Huitzilopochtli

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  1. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    Fracture assez franchement rectiligne d'une roche de surface sur Bennu ! En fonction de l'échelle référence de l'image, quand même un peu surprenant.
  2. Merci pour l'info. Grosse concurrence avec sur France 3 "Les deux tours", que je vais regarder pour la énième fois. Mais je vais enregistrer "Planètes" pour le voir ultérieurement, tout en craignant de ne pas en apprendre beaucoup sur un sujet que j'étudie assez soigneusement depuis plus de 30 ans. Après, de belles images peuvent suffire à mon bonheur.
  3. Y a-t-il des experts de la diffraction ici ?

    Hi Al', Tu fais bien de préciser ! Parce que en matière d'expert en distractions , tu t'imposes plus que tout autre. Je sors.
  4. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Mon cher Bobby, Si je devais faire la démonstration que les images de Otohime Saxum (Tweet de Jack') ne peuvent en aucun cas provenir de la MasCam de MasCot, j'argumenterai que : Si la zone d'atterrissage MA-9 de MasCot est assez proche de Otohime Saxum, MasCot a été largué de la sonde Hayabusa2 à seulement cinquante mètres de la surface de Ryugu. Sa descente, après séparation de la sonde japonaise, n'a duré que 10 mn et son attitude n'était pas contrôlée. Pas de pointage possible de la MasCam car mouvements aléatoires de MasCot. Du fait de la relative proximité de la zone de largage avec Otohime, on peut envisager que les images présentées à la Cité de l'espace aient été prises par Hayabusa2 lors de sa descente, ou de sa remontée, pendant l'opération de largage de MasCot. Ce serait éventuellement le moyen de réconcilier images et commentaires du Tweet (?...)
  5. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    https://www.asteroidmission.org/?latest-news=nasas-osiris-rex-mission-explains-bennus-mysterious-particle-events Traduction du lien : Peu de temps après que l'engin spatial OSIRIS-REx soit arrivé près de l'astéroïde Bennu, une découverte inattendue par l'équipe scientifique a révélé que l'astéroïde pouvait être actif et éjecter régulièrement des particules dans l'espace. L'étude en cours de Bennu pourrait potentiellement éclairer la raison pour laquelle ce phénomène intrigant se produit. L'équipe d'OSIRIS-REx a d'abord observé un événement d'éjection de particules dans les images capturées par les caméras de navigation prises le 6 janvier, juste une semaine après que le vaisseau spatial soit entré dans sa première orbite autour de Bennu. À première vue, les particules semblaient être des étoiles derrière l'astéroïde, mais en y regardant de plus près, l'équipe s'est rendu compte que l'astéroïde éjectait du matériau de surface. Après avoir conclu que ces particules ne compromettaient pas la sécurité du vaisseau spatial, la mission a commencé des observations spécifiques afin de documenter pleinement cette activité. "Parmi les nombreuses surprises que nous offre Bennu, les éjections de particules ont éveillé notre curiosité, et nous avons passé les derniers mois à enquêter sur ce mystère", a déclaré Dante Lauretta, chercheur principal OSIRIS-REx (Université d'Arizona, Tucson.) "C'est une excellente occasion d'élargir nos connaissances sur le comportement des astéroïdes." Après avoir étudié les résultats des observations, l'équipe de la mission a publié ses conclusions dans un article scientifique publié le 6 décembre. L'équipe a observé les trois plus grands événements d'éjections, les 6, 19 janvier e 11 février, et a conclu que les événements avaient leurs origines depuis différents endroits sur la surface. Le premier événement est survenu dans l'hémisphère sud, alors que les deuxième et troisième événements se sont produits près de l'équateur. Les trois événements ont eu lieu en fin d'après-midi (sur Bennu). L'équipe a constaté que, après éjection de la surface de l'astéroïde, les particules ont brièvement orbité autour de Bennu et sont retombées à sa surface, ou, se sont échappées dans l'espace. Les particules observées avaient une vitesse allant jusqu'à 3 mètres par seconde, et peuvent mesurer jusqu'à 10 cm. Environ 200 particules ont été observées lors de l'événement le plus important, qui a eu lieu le 6 janvier. L'équipe a étudié une grande variété de mécanismes possibles qui pourraient avoir provoqué ces événements d'éjection et a réduit la liste à trois possibilités : Impacts de météorites, Fracturation par contrainte thermique et Libération de vapeur d'eau. Les impacts de météorites sont courants dans le voisinage de Bennu, et il est possible que ces petits projectiles frappent l'astéroïde là où OSIRIS-REx ne les observe pas, propulsant fragments de roche et régolithe dans l'espace. L'équipe a également déterminé que la fracturation thermique pourrait être une autre explication raisonnable. Les températures de surface de Bennu varient considérablement au cours de sa période de rotation de 4,3 heures. Cette animation illustre les trajectoires modélisées de particules qui ont été éjectées de la surface de Bennu le 19 janvier. Après s'être éjectées de la surface de l'astéroïde, les particules ont brièvement orbité Bennu et sont retombées à sa surface ou se sont échappées définitivement dans l'espace. Crédit: NASA / Goddard / University of Arizona / Lauretta & Hergenrother et al; (Voir lien ci-dessus) Bien qu'il fasse extrêmement froid pendant les heures nocturnes, la surface de l'astéroïde se réchauffe considérablement en milieu d'après-midi, c'est-à-dire aux moments où les trois événements majeurs se sont produits. À la suite de ce changement de température,les roches peuvent commencer à se fracturer, et éventuellement provoquer les projections de particules de la surface. Ce cycle est appelé fracturation sous contrainte thermique. La libération d'eau peut également expliquer cette activité de l'astéroïde. Lorsque les argiles contenant de l'eau sont chauffées, l'eau peut commencer à se libérer et à créer force de pression. Il est possible qu'à mesure que la pression s'accumule dans les fissures et les fissures dans la roche pour provoquer une éruption de particules. Mais la nature ne permet pas toujours de simples explications. "Il se pourrait que plusieurs de ces mécanismes possibles soient en jeu", a déclaré Steve Chesley, un des auteurs de l'article et chercheur principal au JPL. "Par exemple, la fracturation thermique pourrait casser le matériau de surface en petits morceaux, ce qui faciliterait considérablement l'éjection des cailloux dans l'espace lors des impacts." Si la fracturation thermique, les impacts de météorites, ou les deux, sont bien les causes de ces événements d'éjection, alors ce phénomène se produit probablement sur tous les petits astéroïdes, car ils subissent aussi ces mécanismes. Cependant, si la libération d'eau en est la cause, ce phénomène serait spécifique aux astéroïdes qui contiennent des minéraux aquifères, comme Bennu. L'activité de Bennu présentera de plus grandes opportunités d'explication une fois qu'un échantillon aura été collecté et renvoyé sur Terre pour analyses. Beaucoup de particules éjectées sont suffisamment petites pour être collectées par le mécanisme d'échantillonnage du vaisseau spatial, ce qui signifie que l'échantillon retourné peut éventuellement contenir du matériel qui a été éjecté puis retombé sur la surface de Bennu. Déterminer qu'une particule particulière ait été éjectée puis retournée sur cet astéroïde pourrait être un exploit scientifique similaire à la découverte d'une aiguille dans une botte de foin. L'échantillon rapatrié sur Terre par OSIRIS-REx, augmentera certainement notre compréhension des astéroïdes, de leurs points communs et de leurs différences, et même si le phénomène d'éjection de particules continue d'être mystérieux, nous retrouverons quand même des indices dans les données à étudier. La collecte d'échantillons est prévue pour l'été 2020, et l'échantillon sera livré sur Terre en septembre 2023. Image d'éjection de particules déjà donnée par Jack' dans ce topic.
  6. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Quelqu'en soient les raisons, il n'en reste pas moins que le public dispose rapidement de plus d'informations et d'images dans le cadre des missions américaines. Ce fait participe souvent à plus grand engouement des gens, d'un vif intérêt pour ce qui est accompli, et d'un important échos dans les médias. A contrario, parfois, pour ce type de communication, on a pu déplorer des déclarations et des analyses hâtives ayant conduit par la suite à reconnaître que l'on s'était un peu trop avancé, voire, complètement gouré, dans des conclusions livrées de manière intempestives. Chacun de ces deux aspects est aussi à prendre en considération.
  7. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Le mieux que je puisse trouver. Othohime Saxum est un gigantesque bloc rocheux fracturé. Cette fracturation est très probablement lié à son impact tangentiel sur Ryugu. On le voit d'ailleurs assez bien sur cette image, Otohime a laissé un profond sillon derrière lui en creusant la surface de l'astéroïde. Un bonus signé Brian May : http://www.hayabusa2.jaxa.jp/en/topics/20190710e_Stereo_DrMay/
  8. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    En attendant Otohime, un lien synthétisant bien le travail de MASCOT sur Ryugu : https://www.dlr.de/content/en/videos/2019/mascot-free-falling-towards-asteroid-ryugu.html Le DLR a la main sur la diffusion des images de la MASCam mais il a apparemment publié l'essentiel de celles-ci.
  9. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    Effectivement, Hayabusa2 est restée principalement dans le plan équatorial de Ryugu et n'en a varié qu'exceptionnellement selon des angles assez limité dans le cadre d'une seule opération appelée BOX- B. Rappelons que la sonde n'orbitait pas autour de Ryugu mais l'accompagnait simplement dans sa course autour du Soleil. Par contre la raison que tu invoques n'est pas vraiment la bonne. La fixité de la position de la sonde était dû essentiellement aux impératifs de communications avec la Terre et à l'orientation des panneaux solaires. Les antennes à grand gain ne sont pas orientables et les panneaux solaires doivent restés pointés vers le Soleil selon un angle limité pour une bonne alimentation en énergie. La BOX-A correspond à la position d'origine, avec une altitude d'environ 20 km. La BOX-B se trouve à la même altitude que la BOX-A, mais le vaisseau spatial peut se déplacer de ± 10 km sur les côtés de sa position de parking (BOX-A) . BOX-C a les mêmes dimensions que celles de la BOX-A, mais son altitude minimum peut être à environ 5 km de la surface de l’astéroïde. Nous définissons le système de coordonnées ici comme le système de coordonnées Position initiale. Pour comprendre ce système, jetez un œil à la figure 3 ci-dessous. Le point important est que l'axe Z pointe toujours dans la direction de l'astéroïde vers la Terre. La position habituelle de la sonde quand elle reste à distance de l'astéroïde est donc à peu près fixe par rapport à celui-ci. C'est bien la rotation de Ryugu qui permet à Hayabusa2 d'en voir très correctement la quasi totalité, hormis effectivement les deux zones restreintes autour des Pôles. Je suis assez certain que MASCOT n'a pas imagé Otohime Saxum). Sa trajectoire de descente vers Ryugu, son site initial d'atterrissage et ses déplacements limités ne le lui ont normalement pas permis. http://www.hayabusa2.jaxa.jp/en/topics/20180927e_BoxB/ Extraits traduits : L'opération BOX-B s'est déroulée entre le 18 août et le 7 septembre. Ici, nous explorons les images prises à partir de BOX-B. Hayabusa2 reste généralement sur sa Home position , à environ 20 km de Ryugu. La direction du vaisseau spatial est également fixe car la position d'origine de Hayabusa2 est située sur un axe reliant Ryugu et la Terre. Pendant cette période d'exploration, la Terre et le Soleil peuvent être vus dans presque la même direction du point de vue de Ryugu. Cela signifie que si le vaisseau spatial restait sur sa position d'origine, Ryugu ressemblerait à une lune presque pleine. Ceci est pratique car presque tout Ryugu est éclairé, mais il est important d'observer l'astéroïde non seulement de face mais également en diagonale. Pour obtenir ces différents angles de vision, nous avons lancé l’opération BOX-B. Un schéma de l'opération BOX-B est illustré à la figure 1. Le vaisseau spatial est parti de sa position d'origine le 18 août, se déplaçant initialement au nord du plan de l' écliptique pour atteindre 9 km le 24 août. Hayabusa2 est resté à ce nouvel emplacement pendant environ une journée. De là, il était plus facile d'observer le côté pôle sud de Ryugu (l'astéroïde tourne dans le sens opposé à la Terre, donc le pôle nord de la Terre est le pôle sud de Ryugu). Hayabusa2 s'est ensuite déplacé en diagonale pour se rendre le 31 août dans une position où il était facile de voir le côté de Ryugu entrant dans la nuit. Après avoir passé une journée à cet endroit, le vaisseau spatial est revenu à sa position d'origine le 7 septembre. Par cette opération, on a donc pu obtenir, dans une certaine mesure, de meilleures images des zones polaires, mais rien de comparables à ce que nous aurions eu si la sonde avait été placé en orbite polaire, bien entendu. Même si la JAXA a très bien communiqué sur les résultats de cette mission, il est très regrettable qu'elle ne nous ait pas offert, comme cela existe pour les images de Bennu prises par OSIRIS-Rex, une galerie intégrale des images traitées. Celles publiées sont, notamment, dans ce topic. Les autres restent en la possession de l'ESA*** qui comme d'habitude peut faire de la rétention d'information sous prétexte de priorité de leurs analyses par ses scientifiques. Je vais faire une recherche un peu plus approfondie sur ces rétentions. Et pour cause ! Il n'y a rien à ce sujet dans ces articles. *** Grossière erreur de ma part puisque c'est le DLR qui pilote la MAScam. Je vais essayer de dégoter une image détaillée et infos sur Otohime, sans garantie de succès....
  10. Hayabusa 2 à l'assaut de Ryugu

    3 papiers en accès libres concernant MASCOT dans le dernier numéro de Astronomy & Astrophysics (relayé par Paolo (UMSF) : La trajectoire de descente et de rebonds de MASCOT sur l’astéroïde (162173) Ryugu. https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2019/12/aa36757-19/aa36757-19.html CITATION : Des images du système de caméra de navigation optique (ONC) à bord de la sonde Hayabusa2 montrent l'atterrisseur MASCOT pendant sa descente vers la surface de l'astéroïde (162173) Ryugu. Nous avons utilisé les résultats d'une précédente analyse stéréogrammétrique fournissant des données précises sur l'orientation de l'image ONC (position et pointage de la caméra), des orthoimages ONC et un modèle de surface 3D basé sur l'ONC afin de les combiner avec la visibilité de MASCOT et de son ombre au sol dans les images ONC. Nous avons intégré des informations supplémentaires provenant d'instruments embarqués sur MASCOT (MASMag, MARA, MASCam) et déduit la position de libération de MASCOT. Nous avons ensuite modélisé sa trajectoire de descente en chute libre ainsi que sa vitesse sur un laps de temps de 350 s, depuis son largage à 41 m au-dessus du sol, jusqu'à son premier contact avec le surface de Ryugu. Après le premier contact, MASCOT a rebondi sur la surface de Ryugu pendant 663 secondes et s'est immobilisé à son premier point de stabilisation après quatre contacts avec la surface. Nous avons à nouveau utilisé des images ONC montrant MASCOT et en partie son ombre et reconstruit le trajet de rebond et les vitesses respectives de MASCOT. La précision obtenue pour l'ensemble de la trajectoire de descente et des rebonds est de 10,1 m (1σ). Zone d'atterrissage MASCOT sur l'astéroïde (162173) Ryugu: Analyse stéréoscopique-stéréogrammétrique à l'aide d'images de l'ONC du vaisseau spatiale Hayabusa2 https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2019/12/aa36759-19/aa36759-19.html CITATION : Un modèle de surface 3D haute résolution, une carte projetée sur un modèle de terrain numérique (DTM) et des images de contexte précisément recto-rectifiées (ortho-images) de la zone de débarquement MASCOT constituent des ensembles de données importants pour l'analyse scientifique des données acquises. avec le système de caméra d'image MASCOT MASCam et d'autres instruments (par exemple, le radiomètre MARA et le magnétomètre MASMag). Nous avons effectué une analyse stéréophotogrammétrique (SPG) de 1050 images acquises à partir du système de caméra de navigation optique Hayabusa2 (ONC) au cours de la phase de caractérisation de l'astéroïde et de la phase de libération de MASCOT début octobre 2018 pour construire un réseau de points de contrôle photogrammétriques de l'astéroïde (162173). Ryugu. Nous avons validé les paramètres de rotation existants pour Ryugu et amélioré l'orientation (position et pointage) de la caméra des images ONC avec une précision au décimètre à l'aide du réglage de bloc de faisceau SPG. Nous avons produit un MNT haute résolution de l’ensemble du site d’atterrissage de MASCOT. Enfin, sur la base de ce DTM, un ensemble d'ortho-images à partir d'images ONC de la plus haute résolution autour de la position de repos finale de MASCOT complète les résultats de cette analyse. MASCOT à la surface de l'astéroïde (162173) Ryugu - Analyse stéréoscopique et photogrammétrique des données d'image de la MASCam https://www.aanda.org/articles/aa/full_html/2019/12/aa36760-19/aa36760-19.html CITATION : Après son largage et une phase de descente et de rebonds, l'atterrisseur MASCOT de Hayabusa2 s'est arrêté définitivement et la caméra MASCOT a acquis un ensemble d'images de la surface de Ryugu. Avec un champ de vision instantané pour la MASCam d'environ 1 mrad, les images fournissent des échelles de pixel de 0,2 à 0,5 mm pixel-1 au premier plan et jusqu'à 1 cm pixel-1 pour les parties superficielles de l'arrière-plan. L'analyse stéréoscopique et photogrammétrique des images MASCam prises à des positions légèrement différentes en raison des mouvements commandés et non intentionnels de l'atterrisseur MASCOT a permis de déterminer l'orientation des différentes positions de mesure. De plus, nous avons dérivé un modèle de surface 3D des environs de MASCOT. Bien que les conditions pour le traitement stéréo 3D soient médiocres en raison de très petits angles stéréo, le modèle 3D dérivé en contient environ 0.
  11. Exoplanètes : dernières découvertes

    Les astronomes proposent une nouvelle méthode pour détecter des atmosphères sur les mondes rocheux à l'aide du futur télescope spatial James Webb : https://webbtelescope.org/contents/news-releases/2019/news-2019-59 Extraits traduits : Lors du lancement du télescope spatial James Webb de la NASA en 2021, l'une des contributions les plus attendues par les astronomes sera l'étude des exoplanètes. Parmi les questions les plus pressantes en science exoplanètaire, on peut citer : Une petite exoplanète rocheuse en orbite autour d’une étoile naine rouge peut-elle conserver une atmosphère ? Dans une série de quatre articles publiés dans Astrophysical Journal, une équipe d'astronomes propose une nouvelle méthode d'utilisation du Telescope Webb pour déterminer si une exoplanète rocheuse a une atmosphère. La technique, qui consiste à mesurer la température de la planète lorsqu'elle passe derrière son étoile, puis se repositionne devant, est nettement plus rapide que les méthodes de détection atmosphérique plus traditionnelles, telles que la spectroscopie à transmission. "Nous pensons que le Webb Telescope pourrait facilement déduire la présence ou l'absence d'une atmosphère autour d'une douzaine d'exoplanètes rocheuses connues en moins de 10 heures d'observation par planète", a déclaré Jacob Bean de l'Université de Chicago, co-auteur de trois des papiers. Les astronomes sont particulièrement intéressés par les exoplanètes en orbite autour des étoiles naines rouges pour plusieurs raisons. Ces étoiles, plus petites et plus froides que le Soleil, sont le type d’étoile le plus répandu dans notre galaxie. De plus, comme une naine rouge est petite, une planète qui passe devant semblera bloquer une plus grande fraction de la lumière émise par l'étoile par rapport aux étoiles plus grandes, comme notre Soleil. Cela rend la planète en orbite autour d'une naine rouge plus facile à détecter grâce à cette technique de "transite". Les naines rouges produisent également beaucoup moins de chaleur que notre Soleil. Pour profiter de températures d'une zone habitable, une planète doit alors orbiter assez près de la naine rouge. En fait, pour être dans la zone habitable - la zone autour de l'étoile où de l'eau liquide pourrait exister à la surface d'une planète - l'exoplanète doit orbiter beaucoup plus près de son étoile que Mercure du Soleil. En conséquence, elle passera plus fréquemment devant l'étoile, ce qui facilitera la répétition des observations. Mais une planète orbitant si proche d'une naine rouge est soumise à des conditions difficiles. Les jeunes naines rouges sont très actives et produisent d’énormes éruptions de matière ionisée et de plasma. L'étoile émet un fort vent de particules chargées. Tous ces effets pourraient potentiellement détruire une atmosphère planétaire, laissant derrière elle un astre nu. "La perte atmosphérique est la principale menace à l'habitabilité des planètes autours de ce type d'étoile", déclare Bean. Une autre caractéristique des exoplanètes en orbite autour des naines rouges est une clé pour cette nouvelle technique : elles doivent être en orbite synchrone, ce qui signifie qu'elles ont un angle de jour et de nuit permanent. En conséquence, nous observons différentes phases de la planète à différents points de son orbite. Quand elle traverse le disque stellaire, nous ne voyons que la face nocturne de la planète. Mais quand elle est sur le point d'être masquée par l'étoile (un événement connu sous le nom d'éclipse secondaire), ou est en train de émerger de l'arrière de l'étoile, nous pouvons observer sa face éclairée. Si une exoplanète rocheuse est dépourvue d’atmosphère, sa face diurne sera très chaude, comme on le constate avec la Lune ou Mercure. Cependant, si une exoplanète rocheuse a une atmosphère, on s'attend à ce que cette présence abaisse la température de cette face mesurée par le JWST. Il pourrait le faire de deux manières. Une atmosphère épaisse pourrait transporter la chaleur de la face éclairée vers la face nocturne par une circulation des vents. Une atmosphère plus mince pourrait encore avoir des nuages qui réfléchiraient une partie de la lumière reçue de son étoile, abaissant ainsi la température du côté ensoleillé de cette planète. Le JWST convient parfaitement à ces mesures car il possède un miroir beaucoup plus grand que d'autres télescopes, tels que Hubble ou Spitzer, ce qui lui permet de collecter plus de lumière et de cibler les longueurs d'onde infrarouges appropriées. Les calculs de l'équipe montrent que Webb devrait être capable de détecter la signature thermique de l'atmosphère d'une planète en une à deux éclipses secondaires, soit quelques heures d'observation. En revanche, la détection d’une atmosphère au moyen d’observations spectroscopiques nécessiterait généralement huit transits ou plus pour ces mêmes planètes. L’équipe a insisté sur le fait qu’une température ambiante plus froide que prévu constituerait un indice important, mais ne prouverait pas la présence d’une atmosphère. Tout doute subsistant quant à l'existence d'une atmosphère peut être écarté par des études de suivi utilisant d'autres méthodes telles que la spectroscopie à transmission. La nouvelle technique aura pour véritable force de déterminer quelle fraction d’exoplanètes rocheuses a probablement une atmosphère. Environ une douzaine d'exoplanètes, qui sont de bons candidats pour cette méthode, ont été détectées au cours de l'année écoulée. On en trouvera probablement d’autres que le JWST sera opérationnel. "Le satellite Transiting Exoplanet Survey Satellite, ou TESS, trouve des tas de ces planètes", a déclaré Kempton. La méthode éclipse secondaire présente une limitation: elle fonctionne mieux sur les planètes trop chaudes pour être situées dans la zone habitable. Cependant, déterminer si les atmosphères hôtes de ces planètes chaudes a aussi des implications importantes pour les planètes des zones habitables. "Si les planètes chaudes peuvent conserver une atmosphère, les plus froides devraient pouvoir le faire tout aussi bien", a déclaré Koll. Le télescope spatial James Webb constituera le premier observatoire des sciences spatiales au monde lors de son lancement en 2021. Webb résoudra les mystères de notre système solaire, explorera les mondes lointains autour d'autres étoiles et explorera les mystérieuses structures et les origines de notre univers et de notre lieu. en elle. Webb est un projet international mené par la NASA avec ses partenaires, l'ESA (Agence spatiale européenne) et l'Agence spatiale canadienne. Trouvant les explications de cet article (dans son intégralité) très approximatives, je vous oriente aussi vers la présentation des trois articles publiés dans Astrophysical Journal : https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ab4c90 Le lancement prochain du télescope spatial James Webb signifie que nous aurons bientôt la capacité de caractériser les atmosphères d'exoplanètes rocheuses. Cependant, on ne sait toujours pas si de telles planètes en orbite proche d'étoiles type M naines rouges, peuvent conserver leur atmosphère, ou si une irradiation à haute énergie de l'étoile détruirait les enveloppes gazeuses de ces objets. Nous présentons une nouvelle méthode pour détecter une atmosphère sur une exoplanète rocheuse à rotation synchrone autour d'une naine K / M, en utilisant l'émission thermique au cours d'une éclipse secondaire pour déduire un albédo de haut niveau du jour pouvant uniquement être expliqué par des nuages brillants. Sur la base de calculs pour des conditions de surface plausibles, nous concluons qu'un albédo élevé pourrait être interprété sans ambiguïté comme un signal d'atmosphère pour les exoplanètes avec des températures entre 410 - 1250 K. Cette gamme correspond à des températures d'équilibre de T eq = 300 - 880 K. Nous comparons les albédo inférées de huit compositions de surface de la planète possibles, avec des calculs d'albédo de nuages. Nous déterminons qu'une couche de nuages avec des profondeurs optiques supérieures à τ = 0,5 – 7 devrait avoir un albédo suffisamment élevé pour pouvoir être distinguée d'une surface rocheuse nue. Cette méthode de détection d’une atmosphère sur une planète rocheuse est complémentaire aux méthodes existantes de détection d’atmosphère, car elle permet de détecter des atmosphères dont la pression est inférieure à 1 bar (Mars, par exemple), trop ténus pour transporter de la chaleur, mais suffisamment épaisses pour héberger des nuages à albédo élevé. https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ab4c91 La plupart des planètes rocheuses de la galaxie gravitent autour d'une étoile hôte froide, et les modèles théoriques ne savent pas vraiment si ces planètes peuvent conserver une atmosphère. Le télescope spatial James Webb ( JWST ) pourrait peut-être résoudre cette question de manière empirique, mais la plupart des propositions en ce sens nécessitent un effort d'observation important, car elles sont basées sur la spectroscopie. Nous montrons ici que la photométrie infrarouge d’éclipses secondaires pourrait rapidement identifier les atmosphères "candidates", en recherchant des planètes rocheuses d’atmosphère suffisamment épaisse pour que le transport de chaleur par l’atmosphère réduise sensiblement leur émission thermique côté éclairé par rapport à celle d’un rocher nu. Pour une planète prête au suivi atmosphérique, nous constatons que le JWST devrait pouvoir détecter en toute confiance le signal de redistribution de chaleur d'une atmosphère d'un bar lors de une à deux éclipses. Une à deux éclipses serait beaucoup moins que l'effort nécessaire pour en déduire une atmosphère via la spectroscopie d'émission ou de transmission. Les atmosphères candidates peuvent être encore validées par spectroscopie de suivi ou courbes de phase. De plus, cette technique étant rapide, elle pourrait permettre une première étude atmosphérique des exoplanètes rocheuses avec le JWST . Nous estimons que le TESS trouvera ~ 100 planètes trop chaudes pour être habitables, mais qui peuvent être rapidement sondées via la photométrie à éclipse. Savoir si les planètes chaudes et rocheuses entourant des naines M ont une atmosphère est important non seulement pour comprendre l’évolution de mondes inhabitables. Voir si les atmosphères sont courantes sur les planètes chaudes impliquerait que les planètes plus habitables autour des mêmes étoiles sont également susceptibles d'être fréquentes. https://iopscience.iop.org/article/10.3847/1538-4357/ab4a05 Le télescope spatial James Webb ( JWST ) permettra de mesurer de manière exhaustive les spectres d'émission thermique des exoplanètes rocheuses en orbite autour des naines M et de caractériser ainsi leurs atmosphères. En prévision de cette opportunité, nous présentons des modèles d'atmosphères pour trois planètes naines particulièrement adaptées à la spectroscopie secondaire des éclipses - TRAPPIST-1b, GJ 1132b et LHS 3844b. En utilisant trois cas limites de compositions atmosphériques candidates (H2O pur, CO2 pur et abondances solaires), nous calculons les profils température-pression et les spectres d'émission en équilibre radiatif-convectif, y compris les effets d'une surface solide. Nous constatons que le transfert radiatif atmosphérique est influencé de manière significative par la faible irradiation de l'étoile M. Les bandes d'absorption de H2O et du CO2 dans le proche infrarouge sont suffisamment puissantes pour absorber une fraction non négligeable de la lumière stellaire, ce qui entraîne des inversions de température dans la haute atmosphère. Les fenêtres d'opacité étant atténuées lorsque les températures atmosphériques sont élevées, nous nous attendons à ce que les inversions de température ne soient communes que sur des planètes suffisamment froides. Nous trouvons également que les atmosphères de CO2 pur présentent des températures globales plus basses et des spectres de réflexion plus forts par rapport aux modèles d'autres compositions. Nous estimons que pour GJ 1132b et LHS 3844b, nous devrions pouvoir distinguer différentes compositions atmosphériques avec le JWST. Les raies d'émission issues des inversions de température prévues sont actuellement difficiles à mesurer, mais une spectroscopie à haute résolution avec de futurs télescopes extrêmement grands pourrait être en mesure de les détecter.
  12. Mission habitée lunaire ou martienne ?

    Ah ! Ah ! Ah ! J'adore l'humour ANGLAI, tout comme ALAING. Un tube qui circule dans un tunnel !!! T'en as d'autres en stocks comme ça ? Stocks étant le terme pour désigner les rames du métro londonien qui circulent effectivement dans le tube. Une histoire de translation en somme...
  13. Mission habitée lunaire ou martienne ?

    Oui, mais justement, ce sont des Anglais.
  14. Mission habitée lunaire ou martienne ?

    Oui mais... Introduisons dans celui-ci... une petite nuance sémantique. Le tunnel différera du tube par le fait qu'il est nécessairement enfoui. En conséquence tunnel sera plus approprié pour le cas qui nous occupe.
  15. Chandrayaan 2 : l'Inde va rouler sur la Lune

    https://spaceflightnow.com/2019/12/02/amateur-sleuth-helps-locate-crash-site-of-indias-vikram-moon-lander/ Extrait traduit librement du lien ci-dessus Rendons à ... Shanmuga Subramanian, un programmeur indien qui vit à Chennai, ayant prévenu la NASA quand il a remarqué un nouveau point sur une image de la caméra de cartographie de LRO. Dans un courriel envoyé à Spaceflight Now, Subramanian a expliqué qu'il cherchait pendant son temps libre le site "d'atterrissage" de Vikram sur les images de la NASA . "C’était quelque chose de difficile car même la NASA n’avait pas été pas en mesure de le faire, alors pourquoi ne pas essayer", écrit Subramanian. "Et c'est l'idée qui m'a poussé à chercher Vikram… Je ne pense pas que le Lander aurait eu un tel impact dans l'esprit du public indien * (et sur la Lune aussi, par ailleurs ) s'il avait atterri avec succès. Depuis qu'il a été perdu, il y a eu beaucoup de discussions sur les réseaux sociaux pour savoir ce qui n'avait pas fonctionné." Il a expliqué que l'accident de l'atterrisseur Vikram l'avait rendu accro. Il a examiné les images de la NASA tous les soirs pendant quatre ou cinq jours. Subramanian, qui s'intéresse à l'exploration spatiale depuis son enfance, a déduit la trajectoire de vol de Vikram à partir d'informations extraites des médias sociaux. "J'ai cherché au nord du lieu d'atterrissage en fonction de son approche de la surface», a-t-il écrit. "Et même s’il y avait beaucoup de faux positifs, j’ai trouvé un tout petit point puis fait des comparaisons avec des images précédentes de LRO prises au cours des neuf dernières années, ce qui m'a finalement permis de confirmer qu’il s’agissait bien de débris. Ensuite, j'ai contacté la NASA. La NASA a confirmé avoir reconnu la découverte de Subramanian en comparant les images de la zone avant et après l'atterrissage de Vikram. "Lorsque les images de la première mosaïque ont été acquises, le point d’impact était mal éclairé et donc difficilement identifiable", ont écrit des membres de la Lunar Reconnaissance Orbiter Camera (ou LROC) dans un communiqué. "Deux séquences d’images ultérieures ont été acquises les 14 et 15 octobre puis le 11 novembre. L’équipe de LROC a exploré la zone environnante dans ces nouvelles mosaïques et a découvert le site de l’impact et champ de débris (70,8810 ° S, 22,7840 ° E, 834 m d’altitude) . " Subramanian a reçu lundi un courrier électronique de la NASA le remerciant et le félicitant pour son rôle dans la détermination du lieu de "crémation" de Vikram. Subramanian a ajouté qu'il espérait que sa découverte en inspirerait d'autres. "Cela prouve clairement qu'une personne qui ne participe pas à l'exploration spatiale peut également faire beaucoup en ce qui concerne l'espace ", a-t-il écrit. *(Cela avait déjà été démontré à de multiple reprise) Les responsables de l'ISRO n’ont pas annoncé la cause exacte du crash de Vikram sur la Lune. Le gouvernement indien a seulement reconnu officiellement en novembre que l’atterrisseur s’était écrasé, et cela plus de deux mois après la perte du lander. Dans une réponse écrite aux questions d'un membre du parlement indien, Jitendra Singh, responsable du programme spatial du pays, a présenté de nouveaux détails sur l'échec de l'atterrissage. Il y dit que Vikram s'était comporté comme prévu au cours de la première phase de sa descente, d'une altitude comprise entre 30 km et 7,4 km au-dessus de la surface. Au cours de cette période, la vitesse de l’engin spatial a été réduite de 1 683 mètres par seconde à 146 mètres par seconde. "Dans la deuxième phase de descente, la réduction de vitesse restait supérieure à la valeur prévue", écrit-il. "En raison de cet écart, les conditions initiales au début de la phase de freinage dépassaient les paramètres enregistrés dans l'ordinateur de bord. En conséquence, Vikram a "atterri" durement, à moins de 500 m du site d’atterrissage désigné. ” *("En fait de se poser "plus ou moins délicatement", il s'est proprement crashé." Kirth) Pour rappel aussi la déclaration de l'ISRO qui prétendait avoir pu voir sur une image prise par l'orbiter, Vikram paresseusement couché sur le flanc et en un seul morceau ! Sans doute l'effet d'un bhang supersonique ingurgité à la pause. Il a ajouté que la plupart des objectifs de démonstration technologique de Chandrayaan 2 avaient été atteints, notamment son lancement, ses manœuvres orbitales critiques, la séparation de son lander, et la «phase de freinage brutal» de la descente. L’orbiteur Chandrayaan 2 devrait encore fonctionner au moins sept ans. "En ce qui concerne les objectifs scientifiques de la mission, les huit instruments de pointe de l'orbiter fonctionnent comme prévu et fournissent de précieuses données", conclut Singh. * Commentaires personnels