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La contamination extraterrestre La
météorite ALH84001
Ces isotopes ont en effet des propriétés similaires aux éléments analysés dans l’atmosphère martienne par la mission Viking. Ces météorites contiennent de petites quantité d’eau dont le rapport isotopique de l’oxygène diffère de celui mesuré dans l’eau terrestre. Tous ces indices suggèrent non seulement que cette météorite vient de Mars mais que cette planète contenait autrefois beaucoup plus d’eau, transformant ces SNC en carbonates. Liste
des météorites martiennes (NASA/JSC) Plus
étonnant encore, après analyse il s’avère que l’échantillon
ALH84001 contient des minéraux carbonés qui d’ordinaires précipitent
en présence d’eau sous forme liquide. Il présente également des
grains de cristaux de magnétites similaires par la forme mais non la dimension
à ceux produits par certaines bactéries terrestres (la magnétite des
magnétosomes). Enfin, l’échantillon
contient des hydrocarbures aromatiques polycycliques, les fameux PAH - qui
ne sont pas des acides aminés - associés à des éléments organiques,
les carbonates. Ces PAH sont des substances insolubles contenant
principalement du pyroxène minéral et une quantité modérée de
molécules organiques lourdes connues sous le nom de
"kérogène".
En bref conclut l’équipe de McKay, “aucune de ces observations n’est en elle-même concluante quant à l’existence d’une forme de vie passée [sur Mars mais] considérés collectivement” cet échantillon contiendrait des résidus fossiles d’êtres unicellulaires et des produits de leur métabolisme. Pour la première fois, semblait-il, nous avions “la preuve qu’il exista, dans le passé, une forme de vie élémentaire sur Mars”. Cette découverte renforce l’opinion de certains exobiologistes qui pensent que la vie, malgré qu’elle soit un état très complexe de la matière, n’est peut-être pas aussi rare qu’on le pensait jusqu’alors.
Mais depuis la publication de cet article, les quelques indices mis en évidence donnèrent lieu à un large débat dans la communauté scientifique et furent vivement critiqués. Aujourd’hui encore beaucoup de chercheurs refusent de croire à l’origine martienne de la météorite, rien selon eux ne prouvant l’origine extraterrestre de l’échantillon ALH84001. Des centaines d'expériences permettent de reproduire des substances identiques ou analogues à celles trouvées dans la météorite, et ces simulations ne renforcent pas la thèse de l'équipe de McKay. La validité de leurs propos et les preuves avancées rappellent les débats historiques de la paléontologie, les canulars de toutes sortes visant soit à asseoir la réputation d'un chercheur en mal de célébrité soit à le tourner en dérision par ses collègues. Mais d'un autre côté certains ne croyaient pas non plus au squelette chimérique et bien concret de l'ornithorynque ou que les fossiles pouvaient exister antérieurement au Déluge... Le débat sur la nature de la météorite d'Allan Hills est donc loin d'être clôturé. Les recherches continuent. La nature d'ALH84001 : des débats contradictoires
Prochain chapitre
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