Géo le curieux

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  1. Volcan aux Canaries

    Je ne crois pas qu'il existe de modèle standard permettant ce genre de prédiction, chaque volcan étant un cas particulier. On se base généralement sur l'historique du volcan et de la durée des précédentes éruptions. La sismique (par tomographie sismique 3D) et différents types d'analyses apportent des informations sur la profondeur et l'importance du réservoir magmatique et la remontée de la lave. On peut en déduire ainsi l'importance possible de l'éruption et sa durée, mais cela reste encore assez incertain. Pour le récent volcan islandais, les spécialistes (ils sont nombreux en Islande) étaient incapables de dire si cela allait durer quelques semaines ou plusieurs années. Pour les trapps du Décan, si leur épanchement s'est étalé sur près d'un million d'années, des datations isotopiques ont permis de constater qu'une grosse partie de ces laves semblent avoir été émises sur un temps beaucoup plus court. D'où l'hypothèse qu'il y a peut-être une relation entre ce volcanisme intense et la chute de l'astéroïde de Chixulub (au Mexique) à l'époque correspondant à la limite entre le Crétacé et le Tertiaire, accompagnée d'une extinction massive. Les ébranlements du globe terrestre dus à la chute de l'astéroïde ont peut-être favorisé ce volcanisme intense. A noter qu'à cette époque, l'Inde, en route vers l'Asie (tectonique des plaques), devait se trouver au voisinage de l'actuel point chaud volcanique de l'Île de la Réunion (le deuxième plus gros volcan terrestre après Hawaï).
  2. Rayonnement cosmique et marqueurs temporels

    A quel phénomène astronomique attribue-t-on le fort rayonnement cosmique à l'origine de cette production élevée de carbone 14 ayant permis cette datation ?
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Pour revenir à ma curiosité concernant les analyses faites par le labo SAM de Curiosity, que sait-on des résultats des analyses faites "par voie humide à basse température" sur les échantillons prélevés dans la "vallée argileuse" (le forage "Mary Anning" fut le premier) à l'aide d'un rare et précieux réactif qui par "dérivation" devait permettre de détecter par chromatographie en phase gazeuse-spectrométrie de masse, la présence d'acides gras de type carboxcylique, un constituant essentiel des cellules vivantes ? Tu nous avais bien expliqué ça à l'époque, encore merci Fauvrèges, et mis l'eau à la bouche. C'était il y a maintenant un peu plus d'un an et j'attends toujours les résultats de ce type d'analyse. Si j'ai bien compris, c'est le "black-out" à ce sujet, motus et bouche cousue. C'est en effet assez bizarre et bien dommage pour l'intérêt que peuvent porter tous ceux qui suivent la mission...
  4. Ceux qui prétendent, au nom de la topologie, que pour voir un hémisphère entier de la Terre il faut se trouver à une distance infinie, à mon avis ils se trompent.Soyons réalistes. En effet, à une telle distance on ne verrait plus rien du tout de la Terre !
  5. Actualités de Curiosity - 2013

    Ils nous les donneront quand ces informations détaillées sur les minéraux présents dans cette roche (ainsi que pour les précédents forages et diverses et nombreuses autres analyses) ? Il faut toujours attendre beaucoup de temps (des mois) avant de pouvoir connaître les résultats des analyses et leur interprétation. Dés que possible, il serait bon de faire un petit topo récapitulatif sur les résultats des analyses fournis par la Nasa (j'ai oublié la date de la "grande messe" où ils doivent dévoiler leurs résultats). D'avance merci, cher Fauvy, ainsi que pour ta persévérance à animer et faire vivre ce fil passionnant (avec actuellement des paysages escarpés assez beaux).
  6. Paléoclimat martien

    Une découverte intéressante qui vient confirmer d'autres observations qui suggéraient la même chose (la persistance sur Mars d'une activité volcanique jusqu'à des périodes relativement récentes). L'article vers la fin, comme en guise de conclusion, nous dit : "la découverte de ce jeune gisement suggère que des conditions habitables ont pu régner sur Mars récemment." J'ai du mal à voir quel rapport il peut y avoir entre la mise en évidence d'une activité volcanique relativement récente et des "conditions habitables" (???).
  7. Paléoclimat martien

    Une autre étude, réalisée dans le cadre du réchauffement climatique terrestre, va également dans le sens de cette hypothèse (effet de serre des nuages froids de haute altitude). Extrait : "Les nuages peuvent être classifiés en deux grandes familles en fonction de leur impact principal sur le climat : les nuages hauts et les nuages bas. Les nuages hauts (cirrus, cirrostratus, cirrocumlulus) ont un effet de serre important et tendent à réchauffer l'atmosphère. Les nuages bas et moyen (stratocumulus, cumulus, nimbostratus) ont un fort effet d'albedo et tendent à refroidir l'atmosphère." https://www.linkedin.com/pulse/effet-de-serre-et-nuages-vers-une-transition-blandine-l-heveder/?originalSubdomain=fr
  8. Thomas, 22 avril ! Oups, 23 avril !

    Je viens de revisiter l'ISS en compagnie de Thomas Pesquet. S'il y a un endroit où je n'aimerais pas vivre pendant six mois, c'est bien là-bas. Le décor est nul : ce n'est partout qu'un enchevêtrement de couloirs encombrés sur toutes les faces de fils, tuyauteries, machines et appareils divers, l'apparence d'un vrai "foutoir" technologique sans aucun souci esthétique (tout comme les tenues très banales, uniformes et conventionnelles des astronautes). Rester confiné dans ce décor, cela me rendrait vite neurasthénique. Pour justifier l'ISS, on parle des expériences scientifiques réalisées à bord (comme observer des "blobs", sorte de moisissure itinérante, en collaboration avec des enfants d'école primaire), mais il semble qu'au bout du compte les astronautes y passent plutôt la majorité de leur temps à travailler pour pouvoir y survivre en entretenant la station et en y faisant de laborieux exercices physiques sur des appareils pour se maintenir en forme. Cela ne fait pas rêver d'aller pendant six mois dans l'espace pour y vivre comme ça, à bord de cette complexe machine, enfermé dans ce décor à suivre de fastidieuses procédures. Le seul côté "planant" est qu'on y plane. Must, en bon entrepreneur, a raison, pour nous faire rêver, de soigner le confort et l'esthétique de ses engins spatiaux ainsi que le look de ses astronautes (avec de belles bottes de conquistadores pour partir "à la conquête de l'espace"...). Bien à vous par ce beau printemps, et "bon ciel" en compagnie de Thomas, ses blobs et ses photos de Paris ou de la Normandie vus depuis là-haut.
  9. Anomalie dans le comportement magnétique du muon...

    Le premier signe ?... Il me semble qu'en cosmologie avec sa bien mystérieuse "énergie sombre" (ou "constante cosmologique") et la non moins énigmatique "matière noire" représentant environ 95 % du contenu responsable de la dynamique de l'univers et dont la nature est "au delà de tout ce que nous connaissons", on en en déjà eu des premiers signes en matière de force inconnue et de particule échappant à nos connaissances !
  10. mars 2020 rover

    A propos de la poussière sur les panneaux solaires d'Ingenuity, si le vol peut contribuer à les nettoyer il peut aussi avoir un effet inverse. Les pales ne manqueront sans doute pas de soulever pas mal de poussière qui pourrait retomber ensuite sur les panneaux solaires, en particulier lors de l'essai statique ou après un vol suite à l'atterrissage. On verra ce qu'il en est. Wait and see.
  11. Actualités de Curiosity - 2013

    A-t-on des précisions sur la nature exacte des innombrables petits globules (genre "myrtille") qui parsèment les roches à l'affleurement au pied du mont Mercou ?
  12. Paléoclimat martien

    Joyeux premier avril à vous tous, profitez bien du changement climatique avec le retour du printemps avant le nouveau confinement. Concernant la rareté des carbonates sur Mars, j'avais lu une étude qui disait que pour que des carbonates se forment il faut que les ions nécessaires à leur formation soient en quantité suffisante. Si la quantité disponible en solution est relativement faible, ils vont d'abord être utilisés pour former d'autres minéraux (comme les argiles). Pour que ces ions soient disponibles en quantité suffisante pour former des carbonates (plutôt que des argiles ou autre minéral) il faut qu'il y ait une assez longue altération des roches mères (altération météoritique par les eaux de pluie et de ruissellement ou des circulations de type hydrothermal). Le fait que l'on ne trouve pas ou peu de carbonates sur Mars, pourrait donc résulter d'une altération insuffisante des roches mères (à priori surtout du basalte et cendres volcaniques). Si c'est le cas cela indiquerait que, contrairement à la Terre, l'eau liquide n'est pas restée assez longtemps sous cette forme pour altérer suffisamment les roches. Les épisodes climatiques avec de l'eau liquide n'auraient été qu'épisodiques. Sur Terre, à la fin de la dernière glaciation, les grands lacs formés par la fonte des glaces, ou ceux résultant de la fonte des neiges en milieu cristallin, ne contiennent généralement pas de dépôts carbonatés. Si Mars a bien été chaud et humide durablement au tout début de son histoire avec la formation d'un océan dans la vaste dépression du Nord de la planète (vers laquelle converge la grosse majorité de l'ancien réseau hydrographique), les carbonates qui auraient pu s'y former seraient maintenant enfouis sous des dépôts plus récents (laves, cendres volcaniques, dépôts éoliens et débâcles glaciaires). Il sera intéressant de voir les analyses par Perseverance des carbonates détectés depuis l'orbite dans les sédiments lacustres du cratère Jezero (en gros contemporain du cratère Gale, soit vers la fin du Noachien, première époque martienne présumée chaude et humide). La durée de vie de ce lac et des rivières qui l'alimentaient, présumées intermittentes, couvre une, ou des périodes estimées par des simulations à quelques centaines de milliers d'années seulement (soit plutôt moins que pour les estimations concernant la durée du ou des lacs successifs du cratère Gale). On voit souvent écrit que les conditions sur Mars au début de son histoire étaient "très similaires" à celles régnant sur Terre à la même époque. Ce n'est qu'un présupposé qui reste à confirmer (Mars étant assez différent de la Terre, plus éloigné du Soleil, sans gros satellite compagnon et nettement plus petit).
  13. Paléoclimat martien

    On peut légitimement supposer une atmosphère martienne primitive dense et riche en CO2 à l'origine d'un effet de serre permettant à l'eau d'être à l'état liquide à la surface de la planète Mars. Mais alors, comme le souligne Vaufrèges et les spécialistes de la question, comment expliquer l'absence (ou la grande rareté) de dépôts de carbonates qui auraient dû se déposer avec une atmosphère riche en CO2 ? J'émets une hypothèse: Il y aurait bien eu des précipitations de carbonates dans des lacs d'eau peu acides (comme dans le cratère Gale), mais par la suite, le fort volcanisme a fortement acidifié les eaux et les circulations de ces eaux acides au sein des précédents dépôts auraient peut-être pu dissoudre ces carbonates et les précipiter ensuite sous d'autres formes. Je ne suis pas géochimiste, et les équilibres à l'origine de la formation des différents minéraux et leurs éventuelles transformations ultérieures par des "fluides dia-génétiques" (comme au sein de la crête à hématite semble-t-il) sont assez complexes. Ils dépendent de multiples facteurs difficiles à prédire sur Mars au cours de milliards d'années. C'est juste une hypothèse.
  14. Au sujet de l'expansion de l'Univers

    Il m'arrive de me poser un peu la même question, mais formulée autrement : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" ai-je appris. Alors, si rien ne se crée à partir de rien, d'où vient l'espace qui se crée sans cesse ?
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    Ce qui m'épate c'est cette gigantesque "dune du Pilat" constituant la partie supérieure du Mont Sharp (s'il s'agit bien de dépôts éoliens comme on le présume). Sur Mars, beaucoup d'aspects géologiques prennent des proportions gigantesques (Valles Marineris, les volcans, les traces de débâcle...). Le facteur temps sans doute, s'appliquant à une planète relativement figée.