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La Bible face à la critique historique

Document LDS.

La condamnation à mort de Jésus (II)

La crucifixion

La crucifixion, considérée comme "le supplice le plus cruel et le plus repoussant" par Cicéron, fut malheureusement une pratique barbare courante d'origine perse que les Grecs puis les Romains adoptèrent dans l'Empire de la manière qui est relatée. En principe, c'était le supplice réservé aux esclaves condamnés à mort.

Comme nous l'avons évoqué, lors du siège de Jérusalem en l'an 70, les Romains procédèrent jusqu'à 500 crucifixions par jour, femmes et enfants compris et vu le nombre, ils se passèrent de la flagellation. Etant donné les circonstances politiques, il était important que le lieu des crucifixions soit bien visible de tous pour marquer les esprits et dissuader les criminels potentiels et donc situé sur une colline proche de la ville, d'où le choix du Golgotha que tous pouvaient voir depuis le centre de Jérusalem comme l'illustre le dessin présenté plus bas.

Quels sont les différents types de croix ? Comme illustré ci-dessous, la croix romaine était composée d'un poteau (crux simplex ou stipes) et d'une poutre transversale (patibulum ou furca) différemment placée. Elle pouvaient avoir la forme d'un T (crux commissa ou croix en Tau comme la croix de Saint Antoine), une forme latine († alias crux immisa ou capita comme celle des Chrétiens voire de Jésus dont une variante est la croix grecque symétrique en forme de +), potencée comme la croix de Jérusalem (avec les extrémité plates) ou la croix scoute, en X (crux decussata ou croix de Saint André) symbolisant la première lettre du mot Christ, ou encore d'une fourche à deux dents (Y) et d'une qualité qui dépendait du fabricant. Symboles du christianisme, elle est représentée dans la croix papale, la croix copte, la croix orthodoxe, la croix de Malte et autre croix de Lorraine.

Les éléments d'une croix et les différents type de croix utilisées par les Romaines.

Généralement le poteau était déjà planté sur le lieu de crucifixion et le condamné devait uniquement porter le patibulum (la poutre horizontale) sur ses épaules jusqu'au lieu de crucifixion. Mais parfois, le condamné devait porter toute sa croix. Chaque poutre mesurant au moins 2 m de long et 30 cm de côté, on estime qu'elle pesait au moins 35 kg voire le double. Cela représentait donc une charge littéralement écrasante pour le condamné qui venait parfois d'être flagellé. Fragilisé et encombré par ce carcan, il est donc vraisemblable que Jésus ait pu chuter sur la Via Dolorosa évoquée page précédente.

Le condamné à mort pouvait être noué ou cloué sur la croix, tête en haut ou tête en bas (comme Saint Pierre qui n'a pas voulu être crucifié comme le Jésus, du moins c'est ce que prétend Origène) et parfois le fessier posé sur une petite banquette. Seule différence avec la représentation classique où les pieds de Jésus sont superposés et cloués sur la face avant de la croix, comme on le voit ci-dessous à droite, l'os calcaneum (le talon) d'un crucifié fut découvert en 1968 à Givat HaMivtar situé à 3 km au nord de la vieille ville de Jérusalem et montre que les pieds étaient cloués sur le côté de la croix.

L'homme s'appelait Yehohanan ben Ha'Galqol et avait environ 25 ans. Selon le style de la structure sépulcrale dans laquelle on le trouva, il fut crucifié entre les années 6 et 65. Le clou dont la pointe est cassée mesure 115 mm mais devait présenter une longueur totale de 160 mm avec une section carrée et un diamètre maximum de 9 mm. 

Si les pieds des crucifiés étaient cloués, leurs bras étaient étirés et seulement noués autour de la croix. Mais on pouvait également les clouer sur la croix en y enfonçant un clou. Mais contrairement à l'art chrétien, le clou n'était pas enfoncé dans la main car les petits os qui la composent ainsi que les petits muscles et les ligaments n'ont pas la force de soutenir le poids d'un corps et la main serait déchirée sous son poids. Le clou était enfoncé dans l'avant-bras tout près du poignet, à travers la membrane interosseuse entre le radius et l'ulna (cubitus), là où les ligaments maintiennent fermement les os et où on risque moins de percer une veine. En effet, le but du supplice n'était pas de tuer le condamné en quelques minutes en le vidant de son sang, mais au contraire qu'il s'épuise en restant conscient afin qu'il endure les souffrances durant plusieurs jours.

On constate que l'extrémité du clou enfoncé dans le talon de Yehohanan ben Ha'Galqol est recourbée. Pour l'expliquer, des experts en criminalistique ont proposé que ce n'est pas nécessairement un marteau qui l'a recourbé, car sans résistance de l'autre côté, le clou serait ressorti du talon, mais lors de sa crucifixion la pointe du clou a obligatoirement heurté une surface très dure. Cela soulève une nouvelle question : comment la crucifixion était réalisée ?

Il y a deux possibilités. La première est l'utilisation d'une croix latine (†) comme on a l'habitude d'en voir dans l'art chrétien et même de nos jours lors des rares supplices exécutés par des terroristes barbares. Dans le cas de la coutume romaine, on peut supposer que la face du poteau opposée au pied du crucifié était placée contre une pierre. Dans ce cas, le poteau était encore posé sur le sol en calcaire du Golgotha et le condamné était également allongé au sol puis on lui cloua les pieds de part et d'autre du poteau pendant qu'on installait la poutre transversale derrière sa tête et qu'on y liait ou clouait ses avant-bras. Ensuite on pouvait redresser la croix assemblée et terminer le travail. Si les soldats travaillaient au sol, vu le poids de l'ensemble il fallait compter sur la force d'au moins 4 ou 6 soldats selon leur corpulence pour redresser la croix portant le crucifié.

Autre méthode probablement plus simple et plus rapide, les soldats pouvaient d'abord dresser le poteau, ensuite fixer la poutre transversale (il suffit de la hisser à bout de bras pendant qu'un ou deux soldats la cloue sur le poteau), puis hisser le condamné avec des cordes et bien le maintenir pour clouer ses pieds et ses avant-bras sur la croix comme expliqué ci-dessus.

A gauche, un clou en bronze de 8.9 cm de longueur utilisé au Ier ou IIe siècle. Vous trouverez sur le site Ancient Resource d'autres exemples de clous et autres artefacts de l'époque romaine. A droite, le talon et le pied modelisé découvert en 1968 de Yehohanan ben Ha'Galqol qui fut crucifié à Givat HaMivtar près de Jérusalem dont l'os calcaneum (talon) porte toujours le clou qui le maintenait sur la croix. Ses pieds étaient donc fixés sur le côté de la croix et non pas superposés devant le poteau comme on représente Jésus dans l'art chrétien traditionnel.

Deuxième possibilité, sachant que rien n'atteste que Jésus fut crucifié sur une croix latine, on peut envisager une croix en X ( crux decussata) comme celle de Saint André. La question est de savoir comment maintenir une personne sur une croix en s'assurant qu'il restera immobile tout en expliquant l'extrémité recourbée des clous. Si on se réfère à d'autres pratiques et notamment à la manière dont les policiers contrôlent de nos jours un suspect qu'ils veulent absolument immobiliser, généralement la personne est allongée au sol, bras et jambes écartés. Dans cette position le corps forme un X similaire à celle de la croix de Saint André. Comme le poteau, cette forme permet également de clouer les pieds du condamné respectivement sur les côtés des segments inférieurs gauche et droit de la croix, son buste et sa tête restant dans le plan vertical comme on le voit ci-dessous.

Mais si la croix en X était déjà assemblée, on ne peut plus compter sur le sol rocheux pour recourber l'extrémité des clous. La seule solution serait qu'un soldat frappe sur la pointe du clou pour la recourber pendant qu'un autre soldat frappe simultanément la tête du clou ou la maintienne contre une surface dure. La procédure est assez délicate. On peut également imaginer que le condamné était cloué sur les poteaux pendant qu'ils étaient posés au sol et indépendants. Dans ce cas, on pouvait encore tourner les poteaux et les chevilles du condamné pour bien enfoncer les clous jusqu'au contact avec la roche afin de recourber la pointe. Ensuite on solidarisait la croix puis on la redressait et on la fixait contre son support pour la maintenir verticalement.

Trois peintures du martyre de Saint André crucifié sur une croix en X (decussata) dite de Saint André. A gauche, une peinture à l'huile réalisée vers 1650-51 par Mattia Preti exposée dans l'église Sant'Andrea della Valle à Rome dont voici une photo générale. Au centre, une peinture (98.5x70.5 cm) réalisée en 1545 par Juan Correa de Vivar. A droite, une peinture (123x162 cm) réalisée en vers 1675-1680 par Bartolomé estéban Murillo. Ces deux dernières sont exposées au Musée du Prado à Madrid.

Concernant l'agonie du crucifié et le temps qu'il pouvait survivre sur la croix, selon des historiens médicaux, le supplicié mourait environ 36 heures après sa crucifixion. Certains mouraient d'épuisement, d'autres d'asphyxie ou encore de déshydratation. Beaucoup ont contracté le tétanos durant le temps qu'ils étaient sur la croix et les convulsions qui accompagnent cette maladie ont accéléré leur mort. La mort pouvait aussi être accélérée en brisant les jambes du condamné ce qui déclenchait la mort par asphyxie car la victime ne pouvait plus appuyer sur ses jambes pour l'aider à respirer. Selon les Évangiles, Jésus serait mort en moins de six heures, et sans qu'on lui brisa les jambes. Vu les réactions des Romains, c'était plutôt rare. Et c'est cette exception qui souleva chez certains Chrétiens la croyance que Jésus n'était pas réellement mort sur la croix.

Rappelons que les soldats romains présents au Golgotha ne faisaient pas partie du corps médical de l'armée. S'ils déclaraient qu'une personne était morte, ils devaient en être certains, notamment dans le cas d'une exécution, car leur propre vie en dépendait. Aussi, lorsque les soldats ont entendu Jésus pousser un grand cri avant d'expirer (Matthieu 27:50, Marc 15:37), ils ont signalé son décès à leurs supérieurs qui étaient sur le point de briser les jambes de Jésus. On suppose que l'un d'eux s'est alors contenté de lui piquer une lance dans le flanc pour s'assurer que le rapport de sa mort était exact. Mais seul Jean relate ce fait, ce qui suggère qu'il s'agit peut-être d'une verset inventé et symbolique bien que sur le plan médical, ce que nota Jean est tout à fait plausible (voir plus bas).

Notons que le "Gentil" Luc qui respectait profondément la théologie de Paul, a considéré que Jésus ne pouvait pas être mort "abandonné par Dieu" comme l'écrit Marc puisque sa mort faisait partie du plan divin d'apporter aux hommes "le pardon des péchés" (Luc 24:47). Pour cette raison, contrairement aux deux autres Évangélistes synoptiques, Luc n'a pas consigné l'agonie de Jésus et son dernier cris sur la croix qu'il a remplacé par l'invocation à son Père : "Père, je remets mon esprit entre tes mains" (Luc 23:46). Etant pro-romain, Luc insiste aussi sur le pardon de Jésus aux soldats romains qui l'ont crucifié : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). Comment nous l'avons expliqué à propos de la constitution du canon, le texte de Luc est tardif et n'a plus grand chose à voir avec l'histoire vérifique de Jésus qu'il n'a pas connu. On en conclut que ces versets sont fictifs et furent ajoutés dans une vision purement théologique.

Enfin, après la mort du condamné, si personne ne venait récupérer le corps, les oiseaux charognards se chargeaient de sa dépouille, ce qui ne dérangeait nullement les Romains. Heureusement, dans le cas de Jésus, à l'occasion de la Pâque et pour éviter toute émeute, sa famille a pu recueillir son corps et le déposer dans un tombeau.

La mort de Jésus

Une scène de crucifixions par Balage Balogh.

Comment Jésus est-il décédé ?

Cela paraît trivial mais deux mille ans plus tard, la cause réelle du décès de Jésus reste un mystère. Comme du temps des Romains, certains auteurs contemporains se sont également étonnés que Jésus n'ait survécu que quelques heures sur la croix. Comme nous l'avons expliqué, il est probable que Jésus sortit physiquement très affaibli de la flagellation et présentait probablement des traumatismes importants au point qu'il n'était plus capable de porter sa croix. Quant au reste, on sait peu de choses sur son état sur la croix et bien que les avis des apôtres soient contradictoires, il semble que Jésus était encore conscient et pouvait parler.

 A priori, étant resté à jeûn et éveillé depuis la veille au soir et ayant subit la flagellation, il est fort probable que Jésus soit mort épuisé et déshydraté. Mais d'autres hypothèses ont été proposées.

Rupture cardiaque

La première théorie fut proposée en 1805 par le Dr Gruner qui avait déjà établi que Jésus était mort en 6 heures alors que la norme était de 36 heures. Il établit aussi que la mort de Jésus avait été provoquée par une rupture du muscle cardiaque, théorie qui fut rejetée par les Évangélistes de l'époque mais qui n'étaient pas médecins. Toutefois, en 1847 le Dr Stoud de Londres confirma les hypothèses de Gruner dans un rapport fondé sur des examens post mortem et conclut que Jésus n'était pas mort des suites directes de la crucifixion, mais d'une "lacération ou d'une rupture du coeur". Depuis, de nombreux physiologistes et chirurgiens dont des cardiologues ont vérifié de nombreux détails de la crucifixion et une majorité semble supporter la théorie selon laquelle Jésus est mort prématurément suite à une rupture cardiaque.

Sur le plan médical, il s'agit précisément d'une rupture myocardique, c'est-à-dire du déchirement suivi de la rupture du muscle papillaire cardiaque. Selon les médecins, généralement le siège de la rupture se situe dans le système valvulaire (mitral > tricuspide), le septum interventriculaire ou sur la paroi libre du ventricule gauche (la grande cavité inférieure par laquelle transite le sang oxygéné qui est ensuite propulsé dans le corps par l'aorte). C'est un accident grave où le pronostic vital est rapidement engagé. Il existe également des ruptures dites contenues associées à une insuffisance cardiaque mais qui peuvent se rompre ultérieurement. Ce genre d'accident peut survenir suite à des lésions dans les traumatismes du thorax et la flagellation est un exemple typique mais également pour des raisons non traumatiques (rupture des tissus fibreux).

Insuffisance cardio-respiratoire aiguë

Selon une seconde hypothèse développée ses dernières décennies, c'est la flagellation décrite plus haut qui aurait littéralement abattu Jésus, notamment les traumatismes liés à l'insuffisance cardio-respiratoire aiguë (dyspnée, anémie, hypoxie, oedèmes, état de choc, etc.) qui auraient fragilisé son coeur et gêné sa respiration et l'auraient affaibli. Lorsque ensuite on crucifia Jésus sur la croix, de toute évidence les décompensations de l'insuffisance des fonctions cardiaque et respiratoire devaient déjà être aiguës. Ajoutées à la perte subséquence de sang et l'hypoxie progressive, ces signes de grande détresse auraient accéléré son état d'épuisement et précipité sa mort.

Crise cardiaque

Enfin, on s'est demandé si Jésus ne serait pas mort d'une crise cardiaque, d'un accident vasculaire cérébral ou un traumatisme similaire. Si on relit les Évangiles, alors qu'il est sur la croix, traumatisé, épuisé et agonisant, "Dieu sait comment", Jésus était encore lucide car il fut encore capable de réfléchir sur son sort, de répondre à son voisin crucifié, de reconnaître Marie, de lui parler ainsi qu'à Pierre, de prier son Père et finalement de crier d’une voix forte. A la fin de son calvaire il n'était donc pas encore asphyxié ni inconscient.

Selon les médecins, une crise cardiaque est généralement associée à une douleur intense dans la poitrine, en arrière du sternum, donnant l'impression de serrer la poitrine. La douleur est persistante (jusqu'à plus de 30 minutes) et angoissante, le patient ayant l'impression de mourir. Elle se produit généralement la nuit ou au repos et survient sans prévenir et brutalement. La douleur peut se propager dans la mâchoire, au bras gauche et jusqu'aux doigts, parfois vers le dos ou le ventre.

Notons qu'une crise cardiaque est produite suite à une obstruction des artères coronaires, généralement par un caillot de sang. Le coeur continue de battre mais avec des palpitations ainsi que la respiration. Si elle n'est pas résolue très rapidement, des parties du muscle cardiaque peuvent commencer à se nécroser. A ne pas confondre avec un arrêt cardiaque où le coeur cesse immédiatement de battre, il n'y a plus de pouls ni respiration.. Il est en général provoqué par une crise cardiaque.

A l'inverse, un accident vasculaire-cérébral (AVC) n'est pas associé à une douleur ni à un puissant cri mais plutôt à un trouble de la conscience, parfois associé à des troubles de la vision, du langage et de l'équilibre ainsi qu'à une paralyse d'un membre ou d'un côté.

Les Évangélistes relatent que Jésus a poussé un grand cri juste avant de mourir. Il aurait donc ressenti une violente douleur, peut-être le signe d'une crise cardiaque qui lui fut tout de suite fatale.

Des causes multiples

Mais plutôt que de chercher à tout prix une cause médicale unique au décès de Jésus, vu les conditions de sa passion, il est plus vraisemblable qu'il soit mort des conséquences de la combinaison des divers accidents physiologiques aigus décrits plus haut, même si souvent la crise cardiaque provoque finalement la mort.

Du sang et de l'eau

Beaucoup de Chrétiens ont discuté et discutent encore du passage de l'Évangile selon Jean qui évoque le coup de lance porté par un soldat après la mort de Jésus et le fait qu' "aussitôt il sortit du sang et de l'eau" de la plaie (Jean 19:34), y voyant le symbole de l'eau de la vie et même de l'Esprit Saint disent les théologiens catholiques. En fait, ceux qui parlent ainsi ne connaissent pas l'anatomie ni la médecine médico-légale et se fondent sur leur croyance doctrinale car il n'y a rien d'autre dans ce passage qu'un phénomène biologique bien connu des spécialistes des états post mortem. Jean l'a juste repris et interprété comme un symbole religieux confirmant la prophétie selon laquelle le Messie serait transpercé (Zacharie 12:10).

Jean ne précise pas si la lance est entrée à gauche ou à droite du thorax. Selon diverses théories proposées par des médecins, Jésus aurait été crucifié assez bas sur la croix et la lance du soldat aurait glissé sur la sixième côte et serait entrée par la droite du corps, dans la cavité pulmonaire, libérant immédiatement un flux de sang qu'on appelle le liquide séreux. Ensuite la lance aurait perforé le péricarde qui enveloppe le cœur.

A gauche, emplacement du coeur par rapport aux poumons. A droite, une radiographie thoracique d'un homme vu de face montrant l'emplacement du coeur couché sur le diaphragme. La partie du coeur qu'on observe sur la gauche du corps est le volume occupé par le ventricule gauche (situé dans la partie inférieure gauche du coeur). Documents Henrie-Fotolia et Centre de radiologie Paris la Défense.

Anatomiquement, contrairement à ce que beaucoup pensent, comme on le voit sur la radiographie ci-dessus, le coeur n'est pas situé à gauche mais presque au milieu du thorax, sur la partie médiane antérieur et couché sur le diaphragme, juste entre les deux poumons et en partie recouvert par leurs lobes, avec la partie haute du coeur débordant légèrement sur la droite le sternum tandis que la pointe du coeur est franchement du côté gauche.

Après le décès, les ventricules du coeur se vident de leur sang mais l'oreillette droite, qui reçoit en haut la veine cave supérieure et en bas la veine cave inférieure, est toujours remplie de sang liquide. Lorsque le coup de lance fut donné à droite, il aurait percé les ventricules, qui étaient déjà vidées de leur sang. Il n'aurait alors coulé que de l'eau selon Jean. Cette "eau" est en fait le liquide péricardique qu'on peut observer sur n'importe quel cadavre. Ce liquide est composé de sérosité, une sorte de sérum sanguin qui a l'apparence de l'eau et qu'on retrouve dans diverses membranes tapissant les cavités closes du corps. De plus, étant donné les traumatismes subis par Jésus pendant son agonie, cette sériosité devait être abondante, ce qui pourrait expliquer le compte-rendu de Jean.

A gauche, une coupe transversale d'un modèle anatomique du thorax à hauteur de la vertèbre thoracique T8, c'est-à-dire à hauteur de la poitrine (cf. ces schémas). Le grand cercle rose est le ventricule gauche du coeur. A ce niveau, on a l'impression que le coeur se situe à gauche. A droite, localisation du péricarde qui enveloppe le coeur. Dans le cas de Jésus, après sa mort, il est possible que la lance du soldat ait pénétré le thorax sur le flanc droit à hauteur de la sixième côte et percé ensuite le poumon et le péricarde, ce qui expliquerait l'écoulement de "sang et d'eau". Documents Medicalexpo et Studyblue adaptés par l'auteur.

En résumé, pour un médecin, dès qu'on parle d'eau près du coeur d'un cadavre, cela évoque directement une mort par asphyxie ou suffocation, ce qui est généralement le cas des crucifiés et peut-être le cas de Jésus.

Aujourd'hui, cette théorie est acceptée par la plupart sinon tous des médecins dont le Dr Pierre Barbet qui a écrit "La passion de Jésus Christ selon le chirurgien" (2000).

La date de la crucifixion

Concernant la date de la crucifixion de Jésus, comme évoqué à propos de la Pâque juive, par tradition la célébration de la Pâque et le jour de repos (sabbat) sont imposés par les Commandements de la Torah. et le cycle lunaire. La Loi juive que nous rappelle Jean (vv.19:14; 19:31-42) prescrit que le jour où les Juifs doivent immoler un agneau pascal (ou une chèvre) dans le Temple doit être le 14 de Nissan.

Pour que la Pâque tombe un jour de sabbat comme le précise Ponce Pilate, il n'existe que deux années compatibles avec la mort de Jésus, l'an 30 et l'an 33. Dans la tradition juive, Jésus est mort le lendemain de son arrestation, soit le jeudi 4 avril 30 vers 15 h. Cela correspond au 14 de Nissan de l'an 3790 du calendrier juif qui se base sur la chronologie établie dans le livre de la Genèse (cf. aussi ce convertisseur de calendriers).

Mais les chercheurs d'autres confessions ont tout de même voulu vérifier l'authenticité de cette date. A force de recoupements avec les faits historiques, les références aux saisons et autres fêtes judaïques, la majorité des historiens dont Gabriel Robin considèrent que la crucifixion n'a pas eu lieu en l'an 30 mais en l'an 33. Si on place l'évènement en l'an 30, c'est-à-dire selon la tradition juive le jeudi 4 avril 30 (14 Nissan), la veille de la Pâque (on oublie le dimanche 7 avril 30 ou 17 Nissan proposé par certains historiens), alors tout le ministère de Jésus doit se placer entre les années 29-30, ce qui paraît trop court. Non pas que Jésus n'ait pas pu faire un ministère "marathon", mais les détails décrits par les apôtres relatifs notamment aux saisons, aux moissons et aux fêtes ne permettent pas de placer Jésus à tous les endroits cités la même année. Si on prend donc l'an 33, Jésus serait mort sur la croix le 3 avril 33, la Pâque tombant le lendemain suivie du sabbat. Quoiqu'il en soit, c'est un exemple où la tradition est plus forte que la science.

Barabbas

Qu'en-est-il de Barabbas, soit-disant jugé par Ponce Pilate et libéré ensuite à la demande des Juifs comme le voulait la coutume pascale ? Les Évangiles ainsi que des manuscrits apocryphes montrent que Barabbas était également le prénom de Jésus (Matthieu 27:16-17) mais comme l'explique Jean-Paul Michaud, il fut écarté lors des copies ultérieures par les scribes pour éviter qu'il n'y ait deux Jésus, un saint homme et un voleur.

Le père Raymond E. Brown[1] qui a analysé les 36 dernières heures de la vie de Jésus du point de vue d'un enquêteur n'a trouvé aucune annale historique attestant que la coutume juive exigeait de libérer un prisonnier. De plus, les historiens sont unanimes pour dire qu'aucun gouverneur romain n'a jamais gracié un prisonnier dans l'Empire. Ce récit et ce personnage seraient donc fictifs.

Mais pour recouper le récit de Matthieu, Brown proposa l'hypothèse que suite à une émeute qui se solda par plusieurs morts, un certain Barabbas aurait été arrêté lors d'une rafle et relâché lors d'une fête qui amena le procurateur à Jérusalem, fête qui se déroula à peu près en même temps que la crucifixion de Jésus. Mais quelle que soit la construction des historiens (ou des scénaristes de films), on ne sait rien de Barabbas et tout indique qu'il s'agit d'un personnage imaginaire utilisé pour construire l'histoire de Jésus, mettant ironiquement en rapport la libération d'un criminel et la condamnation d'un innocent.

Ponce Pilate, un homme sans scrupules

Selon Matthieu : "Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde" (Matthieu 27:24). Dans les faits, Pilate n'avait aucun scrupule à condamner un Juif ni même un Romain; il le faisait couramment depuis déjà six ans et c'était légal.

Mais à force de crucifier les Juifs et parfois des personnes très en vue comme lors de la révolte des Samaritains en 36, rappelons que suite à une plainte de ces derniers, Pilate fut destitué par Lucius Vitellius, légat de Syrie, et dut s'expliquer à Rome au cours d'un procès devant l'empereur Tibère et fut disgrâcié. Il serait mort entre 38 et 41. Vitellius nomma ensuite Marcellus comme préfet de Judée puis l'empereur Caligula nomma Marullus qui assura la fonction d'hipparque de Judée entre 37 et 41.

De l'heure romaine à l'heure canoniale

A quelle heure Jésus est-il décédé ? Cela peut sembler anodin mais nous allons voir que certains détails sont subtils. En fait, une nouvelle fois, la réponse dépend de l'auteur. Selon Jean, Jésus meurt le jour de "la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure" soit au début de l'après-midi. Selon Matthieu, le jour de la mort du Jésus, "depuis la sixième heure il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure (Matthieu 27:45), fait évidemment confirmé dans l'Évangile selon Marc (vv. 15:33) en raison de la "Triple Tradition" décrite précédemment.

Gravure d'un cadran canonial sur l'église de Saint Gaultier (F) dont il manque le stylet central projetant l'ombre du Soleil. Il se lit de gauche à droite. A gauche, le segment horizontal représente le lever du Soleil (les laudes), en dessous le trait vertical représente la sexte (midi) et le segment horizontal à droite représente le coucher du Soleil (les vêpres).

Selon la tradition juive, Jésus est mort sur la croix le lendemain du repas de Pâque aux environs de la "9e heure des fils de Jacob" qui correspond à 15 h locale (Marc 14:12; 15:25). Mais de quel système horaire s'agit-il ?

Il faut savoir que lors de la traduction des textes grecs, l'Église ne décomptait pas les heures comme les Romains. Comme on le faisait encore au Moyen-Âge, la vie sociale était réglée sur la liturgie catholique et l'heure des paroisses suivait ce rythme dont l'heure de référence était l'heure de midi. Ce système inventé au IIIe siècle avant notre ère donna naissance au cadran canonial duquel dériva le cadran solaire.

Le cadran canonial est placé sur la face sud (méridionale) ou ouest (occidentale) des églises ou des basiliques ou dans certaines rues. Il a la forme d'une demi-lune divisée en 4, 8 ou 12 secteurs équidistants du lever du Soleil (les laudes) jusqu'au coucher du Soleil (les vêpres). Les cloches des églises sonnaient donc les heures dites canoniales. 

Dans ce système horaire, la journée est divisée en 7 heures canoniales : matines ou vigiles (minuit), laudes (aurore), prime (1ere heure du jour), tierce (3e heure), sexte (6e heure), none (9e heure), vêpres (soir) plus le crépuscule/coucher de soleil appelé complies.

Les Romains divisaient la journée en 12 heures, système dont nous avons hérité mais comportant 4 divisions correspondant aux heures canoniales de la journée : prime, tierce, sexte et none qui étaient appelées les "Petites Heures".

Si on reporte ce système canonial dans le système romain, la 1ere heure canoniale (prime) s'étend entre 6-9 h dans le système romain, la 3e heure canoniale (tierce) entre 9-12 h, la 6e heure canoniale (sexte) entre 12-15 h et la 9e heure canoniale (none) entre 15-18 h.

Chaque heure canoniale est associée à des prières spécifiques. Ce système était également appliqué dans les monastères et tous les ordes séculiers ou réguliers pour l'office divin au cours duquel les moines et les clercs catholiques étaient astreints à la "prière des heures" (d'où la création du fameux "Livre des Heures" enluminé). Autrement dit, les moines et les clercs catholiques devaient se réveiller à minuit pour les vigiles et être encore debout pour les vêpres de 18 h.

Ce système était déjà appliqué par les Juifs. Aussi, quand Matthieu dit que Jésus est mort sur la croix entre "la sixième heure et la neuvième heure", il faut se référer au système canonial et comprendre que si la "1ere heure" s'étend entre 6-9 h du matin et généralement fixée à la fin de la période soit 9 h dans le système romain, la "6e heure" correspond donc à midi et la "9e heure" correspond à 15 h, l'heure du décès de Jésus choisie par les Juifs.

A lire : Comprendre les cadrans solaires, Shadows Pro

A gauche, un très ancien cadran solaire sphérique appelé hemicyclium, typique des Romains, découvert en 2017 dans l'ancien ville romaine d'Interamna Lirenas située près de Monte Cassino en Italie. Gravé dans du calcaire, il mesure 54x35x25 cm et contient l'inscription "M(arcus) NOVIUS M(arci) F(ilius) TUBULA" (Marcus Novius Tubula, fils de Marcus). Il date du milieu du Ier siècle avant notre ère. A droite, un cadran solaire grec monumental datant de 218 de notre ère exposé dans la cour du Musée archéologique d'Éphèse à Selçuk en Turquie. Il est dédié à l'empereur romain Caracalla (212-218). Document U.Cambridge et Musée d'Ephèse.

La différence entre le cadran canonial et le cadran solaire est que le premier ne mentionne pas les heures ni aucune indication et les secteurs sont équidistants. A l'inverse, comme on le voit ci-dessus, dans le cadran solaire la demi-lune qui peut-être projetée de différentes manières est divisée en 12 secteurs inégaux et mentionne généralement les heures de VI à XII et de I à VI ou par des lettres grecques et reprend parfois l'arc diurne du Soleil et l'arc des solstices.

Enfin, à quel âge est mort Jésus ? Luc nous donne l'âge de Jésus : "Jésus lors de ses débuts, avait environ trente ans" (Jean 8:57). Si son ministère dura entre 2 et 4 ans, Jésus serait donc mort au plus tôt à 32 ans en l'an 30 et au maximum à 37 ans si on fixe son décès la veille de Pâque de l'an 33.

Quand le ciel s'assombrit

Peut-on authentifier la date et l'heure du décès de Jésus ? Contrairement à Matthieu, Luc ajoute un détail supplémentaire utile survenu à l'heure de la mort de Jésus : "Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu" (Luc 23:44-45). Suivant nos heures canoniales, c'est donc vers 15 h locale que les ténèbres tombèrent sur la terre.

A partir de Matthieu (ou Marc), on en déduit qu'il s'agit peut-être d'une éclipse de Lune mais avec le détail supplémentaire de Jean, il pourrait s'agir d'une éclipse totale de Soleil survenue entre 12 et 15 heure. Dans tous les cas, il s'agit des deux seuls phénomènes célestes compatibles avec la date de la Pâque juive évoquée plus haut. De plus, l'éclipse totale du Soleil est le seul phénomène pouvant plonger toute la Terre "dans les ténèbres" durant plusieurs heures en comptant la phase partielle. Il faut donc vérifier si une éclipse de Lune ou de Soleil serait survenue à l'heure de la mort le Jésus le 4 avril 30 à 15 h ou comme le suggère l'historien Gabriel Robin, le 13 avril 33 à 15 h.

Les simulations montrent qu'il n'y pas eu d'éclipse de Lune ni de Soleil ce jour là vers 15 h locale ou aux alentours de cette date, ni en l'an 30 ni en 33. Comme d'habitude, le ciel de Jérusalem devait être clair avec un Soleil radieux (cf. cette webcam). Et donc, à titre anecdotique, l'éclipse totale de Soleil qui apparaît dans le film "Barabbas" (2012) de Roger Young n'a pas eu lieu cette année là. Si c'est une grossière erreur sur le plan de la reconstitution historique, le rendu est néanmoins spectaculaire et l'effet réussi.

Deux versions et deux interprétations

Si sur le plan scientifique on peut plus ou moins bien départager les faits des légendes et imaginer les évènements qu'endura Jésus lors de la Passion, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un récit à vocation théologique. Chez aucun des Évangélistes il ne s'agit d'un compte-rendu fidèle à la réalité, à laquelle d'ailleurs ils n'ont pas assisté; les faits et paroles qu'ils décrivent ne sont donc pas nécessairement authentiques. En effet, à défaut de preuve historique, les récits des Évangiles concernant notamment le chemin de croix, la crucifixion et les dernières paroles de Jésus contiennent des indices indiquant sans ambiguïté que les auteurs ont décrit leur propre interprétation des évènements plutôt que les faits réels.

Folio 245b du Codex Sinaiticus comprenant les versets de Luc 23:14-48 relatifs à la crucifixion de Jésus.

Si nous comparons les textes des quatre Évangélistes, bien que les auteurs synoptiques racontent la même histoire, dans leurs détails le récit de la condamnation à mort, du chemin de croix, de la crucifixion et des derniers instants de la vie de Jésus sont différents. Ainsi, selon Marc (cf. cette page du Codex Sinaiticus reprenant les versets 15:17-41) tout au long du chemin de croix Jésus n'a pas dit un mot jusqu'à ce qu'il ressente une grande solitude et en appelle à Dieu puis pousse son cris de désespoir à l'instant de sa mort. Mais ce n'est pas ce que dit Luc. On y reviendra à propos de la mise en scène des prophéties après l'épisode du Golgotha.

Marc décrit Jésus comme un homme seul sur la croix, rejeté, désespéré, abandonné à son triste sort, ignorant les raisons de sa souffrance et s'inquiétant que le Dieu qu'il prenait pour son Père et a tend vénéré ne le sauve pas. Il meurt l'esprit tourmenté et c'est seulement alors que le voile du Temple se déchira.

Selon les historiens, cette interprétation serait destinée aux premiers chrétiens et à tous ceux qui s'interrogent et ne comprennent pas les raisons pour lesquelles Dieu tolère que les hommes soient persécutés et souffrent en son nom; la mort de Jésus apporte le salut et se sont les païens qui sauront le reconnaître (c'est un centurion qui comprit que Jésus était un juste).

Selon Luc au contraire, dont la page correspondante du Codex Sinaiticus (IVe.s.) est présentée à droite, sur le chemin de croix Jésus s'adresse à des femmes, prédit la destruction prochaine du monde et même sur la croix, il invite Barabbas au Paradis et il demande encore à son Père de pardonner les hommes. Le voile du Temple se déchire avant qu'il ne meurt.

Dans cette version, Luc décrit Jésus comme maîtrisant parfaitement la situation, toujours compatissant et porteur d'un message apocalyptique, il sait pourquoi il est crucifié car il sent la présence de Dieu et sait qu'il pardonne les pêcheurs. Puis, sans crainte Jésus finit par remettre son esprit entre les mains de Dieu.

Selon les historiens, il est également possible que Luc ait rédigé cette version bien différente de celle de Marc à l'intention des persécutés pour témoigner qu'il est possible d'interpréter la mort de Jésus d'une autre manière qu'à travers la souffrance. En effet, selon Luc, Jésus ne meurt pas dans la douleur mais l'esprit serein car il a l'espoir de gagner le Royaume de Dieu, un lieu baignant dans le bonheur où il n'y a ni ennemi ni souffrance. Ceci explique pourquoi de nombreux Chrétiens sont morts en martyrs en ayant l'esprit serein et même en chantant.

Enfin Jean est encore plus concis et ne décrit même pas le chemin de croix, disant simplement que Jésus confia Marie à son disciple bien aimé puis demanda à boire, on lui tendit une éponge vinaigrée puis "Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l'esprit" (Jean 19:30). Peu d'émotion transpirent, juste une attention envers sa mère, une attitude compatissante comme chez Luc mais sans excès et surtout Jésus n'exprime aucune souffrance.

Notons que les quatre Évangélistes prennent la peine de préciser qu'on fixa sur la croix un écriteau sur lequel Pilate fit graver la mention "Jésus de Nazareth, roi des Juifs". On y reviendra à propos du Golgotha qui fait l'objet du prochain article où on évoquera également la tombe de Jésus et on expliquera plus en détails comment les Évangélistes ont interprété la mort de Jésus.

A lire : Le Golgotha et la tombe de Jésus

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[1] Raymond E. Brown, "The Death of the Messiah", G.Chapman, 1994, pp.814-820 (en VF "La mort du Messie"). Cet ouvrage relate en 1500 pages (1700 en français) les 36 dernières heures de la vie de Jésus du point de vue d'un enquêteur. Lire aussi Corrado Augias, "Les 18 dernières heures de Jésus", Tallandier, 2016.


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