Cay2

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Everything posted by Cay2

  1. soleil 30 octobre

    Bonsoir Paul, Images superbes :-) Quel matériel ? Merci, Marc
  2. Miroir allégé ...

    Bonsoir Philou, En France : dur dur, faut passer par la voie usinage du verre/vitro-céramique, donc des heures, des outils diamants, des équipements onéreux, bref REOSC, SESO et autres fabricants d'optiques hautes performances ... Probablement hors d'atteinte.... (je sais, j'en viens) Les verriers: Schott, Corning... Meme combat le blank te coûtera le prix d'une baraque ... Reste la technique de thermo-assemblage de borosilisate. Hextek (Tucson, Az) faisait cela, mais je crois qu'ils ont disparu. Il y a Fullum, mais je ne connais pas les prix... https://www.optiquesfullum.com/fr/miroirs-optiques/ Pour des Newton, il y a aussi la voie ' miroir conique', voir sur le site de Teleskop Express: https://www.teleskop-express.de/shop/product_info.php/info/p9917_TS-Optics-20--f-4-Lightweight-Newtonian-Primary-Mirror-with-conical-back.html Sinon, la piste la plus proche de ton désir est peut-être le sandwich thermo-fusionne... (Ça vient de HongKong): http://www.hubbleoptics.com/ Pour les prix ils sont sur ebay: https://www.ebay.fr/str/hubbleoptics Bonne chance :-) Marc
  3. Bonsoir, (Desole pour le manque c'accents, mon clavier est QWERTY ...) Il y a toujours un ecart entre axe mecanique et axe optique ... Pour des optiques de la classe 200-400 mm plusieurs mm ne sont pas a exclure. Mais d'abord, il faudrait definir ce qu'est l'axe mecanique ! On pourrait dire par exemple: > C'est l'axe du cylindre que forme par le bord du miroir, la difference avec l'axe optique est du pur decentrement. Hm... Cela suppose que la surface optique est parfaitement perpendiculaire a cet axe mecanique, c'est plus qu'improbable. La surface est optique est decentree et tiltee par rapport a une reference mecanique donnee. Tout cela est un pb de reference. C'est aussi un pb de definition : le tilt d'une sphere est trictement equivalent au decentrement d'une sphere. Les methodes des opticiens: - Tu mets l'optique sur un plateau tournant de qualite, tu fais reflechir une ou plusieurs pinceaux laser sur la surface. Tu mesures leur deflexion quand le plateau tourne, avec une camera ou autre detecteur. Tu rorriges le tilt/decentrement de l'optique sur le plateau jusqu'a ce que le yoyottement soit minimum. - - Tu te mets au centre de courbure et tu fait un test Hartmann. ou de Foucault. en referencant le masque par rapport au centre mecanique du miroir. - Tu fais un test de profil a la poutre en placant un point de reference au centre du miroir. Tu regarde qul decentrement est necessaire pour symmetriser le profil. - etc. Le pb que tu regardes est a mon avis, si j'ai bien compris: - ou placer l'oeillet ou une gravure sur le miroir en s'assurant que c'est sur l'axe optique - si je ne sais pas faire, comment m'affranchir de l'erreur mecanique lors d'une collimation ? Mon avis: si ton setup fonctionne c'est une bonne idee de trouver le centre optique plutot que de supposer qu'il est confondu avec le mecanique, pour une optique ouverte. Autre idee: affiner le reglage avec un masque en bout de tube (masque de collimation), sur le ciel, sur une etoile brillante. Bonne soiree :-)
  4. Bonjour Philippe, Oui le flocage décollé se voyait vraiment bien. A priori au vu de tes tests rien n'est dans le trajet optique ... Bien étrange cette histoire ... Mais ...: tes images défocalisées sont au centre du champ ? Ton défaut apparaît dans le coin, il conviendrait d'examiner dans cette partie du champ. Marc
  5. Bonjour :-) Autre piste peut-être : regarde dans le tube de la lulu si un flocage ne serait pas décollé... J'avais eu ce pb avec une TMB 80. Le fait que cela varie avec la MAP est symptomatique : un bazar obstrue. Défocalise carrément fort et tu verras mieux quelle est la tète de l'obstruant :-) Le Prisme du DO, un flocage, ou autre. Bon courage :-) Marc
  6. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Au fait : E-ELT c'est l'ancien acronyme :-) European - Extremely Large Telescope. C'est un peu touchy car toute l'Europe ne participe pas... Pas un projet des états européens, mais un projet des états membres ... europeens. En plus avec une participation potentielle a l’époque de non-européens... Bref : On n'utilise plus E-ELT... Please (je sais c'est le bordel). Aussi, a l’époque de E-ELT, on était encore a 42 m. Maintenant c'est ESO ELT, ESO Extremely Large Telescope, 39m. C'est un tantinet jouer sur les mots... Mais cela reflète plus la réalité du financement et du développement. Il y a aussi des aspects chauvins :-) L'ESO ELT Etant le plus grand appelons le simplement l'ELT (de l'ESO). Matière a réflexion, mais voila :-)
  7. Derniere news de ESO sur ce sujet, via l'instrument Sphere: https://www.eso.org/public/france/news/eso2003/
  8. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Merci Jacques, nos esprits se rencontrent :-)
  9. Extremely Large Telescope de l'ESO

    L’épisode précédent , relatif a la justification du projet en regards des coûts et du bazar la haut, a permis d'introduire la problématique du champ du télescope :-) Bon levier pour revenir au sujet du fil, je pense. En astro il faut du diamètre pour avoir de la résolution et de la sensibilité. Obtenir des F/D faibles et du champ est très complexe et ne sert pas forcement a grand chose a moins de réaliser des télescopes de sky survey. On a en général des machins a F/D autour de 15. Exemple : VLT F/D 15, TMT F/D 15. ELT F/D 17.5 Il faut garder a l'esprit un point essentiel : tout augmente avec le diamètre du télescope. La focale, la taille de pupille, la taille image, le plate scale. Allez, des chiffres ELT : D : 39 m F/D : 17.5 F : 684 m Plate scale : 3.3 mm / arc second Champ: 10 arcmin Taille image : 1977 mm Cela doit commencer a faire cogiter les astams :-) Pour ceux qui veulent du champ : 1977 mm ça fait déjà un gros détecteur si on veut couvrir 10 arcmin :-D Résolution théorique a Lambda/D : 2.6 milliarcsec a 500 nm 11.6 milliarcsec a 2,2 micron Une évidence des lors a propos du champ : le champ de 10 arcmin est le champ accessible. En fonction de l'instrument et de ce qu'il capture, le champ exploité n'en est en général qu'une portion
  10. Extremely Large Telescope de l'ESO

    A mon tour d'essayer apporter un peu d'optimisme, après lecture de vos envolées endiablées. Il faut garder a l'esprit que le budget de la construction ELT part essentiellement vers l'industrie des états membres. Ce la génère des millions d'heures de travail, des investissements, et du progrès qui permettent de maintenir nos entreprises a la pointe. C'est de l’économie réelle. Je préfère voir cela que des sommes autrement plus gigantesques, elles aussi de nos impôts, qui partent voyager dans la finance et la spéculation, les paradis fiscaux, nourrir les déséquilibres de répartition des richesses et les inégalités ... Remplacer le terrestre par du spatial ? Oh la les coûts sont multipliés par 10 pour des ouvertures 5 fois inférieures, des systèmes a durée de vie bien plus courte, non maintenables (sauf Hubble mais plus de navette et quel coût ?), non upgradables, etc ... Exemple, le JWST: on approche les 10 milliards de $, au lancement faut pas le mettre ni en confettis ni a la baille, et sur une bonne trajectoire (Ariane 5...). Puis il faut encore que les 1700 étapes de la procédure de déploiement avec mise en froid a 35 Kelvins merdent pas ... etc ... C'est technologiquement magnifique mais super risqué ! La des cierges il faut en brûler des caisses :-)
  11. Bonjour, Ce post est très intéressant, bravo :-) Une petite piste de réflexion de ma part, modeste. L’interféromètre Williams a ceci de particulier : la cavité interférométrique inclut le beamsplitter en faisceau non collimaté... Ainsi, il est sensible au tilt et/ou décentrement du la sphère de référence, source d'astig. Ceci est résumé dans un post sur Cloudy Night : https://www.cloudynights.com/topic/612783-new-book-on-interferometry/page-3 --- Done correctly, setting up a Williams interferometer should only take slightly longer than setting up a Foucault or Ronchi test. The biggest drawback of the Williams interferometer is that the OPD cant be adjusted to maximise fringe contrast when using a cheap HeNe laser. When an interferometer wavefront has a coma component common to the test and reference beams adding tilt fringes also produces astigmatism in the interferogram prortional to the number of tilt fringes. Spherical aberration components common to the test and reference beams results in tilt dependent coma. Common astigmatism components result in additional tilt dependent on the beam shear used to introduce tilt fringes. The Bath, Fizeau, Twyman-Green and Williams interferometers all have this characteristic. Thus the wavefront errors of the laser (and collimator lens) used with these cannot be too large if accurate results are required. Typically laser wavefront errors (especially SA, coma and astigmatism) should be 1 wave or preferably less if tilt fringes are to be used. Sources of these aberrations include: Laser diode itself - astigmatism Beamspltter cube tilt (with non collimated light) - astigmatism, coma diverger or collimator lens tilt - coma, astigmatism diverger or collimator lens decentration - coma, astigmatism The original Bath interferometer with the beamsplitter cube tilted at 45 degrees to the interferometer axis is particularly bad at producing coma and astigmatism common to both beams so particularly with fast test surfaces it should only be used with zero tilt fringes. The modified Bath where the beasplitter has a tilt of less than 5 degrees produces an order of magnitude less coma and a couple of orders of magnitude less astigmatism. Spatial filtering using a pinhole with a diameter <= 1/2 the Airy disk diameter of the collimator lens will virtually eliminate coma and astigmatism even in a laser module using a cheap plastic lens. Just use a high quality lens to recollimate the light transmitted by the spatial filter. A single mode fiber can also be very effective in eliminating coma, spherical aberration and astigmatism. Otherwise selecting laser modules for low (< 1 wave ptv) wavefront error is another option. In a Bath (or other interferometer) one can test the setup for these effects by demonstrating that the coma and astigmatism do not vary significantly as the number of tilt fringes used is varied. Encore bravo pour la manip :-)
  12. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Il faut savoir lire les communiques de presse avec précision Exemple extrait du communiqué de presse de ESO: https://www.eso.org/public/france/announcements/ann17087/ ... 'will build at least four laser sources for the ELT' ...
  13. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Il y a 4 plateformes avec de la place pour deux lasers par plateforme :
  14. Extremely Large Telescope de l'ESO

    4 lasers au début... En tout il y a de la place physique pour 8 LGS ;-). A suivre en fonction de l'évolution des besoins des instruments... Déja avec 4 lasers + 4 wavefront sensors + les miroirs déformables qui vont avec cela fait un sacré système qui abat du boulot :-)
  15. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Le blank M3 au départ de Schott :
  16. Extremely Large Telescope de l'ESO

    En fait, la zone utile offre un cercle de 52 mm au centre, un trou central de 30 mm y est aménagé. Bien utile pour ajouter une référence mécanique, mais aussi pour évacuer les fluides pendant les phases de remplacement du traitement réfléchissant.
  17. Extremely Large Telescope de l'ESO

    If faut bien regarder .... Zoomer si besoin ... Il y a bien un trou central hihihi
  18. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Tout le monde a bien entendu noté le trou central de M3 :-)
  19. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Au fait, on a livré le blank du M3 :-) Il est maintenant chez Reosc :-) https://www.eso.org/public/france/announcements/ann20003/ Il est à REOSC
  20. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Salut Theta Coxa, Clairement on va se faire des cheveux pendant la phase de commissioning ... Mais c'est ce qui est bon dans ce genre de projet. Assembler et faire fonctionner un tel machin c'est un cauche-rêve :-) Longues années d'attente ? Certes oui... L'ELT dans sa forme actuelle (post OWL) a été approuvé en 2006... J'ai démarré avec les équipes en décembre 2007... genre page quasi blanche faut spécifier le télescope et les optiques, faire les budgets, les plannings, voir comment on gère les risques, etc ... C'était la phase A et le début de phase B (études préliminaires, prototypage, échafaudage du projet), jusqu'en 2011/2012. Puis delta phase B et réduction de 42m à 39m pour mieux gérer certains risques... Et zou ! Construction approuvée en 2014. Donc pour pas mal de gens à ESO, cela fait 12-13 ans qu'on est sur le sujet :-) Pour d'autres (OWL), cela fait plus de vingt ans ! Ca fait un gros paquets de cheveux blancs :-) VLT n'était pas en zone de confort, du tout ! (j'en sais quelque chose je faisais les optiques à REOSC). Cela a été un challenge extraordinaire, avec des risques inouïs, mais gérés au mieux ! ELT c'est aussi très fort niveau challenge, avec un tas de risques aussi. On tache de gérer :-). Le Project Management, comme je dis toujours, c'est du risk management ;-). Peu ou pas d'aventures rocambolesques sur ELT... Mot d'ordre : que peut-on construire avec les techniques existantes, éprouvées, fiables, nécessitant un effort jugé à risque maîtrisable (industrialisation, passer de l'ère je fais des bijoux uniques à celle où je fais ces mêmes bijoux par milliers de manière maîtrisée). Les protos de démonstration technologique/industrialisation ont pour la grande majorité été réalisés en phase B. Maintenant on y est. Y'a plus qu'à :-)
  21. Extremely Large Telescope de l'ESO

    Cela fait deux posts sur l'ELT :-) Oui, les instruments cités plus haut ne sont qu'une première génération. La roadmap inclut déjà au moins une douzaine d'instruments .... La première lumière sera 'technique', avec plus d'une centaine de segments en place. Suivra une période dite de 'commissioning', c'est à dire de passage d'un état fonctionnel (je peux imager) à un état opérationnel (j'image de manière contrôlée et fiable, je peux délivrer la science demandée de manière routinière). Pour info, le projet 'hume', c'est à dire qu'à part quelques bidouilles tous les contrats sont signés en et cours, et la plus grande majorité ont passé la phase de design et sont en fabrication. Du hardware partout : ça sent le métal, le coulage de verre, le liquide de polissage, la soudure, l'ELT n'est plus du papier. Certes, il faut des bougies et des cierges, car on navigue parfois sur de l'impensable, mais : so far so good. Si je peux vous donner quelques news fraîches, quelques détails ici et là, sans sortir de mes obligations contractuelles, je le ferai volontiers. N'hésitez pas à poser toute question :-) Marc (Chef de Projet des Optiques ELT, et Astronome Amateur à ses heures)
  22. Il y a déjà des appels en cours, voir les liens en bas d'article : https://www.lemonde.fr/blog/autourduciel/2020/02/06/le-projet-starlink-delon-musk-menace-la-recherche-astronomique/ Aussi, SpaceX participe à plusieurs réunions sur le sujet en ce moment (ESO, ESA, ...) dont les compte-rendus ne sont pas encore publiés. L'idée est d'accoucher d'une 'norme' encadrant les émissions lumineuses de tout objet balancé en orbite... Albédo, attitude, etc ... Les échos que j'en ai eu sont 'positifs' (je bosse à ESO...). Mais j'ai bien peur que la norme en question, si elle est accouchée, n'aura une portée que limitée : attention ciblée vers les observatoires, portée internationale mais pas encore mondiale, etc. Pas certain que le monde de l'astronomie amateur, de celui des romantiques, et autres rêveurs admirateurs des cieux, pèsent beaucoup dans la balance. Post très intéressant. Oui, essayons de faire quelque chose pour limiter l'impact.
  23. Et du M3: https://www.eso.org/public/france/announcements/ann20003/
  24. Un peu de news sur le sujet M1: https://www.safran-group.com/fr/media/safran-inaugure-la-nouvelle-usine-40-destinee-aux-segments-du-miroir-primaire-de-lextremely-large-telescope-20200204
  25. La découpe hexagonale est faite après pré-polissage du segment à une portion de micron. Les effets de bord de polissage sont difficiles à maîtriser et les segments doivent être super bons jusqu'au bord (franges 'pyjama' comme j'ai coutume de dire). On polit d'abord un disque et on ne perd pas de temps à gérer ces effets de bord, on les laisse se développer. A la découpe ces effets de bord partent avec les morceaux retirés... Puis on monte la mécanique, puis on finit le tout en usinage ionique (bombardement plasma). Ce procédé ne génère pas d'effet de bord... On corrige alors les effets de l'intégration, de la découpe, et les défauts de forme laissés au pré-polissage.