patry

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Posts posted by patry


  1. Il y avait une étude qui concluait (de mémoire) qu'entre un capteur monochrome et un autre couleur (bayer) le gain en résolution était de près de 1,414 (racine de 2) et le gain en sensibilité de 3.
    Pour la lune, à part quelque cas isolés, tu travaillera en noir et blanc.
    Pour un maximum de sensibilité également en noir et blanc.

    Par contre, comme le capteur mono "prend" toutes les couleurs d'un coup, le risque d'avoir du chromatisme (instrumental ou extérieur) est élevé. Du coup on va avoir tendance à filtrer le capteur.
    On ne va pas perdre en résolution, mais la sensibilité va revenir proche de celle d'un capteur couleur. Note bien qu'en général, en planétaire on est peu gêné par la sensibilité (sauf a vouloir imager Saturne à F/50).

    En CP, le chromatisme est moins un problème. On a un échantillonnage qui n'est pas le même (quelques secondes d'arc par photosite versus quelques dizièmes de seconde d'arc en planétaire) et cela va masquer le problème s'il y en a un.

    Le noir et blanc t'autorise aussi à travailler dans des fréquences particulière : Ha, SII, OIII pour le CP, IR proche ou lointain en planétaire ... chose qui est impossible ou très difficile avec un capteur couleur.

    Par contre (lapalissade), le capteur noir et blanc devra construire 3 images pour reconstruire une image RGB quand un capteur noir et blanc le fait en une passe ! Roue à filtre obligatoire !


  2. Impressionnant !!!

    Question (de béotien en imagerie solaire) : les éruptions semblent ne pas dépasser une certaine "hauteur" ? Alors qu'on a vu (évidement) certaines se développer sur les (dizaines de) milliers de km. Est-ce qu'il y a une "couche" invisible qui retient le gaz et qui le fait retomber (un peu comme des couches d'eau de salinité différentes qui font office de barrière) ?
    Si l'éruption n'est pas "suffisante" elle bute sur cette barrière et retombe.

    Marc


  3. C'est très vrai et les utilisateurs ont été bercés depuis de nombreuses années au gradient qui voulait que L/4 c'était moyen, L/6 passable, et L/8~L/10 obtenait la mention "bon".
    A mon avis, qui veut rester humble, un instrument véritablement à L/4, mesuré avec les moyens les plus stricts, donnera quand même de sacré bonnes images. Bon il n'en reste pas moins vrai que c'est plus le RMS qui va intervenir (bien plus qu'un défaut localisé qui ne dit pas sa taille).

    Sans rien dire à personne, on a des astrams qui sont très "satisfaits" de miroirs mesurés à L/2, soit parce que de toute façon il ne dépassent pas D/2 de grossissement et que leur ciel ne leur permet pas d'exprimer les possibilités de l'instrument, soit que l'utilisateur n'a pas le recul (l'expérience ?) nécessaire pour être objectif.

    Marc


  4. Pour rester sérieux, je pense que c'est pas tant pour le secondaire qu'il faut craindre (quoique un petit peu quand même à moyen terme) mais pour son support. Pour peu que le soleil fasse une incursion hors du centre du champ (interdit donc d'observer autre chose que le centre du disque) le support, en plastique lâchera en quelques secondes, et avec lui le secondaire sur le primaire, la lame (plastique fondu) ... bref tout le scope !

    Mais on fait bien des crash tests avec des voitures, pourquoi pas des télescopes ?


    Marc


  5. Pas certain, le défaut angulaire reste le même, que tu pointe 1° de champ ou 2~3'. Le décalage n'est pas le même mais l'agrandissement non plus.
    Tu peux essayer de faire de la photo de la lune en Az et bien tu aura du mal à aligner deux vues prises à 2' d'intervalle seulement.
    Mais comme je l'ai dit, cela dépend de la déclinaison de la cible et de l'azimut de celle çi.

  6. A titre d'information, voila la mesure de la série LRGB d'astronomik

    Bizarrement le L coupe en effet plus tard que le R mais cela peut aussi présenter un interêt associé à d'autres filtres.

    Accessoirement, un copain a acheté une série de filtres verts pour une manip, et les filtres sont semblables à celui que j'avais mesuré.
    J'ai aussi fait mesurer un IR pro 742 qui colle à sa spécification au nm près.


  7. Si c'est pour du visuel, dans l'absolu tu peux même faire un alignement ET un suivi avec une monture pas du tout en station comme avec .... une alt-azimutale.
    Maintenant comme dit plus haut la photo présentera de la rotation de champ (les étoiles tourneront autour du centre) exactement comme si tu pointait ... le pôle qui ne bouge pas dans le ciel mais qui tourne pour autant.

    En photo, soit tu est (gentiment) condamné à faire une mise en station, soit tu réalise un rotateur de champ (en gros tu fait tourner le porte oculaire) ... mais ce doit être indexé par la déclinaison pointée et par l'angle horaire, bref pas simple.


  8. Avec un réfracteur (fusse t'il une APO) cela n'est pas étonnant. Ton foyer doit s'étaler sur quelques centaines de µm (rappel, une FSQ c'est ~200µm, comme une NP101). C'est sensible également sur la 80ED avec une petite fraction de tour de MAP. Par contre, avec le C11 au foyer ... nada !

  9. La problématique (si elle existe) se trouve dans la chaine de mesure et j'avoue que l'explication (lue quelques pages plus haut) d'une libération de contrainte me fait doucement sourire. Cela laisse entendre qu'OO ferait le test au Zygo le miroir à peine retiré de l'outil de polissage ?
    Hum je ne les crois pas trop aussi "béotiens" que cela.

    Il y a sans doute des ratés dans la production (normal) mais je pense que l'erreur doit être ailleurs. La combinaison avec les erreurs d'un plan est une piste à considérer et il faudrait leur demander de faire deux mesures à 90 ou 180° l'une de l'autre.

    En tout cas, c'est une bonne discussion qui, je pense, à levé pas mal de voile sur la qualité optique en général.


    Marc


  10. Je confirme les dires de JP.
    Par contre dès lors que tu utilise une chaine optique qui n'est pas parfaitement achromatique (instrument ou système d'agrandissement) il te faudra retoucher le point.
    C'est le cas avec la lunette par exemple, ou avec le C11 + oculaire de projection. Par contre pas de problème avec le C11 seul.

    Marc


  11. C'est un débat infini entre le contraste d'une apo (mais une résolution minable), ou une très bonne résolution (quand on a plus d'un rapport 2, c'est une correction) mais un contraste moins bon (obstruction, diffusion, ...).

    Pour du visuel, il faut aussi aborder le problème lié au site.
    Parce que malgré tout ce que l'on peut dire, exploiter la résolution d'un 300mm cela se compte sur les doigts d'une main chaque année (et encore, zéro nuit potables cette année pour mon C11).
    Egalement, en visuel le champ sera important, et utiliser un C11 pour tenter d'avoir 1° de champ c'est pas franchement facile.
    Par contre c'est franchement redoutable en planétaire, surtout avec une telle différence de diamètre. Je suis passé du C8 au C11, et crois moi je ne le regrette à aucun moment mais je fait surtout de l'imagerie planétaire et, "accessoirement" du visuel (quand je peux pas faire d'imagerie ou quand je suis en balade).

    Marc


  12. dobsonidé> l'idée de base consistait à comparer à grossissement égal (disons x150) dans la lunette ET dans le télescope.
    Bon là c'est pas valable car l'un des deux instrument et sensiblement plus petit que l'autre.
    Dans ton exercice, la lunette est TOUJOURS avantagée car tu te base sur un Gr en rapport au Diamètre. Grossir x100 (réfracteur de 100mm) et x200 (réflecteur de 200mm) ne signifie évidement pas la même chose sous la turbulence qui elle ne varie pas (les cellules ont la même taille). Pire, la résolution étant doublée, la sensibilité au détail l'est également.
    Par contre, pour un instrument de 200mm ouvert à 5 et un 200mm ouvert à 15, toujours au grossissement de x150 (ou toute autre valeur) la question mérite d'être posée.

  13. En effet, tu dois souffrir de manque de tirage.
    Le mieux consiste à utiliser un renvoi coudé "double", c'est à dire qui puisse se visser sur le barillet du SC (avec le filetage qui va bien) ou bien se glisser dans un crayford 2".
    J'ai plus la référence du modèle en tête ... #93519 ça m'est revenu, c'est celui là que j'ai acheté.

    L'avantage est de maintenir un tirage correct entre le FRC et l'oculaire.
    L'inconvénient est qu'on fait l'impasse sur le crayford (est-ce vraiment nécessaire pour du visuel à très grand champ ?).

    A part une ombre volante persistante dans mon environnement urbain (Toulouse/Blagnac) je n'ai pas de problème pour atteindre la MAP avec un Paragon 40mm.
    Par contre, le FRC va vignetter l'oculaire car celui ci exploite (comme un Pano 40) au maximum l'ouverture du coulant 2". Avec 41mm d'ouverture, le réducteur/correcteur de focale rend 4 ou 5mm facilement !
    Toutefois le champ est un peu plus large mais la correction est à la peine au bord quand même !

    Marc