Géo le curieux

Member
  • Content count

    334
  • Joined

  • Last visited

  • Country

    France

Community Reputation

55 Neutral

About Géo le curieux

  • Rank
    Active Member
  1. Mission Hera

    Oui, je commence à comprendre pourquoi cela nécessite deux missions séparées. Le faire en une seule mission demanderait un engin spatial plus complexe et plus lourd, la partie qui observe devant se tenir à distance, pour éviter d'être elle-même endommagée par les débris, et ralentir suffisamment (donc avoir du carburant) pour avoir le temps d'enregistrer assez de données, en particulier la modification de l'orbite suite à l'impact. Heureusement il y aura HERA.
  2. Mission Hera

    Oui, j'ai bien compris. Mais ce que je comprends mal c'est pourquoi les deux (la collision et l'effet résultant) ne sont pas fait par une seule mission, celle de la Nasa. Une partie de l'engin irait s'écraser sur l'astéroïde, l'autre observerait le résultat.
  3. Mission Hera

    La mission DART de la Nasa, départ programmé en 2021, n'a, semble-t-il, pas prévu de moyens d'observation du résultat obtenu par la collision avec l'astéroïde Didymoon. Il suffirait d'un élément de l'engin spatial qui se séparerait avant la collision pour en observer les conséquences et nous en transmettre le résultat. Cela semble élémentaire et réalisable. J'ai lu que le programme AIM, financé par l'Europe, qui devait initialement réaliser, conjointement avec la Nasa, cette part d'observation, avait été ajourné, faute de crédits. Il est maintenant remplacé par le projet HERA, départ prévu en 2024. En attendant, la Nasa ne peut-elle modifier son engin spatial avant son envoi (dans plus d'un an) pour réaliser, au moins partiellement, l'observation du résultat de l'impact ?
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    Je viens de lire, sur le fil consacré à Ryugu, le problème lié à la divulgation des « résultats bruts » d’observations ou d’analyses. Avec, dans le cas de Curiosity, à la clé les interprétations que l’on peut faire d’une analyse complexe d’un échantillon, concernant l’origine de la vie, je comprends la prudence de la Nasa. Les médias ont vite fait d’en faire de gros titres sur la base d’interprétations hâtives et erronées.
  5. Actualités de Curiosity - 2013

    Exact, cela ne m'avait pas échappé. Reste à expliquer les dépôts les plus bas (érosion, suivie de nouveaux dépôts ?). Les modifications des conditions ayant conduit à la formation de la crête à hématite, plus dure et résistante, restent énigmatiques. Cette formation s'est-elle déposée tel quelle ou a-t-elle été modifiée après son dépôt (par des circulations d’eau par exemple) ? J’attribue le détour (d’un an...!) sur la crête à hématite au fait que les géologues, conscients du problème qu’elle pose sur la succession stratigraphique avec les dépôts plus argileux qui suivent, ont cherché des indices pouvant l’expliquer. Avec la Nasa, il ne faut pas être pressé pour avoir leurs explications, ou le résultat de leurs analyses, et quand ils n’en ont pas de bien fiables qui fassent consensus ils préfèrent ne rien dire. Quels sont les résultats par exemple des analyses faites « à froid » sur les prélèvements effectués dans les forages réalisés plus récemment dans les dépôts de la « vallée argileuse » ? C’est le but principal de la mission (y a-t-il de la matière « organique », des molécules complexes à base de carbone, susceptibles de résulter d’une activité attribuable à des organismes vivants ?). Cela entretient le suspens, que l’on peut suivre au jour le jour (de sol en sol), ou presque, grâce à ce fil, agrémenté de belles images, et son très efficace et intéressant filateur bénévole.
  6. Actualités de Curiosity - 2013

    "En d'autres termes, le temps "avance" effectivement lorsque l'on traverse une "section ascendante" (traversée vers des couches rocheuses plus élevées)". Oui, mais avec, semble-t-il, une exception : La "vallée argileuse" qui se trouve être topographiquement moins élevée que la "crête à hématite" qui s'est pourtant sans doute déposée avant. La succession des évènements ayant permis les dépôts de la vallée argileuse derrière la crête à hématite ne semblent pas encore vraiment clairement comprise. Les géologues de la Nasa doivent bien avoir émis diverses hypothèses à ce sujet, mais, à ma connaissance, ils n'en parlent pas dans leurs communiqués. C'est dommage, on aimerait participer avec eux à la compréhension de cette succession de dépôts.
  7. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    "Ce sera un essai et une erreur" (dixit Shotwell). Voilà de quoi nous rassurer, ils ont déjà prévu qu'ils allaient se tromper.
  8. Mission habitée lunaire ou martienne ?

    Vivre dans des tunnels de lave... Un retour à l'âge des cavernes en quelque sorte, avec la nécessité d'un scaphandre sophistiqué pour en sortir. Franchement, on est encore, et pour longtemps, espérons le, bien mieux sur Terre pour y vivre. Pour apporter des éléments de réponse à la question de Lambda, il est techniquement et financièrement bien plus facile d'aller sur la Lune et d'en revenir que sur Mars, la Lune restant en permanence à quelques jours de voyage de la Terre puisqu'elle nous tourne autour toujours à peu près à la même distance. Ce n'est pas le cas de Mars, beaucoup plus éloigné et qui de plus n'est assez proche de la Terre qu'environ tous les deux ans pour pouvoir envisager de s'y rendre en un temps raisonnable sans dépenser une colossale quantité d'énergie. Avec nos meilleures fusées actuelles, le voyage aller vers Mars, quand il se rapproche de la Terre, dure environ 6 mois. On arrive alors sur Mars qui commence à s'éloigner de la Terre et il faut attendre là-bas environ 1 an avant que Mars soit revenu suffisamment proche de la Terre pour pouvoir envisager de revenir avec un nouveau voyage retour d'environ 6 mois. Les orbites respectives de la Terre et de Mars autour du Soleil nous imposent cette durée et le rythme des voyages possibles, assez contraignants. Même si Mars semble à priori plus accueillant que la Lune, ces incontournables contraintes astronomiques rendent les voyages habités vers Mars et la logistique à mettre en oeuvre beaucoup plus problématiques. Quant à la « terraformation » de Mars... c’est carrément utopique. On peut au mieux y aménager des petits îlots de survie temporaires qui, en termes de pérennité et d’autosuffisance pour y vivre durablement, ne valent pas, et de loin, les conditions que l’on a ici sur la Terre, même polluée par nos activités. Mieux vaut entretenir l’habitabilité de la Terre, plutôt que d’envisager de rendre habitable Mars (où se poseront, en pire, les mêmes problèmes de pollution) ou une autre planète pour en faire une « planète refuge ».
  9. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    29,5 millinewtons... Une unité de force de poussée dont on est généralement peu familier. C'est en gros l'équivalent, ici sur Terre, de la poussée vers le bas d’une petite bille ou d’un dé d'environ 3 grammes (mettez un dé au bout d‘un doigt, vous sentirez l’ordre de grandeur de la poussée exercée). Dans le vide et l’apesanteur spatial, si l'on n'est pas pressé d’aller vite, cette poussée suffit pour accélérer progressivement l‘engin. Une perte de temps, mais une bonne économie d’énergie (fournie par les panneaux solaires) et de masse embarquée (le rendement par propulsion ionique est 10 fois plus élevé que pour la propulsion classique chimique dont la majeur partie de l’énergie est perdue sous forme de chaleur).
  10. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    "...la manière dont ils émettent les particules est révélateur" (Aurélien Barreau à propos des trous noirs). Où est l'erreur ? Revenons à l'astrophysique. J'ai été surpris d’apprendre qu'Aurélien Barreau ne connaissait pas le nom Laniakéa, nom donné au super amas de galaxies dont nous faisons partie. Les travaux d'astrophysiciens très sérieux et compétents à son sujet, dont Hélène Courtois (discutés par ailleurs sur un autre fil) devraient pourtant l'intéresser puisqu'ils concernent la gravitation. Cette dernière a l'air de se comporter, en prenant le fond diffus cosmologique comme référentiel, à la manière d'un dipôle et dessine des champs de force qui ont la même allure que ceux d'un champ électrique ou magnétique, entre un grand attracteur (un autre super amas) d'un côté et un grand vide de l'autre. De quoi intéresser un théoricien de la "théorie quantique à boucle" (une super "boucle" gravitationnelle cosmologique). Bon, mais c'est hors sujet sur ce fil consacré au très "dynamic" et efficace cow-boy entrepreneur Musk qui n'est pas astrophysicien.
  11. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    C'est vrai ce que dit Vaufrèges. J'aime bien Aurélien Barreau et son "franc parlé", mais ce n'est pas ce que j'appellerais un "astronome", c'est à dire quelqu'un qui observe les astres. Il plutôt théoricien, dans les "expériences de pensée" (qui peuvent se faire au café, il le dit lui-même). Son « labo » de scientifique, il l’a dans la tête. C'est un "cosmologiste" plutôt qu'un "astronome". Son outil de travail, ce n'est pas un télescope ou autre type d'appareillage sophistiqué et complexe à mettre au point et utiliser pour scruter l'univers, ou des sondes spatiales a concevoir, fabriquer et envoyer dans l'espace pour l'explorer, mais des maths et leur logique pour interpréter ce que d'autres, les "astronomes", ceux qui vont « sur le terrain » ou « au charbon », mesurent et observent. Les pieds néanmoins sur Terre, il observe aussi le monde, celui qui nous entoure (pas aux confins de l‘Univers ou d‘un trou noir), notre planète Terre dont l’équilibre est de plus en plus compromis par les activités humaines. Son diagnostique est assez inquiétant. Je comprends les mots assez durs qu’il emploie à ce sujet. Il est urgent de changer de cap. Dans le domaine de l’astronomie, quelqu’un comme Hubert Reeves dit la même chose. S’il est aussi « boulanger », c’est pour qu’on ait encore du bon pain demain.
  12. Actualité d'Opportunity (suite)

    Bravo et merci à tous pour tous ces documents en ligne qui nous font revivre cette longue aventure de découverte de la planète Mars. J'ai parcouru l'intéressant travail de présentation de Gilles Lévesque pour son livre en préparation "Les panoramiques martiens". J'ai noté au passage à propos de Curiosity une phrase qu'il conviendrait de corriger avant publication (Chap. "Vers le Mont Sharp" - Sol 339 à 573) : "Et ceci, afin de donner une plus grande chance au robot pour traverser les champs de dune qui se trouvent à la base du mont « Sharp », et pour faire l’ascension des pentes vers le sommet." "...faire l'ascension des pentes vers le sommet" ???. Curiosity n'a jamais eu comme objectif, ni les capacités, d'escalader le Mont Sharp jusqu'à son sommet. On aimerait bien, on en rêve (beaux panoramiques martiens depuis là haut), mais non, c'est hélas impossible!
  13. Actualités de Curiosity - 2013

    La Nasa justifie le long temps passé à arpenter la crête Vera Rubin en disant qu' "il serait intéressant de savoir comment elle s'est formée". Alors, après plus d'une année passée à l'étudier et de laborieux forages, quelles sont leurs conclusions ? Je suis curieux de le savoir...
  14. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    Merci Jackbauer 2 pour ces précisions concernant les améliorations apportées aux détecteurs Ligo et Virgo. Je suis l'aventure depuis le début, en amateur et en pointillés à l'occasion d'articles. La précision requise était telle que j'avais du mal à envisager qu'on puisse y arriver dans cette décennie. Mais si, on y arrive et de mieux en mieux... c'est FORMIDABLE ! En ce qui concerne ma question, il semble que l'on ait, tout simplement, extrapolé le nombre des précédentes détections en tenant compte de la nouvelle sensibilité des détecteurs. Notre Univers semble renfermer un grand nombre de trous noirs dont pas mal de binaires... Voilà un nouveau moyen de les détecter et de mieux comprendre ces objets étranges, ainsi que les étoiles à neutrons, si différents de notre physique habituelle. Fabuleux cosmos !
  15. La rumeur des ondes gravitationnelles...

    FORMIDABLE nouveau type d'astronomie !!! Sur quelle base peut-on prévoir environ une détection de coalescence de deux trous noirs par semaine (ce qui semble en gros se confirmer) ? Posée autrement ma question est la suivante : Comment peut-on évaluer à priori le nombre de trous noirs binaires susceptibles d'entrer en coalescence dans un volume d'espace donné (les rendant détectables par les ondes gravitationnelles engendrées) ?