Alain MOREAU

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À propos de Alain MOREAU

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    Membre très actif

Informations personnelles

  • Centres d'intérêt
    Astronomie, escalade, spéléo, ce qu'il y a sur et sous la mer, par altitude décroissante, mes semblables quand ils sont aimables, et mes différents aussi, s'ils ne prétendent pas m'empêcher de vivre à ma façon.
  • Adresse
    Île Rodrigues, Océan Indien
  1. sur France 5, devenir extra -terrestre...

    Non : son plus grand chef d'oeuvre, ce sera quand il aura enfin les pieds sur Terre !
  2. A voir voyage vers mars

    Ça c'est très improbable par contre : lors d'un impact, les éjectas sont essentiellement composés du corps hôte et non de l'impacteur - du moins tant que ce dernier est d'une faible masse relativement à celle du corps qu'il percute (ils se comportent comme deux fluides entrant en collision) Le percuteur pénètre la surface, tandis que l'onde de choc éjecte en périphérie les roches du corps hôte, exactement comme une goutte qui frappe une surface liquide. La vitesse de libération à la surface de Mars est de l'ordre de 5km/s, soit 2x moins que sur Terre, et son atmosphère est assez raréfiée pour offrir peu de freinage aérodynamique à des débris denses à haute vélocité : il est assez facile pour des éjectas d'échapper à son puits gravitationnel suite à un impact assez violent.
  3. A voir voyage vers mars

    Tout à fût, c'est extrêmement probable d'après les gens très sérieux qui l'ont analysée en détail (et je suis sûr de son authenticité car je suis allé la chercher moi-même... sur Terre ) C'est un fragment de Dhofar19, une shergottite basaltique trouvée en 2000 dans le désert d'Oman, fortement présumée d'origine martienne. (dont pas mal de fragments ont été retrouvés d'ailleurs, dispersés et vendus ou échangés) Ce caillou ne ressemble à rien, il est moche et semble insignifiant, mais moi il me fait fabuleusement rêver ! Le papier publié suite à sa découverte : https://pdfs.semanticscholar.org/4ab3/abd9e593da338f5298476f8a5cee2b5781bd.pdf Et son cratère-source sur Mars, récemment identifié par une équipe franco-norvégienne dont le labo de géologie de Lyon, c'est fascinant : http://www.insu.cnrs.fr/node/4766
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    Merci Daniel, pour ta réponse comme toujours circonstanciée et argumentée (un bien fameux calice tout de même : ne boudons pas ce cru ) Je demeure dubitatif toutefois sur les véritables raisons de cette reculade face à la vallée argileuse : les argiles sur Terre sont toujours extrêmement intéressantes à étudier, elles constituent des archives paléo-climatiques précieuses et permettent de nombreuses déductions sur l'histoire géologique, ainsi que celle de la flore et de la faune de la région où on les trouve... à minima. Si - aussi improbable que cela puisse paraitre - on recherche réellement des traces de vie sur Mars dans un passé lointain, j'ai peine à croire qu'on ne s'y intéresse finalement plus du tout. Ça semble illogique. D'autant que forer une argile est d'une facilité déconcertante, même sans percussion, comparé aux difficultés de s'attaquer aux roches riches en hématite des dernières cibles sur lesquelles on s'obstine avec cette foreuse si mal en point : quelque chose continue de m'échapper dans cette affaire. Quant à la communication ridicule qui nous a été balancée régulièrement, elle n'est pas là non plus pour rendre crédibles ni intelligibles les affirmations de l'équipe sur ses choix "stratégiques"... ni pour la créditer d'une confiance solide : ça sent l'embrouille cette histoire
  5. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Ce sont des infrasons en revanche : il a fallu les décaler largement en fréquence pour les rendre audibles (comme on décale en fréquence les infrarouges pour les visualiser )
  6. Actualités de Curiosity - 2013

    Oui mais vois-tu 8'zi : tout comme la meilleure équipe, le meilleur matériel finit par s'user et par tomber en panne : c'est strictement inéluctable. Même si cette obsolescence non programmée arrive à un moment imprévisible, généralement beaucoup plus tard que lorsqu'elle l'est... Ce qui est parfaitement prévisible en revanche, c'est que plus le temps passe, plus le matos souffre et plus la motivation humaine s'essouffle. Donc si je disais plus haut en substance qu'il serait fort imprudent de s'attaquer d'emblée au plus difficile, il arrive un moment où à l'inverse il devient urgent de s'y attaquer : avant que les moyens techniques et les forces vives ne déclinent au point d'être condamné à y renoncer... L'instant de la bascule est difficile à déterminer précisément, mais en général avec l'expérience on parvient assez bien à savoir quand il faut se confronter au gros morceau d'une expé : avant en tout cas que les lâchages graduels du matériel ne deviennent vraiment handicapants, et avant, tout autant, que l'usure psychologique et physique des humains ne commence à peser lourdement dans la balance en influant négativement sur la cohésion de l'équipe et sa bonne dynamique décisionnelle. Je pense que dans le cas qui nous occupe ici, le point de cette bascule a été largement dépassé, et que par son obstination à continuer de tergiverser, cette équipe montre qu'elle n'est plus en mesure d'assurer sa mission première avec lucidité et détermination : elle est usée et probablement ne parvient plus à gérer les conflits auxquels je faisais allusion plus haut, et qui sont un piège redoutable conduisant invariablement à l'échec lorsqu'on n'a pas un sursaut salvateur avant qu'il ne soit trop tard.
  7. Actualités de Curiosity - 2013

    Il y a un mois et demi j'écrivais ceci, que je n'avais pas publié à l'époque pour ne pas décourager les bonnes volontés - celle de Daniel en particulier - mais c'est encore plus d'actualité, alors je vous en fait part malgré tout : Ce que tu décris là Motta, c'est le lot quotidien de l'explorateur, s'il n'est mû par la force supérieure de sa détermination ! Pour rapprocher cela d'une expérience toute autre qui est la mienne - celle de l'exploration spéléo en terra incognita (là où ni homme ni robot n'a jamais mis les pieds/roues/laser) - les choses sérieuses s'organisent toujours en deux temps pour avancer dans l'inconnu total : La phase de prospection et de reconnaissance - le boulot ici de MRO (comme son nom l'indique ) - qui vise essentiellement à déterminer le potentiel de découverte d'une zone élargie, sa richesse et son intérêt particulier, en épluchant toutes les données dont on dispose déjà ou qu'on peut acquérir avec des moyens distants et/ou restreints, sans prendre de risque (cartographie aérienne, satellitaire visuelle ou radar, etc) à ce stade préliminaire. Il s'agit d'un "survol" global, durant lequel on se contente d'observations générales forcément limitées, dont on pousse cependant l'analyse au maximum, au terme duquel on se livre à une évaluation du ratio intérêt/difficultés-risques d'une exploration poussée sur le terrain, selon les indices découverts et le potentiel escompté, les moyens qu'on peut espérer mobiliser, les obstacles estimables, etc. C'est à son terme qu'on décide de cibler des objectifs précis. Pour les attaquer rationnellement, on va alors les classer par potentiel d'intérêt décroissant, mais si possible aussi : chronologiquement, par danger croissant de mise en échec définitif (par casse, accident, épuisement des ressources, etc.) pour éviter de s'attaquer d'emblée au plus difficile au risque de faire échouer prématurément toute l'exploration, avant même qu'elle ait pu obtenir ses premiers résultats. En pratique, sur les cibles les plus ambitieuses, les deux approches : "on assure au max" vs "on tente le coup" peuvent souvent entrer en conflit (et leurs tenants, donc, aussi : ces missions étant toujours montées par des humains ) car bien sûr la plupart des objectifs les plus intéressants sont aussi les plus risqués, inaccessibles, audacieux ; tout ce qui était "facile" ayant naturellement déjà été moissonné. On se retrouve ainsi à devoir arbitrer entre prise de risque et potentiel de découverte... Il faut s'y faire ou bien jeter l'éponge : on se bat avec ça dès lors qu'on monte une expé d'exploration pure, et cela, bien avant même d'être à pied d'oeuvre sur le terrain ! La phase d'exploration proprement dite, débute par la mobilisation des moyens matériels et les ressources humaines adaptés aux difficultés qu'on a pu anticiper et objectifs définis au préalable (moyens robotiques et humains dans le cas de Curiosity). C'est dans cette phase qu'une planification opérationnelle, fondée sur les résultats de la prospection, est mise en place obligatoirement ; à la fois pour ne pas gaspiller de précieuses ressources - forcément très limitées en situation - en rationalisant leur utilisation, mais aussi pour maîtriser autant que faire se peut les aléas et les risques de l'exploration. Il est indispensable pour obtenir des résultats décisifs de ne pas se disperser, ni a fortiori se laisser perdre en route par rapport aux objectifs initiaux. Sauf - et c'est le seul cas où il faut faire exception - si par chance extraordinaire on tombe d'emblée sur ce qu'on était venu chercher, ou sur une découverte d'une importance si capitale qu'elle justifie instantanément l'abandon du profil de mission qu'on s'était fixé au préalable... C'est donc cette fois l'évaluation quotidienne et cumulative des résultats en cours - comparativement aux ambitions ayant motivé la mission - qui doit permettre de la piloter sur le terrain et trancher sur ses priorités du moment une fois ré-évaluées à l'aune des dernières découvertes réalisées et en fonction des imprévus rencontrés... C'est le rôle dévolu au chef de mission, assisté si nécessaire des spécialistes adéquats, de procéder aux arbitrages nécessaires et de trancher lorsqu'il y a conflit. Son autorité doit pour cela être largement reconnue et acceptée par tous ; il doit donc être expérimenté et compétent - tant dans les aspects techniques de la mission que dans sa capacité à gérer intelligemment le facteur humain. Pas simple. On peut parfois y frôler le "nervous break-down" ; nombre d'expés ont échoué sur ce point, alors que parfois composées des meilleurs éléments pris individuellement, mais incapables de collaborer intelligemment faute d'une redéfinition claire et largement partagée des objectifs, sous la pression du stress, des enjeux, des divergences d'opinions au sein d'une équipe. Curiosity n'en est pas, que je sache, à des découvertes si majeures qu'il faille remettre en question tout son profil de mission ? Je n'ai point encore repéré sur les images martiennes de dent de mégalodon ou autre rostre de bélemnite extraterrestres... Ou alors le secret en est fichtrement bien gardé ! C'est donc le manque de clarté (ou de communication ?) sur ce processus de ré-évaluation nécessaire en cours de mission, qui laisse planer un doute persistant sur la pertinence des choix stratégiques de l'équipe aux manettes du rover et même sur le fait que ce soient les vrais explorateurs - scientifiques et techniciens - qui soient véritablement aux manettes... On finit par s'interroger sur l'existence d'une vision globale et cohérente à la tête réelle de cette mission, dotée de l'autorité reconnue nécessaire à son bon pilotage ; ou par supputer qu'on nous cache la véritable raison de ce piétinement interminable... (pour ne pas dire minable). Le résultat pour ma part - et je serais curieux de connaître votre sentiment à ce sujet - est que mon intérêt s'émousse graduellement depuis pas mal de temps déjà, non à cause de sa lenteur car je suis un homme extrêmement patient, mais essentiellement parce qu'aucune des réflexions de fond qui doivent nécessairement présider aux choix stratégiques, précisément, de cette équipe, ne filtre. Quel que soit l'énorme boulot fourni par Daniel pour alimenter ce fil (et si je le suis encore, c'est surtout grâce à son énorme passion communicative ) il ne peut inventer des infos dont il ne dispose pas. Or lorsqu'on constate depuis un an que "ça ne bouge plus", il est légitime de se demander : "pourquoi ?". Tant qu'on n'a pas la réponse à cette question de fond, la litanie sans fin des opérations routinières d'observations puis d'analyses - dont on ne connaît en amont ni les motifs, ni en aval les résultats - perd singulièrement de son intérêt : les gens qui suivent ce fil, par définition, sont curieux de nature, sans quoi ils ne le suivraient pas, donc les frustrer durablement sur ce sujet ne peut que finir à la longue par les démotiver à s'y intéresser. S'il n'y avait régulièrement ces images extraordinaires tout de même d'un autre monde, et la passion communicative et extraordinairement tenace de Daniel, son humour et ses contrepèteries parfois énigmatiques, j'aurai depuis longtemps décroché ! Mes deux sous
  8. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Ben sur cette image postée vendredi à 13h25 par Daniel, on voit vachte bien les stries radiales laissées par le souffle de l'atterrissage ; rien d'étonnant à ce qu'un petit caillou se fasse rouler dans la même direction sous cet effet :
  9. A voir voyage vers mars

    Ben voui ami l'ton, restons cohérents : on dit bien par exemple qu'aberrir est aberrant, comme alunir est alunant, ou atterrir est atterrant... Nan ? Logique jusqu'à un certain point... Ainsi, en bon marsophilami, je peux facilement toucher Mars sur Terre : un petit fragment de météorite martienne trône sur mon bureau ) Si je fais ça, doit-on dire pour autant que j'amarsis sur Terre ? (peut-on tripler les consonnes entre deux voyelles, marsophilami l'ton ? )
  10. Orbital reflector

    À mon âge on supporte tout ce qui fait du bien par où ça passe !
  11. Orbital reflector

    Ah j'avoue qu'elle n'était pas facile celle-là ! Je ne dois pas avoir l'esprit assez mâle tourné
  12. Orbital reflector

    .
  13. Orbital reflector

    Ah bah voilà, Audiard l'avait prévu, c'était prémonitoire :
  14. La Voie Lactée, dans toute sa splendeur et son intégralité

    Ça y est !!! Tu as enfin parachevé cette oeuvre colossale de très longue haleine ! Un bravo tout aussi colossal, à la mesure du challenge !!! C'est somptueux !
  15. diagramme HR

    V'là le dernier, qui exploite les données Gaia actuellement disponibles : Basé déjà sur 100 x plus d'étoiles qu'Hipparcos en ordre de grandeur ; ça commence à causer ! source : http://sci.esa.int/gaia/60198-gaia-hertzsprung-russell-diagram/