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Particularités des APN haut de gamme

Canon EOS 30D équipé d'un objectif Canon EF 85 mm f/1.2

Les optiques (II)

Comme dans tous les domaines de l'optique, l'objectif représente 50% de l'appareil ou de l'instrument puisque sans optique il n'y a pas d'image. Il faut donc lui consacrer autant si pas plus d'importance qu'au système d'imagerie représenté par le boîtier et son processeur d'image.

Saviez-vous que dans les années 1970, Carl Zeiss sollicita les designers du studio F.A. Porsche pour concevoir le Contax RTS. Cela en dit long sur le niveau de qualité exigé par ce constructeur. En parallèle il exprimait sa volonté de partager son enthousiasme pour la photographie avec tous les amateurs d'appareils photos. Ainsi sont nés les premiers appareils photos Zeiss Ikon. 

Deux ans plus tard le message était passé : la même plate-forme fut utilisée par les marques Contax, Super Ikonta, Contaflex, Contarex et autre Icarex. Par la suite des marques aussi connues qu'Hasselblad, Leica, Rollei, Sinar et même Sony ont équipé leur boîtiers d'optiques Carl Zeiss.

Aujourd'hui se sont ces émules qui offrent ou vendent leur brevets à leurs concurrents notamment Leica à toute une série de marques ou Sony qui vend ses circuits intégrés et CMOS à Nikon et à beaucoup d'autres constructeurs.

S'il est vrai qu'un objectif peut être utilisé sur différents boîtiers, de l'entrée de gamme au plus haut de la gamme, ce n'est pas pour autant qu'ils offrent tous les mêmes performances et notamment la même qualité d'image d'un boîtier à l'autre.

Comme le révèlent les tests effectués par DXO Mark, la résolution d'une optique dépend non seulement de la longueur focale mais également de la taille du capteur et des photosites, et varie donc pour ainsi dire d'un modèle d'APN à l'autre.

Un objectif "pro", entendons par là dont les performances sont excellentes comparées aux autres modèles et attire l'attention des connaissseurs est toujours un produit de luxe car son prix peut être largement supérieur au prix du boîtier photographique.

Ainsi un zoom Nikkor AF-S DX de 18-70 mm f/3.5-4.5G IF-ED coûte 450 € ttc. Mais une gamme au-dessus, le zoom AF-S DX 17-55 mm f/2.8G IF-ED se vend 1300 €.

Si l'optique a été fabriqué en petite série, le prix peut carrément s'envoler. Ainsi, l'objectif UV-Nikkor de 105 mm f/4 que nous présenterons dans les applications UV a été fabriqué en 1985 puis Nikon a abandonné sa fabrication malgré la demande continue des scientifiques et des amateurs. De ce fait, c'est aujourd'hui un objectif de collection introuvable sur le marché d'occasion qui coûte plus de 4500$, dix fois le prix d'un APN réflex d'entrée de gamme !

A gauche, le zoom AF-S DX 17-55 mm f/2.8G IF-ED à 1300 € ttc sorti en 2003. A droite, une gamme en-dessous, le zoom Nikkor AF-S DX 18-70 mm f/3.5-4.5G IF-ED à 450 € sorti en 2004. Evolution technologique oblige, en 2008 Nikon sortit le zoom 16-85 mm f/3.5-5.6G ED VR à 600 €. Depuis leur sortie, le prix du 17-55 a diminué de 23% et celui du 18-70 a augmenté de 16%, concurrencés par le 18-105 mm f/3.5-5.6G ED VR livré par défaut (sous forme de "kit" valant 100 €) avec les Nikon d'entrée et de milieu de gamme (D90, D7000, D300s, etc).

Les lentilles utilisées dans le rayonnement visible peuvent être fabriquées à partir de différentes matières synthétiques. Mais il y a bien d'autres critères qui justifient le prix élevé des optiques haut de gamme, notamment leur rapport focal et le savoir-faire du maître-opticien.

En effet, là ou une optique grand public présente par exemple une ouverture standard de f/5.6, la version haut de gamme présentera une ouverture de f/2.8. Cela signifie que la lentille frontale sera deux fois plus grande, deux fois plus lourde, nécessitera un moteur d'autofocus deux fois plus puissant et renforcé, des barillets internes, des baffles antireflets plus efficaces et un corps en métal (alliage d'aluminimum durci ou  de magnésium, laiton d'horloger, etc) et non plus en polycarbonate voire en plastique !

De grandes lentilles exigent des formes asphériques afin de pouvoir corriger plus aisément les aberrations et des éléments constitués de verre pur et non plus de verre mêlé d'acrylate collée.

Le téléobjectif Canon EF de 300 mm f/2.8L IS USM (4800 €). Nikon et Olympus proposent une optique équivalente. Le modèle d'Olympus est toutefois 35% plus cher.

Enfin, ainsi que nous l'avons évoqué, les verres devant être corrigés en tenant compte de tolérances plus sévères et principalement pour l'aberration chromatique auquel les lentilles sont très sensibles et plus encore celles destinées aux APN, ils doivent être fabriqués à partir de cristaux de fluorine synthétique ou de verres à faibles et grandes dispersion, toutes les surfaces air-verre doivent êtres traitées antireflets (multicouches) à base d'oxydes métalliques, autant de procédés très techniques et coûteux dont certains occasionnent de nombreux rebus, rendant parfois le prix de certaines optiques plus cher que le boîtier sur lequel elles seront fixées !

Les grandes marques comme Nikon, Canon, Leica, Pentax, Sony, Zeiss et quelques autres calculent et développent elles-mêmes leurs optiques. Elles disposent du savoir-faire unique de maîtres-opticiens qui ont fait le renom de la marque et bénéficiant d'une expérience unique. Quand il ne s'agit pas de prototypes comme chez Zeiss, Canon ou Leica, cela ne signifie pas qu'ils ne vont plus chercher leurs verres bruts spécifiques chez des verriers réputés tels que Corning Glass, Hoya, Schott ou Toshiba parmi d'autres.

Comme dans l'industrie du diamant, il y a des déchets, norme qualité oblige. Vu les investissements engagés par le constructeur, la qualité du travail de ces maîtres-opticiens garantit un taux d'échec ou de ratés extrêmement bas, surtout pour les optiques haut de gamme. Sans parler du risque de bris inacceptable et que l'on tolère deux ou trois fois au cours d'une carrière d'opticien (sinon c'est la porte), là où par exemple on peut encore sacrifier la qualité des objectifs de 50 mm f/1.8 en laissant passer des aberrations résiduelles en bordure de champ, quand on taille un objectif aplanétique de 150 mm f/0.7 destinée aux caméras aériennes, on ne peut plus se permettre la moindre erreur car cela entraînerait des aberrations inacceptables sur les images, même le long de l'axe optique si on ne considère que l'aberration chromatique.

Contrôle qualité et main d'oeuvre

Une Ferrari photographiée avec un Canon EOS-1D Mark II équipé d'un zoom EF 70-200 mm f/2.8L USM. Le top pour le nec plus ultra.

Comparons une Ferrari à 1 million d'euros et un réplica cent fois moins cher sur chassis Ford ou VW. Si de prime abord rien ne les différencie, un examen attentif révélera qu'elles n'ont plus grand chose en commun ni de comparable tant au niveau du moteur que de la direction, des systèmes de contrôles, de la carrosserie, des jantes, sans même parler du chassis et des performances.

Si les "réplicas" n'existent pas en photographie, en revanche il existe des sous-marques et même des contrefaçons soi-disant attachées à un label de qualité. 

La même logique peut donc s'appliquer aux APN. Certains modèles ressemblent aux autres APN de la gamme mais il suffit de les soupeser pour sentir la différence ou de porter l'oeil au viseur pour déjà se rendre compte qu'il est plus grand, plus complet et plus lumineux. Et si vous activez une fonction, vous remarquez de suite qu'elle contient bien plus d'options que celle du modèle d'entrée de gamme. Le plus simple exemple est la pose B qui n'est jamais proposée sur les bas de gamme.

Mais en plus de toutes ces particularités, l'APN haut de gamme cache des valeurs dont on n'a pas toujours conscience. Ainsi, son prix peut être influencé par le lieu de fabrication et le temps qu'il est resté en R&D et sur la chaîne de fabrication. Chez Nikon par exemple, les appareils haut de gamme sont finis à la main. Par le passé il est arrivé que Nikon rappelle des ouvriers partis à la retraite pour élaborer le FM3. On retrouve des critères de qualité et un cahier de charges parfois dignes de l'aérospatiale.

Ce type d'APN bénéficie d'un contrôle qualité renforcé visant à réduire le risque de panne tant mécanique qu'électronique. Le constructeur garantit également un éventail d'accessoires supérieur à ceux disponibles sur les modèles ordinaires.

Tout cela se paye en recherche et développement et va donc se répercuter sur la facture si l'innovation ou le procédé ne peut pas être implémenté dans les autres modèles. C'est ici qu'intervient le critère de rentabilité.

Rentabilité

Comme dans beaucoup de secteurs industriels, pour le constructeur d'un APN le seuil de rentabilité obéit au rapport 20-80 : généralement ce sont les 20% de produits très rentables qui financent 80% des frais engagés dans la R&D et la gamme de produits tout en assurant l'image de marque de la société. Ainsi, un constructeur qui n'innove plus ou ne propose plus de modèles haut de gamme sera considéré comme dépassé, démodé et verra sa clientèle passer à la concurrence, quand le constructeur lui-même ne décide pas d'arrêter sa production ou de réorienter sa stratégie comme on le voit quelques fois (Kodak, Konica, etc).

Les APN haut de gamme représentent moins de 10% des ventes et sont souvent les seuls à bénéficier des innovations. Peu rentables si on considère le projet dans sa totalité, il est donc compréhensible que ces appareils restent très chers durant plusieurs années malgré la dépréciation dont il font l'objet.

Leur prix peut cependant diminuer comme leur technologie peut se démocratiser à condition que le constructeur puisse faire des économies d'échelle et tirer des bénéfices de ses recherches. Tant que l'investissement n'est pas amorti et que l'expérience acquise n'est pas valorisée, le prix du produit restera élevé.

Document T.Lombry

Le constructeur fera donc appel à tous les compétences possibles et se fera conseiller par des équipes de spécialistes connaissant les goûts du public, leurs attentes, leur pouvoir d'achat, etc, pour adapter son haut de gamme à l'éventail le plus large possible de clientèle. 

Si le constructeur est consciencieux et respecte ses clients, il prendra même en considération les critiques formulées par les premiers utilisateurs afin d'améliorer son produit. Ce "feedback" est très important et participe à l'image de marque de la société. Ce n'est pas sans raison qu'il fait partie des critères de qualité.

Bien sûr, au fur et à mesure que les caractéristiques du premier modèle descendront dans la gamme, la qualité des matériaux va évoluer sinon le constructeur ne pourra jamais maintenir le prix des différents modèles sous un certain plafond. Le plastique va progressivement remplacer le métal, le pentaprisme se transformera en pentamiroir, les joints étanches disparaîtront, les épaisseurs de protection vont s'amincir, l'autonomie va diminuer tout comme les options logicielles...

Une autre façon de réduire le prix consiste à faire de la publicité, d'investir dans le marketing afin d'influencer les goûts du public. Mais le grand public ne se laisse pas facilement convaincre par la publicité et verra d'abord l'opportunité de cet achat en fonction de son budget. Il faut donc que le produit corresponde à ses aspirations (ludique, passion, professionnalisme, etc). C'est ainsi que selon le constructeur le Canon EOS 400D vous invite "dans l'aire de jeu" (sic) tandis que l'EOS-1D est classé parmi les "appareils professionnels". A chacun de juger s'il répond à ses exigences. A défaut, le constructeur vous convaincra peut-être avec un autre modèle de sa gamme.

Dans le cas des haut de gamme, ce genre de marketing ne touchera qu'un public restreint à fort pouvoir d'achat. La méthode la plus rentable pour démocratiser une technologie consiste à implémenter ces innovations dans les modèles de milieu de gamme puis d'entrée de gamme afin que le public le plus large possible puisse en profiter. 

Nikon D1 (1999, 5000 €)

D100 (2002, 3100 €)

D40 (2006, 500 €)

Ainsi en moins de 10 ans, ce transfert de technologie touche toute la gamme. Cela a par exemple commencé en 1999 avec le Nikon D1 à 5000 €, digne héritié du F5. Devant ses performances et l'excellente critique dont il fit l'objet, les autres constructeurs ont été obligés de suivre le mouvement et de "démocratiser" les APN. En 2002, Nikon sortit le modèle D100 à 3100 € boîtier nu que plus d'un photographes utilisèrent comme "backup" à leur D1 ou D1H pour finir avec le Nikon D40 à moins de 500 € sortit fin 2006. Ce n'était certes plus un D1 ni un D100 mais il a profité de l'évolution technologique tout en tirant avantage des innovations introduites par ses prédécesseurs, notamment de la matrice 3D couleur.

Bref, un produit ne peut être rentable que si le constructeur parvient à boucler son projet et en répercutant sur la chaîne de production ses études en R&D. Il est obligé de vendre le premier APN très cher pour financer les suivants et ainsi de suite, ainsi va une affaire qui marche.

Satisfaire les goûts des photographes

Sauf exception, on ne peut pas dire d'office que tel APN haut de gamme est dédié à telle profession ou telle application. Mis à part quelques modèles réservés à des applications particulières, les APN sont polyvalents et tout le monde en profite bien. Quant aux caractéristiques extrêmes de certains modèles, elle sont rarement exploitées car elles sont réservées à un usage bien particulier qu'on ne rencontre par exemple qu'en photographie sportive, scientifique, dans l'industrie ou les grands reportages.

Le point du vue du professionnel est toutefois tout différent de celui d'un amateur. Même entre professionnels, un reporter, un commerçant et un photographe d'art n'auront pas les mêmes cahiers de charges car leurs contraintes comme leurs besoins seront différents : on ne photographie par un mariage comme un guépard ou une scène de guerre. Le constructeur doit en tenir compte, canaliser toutes ces centres d'intérêts et essayer de satisfaire le maximun de clients potentiels. Comme il ne peut pas y parvenir pour un prix ou un modèle donné, cela donne une gamme de produits

Mais la stratégie diffère d'un fabricant à l'autre. Ainsi, Nikon, Canon, Olympus et Pentax ne sont pas en concurrence de front car leurs produits respectifs visent un marché différent, ils ont chacun une cible principale, quitte à ce que cela empiette un peu chez le voisin, mais on peut estimer qu'il s'agit d'une saine concurrence qui va inciter les protagonistes à améliorer leur produit.

L'opinion des professionnels

Nous avons évoqué l'innovation, la qualité ainsi que la panoplie des accessoires comme étant des critères de référence des appareils haut de gamme. Si l'innovation reste par nature le critère qui fera exploser les prix, avec le temps celui de la qualité ou de l'éventail de la gamme a perdu de sa pertinence. Avant les années 1980, seule une poignée de grandes marques dont Nikon et Hasselblad pour les reportages et Olympus et Zeiss pour les applications scientifiques proposaient du matériel réellement professionnel et il existait un grand écart entre ces appareils et les modèles concurrents proposés au grand public.

Le Canon EOS-1D Mark II proposé à 4000 € sans optique en 2006.

Aujourd'hui la plupart des constructeurs proposent du matériel très fiable dans toute une gamme de produits et leurs prix sont devenus très agressifs et pas uniquement dans le monde des APN réflex. La panoplie des optiques et des accessoires s'est également étoffée. 

Quant à la qualité des produits, on ne peut plus dire comme jadis que les boîtiers haut de gamme tombent moins souvent en panne que les autres. Leur qualité et leurs tolérances sont bien sûr supérieures aux produits d'entrée de gamme mais en pratique on constate que cela ne garantit nullement qu'ils seront à l'abri des pannes ainsi que nous l'expliquerons dans l'article consacrés aux APN.

Sachant qu'un appareil peut toujours tomber en panne par usure ou de manière aléatoire, certains reporters considèrent qu'il vaut mieux acheter deux APN pour le prix d'un, ils s'assurent ainsi qu'au moins un appareil fonctionnera. En effet, on doit bien constater que la qualité mécanique des haut de gamme n'est plus au rendez-vous; ils ont des pannes d'obturateur ou de déclencleur à 50000 prises de vues par exemple alors que ces appareils sont censés tenir 10 ou 20 fois plus longtemps. Idem pour les composants électroniques. Un condensateur papier à une durée vie limitée, qu'il soit installé sur un compact ou un haut de gamme. Mais faut-il accorder beaucoup d'importance à ces pannes ?

A l'inverse des amateurs élitistes qui investissent parfois plus d'argent dans leur passion que les professionnels, un photographe qui vit de sa profession voit avant tout son APN comme un outil de travail qui lui rapporte de l'argent et non pas en fonction de ce qu'il lui coûte. Il achetera un APN en fonction de l'usage et la rentabilité qu'il peut en espérer. S'il sait qu'il pourra vendre une photographie deux fois le prix de son appareil et lui rembourser son voyage dans la foulée, la question est entendue et son agence de presse ou le commerçant investira ce qu'il faut, même s'il doit payer les communications par satellite à prix d'or. De même, s'il sait qu'il peut l'amortir en trois ans ou que l'accessoire optique qu'il doit acheter sera rentabilisé à la première commande, il n'hésitera pas à l'acheter. De telles situations sont courantes chez les professionnels. 

Ce genre d'attitude peut bien sûr influencer un marché et provoquer une hausse générale du prix de ces matériels. Mais cette règle, le fabricant la connaît également puisqu'il détermine lui-même son bénéfice en fixant son prix de vente.

Pour le reporter d'agence de presse, son APN sert à prendre des photos, ce n'est pas un jouet que l'on dépoussière et dépose méticuleusement sur un meuble comme une oeuvre d'art ou que l'on s'échange entre amis au coin du feu. Son APN doit fonctionner, là, tout de suite, peu importe dans quelles conditions. Il ne cherche pas la sophistication mais la fonctionnalité. Et quand elle n'est pas au rendez-vous, on peut sincèrement se demander si cela valait la peine d'investir autant d'argent dans un tel modèle si finalement il n'offre pas toutes les garanties de fiabilité. Mais ce point de vue est relatif car chacun voit midi à sa porte, réagit en fonction de ses moyens et de sa passion. 

Le Nikon D3 sorti en août 2007 (4599 € sans optique) remplaçait le D2Xs sorti un an plus tôt.

Une agence de presse peut rentabiliser un Canon EOS-1D Mark IV durant une compétition sportive et accepter de payer le même prix pour transmettre ses images par satellite. Mais il est plus important pour l'agence d'avoir les photos tramées prêtes pour le journal du matin que de ne pas couvrir l'événement et perdre sa clientèle ou sa réputation.

Même si l'appareil tombe en panne, si cela se produit durant la période de garantie, le professionnel (comme l'amateur) n'y prêtera pas attention et consentira même à accepter de multiples pannes tant qu'elles ne lui coûtent pas d'argent et qu'il peut continuer à travailler. Mais qu'on sorte de cette période bénie, la question touchera le porte-feuille et son point de vue sera tout différent, même si l'agence a la possibilité d'amortir son matériel. Et c'est justement à cette occasion qu'elle va se demander s'il ne vaut pas mieux le remplacer maintenant que d'attendre et subir d'autres pannes qui seront cette fois facturées.

Précisons toutefois que si la garantie constructeur couvre généralement les pannes durant 1 an, certains magasins (par ex. Saturn) proposent une extension de garantie de 4 ans.

On peut alors se demander pourquoi un professionnel accepte de mettre autant d'argent dans un appareil haut de gamme ? Si on exclut du débat les critères que nous avons évoqués (performances, qualité, accessoires, etc), il reste le plaisir mais il n'est pas quantifiable, et la rentabilité. Vu sous cet angle, le prix exorbitant des APN haut de gamme devient tout relatif.

Pour conclure, malgré ce que certains écrivent encore sur les forums, il faut bien rappeler que le nec plus ultra des APN ne vous permettra pas pour autant de publier plus facilement vos images dans les magazines photos ou d'éviter de couper les pieds de vos personnages ! Snobisme ne rime pas avec compétence. Heureusement, dans ce monde de haute technologie il reste encore une place pour le savoir-faire du photographe.

Pour plus d'informations

Constructeurs

Canon, Fujifilm, Konica Minolta, Leica,

Nikon, Olympus, Pentax, Sony, Carl Zeiss

Les optiques utilisées par la NASA

La liste du JSC, Nikon F5, Nikon F5 et autres optiques, Nikon F5, Nikon F5 et Coolpix990

Rubinar 40x110, Hawaii au Nikon D1 et 800 mm, Nikon D1X, D2XS

Autres liens

La photographie numérique (sur ce site)

Capture Numérique, Johan Ben Azzouz

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