Alain MOREAU

Member
  • Content count

    4398
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    5
  • Country

    France

Alain MOREAU last won the day on August 5 2020

Alain MOREAU had the most liked content!

Community Reputation

4193 Excellent

3 Followers

About Alain MOREAU

  • Rank
    Very active member

Personal Information

  • Hobbies
    Astronomie, escalade, spéléo, ce qu'il y a sur et sous la mer, par altitude décroissante, mes semblables quand ils sont aimables, et mes différents aussi, s'ils ne prétendent pas m'empêcher de vivre à ma façon.
  • Adress
    Île Rodrigues, Océan Indien
  • Instruments
    Il est de taille modeste, celle dont la nature m'a doté. Il me suffit cependant à atteindre parfois le septième ciel, aussi je m'en contente :)

Recent Profile Visitors

8535 profile views
  1. Merci Jacques pour ce morceau de bravoure, qui se lit d’un trait sans reprendre son souffle ! Une belle synthèse qui permet de prendre la mesure de l’abîme nous séparant encore de pouvoir poser un pied humain sur Mars (à supposer qu’il existe un intérêt à le faire qui justifie l’effort colossal nécessaire, et que celui-ci puisse être entrepris par une Humanité divisée même sur des choses infiniment plus urgentes et menaçantes pour sa survie). Retourner gambader sur la Lune reste une douce rigolade à côté ! On a tous entendu parler de ces difficultés plus ou moins en ordre dispersé - certaines semblant déjà difficilement surmontables même avec une bonne dose d’optimisme - mais lorsqu’on suit de bout en bout ton énumération... ce n’est plus de l’optimisme mais de l’inconscience qu’il faut pour y croire encore ! Allez, restons optimistes envers et contre tout : plus vite l’Homme se cassera les dents à vouloir quitter sa planète, plus tôt il se rendra compte combien il est vital de la préserver. Pour l’heure ces fantasmes de civilisation multiplanétaire ne font que nourrir l’inconscience des priorités absolues, avec pour effet de repousser la mise en oeuvre des vraies mesures conservatoires - les seules à pouvoir nous donner le temps d’évoluer assez pour surmonter nos crises ici-même sur Terre (et commencer à réparer un peu nos dégâts... enfin ce qui peut l’être encore). En un sens l’étape sélène préliminaire est une bénédiction : le soufflé va retomber aussi vite qu’il a gonflé quand on va se rendre compte de la vacuité de nos vaines tentatives de coloniser la Lune. Pour y faire quoi ? Miner des ressources dont le moindre kilo rapporté sur Terre vaudra son poids de diamants ? Trouver un débouché extraterrestre aux foreuses de la Boring Company et aux cargos interstellaires Starship ? Mars... Dans quelques siècles ou millénaires, peut-être, si d’abord nous survivons à nos propres conneries ici sur Terre et si nous grandissons enfin un peu !
  2. Rotondité terrestre (suite)

    Ça dépend si on décode facilement le second degré
  3. Merci brizhell : voici donc la preuve irréfutable qu’Elon Musk n’est pas Tony Stark
  4. Rotondité terrestre (suite)

    Las : la première règle du bon observateur est de ne pas oublier le beau temps ! (mais dommage : tu aurais pu vérifier même de plus bas que ta Terre est aussi ronde que la mienne )
  5. À quoi bon écrire des livres quand d’autres écrivent l’Histoire
  6. LSST (Large Synoptic Survey Telescope)

    Non. Oui. Non.
  7. Héhé Well : Musk a des compétences indéniables et surtout des talents qu’il cultive, mais essentiellement pas ceux qu’il/on nous vend D’abord c’est un vendeur performant qui croit (ou donne l’impression de croire) à ce qu’il fait avec un enthousiasme communicatif : son succès tient avant tout aux élans qu’il impulse auprès de ceux qui le suivent comme un seul homme - irrationnels ou non. Ensuite c’est un gros bosseur. Ce qu’il ne connaît pas il en apprend l’essentiel, et vite. Pas forcément en profondeur, mais assez pour s’en servir utilement. Il émet certaines idées intéressantes, certes noyées dans un flot d’inepties irréalistes, mais il sort tout de même du positif de cette créativité débridée une fois que des gens compétents s’y attèlent sérieusement pour voir ce qu’ils peuvent en tirer de concret. Or l’un de ses talents est justement de savoir recruter les personnes qu’il faut pour les mettre en musique. Enfin c’est un "self made man" qui a mis au point de façon empirique mais efficace ses propres méthodes de gestion de projet ; au cas par cas on peut trouver discutable son management, mais preuve est faite que dans l’ensemble ça fonctionne et produit les résultats qu’il escompte. Ceux qui intègrent ses entreprises le savent : je ne les plains pas. Il faut voir à ce titre les trois vidéos mises en ligne par Tim Dodd voici quelques semaines (qui a longuement interviewé Musk à Boca Chica), dont le contenu me semble édifiant et permet de comprendre l’originalité de son approche. Pour conclure, ne nous hâtons pas de jeter la pierre à Musk avant de nous interroger sur nos propres responsabilités : il n’est que le pur produit du monde - admirable ou redoutable (rayez la mention inutile selon votre sensibilité personnelle, si vous en avez une ) - que nous avons créé à l’image de notre propre inconscience, caractéristique la plus universellement partagée entre les humains sur cette Terre. Monde dont lui ne fait que pousser la logique de l’absurde jusqu’à son paroxysme... Si nous ne voulions pas de ce monde, refusions-en les règles du jeu pipées en n’adhérant pas au modèle économique prédominant qui nous a conduit à ces excès insoutenables. Mais si au contraire nous croyons encore naïvement qu’il prépare l’avènement d’un monde meilleur (malgré le démenti cinglant des deux derniers siècles de l’ère industrielle) allons-y de bon coeur, la fleur au fusil et le sourire aux lèvres ! Pour ma part, si je reste égoïste, ça m’est parfaitement égal : mon temps est au moins autant compté que pour ces élucubrations dont je ne verrai vraisemblablement pas l’épilogue ; seules les générations futures - si elles adviennent - auront à statuer sur la pertinence des présentes interrogations. Ce qui me dissuade hélas de m’en laver les mains, c’est que je me suis reproduit. J’aimerais, ô combien comme certains ici, ne point douter un seul instant de l’héritage que je vais laisser à mes enfants, et camper sur la certitude rassurante que je leur lègue le meilleur des mondes à venir... En attendant, ce qui se joue à Boca Chica ressemble au théâtre allégorique de nos paradoxes les plus fous ainsi que de nos rêves les plus audacieux (d’où son succès), mêlant nos plus formidables potentialités aux risques les plus démesurés : on peut ou non aimer cette pièce, elle n’en demeure pas moins fascinante ! Espérons que sa chute ne sera pas aussi spectaculaire que son ascension...
  8. LSST (Large Synoptic Survey Telescope)

    Magnifique ! (noter la précision mécanique nécessaire à cette échelle pour obtenir un tel résultat 👍) Précision qui fait en revanche défaut à la traduction automatique par Google Translate, ici stupide : is moving est dans le contexte à traduire au pire par "bouge" ou mieux par "se meut" pour coller plus précisément au sens originel d’une structure mobile mise en mouvement, et non par "déménage" ! Abruti de traducteur, et surtout abrutis de concepteurs incultes ! On n’évoque pas ici l’acheminement-déménagement du bestiau : "it’s moving from Spain to Trifouillis-the-Gees (the middle of nowhere, comme il sied au précieux )
  9. mars 2020 rover

    Pareil
  10. Rotondité terrestre (suite)

    Merci Toutiet, de ta réponse détaillée (et illustrée) du 9 mars, que j’avais complètement zappée, j’ignore pourquoi...
  11. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    À vrai dire c’est déjà la question qu’on se posait dès le départ dans ce fil... Il semble que la réponse soit désormais claire en ce qui concerne le booster : c’est rentable pour lui dans la mesure où il n’atteint pas la vitesse orbitale, donc est doté d’une énergie cinétique bien moindre à dissiper - ce qui peut être réalisé à moindre coût grâce à une petite réserve d’ergols brûlée pour mettre un bon coup de frein au moment de la rentrée afin de limiter l’échauffement de l’aérofreinage. Le reste de la décélération est ensuite fourni par l’atmosphère puis la poussée finale, mais sans imposer de bouclier thermique. Pour l’étage orbital en revanche, c’est une autre paire de manche. La réutilisation de celui-ci interdit en effet de le doter d’une protection ablative : il faut concevoir un bouclier réellement efficace sur une très grande surface, qui ne se détériore pas à la rentrée et nécessite au pire des contrôles et une maintenance minimum entre deux vols ; c’est faisable, je pense, en l’état actuel de nos technologies, mais extrêmement ambitieux et délicat à mettre au point.
  12. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Certes : la tuile serait un décollage au décollage...
  13. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Plus j’observe ce revêtement thermique et ses difficultés présentes de mise en œuvre (par un processus ici encore purement artisanal, comme il se doit sur un proto) plus je me dis que l’un des plus gros challenges va être de passer - comme il a été réalisé avec succès pour les soudures - à des méthodes plus efficaces et moins aléatoires. Seulement pour le soudage on peut s’appuyer sur une immense expérience industrielle, et sur des outils robotiques existants, sophistiqués, disponibles sans aucune adaptation spécifique, déjà développés pour de nombreuses autres applications similaires. Pour réaliser, poser, surveiller et entretenir de façon automatique et routinière ce genre de bouclier à l’échelle impliquée avec la fiabilité sans faille requise, il demeure un léger gap par rapport à tout ce qui s’est fait jusqu’à présent... J’ai bien peur qu’on ne soit pas près de voir le Starship repartir vers les étoiles toutes les deux heures comme le rêve Musk : 3-4 heures me paraîtrait un délai plus réaliste (faudrait déjà qu’il arrive entier jusqu’au sol ! ) À mon sens un des points d’achoppement les plus critiques du projet dans son ensemble. Et la clé de sa viabilité économique.
  14. mars 2020 rover

    Mon père m’a toujours dit : "méfie-toi des rôdeurs, ils ont souvent des processus d’acquisition illégaux..." Une dent de Shai-Hulud y serait plus vraisemblable (et mieux conservée )