inférieures diminue le long d'une adiabatique sèche jusqu'au niveau de condensation (base du nuage au vent du relief) et le long d'une pseudo-adiabatique saturée ensuite.
Les précipitations qui interviennent sur le versant au vent du relief entraînent une diminution de la quantité d'eau liquide contenue dans le nuage. En conséquence, au cours de la descente le long du versant sous le vent du relief, l'évaporation de l'eau du nuage sera terminée plus tôt; de ce fait, la base du nuage se trouvera à un niveau plus élevé; c'est le chapeau du Foëhn. B. Hausse de la température Lorsque l'évaporation est terminée, la température de l'air augmente le long d'une adiabatique sèche. la représentation graphique sur un diagramme thermodynamique des transfotmations subies montre de manière péremptoire l'augmentation de température - jusqu'à 10° - engendrée par le passage de l'air au-dessus du relief (températures T1 à l'avant du relief; T2 à l'arrière). C. Diminution de l'humidité relative Les précipitations constituant une réduction de l'eau contenue dans les nuages, elles entraînent une diminution du rapport de mélange, w. De plus une augmentation du rapport de mélange saturant ws résulte de la hausse de température; la diminution de l'humidité relative (100.w/ws) est donc évidente.
NB. L'effet de Foëhn est fréquemment observé sous le vent des chaînes de montagne (Alpes, Montagnes Rocheuses, etc). Cette seule cause n'est toutefois pas suffisante pour expliquer entièrement le phénomène. En effet, l'effet de Foëhn peut s'observer en l'absence de précipitations et même en l'absence complète de nuage sur le relief (Foëhn anticyclonique). L'explication complète de ce phénomène est très complexe et sort du cadre de ce dossier. 3eme partie
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