Huitzilopochtli

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  1. Actualités de Curiosity - 2013

    https://blogs.agu.org/martianchronicles/2019/04/10/sol-2373-to-sample-or-not-to-sample-that-is-the-question/ Traduction du lien : Après avoir examiné notre forage, Aberlady, quelques observations intéressantes ont été faites : Le bloc foré a été soulevé d’un centimètre ou deux au fur et à mesure que la foreuse se rétractait (voir le gif du post précédent), il pourrait y avoir des traces de veine horizontale de sulfate de calcium (gypse) à l'intérieur du trou de forage, le forage a pénétré très facilement dans la roche (aucune percussion requise) et les résidus ont l'air plus gros que d'habitude. Les ingénieurs et les scientifiques craignent que cet affleurement ait été foré dans une couche sous-jacente peu dense, empêchant suffisamment du matériau de pénétrer dans la tige de forage pour pouvoir ensuite être acheminé vers CheMin et SAM. Les scientifiques de CheMin envisageaient également de placer le prélèvement dans une cellule neuve d'analyse pour cette nouvelle unité géologique, mais nous craignons que la quantité d'échantillon ne soit pas suffisante pour en permettre une caractérisation satisfaisante. Ainsi, aujourd’hui, le mobile tentera de déposer une portion d’échantillon dans une cellule de CheMin déjà précédemment utilisée (propre et vidée) pour mieux comprendre de quoi ce matériau est fait, pour peu que suffisamment d’échantillon ait été livré. Sur la base des résultats de CheMin , nous allons soit poursuivre nos analyses avec SAM, soit prendre la décision d'aller dans une direction différente, et cela peut-être littéralement. CheMin est gourmand en énergie, et nous en aurions alors assez que pour une observation supplémentaire, imager avec la Mastcam un transit Phobos. Vue par Mastcam de l'échantillon déposé sur le capot à l'entrée de SAM, à droite de cette image, pour caractériser la taille de la portion fournie par le foret. Bien que le capot ait l'air assez "sale", la différence entre les images prises avant et après le dépôt révèle que seule une très petite partie du matériau d'Aberlady a été déposée sur le capot.
  2. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    Allons ! Ne soit pas si naïf ! Il ne faut pas croire les légendes !
  3. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    https://www.dlr.de/dlr/en/desktopdefault.aspx/tabid-10212/332_read-33208/#/gallery/34019 Traduction du lien : Une boîte bleue, un mètre cube de sable martien, un rocher, un modèle entièrement fonctionnel de la taupe martienne et un sismomètre, tels sont les principaux composants avec lesquels le Centre aérospatial allemand (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt) ; DLR) simule la situation actuelle sur Mars. Après sa première opération de martelage, le 28 février 2019, la sonde HP³ n'a pu se frayer un chemin qu'à une trentaine de centimètres dans le sous-sol martien. Les chercheurs et ingénieurs planétaires du DLR analysent à présent comment cela a pu se produire et quelles mesures pourraient être prises pour remédier à cette situation. "Nous étudions et testons différents scénarios possibles pour déterminer ce qui a conduit à l'arrêt de la" taupe "", explique Torben Wippermann, Test Leader à l'institut des systèmes spatiaux DLR de Brême. A la base des travaux des scientifiques, des images, des données de température, des données du radiomètre et des enregistrements réalisés par l’Expérimentation sismique française pour structures intérieures (SEIS) lors d’un bref essai de martelage mené le 26 mars 2019. Lorsque l'atterrisseur InSight de la NASA est arrivé sur Mars, tout semblait encore mieux que prévu. Bien que la caméra de l'atterrisseur ait montré de nombreuses roches à une certaine distance, l'environnement immédiat était exempt de roches et de débris. La raison pour laquelle la "taupe" s'est frayé un chemin rapidement dans le sol après avoir été placée à la surface de Mars, puis ensuite, incapable de poursuivre ses progrès est maintenant diagnostiquée à distance. "Il existe différentes explications possibles, auxquelles nous devrons répondre différemment", a déclaré Matthias Grott, scientifique de l'équipe HP³. Une explication possible est que la "taupe" ait créé une cavité autour d'elle-même et n'est désormais plus suffisamment contrainte par les frottements entre son corps et le sable environnant. À Brême, le DLR expérimente actuellement avec un type de sable différent : "Jusqu'à présent, nos tests ont été réalisés avec un sable de type Martien, peu cohésif", explique Wippermann. Ce sable avait déjà été utilisé lors d'essais antérieurs au cours desquels la "taupe" avait percé une colonne de cinq mètres en prévision de la mission. Désormais, le modèle de sol sera testé dans une boîte de sable compacte dans laquelle des cavités peuvent être créées par le processus de martelage. Au cours de certains essais, les chercheurs placeront également une roche d’un diamètre d’environ 10 centimètres dans le sable. Un tel obstacle dans le sous-sol peut expliquer pourquoi l'instrument HP³ a cessé de pénétrer davantage. Dans toutes les expériences ici, sur Terre, un sismomètre écoute l'activité de la "taupe". Sur Mars, SEIS a enregistré les vibrations pour en savoir plus sur le mécanisme d'impact de la taupe. Les comparaisons entre les données obtenues sur Mars et les tests sur Terre aident les chercheurs à mieux comprendre la situation réelle. "Idéalement, nous pouvons reproduire les processus sur Mars aussi précisément que possible." Les prochaines étapes suivront lorsque les scientifiques sauront ce qui a provoqué l'arrêt des progrès de la "taupe" le 28 février 2019. Les éventuelles mesures permettant à l'instrument de s'enfoncer plus profondément dans le sol doivent ensuite être méticuleusement testées et analysées sur Terre. Pour cette raison, une réplique de l'instrument HP3 a été expédiée au JPL de la NASA à Pasadena. Les résultats des chercheurs du DLR peuvent alors être utilisés pour tester l’interaction de la "taupe", de la structure de support et du bras robotique afin de déterminer si, par exemple, soulever ou déplacer la structure externe est la solution appropriée. "Je pense qu'il faudra quelques semaines avant que de nouvelles actions ne soient menées sur Mars", a déclaré Grott.
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    !?!?!?!?!...
  5. Exomars 2016

    "Il vaut mieux cacher son ignorance que de l'étaler au grand jour."
  6. Lancement de OSIRIS-REx le 9 septembre

    Légende intégrale et originale, traduite et améliorée par 8zi Cette image montre l'un des plus gros rochers de l'hémisphère nord de l'astéroïde Bennu. Il a été imagé le 7 mars par la caméra PolyCam de la sonde OSIRIS-REx, d'une distance de 4,6 km. Le champ de vision de l’image est de 58,2 mètres et le rocher lui-même mesure 23,5 mètres dans sa plus grande dimension, ce qui correspond un peu moins à la longueur d’un terrain de basket. (Les playoffs NBA commencent samedi, vous vous en foutez royalement... mais pas moi. Je vais me faire plus rare sur le forum et on pourra probablement s'en réjouir. Au revoir - avec tonalité giscardienne sivouplait.
  7. Exomars 2016

    J'apprécie pleinement ton ironie mais, pour ceux qui n'aurait pas vraiment saisis, je me dois de préciser que : L'atmosphère de Mars ne se réduit pas à la présence de méthane et NOMAD, le principal instrument de TGO, est en capacité de trouver tout gaz à l'état de trace, dans sa composition. Si CH4 est effectivement une molécule très particulière , tout spécialement ciblée dans les recherches, d'autres composés présentent un réel intérêt et leurs répartitions, leurs variations saisonnières dans l'atmosphère, seront scrutées avec grande attention par les spécialistes (On pourrait citer Biver par exemple... ) Ils y a aussi ACS (instrument Russe) qui poursuit par des techniques assez proches, les mêmes objectifs scientifiques : http://exploration.esa.int/mars/48523-trace-gas-orbiter-instruments/?fbodylongid=2216 TGO doit aussi imager la surface de Mars avec sa caméra à haute résolution(CASSIS - 5 m/pixel), même si cela a déjà été fait par des caméras encore plus performantes. La sonde européenne possède aussi un instrument, FREND. C'est un détecteur à neutrons qui doit cartographier la présence d'hydrogène jusqu'à un mètre de profondeur de la surface, permettant de cette manière de localiser la glace d'eau superficielle. Cette cartographie avait déjà été réalisé par d'autres sondes, mais la résolution obtenue par FREND devrait être 10 fois meilleure qu'avec les mesures précédentes. Voilà, c'est fait, mais fallait pas provoquer !
  8. Exomars 2016

    C'est aussi la mienne, et s'il devait être prouvé, qu' indiscutablement, ces bouffées de méthane existent, je miserais plutôt sur une origine abiotique et, le cas échéant, sur une libération par des hydrates de méthane...
  9. Beresheet (SpaceIL) : Israël sur la Lune

    Thorsten Denk (Première image) puis Phil Stooke (Seconde image), les deux sur UMSF, ont identifié le principal cratère, au premier plan de la dernière photo de Beresheet. Ce serait Hypatia A, localisé à plus de 1000 km du site d'atterrissage escompté :
  10. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Il est assez pittoresque que pour le lancement d'ARABSAT, cette image de la fusée évoque le minaret d'une mosquée ! Le drapeau fait un peu tâche, encore que l'islam aux Etats-Unis soit historiquement bien implanté.
  11. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Et moi qui dormais paisiblement pendant qu' ELON et JACK' bâtissaient l'avenir de l'humanité !
  12. Exomars 2016

    Je posais la question et l' idée que j'avançais n'était pas de moi, naturellement. Des gens plus sérieux que moi, des chercheurs, l'avaient envisagé puis publié. Cela ne garantit pas sa validité, bien entendu. https://www.geochemicalperspectivesletters.org/documents/GPL1602_SI.pdf Tu es mieux placé que moi pour en juger, et tu n'auras pas à batailler longuement pour m"en convaincre.
  13. Exomars 2016

    Sur ce point on ne peut que te donner raison. Mais néanmoins, si il y a une chose de certaine, c'est qu'occasionnellement et de façon épisodique, il y a forcément du méthane dans l'atmosphère de Mars. Comète et poussières cométaires en apportent fatalement. Y a t'il dans les prochaines années une comète périodique susceptible d'arroser Mars, et qu'ainsi, TGO, voir MEx ou Curiosity puissent détecter un apport en méthane dans son atmosphère ? Ce serait une observation de premier plan, même pour la compréhension d'éventuelles bouffées d'une autre origine...
  14. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    https://www.dlr.de/blogs/en/desktopdefault.aspx/tabid-5893/9577_read-1090 Journal de bord du 11 avril 2019 Il est temps de faire un nouveau rapport sur les progrès accomplis depuis la semaine dernière. Une fois le diagnostic approuvé, la séquence de martelage a été commandé le 25, exécutée le 26 et les premiers résultats ont été analysés, le 27 mars. Cependant, les données sismiques n’ont été transmises qu'en fin de semaine et nous ne nous sommes réunis pour discuter des résultats que le 1er avril. Les opérations dans l'espace prennent du temps! Comme je l'ai déjà écrit dans mes articles précédents, les progrès dépendent de nos réunions sur Terre (3 par semaine), des survols des orbiteurs de communication, et des sessions de liaison descendante de données. Nos discussions, maintenant que les équipes européennes sont de retour chez elles, utilisent le Web et nos réunions se déroulent plusieurs fois par semaine, tôt en journée pour nos interlocuteurs en Californie. Le diagnostic a été établi. Le film montre la structure de support pendant le martelage de la taupe. Le tangage en avant pourrait être le résultat d'une traction ou d'une dissipation de force de la taupe dans sa structure de support, en fonction de chocs qui lui auraient permis de forer un demi-centimètre environ. Les données sismiques sont encore en cours d’évaluation, mais si vous vous rappelez ce que nous nous demandions, si la différence de temps entre les deux coups de marteau principaux était de 50 ou 100 ms, les résultats indiquent une valeur se situant quelque part entre les deux. Nous n'avons pas de valeur finale pour le moment, mais nous pourrions nous retrouver aux alentours de 70 à 80 ms. Ce que cela signifie en termes de mouvement du pénétrateur doit être encore évalué par les ingénieurs. La discussion sur les raisons pour lesquelles la taupe ne pénètre pas davantage a abouti à trois hypothèses de crédibilité équivalente, mais de probabilités différentes : 1) La taupe, ou le lien qu’elle traîne, peut être accrochée dans la structure de support. Bien que cette hypothèse soit crédible, il manque jusqu'à présent un mécanisme clair expliquant comment cela aurait pu se produire. Des tests menés à l'Institut des systèmes spatiaux du DLR ont montré que l'attache pouvait effectivement s'être accrochée, mais seulement dans des circonstances très particulières. Néanmoins, un modèle fonctionnel du matériel a été envoyé au JPL ce week-end, pour permettre aux ingénieurs d'en vérifier la possibilité. 2) La taupe a peut-être rencontré un rocher suffisamment grand à 30 cm de profondeur. La taille de la roche devrait être de 10 cm, ou plus, pour que la taupe ne soit pas susceptible de la repousser ou de la contourner. Cette explication est si simple que tout le monde serait prêt à la retenir. Cependant, la probabilité qu’une telle pierre bloque le passage des taupes n’est que de quelques pour cent à en juger par la distribution bien établie en surface de la taille des roches pour le site d'atterrissage d'InSight. 3) La taupe peut ne pas avoir assez de friction sur sa coque, dans le sol, pour équilibrer le recul (comme expliqué en partie dans mes précédents messages, par exemple, celui du 21 mars). Pensez à enfoncer un clou dans un mur. Vous avez besoin que le mur fournisse suffisamment de friction au clou pour qu'il avance et ne rebondisse pas simplement lorsque vous le frappez avec le marteau. Cela est vrai aussi pour la taupe. Bien que ses masses internes et ses ressorts soient dimensionnés de telle sorte que la majeure partie de l’énergie est dirigée vers l’avant, une force résultante d’environ 7 N doit encore être contrebalancée par le frottement causé par le sable qui entoure le prénétrateur. Ce ne serait pas un problème grave si le sable ressemblait au sable de quartz, par exemple, n’ayant pas ou peu de cohésion. Voici une analogie tirée de la vie quotidienne. Considérez du sucre par rapport à de la farine. Si vous enfoncez un doigt dans le sucre et le retirez, le trou disparaîtra au fur et à mesure qu'il refluera dans le trou que vous avez fait. Essayez la même chose avec de la farine. Dans ce cas, le trou restera formé. Le sucre est sans cohésion, alors que la farine en possède. Les géologues ont constaté dans d'autres missions martienne, que le sable était dépourvu de cohésion et qu'un forage devrait donc s'effondrer et créer une pression et une friction sur la taupe. Mais les géologues ont également vu que dans les premiers centimètres du sol, s'est formé ce qu'on appelle un "duricrust". Ce sont des réactions chimiques qui entre grains de sable les ont collés les uns aux autres, assurant la cohésion de cette couche. Ce régolite dure est généralement mince et ne pose pas de problème. Mais sur le site d'atterrissage InSight, il semble avoir une vingtaine de centimètres d'épaisseur ! Si la taupe est fichée dans le duricrust, sa coque pourrait ne plus subir une friction suffisante et, avec le temps, la taupe pourrait avoir élargi le trou dans le régolite, comme le suggèrent les données de notre accéléromètre et nos données thermiques. On pourrait penser que la poussière dure s'effondrerait probablement lorsque la taupe le traverserait. Certainement, mais un trou de quelques fois le diamètre des taupes rempli de poussière effondrée est toujours susceptible de ne pas fournir une pression suffisante et donc un frottement sur la coque. Il faut dire ici que l'environnement martien ajoute au problème. Étant donné que la gravité ne représente qu'un tiers environ du poids de la Terre, le poids de la taupe influe moins sur la capacité de pénétration que sur Terre. Et la faible pression atmosphérique de seulement 0,6% de celle de la Terre amplifie le problème. Pour le moment, il semble que la discussion penche en faveur de l'hypothèse n°3, notamment parce que nous avons constaté un tel comportement lors d'essais menés sur Terre dans des sables cohésifs et à basse pression. Mais nous n’avons pas encore de certitude quant à cette explication. Quoi qu’il en soit, si l’hypothèse 3 était la meilleure, elle pourrait aussi offrir le remède le plus simple. Tout ce que nous aurions à faire, c'est aider la taupe à équilibrer le recul. Le bras robotique d'InSight peut être utilisé mais cela devrait être évalué plus avant par nos ingénieurs. Sinon, la taupe est parfaitement opérationnelle...
  15. Exomars 2016

    Jack', autant donner le lien vers l'article dans son intégralité : https://www.esa.int/Our_Activities/Human_and_Robotic_Exploration/Exploration/ExoMars/First_results_from_the_ExoMars_Trace_Gas_Orbiter