Bernard Augier

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  1. Reprise monture Pierre Bourge "essieu 2CV"

    Pour ce fichu problème de vibration, elles peuvent être atténuées par l'adjonction d'un volant d'inertie en sortie de moteur, avant reduction. C'est une solution qui avait fait ses preuves sur une table équatoriale construite par Frederick Gea et Thierry Prevost. Voir site Altaz, 600mm David Vernet
  2. Quel oculaire pour un dobson

    Comptes tu utiliser une correcteur de coma genre Parracor? C'est quand même bien à grand champ, ce que tu recherches. Et pour moi indispensable. Dans ce cas tu modifies la focale par 1,15. Mon newton 4,5 travaille du coup à 5 . Pour une pupille maximum de 5mm, ce que je te conseille de ne pas dépasser pour de simples raisons de contraste d'image sur fond de ciel (au delà tu perds des étoiles faibles, le fond de ciel est lavasse même sous des ciels de qualité , le champ s’appauvrit. C'est ma sensation après des décennies de visuel en tout genre, des jumelles aux très gros diamètres ) , ça donne des oculaires de 25 mm maxi pour mon newton. Ma démarche perso à partir de cette donnée établie c'est d'avoir le champ maximum, quitte à ce moment là à descendre un peu en focale. Je préfère toujours, à champ égal, grossir un peu plus en ciel profond. L'image est plus riche en détails et on plonge plus en magnitudes. C'est pourquoi j'utilise beaucoup plus volontiers l'Ethos 21 ( x100, 1° sur le ciel) que le Nagler 26 ( x80, 1° sur le ciel). A vrai dire le Nagler dort dans sa boite... C'est le même constat qui me fait préférer l'Ethos 8 au 13 comme oculaire intermédiaire.Notamment sur galaxies. Le Nagler 5 étant dédié au grossissement (planètes, détails en ciel profond comme les nébuleuses planétaires). Et un Pentax XO 2,5 pour les nuits d'exception. A toi d'adapter la démarche sur ton télescope. Si tu l'utilises sans Parracor, tu retrouves les même valeurs que moi. J'ai des focales plus longues, bien sur, dont les Maxvisions, mais je ne les utilise que sur des F/D plus long genre lunette ou Scmidt Cassegrain. Je pourrais les utiliser sur un Newton pour "avoir du champ à tout prix". C'est tentant, mais à l'usage c'est toujours décevant. Bon, quoi qu'il en soit , il faut un porte oculaire qui tienne la route avec le poids de toute cette verroterie. Mais c'est un passage obligé pour de bonnes observations Avec la table équatoriale...
  3. SQM > 21.7 = Ciel Pourri!

    Ah chouette un post sur le SQM... Sauf que maintenant j'ai un truc de plus à vous raconter. Nous sommes actuellement sur le Mercantour en voie d'obtenir le label RICE (Réserve internationale de ciel étoilé). Donc évidemment mesures sur le terrain notamment à Restefond avec des responsables du Parc National du Mercantour . Le but étant bien sur de mettre en valeur un patrimoine exceptionnel, mais surtout de le préserver au mieux en sensibilisant notamment les élus. On parlait plus haut de protocole qui font défaut dans le milieu amateur. Là nous avions un protocole...mais avec un SQM-L pointé au zénit, direct sur la Voie Lactée, mis en œuvre par la Chef de projet du Parc National. Le protocole impliquait des séries de mesure sans corrélation d'aucune sorte avec d'autres évaluations (Bortle, MVLON...). J'avoue avoir été déçu. C'est un protocole international.J'espère qu'il implique des mesures tout au long de l'année. Vous en pensez quoi?
  4. Reprise monture Pierre Bourge "essieu 2CV"

    Je suis avec intérêt ce post ayant moi-même construit un 200 F6 « Pierre Bourge » (Texereau en fait à l’origine, ne l’oubliez pas!) il y a 35 ans. Détrôné ensuite par un C8/EQ6, puis enfin par une configuration inavouable . Je me suis souvent posé la question d’un recyclage du bazar. J’ai réutilisé l’entrainement vis sans fin sur la plate forme équatoriale de mon 400 F4,5 dans un premier temps en pensant garder le ruban tracteur pour finalement le remplacer par une crémaillère moulée. Pour ce qui est du tube ça me donne un petit Strock maintenant. Reste la fourche… Oui c’est exactement ça. Avec les paliers autolubrifiants acier/bronze la vis sans fin peut coulisser longitudinalement librement. C’est l’effet du contrepoids qui la plaque contre le carré en acier trempé suffisamment dur pour ne pas être marqué. La bille permet que ce contact soit le plus ponctuel possible, et bien centré, à la condition (et c’est ça le chalenge, qui m'a fait faire un sang d'encre sur le mien…) qu’elle soit elle-même dans un trou parfaitement centré. Ce trou doit donc être usiné pendant la même passe que les paliers, sans démonter la vis sans fin. Si tu utilises des roulements à bille, la bille butée ne sert à rien. Mais tes roulements doivent être impérativement des paliers autocentreurs pour être coaxiaux une fois monté sur la vis sans fin. C’est tout à fait ça. Plus tu montes en diamètre, plus le poids du miroir devient prépondérant par rapport à la masse du tube pour une même philosophie de construction et ouverture de miroir (comparer deux tubes pleins, deux serruriers…), ce qui recule abaisse le centre de gravité. Sur mon 200 F6 Pierre Bourge (35 ans d’âge !), l’axe de déclinaison est à 1/3 de la longueur du tube moyennant des contrepoids sur le barillet. Pour réduire les vibrations qui sont "le" gros défaut des montures à fourche. C’était le problème des « Pierre Bourge » et reste le souci des Schmidt Cassegrain. Un gros avantage de la motorisation d’origine préconisée dans le livre cité ci-dessus par contre, c’est d’utiliser un moteur synchrone qui vibre très peu. La modernisation de ces montures avec des moteurs pas à pas a souvent été à l’origine de vibrations incontrôlables. Même si la sécurité représentée par le passage du 220 AC au 12 DC était un plus évident.
  5. Newton 300 et 400 à Restefond

    Mes deux instruments de prédilection, de construction perso, en situation à 2500m d'altitude, à 30 minutes de ma maison, à la Bonette-Restefond. Un 300 mm F4 mixte Dobson/équatorial utilisé en imagerie CCD/APN sur AP 1200. Un 400 F 4,5 Dobson sur table équatoriale pour le visuel. Et la tente abri/observatoire.
  6. Liste des tentes observatoires Astro

    J'utilise une tente Base 2" Quechua. Le tapis de sol est amovible. Ce qui permet de coiffer le matériel rapidement en fin d'observation ou en cas de météo capricieuse. Surtout en milieu de haute montagne. Le résistance au vent est bonne grâce à la forme en dôme, moyennant de bonnes sardines. Et cela constitue un bon poste d'observation durant la nuit. Ici c'est à Restefond, vers 2500m. A gauche, la tente Base abrite le 300 équatorial, pendant que à droite le 400 peut rouler sous l'auvent de la tente d'habitation, en mode brouette. La tente est bien ventilée et évite les problèmes d'humidité, ainsi que la surchauffe la journée en été. Ici en mode observation, pour le 300 en mode photo et le 400 Dobson en visuel. la tente sert de salle informatique et de repos en gardant un œil sur le matériel. Le fait d'être sous tente permet de s'abriter du froid et de la brise. Installation de rêve n'est ce pas Après cette vision bucolique enchanteresse, qui heureusement correspond bien à la réalité la plupart du temps dans nos montagnes méditerranéennes, pour être honnête je me dois d'évoquer une de ces nuits dont on garde le souvenir à jamais. Il y a ces nuits d'exception pour l'observation bien sur. Mais aussi, et c'est peu évoqué sur les forum, les nuits de tempête. Une de ces tempêtes de montagne qui vous font trouver la nuit très très longue et qui vous laissent groggy quand le matin le soleil se lève enfin dissipant le cauchemar sur un spectacle de désolation. Vent en flux continu à plus de 120 km/h avec en sus des accélérations phénoménales dans des hurlements indescriptibles, dans un fracas d’éclairs beaucoup trop proches, entourés d'impacts que nous étions. Avec le crépitement d'énormes grêlons sur les toiles et le matériel... Pendant toute une nuit! Nous laissant terrés au fond de nos sacs de couchage. Au petit matin à l'aurore je découvre ça: On dirait Philae crashé sur Tchouri vous ne trouvez pas? Les sardines ont tenu, plantées dans le sol, mais les sangles se sont déchirées transformant la tente en spi. Le matos lui a fait preuve d'une robustesse de bon aloi, bien mieux qu'une petite séance d'imagerie ! Ce sont les risques de la montagne, même dans le 06.. Tout en s'y préparant, on n'est pas à l'abri de ce genre de déconvenues, même si c'est exceptionnel. J'y pense souvent quand je vois certaines installation de camping au Restefond, ou certains instruments bâchés en haut de leur trépied comme de grandes voiles attendant la brise...
  7. C’était en 1999. J'en avais bien entendu parler de cette réaction lors des éclipses. Et pourtant elle m'a saisi avec un sensation d’étrangeté, presque d'angoisse lors de la totalité. Mes enfants, petits à l'époque couraient dans tous les sens en criant "il fait jour, il fait nuit, il fait jour, il fait nuit..." C'est profond,archaïque. Tu parles de peur "animale" et de la réaction des animaux. Ils ne sont pas différents de nous, nous sommes des animaux. Et nous réagissons psychiquement, viscéralement, hormonalement, à l'unisson, ce qui est frappant durant une éclipse. Comme face à une catastrophe qui s'annonce. J'ai la sensation que l'on perçoit alors une fragilité commune face à un environnement qui nous rappelle qu'il peut se modifier brutalement à grande échelle. La même désagréable adrénaline qu'en mer quand la mer se forme brutalement ou en montagne quand le ciel te tombe dessus. Et ce qui est intéressant, en corollaire, c'est ce retour rapide à la normalité qui apporte soulagement. Le retour à une forme de banalité alors qu'on est encore chargé d'excitation. On parle beaucoup, on rit, on se défoule. On fait partie des initiés.
  8. Carton ondulé plastique noir

    On peut en trouver sous forme de panneaux de chantier comme les declaration de permis de construire ou des grands panneaux d'interdiction de stationner. Le souci c'est que c'est blanc. Un coup de peinture noire et hop!
  9. "Les rares voitures..."Elles sont très rares. En ce moment zéro. L'été deux ou trois sur la nuit.Les phares sont effectivement une nuisance, mais il suffit d’éviter les zones où l'on sait qu'ils vont balayer le site, notamment prés des virages. Ou de prendre des précautions comme aux Ecuries, en pleine sortie de virage, ou Emmanuel Mallart installait un paravent pour faire ses acquisitions. Les "prairies" sont de ce point de vue assez préservées.Comme les "carrières".La nuisance c'est plutôt le matin, après l'observation, quand tu veux dormir.La caravane des touristes se met en route avec motos, trikes, groupes de cyclistes, tandems,voitures (rallye de voiture de collection, par moment le col est peut être la plus grosse concentration de tacots, de Ferrari ou de Porches de France...), camping cars, vans...Avec le raffut que cela représente. Et pour peu que le soleil tape fort dès le lever, chauffant et illuminant la tente, le repos de la montagne est très relatif Il est donc judicieux de bien se placer et de protéger sa tente par une toile supplémentaire genre Tarp. Ou carrément d'acheter les nouvelles tentes "Fresh & black".A propos du bruit, outre la sensibilisation et le classement du site en future réserve de ciel nocturne, une action concernant les nuisances sonores va être entreprise.Il s'agit essentiellement des motards en bande qui se la pètent un peu façon circuit avec des pots "full barouf". A 20 bornes de distance en pleine montagne, le bruit peut réellement finir par nous casser les oreilles à longueur de journée.Un stand d’accueil va être installé sur le site afin d'inviter les motards à respecter le calme du lieu et de modérer leur vitesse pour profiter pleinement du Parc. En partenariat avec le Parc du Mercantour et une célèbre revue moto.ET tant qu'à faire la maréchaussée va être mise à contribution pour installer des radars dans certaines lignes droites propices au défoulement. Je vous rappelle qu'on est en zone centrale d'un Parc National
  10. Sonde JUNO : destination Jupiter

    Extraordinaire!
  11. Et voilà. C'est notre premier Restefond de l'année. Enfin presque. Le col est bien ouvert mais les spots classiques sont encore bien enneigés. Du coup avec l' Chtit Bilou on s'est posé au Camp des Fourches. Qu' à 2300m... A côté des anciennes casernes de chasseurs alpins on attend le crépuscule. Son 350 Sumerian et mon 400. Avec une belle arche anticrépusculaire au loin. Salle des cartes improvisée ! La nuit s'est révélée excellente tant en transparence ( magnitude 16 au 400, 6,5 à l'oeil nu, SQM 21,82) qu'en stabilité. La température descend très vite et se stabilise à -3°C pour la nuit. Jupiter et NGC 6543 à x 600 à la bino et même x800 pour la NP . Difficile à décrire tout ça tant il y a du détail. Après un festival d'objets classiques par pure gourmandise (M51, NGC 4565 , M 82, et autres galaxies à l'Ethos 8 qui se révèle idéal pour ce genre de sport) on dégringole en déclinaison pour le fun vers l'horizon parfaitement exploitable. Sombrero, NGC 4361, les Antennes ( « double oreille » pleine de détail au 400 qui marque la différence avec le 350), M83 Seashell qui révèle son étendue spiralée. On arrive dans le Centaure avec NGC 5253 très diffuse et enfin le fuseau de NGC 5161..,Toujours plus bas on choppe à l’œil, µ centaure. - 42,5 °. Donc peut être que Centaurus A est à portée... Ça a du se jouer à pas grand chose, mais ce sera pour une autre fois en exploitant au mieux les échancrures des crêtes montagneuses lointaines à l'horizon. Petit challenge pour la prochaine fois !La Voie Lactée se lève maintenant, parallèle à l'horizon, écrasante. Un coup d’œil à Saturne encore trop basse. Et hop dodo, la Lune va faire son apparition. C'est le retour sur Terre ; Rentrée atmosphérique, on revient chez les humains...
  12. Bon ça y est. C'est ouvert. Un toc de neige encore! Ce soir on fait la première observation. Le plus dur va être de trouver un espace déneigé et sec dans le "grand blanc". On vous racontera!
  13. Tu as tout à fait raison jlucolas. D'ailleurs nous avons profité de la réunion en mairie pour diffuser les plaquettes ANPCEN et les cartes de pollution lumineuse de l'AVEX [Ce message a été modifié par Bernard Augier (Édité le 14-05-2017).]
  14. Cédric, en fonction de la Lune, jusqu'au 15 juin ça peut être jouable. Pour ce qui est de la pollution lumineuse visible du sommet, on a des halos, bas certes, mais bien visibles quand la brume les renforce en dessous de nous en les diffusant. D'autant plus visibles que le ciel est noir .Pour l'impact du village et surtout de la station d'Auron, jugez par vous même: Test d'observation en plein hiver à la station haute du télépherique (2256m). Venus en majesté. Le premier plan c'est ma frontale posée au sol. Mais les crètes au fond (2400m...) sont éclairées par la station 600m plus bas .Quelques autres exemples de l'impact de la polution lumineuse, sur un ciel qui reste d'exception.Aux prairies de Restefond, à 2500m d'altitude, prise de vue « one shot » au fisheye. Derrière mon matériel, à l'horizon les dômes lumineux. Gros plan vers le sud, de la cîme de la Bonette « one shot » sur EQ6. Les lumières de la ville. La Côte d'Azur à 80 km, 2852 m plus bas. Et là, la montagne éclairée par le village de St Etienne-de-Tinée. Aucun trucage, il y a 20 ans... Il était temps que cela devienne une préoccupation des collectivités et plus seulement d'amoureux du ciel ou de nature.Merci à la Métropole et au Parc National du Mercantour pour leur engagement. [Ce message a été modifié par Bernard Augier (Édité le 14-05-2017).]
  15. Ayé. Corrigé bande de frustrés