George Black

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Everything posted by George Black

  1. Un peu comme ceux qui sont collés à leur smartphone donc ? Il y a pas mal d'études d'opinions qui montre que la génération montante (entre 15 et 30 ans actuellement) aspire à la déconnection. Notamment, on voit un intérêt croissant pour les "dumb phones", le retour du bon vieux Nokia 350i en quelque sorte. Tout comme de nombreuses études sociologiques montrent les dégâts de la connectivité à outrance faisant un lien démontré avec la hausse des dépressions chez les jeunes, les phénomènes de harcèlement, etc... Et il y a des explications claires à cela, comme l'importance du ressenti des micro-expressions dans les vrais échanges dialogués, et l'importance d'une discussion construite et argumentée. Je veux bien être traité de vieux con réac à dire cela. Mais j'assume, car là, on est sur du démontré, et cela revient à se faire traiter de vieux con réac par un jeune à qui on dit que fumer est mauvais pour sa santé et qui vous répond qu'il est jeune et en bonne santé et qu'il arrête quand il veut. A noter qu'un smartphone, on peut s'en détacher ! Le mien est systématiquement en mode sans sonnerie ni vibreur. Je jette un coup d'œil furtif de temps à autre pour vérifier que l'on n'a pas essayé de me joindre. A la maison, il termine posé sur une étagère en dehors du temps de travail. Le jour où l'on passe à la greffe, on est sur un autre registre : la mutilation permanente ! Je suis d'une génération où le tatouage a été à la mode ! Aujourd'hui, les dermatologues expliquent qu'ils n'arrivent plus à suivre les demandes pour essayer de faire retirer des tatouages ! Musk est dans le délire de l'homme augmenté ! Le projet Neuralink vise bien à pousser la population à se faire percer la boite crânienne pour se faire implanter et être connecté h24 au réseau. Certains me diront que l'on aura toujours choix. Je répondrais : "Comme avec le smartphone ?". Parce qu'en ce qui me concerne, je n'ai jamais voulu de smartphone ! J'y ai été contraint, parce qu'à force de geek patrons de sociétés et de lobbying divers et variés, on vous fait comprendre que sans smartphone tu ne pourras pas travailler à tel endroit, parce qu'il faut telle ou telle application, parce que pour accéder à ta banque il te faudra telle autre, etc... Le danger de Neuralink, c'est à dire l'exploitation de connexions neuronales hors contrôle de la législation médicale, c'est d'ici 30 ans de voir un truc à la con du genre : "obligation de connecter chaque citoyen dès l'âge de 15 ans au réseau collectif". Et quelque uns se diront : "comment on a fait pour en arriver là ? comment on a fait pour accepter de voir nos jeunes se faire mutiler à la chaine ?".
  2. Tout ça pour un système qui représente qu'une petite portion des besoins énergétiques européens... et à peine de quoi sustenter la France... sur fond de crise internationale, un petit missile par ici ou par là depuis le sol d'un pays ennemi, mais avec interception au-dessus de son sol, et hop ! exit la belle centrale solaire !
  3. Et après on critique le nucléaire..........
  4. la fin de la matière noire .....

    Tout est dit... mais un ressenti, un qualia, n'est pas réel. Pas réel au sens de Philip K. Dick, au sens de "est réel ce qui continue d'exister indépendamment de nous". Le problème c'est que les gens s'attachent trop aux qualia en tant que réalité intrinsèque. C'est le rôle de la méthode scientifique que de repérer le réel comme variable indépendante de nous. J'ai connu des gens (ou des témoignages de gens) qui ont un jour connu une expérience de mort imminente. Certains n'avaient jamais vraiment réfléchi sur eux, la vie, etc... Cette expérience a donc été brutale, le ressenti d'une révélation, et certains sont tombés dans une forme de mysticisme voir dans la religiosité. C'est un peu comme la différence qu'il y a entre les personnes qui prennent des drogues récréatives et qui sont conscientes que ce qu'elles vivent n'est pas réel, et celles qui en prennent et croient en la réalité de leurs expériences, comme ces gens persuadés que le LSD ou autres drogues shamaniques permettent de rentrer en contact avec l'au-delà.
  5. la fin de la matière noire .....

    Contrairement à ce que vous pensez, je pense au contraire que la conscience à ses limites que la science n'a pas ! Je vous vois surtout partisan du dieu des brèches contre lequel Hubert Reeves mettait en garde ! Je ne comprends pas, donc c'est divin ! Avec le petit supplément sous-entendu en plus de "barre toi de là la science ! c'est mon domaine ! Touche pas à mon irrationnel !" (on ne sait jamais, qu'il y ait une explication rationnelle...) Il y a aujourd'hui des études fascinantes sur ce qui se passe dans le cerveau au moment de la mort et sur les "expériences proches de la mort". Mais visiblement, ces études n'atteignent pas les sphères des adeptes du paranormal ! On entend ici parler dans cette vidéo de mort clinique, d'absence d'activité cérébrale, donc de gens revenus de la mort... Ce qui n'est pas évoqué dans cette vidéo, c'est les limites des moyens employés. Récemment, des méthodes d'analyses plus poussées de l'activité cérébrale, appliquées au moment "de la mort", ont permis de réaliser que même après un arrêt cardiaque et une perte de conscience, l'activité cérébrale perdure de longues minutes et même fonctionne de manière très active par vagues successives, après la disparition "officielle" de l'activité cérébrale. Les aires activées laissent suggérer que la personne est dans un état de rêve très dynamique, pour ne pas dire dans un état hallucinatoire. Là encore, les aires activées semblent indiquer que la personne pourrait se sentir dans un état de béatitude. L'interprétation qui en est faite est que le cerveau cherche à se protéger (suppression des messages de douleur, sauvegarde des capacités cognitives). Dans une de ces études, il était évoqué que ces vagues pouvaient être réversibles, et qu'avant extinction totale du cerveau, il devait être possible de réanimer une personne tant que cette activité était présente. A une époque, quand une personne ne respirait plus et était en arrêt cardiaque, on la disait morte. Ensuite on est passé sur l'électro-encéphalogramme plat. Le fait est que l'on a décrété peut-être un peu vite où fixer la limite de la mort. Il va falloir peut-être passer sur des outils diagnostiques plus puissants.
  6. la fin de la matière noire .....

    1. Les "preuves" : la pléthore de publications scientifiques sur les différents sujets évoqués. Je ne vais pas faire la biblio ici sur les différents thèmes. On ne parle pas de trois ou quatre articles ! Et je ne suis pas certain que leurs contenus parleraient à grand monde ! C'est par ailleurs le problème intrinsèque à la science actuelle. La compréhension de l'extrême complexité des problèmes abordés demande un fameux bagage scientifique. D'ailleurs, je n'ai pas la prétention de tout maîtriser, mais je fais confiance à la maîtrise des collègues sur leurs sujets. L'erreur intellectuelle du grand public (et pas que) est de croire que toute bonne réponse aux grandes questions est forcément compréhensible par tout à chacun. En tant que physicien, ma curiosité me pousse à m'intéresser aux autres champs disciplinaires des sciences, mais je sais aussi reconnaître quand les choses me dépassent, souvent faute de temps à y investir intellectuellement. J'ai appris depuis longtemps à ne pas coller une étiquette d'intervention divine sur les choses qui me dépassent ! 2. Je n'ai pas dis qu'il était résolu. J'ai dit que l'on savait faire sans intervention divine. Tu es parfaitement dans la démonstration chrétienne et le principe du "ça me ferait bien chier que ça ne soit pas ça"
  7. la fin de la matière noire .....

    Non, l'analogie est bonne, mais vous avez raison, il faut la reformuler un peu. J'avais oublié votre cas, celui de Charles ! Afin de s'inscrire au concours, les participants devaient envoyer une courte vidéo dans laquelle ils décrivaient leur recette. Preuve que les organisateurs ne sont pas sectaires, ils ont accepté la participation d'Alice et Bob. Evidemment, je n'ai pas parlé des autres concurrents, qui n'ont pas gagné, mais n'ont pas démérité. Curieusement, Charles aussi avait une recette de chocolat au Bleu de Bresse et piment. Quand les organisateurs du concours ont réalisé en visionnant sa vidéo que Charles semblait ignorer les règles d'usage au niveau sanitaire, mais surtout, en réalisant à l'écouter qu'il n'avait qu'une connaissance limitée en cuisine, ils n'ont pas donné suite. Depuis, Charles inonde de mails les organisateurs du concours en les insultants et en les traitant d'escrocs qui ne comprennent rien à la cuisine. Sur son site Internet, Charles explique que Alice et même Bob lui ont tout volé et qu'ils ont plagié sa recette, surtout Alice. On lui a volé sa gloire ! Il explique que depuis que la cuisine française lui a fermé ses portes, celle-ci n'est plus que l'ombre d'elle-même, qu'il aurait pu révolutionner la cuisine française, mais qu'au lieu de cela, elle ne vaut rien. Il publie les mails des organisateurs qui lui refusent les concours, et il y voit une preuve de sa supériorité en cuisine : le monde de la cuisine française a peur d'être tournée en ridicule devant le grand chef Charles. Bref, Charles est juste un rustre prétentieux. Et rien que pour ça, personne ne veut rien avoir à faire avec lui. J'ai un Charles dans mes relations professionnelles. Et franchement, tout le monde est soulagé qu'il parte en retraite ! Et ce n'est pas parce que son génie nous fait de l'ombre ! C'est juste un grossier personnage, imbus de lui-même et toxique ! Il est de ces gens champions pour dire que la communauté scientifique se fourvoie en tout et est incapable de remise en question alors que EUX savent ! (pardon, "eux ils sachent"). C'est lunaire !
  8. la fin de la matière noire .....

    Non, en fait, c'est essentiellement une question de différence de philosophie dans l'approche.
  9. la fin de la matière noire .....

    Mon grand-père aurait aujourd'hui 104 ans. Il nous a quitté il y a 12 ans. Enfant et adolescent, il était scolarisé chez les jésuites à Paray-le-Monial. J'ai récupéré une partie de ses livres de cours d'alors ! L'un d'eux s'intitule : "La démonstration chrétienne". On y trouve effectivement expliqué aux élèves ce que tu expliques là ! En tant que scientifique, je me suis toujours dit avec humour que cela simplifierait grandement notre travail : "c'est vrai parce que j'en ai l'intime conviction, et faites pas chier" ! J'ai un copain matheux qui parle de démonstration par le principe de "ça me ferait bien chier que ça ne soit pas ça !". Finalement, des gens comme JPP et Raoult sont dans ce schéma, et tout l'apprentissage de la pensée scientifique consiste justement à se départir de cette tendance pour comprendre que ce n'est pas parce que je suis intimement convaincu qu'une chose est vraie qu'elle l'est.
  10. la fin de la matière noire .....

    Je réponds en plusieurs points. 1. Pour répondre à ta question Alain, la littérature scientifique regorge de papiers qui expliquent comment l'Univers peut être issu de rien ! 2. Si on est objectif, en admettant qu'il y ait une entité créatrice, on pourrait alors s'interroger sur la nature de cette entité, et en retour s'interroger sur la raison de son existence, et la question de sa propre origine. Finalement, on pourrait lui retourner les mêmes questionnements que l'on applique à l'Univers. De fait, l'argument d'une entité créatrice n'explique rien, ne résout rien. On ne fait que reporter le problème. C'est un peu comme les gens qui prétendent expliquer l'origine de la vie sur Terre avec la panspermie, mais qui n'expliquent pas non plus comment la vie est apparue dans l'espace ou ailleurs sur une autre planète. Donc, introduire une entité créatrice ne répond à rien. Cela n'explique pas pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien, puisque l'on sera confronté à la question : "Pourquoi y a-t-il une telle entité plutôt que rien ?" mais aussi à "Quelle est la nature d'une telle entité ?", "Avait-elle le choix quand elle a engendré l'Univers ?", etc... Sauf à opérer une censure comme les religieux et de dire que ces questions n'ont pas à être posées, car l'entité ultime étant au-dessus de tout, ces questions n'ont pas de sens : "l'entité suprême est, et c'est tout". Mais alors, on pourrait répondre en retour que cet argument peut tout aussi bien s'appliquer à l'Univers en lui-même : il est, et c'est tout. L'hypothèse d'une entité créatrice est redondante dans la recherche d'une raison à l'existence de l'Univers. 3. Le seul "intérêt" d'envisager une entité suprême dans beaucoup de mythes, et d'introduire une intentionalité. Cette intentionalité qui angoisse l'humain à travers son existence, le besoin de donner du sens à sa vie. On se cherche un sens parfois dans l'idée que : "je suis sur Terre parce que ma mère et mon père m'aimaient déjà avant que je sois là, ils m'ont créé parce qu'ils m'aimaient". Quand on sort de la dépendance à nos parents, qu'on le devient éventuellement soi-même, il peut y avoir le besoin de se chercher une raison plus profonde à notre présence : celle d'un créateur ultime avec un objectif. Chez les chrétiens, l'idée du "père" mais aussi d'un dieu d'amour en dit long sur le besoin de chercher une raison à nos existences. L'idée de Dieu répond à une angoisse métaphysique. Mais elle ne répond à aucune problématique scientifique. Je ne dis pas telle une sentence : "il n'y a pas d'entité créatrice" ! Je dis qu'en l'état, faire appel à une telle hypothèse ne répond à rien. Pire, en l'état, ce n'est pas testable. Hubert Reeves parlait du "dieu des brèches", il mettait en garde contre le fait de coller "Dieu" partout où l'on ne comprend pas quelque chose, comme si une telle invocation divine magique permettait d'expliquer ce que l'on ne comprend pas. Aujourd'hui, qui s'intéresse à des champs scientifiques suffisamment variés verra qu'il n'y a pas besoin de Dieu, et de dieux, pour expliquer l'origine de l'Univers, de la vie, et de la richesse de cette dernière, pas plus que de la conscience.
  11. la fin de la matière noire .....

    Je ne comprends pas trop où vous voulez en venir... je n'ai jamais dit le contraire. J'ai justement voulu faire passer l'idée qu'en débit de la "folle idée de la masse du photon", cela n'empêchait pas des physiciens de s'y intéresser et d'expérimenter dessus, allant donc à l'encontre de l'idée de certains ici d'une science dogmatique. Le fait d'avoir une masse pour le photon implique l'existence de trois degrés de liberté pour le photon en terme de polarisation. Il est assez facile de voir (je le donne en exercice aux étudiants) que la seule existence de cette masse, aussi arbitrairement petite qu'elle soit, implique un état de polarisation longitudinal non observé qui ne peut être escamoté qu'à la condition d'ajouter des champs supplémentaires avec des couplages spécifiques. Je ne dis pas que c'est impossible, je dis juste qu'il faut intégrer que cela conduit à un monde bien plus compliqué en retour.
  12. la fin de la matière noire .....

    (Mais visiblement, c'est à la tête du client...) Non. Votre réaction me rappelle celle récurrente d'étudiants ou d'élèves, qui viennent se plaindre de leur note d'examen en se comparant aux camarades qui ont eu une meilleure note : Dans ce genre d'échange, on fini par voir l'exaspération des autres étudiant(e)s face à leur camarade mauvais joueur, lequel fini souvent par vous accuser que vous ne l'aimez pas, ou que vous notez à la tête du client ! Donc, encore une fois, vous ne comprenez pas ce qu'est la pratique de la recherche, et même la pratique de l'exercice scientifique. Il ne s'agit pas juste de venir avec une idée, mais bien de construire autour de cette idée, un édifice physico-mathématique cohérent. Cohérent du simple point de vue mathématique, mais aussi du point de vue de la physique connue. Le pompeusement nommé "modèle Janus" ne mérite même pas ce qualificatif. Il ne s'agit pas forcément d'une remise en question de l'idée d'univers jumeau ou de matière à masse négative présente dans cet univers jumeau (en l'occurrence, la littérature scientifique regorge d'idées similaires) mais bien d'une remise en question du formalisme utilisé. Le travail de JPP ne colle pas avec les standards de qualité du milieu scientifique. C'est un peu comme si deux chocolatiers (disons Alice et Bob) venaient avec une recette de chocolat au bleu de Bresse et au piment. Ils participent à un concours de chocolatiers. Le jury est unanime, en dépit de sa recette surprenante, le chocolat d'Alice est un délice ! En revanche, le chocolat de Bob manque de les faire vomir. Non seulement Alice est gagnante, mais Bob n'obtient même pas le second prix. Dans votre monde à vous, Bob s'offusque est crie au scandale en prétendant avoir la même recette que Alice : lui aussi utilisait du bleu de Bresse et du piment, il estime qu'il mérite au moins le second prix. Il prétend qu'il a été discriminé à la tête du client. Bob ne veut pas entendre que venir avec l'idée de marier bleu de Bresse, piment et chocolat ne suffit pas à faire un grand chocolat. Si on n'a pas les bonnes quantités de chaque ingrédient et si on ne maîtrise pas les techniques de préparation, on ne fera rien de bon. Ce que récompense le prix, c'est la qualité du résultat final, pas réellement l'idée.
  13. la fin de la matière noire .....

    Mon constat d'enseignant, c'est que cette tendance au relativisme dépend du milieu culturel. Il y a 15 ans, je disais que j'assistais à la croissance de la fracture sociale, aujourd'hui, ça prend des allures de gouffre. Il y a toujours des élèves et des étudiants brillants... je dirais qu'il y a un effectif globalement constant depuis 30 ans. Mais en proportion du nombre croissant d'élèves en lycée général ou d'étudiants en faculté, le ratio diminue. On a tellement mis en avant la prise en considération de la parole de l'apprenant et surtout la bienveillance à avoir envers elle, que cette bienveillance extrême conduit à la reconnaissance de tout et n'importe quoi. Comme si l'opinion avait valeur de vérité au nom d'un prétendu principe démocratique. En gros, "ne prenons surtout pas le risque de blesser l'apprenant par la remise en cause de ses certitudes".
  14. la fin de la matière noire .....

    Sauf que ça ne marche pas comme ça. Ca, c'est les idées reçues et fausses véhiculées (entre autres par des JPP, Raoult and Co) sur une prétendue science dogmatique, gardienne du temple. Je l'ai écrit ici, la littérature scientifique est jalonnée de théories alternatives, parfois fantaisistes. Et les expérimentateurs aiment ça, car ça leur donne des pistes de choses à tester et mesurer. Je vais donner un exemple. Tout dans la physique hurle que le photon n'a pas de masse. Cela n'empêche pas de voir des théories pousser avec des photons de masse non nulle, et de voir des gens faire des expériences pour contraindre la masse du photon. On le fait, parce que ces nouvelles expériences pourraient bien par ailleurs observer quelque chose que l'on n'a pas prévu.
  15. la fin de la matière noire .....

    Ce n'est pas la question. On ne critique pas le fait qu'une personne puisse avoir une idée marginale dans le sens où elle ne serait pas à la mode ou basée sur des idées qui ne font pas consensus. D'une manière générale, on pourrait dire qu'en physique théorique, on peut venir avec n'importe quelle idée, si elle est étayée par un édifice mathématique juste (au sens mathématique, c'est à dire que l'on ne commence pas par écrire 2 + 2 = 5 parce que ça nous arrange par exemple), si elle est conforme à la physique connue (elle ne prédit pas que "les pommes tombent au plafond"), et si elle peut faire des prédictions testables expérimentalement, alors ça passera ! En physique mathématique, c'est même pire ! On peut inventer des mondes qui n'existent pas (mais c'est assumé), et créer des modèles physiques "jouets" dans le but d'étudier les propriétés mathématiques de certaines approches. En physique, on est même friands d'idées nouvelles exploitées ainsi. Dans le cas de JPP, ce n'est pas une idée qui est remise en question, mais l'édifice (c'est un bien grand mot) mathématique qui est derrière, qui est faux (comme 2 + 2 = 5 pourrait être faux). Tout comme est critiqué son modèle qui ne s'accorde pas à la physique connue "les pommes tombent au plafond" (contrairement à ce qu'il prétend). Maintenant, si on me répond : "oui, ok, mais alors son idée, admettons qu'on en corrige l'édifice mathématique, elle est peut être intéressante ? ça vaudrait peut être le coup de s'y intéresser ?". La réponse est la suivante : JPP prétend que la matière noire n'existe pas, alors que son approche EST un modèle de matière noire, dans lequel la matière noire est de la matière usuelle (mais de masse négative dans son cas) dans un autre feuillet d'espace-temps. Or cette idée que la matière noire est de la matière usuelle (plus ou moins) "cachée ailleurs" n'est pas nouvelle, elle est même au cœur de certaines approches dites de secteurs cachés depuis au moins la fin des années 70 !!! De même les théories bi-métriques (qui ne sont pas des idées provenant de JPP) sont bien étudiées dans la littérature scientifique. Etc... Indépendamment du fait que les physicien(ne)s s'accordent plus ou moins sur ces approches, elles font l'objet de recherches publiées, remarquablement ignorées de JPP qui tourne en vase clos et se pense l'Alpha et l'Omega de la science ! Donc la recherche n'est pas un temple du dogme ! Les théoriciens ne manquent pas d'idées ! Ils n'en manquent tellement pas qu'aujourd'hui certains se demandent si on n'a pas trop de "théories" dans tous les sens. Quand JPP dit que les scientifiques manquent d'imagination, il fait seulement preuve de son ignorance de la littérature scientifique et de sa suffisance (il aurait raison seul contre tous). Aujourd'hui, le problème n'est pas le manque d'idées, mais le manque de données expérimentales pour valider les modèles. Et là, le problème, c'est un problème d'ordre financier, pas de capacités des chercheurs !
  16. la fin de la matière noire .....

    Son fils est décédé dans un accident d'apnée à 23 ans. Tout ceci sur fond de relations difficiles. Il suffit de lire ce que lui-même en écrit pour voir ce que cela a entrainé, entre autres des passages difficiles avec l'alcool. Etant père, je comprends parfaitement que la perte d'un enfant puisse vous faire sombrer psychologiquement.
  17. la fin de la matière noire .....

    Concernant JPP, je suis partagé entre deux sentiments. Le premier, c'est la colère de voir une personne contribuer à alimenter les sphères complotistes qui font le jeu de mouvements comme QAnon, ou en lien avec le Kremlin (par exemple, JPP clame que les missiles hypersoniques russes sont une réalité, et qu'ils usent de la MHD, et n'hésite pas à dire que c'est grâce à ses travaux.). Ces mouvements mettent en péril la démocratie en prétendant œuvrer pour elle ! Je suis en colère de voir des gens se faire abuser en étant convaincus d'avoir accès à la vérité. Le second, c'est une forme de pitié. JPP est un original, il aurait juste pu être un original. Seulement, suite à un évènement particulièrement tragique en 1990, il a littéralement perdu la raison. C'est à partir de ce moment que l'on entend parler d'analyses par les ummites sur sa personne, de l'idée que l'explosion de Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter était une couverture pour des essais d'armes à antimatière US, etc, etc... Il a sombré dans les délires complotistes, il était l'homme qui révélait les complots ! L'homme qui savait ! JPP avait besoin de s'inventer un destin extraordinaire pour supporter l'insupportable, tout en reportant sa colère et sa culpabilité sur les autres. J'imagine facilement le degré de souffrance psychologique qu'il porte (il a écrit des choses qui laissent peu de doute à ce sujet). Sur ce point, j'aurais donc tendance à simplement vouloir l'ignorer et à ne pas l'enfoncer encore plus. Je n'ai pas de solution pour lutter contre toute cette boue dont se nourrissent les populistes... On a l'impression de vider la mer à la petite cuillère !
  18. la fin de la matière noire .....

    Bien sûr que si, que c'est surprenant. Dans le sens où d'autres travaux sur le même thème, complètement comparables, ont été acceptés par ailleurs par cette même revue. Le motif de refus "not suitable" (inapproprié) est de facto inapproprié lui-même. Votre réaction témoigne qu'en réalité vous commentez des choses d'un monde que vous ne comprenez pas, et dont vous n'avez pas les codes professionnels. Le monde de la science. C'est bien ce que j'ai dit dans un autre message : vous ne comprenez pas la différence entre "avoir une idée" et faire de cette idée quelque chose de construit scientifiquement. Donc, laissez moi vous expliquer deux trois choses : Lorsqu'un chercheur soumet un article à une revue scientifique, l'article passe par un éditeur, qui avant d'envoyer l'article à des reviewers se charge de vérifier : 1. Que le thème ou le style de l'article est adapté à la revue. 2. Que l'article a l'air professionnel. Le dernier point évite d'ennuyer un confrère avec un article bullshit écrit par un collégien. En général, la bienséance du milieu fait que l'on ne dit jamais à une personne : "Nous n'acceptons par les articles écrits par des ingénieurs retraités qui du fond de leur garage prétendent révolutionner la physique avec des maths de niveau licence". On va botter en touche avec un "not suitable". Lorsque l'on jette un oeil sur les articles soumis par JPP, ce qui frappe, c'est l'amateurisme de la qualité de rédaction, et la naïveté des mathématiques utilisées. Si on ajoute une adresse en yahoo.fr, et une affiliation plus qu'étrange, il ne faut pas être un génie pour comprendre que tous les warnings de l'éditeur vont s'allumer pour rejeter l'article. Même les étudiant(e)s que j'ai eu en thèse ne m'ont jamais rendu un premier jet d'article aussi mal construit et présenté. Comme je l'ai évoqué, il y a pas mal de publications sur les théories bi-métriques (lequel concept n'est pas de JPP). Si ces autres travaux ont été acceptés, c'est parce qu'ils sont clairement d'un autre standing. Contrairement à ce que beaucoup de gens comme vous pensent, la science n'est pas hermétique aux idées originales, décalées ou à contre courant. Encore faut-il que cela soit construit scientifiquement...
  19. la fin de la matière noire .....

    Mais en fait, vous attendez quoi ? Le modèle de JPP repose sur des équations (on va le dire comme ça). On vous a expliqué que certaines personnes ici (des chercheurs spécialistes de ces domaines), on réellement pris le temps de se pencher dessus (même si c'est plus par agacement que par intérêt). On vous a expliqué qu'il y a des erreurs grossières dans les équations de JPP qui invalident son modèle. Là-dessus, comme JPP, vous dites : "c'est parce que les gens n'ont pas tous les éléments, ou ne comprennent pas". Sauf que c'est bien là qu'il y a un problème. Si j'invente un modèle révolutionnaire qui explique la matière noire, mais que dans mon modèle, les pommes tombent au ciel, invalidant ainsi la physique connue et surtout observée, c'est bien qu'il y a un problème ! J'aurais beau dire "les gens ne comprennent pas", c'est à moi de me faire comprendre, pas aux autres d'essayer de me comprendre : c'est ainsi que marche la science. C'est à moi de faire comprendre pourquoi en réalité les pommes ne tombent pas au ciel alors que mon modèle semble le dire, et c'est encore à moi de me remettre en question si je réalise qu'en fait mon modèle est bel et bien bancal. Dans le cas de JPP, c'est même pire. En plus il y a des erreurs d'ordre mathématique. Les nombreuses remarques qui vous ont été faites, vous les balayez d'un revers de main en essayant d'expliquer pourquoi elles ne vont pas. Se faisant, vous ne vous rendez même pas compte que vous ne faites que convaincre votre auditoire de professionnels, qu'effectivement, vous ne comprenez rien à ce que vous racontez (même si vous avez la conviction du contraire). Mais votre ego démesuré vous empêche de vous remettre en question. D'où ma question, vous attendez quoi comme preuve d'invalidité ? En fait, je pense que comme beaucoup de gens, vous pensez qu'un modèle, qu'une théorie, se résume à une idée, et que tout le développement mathématique qui s'y raccroche est secondaire. En fait, je pense que vous attendez qu'on vous démontre que le concept d'univers gémellaire ou que l'idée générale de gravitation bi-métrique ne marche pas. Sauf que le problème est bien là. En dehors du fait que ces idées générales ne sont pas les idées de JPP, derrière quelques mots, il peut se cacher de nombreuses approches différentes, dont le cœur est plus le formalisme physico-mathématique que l'idée en elle-même. Or c'est bien ce cœur qui permet de faire des analyses et des prédictions physiques sur la réalité accessible expérimentalement. Et c'est ce cœur, qui dans le cadre de l'approche de JPP, est bancal.
  20. la fin de la matière noire .....

    ça c'est du charabia, vous ne parlez pas de physique. C'est du charabia pour vous, ce n'est pas parce que vous ne savez pas ce qu'est un "modèle cosmologique bi-métrique" que c'est de la non-physique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Modèle_cosmologique_bi-métrique Thibault Damour lui-même s'est essayé au genre en 2002, puis abandonné, ne donnant aucun résultat. Tout comme Sabine Hossenfelder en 2008. Je me permets un commentaire. A la remarque qui vous a été faite, vous en déduisez que votre interlocuteur ne sait pas ce qu'est un modèle bi-métrique. Sauf qu'il me semble que c'est de votre verbiage dont il parlait ! Vous citez la page wikipedia sur la cosmologie bi-métrique. Je n'avais jamais vu cette page : elle est lamentable et mériterait qu'un administrateur s'y intéresse. On voit clairement qu'elle est orientée JPP, et échoue totalement à citer la littérature scientifique relativement abondante sur le sujet ! Cette page pourrait s'intituler "JPP : les théories bi-métriques, c'est moi !". C'est un exemple magistral de manipulation de la réalité. Je ne sais pas si c'est JPP qui l'a écrite, ou un de ses fans, mais cette page ignore la quasi-totalité de la littérature scientifique sur le sujet. Si vous étiez un peu mieux informé, à défaut d'avoir accès à SCOPUS, un petit tour sur Google Scholar ou arXiv vous aurait permis de vous rendre compte que votre héros ment à son fan club en mentant sur la paternité de ses idées, mais aussi en mentant sur sa réelle maîtrise et compréhension du sujet. Mais JPP sait pertinemment que son fan club en pamoison et non formé aux sciences, ne saura pas comment accéder aux bonnes sources d'informations pour vérifier ses dires. Il est une icone antisystème, comme Raoult. Les gens qui se sentent sur le côté aiment et adulent ce genre de personnage "en lutte contre un système qui les écrase". Ils n'ont pas envie de prendre le risque de découvrir que leurs héros sont des gourous malhonnêtes. En revanche, contrairement à d'autres ici, pour moi JPP n'a pas d'excuse concernant la bibliographie. Il existe aujourd'hui de bons moyens d'y avoir accès, pour qui a la culture de ses outils.
  21. la fin de la matière noire .....

    Baina zertaz ari zara? Ez dugu ezer ulertzen! Txinatarra al da?
  22. la fin de la matière noire .....

    Moi j'ai un sachoir à cheveux, parfaitement adapté pour les argumentations capillotractées !
  23. la fin de la matière noire .....

    Non, pas toutes. Puisque le modèle de ce monsieur n'explique pas les observations au niveau des galaxies et de leur formation. Par ailleurs, son modèle repose sur une approche invalidée théoriquement et expérimentalement (la théorie de la lumière fatiguée), ressuscitée ici au prix d'ajouts dans lesquels il suppose des lois de variabilité des constantes telle que la célérité de la lumière c, la constante de gravitation G, la constante de Planck h, et la constante de Boltzmann k. Evidemment, cela permet des ajustements qui lui permettent de "s'en sortir". Ce qui est ennuyeux, c'est que la variabilité de ces constantes a été testée de nombreuses fois... sans démontrer de variabilité notable... Donc il est un peu tôt pour enterrer la matière noire...