apricot

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  1. Je tente de répondre à tes questions (si je les ai bien compris) - Le spectre que tu peux obtenir d'un objet est en fait celui le long d'une ligne de visée : si tu observe par exemple une galaxie, tu verra cette dernière + la matière intergalactique éventuelle + la matière dans notre voie lactée et + bien sur l'atmosphère terrestre ! Tu verra donc un spectre composite de tout ces objets le long de la ligne de visée. Ces différents objets n'étant pas à la même distance tu peux avoir des décalages spectraux respectifs. Enfin les différentes régions dans un objet observés peuvent ne pas être résolu spatialement mais e^tre parfaitement disctints dans le spectre. Tu peux avoir beaucoup d'info dans un seul pixel spatial. Par exemple dans le sepctre d'un quasar ponctuel, tu peux mettre en évidence différentes régions de formation de raies. - Pas sur de comprendre la mémoire, mais tu peux dire que la lumière contient de l'information. - La spectro te permet de disséquer cette information (--> composition chimique, densités, vitesses...) En espérant que ça aide
  2. Nébuleuse de l'eskimo

    Alef, j'utilise un Newton (F4.5) configuré comme pour la photo (avec le miroir un peu remonté pour faire ressortir le foyer). Si dans ta configuration tu n'as pas assez de tirage pour mettre le plan focal sur le miroir de la fente tu peux utiliser un correcteur de coma.
  3. Nébuleuse de l'eskimo

    Merci Lionel. Oui j'ai fait ces petits calculs, il me faut juste trouver le temps pour les mettre un chouia en forme Bon ciel, Jp
  4. Nébuleuse de l'eskimo

    Voici le spectre de la nébuleuse représenté classiquement, avec l'intensité en fonction de la longueur d'onde. On voit des raies en émission intense (H alpha, H beta, doublet de l'[OIII]) ainsi qu'un continuum non négligeable, très bleu. Le continuum est celui d'un "corps noir" très chaud, sans doute celui de l'objet central (la naine blanche) tandis que les raies en émission se sont formées dans le milieu environnant très peu dense mais chauffé par la naine blanche. On peut s'amuse à extraire le spectre de la nébuleuse sans celui de l'étoile centrale en sélectionnant la zone d’intérêt lors du traitement : Le spectre est extrait entre les deux lignes bleues. On obtient un spectre similaire de part et d'autre de l'étoile centrale, avec quasi exclusivement des raies en émission : Le spectre de la nébuleuse nous renseigne sur sa composition chimique (hydrogène et oxygène), le degré d'ionisation, ainsi que sur l'objet central (en particulier sa température), car c'est lui qui chauffe/excite la nébuleuse environnante. En première simple analyse, c'est intéressant d'observer une raie en émission de l’hélium (HeII à 4686). Pour ioniser cet atome (qui recombine ensuite pour former la raie en émission) il faut 24.6 eV, soit des photons très énergétiques (de faible longueur d'onde (UV)), donc il faut une étoile centrale très chaude, de l'ordre de 50 000 - 100 000 K .
  5. Une grande classique pour s'amuser en spectro, la nébuleuse de l'eskimo (NGC2392). Voici une planche avec une image que j'avais fait avec un T150, et un petit spectre au Star Analyzer (en ville). Pour monter en résolution on sort l'Alpy 600, ici sur un Newton 200 sur Azeq6, et un beau ciel montagnard. Une image (crop) de la caméra de guidage pendant l'acquisition. Le fond de ciel étant bien noir on devine tout juste la position de la fente sur la nébuleuse --> un truc qui aide est de matérialiser la position de la fente avec un postit avec le rectangle rouge (une option bien pratique dans Phd2). Voici le spectre traité 2D : J'ai annoté les principales raies en émission, facilement identifiables car classiques dans des nébuleuses planétaires. Les longueurs d'ondes sont en Angström. L'image du spectre en 2D est toujours intéressante à observer car elle donne des information sur la structure des raies le long de la fente. On voit, comme sur l'image au star analyser, que la distribution d'hydrogène et d'oxygène est irrégulière, plutôt concentrique. Je reviens plus tard avec quelques analyses de la nébuleuse et de l'étoile centrale. Bon ciel, Jean-Philippe
  6. Il y avait Frédéric Gueth, Vincent Pietu et Alain Riazuelo à "la tête au carré" l'autre jour. On y apprend que une des clef de cette réussite a été un gros coup de bol avec une superbe météo simultanément sur les 8 sites d'observation pendant 4 jours Emission intéressante à écouter : https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-11-avril-2019
  7. Une interview sympa de J-P Luminet dans Science : https://www.sciencemag.org/news/2019/04/here-s-what-scientists-think-black-hole-looks?
  8. Pour info, les T60 et T1m au Pic se pointent (très bien) à la mano, avec un chercheur, des encodeurs et des cercles de coordonnées ;-) Goto ou pas, il faut toujours une carte de champ pour terminer son pointage.
  9. Comme les copains, ci dessus, le SA est un super jouet pour découvrir la spectro. Une autre suggestion : on n'est pas tenu de prétraiter les spectres dans un logiciel dédié spectro. Quand on a une petite préexpérience en imagerie, on peut très bien prétraiter les images des spectres avec son logiciel de (pré)traitement favori (Iris, Siril, Pixinsight etc) pour retirer les offset/bias, puis "cropper" un peu et orienter le spectre horizontalement. Enfin Vspec permet d'extraire le spectre du fond de ciel très facilement, puis le calibrer en longueur d'onde. Bon ciel enfin spectres !
  10. M42 et trapéze

    Superbe M42 et trapèze ! Chouette rendu de la couleur, au delà de l'aspect esthétique, on voit le vert de la raie [OIII] qui est très puissante dans cette nébuleuse Imager des étoiles O avec un filtre rouge c'est un peu vicieux quand même Jean-Philippe
  11. Pierre Brunet analyse le texte, c'est très intéressant, et il est important de proposer d'amender le projet : http://wikinight.free.fr/index.php/2018/10/24/la-consultation-publique-sur-le-projet-darrete-nuisances-lumineuses-du-25-10-2018-au-12-11-2018/
  12. Croissant et P-Cygni

    Supers spectres ! Pour le calcul du vent (v terminal) éjecté par la Wolf-Rayet tu peux encore affiner ton résultat en corrigeant la FWHM mesurée par l’élargissement du à l'instrument. Par exemple en mesurant la FWHM de la raie du neon à 5852; la FWHM corrigée = racine carrée (FWHM observée au carré - FWHM raie néon au carré) Bon ciel, Jp
  13. Intuitivement je pense qu'il faut mieux filtrer le spectre 1D et non l'image / spectre 2D.