Géo le curieux

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  1. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Merci Bill d'animer sur ce fil l'actualité de cette mission et pour cette référence. J'invite également tous les amoureux de belles images d'aller voir celles de Sean Doran.
  2. Actualités de Curiosity - 2013

    Effectivement. Je pensais jusque là que le "mont Sharp" et sa partie la plus haute était constitué par l'énorme accumulation de sédiments situé au Nord du pic central et non pas le pic central lui-même. J'ai sans doute été influencé par toutes les vues prises jusque là par Curiosity qui ne montraient pas le pic central mais cette énorme accumulation située au Nord désignée comme "Mont Sharp". Merci de cette précision.
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Sur le beau panorama 3D de Sean Doran, il me semble que le sommet indiqué comme "sommet du Mont Sharp" correspond en fait à un pic situé vers le centre du cratère Gale (un reste du pic central lié à la formation du cratère ???). Le sommet du Mont Sharp est plus élevé et se situe davantage sur la gauche (hors du champ de l'image).
  4. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Jadis, la Nasa n'avait pas l'habitude de nous faire vivre en direct le moindre de ses essais. Avec Musk, et internet, on y a droit, y compris aux sauts de puce de ses "bidons" expérimentaux ou à de brefs essais d'allumage de réacteurs. Il semble qu'il y ait en permanence au moins une webcam qui film en continu ce qui se passe (parfois rien pendant longtemps sinon des jets de vapeurs). On est loin des profonds mystères qui entouraient dans les années soixante les essais des fusées soviétiques. Cela occupe pendant le confinement des longues soirées d'hiver et participe au fait qu'on finit par s'y intéresser et qu'on parle de Space X et de Musk. Médiatiquement, c'est bien joué.
  5. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Un bien bel œil, monstrueusement grand ! Jupiter : Une soyeuse boule de marbre cyclope.
  6. Actualités de Curiosity - 2013

    Merci Vaufrèges pour ce plaisir des yeux avec ces belles vagues figées aux rides et moirures argentées et pour ces explications claires sur le fonctionnement de l'instrument de mesure au sibyllin nom d'"APXS". Bonne continuation et bonne année martienne et ici aussi sur Terre.
  7. Décès de Chuck Yeager

    97 ans ! Qui va piano va sano, dit-on. Un dicton de pantouflards. La vitesse ça peut conserver. Bravo Chuck, you've got the stuff !
  8. Alain Aspect sur France Culture

    Merci pour ces liens, clairs et instructifs. Le dogme des explications paradoxales de la physique quantique commence à céder la place à un autre champ d'explication. On parle maintenant de potentialités multiples plutôt que "d'états superposés". J'ai personnellement émis l'hypothèse suivante, qui pourrait avoir un lien avec l'astronomie : En physique quantique on part du postulat que les fonctions mathématiques, dites "fonctions d'onde", qui décrivent les particules, ou un "objet quantique", sont "portées" par les particules. En d'autre termes que les caractéristiques quantiques ne dépendent que de la particule (comme contenues dans la particule), à l'exclusion d'autres éventuelles influences (ou "variables cachées") qui lui seraient extérieures (donc "délocalisées"). Comme les "probabilités" de la physique quantique sont toujours vérifiées, si de telles influences extérieures existent, elles doivent être universelles, avec partout le même effet, du moins à notre échelle ici sur Terre ou son voisinage. Supposons que ces influences, qui donnent le "hasard quantique" et ses "probabilités" particulières soient dues à l'influence du reste de l'Univers (ou la résultante de tout ce qui n'est pas pris en compte dans la formulation des fonctions d'onde). Cette influence est partout présente en tous moments et en tous lieux. Cette influence affecte aussi bien l'émetteur des particules que les particules elles-mêmes ou les détecteurs. L'ensemble de tout le dispositif de l'expérience est sous cette même influence. La "fonction d'onde" en décrit mathématiquement la résultante. Elle n'est donc pas fonction que de la particule. On peut alors expliquer ce curieux phénomène d'intrication à distance entre deux photons sans faire intervenir une mystérieuse "interaction" en provenance des détecteurs ou des polariseurs ou de n'importe quel observateur et voyageant plus vite que la lumière, puisque ce qui détermine le résultat statistique (la probabilité quantique résultante) est déjà présent en tous moments et en tous lieux. Cette interprétation ne me semble pas en contradiction avec les raisonnements de Bell, bien au contraire, ni avec toutes les expériences quantiques dont j'ai connaissance. Cela ne me semble également pas, à priori, en contradiction avec la logique mathématique utilisée dans le formalisme de la physique quantique à base de nombres complexes et d'équivalences dans des espaces théoriques où covarient, sur tous les axes référentiels à la fois, des équivalences entre plusieurs valeurs possibles. Or ces axes référentiels théoriques, tous postulés équivalents et bien orthogonaux, dans notre réalité ne le sont pas (en particulier à cause de la gravitation qui introduit une direction vectorielle particulière sur un des axes). Il en résulte une sorte de dissymétrie qui conduit aux inégalités de Bell (les lois statistiques habituelles ne sont plus respectées). Cette interprétation permet de réconcilier Einstein (idéaliste) et Bohr (plus pragmatique) : - Oui, comme le dit Einstein, la physique quantique ne donne pas une description complète de la réalité, (puisqu'elle ne tient pas compte de l'influence du reste de l'Univers, ou de l'environnement, sinon assortie d'un hasard quantique) - oui, comme le dit Bohr, la physique quantique décrit bien notre réalité qui est entachée d'une incertitude fondamentale (due à l'influence du reste de l'Univers, ou de l'environnement, qui est indéterminable, sinon par ses effets mesurables limités par des quanta observables). Le monde reste déterministe comme le souhaite Einstein, mais il a une part encore indéterminée comme le calcule Bohr. On peut envisager qu'un jour l'origine de ces incertitudes (ou de cette indétermination probabiliste de type quantique) devienne davantage déterminable, ou que l'on arrive à mieux la cerner et en expliquer certains aspects. Good sky (mais sans remontées mécaniques, corona oblige...)
  9. Actualités de Curiosity - 2013

    Merci Vaufrèges et Adlucem. Ce n'était donc pas à l'horizon qu'on les voyait, mais bien tout proche. Je cours chercher un grill pour les chipos et de quoi ouvrir les huîtres.
  10. Actualités de Curiosity - 2013

    J'ai du mal à situer sur les vues satellites cette "zone de blocs lumineux" visible à l'horizon depuis la situation de Curiosity au 2 décembre. Le zoom de ces photos donne sans doute l'impression trompeuse qu'ils sont assez proches et les dunes de sable, sans doute cachées par une bosse au premier plan, n'apparaissent pas sur ces photos. S'agirait-il du secteur de la zone notée "MSAR v9" sur le trajet prévisionnel posté le 30 novembre ? Auquel cas cette zone de blocs est encore assez loin. Il semble prévu d'aller les voir et d'y rouler en revenant, derrière les dunes de sables, vers Greenheugh et Gediz Vallis. Ces dépôts seraient situées juste au pied des premiers affleurements des dépôts phosphatés. Une zone de transition intéressante à étudier, mais où les déplacements ne vont pas être faciles.
  11. Apophis vs Supervolcan

    En complément, pour ce scénario de catastrophe apophisaire en 2036 après passage dans un trou de souris, si Apophis tombe au droit d'une fosse océanique (comme celle qui accompagne la ceinture de feu), il y a là plusieurs km d'eau de mer pour amortir le choc avec le fond océanique qui en souffrira donc d'autant moins que l'océan y est profond (je ne suis pas spécialiste mais cela devrait dissiper pas mal d'énergie). La Terre étant constitué d'une majorité d'océan (dont près de la moitié dépasse 3 km de profondeur), l'astéroïde a donc davantage de chance de tomber là plutôt que sur la terre ferme. Pour un astéroïde de la taille d"Apophis (300 m environ), selon certaines études, tomber au milieu d'un océan est le meilleur des scénarios possibles, celui qui engendrerait le moins de dégâts, avec un tsunami d'ampleur relativement limité.
  12. Apophis vs Supervolcan

    L'astéroïde Apophis est environ 50 fois moins gros que la taille estimée de l'astéroïde qui percuta la Terre à la fin du Crétacé. Ce dernier a laissé la trace d'un cratère de plus de 100 km de diamètre et environ 2 Km de profondeur. Apophis, s'il percute la Terre (ce qui semble assez peu probable) devrait se contenter d'un cratère d'une dizaine de Km de diamètre seulement et quelques centaines de mètres de profondeur. Cela fera localement des dégâts considérables et devrait engendrer un obscurcissement de l'atmosphère et un refroidissement global catastrophique pendant quelques années, mais sans doute pas de quoi éliminer l'espèce humaine comme le fit l'astéroïde de la fin du Crétacé avec les dinosaures et plein d'autres formes de vie (aidé peut-être, à la fin du Crétacé, par une intense activité volcanique en Indes). Si Apophis tombe (mais c'est encore plus improbable) sur Yellowstone, ou un autre super volcan comme le Klioutchevskoï au kamtchatka ou Toba en Indonésie, le choc pourra-t-il réveiller ces monstres endormis ? Ce genre de super volcan, avant d'exploser, demande que s'accumule pendant des centaines de milliers d'années un énorme réservoir magmatique a assez grande profondeur (une trentaine de Km). La chute d'un astéroïde de la taille d'Apophis pourrait y rouvrir superficiellement des failles permettant la réactivation prématurée d'une activité volcanique de type classique, mais pas nécessairement l'explosion cataclysmique d'un super volcan.
  13. C'est le moment de citer Huygens, puisqu'il est question de musique sur ce fil dédié à la vie extraterrestre: "Les goûts musicaux des habitants de Vénus et Jupiter est aussi raffiné que celui des Français ou des Italiens." On a du mal a croire qu'il ait écrit ça (cf. le fil sur la fable du satellite de Vénus).
  14. la fable de la découverte du satellite de Vénus

    A la décharge de Lambert, il prend quand même la précaution, dans son introduction, de préciser que ce présumé satellite de Vénus pourrait bien n'être qu'une illusion, et le titre sa publication s'intitule: "Essai d'une théorie". Néanmoins, sans se donner la peine de vérifier l'exactitude des observations de Montaigne (qui ne sont peut-être qu'une illusion), Lambert s'est sans doute empressé de publier ses calculs d'orbite afin d'être le premier à les avoir calculé et de passer ainsi à la prospérité. Essai raté, il y a gagné pour la prospérité un bonnet d'âne. Pour la citation attribuée à Huygens, effectivement ce type de propos ne lui ressemble pas (Huygens avait l'air de quelqu'un de sérieux). Ma première impression en lisant cette citation était que Huygens ironisait (s'il a vraiment écrit ça). Ce type de propos est plutôt du genre de Fontanelle et ses dialogues avec une marquise. Même si ça n'est pas dans son "Dialogue sur la pluralité des mondes" (j'ai rapidement vérifié), on y lit des choses un peu du même genre sur les habitants de la Lune ou du Soleil et des autres planètes.
  15. la fable de la découverte du satellite de Vénus

    Cette citation de Huygens est sans doute tirée de "Cosmotheoros, sive De terris cœlestibus, earumque ornatu, conjecturæ", publiée en latin après sa mort en 1698. Pour les latinophobe, ce fut traduit en français en 1702. On peut être un bon scientifique et se laisser aller à rêver (conjecturer) des civilisations extra-terrestres.