Alain MOREAU

Membre
  • Compteur de contenus

    2 795
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    2
  • Pays

    France

Alain MOREAU a gagné pour la dernière fois le 7 novembre

Alain MOREAU a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

71 Neutre

À propos de Alain MOREAU

Informations personnelles

  • Centres d'intérêt
    Astronomie, escalade, spéléo, ce qu'il y a sur et sous la mer, par altitude décroissante, mes semblables quand ils sont aimables, et mes différents aussi, s'ils ne prétendent pas m'empêcher de vivre à ma façon.
  • Adresse
    Île Rodrigues, Océan Indien
  1. Découverte du plus ancien trou noir de l’univers.

    Le papier dans Nature n'est pas en accès libre, mais celui sur ARXIV est là : https://arxiv.org/pdf/1712.01860.pdf L'équipe y décrit ses méthodes (technique toutefois, pas très accessible) Sinon en français, l'excellente comme toujours - et plus digeste - synthèse du toubib () est ici : http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2017/12/decouverte-du-premier-quasar-situe.html#more Même si j'aime bien le taquiner sur son titre, il fait un remarquable travail de vulgarisation : encouragez-le, il le mérite +++
  2. Découverte du plus ancien trou noir de l’univers.

    Effectivement : il y a bien une relation, mais entre le trou noir central et la masse du bulbe s'il s'agit d'une galaxie spirale, ou celle la galaxie entière s'il s'agit d'une elliptique. Voir ici la page de Françoise Combes sur le sujet, publiée en début d'année sur Futura : http://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronomie-voie-lactee-mysteres-galaxie-spirale-1826/page/5/
  3. Lancement du EELT, c'est (presque) bon !

    Yes ! Une décision raisonnable et rationnelle
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    À certaines heures, comme on le voit sur cette photo, les couleurs martiennes tendent tout de même vachement vers le gris, non ? (je sais : c'est pas bien de rigoler des choses sérieuses ; j'ai pas pu m'empêcher, je ne suis sérieux que si nécessaire à la base : pas souvent, quoi ! ) Et puis capt flam m'a remis vertement à ma place avec son histoire de température de couleur solaire identique partout... J'en suis resté baba ! Et le b-a-ba du baba, c'est d'être cool Pourtant, cette façon de me tancer vertement prouve un manque d'objectivité certain de sa part, préjudiciable à sa crédibilité : le vert est une couleur tendancieuse, un parti-pris discutable s'agissant de Mars-la-Rouge... Moi ma mauvaise foi ne vous surprendra pas, donc je n'ai pas à en rougir personnellement. Heureux de ton passage-éclair par ici Damia Et mes excuses Daniel, pour cet intermède colorimétrique
  5. MICROSCOPE et le principe d'équivalence

    Moi aussi je m'étonne de tes réactions à ce sujet Cédric ? Aller chercher sans cesse la précision ultime, c'est - entre autres - ainsi qu'on a toujours fait avancer la science. Comme le dit fort justement Lyl, pousser le principe d'équivalence dans ses derniers retranchement est l'une des nombreuses approches pour tenter de rendre notre compréhension de la physique moins "schizophrène" comme le dit si bien C. Rovelli. Ton pressentiment n'a rien de scientifique, excuse-moi. "Oui ben on n'en est pas encore là et les matière et énergie noires on ne sait toujours pas ce que c'est ni même si ça existe" Oui ben on n'en sera jamais plus loin si on ne cherche pas obstinément à y voir plus clair dans toute cette obscurité ! ;):) Ta position est extrêmement paradoxale : on ne peut déplorer à la fois d'être dans le noir et ne pas tâtonner jusqu'à trouver l'interrupteur...
  6. Raquette Gemini 2 en panne

    Merci Xavier Effectivement c'est ce que j'ai fait à court terme pour me dépanner. (chouette le gros bébé à côté de toi sur ton avatar : c'est pas tous les jours qu'on en voit des SC 16'' )
  7. Actualités de Curiosity - 2013

    @capt flam"... la question sera résolue le jour où un astronaute y déposera les pieds" Détrompe-toi : notre humaine balance des blancs (comme des noirs - ne vexons personne ) n'est pas déterminée par l'oeil, mais dépend entièrement des capacités de traitement fascinantes de notre cerveau. Dans une vie antérieure, souterraine, j'explorais de profonds gouffres lors d'expés qui duraient jusqu'à 7 jours d'affilée sans voir la lumière du jour, exclusivement éclairé par des lampes à acétylène. On déplorait un affreux rendu "sauce tomate" sur toutes les photos souterraines des émulsions argentiques couleur de l'époque, équilibrées par défaut pour "lumière du jour" ; tandis que simultanément notre perception visuelle sous terre nous restituait - après une brève adaptation et malgré un éclairage insuffisant - très honorablement les couleurs "naturelles" auxquelles nous sommes habiués... Chaque fois que nous tentions des photos couleurs dans cet environnement, nous avions peine à croire, au développement, qu'un tel écart puisse être compensé aussi inconsciemment ! En fait notre cerveau "annulait" automatiquement avec une vitesse d'adaptation impressionnante, les quelques 2800K d'écart de T° de couleur entre la brillante flamme de combustion de l'acétylène et la lumière solaire. Ce dont aucun filtre n'était capable malgré d'abondantes recherches à cet effet. Surtout à partir d'une lumière déjà si faible qu'une filtration énergique n'aurait laissé passer que du noir ou presque ! (J'espère que vous saisissez le rapport avec l'imagerie astronomique et la pratique de l'observation visuelle ) Résultat 7 jours plus tard : durant quelques minutes psychédéliques au sortir de ces gouffres, l'herbe nous paraissait bleu turquoise sous la lumière du jour brutalement retrouvée, et ce n'était pas celle que nous avions fumé ! Tout le spectre de nos perceptions avec été recalé de 2800K vers le rouge - excusez du peu, un putin de redshift ! - par notre cerveau : beaucoup plus malin qu'un bête et méchant filtrage dans un environnement manquant si singulièrement de lumière ! Tout aussi rapidement cependant que pour l'adaptation inverse à la descente, cette sensation surréaliste s'estompait en quelques instants : nous retrouvions dès lors notre perception habituelle des couleurs. Un terrien sur Mars, très rapidement, sera incapable de distinguer une forte dominante colorimétrique dans les paysages martiens : son cerveau, en quelques minutes tout au plus, les interprétera comme "normaux" après avoir ajusté sa balance automatiquement. Dans notre cas, pour les plus rapides d'entre nous, ça ne prenait que quelques dizaines de secondes - voire une poignée de secondes seulement - au point qu'ils se demandaient ensuite s'ils n'avaient pas rêvé : rêve aussitôt démenti par ceux pour qui ça prenait un peu plus longtemps ! Cependant comment prouver et quantifier cet effet, alors même que toutes tes perceptions sont altérées - y compris celles d'éventuelles mires de calibration/comparaison ?
  8. Avis sur lunette Meade 102/800 f/D 7.8 ?

    Ok, c'est top ! Merci de tes indications, ça nous donne une bonne base pour faire une proposition selon l'état.
  9. Avis sur lunette Meade 102/800 f/D 7.8 ?

    Merci Lyl ! Je vais transmettre les infos à mon pote sur place pour qu'il vérifie ça. Une idée du prix pour ce genre de matos en occase plutôt bon état d'après ce que j'ai vu ? Je souhaite faire une offre raisonnable, que chacun s'y retrouve : ce matériel sera plutôt utilisé ici en itinérant et pour l'initiation bénévole ou symboliquement à prix mini pour préserver la dignité ; on n'est pas riches, mais les rodriguais le sont encore moins... Il y a toute une marmaille dont les yeux brillent comme des étoiles quand ils me voient sortir le matériel : trop d'yeux pour le peu d'instruments dont je dispose !
  10. Hello de la fin du monde (le bout du monde, c'était quand on croyait que la Terre était plate ) La lunette que voici est en dépôt chez une amie mauricienne, je n'ai pas de précisions sur son âge ni comment elle est arrivée là. (à part via une amie de cette amie : c'est un peu maigre comme historique... ) Ceux qui la connaissent peuvent-ils me dire ce que ça vaut, au propre (l'optique est propre ) comme au figuré ? (que vaut la figure de diffraction sur ce genre d'achro ? ) Ok, c'est pas une FSQ ni une Traveler, mais est-ce qu'en instrument d'appoint ça vaut le coup d'investir quelques euros pour racheter ça après l'avoir testée ? Pas pu le faire en février quand je suis passé à Maurice chez elle, mais là j'ai l'opportunité de la rapatrier sur Rodrigues. Pour ceux qui la connaissent (la lulu, pas mon amie !) cette optique donne-t-elle des images correctes sans souffrir d'un chromatisme excessif ? Le PO, hum, oublions : j'ai de quoi le remplacer par du lourd. Aucune idée de l'année de fabrication, ni des verres employés ; encore moins des performances optiques sur le ciel... Merci de vos avis éclairés (pas trop quand même : c'est gênant la nuit ! ) Alain
  11. Exoplanètes : dernières découvertes

    Allez, chiche : donnons-nous rendez vous dans dix ans Place des Grands Hommes pour en reparler :
  12. Pyramide de Kheops : une grande découverte

    Excellent !
  13. Exoplanètes : dernières découvertes

    Yes capt flam, oeuf corse Serge, jai re-vérifié la détectivité réelle de Kepler (et dormi un peu ) avant de répondre, car de mémoire je n'étais plus sûr. Un article de S&T m'est revenu, qui expliquait pourquoi sa détectivité était moins bonne qu'attendue, malgré un bon fonctionnement de l'instrument durant sa durée de vie effective, nominale. Le voici (en anglais, sorry) : http://www.skyandtelescope.com/astronomy-news/keplers-dilemma-notenough-time/ Ok, c'est de la vulgarisation, donc ça ne vaut pas mieux que Ciel & Espace ou Science & Vie mais c'est facile à lire et ça dit l'essentiel. Je n'ai pas vérifié ses sources mais elles sont citées, donc avec un peu plus d'efforts c'est facile d'aller y boire. Perso j'ai confiance : on voit que c'est documenté. Bien que datant de 2011, il n'y a rien eu de fondamental de découvert depuis la publication de cet article. On a juste augmenté le nombre, mais pas radicalement modifié le profil des détections depuis. Pour résumer, c'est à cause du rapport s/b moins élevé que prévu, en raison de la variabilité photométrique stellaire intrinsèque, double des prévisions, que Kepler détecte beaucoup moins de petites planètes qu'escomptées : In February 2011, Kepler scientists announced that the spacecraft had identified more than 1,200 candidate planets. But the fraction of Earth-size worlds was far below theorists' expectations. NASA / Kepler / Wendy Stenzel On estime ainsi à seulement 2,7 σ un évènement individuel, contre 4 σ attendus... Il s'ensuit qu'il faut observer beaucoup plus de transits que prévu pour confirmer une détection : If stars were no "noisier" than the Sun, then Kepler should take less than 6 months to identify an Earth-size world circling a solar-type star in a 10-day-long orbit — and less than 4 years to spot one in a 300-day-long orbit. But stars are noisier than the Sun, so more time is needed to make such detections. D. Koch & others / SPIE On voit sur ce graphique du rendement espéré initialement du télescope, que même la Terre serait déjà à l'extrême limite, voire au-delà de sa détectivité nominale en 4 ans d'observations, sans compter la variabilité supérieure observée dans les faits (et un bruit instrumental un peu supérieur aussi). En pratique je persiste et signe : même Kepler n'avait que très peu de chances de détecter avec certitude des planètes "terrestres" sur une orbite d'un an terrestre autour de leur étoile. Les astronomes de la mission évaluent qu'il aurait fallu observer ce champ au moins 2x plus longtemps pour en avoir le coeur net, soit 7 à 8 ans minimum, si aucun problème technique n'avait altéré ses performances et empêché sa prolongation efficace. J'en conclus donc à posteriori que cette mission n'avait aucun moyen d'atteindre ses objectifs (détection de planètes terrestres autour d'étoiles solaires, à la base) dans le temps imparti au départ. Le tableau proposé par Jack au-dessus est parlant à ce titre : il montre bien que plus on avance, plus on détecte statistiquement des petites planètes orbitant loin de leur étoile (à l'exception notable des 2 premières, dont la taille, la luminosité et/ou le bruit intrinsèque plus faible de leur soleil, leur ont permis de sortir plus vite du bruit) Toutefois, à l'exception là aussi, de deux d'entre-elles seulement dans chaque cas, il s'agit pour la plupart d'étoiles plus petites et/ou plus froides que le Soleil : des naines rouge-orange en majorité. On reste donc, encore à l'heure actuelle, en deçà du seuil de détectivité "confortable" requis pour obtenir une statistique fiable des populations exoplanétaires de petite taille ou éloignées de leur étoile, navré. Je ne parle même pas des vitesses radiales, qui ne jouent pas dans la même cour en termes de détectivité. A.
  14. Exoplanètes : dernières découvertes

    Allez, je viens de faire le calcul mieux qu'à la louche pour en avoir le coeur net, j'ai mal évalué : si on considère même les transits rasants en bord du limbe de la photosphère (peu exploitables en pratique), la Terre a statistiquement au mieux une chance sur 230 000 (durant maximum treize heures par an donc) de se trouver devant son étoile, vue depuis un point quelconque de la voûte céleste lors d'un pointage occasionnel... Evidemment, si on pointe le Soleil non-stop pendant 1 an et qu'on se trouve à moins de 16' d'arc de l'écliptique, on verra forcément transiter la Terre à un moment ou un autre. La probabilité réelle de détection est bien sûr proportionnelle au nombre et au temps de surveillance des étoiles cibles. Kepler a donc contourné le problème en surveillant un champ fixe sur le ciel, sensé être représentatif d'une population galactique "propice". Sur l'échantillon surveillé - environ 145 000 - combien d'étoiles solaires ? Quelqu'un sait sans rechercher dans les publications ? Toujours est-il que de 3,5 ans au départ, l'objectif de durée de mission est passé à 7 ans car il fallait accumuler plus de données que prévu pour confirmer les détections. Je suis d'accord que les statistiques actuelles dégagent plusieurs grandes familles d'exoplanètes facilement détectables dans lesquelles les planètes de notre système solaire n'entrent pas. Mais il faut bien reconnaître aussi que d'un côté nos planètes telluriques sont petites, avec des périodes de 3 mois à 2 ans terrestres, ce qui nécessite pas mal de temps pour les détecter sans ambiguité par transit (tout en les rendant difficilement détectables par vitesses radiales), tandis que nos géantes gazeuses ont des périodes qui nécessitent une longue durée d'observation pour les confirmer : si les mêmes profils se retrouvent dans d'autres systèmes planétaires, ils seront de toute façon plus longs à mettre en évidence ; nous avons mangé notre pain blanc. Ça fait quand même réfléchir à la probabilité que nous détections des planètes similaires à la nôtre (taille angulaire rapportée à celle de leur étoile & période de révolution) seulement au bout de quelques années d'observations. Même sur un échantillon aussi important que celui de Kepler.
  15. Exoplanètes : dernières découvertes

    1/100 toutes tailles de planètes confondues, peut-être oui (si on prend pour repère justement un système genre ce qu'on connaît déjà) Mais si tu ne cherches que des planètes de taille terrestre plus ou moins à 1UA de leur étoile, c'est beaucoup moins : nous, vu d'1/4° de l'écliptique on ne transite pas devant le Soleil... Et même si on passe idéalement au centre pour un observateur lointain situé pile sur l'écliptique, notre transit ne dure qu'une douzaine d'heures au maximum, une fois par an : donc notre probabilité de détection ne doit guère excéder 1/720^2/an à la louche... C'est pas gras je trouve ! Me gourre-je ?