vaufrègesI3

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Posts posted by vaufrègesI3


  1.  

    Afin de régler durablement mes problèmes de santé, je vais devoir faire face à des circonstances qui me contraignent à tirer ma révérence d’Astrosurf, probablement durant environ environ 3 semaines.

    Il restera ensuite à vérifier que ma participation à ce forum puisse continuer à se dérouler en toute sérénité face à un troll particulièrement usant pour nous tous, mais (semble-t-il) indéboulonnable.

    À bientôt :)..

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  2. il y a une heure, Bill46 a dit :

    Si je peux donner un avis, le compte "SpaceX en Francais" (qui n'a officiellement rien à voir avec la société SpaceX) ne fait que retweeter un concept proposé par un artiste américain spécialisé en animation 3D nommé Nick Henning (qui lui non plus n'a rien à voir avec SpaceX) et qui a imaginé ce système à partir de vagues déclarations d'Elon Musk sur la possibilité de récupérer le premier étage Super Heavy, notamment à se servant de ses aérofreins. SpaceX n'a, à ma connaissance, jamais donné d'informations, virtualisé en images ou concrétisé sur le papier quelque chose qui ressemblerait aux vagues déclarations de leur patron

     

    Alors d'une part je parle bien d'un"projet muskien quelque peu fantasmatique"

    Et d'autre part, je ne fais que reprendre l'info que tu avais déjà toi même donné page 255, et faisant suite aux déclarations de Musk que, manifestement, tu n'avais alors pas jugées si "vagues" que ça -_-. Tu donnais pas mal de précisions en écrivant ceci - c'est moi qui surligne :

     

    "Du même auteur, cette vue conceptuelle illustrant un possible projet de récupération du propulseur Super Heavy, approche récemment évoquée par Elon Musk : ici, des bras déployés de la tour de lancement, munis d'absorbeurs de chocs, viendraient "capturer" le lanceur en phase d'atterrissage à partir de ses ailettes de guidage... et reposer l'étage au sol comme une fleur. Une sacrée précision sera nécessaire tout de même !"

    FIN DE CITATION

     

    Tu avais joins cette image, aussi explicite que la vidéo :

     

    600357e91b7f5_Projetmuskien.jpg.63eb1f3c2bd5d18a289a4db2c313df1c.jpg

     


  3. il y a 25 minutes, PascalD a dit :

    si on améliore la technique de chasse, ben au bout d'un moment y'a plus rien à chasser.

     

    Toute la question est là : l'invention du fusil condamne t'elle fatalement l'espèce animale ?.. à terme la nature et l'existence de l'homme en corollaire ?.. Il n'existe aucun exemple ou aucune expérience qui puisse indiquer qu'il est possible d'inverser ce type de processus, de le maitriser ?..

    J'espère que si.


  4. Il y a 2 heures, asp06 a dit :
    Il y a 9 heures, vaufrègesI3 a dit :

    la technique en arrive à s'auto-développer

    tu as un exemple de ça, sérieux?

     

    Puisque l'homme est l'inventeur des techniques qu'il utilise, il semble aller de soi qu'il maîtrise les techniques qu'il invente et qu'il met en œuvre.. Maîtriser le développement technique, c'est-à-dire son déploiement et son évolution, consisterait donc à être en mesure d'anticiper tous les effets qu'entraînent les innovations qui sont mises en œuvre au sujet des différents moyens que nous utilisons dans tous les domaines de notre vie, et de se préserver de leurs conséquences néfastes. Ce serait être en mesure de faire en sorte que le développement technique n'ait pour conséquence que ce qui correspond à nos intentions.

     

    Si nous sommes capables de définir les fins en vue desquelles nous élaborons et utilisons certaines techniques, sommes nous pour autant en mesure de prévoir et de contrôler les conséquences que peut entraîner un tel usage ? Il n'est pas certain que les inventeurs de l'automobile aient prévu les conséquences entraînées par le développement de l'usage de ce moyen de locomotion sur notre mode de vie et sur notre environnement. On peut nourrir aussi quelques inquiétudes à propos des progrès de l'intelligence artificielle. Saurons-nous maîtriser toutes les conséquences de son déploiement, aussi bien dans le domaine de la production industrielle ou de l'administration que relativement à son usage dans notre vie quotidienne ? Sommes-nous en mesure d'anticiper sur les décisions que peuvent prendre certaines machines intelligentes, et avons-nous la possibilité de les modifier ?

    Il apparait plutôt qu'une fois les principes d'une technique élaborés, il soit difficile d'en contrôler son développement. Autrement dit, si la technique suppose une certaine maîtrise de la nature, il n'est pas certain que nous maîtrisions.. cette maîtrise. Les processus de développement de la technique semblent plutôt faire preuve d'une certaine autonomie, et obéir à des lois qui trop souvent nous échappent.

     

    Nous risquons fort, si nous laissons la technique se développer de manière autonome, de vivre dans un monde différent et déshumanisé auquel nous seront obligés de nous adapter malgré nous. Ce qui mettrait en évidence l'un des aspects paradoxaux de la technique. Celle-ci a d'abord été développée par l'homme pour adapter le monde à ses besoins et ses désirs, mais il se pourrait que ce soit maintenant à l'homme de s'adapter au monde qu'elle a produit.

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  5.  

    Au 13 janvier 2021 (sol 3000) Curiosity s'est "extirpé" de la zone chaotique de blocs rocheux en reprenant le chemin inverse vers le Nord, puis s'est orienté vers le Nord-Est en fin de trajet sur un terrain enfin plus favorable pour cheminer vers les sulfates et contourner les "Sables de Forvie".

     

    POSITION AU 13 JANVIER 2021 (SOL 2021) :

    Selon les indications de Phil Stooke

     

    6002211299584_3000LOCAT13JANV.thumb.jpg.450cf73477c806a4c6da88a7ddfe16d9.jpg

     

     

    HAZCAM AVANT - 14 JANVIER 2021 (SOL 3001) :

     

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    HAZCAM ARRIÈRE - 14 JANVIER 2021 (SOL 3001) :

     

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    PANO NAVCAM - 13 JANVIER 2021 (SOL 3000) - Jan van Driel :

     

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    GIF CONTEXTE :

     

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  6. Le 14 janvier 2021

    La « Taupe » de la NASA InSight termine son voyage sur Mars

     

    https://mars.nasa.gov/news/8836/nasa-insights-mole-ends-its-journey-on-mars/?site=insight

     

    EXTRAITS :

     

    La sonde thermique développée et construite par le Centre aérospatial allemand (DLR) et déployée sur Mars par l’atterrisseur InSight de la NASA a mis fin à sa partie de la mission. Depuis le 28 février 2019, la sonde, appelée « taupe », tente de s’enfouir dans la surface martienne pour prendre la température interne de la planète

    /../

    Après avoir obtenu que le sommet de la taupe se situe à environ 2 ou 3 centimètres sous la surface, l'équipe a essayé une dernière fois d'utiliser la pelle sur le bras robotique d'InSight pour gratter le sol sur la sonde et le marteler afin d'obtenir une friction supplémentaire. Après que la sonde ait effectué 500 coups de martelages supplémentaires le samedi 9 janvier, sans aucun progrès, l'équipe a mis un terme à ses efforts.

    /../

    "Nous avons tout donné, mais Mars et notre taupe héroïque restent incompatibles", a déclaré le chercheur principal de HP3, Tilman Spohn du DLR. "Heureusement, nous avons appris beaucoup de choses qui profiteront aux futures missions qui tenteront de creuser le sous-sol."

    /../

    Les propriétés inattendues du sol près de la surface à côté d'InSight laisseront les scientifiques perplexes pendant des années. La conception de la taupe était basée sur le sol vu lors de précédentes missions sur Mars - un sol qui s'est avéré très différent de celui que la taupe a rencontré. Pendant deux ans, l'équipe a travaillé pour adapter cet instrument unique et innovant à ces nouvelles circonstances.

    /../

    La mission prévoit d'utiliser le bras robotique pour enterrer le câble qui transmet les données et l'énergie entre l'atterrisseur et le sismomètre d'InSight, qui a enregistré plus de 480 tremblements de terre. L'enfouissement du câble permettra de réduire les changements de température qui ont créé des craquements et des bruits de claquement dans les données sismiques.

     

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  7. OK..

    J'ai en effet quelques doutes sur le "sable" de gauche aux formes anguleuses qui semble n'avoir subi que très peu d'érosion.

    Pour l'autre, ramassé dans le désert, il faudrait en connaître l'histoire géologique de ces dernières centaines de millions d'années -_-, son aspect luisant paraît quand même militer pour une ancienne histoire aquatique.

     

    Sur ce plan, c'est beaucoup plus simple sur Mars :).. 


  8.  

    Il y a 20 heures, Pascal C03 a dit :

    Je me permet de poster une photo de 2 sortes de sable.

    L'un récolté en Mongolie intérieure, désert de Tengren : sable "éolien" totalement stérile et l'autre plus simplement récolté dans un ruisseau près de chez moi...

     

     

    À DROITE de l'image on voit bien un sable dit "émoussé" souvent bien rond et luisant qui démontre que celui-ci a été transporté par l'eau, alors qu'à gauche celui soulevé et déplacé par le vent a des grains qui s'entrechoquent en permanence, se rayent, se dépolissent et deviennent mats. Comparativement ces grains paraissent assez énormes.. c'est bien du sable ? 

    Sur Terre le sable éolien peut avoir des formes et des tailles extrêmement diverses en fonction de la nature des matériaux qui le constituent et de son âge. Mais la différence avec le sable érodé en milieu aquatique y est généralement bien marquée, comme le montre l'image postée par Pascal.

     

    Sur Mars, la gravité, la pression atmosphérique et la densité de l'air sont beaucoup plus faibles et l'érosion éolienne y est exclusive et active depuis au moins trois milliards d'année. Le sable éolien martien est donc issu d'un processus d'érosion généralement plus long, et les  motifs délicats observés en surface des dunes martiennes font penser aux rides que l’on observe sur les fonds sablonneux de nos plages où les grains de sable ne sont pas portés par le vent, mais entraînés par le courant. Et de fait le sable martien éolien ne semble pas avoir la même variété de forme que sur Terre, il peut être plus rond ou ovoïde (voir images page 158), mais l'aspect mat et dépoli subsiste.

     

     

    Le 13 décembre 2021 (sol 3000) comme prévu le rover s'est bien déplacé pour rechercher un terrain plus favorable permettant de progresser vers l'Est et les sulfates, mais des problèmes de communication entre Curiosity et la Terre (liaison descendante) n'ont pas permis à l'équipe scientifique et  opérationnelle de recevoir les images. 

     

    Je cite Mark Salvatore, géologue planétaire :

    "Chaque fois que Curiosity termine un trajet, l'équipe scientifique attend avec impatience la liaison descendante de ce qu'on appelle "l'imagerie post-trajet" pour visualiser notre environnement et cibler les zones de la surface à étudier. Parfois, la liaison descendante attendue est retardée, ce qui peut se produire pour diverses raisons assez bénignes liées à des dysfonctionnements dans le flux de communication (parler avec Mars peut être difficile !). Aujourd'hui, malheureusement, a été l'un de ces jours. L'équipe n'a pas pu récupérer toutes les données qu'elle voulait, y compris les données d'imagerie dont nous avons besoin pour planifier notre prochain voyage. Cela signifie que l'équipe scientifique a été chargée de planifier plusieurs activités scientifiques "non ciblées" qui ne reposent pas sur des informations de positionnement détaillées et des données de ciblage.

     

    Malgré ce "contretemps", le plan scientifique est rempli d'activités importantes. Par exemple, nous allons acquérir quatre séries d'observations chimiques de surface par ChemCam LIBS en utilisant le système de ciblage "Autonomous Exploration for Gathering Increased Science", ou AEGIS. Il s'agit d'un logiciel remarquable qui permet à ChemCam d'identifier automatiquement des cibles d'intérêt et d'acquérir des données sans qu'il soit nécessaire de recourir à l'intervention humaine. Nous allons également acquérir deux ensembles d'observations de calibrage pour l'instrument ChemCam - un ensemble "passif" qui n'utilise que le spectromètre ponctuel de l'instrument, et un ensemble "actif", qui utilise le système de spectroscopie de désintégration induit par laser (LIBS) pour générer des informations chimiques détaillées."

     

    "En plus de ces séquences d'étalonnage, l'équipe environnementale effectuera également une série d'observations atmosphériques, notamment la collecte d'un relevé des tourbillons de poussière à l'aide des caméras de navigation (Navcam) de Curiosity et des observations visant à caractériser la teneur en poussière de l'atmosphère. Laissez à une bande de scientifiques très intelligents le soin de planifier deux jours d'observations scientifiques bien remplies sans disposer de données d'imagerie pour nous dire exactement où se trouve le rover !"

    FIN DE CITATION

     

     

     

    Mesures du niveau de poussière atmosphérique :

     

    Pour mesurer la poussière dans l'atmosphère, il faut d'abord orienter la Mastcam vers le soleil et prendre une mesure de "tau", ce qui permet de déterminer la profondeur optique verticalement. La profondeur optique décrit la quantité de lumière "atténuée" (dispersée ou absorbée) au-dessus du rover. Une mesure de profondeur optique, ou tau, est définie comme le logarithme du rapport entre le flux d'énergie transmise à travers une couche de l'atmosphère, et le flux d'énergie reçu. En regardant directement le soleil avec Mastcam, la quantité d'énergie atteignant la surface peut être déterminée. C'est le flux transmis à travers la totalité de l'atmosphère. Combiné avec une estimation de l'énergie incidente du soleil au sommet de l'atmosphère de Mars à partir des observations satellites (le flux reçu), une mesure fiable de la profondeur optique pour l'atmosphère entière peut être directement liée à la quantité de poussière présente. Une seconde mesure, une image Mastcam en direction des remparts Nord du cratère, doit faire un calcul similaire de tau, mais donc horizontalement au lieu de verticalement.

     

    NAVCAM - 10 JANVIER 2021 (SOL 2997) :

     

    Le mont Sharp est proche, mais la poussière atmosphérique lui donne un aspect brumeux

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    Quant aux remparts Nord, plus éloignés, ils sont à peine perceptibles.

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  9.  

    L'arrêt prolongé est expliqué dans la dernière mise à jour de la mission par Lauren Edgar, géologue planétaire - je le cite :

     

    Curiosity a légèrement bougé lorsque nous avons d'abord décroché le bras [le 9 janvier] pour les activités scientifiques de contact. Lorsque le logiciel a détecté ce petit mouvement inattendu, le rover a cessé de déplacer le bras pour attendre de nouvelles instructions de la Terre. C'est exactement ce pour quoi nous avons conçu le logiciel, afin de nous assurer que tout reste en sécurité, et cela signifie que nous n'avons pas effectué les activités scientifiques de contact ultérieures ou le trajet du week-end. C'est un bon contrôle de sécurité et un rappel de la façon dont nous sommes arrivés au Sol 3 000 avec un rover en bonne santé, en prenant de bonnes décisions et en nous assurant que nous sommes sur un terrain stable ! ".

     

    Le rover a été reprogrammé pour reprendre le 12 janvier (sol 2999) certaines des observations prévues pour caractériser les différentes textures et diagonales présentes dans le substratum rocheux. Ensuite, Mastcam fera une observation multispectrale pour évaluer quelques variations de couleur intéressantes, et plus tard dans l'après-midi, MAHLI examinera deux cibles de plus près. Le 13 janvier (sol 3000) comprend une observation ChemCam et un certain nombre d'observations de surveillance de l'environnement pour rechercher les tourbillons de poussière et surveiller la teneur en poussière de l'atmosphère. Ensuite, Curiosity se rendra au nord pour retrouver un terrain plus lisse.

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  10.  

    Oui...3000 sols pour Curiosity ce 13 janvier 2021 dans sa neuvième année d'activité !

    Images prises depuis une de ces fameuses "corniches" en escalier qui ont pas mal ralenti la progression du rover (voir page 154).

    Vue la couleur ocre rouge de cette corniche, ils l'avaient surnommée "Route de briques".

     

    Opportunity avait fêté sa 14e année d'activité en janvier 2018, et le 15 février son 5.000ème sol sur la planète. Suivra le 10 juin 2018 qui verra le dernier contact du JPL avec le vétéran suite à la tempête de poussière... Sniff'.. Oppy on t'oublie pas  :|.

     

    Curiosity n'a toujours pas bougé.. mais a replié son bras robotique !..

     

    HAZCAM AVANT - 12 janvier 2021 (sol 2999) :

     

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    .... et la caméra MAHLI  a repris du service 

     

    MAHLI - 12 janvier 2021 (sol 2999) :

     

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    Il est possible que les opérateurs du rover aient eu un nouveau soucis avec la manœuvre du cache antipoussière de la caméra qui, dans le passé, a parfois longuement refusé de s'ouvrir ou/et de se fermer sur commande.

    Noter que ce cache comporte une vitre transparente. 

    La prochaine mise à jour donnera peut-être des explications au sujet de ce "faux départ", ou pas. C'est au "bon vouloir" du scientifique de l'équipe qui en est chargé (à tour de rôle). 

     

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