Alain MOREAU

Member
  • Content count

    3463
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    4
  • Country

    France

Alain MOREAU last won the day on August 18 2018

Alain MOREAU had the most liked content!

Community Reputation

1202 Excellent

1 Follower

About Alain MOREAU

  • Rank
    Very active member

Personal Information

  • Hobbies
    Astronomie, escalade, spéléo, ce qu'il y a sur et sous la mer, par altitude décroissante, mes semblables quand ils sont aimables, et mes différents aussi, s'ils ne prétendent pas m'empêcher de vivre à ma façon.
  • Adress
    Île Rodrigues, Océan Indien
  1. Oui, Motta (et Super) comme pour toute autre chose en notre monde : satisfaire l'intellect, fort bien, mais il faut aussi que le corps exulte ! Et cela passe par les sens, naturellement Voir de ses propres yeux un objet interstellaire traverser notre système, c'est un peu autre chose que "seulement" contempler des lignes de données austères sur un écran - les images fussent-elles acquises, elles aussi, par quelque prothèse inorganique... Car in fine, c'est un regard bien humain qui les contemple ! Certes les données alimentent notre curiosité intellectuelle, mais ce qui nous fascine, ce sont les images. Nous déployons des efforts démesurés pour acquérir des images ! (et pour en synthétiser quand nous n'en avons pas ) Si nous pouvions seulement le voir cet objet, mais encore le humer, le palper, sentir croître sa chaleur à l'approche du Soleil, l'entendre gémir et craquer sous l'échauffement, notre émotion serait à son comble ! Et c'est en cela surtout, peut-être, au-delà de la terrible fragilité de nos corps si vulnérables à ce milieu, que l'espace demeure définitivement inhumain : à part la vue et la sensation euphorisante d'apesanteur, il met en échec tous nos autres sens - ceux qui mobilisent nos émotions les plus profondes (isolés du néant extérieur par ces bulles artificielles de non-espace que sont nos vaisseaux, nos scaphandres, qui les leurrent pour nous le rendre brièvement supportable) Sa démesure nous renvoie si durement à notre finitude pathétique, à nos existences si brèves, si minuscules, si inadaptées... En astronomie j'ai longtemps pensé - stupidement - que les purs contemplatifs (dont je suis, essentiellement) devaient être très différents des virtuoses de l'image... De fait il n'en est rien : eux aussi sont à la recherche de l'émotion ultime, l'image "parfaite" selon leur propre vision intérieure - une représentation intime de leur réalité, telle qu'ils l'interprètent selon leur propre sensibilité. Elle ne diffère pas fondamentalement de celle de l'artiste, peintre ou photographe, danseur ou musicien, compositeur, mais aussi interprète : l'humain, plus ou moins rationnel, plus ou moins sensible selon les circonstances, ne peut s'empêcher de composer et d'interpréter le monde à sa façon, de mille façons en apparence différentes, qui ne sont pourtant que mille variations d'une même façon - si humaine - de l'interpréter. Émotions et partages : voici indéniablement ce qui nous lie ici
  2. En effet Deftronide, pour rebondir sur la remarque de Motta et abonder au sujet de ton fil : dans quel état t'erres !?
  3. Vaisseau interstellaire asteroïde

    Excellente idée, c'est parfaitement concevable avec l'Énergie Idoine (l'Énergie Idoine est une nouvelle source d'énergie, produite par la Technologie Idoine, qui sera développée dans les quarante prochains millions d'années) Il ne reste donc plus à ce brillant aréopage de potaches qu'à préciser le "bientôt" D'ailleurs, on voit que ce ne sont encore que des étudiants à l'imagination et aux ambitions limitées : il serait beaucoup plus élégant de propulser la Terre - enfin plus exactement tout le Système Solaire - à travers la Galaxie, si on veut voir du pays. Comme ça, pas besoin de recréer un biotope artificiel : on conserve toutes nos ressources sous la main, on voyage tranquille parmi les étoiles dans notre petit nid douillet Les solutions techniques existent : placer le Soleil au foyer d'un gros réflecteur parabolique par exemple, pour le laisser se propulser tout seul dans la direction voulue (je pense qu'on pourrait sans regret utiliser Mercure pour fournir le métal nécessaire - cette planète barbante au possible - elle ne manquerait même pas aux astronomes amateurs !) Ensuite il ne resterait plus qu'à puiser à volonté dans l'abondant bestiaire galactique - qui ne manque pas d'objets massifs - pour trouver toute l'assistance gravitationnelle nécessaire à nos vagabondages intersidéraux, telle une petite boule de billard cosmique, moyennant de dérisoires corrections de trajectoires tous les quelques centaines de siècles : pas de quoi s'épuiser les méninges à ré-inventer la poudre !
  4. Andromède

    Meuh si !!! T'es ballot ou quoi, depuis que t'es reviendu ? On l'aura propulsée depuis longtemps à distance respectable de son étoile moribonde, tandis que cette collusion titanesque nous offrira l'opportunité providentielle de migrer autour d'une naine rouge de passage à longévité quasi éternelle... Faut arrêter d'écouter tous les pessimisses qui croivent qu'on est que des cons damnés !
  5. Andromède

    Cette simul. est complètement tarte : on ne voit même pas flamber les étoiles, ni s'exciter les trous noirs centraux ! Il faut la voir en entier en fait, à partir de 3'00" on voit ce que donne la collision depuis la Terre :
  6. C'est quoi le problème avec Meteoblue ?

    Quelle misère ces prévisions quand même ! L'avantage, chez moi : y en a pas ! (enfin y a celles des météo-astrologues mauriciens, pour qui "ce sera calme s'il n'y a pas trop de vent", et "il fera plutôt clair entre les nuages" ) Avec leurs maillages respectifs allant de 13 à 100 km de côté, les modèles prévisionnistes généralistes (ICON, GFS, etc.) fournis par VentuSky, WindGuru et consorts, sont à peu près totalement inopérants sur ma zone, mon île minuscule, aux micro-climats complexes, échappant systématiquement à leur insuffisante résolution spatiale... On peut seulement s'y référer pour savoir - avec une quasi certitude - le temps qu'il ne fera pas ! Alors j'observe attentivement l'horizon en fin d'après-midi : un horizon tranché, contrasté, présage une excellente transparence nocturne ; tout comme une lumière chaude, portant des ombres nettes et "froides" à l'approche du couchant, annoncent une atmosphère limpide à l'humidité relative modérée, établie par un vent régulier, laminaire en altitude et sur le front des reliefs au vent. Si je braque un télescope à 90° du Soleil sur la ligne d'horizon, dans ces conditions et à cet instant, il me révèle la houle se découpant avec netteté et contraste sur un fond de ciel très peu brumeux, comme si j'observais depuis l'amont et du raz de l'eau, le déversoir lointain d'une cataracte : il s'agit naturellement de l'extrême bord de la Terre Plate, vous l'aurez compris ! Je guette plus tard l'apparition de l'arche anticrépusculaire, ses nuances subtiles et changeantes de minute en minute, l'ascension rapide de l'ombre de la Terre dans ce gris-bleu plombé dévorant inexorablement les teintes rose-indigo du crépuscule antisolaire... Je lève le nez vers le ballet des oiseaux et des chauves-souris, j'écoute se transformer les bruits de la nature tandis qu'elle glisse subrepticement de la vie diurne à la vie nocturne - une bonne indication des promesses de la nuit - hume l'air salin pour deviner la transparence à venir (inversement proportionnelle à la fragrance des embruns, si la mer au large est assez formée et le vent suffisant pour les soulever jusqu'à mon perchoir). Puis je vérifie les sens et horaires des marées (pour les entrées maritimes, si le vent est peu soutenu), consulte les dernières images satellitaires, relève la direction et la vitesse de l'alizé pour savoir ce qui m'arrive dessus et dans combien de temps, la position du jetstream pour les cisaillements d'altitude (merci les pilotes d'Air Mauritius qui eux connaissent leur boulot sous peine de sévères complications). Si des cirrus sont visibles à mon zénith, je note combien de temps ils mettent à s'éteindre après la disparition du Soleil derrière l'horizon - ce qui me fournit une bonne approximation de leur altitude - ainsi que la direction de leur dérive si elle diffère de l'alizé. Durant la dernière heure précédant la nuit, enfin, j'ai surveillé l'évolution de la couverture nuageuse sur les sommets de l'île, qui m'a renseigné sur la dynamique thermique sol/atmosphère de la soirée et la stabilité de ses basses couches. Le temps de me livrer à cette petite routine sherlock-holmesque, il fait généralement assez noir pour confirmer si une turbulence est décelable à l'oeil nu à plus de 45° de l'horizon - auquel cas je ne sors rien d'autre que la paire de jumelles, sauf évènement particulier Mais avouons qu'astro-météorologie et météo-astrologie ne sont que les deux faces opposées d'une même pièce : on peut aussi se contenter de la lancer à pile ou face pour prédire le temps qu'il fera avec 50% de chances de tomber juste (si on savoure avec enthousiasme le verre à moitié plein )
  7. Actualités de Curiosity - 2013

    Un rôt épicé, alors ?
  8. Actualités de Curiosity - 2013

    Pas forcément ; c'est le problème irritant des phénomènes transitoires : tout sensible qu'il soit, si TGO ne scanne pas la bonne zone au bon moment, il passe à côté de la détection... Au pire cela contraint la vitesse de dilution du méthane dans les conditions locales pour qu'une émission de surface devienne indétectable depuis l'orbite. Et cette absence de détection par TGO plaide pour une émission ponctuelle dans le temps et dans l'espace. Un pet de Shai-Hulud ?
  9. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    En l'occurrence c'est plutôt une Triple Moine (mais pas à cette heure-ci ) car je suis en France en ce moment
  10. Fichtre ! Quelle étrangeté quand même, cet objet interstellaire...
  11. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    C'est vraiment chaud quand même, vu la morphologie de surface. En outre le marqueur est un peu loin du cratère artificiel et entouré de cailloux, rendant encore plus aléatoire la possibilité de récupérer des matériaux moins superficiels issus de l'impact. Ce doit être pour l'équipe un sacré dilemme, entre la prise de risque et le potentiel scientifique escompté, mais qui reste douteux...
  12. Contre-coup de gueule

  13. Contre-coup de gueule

    On est déjà trop content sur un ATR d'avoir deux hélices qui tournent et un siège pour s'asseoir ! Pour lire tes inepties et y répondre, j'avais pas encore éprouvé le besoin ni l'urgence de me connecter en plein ciel. Maintenant, pour me hisser au niveau des autres intervenants de ces pages, ça va devenir de plus en plus nécessaire, j'en conviens.
  14. Contre-coup de gueule

    Ah ben désolé, j'ai pas pu donner mon avis plus tôt : j'étais occupé comme chaque été à ruiner la planète et les cieux en cramant 600l de kérosène A/R ! (enfin, grâce à Monsieur Musk et sa constellation StarLink, je vais pouvoir dans moins de 100 ans vous arroser de mes stupidités depuis 12000m d'altitude - ça aura le mérite d'élever le débat - merci à Lui ! ) Pour revenir au sujet, une fois n'est pas coutume, j'chuis super d'accord avec tout le monde : c'est sans gravité de traiter des sujets graves avec légèreté, puisque combattre la gravité permet de s'élever
  15. TNO, KBO, SDO & Co.

    Ben, on ne peut pas nier que les jaunes riz rient jaune et que les blancs riz rient blanc, tandis que les rouges à riz qu'au rouge haricots rouges sont aux (haricots) verts ce que le blanc est au noir et le yin au yang : opposés mais complémentaires. Ils ne peuvent exister l'un sans l'autre. Le bon côté du racisme, c'est qu'au moins il reconnait la différence Par exemple : mélangez un jaune et un blanc, ça vous fait une omelette plus ou moins baveuse (perso je trouve ça dégueulasse !) Un blanc et un rouge : au mieux un rosé frelaté qui se méprise sans regret, au pire un éléphant rose si vous abusez gravement du mélange ! Un noir et un blanc : un drôle de zèbre... Etc, etc. Si on commence à parler de la couleur des corps exposés au soleil par exemple - qui vont d'ébène à rouge écarlate, en passant par jaune sulfureux et orange ferrugineux - on n'a pas fini de se poiler si vous voulez mon avis !