apricot

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  1. Jolie Mars Etienne, et quelle polyvalence ! Je m'attendais quand même à un spectre, de la calotte par exemple
  2. En pratique la poussière est sur le hublot au dessus du capteur donc elle est floue et ne bloque jamais complètement la lumière. Donc ton image de calibration PLU, si elle est bien acquise, ne devrait pas avoir de pixel à zéro. Si tu as vraiment des pixels à zéro, ils sont morts, et c'est par interpolation avec les pixels voisins que tu peux corriger le défaut.
  3. Nobel de physique 2020

    Emmanuelle Charpentier a 51 ans et Jennifer Doudna 56, Andrea Ghez 55.
  4. Nova clignotante "dans" M31

    Vincent, tu veux dire décalage vers le bleu ? M31 se rapproche de nous (z moyen = -0.0017 ... variant localement en fonction de la rotation de la galaxie)
  5. Nova clignotante "dans" M31

    Une voiture en rade, avec les warnings..
  6. Avec l'Alpy et une CCD M77 est facile à observer, mais alors en argentique, Chapeau ! Si vous mettez la main dessus ne manquez pas de partager Je n'ai pas pris en compte l'inclinaison de la galaxie (ça ne changerai pas la forme de la courbe, ce qui était l’objectif). On voit que les vitesses de rotation de part et d'autre du coeur sont très similaire, d’où la symétrie.
  7. On mesure une vitesse radiale le long de la ligne de visée, donc on ne pourra pas mesurer la rotation d'une galaxie vue de face. J'aimerais bien tester la manip sur M104, en utilisant les nombreuses raies en absorption. Ca sera plus facile avec une galaxie active présentant des raies en émission avec plus de signal. M77 est idéale pour cela. M66 et NGC 253 sont de bonnes cibles.
  8. Bonjour, Les spectres des galaxies à noyaux actifs sont très intéressants, car avec leurs raies en émission intenses on peut extraire des informations comme la rotation de la galaxie et sa masse. M77 est une grande classique dans la famille des galaxies à noyau actif, et c’est sur elle que Vesto Slipher a découvert en 1914 le décalage Doppler des raies qui indiquait une rotation. Voici donc le spectre du bulbe de M77, avec un Newton 200 spectro Alpy et CCD 314, 5x900 sec, sous un ciel Pyrénéen https://i.servimg.com/u/f88/18/20/28/03/scope10.jpg On identifie les raies de Balmer de l’hydrogène, et des raies interdites [OIII] et [SII]. On mesure facilement leur redshift ; on trouve z=0.00382 (les pros ont 0.00381, donc notre mesure est pas mal). Avec la relation de Hubble Lemaitre, on détermine la distance D = z x c / H0 = 16 méga parsec. (détails des mesures : https://i.servimg.com/u/f88/18/20/28/03/z10.png ) En regardant le spectre 2D on peut remarquer que les raies en émission sur la fente de part et d’autre du bulbe sont décalées…: (ici zoom 300% de la raie Ha / [NII]) On devine ce décalage sur d’autres raies en émission sur le spectre 2D : https://i.servimg.com/u/f88/18/20/28/03/spectr10.png On observe donc la rotation de la galaxie ! Avec ce décalage, on peut mesurer la vitesse de rotation de la galaxie. Mieux encore, on peut mesurer cette vitesse le long de plusieurs positions sur la fente du spectro. J’avais positionné la fente sur le cœur de la galaxie. On peut donc obtenir la vitesse de rotation à une distance d du cœur. Donc on pourra tracer la courbe de rotation de la galaxie .. ! On s’assied ici sur les épaules de la géante Véra Rubin : https://i.servimg.com/u/f88/18/20/28/03/rubin10.png J’ai extrait un spectre tout le long de la fente tous les 3 pixels, intégrés sur 3 pixels, 23 spectres traités en tout : On mesure sur chaque spectre les positions des raies H [OIII] et [SII] pour chaque position le long de la fente et on construit un tableau : Comme on a la distance D=16 Mpc et on connait l’échantillonnage des pixels de la caméra, on calcule facilement que chaque pixel le long de la fente = 0.11 kpc à la distance de M77. (détail du calcul : https://i.servimg.com/u/f88/18/20/28/03/kpc_au10.png) Et voila la courbe de rotation de M77 : (les barres d’erreurs sont calculées avec l'erreur standard pour chaque point en fonction des différentes raies identifiées/mesurées) Vu la symétrie, on peut tracer la courbe de vitesse de rotation en fonction de la distance en valeur absolue : Ce résultat se compare très bien à des courbes de rotation publiées par des pros. Par exemple http://articles.adsabs.harvard.edu//full/1982A%26A...112..361G/0000363.000.html On voit que la vitesse augmente avec la distance puis semble s’aplatir sans diminuer. Ce n'est donc pas une courbe "Képlérienne" d'une masse centrale qui gouverne la rotation du système. Pour autant que je sache c'est la première fois qu'un amateur fait cette manip ? donc ça serait bien de répéter sur d'autres galaxies, et d'obtenir des vitesses plus loin du centre avec un télescope plus conséquent et un temps de pose ++, mais … on aperçoit déjà la matière noire ! Bon ciel, Jean-Philippe
  9. Venus, grosse annonce à venir!

    <-- met sa casquette de microbiologiste Attendez, et si on fait un what-if comme xkcd... Il n'y a pas longtemps, l'idée même que des microbes puissent résister et même se développer (se reproduire !) dans des environnements aussi extrêmes et létaux que le fond des océans, les sources hydrothermales, les lacs salés desséchés ou sous les glaces des pôles, dans les pipelines de l'industrie pétrochimique... faisait rigoler tout le monde. Maintenant on ne rigole plus, on connait un zoo de bactéries extrémophiles qui vivent à +100°C ou -20°C, qui résistent aux radiations ionisantes, aux hautes pressions des fonds océaniques, a des pH>11 ou <1, à la dessication... On trouve maintenant un microbiote bactérien dans la colonne d'air de l'atmosphère, et il semblerait même que ces bactéries participent comme centre de nucléation à la météo. Ce n'est peut être pas si délirant de faire l'hypothèse que la haute atmosphère d'une planète pourrait constituer une niche écologique viable pour un extrémophile ? Elon Musk ne pourrait pas se rendre utile et envoyer un ballon ou un drone flotter dans les nuages de vénus ? On pourrait rajouter une boite de pétri ou un spectro de masse dans le bazar... /enlève sa casquette de microbiologiste Si l'observation est confirmée, les chimistes vont devoir expliquer comment on fait du phosphine sur Jupiter .. heu .. Vénus
  10. Venus, grosse annonce à venir!

    Une question: les sondes Venera avaient été stérilisées en profondeur avant d'êtres balancées sur vénus ? (je suis sorti)
  11. Pas de problème pour binner, et en rajoutant des spacers tu obtiendras une bonne dispersion (à 60 mm du capteur ça te donne 8 A/px) Bonne découverte
  12. Sympa ces essais au star analyzer Pour identifier les raies, tu as cet atlas: https://web.williams.edu/Astronomy/research/PN/nebulae/legend.php Il doit y en avoir d'autres plus loin dans le rouge en cherchant avec "NIR"
  13. Le débat de midi sur France Inter ce jeudi 6 est consacré au sujet. https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-06-aout-2020
  14. On lit souvent que les quasars sont rouges suite à leur redshift. En fait c'est faux ! C'est tout leur spectre qui est décalé par l'expansion de l'univers, ainsi en fonction du z des raies intenses dans l'extrème UV (comme la LyA, ou CIV...) peuvent se retrouver dans le bleu-vert, et on peut voir un quasar ... essentiellement bleu C'est le cas sur le spectre de la croix d'Einstein ou c'est le raie CIV de l'EUV qui est décalé dans le bleu (env 4000 A) qui domine.
  15. filtres OIII et UHC

    Le filtre UHC est conçu pour éliminer au mieux la pollution lumineuse (enlever la lumière des lampes au sodium diffusées par le ciel pollué): donc tu peux l'utiliser sur à peu près tout les objets. En revanche le filtre [OIII] ne laisse passer qu' une fine raie de lumière bleue-verte émise surtout par des nébuleuses en émission, de type planétaires (M27, M57...) région HII (M42..) et certains rémanents de supernova (notamment les dentelles du Cygne). Donc ce filtre est intéressant sur les nébuleuses, en le comparant à la vue sans filtre (technique du "bliking" ou clignotement; Les étoiles sont "éteintes" par le filtre tandis qu'une nébuleuse garde sa brillance avec le filtre). Nota bene, avec une nébuleuse en réflexion comme dans M45, qui renvoie la lumière des étoiles sans phénomène d'excitation, le filtre [OIII] n'apporte rien. Ainsi, en comparant les vues avec et sans filtre tu peux commencer à classer les types de nébuleuses Tu trouveras facilement des catalogues d'objets en ligne, par exemple http://fredburgeot.fr/NP-avril-2020.htm Bon ciel Jp