apricot

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  1. Bonjour Astrild, La 314 est ici une N&B, j'ai juste colorisés les spectres à la fin du traitement (Isis et VSpec). Jean-Philippe
  2. C'est toujours intéressant de caractériser un peu le fond de ciel de son lieux d'observation. J'avais fait la même chose depuis la banlieue toulousaine (aie..) et la campagne : Les deux observation en zone bleue et rouge ont été fait avec le même matériel (Newton 200, spectro Alpy 600 et caméra 314) et temps de pose (5x300 sec), c'est donc des spectres directement comparables. Zone rouge : Zone bleue : Un truc pas rassurant sur le spectre en ville, c'est la remontée du continuum dans le bleu = LEDs ?! Un petit coup de spectro sur les nouveaux lampadaires LED vs les sodiums classiques: Photo a deux pas de mon "observatoire" urbain... On comprend bien avec le spectre que la LED est infiltrable Et elle diffuse encore plus, avec son pic dans le bleu... Pour comparaison de la pollum Toulousaine avec un ciel de montagne, voici le spectre du fond de ciel au Pic du Midi. C'est toujours avec l'Alpy et la 314 mais cette fois ci sur sur le T60, 4 x 900 sec. A noter, la raie de l'airglow est assez variable en fonction des nuits (elle peut même être quasi absente).
  3. Oui, et avant Zwicky il y a eu Kelvin qui a estimé le nombre de corps noirs dans la Voie Lactée, et Poincarré qui a introduit le terme de "matière obscure" en discutant le travail de Kelvin (http://henripoincarepapers.univ-lorraine.fr/chp/text/hp1999sm.html). Jeans, Kapteyn et Oort avaient aussi suggéré qu'il y avait trop peu de matière visible pour expliquer la dynamique des étoiles dans la Voie Lactée... Pas de chance, ils sont tous morts !
  4. (Juste une parenthèse: le chocolat, ça marche, et quand est-ce que Vera Rubin l'aura?)
  5. Salut & merci Lionel On a eu une deuxième belle nuit qui nous a permis d'observer deux autres candidates. LDû 19 (19:04:10.44 +47:15:18.50) Et St 6 (18:30:01.68 -12:00:00.10) On ne détecte aucune raie en émission pour ces deux là (2x1200 sec pour chaque spectre). Par contraste avec Dr5 (mais comme Or 2) elles font plutôt penser à des galaxies. Bon ciel ! Jean-Philippe
  6. INSIGHT : sonder l'intérieur de Mars

    Hum... Source Anonyme, via twitter
  7. RAAGSO 2019, c'est parti!!

    On a même vu un interféromètre bricolé dans du carton
  8. Merci Alef. La CCD est une 414EX. On était en binning 1 (pour éviter de sous échantillonner)
  9. Lionel Mulato avait obtenu un spectre de Dr5 quelques jours aupravant, on peut donc faire une comparaison intéressante : On trouve les mêmes raies de l'hydrogène et OIII sur les deux spectres. Avec le T60 et le ciel du Pic on a un spectre moins bruité avec plus de signal, qui permet de détecter la raie HeII. Jp
  10. Une autre candidate était Dr 5 (21:57:35.52 +61:51:28.95). L'image de PanSTARRS : Plein d'étoiles autour de Dr5, ça aide pour se repérer et placer la fente du spectro : Sur la capture d'écran ci dessus, on a superposé une image de la caméra de guidage (on y voit la fente, fine et sombre, horizontale a peu près au centre de l'image) alignée précisément par astrométrie, sur une image de la bibliothèque du DSS : la fente est presque pile poil sur Dr5. 3x20 minutes de pose avec la caméra du spectro (spectre 2D) : Les raies en émission de Dr5 sont clairement visibles. Le spectre 1D : On trouve des raies nébulaires classiques : Hb 4861, le doublet [O III] 4959 et 5007, et Ha 6563. Ainsi que He II 4686. Par contre pas de [SII] ni de [NII] détectable. Nous avons envoyé le spectre à Pascal le Du, qui l'a envoyé à Quentin Parker, un pro qui travaille sur les nébuleuses planétaires galactiques et des nuages de Magellan. Après discussion, la détection de la raie HeII 4686 avec les HI et [OIII], malgré l’absence de [SII] et [NII], indique que Dr5 pourrait être une NP de forte excitation. Pour ceux que ça intéresse, il y a un papier très intéressant à lire : "Planetary Nebulae: Observational Properties, Mimics and Diagnostics" par David J.Frew & Quentin Parker (https://arxiv.org/abs/1002.1525) Bon ciel, Jean-Philippe and co
  11. Bonjour, Avec les copains on est allé jouer avec le spectro Alpy du T60 du Pic du Midi. Nous avons ciblé quelques candidates nébuleuses planétaires - des objets très faibles repérés sur des images, souvent par des amateurs, mais dont la nature n'est pas connue. Un spectre est l'idéal pour déterminer la nature des objets : nébuleuse planétaire, nébuleuse par réflexion, étoile cataclysmique, galaxie... chacun a sa signature spectrale qui lui est propre. On commence le jeu par une sélection de cibles d'intérêt en regardant les catalogues. Pascal Le Du a fait un boulot fantastique dans ce sens avec son site http://planetarynebulae.net/ qui recense les candidates et les observations. Une candidate prometteuse était Or 2 (AD 20:54:32.34 DEC +25:10:51.20). Sur l'image du DSS : La nébuleuse est bien trop faible pour être visible avec la caméra de guidage, donc le jeu est de placer la fente du spectro relativement aux étoiles du champ. On a enregistrer 3x20 min de pose pour obetnir ce spectre (2D): On observe juste les raies du ciel (l'oxygène de la haute atmosphère qui émet quelques photons à des longueurs d'ondes discrètes), deux trois traces du continuum d'étoiles faibles, des rayons cosmique , et c'est tout. Pour comparaison, une étoile majeure sature le capteur en quelques secondes. Même avec un entonnoir de 600 mm et un beau ciel Pyrénéen, on voyait rieng. Ils ne sont pas brillants ces machins Or 2 est peut être une galaxie, sans raies en émission, avec toute sa lumière étalée tout le long du spectre et donc du capteur de la caméra, donc qui reste sous le seuil de détection. Ou bien on avait pas la fente sur l'objet... Passons à une autre cible.
  12. Un ATeL sur le suivi de la nova avec les spectres amateurs : http://www.astronomerstelegram.org/?read=13108
  13. Salut Gérard, Heureusement qu'on avait un vieux loup de mer dans l'"équipe, pour naviguer dans le fourmillement de la voie lactée
  14. Avec les copains on était justement en mission au T60 du Pic du Midi, c'était l'occasion de faire chauffer le spectro Alpy de l'association Voici une image de la nova, placée sur la fente du spectro, sur la caméra de guidage. L'image est alignée avec le champs DSS ou l'étoile est quiescente, à mag 15: Meilleure qualité ici : https://i.imgur.com/dfsCWAy.mp4 Le spectre : On a re-observé la nova le lendemain. En 24 h le profil n'a pas évolué significativement : J'ai annoté les raies principales. Le spectre est dominé par des raies en émission de l'hydrogène, et de l'hélium. On trouve aussi des raies du fer. Le profil est assez semblable à celui qui avait été observé lors de l'explosion de 1990 (quand la nova avait 18 jours) : On peut aussi observer que nos spectres sont bien comparables à ceux enregistré par un télescope pro de 3,8 m avec un spectro multifibre (Seimei, à Kyoto) Les raies sont très élargies, ce qui témoigne de la violence extrême de l'explosion et de la vitesse d'expansion de l’éjection de matière. On peut s'amuser à mesurer la FWZI ("forward width at zero intensity") pour estimer la vitesse maximum d’éjection : Elle décline assez rapidement mais elle est encore intéressante à observer. Bon ciel, Jean-Philippe
  15. Bonjour ! Il y a une étoile symbiotique intéressante dans le Sagittaire, V3890 Sgr. C'est un système binaire serré, une naine blanche accompagnée par une géante rouge (M5III). Le système est suffisamment compact pour que la naine blanche aspire de la matière de sa voisine. Dans le cas de V3890 Sgr, tout les trente ans environ, la naine blanche a accrété suffisamment de matière pour déclencher une explosion thermonucléaire et former la nova. On connait deux explosions pour V 3890 Sgr, en 1962 et 1990. A noter qu'on ne connait que 10 nova récurrentes, ce sont des objets tout à fait exceptionnels. Il y a quelques jours, alerte ! (courbe AAVSO) V3890 Sgr vient d'exploser une troisième fois !