George Black

Member
  • Content count

    4985
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    7
  • Country

    France

George Black last won the day on November 1 2019

George Black had the most liked content!

Community Reputation

4291 Excellent

2 Followers

About George Black

  • Rank
    Very active member

Personal Information

  • Instruments
    114/900

Recent Profile Visitors

6289 profile views
  1. Il y a une autre vidéo où Bezos l'invite à "sabrer" le champagne, et on sent presque de l'agacement de la part de Shatner qui visiblement (et à juste titre) n'était pas dans le même trip que Bezos...
  2. Tu prétends plus haut que les astronautes ne vomissent pas car ils sont surentrainés dans le but d'éviter cela. Ce que l'on t'explique, et vidéo à l'appui réalisée par un ancien commandant de l'ISS, c'est que les astronautes vomissent bel et bien ! Je ne vois pas où est l'attitude odieuse.
  3. https://theconversation.com/curious-kids-do-astronauts-get-space-sick-when-they-travel-from-earth-to-the-international-space-station-82888
  4. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    T'es certain que ce n'est pas plutôt @Superfulgur ?
  5. Ma femme qui est biologiste te le dira aussi. Elle te dira que le vivant depuis des millions d'années s'adapte. Mais elle te dira aussi que le terme "adaptation" entraîne souvent une erreur d'interprétation chez les étudiants. En réalité, l'adaptation du vivant signifie que ceux qui sont "déjà" adaptés survivent et éventuellement se reproduisent. Les autres meurent. Bien entendu que nous allons nous adapter. La question est qui est "nous" ? Les mieux lotis survivront, les autres non. C'est tout. Il faut aussi relire ce que j'ai écrit ! On meurt tous un jour ! Si demain la mortalité infantile explose pour des raisons liées à l'économie et à l'absence d'accès à un système de soin, la population finira par décroitre. Dit autrement, si on arrête de se reproduire de manière efficace, la population va décroitre ! Il faut arrêter de croire que population réduite de 80% en 50 ans rime avec guerres et génocides. La démographie fait très bien le travail ! En l'occurrence, c'est bien parce que des scientifiques ont martelé à longueur de publications les effets d'une guerre nucléaire globale que les dirigeants de ce monde ont renoncé à y avoir recours. Néanmoins, je mettrais un bémol sur ta comparaison : l'usage des armes nucléaires, c'est de la géopolitique. A l'inverse, le changement climatique, c'est un fait scientifique qui se déroule sous nos yeux ! Comme la dynamique des pandémies ! Pendant 20 ans on a snobé ou raillé les scientifiques qui annonçaient la pandémie à venir. On voit le résultat ! Quand on voit les débiles profonds qui nous servent de politiques qui osent prétendre que l'on ne savait pas, ils ne font que confirmer l'étendue de leur abyssale ignorance et médiocrité. C'est comme les prévisions de la covid, ce ne sont pas des prophéties ! Ce sont des prévisions qui annoncent ce qui va arriver si on ne change rien. En l'occurrence, si on ne les réalisait pas (ces prévisions), elles se produiraient ! C'est la sensibilisation des gens aux résultats de ces prévisions qui pousse à ce que ces prévisions n'arrivent pas ! Dire ensuite que les scientifiques sont des burnes et que leurs prévisions ne se sont pas produites, c'est fort de café ! Tu noteras que tous les écologistes scientifiques ou politiques sérieux disent bien que l'on ne fera pas l'impasse du nucléaire pour éviter le choc. J'invite aussi à écouter Jancovici, pour comprendre pourquoi on ne pourra pas se passer du nucléaire, et pourquoi ça ne sauvera pourtant pas de la crise.
  6. C'est choquant, mais un peu d'analyse montre que cela n'est pas si extraordinaire. D'autres, bien plus compétents que moi et spécialistes du sujet l'on traité avec rigueur. Au milieu du 19ème siècle (on ne parle donc pas de l'âge des cavernes, ni du Moyen Age avec ses guerres et ses épidémies), le taux de mortalité était en Europe environ 10 fois supérieur à ce qu'il est maintenant. L'espérance de vie à la naissance n'était que de 40 ans (!) et la mortalité infantile était extrêmement élevée faute d'infrastructures. Certes, la natalité était également 3 à 4 fois supérieure. Cette période est marquante, parce qu'elle témoigne du basculement dans l'ère industrielle et du moment où les conditions vont aller en s'améliorant, conduisant à la chute de la mortalité, à l'augmentation de l'espérance de vie, et à la hausse de la population jusqu'à l'échelle mondiale. Je me place donc dans un scénario qui reviendrait à revenir non pas au Moyen Age, mais à des conditions globales moyennes qui étaient celles au tout début de la révolution industrielle, i.e. avant le début de l'explosion de la population mondiale. Ce qui n'interdit pas l'existence d'îlots sur la planète échappant à ces conditions. Je pars donc sur une base d'une mortalité globale de 77 pour mille (10 fois la valeur actuelle, mais en fait inférieure aux presque 100 pour mille du 19ème en Europe). Je considère que la natalité, au lieu de diminuer, augmente (ce qui est optimiste comme vision des choses), pour atteindre environ 45 pour mille comme dans les pays les plus pauvres et à la natalité la plus élevée (c'est aussi, environ, ce que l'on avait au 19ème en Europe). Avec ces chiffres, qui représentent en moyenne un monde replongé au 19ème siècle, en 50 ans, une population initiale de 8 milliards d'individus redescendrait à 1,6 milliards. On a "perdu" 80 % de la population en 50 ans. Les famines, les guerres, certes, mais surtout la baisse de la disponibilité à des conditions sanitaires et de santé modernes suffiront à faire plonger l'espérance de vie et à augmenter considérablement la mortalité infantile. Actuellement, les pays affichant une natalité de 45 pour mille sont des pays en grosses difficultés économiques et sociétales. Au demeurant, leur relatif faible taux de mortalité (de l'ordre de 2 fois le taux français actuel) et en dépit d'une espérance de vie dépassant rarement 40 ans, est compensé par la faible mortalité infantile rendue possible par l'action d'ONG. Quand le changement climatique augmentant ses effets plongera l'ensemble de la planète dans la récession économique, les pays en crises rejoindront les pays évoqués juste avant. En revanche, que restera t-il des capacités d'action des ONG des pays du nord pour sauver ce qui peut l'être ? Mais peut-être que le problème est là aussi, et comme l'évoque la carte que j'ai posté plus haut. On devine que les pays industrialisés et du nord peuvent arriver à s'en sortir, sinon à tirer leur épingle du jeu. Mais qu'en sera t-il du sud ? Il suffit de voir la gestion de la crise covid notamment au travers de la vaccination... La covid est en passe de devenir un non événement dans les pays industrialisés massivement vaccinés... La covid est en train de devenir une maladie de pays pauvres... et tout le monde s'en fout ! L'autre point de comparaison avec la covid, c'est que les scientifiques alertaient depuis des décennies de la survenue imminente d'une pandémie globale, mais que pour des raisons psychologiques que tu as évoqué, personne ne les a pris au sérieux. C'est le privilège des ignorants et des imbéciles : prendre les savants pour des idiots. J'ajoute cependant qu'actuellement, on frôle l'indigestion !
  7. Et je pense qu'une partie du problème est là, quand on sait que l'essentiel de l'Humanité ne se sent pas concerné par le changement climatique et ses effets. Systématiquement on raisonne en terme "d'ours blancs à sauver" ou de "planète à sauver" quand une large partie de l'Humanité considère que l'humain a une position extérieure et détachée de son environnement naturel. Si on explique clairement aux humains qu'au rythme actuel du changement climatique, d'ici 50 ans, 80 à 90 % de la population mondiale aura été éradiquée de la surface de la planète (entre famines, épidémie, catastrophes climatiques et guerres...), je pense que les gens s'affoleront un peu plus. Or, c'est de cela dont il s'agit !
  8. Dans The Expanse, les engins croisent dans le système solaire à des vitesses qui frôlent le millier de kilomètres par seconde. A ces vitesses, toutes nos approches actuelles de la navigation spatiale et du voyage spatial sont caduques. Seulement voilà, dans The Expanse, ils maîtrisent la propulsion par fusion nucléaire. Seulement voilà, on n'y est pas.
  9. Mais bon, rien ne remplacera :
  10. C'est amusant de voir tout le monde fantasmer sur des percées en matière de propulsion, quand on sait que des tirs statiques de propulseurs nucléaires ont été réalisés dans les années 1960-1970 en vue des voyages vers Mars à la suite des missions Apollo ! Pas de voyage sur Mars sans énergie nucléaire ! Je vous laisse deviner ce qui a mis un terme aux recherches sur la propulsion spatiale nucléaire. Ce ne sont pas des échecs scientifiques ou technologiques... car ces propulseurs étaient fonctionnels !
  11. Un vol touristique SpaceX, c'est 43 millions d'euros par personne. En France, si on prend en compte le salaire des enseignants, l'entretien et la construction des locaux, la restauration, le matériel pédagogique, etc... un élève coûte à l'année (d'après chiffres du ministère https://www.education.gouv.fr/l-education-nationale-en-chiffres-2020-305457) : - Environ 7000 euros en primaire - Environ 10 000 euros en secondaire Si je prends l'exemple de la petite école de mes enfants (1 classe par niveau X les 5 niveaux X environ 30 élèves par classe), on doit donc être proche du million d'euros annuel. Un vol touristique SpaceX représente donc pas loin de 40 années de fonctionnement d'une école primaire française comptant 150 enfants. Note : Un autre calcul montre qu'un vol touristique SpaceX permet de financer l'éducation de quelques 400 élèves français du début du primaire jusqu'au bac. J'aurais tendance à dire, moralité : SpaceX ferait mieux de financer des écoles et des lycées dans certains pays que de prétendre au bien être de l'humanité en envoyant leur constellation de satellites pour répandre le net partout !
  12. SpaceX parle de 100 passagers dans la Starship et d'une charge utile de 100 tonnes. Avec une masse moyenne de 70 kg pour la masse d'une personne, cela fait 7 tonnes de passagers, pour 93 tonnes de matériel, ce qui n'est pas forcément absurde en terme de vivres et de matériel pour s'installer sur Mars rapporté au nombre de passagers. Pour envoyer tout ce beau monde sur Mars (1 million de personnes), il nous faudrait donc 10 000 lancements. 10 000 lancements d'une charge utile de 100 tonnes. Un calcul très à la louche est de considérer qu'il faut amener au moins toutes ces personnes et ce matériel à 11 km/s pour les extraire de la gravité terrestre vers une orbite en direction de Mars et de calculer l'énergie cinétique correspondante. Mais cela ne tiendrait pas compte d'autres aspects concrets du décollage. Je préfère donc prendre les chiffres de SpaceX, qui parle pour la Starship + SuperHeavy de 4600 tonnes de carburant+comburant. La combustion méthane + O2 (puisque les Raptors fonctionnent ainsi) implique que 58 % de la masse totale des propergols soit constituée par du méthane. Donc ici 2668 tonnes de méthane. En admettant que la totalité du méthane soit consommé, la combustion d'une mole de méthane libérant une mole de CO2, cela conduit à déduire qu'un vol libère 7320 tonnes de CO2. Donc, nos 10 000 lancements produiront 73,2 millions de tonnes de CO2. Musk parle d'envoyer des gens sur Mars d'ici 2026, et d'y atteindre le million de personnes d'ici 2050 ou 2060 ! On y va pour 30 ans de colonisation et pour atteindre nos 10 000 lancements. Cela représente donc 2,5 millions de tonnes de CO2 par an pour l'entreprise de colonisation de Musk. En 2019, les activités humaines ont rejeté 43,1 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère. L'entreprise de colonisation de Mars de Musk représenterait donc (sur les seuls lancements) une hausse de quelques 6 % des émissions de CO2 à l'année. Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voulez ! Note : Pour tenir leurs objectifs, Musk et sa compagnie devraient pouvoir tenir une cadence de pratiquement 1 tir par jour pendant 30 ans ! Mon estimation des émissions de CO2 ne tient bien évidemment pas compte de l'ensemble des paramètres, comme la fabrication des lanceurs, la récupération, etc... Parler d'entreprise pharaonique est totalement justifiée ! Tout ça pour avoir des gens qui s'entredéchirent à l'arrivée pour leur survie et qui meurent de cancers dans les années qui suivent !
  13. Je passe sur le fait que ma phrase de départ a été mal comprise. On va mettre ça sur le compte de la barrière de la langue. Mais sinon, pour répondre à la question. Même si en plus de m'offrir la place on me payait d'un montant égal au prix de la place, je n'irais pas ! 1. Parce que ce n'est pas sans risque, et qu'à moins d'assurer que mes enfants auront une prime jusqu'à leur majorité puis pour finir leurs études si il y a un pépin en vol, j'estime que risquer sa vie est cher payé pour simplement vivre une "expérience unique". Je pose la question au passage : Que se serait-il passé si au cours de ces vols (même ceux de Branson et Besoz) un de ces milliardaires à la tête de plusieurs grosses compagnies s'était tué ?! L'idée doit coller des sueurs froides aux compagnies d'assurances ! 2. Parce que vomir, et devoir faire mes besoins devant des inconnus pendant 3 jours suffiraient à me gâcher le voyage. 3. Parce que j'ai un problème de dos dont je ne suis pas certain qu'il en sortirait amélioré, bien au contraire, d'un tel voyage. 4. Parce que je n'ai pas besoin d'aller là haut pour me convaincre que la Terre n'est pas plate. 5. Ceux qui me connaissent savent que je suis un épicurien. Mais ce genre de plaisir n'est pas sur ma liste.
  14. Où l'on oublie, dans une société de confort et où tout semble aller de soi (comme avoir à disposition des toilettes et des salles de bain) que des choses devenues anodines peuvent vite virer à la préoccupation vitale (sans rire) et à la catastrophe. Il y a beaucoup de petits tabous ou problèmes, même si ça prête à sourire ou à être tourné à la dérision (une crise hémorroïdaire, une diarrhée, une rage de dent, une colique néphrétique, une crise d'appendicite...), facilement gérés dans nos sociétés, qui seront potentiellement un grave problème dans l'espace dans la perspective d'aller sur Mars. Les machines n'ont pas ces soucis...