Huitzilopochtli

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  1. Actualités de Curiosity - 2013

    Au revoir Fayolle. Je présente mes condoléances à tous ses proches et à Daniel en particuliers.
  2. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Addendum : Estimé à une magnitude de 5, le 4 mai, à partir de son site d'atterrissage dans Elysium Planitia, Insight a enregistré le séisme le plus important jamais détecté sur une autre planète. https://www.jpl.nasa.gov/news/nasas-insight-records-monster-quake-on-mars L'atterrisseur InSight Mars de la NASA, grâce à son sismomètre français SEIS, a détecté le plus important séisme jamais observé sur une autre planète : un évènement de magnitude estimé à 5 qui s'est produit le 4 mai 2022, 1 222e sol (jour martien) de la mission. Cela s'ajoute au catalogue de plus de 1 313 tremblements de terre qu'InSight a détecté depuis son atterrissage sur Mars en novembre 2018. Le plus grand "tremblement de terre" enregistré précédemment était d'une magnitude estimée à 4,2 détecté et s'était produit le 25 août 2021. Ce spectrogramme montre le plus puissant séisme jamais détecté sur une autre planète. Il a été enregistré par SEIS, sismomètre conçu par le CNES et équipant le lander Insight de la NASA. InSight a été envoyé sur Mars avec un sismomètre très sensible, fourni par le Centre National d'Études Spatiales (CNES) français, pour étudier en profondeur l'intérieur de la planète. Lorsque les ondes sismiques traversent ou sont réfléchis par les matériaux de la croûte, du manteau et du noyau de Mars, elles sont modifiées de telle manière que les sismologues peuvent étudier et déterminer la profondeur et la composition de ces couches. Ce que les scientifiques apprennent sur la structure de Mars peut les aider à mieux comprendre la formation de tous les mondes rocheux, comme par exemple la Terre et la Lune. Un séisme de magnitude 5 est un séisme de taille moyenne par rapport à ceux ressentis sur Terre, mais il est proche de la limite supérieure à ce que les scientifiques espéraient voir sur Mars lors de la mission. L'équipe scientifique devra étudier plus avant ce nouveau séisme avant de pouvoir fournir des détails, tels que son emplacement, la nature de sa source et ce qu'il pourrait nous dire sur l'intérieur de la planète. Cette image montre le bouclier éolien et thermique en forme de dôme d'InSight, qui recouvre son sismomètre, appelé Seismic Experiment for Interior Structure, ou SEIS . Crédit : NASA/JPL-Caltech "Depuis que nous avons posé notre sismomètre en décembre 2018, nous attendions" le big one "", déclare Bruce Banerdt, chercheur principal d'InSight au JPL, qui dirige la mission. "Ce séisme est sûr d'offrir une perspective sur l'intérieur la planète comme aucune autre ne l'a permis jusqu'à présent. Les scientifiques analyseront ces données pour apprendre de nouvelles choses sur Mars dans les années à venir. » Ce grand "tremblement de terre" survient alors qu'InSight fait face à de nouveaux défis avec ses panneaux solaires, qui alimentent le lander et ses instruments. Alors que l'hiver martien débute pour InSight, que les T° baisses, il y a en même temps plus de poussière dans l'air, ce qui réduit la lumière solaire disponible. Le 7 mai 2022, l'énergie dans les batteries de l'atterrisseur est tombée juste en dessous de la limite qui déclenche le mode sans échec. Le lander suspend alors toutes les fonctions, sauf les plus essentielles. Cette état est conçue pour protéger l'atterrisseur et peut se reproduire à mesure que la puissance électrique diminue lentement. Après que l'atterrisseur ait terminé sa mission principale fin 2020, atteignant ses objectifs scientifiques initiaux, la NASA a prolongé la mission jusqu'en décembre 2022.
  3. mars 2020 rover

    En plus explicite : Ingenuity en contact avec Perseverance après une interruption des communications. Écrit par David Agle, représentant des médias au Jet Propulsion Laboratory de la NASA https://mars.nasa.gov/technology/helicopter/status/379/nasas-ingenuity-in-contact-with-perseverance-rover-after-communications-dropout/ Traduction : Le jeudi 5 mai, les contrôleurs de mission du JPL ont reçu la confirmation que l'hélicoptère Ingenuity avait rétabli les communications avec le rover. Plus tôt dans la semaine, le giravion avait raté une session de communication pour la première fois en plus d'un an d'opérations à la surface de Mars. Ingenuity s'appuie sur Perseverance comme station de base, ce qui lui permet d'envoyer des données et de recevoir des commandes de la Terre. Bien que davantage de liaisons descendantes et d'analyses de données soient nécessaires, les équipes d'Ingenuity et de Persévérance pensent avoir déterminé la cause de l'anomalie et mis en place un plan de retour aux opérations normales. Le rover de la NASA a acquis cette image à l'aide de sa caméra Left Mastcam-Z . Crédits : NASA/JPL-Caltech/ASU. Les données en liaison descendante indiquent que l'interruption des communications le 3 mai, Sol 427 de la mission, résultait du fait que l'hélicoptère à énergie solaire était dans un état de faible puissance, probablement en raison de l'augmentation saisonnière de la quantité de poussière dans l'atmosphère martienne et de la baisse des températures à l'approche de l'hiver. La poussière diminue la quantité de lumière solaire frappant le panneau solaire, réduisant la capacité d'Ingenuity à recharger ses six batteries lithium-ion. Lorsque l'état de charge de la batterie est tombé en dessous d'une certaine limite , le réseau (FPGA) de l'hélicoptère a été mis hors tension. Le FPGA gère l'état opérationnel d'Ingenuity, activant et désactivant les éléments d'avioniques selon les besoins, pour maximiser la conservation de l'énergie. Il fait également fonctionner les radiateurs qui permettent à l'hélicoptère de survivre aux nuits glaciales, maintient son horloge synchronisée et contrôle le moment où l'hélicoptère doit activer ses sessions de communication avec Perseverance. Lorsque le FPGA a cessé d'être alimenté pendant la nuit martienne, l'horloge de bord de l'hélicoptère qui lui indique l'heure à laquelle les communications se produisent s'est réinitialisée. Et les éléments chauffants d'Ingenuity, si essentiels pour maintenir les composants électroniques et autres composants à des températures opérationnelles, se sont éteints. Lorsque le soleil s'est levé le lendemain matin et que le panneau solaire a commencé à recharger les batteries, l'horloge de l'hélicoptère n'était plus synchronisée avec celle du rover. Ainsi, lorsque Ingenuity a dû contacter Persévérance et cela en fonction d'une indication horaire inexacte, la station réceptrice du rover n'était pas active. Par la suite, pour s'assurer que Persévérance entendrait un nouvel appel, les contrôleurs de la mission ont ordonné au rover de passer la quasi-totalité du Sol 429 (le 5 mai) à écouter un signal de l'hélicoptère. Il est arrivé à 11h45, heure locale de Mars. Les données transmises étaient limitées pour préserver délibérément la charge de la batterie, mais les données critiques d'état et de sécurité de l'hélicoptère étaient nominales. La liaison radio entre Ingenuity et Perseverance était à nouveau stable, les températures du giravion étaient conformes aux attentes, le panneau solaire rechargeait la batterie à un rythme normal pour cette saison tout en atteignant 41% d'une charge complète. Mais une session de communication radio ne signifie pas que l'hélicoptère était sortie d'affaire. L'augmentation de la poussière dans l'air signifie que charger ses batteries à un niveau qui permettra aux composants importants (comme l'horloge et les radiateurs) de rester sous tension tout au long de la nuit présente encore un défi important. Chaque nuit au cours des trois derniers sols, les radiateurs d'Ingenuity se sont déclenchés lorsque la température de sa batterie était inférieure à -15 degrés Celsius. Pendant qu'ils étaient allumés, ils empêchaient la température des composants vitaux de l'hélicoptère de chuter davantage, sachant que la température ambiante de l'environnement descendait à moins 80 degrés Celsius. L'équipe pense que la batterie n'a pas la capacité de supporter la consommation d'énergie des radiateurs embarqués tout au long d'une nuit. "Nous avons toujours su que l'hiver martien et la saison des tempêtes de poussière présenteraient de nouveaux défis pour Ingenuity, en particulier les sols plus froids, une augmentation de la poussière atmosphérique et des tempêtes de poussière plus fréquentes", explique Teddy Tzanetos, chef de l'équipe Ingenuity du Jet Propulsion Laboratory . "Chaque vol et chaque mile de distance parcourue au-delà de notre mission originale de 30 sols a poussé le vaisseau spatial dans ses retranchements, chaque sol passé sur Mars." Les équipes Ingéniosité et de Persévérance ont conçu un plan ayant pour objectif d'améliorer cette situation. Leur but est d'aider la batterie de l'hélicoptère à accumuler une charge suffisante au cours des prochains sols afin qu'elle puisse supporter l'alimentation de tous les systèmes nécessaires pendant la froide nuit martienne. Hier, de nouvelles commandes ont abaissé le point auquel l'hélicoptère alimente ses appareils de chauffage, de - 15 degrés Celsius à - 40 degrés Celsius. L'hélicoptère se met en sommeil alors rapidement, plutôt que de consommer la charge de la batterie avec les radiateurs. L'équipe espère que cette stratégie permettra à la batterie de conserver la charge collectée pendant la journée. Permettre aux radiateurs de rester éteints pendant une partie de la nuit économisera une énergie importante, mais exposera davantage les composants au froid nocturne. Développé comme un démonstrateur technologique pour prouver qu'un vol propulsé et contrôlé sur Mars est possible, le giravion de 1,8 kilogramme transporte de nombreuses pièces commerciales standard qui n'ont pas été conçues pour le froid des opérations dans l'espace lointain. "Notre priorité absolue est de maintenir les communications avec Ingenuity dans les prochains sols, mais même dans ce cas, nous savons qu'il y aura des défis importants à relever", a déclaré Tzanetos. « Je ne pourrais pas être plus fier des performances de notre équipe au cours de la dernière année, sans parler des incroyables réalisations de notre avion sur Mars. Nous espérons que nous pourrons bien recharger la batterie afin de revenir à des opérations nominales et de poursuivre notre mission dans les semaines à venir. »
  4. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    Euh... Ariane ?...
  5. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    J'ai retrouvé la source. https://www.stsci.edu/jwst/phase2-public/1424.pdf Résumé traduit : Proposition d'observations pour étudier les conséquences d'événements d'impact géant ou de panaches de tempête sur Jupiter et Saturne. De tels événements restent impossibles à prévoir à l'avance. JWST pourrait fournir des cartes spectroscopiques de la lumière solaire réfléchie (NIRSPEC) et de l'émission thermique (MIRI), permettant de construire la structure 3D des températures, des vents, la composition chimique et les aérosols associés à ces événements uniques et rares. Pour les impacts planétaires, la distribution d'énergie et de produits chimiques (comme l'ammoniac) peut indiquer la direction, la pénétration et la résistance de l'impacteur, une chimie réductrice ou oxydante peut être révéler, la teneur en eau de l'impacteur, et les traces de silicate peuvent renseigner sur ses origines et sa composition chimique. Pour les tempêtes de planètes géantes, la structure thermique peut révéler l'énergie libérée par la tempête et la vigueur des mouvements ascendants, alors que la présence de produits chimiques et d'aérosols inhabituels peut ouvrir une fenêtre sur la chimie des régions sous-nuageuses plus profondes. La spectroscopie qui ne peut pas être obtenue de manière fiable depuis la Terre serait étayée par des observations au sol pour suivre l'évolution de l'impact ou la morphologie de la tempête. Seuls les impacts importants avec projection importante de débris, ou des tempêtes particulièrement importante (en particulier sur Saturne), seraient étudiées avec le JWST. Ceci est un des nombreux doc' accessible sur : https://www.stsci.edu/jwst/science-execution/approved-programs/cycle-1-go
  6. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    L'observation des planètes telles Jupiter et Saturne est prévue (entre autres). Je connais par exemple une étude de panaches qui seraient provoqués par impact(s) d'astéroïdes et qui permettrait de mieux connaître la composition chimique de l'atmosphère de ces planètes avec MIRI et NIRspec . Naturellement le caractère imprévisible de ce genre d'évènement interdit toute programmation à l'avance, mais cette occurrence a déjà été envisagée et des dispositions pourraient être prises le cas échéant.
  7. mars 2020 rover

    Échantillonner ou pas ? Écrit par Mariah Baker, scientifique planétaire au Smithsonian National Air & Space Museum https://mars.nasa.gov/mars2020/mission/status/378/to-sample-or-not-to-sample/ Traduction du lien : Panorama Mastcam-Z du delta de Jezero acquis lors de la traversée rapide vers le front du delta. Persévérance explore actuellement la zone sur le côté gauche de cette image, où se trouve Hawksbill Gap. NASA/JPL-Caltech/ASU/MSSS. L'un des principaux objectifs de la mission Persévérance est de collecter une diversité d'échantillons de roche pour un éventuel retour sur Terre. Parmi les roches les plus prioritaires à échantillonner figurent celles qui composent le delta bien préservé situé côté ouest du cratère Jezero. Ce delta était l'un des principaux attributs qui rendaient ce site d'atterrissage si attrayant pour la recherche d'une éventuelle vie martienne ancienne. Un examen attentif des roches deltaïques sera essentiel pour interpréter leur environnement de dépôt et établir si ce paléoenvironnement peut avoir été habitable. Mars Perseverance Sol 424 - Caméra Mastcam-Z droite : image Mastcam-Z d'un affleurement rocheux du site "lac Enchanted". Crédits : NASA/JPL-Caltech/ASU Depuis son atterrissage dans le cratère Jezero, l'année dernière, le rover a enquêté et foré des roches au fond du cratère pour les ajouter à la cache d'échantillons. Mais le rover n'avait pas encore eu accès aux roches deltaïques convoitées, jusqu'à présent. Après avoir effectué une « traversée rapide » vers le delta , Perseverance est finalement arrivé sur le front du delta. La semaine dernière, le rover s'est positionné sur un site appelé "Enchanted Lake", où l'équipe espérait pouvoir prélever des roches deltaïques pour la toute première fois. Mais le rover ne peut collecter qu'un nombre limité d'échantillons. L'équipe doit donc peser soigneusement toutes les options, en gardant à l'esprit ce qui a déjà été échantillonné et en essayant également d'anticiper ce que nous pourrions rencontrer le long du reste de l'exploration. Même si nous sommes impatients de forer dans le delta, nous devons le faire à bon escient. De tau sur UMSF. Sol 425, images brutes de roches et en couleurs améliorées : Ainsi, notre première action à "Enchanted Lake" a été d'examiner à distance les roches à l'aide des instruments scientifiques du rover afin de décider si elles correspondent aux critères d'échantillonnage souhaités. Les roches de ce site présentaient de nombreuses caractéristiques particulières et intéressantes en comparaison des aux autres que nous avons étudiées jusqu'à présent. Pourtant, après une évaluation approfondie, l'équipe a décidé de renoncer au prélèvement à cet endroit. Ce fut une décision difficile à prendre, mais nous sommes optimistes quant aux opportunités qui nous attendent. Les données recueillies à "Enchanted Lake" seront utilisées pour établir le contexte de futures opérations sur le delta. Le rover se dirige maintenant vers l'est vers un endroit appelé "Hawksbill Gap", un autre endroit prometteur pour l'échantillonnage du delta. Tout en traversant le front du delta, Persévérance continuera à collecter des données pour aider à caractériser le contact entre le fond du cratère et les roches deltaïques, avant de grimper sur le delta lui-même. Pour en obtenir un prélèvement, nous devrons attendre encore un peu... Le paysage du "lac enchanté" dans lequel barbotaient coquillages et crustacés, il y a quelques temps. Pano de neville thompson (UMSF) : Version de tau : Parties gauche et droite de l'image
  8. Type de télescope les plus puissants ?

    z > 20 (à peu près 200 miyons d'ânes nés après le truc.)
  9. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    On a aussi cette page qui peut s'avérer très utile pour traiter des possibilités d'observations : https://jwst-docs.stsci.edu/jwst-other-tools/jwst-target-visibility-tools Dans cette vue schématique du point de vue des instruments, à travers le télescope et vers le ciel, les flèches bleues indiquent les directions approximatives de l'axe de référence pour chaque instrument et pour l'axe de référence V3 de l'observatoire. Lorsqu'il est projeté sur le ciel, l'angle de position de l'axe V3 (V3PA, degrés à l'est du nord) fournit une référence pour projeter les champs de vision de l'instrument sur le ciel. Seuls MIRI et NIRSpec sont significativement décalés par rapport à la direction de l'axe V3 de l'observatoire, comme le montre la figure.
  10. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    Ah, très bien ! C'est justement le lien auquel je me référais et que j'essayais vainement de retrouver.
  11. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    Bonjour, Sur une année d'exploitation le JWST donnera accès à la totalité de la sphère céleste. Cependant en fonction de la latitude d'une cible sur l'écliptique, sa période d'observation par le télescope sera plus ou moins longue. Les trois contraintes incontournables sont le positionnement du pare-Soleil par rapport au Soleil, la latitude de la cible, et la période de l'année à laquelle on veut observer. Un jour donné donc, le télescope peut pointer sur à peu près 40% du ciel mais cette partie visible change un peu chaque jour (de 1°) pour, en six mois, en couvrir l'intégralité. Cependant, aux basses latitudes (à moins de 45°) un point de visé ne sera accessible que lors de deux périodes, tout les six mois, et ne durerait qu'une cinquantaine de jour si mes souvenirs sont bons. Voilà ! Acté ?
  12. Bonnes nouvelles du JWST (James Webb Space Telescope)

    Réaction d'un chercheur à la première image de MIRI. https://www.jwst.fr/2022/04/premiere-image-de-miri-avec-les-autres-instruments/ Il y a quelques jours MIRI, l’instrument à forte connotation française obtenait les premières images du ciel dans la gamme de longueurs d’onde correspondant à l’infrarouge thermique. Elles sont époustouflantes, surtout compte tenu du fait que l’alignement optique fin n’est pas encore terminé et que les calibrations ne sont pas encore réalisées. La NASA vient de publier à travers son blog tous les tenants et aboutissements de cette fantastique réussite. https://blogs.nasa.gov/webb/ Le Centre d’Expertise MICE, moteur de notre site, était non seulement présent sur place mais participant essentiel de ces premières observations. Plusieurs de ses membres étaient en effet dans la salle du MOC (Mission Operations Center) à Baltimore lorsque ces premières images ont été acquises. C’est pourquoi, il nous a semblé beaucoup plus intéressant de publier leurs réactions, plutôt que de traduire un communiqué de la NASA (Paf! ça c'est pour ma gueule ! ) . C’est aussi une manière de souligner l’importance de la participation française dans cette aventure extraordinaire. Il reste que tous les instruments scientifiques embarqués à bord du JWST sont maintenant totalement opérationnels, ce qui est non seulement un succès phénoménal, mais aussi l’annonce d’observations à venir qui vont certainement révolutionner l’astrophysique. Voici le résumé de cette journée historique pour tous ceux qui ont œuvré à faire de MIRI l’instrument dont nous apprécions maintenant les prouesses, tel que raconté par Christophe Cossou, membre de MICE qui était à la console du MOC. « C'est l'une des expériences les plus incroyables de ma vie. Après des années de préparation, après des semaines de travail suite au lancement, il y a un sentiment de devoir accompli même s'il reste tant à faire. Ce shift était incroyable. La tension qui devient palpable, l'attente des gens. Plusieurs personnes viennent me voir et demandent à être prévenu quand on aura les premières images. La personne à coté de moi a un masque anti covid avec marqué dessus d'un coté "le cooler est stable" et de l'autre "MIRI CCC va bientôt s'ouvrir". On se prépare, on vérifie les valeurs, on valide et on commande l'ouverture du CCC, le couvercle qui sépare MIRI du reste de l'univers. Ça y est, MIRI peut voir le ciel. Des gens demandent "vous observez là?" Oui, on observe, on voit progresser l'acquisition, lentement, trop lentement. Encore 36 minutes et on aura fini la première image, avec cette épée de damoclès au dessus de nos têtes, est-ce qu'il va y avoir un soucis? Comment vont être les images? Ça y est, l'observation est terminée, maintenant il faut attendre qu'elle soit envoyée au sol, puis traitée. Attente insoutenable. Les gens repassent, pour être sûr de ne rien manquer. Pour pimenter les choses, compétition entre nous pour savoir qui sera le premier à récupérer les données. Rien à gagner, juste ce coté enfantin qui se rajoute à l'aspect hautement technique et factuel de notre mission. Mais on est trop impatients, on ne peut pas attendre les données réduites que déjà on regarde les données brutes, normalement assez peu parlantes. C'est comme regarder un négatif parce qu'on n'a pas la patience d'attendre la fin du développement. Les images sont déjà prometteuses, et puis la sentence arrive, on a enfin les toutes premières données. Et puis tout se précipite et je perds la notion du temps. On regarde les images et elles sont incroyables. On voit les PSFs, on dirait des simulations. On remarque quelque chose dans le coin en haut à droite, peut-être une nébuleuse, peut-être un artefact dans l'image dû au fait qu'on est encore au tout début de la Recette en Vol (Commissioning) et on n'a pas encore tous les fichiers de calibration. Le responsable de l'instrument me dit dans notre communication interne que je peux proposer aux autres consoles de regarder les images. Ce à quoi je lui réponds: Pas besoin, ils sont déjà tous derrière moi. Les rires éclatent dans la salle car ils n'ont pas entendu ce qu'on m'a dit, mais ils ont très bien compris vu ce que j'ai répondu. Attirés par la lumière, ils sont tous venus voir la première image de MIRI. La salle et moi-même perdons un peu de notre concentration dans ce moment d'euphorie. Ce n'est qu'à la 3e fois que j'entends l'invitation dans l'oreillette à venir dans la salle principale avec mon ordinateur pour projeter la première image de MIRI sur le grand écran. Et ensuite je me retrouve avec le micro principal pour parler à tout le monde et décrire l'image. Je peine à trouver mes mots, je regarde encore. Ça fait déjà 10 minutes que je n'arrive pas à détourner les yeux de l'image de source ponctuelle qui est d'une extrême qualité alors que c'est une toute première image non encore complètement calibrée. Et puis la fin du shift arrive, je reste encore et on compare les images. L'artefact remarqué initialement bouge sur les différentes observations, preuve que c'est bien quelque chose du ciel et non un défaut du détecteur. Petit à petit, je range mes affaires, on explique à la relève les activités pour le prochain shift et je me dirige vers la sortie. Je laisse un message à ma compagne que je n'ai pas vue depuis plus d'un mois pour lui raconter brièvement ce qu'il vient de se passer, elle le verra le lendemain à son réveil. Et j'écris ensuite ces lignes avant de me coucher, afin d'avoir une trace, de ne pas prendre le risque de voir tout cela altéré par ma mémoire fuyante. Je veux me souvenir des moindres détails de cet instant pour le restant de mes jours. »
  13. mars 2020 rover

    Pour en revenir au rover à proprement parlé, voici deux Gigapan de neville Thompson (UMSF) Informations très importantes sur le déroulement futur de la mission, relayées par Phil Stooke et dont je vous donne ici la traduction de son post sur UMSF : "Je viens vous rendre compte de la réunion du MEPAG. Ken Farley rapporte que le rover va maintenant retourner dans la région de "Three Forks" et remonter dans "Hawksbill Gap". Il étudiera les affleurements en montant la pente, puis les échantillonnera en la redescendant. À la fin de 2022, il devrait être de retour à "Three Forks" et, cela pourrait à cet endroit, le site de la première "cache" d'échantillons (endroit de stockage, dépôt des prélèvements), car il est plat et sans problème pour une mission ultérieure de collecte des échantillons. Ensuite, Perseverance grimpera sur le sommet du delta pour faire plus de prélèvements. Il serait aussi possible que la "cache" soit faite plus proche du cratère Belva, au sommet du delta, dans le courant de 2023, mais nous avons le souhait d'obtenir un premier stockage, de le réaliser en toute sécurité et cela assez rapidement. Plus tard, le rover se déplacerait vers le canal principal du delta et, finalement, sur le bord du cratère, probablement en 2024. Une deuxième cache serait choisie plus au sud-ouest après d'autres prélèvements." De tau (UMSF) Affleurements stratifiés à la base du cap Nukshak, vus d'une distance d'environ 6 m, au sol 422 : Filtres œil gauche Mastcam-Z 1 à 6 composantes principales multispectrales : Contexte Mastcam-Z : Micro-imageur à distance Supercam. Une estimation granulométrique très grossière : dans la roche environ 0,4 à 0,5 mm, sable noir 0,2 à 0,3 mm : Et, autre affleurement en couches à la base du cap Nukshak dans les images Mastcam-Z du sol 423 : 1. Filtre d'image brute 0 (RVB) 2. L'œil gauche filtre 1 à 6 composantes principales multispectrales. Quelques pierres ont des couches alternées bleu/violet. 3. Filtres infrarouges œil droit 1 à 6 composantes principales multispectrales 1 et 2 4. Anaglyphe Il faut bien garder à l'esprit que sur les images en couleurs améliorées proposées par tau les différences de couleurs ne renseignent en rien sur la nature minéralogique des roches. Panorama proposé par Charborob (UMSF) :
  14. mars 2020 rover

    Ingenuity livre aux scientifiques opérant avec Perseverance une perspective aérienne d'un affleurement rocheux très intéressant. https://mars.nasa.gov/news/9179/nasas-mars-helicopter-scouts-ridgeline-for-perseverance-science-team/ L'hélicoptère Ingenuity a récemment étudié une ligne de crête intrigante près de l'ancien delta du fleuve dans le cratère Jezero. Les images capturées le 23 avril, lors du 27 e vol du petit hélicoptère, ont été prises à la demande de l'équipe scientifique de Perseverance, qui souhaitait examiner de plus près l'affleurement dans une pente fortement inclinée. "Fortun Ridge" Imagé pendant le vol 27 d'Ingenuity : l'hélicoptère Ingenuity a repéré cette ligne de crête près de l'ancien delta du fleuve dans le cratère Jezero, celle-ci intéresse les scientifiques du rover Perseverance. Agrandi à droite est un gros plan de l'un des affleurements rocheux de la ligne de crête. L'image a été prise le 23 avril, lors du 27e vol du giravion. Crédits : NASA/JPL-Caltech. "'Ingenuity fournit non seulement des images de perspective aérienne, mais permet à notre équipe d'être à deux endroits à la fois sur Mars", nous dit Ken Farley du Caltech, scientifique du projet Perseverance. "Envoyer le rover pour arpenter et prospecter à un endroit tout en profitant de l'hélicoptère pour voler sur des centaines de mètres supplémentaires est un gain de temps considérable. Cela peut également nous aider à explorer des zones que le rover ne visitera jamais, comme dans ce cas précis. La ligne de crête, que l'équipe scientifique appelle "Fortun Ridge" d'après une paroisse en Norvège, est une caractéristique géologique particulièrement intéressante car les données recueillies depuis l'orbite et celles à distance par Persévérance indiquent qu'il s'agirait de la limite entre les deux principales unités rocheuses sur le fond du cratère. Les images précédentes suggéraient que les couches de roche inclinées dans cette zone de Mars sont rares (contrairement sur Terre, où la tectonique des plaques et les tremblements de terre provoquent souvent des inclinaisons). L'équipe scientifique aura également l'occasion de comparer les images du vol 27 de cette caractéristique avec les données recueillies par Ingenuity et Perseverance d'une autre ligne de crête inclinée surnommée « Artuby » dans la région « South Séítah » de Jezero. La comparaison des prises de vue d'Ingenuity de ces deux lignes de crête inclinées pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre l'histoire du fond de ce cratère et, éventuellement, les forces tectoniques qui étaient en jeu à cet endroit, il y a des milliards d'années. Cette récente incursion scientifique d'Ingenuity fait suite au repérage de l'hélicoptère effectué pour voir la coque arrière et le parachute qui ont aidé le rover Perseverance à atterrir sur Mars avec Ingenuity attaché à son ventre. Ces images ont le potentiel de faciliter l'assurance d' atterrissages plus sûrs pour les futurs engins spatiaux tels que le Mars Sample Return Lander. Cette mission qui fait partie d'une campagne qui devrait ramener sur Terre les échantillons de roches, d'atmosphère et de sédiments martiens prélevés par Persévérance pour leur analyse détaillée dans les labos terrestre.
  15. Type de télescope les plus puissants ?

    Tu questionnes dans ton intro la puissance pour deux types de télescopes différents (qui permet d'observer des plages de longueur d'ondes différentes). C'est ce à quoi faisait allusion Biver.