Géo le curieux

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  1. Rosetta -100 jours :)

    "Une boule de neige sale", c'est, faute d'observations sur place, l'image peu précise que l'on se faisait des comètes avant la mission Rosetta. On en sait maintenant davantage, du moins pour Tchouri. Outre la glace d'eau, une des surprises de cette mission a été de découvrir une forte proportion d'éléments carbonés (des chaînes moléculaires à base de carbone). Ils représenteraient près de la moitié (environ 45 %) des éléments, autres que la glace d'eau, de la composition de la comète (le reste s'apparentant à des silicates). C'est sans doute ce qui contribue à donner cette teinte globalement sombre à la comète, les composés carbonés étant généralement sombres (si on mélange à de la glace de la poussière de charbon, elle devient sombre, même si la proportion de glace reste prépondérante). Oui, iblack, black is black, même avec du blanc. D'autres comètes que Tchouri ont cette même caractéristique (faible albédo).
  2. Blue Origin : 1ère fusée réutilisée avec succès ?

    Oui, impressionnant, nouvelle belle réussite. Mais pour les futurs passagers, cela va faire cher pour seulement dix minutes de vol. Le premier vol habité en Montgolfière, gratuit pour les deux passagers, a duré deux fois plus longtemps (mais ils sont montés cent fois moins haut). Avantage de cette fusée : elle semble peu polluante, contrairement aux fusées plus classiques, en particulier celles équipées de booster à poudre qui dégagent beaucoup de fumées toxiques. Celle de Blue Origin ne fume pas. Elle fonctionne à l'oxygène et l'hydrogène dont la combustion donne de la vapeur d'eau. Bonne idée, c'est Blue, c'est "bio".
  3. Il y a 50 ans paraissait...

    Et oui, cinquante ans déjà. Cet excellent film date de 1968. A cette antique époque, ce film de science fiction envisageait les progrès de la conquête de l'espace dans un lointain futur: l'année 2001. En 2001, on avait construit une magnifique station spatiale avec pesanteur artificielle, des bases lunaires desservies par des bus et des vaisseaux capables de faire voyager l’homme jusque vers Jupiter. La conquête spatiale s’avère plus laborieuse que prévue par le génial Stanley Kubrick. A propos de Kubrick et la conquête spatiale, je vous recommande l’excellent documentaire « Opération lune » réalisé par William Karel en 2002. Ce film apporte la preuve irréfutable, grâce à de passionnants interviews de gens célèbres (dont le président des États-Unis en personne) que les expéditions Apollo sur la Lune n’ont jamais eu lieu. C’est Kubrick qui a tout inventé et réalisé les fausses images des expéditions lunaires diffusées par la Nasa. Ce film « documentaire » est très bien fait, on s’y croirait... et certains l’ont cru. Mama mia !!!
  4. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Ouahh !!! Contrairement à ce que je supposais, les deux animations 3D montrent un formidable relief au sein de ces gigantesques cyclones. Si l’effet 3D n’est pas exagéré par le montage de l’animation, compte tenu de l’échelle et des effets de changement de perspective, les différences d’altitude ont l’air d’avoir plusieurs centaines de Km. Les zones hautes sont les plus froides (en noir et rouge sombre), les zones basses sont les plus chaudes (en blanc et jaune). La durée de rotation de ces cyclones varie entre 26 heures pour le plus rapide et 60 heures pour le plus lent. Ils ont l’air très stables d’un survol à l’autre (tous les 53 jours environ). Sur Io, la vue en infrarouge met bien en évidence les volcans.
  5. Ce fil concerne la découverte d'une galaxie sans matière noire, mais pas sans matière grise. Et il en faut une bonne dose, de matière grise, pour arriver à s'y retrouver dans la complexité des sciences actuelles. Tu as bien de la chance, Tryphon, d'arriver à maîtriser tout ça, à base de complexes « objets mathématiques », de « constantes de couplage », dérivées multiples et chemins de Feynman. C’est vraiment navrant que je n’y arrive pas, mais je fais confiance à ceux qui y arrivent et ce n’est pas grave puisque cela te fais sourire, tout comme moi. Il n'en reste pas moins que nos théories actuelles se heurtent à un mur de compréhension analytique quand on les extrapole aux observations astrophysiques. On arrive à expliquer beaucoup de choses, mais pas tout. Et ce qui ne s'explique pas devient de plus en plus gênant car cela concernerait la grosse majorité du contenu de l'Univers ou les lois qui le régisse (le problème de la gravitation et/ou de cette bien énigmatique "matière noire"). Il est question de la recherche d'une "nouvelle physique" (cf. le fil sur le LHC), mais cette recherche se fait en générale en prolongement de la physique actuelle. Intuitivement, j’ai tendance à penser, au point où on en est, qu’il faudrait autre chose, un nouveau paradigme. Quelque chose de beaucoup plus radical. On continue à faire du géocentrisme en extrapolant telles quelles et sans nuance ni incertitudes, à l’échelle de l’Univers, les lois physiques élaborées ici sur Terre. Elles sont élaborées et vérifiées dans des conditions et un environnement qui ne sont pas ceux de la majorité de l’Univers. Conditions locales qui sont les nôtres et qui ne sont ni invariantes, ni homogènes, ni isotropes, pas plus que parfaitement définies (sinon statiquement par rapport à certains invariants pris comme base référentielle). Je suis, à ma façon, plus philosophe (une horreur pour certains... sur ce site) que mathématicien ou physicien. Mais la philosophie n'est-elle pas à la base de la logique utilisée en mathématique, laquelle est à la base de la physique ? Tournesol en sait bien plus que moi, c’est un excellent professeur, il explique fort bien les choses et je le lis avec toujours beaucoup d’intérêt, ainsi que d'autres sur Astrosurf. En furetant un peu partout, ce que je comprends au final, c’est que l’on ne comprend pas tout, loin de là, et que l’observation astronomique nous réserve sans doute encore bien des surprises. C’est un fait d’observation: les nouveautés non prévues par nos théories (qu’il faut adapter en conséquence) n’arrêtent pas de tomber du ciel. C’est un passionnant feuilleton, où le cosmos s’avère rempli d’« OVNI » (Observations Variées Inattendues). Après les trous noirs primordiaux, aux dernières nouvelles sur ce fil, on a découvert une galaxie « normale » qui obéirait aux bonnes vieilles lois de Newton (sans trous noirs ni matière noire, pas plus que de théorie MOND), ce qui n’était pas prévu et n’est pas la norme. Bien à vous tous. Avec l’Univers entier à étudier et expliquer, la science et l’astrophysique ne sont pas prêtes d’être en panne de carburant, il y a du pain sur la planche... Assez causé, il me faut consulter mon horoscope pour le vendredi 13 qui arrive (prévoit-il une catastrophe, genre grève des trains ?).
  6. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Je pense que l'effet de relief est trompeur en donnant l'illusion d'ombres portées. C'est le cas en particulier du vortex central du pôle nord qui a l'air déprimé comme un siphon de baignoire. Ce n'est qu'une impression sans doute dû aux fausses couleurs infra rouge qui renseignent plutôt sur la température. Avec de telles couleurs on a l'impression de voir un magma en fusion, type laves volcaniques. C'est assez impressionnant. L'image du haut, avec ses traits repères centrés sur le pôle sud, m'évoque un beau vitrail de cathédrale. Pour le côté hexagonal de certains tourbillons, ce n'est pas évident, j'ai du mal à le voir. Ils sont dans l'ensemble assez irréguliers, contrairement à la belle figure hexagonale du pôle nord de Saturne.
  7. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Merci Jackbauer2 pour ces images des pôles de Jupiter vus en infra rouge par Juno. D'après l'article joint, l'image du haut (postée le 9 Janvier) n'est pas une vue du pôle Nord, mais du pôle Sud. On y voit un cyclone centrale entourée de cinq autres d'un diamètre d'environ 5600 à 7000 Km. Autour du cyclone centrale du pôle Nord (récente image ci-dessus) il y a 8 cyclones un peu moins gigantesques d'environ 4000 à 4600 Km de diamètre. Par ailleurs l'article analyse les résultats des mesures gravimétriques réalisées par Juno en relation avec les diverses bandes atmosphériques qui cernent Jupiter de part et d'autre de l'équateur et qui tournent en sens opposés (cf. la vidéo jointe à l'article). Ils ressort de cette analyse que l'épaisseur de l'atmosphère concernée par ces bandes en rotations contraires serait très importante, de l'ordre d'environ 3000 Km. Ce résultat est inattendu et encore inexpliqué. Plus profondément, le matériau semble tourner normalement comme un seul corps rigide.
  8. Le temps astronomique, humain et quantique

    En sciences physiques le temps se mesure avec la seconde qui vaut très exactement "une seconde par seconde" Dans l'espace-temps de la lumière, la seconde vaut très précisément 299 792 458 mètres, pas un de plus. Sauf pour la première seconde du Big-bang où à cause de l'inflation elle vaut fichtrement plus. Mais si c'est la première, ce n'est donc pas la seconde.
  9. L'expansion pour béotien

    "Mais tu dis que la lumière est le support de l'information : non, la lumière est l'information qu'on observe." Me dis-tu. Il ne suffit pas que la lumière soit de l’information en elle-même, il faut lui donner un sens à cette information. Attention Bruno, on va bientôt nous soupçonner de faire de la « philosophie » ou quelque chose de ce genre. Mais comment y échapper à l’échelle de l’Univers entier quand la science navigue dans le référentiel de la lumière entre le temps présent et le temps zéro et entre l’espace infini et/ou concentré en un point ? J’ai lu Jean-Pierre Luminet et j’apprécie sa façon de présenter les choses. Je suis comme toi, je le recommande. J’ai aussi lu d’autres livres traitant d’astronomie et d’astrophysique ou de nombreux articles à ce sujet (pendant plus de 50 ans). Désolé si j’ai l’air mal renseigné ou avec des idées loufoques, ringardes ou confuses. Je me suis intéressé aussi à l’épistémologie des sciences ce qui m’aide à mieux les comprendre, ainsi qu‘à la physique quantique, son montage conceptuel, son formalisme particulier, le « paradoxe EPR ». J’ai lu des articles d’Alain Aspect, suivi (sur le net) ses conférences et celles de divers autres scientifiques, je me suis intéressé aux travaux de Serge Haroche (prix Nobel de physique) ou à ceux plus récents d’Anton Zeilinger portant sur la lumière en prolongement des travaux d’Aspect. Cela m’influence sans doute dans le regard que je porte à l’astrophysique en cosmologie et la façon dont je le présente. Je ne sais plus qui disait que la science actuelle avait quelque chose de « schizophrénique ». J’en ai fait l’expérience quand je pousse trop loin la notion de relativité. Assez philosophé, au bout du compte, appliqué à la cosmologie, tout ça c’est de la théorie et rien ne vaut le concret, bien réel, comme les OVNI par exemple.
  10. L'expansion pour béotien

    C'est pourtant bien la lumière (ou ondes électromagnétiques si tu préfères) qui véhicule l'information venue de l'espace et que l'on interprète à l'aide de nos lois de la physique. C'est de loin la principale source d'information que l"on peut en avoir. Le problème est de l'interpréter. De même dans nos fibres optiques c'est elle aussi qui me permets de vous envoyer mes élucubrations de Charlot qui n'a jamais rien lu ni rien compris.. Bon. désolé Bruno, il semble qu'il y ait gros malentendu. J'arrête, c'est mal parti, je vais aller voir du côté de Mars..
  11. L'expansion pour béotien

    Oui Cédric, je dois être trop philosophe puisque je m'exprime avec des mots plutôt qu'avec des formules mathématiques. J'essaie de voir les choses depuis ma réalité référentielle plutôt que dans celle des espaces de Hilbert avec des invariances de Lorenz appliquées à un espace-temps à quatre dimensions riemannien et les divers tenseurs de contrainte qui s'y appliquent (et j'en passe) pour donner au final des "géodésiques", des "déformations" ou des "courbures" référentielles que j'ai bien du mal à rattacher à quoi que soit me permettant d'expliquer l'Univers entier dans sa complexité. Je viens de lire plus de 80 pages d’analyses de divers calculs complexes de très nombreuses fourchettes d’erreurs possibles à prendre en compte et diverses considérations concernant des corrections à appliquer dans le référentiel « propre » des éjectas des supernovae de type Ia, des analyses de biais d’échantillonnage, etc, pour s’assurer que le résultat des mesures confirmaient bien que l’Univers était en accélération d’expansion. Il y en a qui semblent arriver à s'y retrouver, bravo, pas moi. Je suis "béotien" de ce point de vue comme vis-à-vis de l'Univers entier. Alors je prends le problème à l'envers et je me trouve une explication beaucoup plus simple qui fait le lien avec la physique quantique et ces incertitudes liées à l‘observable, qui me semble logique et plus conforme à ma réalité (celle de nos mesures entachées d‘incertitudes relatives), ici sur Terre. Provisoirement, en attendant qu’on trouve mieux, je me garde cette explication sous le coude en parallèle avec le « modèle standard ». "Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre" disait Pythagore. Ok, j'en suis. J'aime bien la géométrie et j'ai une bonne vision dans l'espace. De nos jours c'est devenu : "Que nul n'entre ici s'il n'est mathématicien" (cinq années d'études supérieures minimum). Damned, me voilà exclu ! Bien à vous les astronomes qui cherchaient à résoudre les mystères de l’Univers (et celui de l’origine de la vie sur ce forum). C’est passionnant, merci, continuez.
  12. L'expansion pour béotien

    Je me permets de revenir sur ce sujet (qui a moins de succès que celui des OVNI) car comme Jmco, depuis maintenant près de cinquante ans que je me pose la même question que Turner, je n'ai jamais réussi à trouver une réponse que je trouve vraiment satisfaisante. C’est à première vue un paradoxe puisque l’espace s’expanserait dans le temps alors que le rapport espace-temps (1/c autant que c/1) est postulé constant. Dans la lumière, ce double rapport de correspondance entre l'espace et le temps, ce sont les longueurs d’onde et/ou des fréquences. C’est une abstraction concernant la lumière, pas de l’espace entre la matière ou au sein de la matière. Autre paradoxe: les astronomes nous disent "plus c'est loin, plus ce que l'on voit est vieux" (le temps que la lumière nous arrive à la vitesse c, donc toujours bien proportionnellement à c) et dans la théorie du Big-bang les cosmologistes nous disent le contraire ("plus c’est loin plus ce que l'on voit est jeune"). L’image que nous donne l’espace lointain semble ambiguë comme une conjugaison de deux jumeaux relativistes (l’un vieillit autant que l’autre rajeunit) en superposition d'état cosmologique au rythme de "l'expansion". A qui se fier dans l'espace-temps ? Si les longueurs d’onde augmentent (le redschift), les fréquences baissent de même dans l’image que nous recevons du lointain espace. Comme la lumière et ses longueurs d’onde (et/ou fréquences) sont le support de l’information reçue, j’en déduis, puisque les fréquences baissent, qu’il y une baisse de la quantité d’information reçue par unité de temps et de surface compte tenu de la sensibilité de nos récepteurs qui sont limités par des quanta (« photon » côté lumière et « charge élémentaire » côté matière) en deçà desquels on ne détecte rien. Cette information au cours du voyage dans l’espace s’est comme « diluée » avec l’énergie correspondante, toujours bien proportionnellement à c et h, constante de Planck. Cette « dilution » de l’énergie émise à la source (équivalente à une "densité d'information") diminue son potentiel d’action perceptible à l’arrivée (assimilable au « photon ») et nous fait perdre des quanta d’observable. Nous avons donc perdu des quanta d’information. Et alors, est-ce nécessairement de l’espace perdu entre la « matière » (de moins en moins bien définie par rapport à la notre quand on regarde très loin) ? J’ai plutôt tendance à y voir une quantité d’information perdue. Cela me semble logique et en accord avec les principes de l’entropie : plus c'est loin et/ou « ancien » (le temps que la lumière nous arrive), plus c’est incertain puisque tout change et se transforme plus ou moins vite dans le temps comme dans l’espace (tant dans notre référentiel que dans celui de ce qu‘on observe). Et la lumière par ailleurs ne peut pas nous renseigner sur tout "en même temps simultanément et à la fois" puisqu’elle ne nous donne qu’une image de la surface des choses (il manque une dimension). Petit à petit le flou dans le spectre de la lumière augmente et au final on obtient le fond diffus cosmologique qui ne nous donne guère d’autre information que celle de la température d’un « corps noir cosmique à l’équilibre thermique » dont on ne peut rien dire sur la nature exacte. Un corps noir en « équilibre thermique » par rapport à quoi ? Serait-ce par rapport à l‘irréductible « agitation quantique » de notre « zéro absolu » qui brouille les cartes des correspondances établies pour nos lois habituelles ? La limite de l’ « Univers observable » de la théorie de la relativité, devient alors celle de l’ "Univers interprétable" à l‘aide de la lumière. J'ai tendance à "voir" les choses comme ça. Cela m'évite le paradoxe. Mais en conséquence cela m'invite à plus d'humilité sur les pouvoirs de la science actuelle à pouvoir expliquer le comportement de l'ensemble de l'Univers depuis le temps "zéro" (avec comme base référentielle un banal effet doppler qui n'en serait un qu'à l'échelle cosmique si on veut éviter un paradoxe). Ps : "Il n'est pas légitime d'extrapoler une solution pour une distribution A à une distribution B" nous dit PascalD. Je suis d'accord. Mais alors est-il légitime d'extrapoler telle quelle (comme de valeur "absolue", "universelle" et "parfaitement exacte") à l'échelle de l'Univers entier présumé homogène et isotrope, la théorie d'Einstein établie et bien vérifiée ici sur Terre (dans une distribution à notre échelle, celle du système solaire qui n'est ni homogène ni isotrope, pas plus qu'invariante dans le temps), ou dans une distribution plus vaste et complexe qui n'est jamais ni parfaitement homogène ni isotrope à différentes échelles dans l'espace aussi loin qu'on peut le voir assez distinctement pour en juger?
  13. L'expansion pour béotien

    Oui, tu as raison s'est faux. Mais je trouve ce modèle bien théorique. Arriver à modéliser l'Univers entier en quelques équations, assimiler son contenu à un gaz de galaxies pour y appliquer nos lois de la thermodynamique, est-ce bien réaliste ? Un peu trop simple comme modèle. Mais il se complique (matière noire, énergie sombre....).
  14. L'expansion pour béotien

    La relativité générale me pose en cosmologie des problèmes d'ordre conceptuel. La matière semble n'être plus de la matière, mais est assimilée à de l'énergie, au même titre que le rayonnement, les deux participeraient à la "gravitation" (mais différemment), laquelle « gravitation » n'est plus une force mais une certaine "forme" de l'espace-temps. Il m'est difficile de raisonner intuitivement avec ce genre de modèle conceptuel. Je suis tout imprégné (comme la science habituelle) de la notion de force et d‘espace référentiel qui reste indépendant des forces qui s‘y appliquent. Surtout quand il faut comparer l’action de forces (celles qui fait la cohésion de la matière, autant que celle d’une galaxie qui est pourtant la gravitation) avec l’action d’une « forme » générale d’un espace-temps référentiel résultant de la « gravitation ». On peut concevoir que l’expansion ne s’exercerait qu'au sein des vastes espaces vides de matière entre les amas de galaxies (prédominants dans notre Univers actuel). C’est comme cela qu’on l’explique habituellement. Mais que se passe-t-il quand en remontant le temps il y a de moins en moins d’espace entre la matière ? A commencer entre les galaxies, puis les systèmes stellaires, au sein des nuages de gaz et ainsi de suite vers le plus en plus petit, concentré et chaud. Comment peut-on définir l’évolution de la limite entre l’espace qui s’expanse (en affectant les fréquences de la lumière) et l’espace qui ne s’expanse pas puisqu’il n’affecte pas la matière et nos lois physique habituelles (« matière » au sens au sens large, incluant les galaxies) ? Le rapport volumétrique entre ces deux types d’espace change dans le temps d’une façon qui me parait difficile à déterminer précisément puisqu’elle est tributaire de ce que l’on considère être affecté ou pas par l’expansion. Or le taux moyen d’expansion que l’on enregistre de nos jours en dépend. Ce n’est donc pas un taux global réel mais une moyenne entre des quantités qui devraient varier dans des proportions qui n‘ont, à priori, pas de raison de rester les mêmes. ????
  15. L'expansion pour béotien

    Merci pour ces précisions. Je vois les choses plus clairement maintenant. Nous ne donnons pas toujours aux mots le même sens. Il y a effectivement la gravitation selon Newton (une "force" engendrée par la masse et s'exerçant sur la masse), laquelle gravitation est toujours applicable en astronomie y compris pour les galaxies, et la gravitation selon Einstein où l'énergie et la masse entrent en jeu l'une comme l'autre. Ma remarque venait du fait que Bruno aurait dû écrire, me semble-t-il : "La contribution gravitationnelle de l'ensemble de la matière et de l'énergie de l'univers cause une expansion de l'espace." Il a oublié l'énergie qui a son influence elle aussi pour qu'il y ait expansion. La matière ne suffit pas, sinon tout se contracterait au lieu de s'expanser (dans l'infini panse de l'infini cosmologique).