vaufrègesI3

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  1. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Punaise.. n'importe quoi !!… maint'nant j'ai cette image horrible incrustée dans la tête .. tu m'as pourris la soirée !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...…… Pfffffff….. et re-pfffffff !....
  2. Actualités de Curiosity - 2013

    Rien à voir avec le sujet de ce topic, mais je crois que ce qui s'est passé depuis hier soir à Paris est encore, pour beaucoup, dans nos têtes. Je vous livre simplement ce poème de Gérard de Nerval, il prend malheureusement aujourd'hui une dimension particulière.. Albert Lebourg Notre-Dame est bien vieille : on la verra peut-être Enterrer cependant Paris qu’elle a vu naître ; Mais, dans quelque mille ans, le Temps fera broncher Comme un loup fait un boeuf, cette carcasse lourde, Tordra ses nerfs de fer, et puis d’une dent sourde Rongera tristement ses vieux os de rocher ! Bien des hommes, de tous les pays de la terre Viendront, pour contempler cette ruine austère, Rêveurs, et relisant le livre de Victor : - Alors ils croiront voir la vieille basilique, Toute ainsi qu’elle était, puissante et magnifique, Se lever devant eux comme l’ombre d’un mort ! VALSE HESITATION POUR LE PROCHAIN FORAGE À la recherche d’une nouvelle cible de forage, l’équipe du rover a hésité entre plusieurs options : choisir entre deux cibles très proches de l’espace de travail actuel, retourner à l’arrière vers un site dépassé par le rover, ou aller un peu plus loin explorer d'autres affleurements de substrat rocheux prometteurs. Je cite : "En fin de compte, nous avons décidé de tenter notre chance avec l'une des deux cibles proches. Cependant, l’opération a été reportée à mercredi afin de laisser suffisamment de temps à l'équipe pour terminer son évaluation de l'espace de travail "Aberlady"". Il semble donc que la cible potentielle puisse être celle-ci : NAVCAM – 9 AVRIL 2019 (SOL 2372) : MASTCAM – 12 AVRIL 2019 (SOL 2375) : MASTCAM – 13 AVRIL 2019 (SOL 2376) : "L'avant-dernière journée d'observations à "Aberlady", nous nous efforcerons de mieux comprendre la composition des roches locales et des matériaux forés. Les mesures ChemCam du trou de forage et les images MAHLI correspondantes seront utilisées pour caractériser une veine potentielle dans la roche forée". MAHLI – 15 AVRIL 2019 (SOL 2378) : Veine de « gypse» (sulfate de calcium) dans le trou de forage "ChemCam ciblera également le bord d'un grand bloc de substrat rocheux, qui semble s'être soulevé au cours du forage, et réalisera une mosaïque d'images d'une unité de sulfate éloignée sur le mont Sharp. MAHLI procédera également à une nouvelle prise de vue d’une pile de matériaux déversés aujourd’hui [voir image ci-dessous], et elle ciblera les résidus autour du trou de forage demain. Un court film sur Navcam était également prévu, qui poursuivra la surveillance régulière du rover de l'activité du diable de poussière dans le cratère Gale". MAHLI – 14 AVRIL 2019 (SOL 2377) : Pile de matériaux du forage "Aberlady" déversés au sol (par rotation inversée du foret, matériaux issus de la chambre d’échantillonnage)
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Déjà posté plus haut par Huitzy', ici en plus grand format, le gif du soulèvement de la roche "Aberlady" suite au retrait du foret après le forage. Ce phénomène illustre la faible épaisseur de cette plaque rocheuse, ce qui est préjudiciable à la récolte d'une quantité suffisante d'échantillon. Il est probable que Curiosity se déplacera à nouveau pour rechercher un socle rocheux plus adapté, même s'il est difficile d'en juger malgré le test habituel préalable de "précharge" (qui consiste à placer le foret sur la roche et à exercer une pression pour vérifier si la roche bouge ou pas). Image cliquable : https://mars.nasa.gov/resources/22404/curiositys-latest-drill-hole/ Ci-dessous, l'excellent Sean DORAN le 26 Mars en visite au JPL à Pasadena (pour la première fois).. Je lui rend hommage car il fait partie de ceux dont les talents éminents de traitement d'images permettent d'illustrer les étapes de cette mission (et celle d'Oppy), en particulier pour le contexte général du parcours. Ici en plus il donne l'échelle : On lui doit, entre beaucoup d'autres, cette magnifique image de la dune "Namib" en fin décembre 2015 (sol 1196) - 4,3 mb : Panorama sur les remparts Sud-Est début Mars 2016 (sol 1276) … et toutes les images de contexte qui permettent de situer le rover dans l'immensité du cratère :
  4. Actualités de Curiosity - 2013

    Un peu de répit, je poste donc ces "nouvelles du front". Pas grave si elles se croisent avec celles de Huitzy, je poste quand j'ai un moment et cette semaine qui vient devrait normalement me le permettre. Curiosity a donc foré dans un substrat rocheux nommé "Aberlady" le samedi 7 avril (sol 2370) et comme prévu (voir le message précédent de Huitzy’), en positionnant le foret en rotation inverse au dessus de l’orifice d’entrée du labo de minéralogie (situé sur le pont) il a livré un échantillon à CheMin le mercredi 10 avril (sol 2373). L'exercice de forage a révélé une roche très tendre et probablement de faible épaisseur, contrairement à certaines des cibles les plus difficiles auxquelles Curiosity a été confronté sur "Vera Rubin Ridge". Il en résulte que la quantité d'échantillon puisse se révéler insuffisante pour en permettre une caractérisation par les labos. MASTCAM - 12 AVRIL (SOL 2375) : Le 12 avril 2019 (sol 2375) l’équipe scientifique a reçu les premiers résultats de l'analyse effectuée par CheMin sur l'échantillon de forage "Aberlady", et – je cite : "ils ont fière allure !". CheMin a donc reçu suffisamment de quantité d’échantillon ce qui est rassurant. Toutefois, sur la base des questions initiales concernant la quantité d'échantillon obtenue, il a été décidé de ne pas solliciter l’analyse d’échantillon par le labo SAM. Dans le plan d’activité du 12 avril il était donc prévu de jeter au sol le reste d’échantillon restant dans la chambre (située au dessus du foret), et de l’analyser avec les instruments de télédétection de Curiosity. " Nous sommes en train de décider si nous devrions forer à un autre endroit à proximité afin que SAM puisse essayer d'analyser ce type de roche. Pour aider à cette décision, dans le plan actuel, ChemCam ciblera deux options de forage potentielles nommées "Ulva" et "Sutors". Nous profitons également de l’immobilisation du rover à côté d’un grand banc de sable pour obtenir des observations de détection de changement. Dans le plan d’aujourd’hui, Mastcam prendra des images de la cible "Claymore" pour documenter le mouvement potentiel du sable dans la région. Cela nous dira combien il y a du vent dans cette région." Le plan d’activité du 13 au 15 avril (sols 2376 à 2378) prévoit d’utiliser l’APXS pour l’analyse de la chimie élémentaire de la pile de résidus de forage autour du trou sur - je cite : "..deux observations décalées afin de mieux comprendre les variations de composition suggérées par les variations de couleur observées. Nous effectuerons également une autre intégration du labo CheMin afin d'affiner les analyses minéralogiques pour "Aberlady". Nous allons également prendre des images MAHLI de la pile de vidage et du trou de forage. Des discussions sont encore en cours pour savoir si nous devrions forer à nouveau près de notre espace de travail actuel ou si nous devons partir et forer ailleurs. Nous avons également prévu une cible ChemCam sur un éventuel fragment de météorite appelé "Lumphanan" [voir aussi l’image MastCam plus haut, message du 5 avril]. Cette observation est inhabituelle car les cibles ChemCam sont généralement limitées à environ 7 mètres du mât du mobile, car la qualité des données diminue à plus longue distance. "Lumphanan" se trouve à plus de 9 mètres du mât du mobile, mais nous avons décidé d’utiliser cette mesure comme activité d’étalonnage à longue distance." CHEMCAM RMI - 13 AVRIL 2019 (SOL 2376) : PANO MASTCAM - 23 JANVIER 2019 (SOL 2299) -12,6 mb : Les collines et les creux de cette petite vallée, creusés entre une crête et des falaises plus haut dans le mont Sharp, ressemblent presque à des vagues ondulantes. La caméra Mastcam de Curiosity a capturé cette mosaïque lors de l'exploration de "l'unité à base d'argile" le 23 janvier 2019. En haut à gauche se trouve la crête "Vera Rubin", la colline rocheuse au centre à gauche a été surnommée "colline de Knockfarril". L’équipe scientifique tente de comprendre comment ce paysage s’est formé au cours de milliards d’années. À l’heure actuelle, ce qui est le plus clair, c’est que l’unité à base d’argile est plus molle que la crête: la première s’est érodée en une vallée entre la crête et le mont Sharp, tandis que la crête a résisté à l’érosion. NASA/JPL-Caltech/MSSS https://mars.nasa.gov/resources/22403/curiosity-sees-waves-in-the-clay-unit/ PANO MASTCAM - 3 FEVRIER 2019 (SOL 2309) 11,1 mb : Mosaïque MastCam du 3 février 2019. Ce paysage comprend le monticule rocheux nommé "la colline de Knockfarril" (centre à droite) et le bord de la crête "Vera Rubin" qui longe le haut de la scène. Composée de nombreuses images individuelles, cette mosaïque comprend une variété de caractéristiques géologiques, telles que plusieurs types de substrat rocheux et de sable. L'unité à base d'argile est une destination scientifique importante depuis le lancement de Curiosity. Le Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la NASA a repéré un "signal" puissant d'argile dans cette région, indiquant que l'eau pourrait avoir joué un rôle dans sa formation. Au cours de son long périple depuis son atterrissage en 2012, Curiosity a découvert de nombreux exemples de mudstones (roches à grains fins) contenant des minéraux argileux. NASA/JPL-Caltech/MSSS https://mars.nasa.gov/resources/22405/curiosity-surveys-the-clay-bearing-unit/ On oublie quelquefois la complexité de l'engin.. Par exemple cette image donne une idée de tout le bazar situé sous le pont du rover, un entrelacs de câbles et de boitiers bien compact.
  5. Trous noirs : bientôt la première image !!

    Incroyable !!! À Lyon y'en a qui vont vraiment faire avancer la science !!!!!!
  6. Exomars 2016

    L'intuition, c'est assez peu efficace pour masquer notre ignorance .. Même si je n'y vois rien d'invraisemblable, j'ai aussi beaucoup de mal à imaginer l'existence d'importantes colonies de bactéries générant des "panaches" de méthane. Pour autant, de mon point de vue, pour l'heure et compte tenu qu'une origine géologique de méthane martien demeure parfaitement envisageable, il convient d'accorder un minimum de crédit aux résultats enregistrés par Curiosity et Mars Express.. et d'attendre de TGO une bien plus longue durée d'observation de l'atmosphère martienne pour conclure en quoi que ce soit. Sachant aussi que TGO a collecté des données atmosphériques entre avril 2018 et août 2018, et que cette période ne représente qu'à peine un peu plus de 1/6ème d'une d'année martienne… De plus, dès juin 2018, une tempête de poussière globale enveloppait toute la planète en obscurcissant son atmosphère, et forçait temporairement la sonde à concentrer sa recherche de méthane sur les hautes altitudes et latitudes. Les poussières pourraient aussi jouer un rôle dans l'élimination précoce du méthane. Wait en see…. Oui, et même avec équipage .. Au fait, c'est bon, faut demander à Elon, il en possède déjà un (qu'il a remisé piteusement après avoir voulu jouer au sauveur)..
  7. Trous noirs : bientôt la première image !!

    Ta Katie t'as quitté ??...
  8. Actualités de Curiosity - 2013

    La dernière mise à jour du JPL confirme que la tentative de forage sur la cible "Aberlady" a été un succès et que l'équipe se prépare à livrer les échantillons de forage aux labos SAM et CheMin. La prochaine étape consiste à déterminer si la récolte d'échantillon de roche recueillie dans la chambre d'échantillonnage a été fructueuse. Hier 9 avril (sol 2372) il était prévu de déposer de petites portions d'échantillon sur l'espace de travail devant le rover et sur une des deux trappes d'entrée du labo SAM. Mastcam devait prendre des images avant et après ces dépôts afin d'aider à les caractériser pour vérifier la capacité du système à livrer aux laboratoires les portions d'échantillon reçus d'Aberlady. POSITION ATTEINTE AU 3 AVRIL 2019 (SOL 2366) et toujours actuelle au 10 avril 2019 (sol 2373) :
  9. Trous noirs : bientôt la première image !!

    Faut voir.. surtout pour ceux qui ont déjà commandé cette bagnole révolutionnaire il y a 7 ou 8 ans (j'ai des noms )..
  10. Trous noirs : bientôt la première image !!

    Pour cette histoire d'image bouleversifiante d'un trou noir.. l'attente est absolument insupportable !!!!!!!!!!.. Presque autant que pour l'autre exploit technologico-scientifique du 21ème siècle : la voiture à air comprimé (qui doit sortir l'année prochaine, dixit PascalD)..
  11. Actualités de Curiosity - 2013

    Au vu des images du 7 avril 2019 (sol 2370) et suivantes, Curiosity a réussi son 20ème forage sur la cible "Aberlady". (GIF de algorithm) : Le premier avait été réalisé le 9 février 2013 à "John Klein" au sol 182, et le précédent le 16 décembre 2018 au sol 2261sur la crête "Vera Rubin" à "Rock Hall". 2372 CHEMCAM RMI - 9 AVRIL 2019 (SOL 2372) : Les tirs laser apparaissent, la profondeur atteinte semble maximum (5,5 à 6 cm) et donc suffisante pour que la récolte d'échantillons destinée aux labos soit réussie. 2371 MASTCAM - 8 AVRIL 2019 (SOL 2371) : NAVCAM - 9 AVRIL 2019 (SOL 2372) :
  12. Actualités de Curiosity - 2013

    J'ai un peu de temps, je livre donc ces quelques infos et images : Transit de Phobos devant le Solei le 26 mars 2019 (sol 2359). Les images ont été capturées par la caméra téléobjectif de Curiosity (MastCam droite) équipée de son filtre solaire. 10 images sur environ 35 secondes. MAHLI - 24 MARS 2019 (sol 2357) - atomoid : Cette image nous est très familière sur Terre. Sauf qu'ici il s'agit du sol d'une autre planète située actuellement à environ 308 millions de km et dont les ondes radio mettent plus de 17 mn à nous parvenir. Ces galets sont très probablement significatifs d'une érosion dans un courant d'eau. Le rôle le plus important du polissage est tenu par les grains de sable entraînés par le courant. Zone atteinte le 2 avril 2019 (sol 2365) tout près d'un champ de dunes - Phil Stooke : HAZCAM AVANT - 2 AVRIL 2019 (SOL 2365) : Immédiatement à l'avant, l'affleurement rocheux cible probable d'un prochain forage. Plus loin le champ de dunes noires NAVCAM - 2 AVRIL 2019 (SOL 2365) : Pano MastCam de Jean van Driel - 2 AVRIL 2019 (SOL2365) - Probable météorite : Pano MastCam de Sean Doran - 2 AVRIL 2019 (SOL 2365) : Comme promis un petit condensé des incidents de mémoire des deux ordinateurs : Pour la redondance le rover a été équipé de deux ordinateurs, un seul peut être actif à la fois. Tous deux sont conçus avec le même processeur “BAE RAD750” d’une puissance maxi de 200 mégahertz. Chaque ordinateur est équipé de 2 gigaoctets de mémoire flash, 256 Mo de mémoire vive et de 256 kilo-octets de mémoire effaçable programmable en lecture seule. Le 27 février 2013 (sol 200) soit 7 mois après son atterrissage, l’ordinateur principal A avait déjà connu une défaillance matérielle partielle de sa mémoire flash et un bug logiciel. L’équipe avait alors basculé le rover sur l’ordi de sauvegarde B. Sur l’ordi A les ingénieurs ont limité l’utilisation de sa mémoire à un niveau inférieur et corrigé le bug logiciel. Il a joué ensuite à son tour le rôle d’ordinateur de secours pendant la majorité de la mission. Le 15 septembre 2018, le système informatique de l’ordinateur B ne permettait plus d’accéder au stock de données de la mémoire flash, et la question qui se posait était de déterminer s’il s’agissait d’un problème matériel ou de logiciel (ou les deux). En conséquence, le 3 octobre 2018, Curiosity a été rebasculé sur l'ordinateur A (utilisé initialement par le rover depuis l’atterrissage jusqu’au sol 200). Je cite : ".. mais cela pourrait nous prendre du temps pour bien comprendre la cause fondamentale du problème et trouver des solutions de contournement pour la mémoire du côté B." Le 18 octobre 2018 le JPL annonçait un « retour aux activités scientifiques », essentiellement des activités relatives à l’observation de l’environnement, des opérations routinières effectuées presque chaque jour par le rover depuis son arrivée sur Mars. Mais toujours rien de nouveau côté diagnostic de la mémoire de l’ordinateur B. Enfin, le 2 novembre 2018 (sol 2218), Curiosity s’est déplacé d’environ 5 mètres vers le Nord, un parcours "test" permettant de vérifier si les systèmes du rover sont opérationnels Le 6 février 2019 (sol 2172) : Curiosity fonctionnait toujours sur l’ordinateur A. À cette date Les ingénieurs n’avaient toujours pas déterminé la cause fondamentale du grave problème de mémoire de Curiosity sur l’ordinateur B (problème logiciel ou matériel). L'équipe a fait appel à des experts du JPL pour voir si quelqu'un pouvait suggérer d'autres moyens de déterminer la cause, mais les éléments limités fournis par le rover ont rendu la tâche difficile. Ils ont l'intention de le reformater pour tenter de le remettre en état de fonctionnement complet. Après le reformatage, l'équipe espère être en mesure de restaurer l'ordinateur B avec sa capacité scientifique. Dans un communiqué du 22 février 2019, la Nasa précise que le 15 février 2019 (sol 2320) l'ordinateur A a déclenché un mode de sécurité ("mode sans échec") et qu'il a été réinitialisé le mardi 19 février et fonctionne normalement après avoir démarré avec succès plus de 30 fois sans autre problème. "Nous ne sommes toujours pas sûrs de la cause exacte et nous collectons les données pertinentes pour l'analyse", a déclaré Steven Lee, chef de projet adjoint de Curiosity au JPL : "Le rover a subi une réinitialisation ponctuelle, mais il fonctionne normalement depuis, ce qui est bon signe. Nous travaillons actuellement à prendre un instantané de sa mémoire afin de mieux comprendre ce qui a pu se passer." Après une interruption totale de deux semaines Curiosity est provisoirement revenu aux opérations scientifiques le 28 février (sol 2333) et explore à nouveau l'unité d'argile. L'équipe d'ingénierie de la mission continue d'étudier la réinitialisation de l'ordinateur A subie par le rover le 15 février (sol 2320). Après plus de 15 jours de black-out, des images des 5 et 6 mars 2019 (sols 2238 et 2339) ont été transmises et le JPL annonce "qu’une foule d’activités scientifiques" ont été conduites pour achever les observations sur l’affleurement "Midland Valley". Après en avoir terminé avec les observations scientifiques, Curiosity a enfin repris la route le 5 mars 2019 (sol 2338) pour se diriger au Sud en parcourant environ 25 mètres vers sa prochaine destination riche en substrat rocheux, une zone appelée "Milltimber". Le 6 mars 2019 (sol 2339) l’ordinateur A s’est encore réinitialisé intempestivement ce qui a déclenché le mode sans échec du système. C'était la deuxième réinitialisation de l'ordinateur en trois semaines, et les deux sont liées à la mémoire de l'ordinateur. L’ordinateur B a eu son propre problème de mémoire en septembre 2018, mais fort opportunément l’équipe a enfin pu diagnostiquer la question et a réussi à le reformater en isolant les zones de mémoire corrompues. L'équipe de la mission a donc décidé de rebasculer le rover de l'ordinateur A à l'ordinateur B (celui-ci a été utilisé pendant la majeure partie de la mission, de fin février 2013 à septembre 2018). Avec ses deux "cerveaux" régulièrement et successivement "en carafe", il semble évident que la situation demeure fragile. On "serre les fesses" au JPL.. Plus que jamais la gestion des déplacements et du temps passé par Curiosity sur certains sites pose vraiment question quant à leur pertinence. Source principale : https://mars.nasa.gov/news/8416/curiosity-resumes-operations-after-switching-computers/
  13. Pétition pour le retour

    Très sincèrement, merci à tous ceux qui ont eu la gentillesse d’intervenir dans ce fil et à Mercure de l’avoir initié. En principe, dans la plupart des forums, au bout de 15 jours d’absence tout le monde vous oublie. Mais grâce à Mercure (messager des Dieux selon la mythologie romaine ) je reste encore dans les mémoires au bout d'au moins trois semaines . C’est flatteur ! Plus sérieusement, désolé d’avoir interrompu si brutalement ma chronique martienne, mais plusieurs éléments convergents m’ont conduit à cette décision. S’il est clair que j’ai parfois, dernièrement et surtout dans un passé récent, assez mal vécu certaines interventions, le point principal demeure qu’actuellement et pour raisons personnelles je ne dispose plus d’autant de disponibilités qu’auparavant pour assurer le minimum d’investissement qu’exige un suivi correct de cette mission. Cette situation pourrait s’améliorer partiellement dans les semaines à venir.. J'ai bon espoir mais il me reste à le vérifier, c’est compliqué. C’est bien sûr frustrant car la mission est enfin parvenue à atteindre son objectif le plus prometteur (avec plus de trois ans de retard ). Depuis son entrée dans la vallée argileuse le 31 janvier 2019 (sol 2306), au 3 avril 2019 (sol 2365) Curiosity a parcouru environ 340 mètres et examine actuellement un socle rocheux pour vérifier la possibilité (et l’intérêt) d’y réaliser un premier forage, probablement dans les jours qui viennent… Si tout va bien, car depuis septembre 2018 et en dernier lieu le 6 mars 2019 (sol 2339) l’équipe du rover "jongle" laborieusement avec les deux ordinateurs du rover au gré de leurs problèmes récurrents de mémoire.. J'y reviendrai plus longuement sur le fil dédié, si j'ai le temps.. Encore merci à tous !
  14. Actualités de Curiosity - 2013

    Désolé Huitzy, mais j'ai arrêté la lecture de ton message dès la deuxième phrase.. Vu le ton employé, il m'a paru inutile d'en continuer la lecture, les smiley étant ici utilisés un peu à contre sens de ton persiflage.. Mais du coup, je suis allé relire la plupart des éléments sur Curiosity que distille Labrot sur son site. Je n'ai encore pas trouvé ce que j'ai recopié "mot pour mot", mais je te fais entière confiance sur ce point.. D'ailleurs j'ai en effet enregistré du Labrot à une époque où je compilais de la doc sur la mission, même si je ne me souviens plus en détail de ces éléments. Tout est enregistré dans une clé USB, classé par thème, l'ensemble n'étant pas systématiquement sourcé, en particulier lorsqu'il s'agit d'éléments factuels. Mais peu importe… J'ai tellement de fois cité et sourcé l'excellent Labrot que je n'ai aucune raison de ne pas le faire si je le juge opportun. Rien à voir avec ce qui précède (quoique), mais je vais tirer les conséquences de la situation des rovers : Oppy est mort.. Curiosity est presque porté disparu, et comme déjà annoncé sur le fil d'Oppy j'ai besoin de prendre du recul par rapport à un forum parfois un peu toxique. Même si depuis toutes ces années je me suis blindé par rapport à ça, aujourd'hui ça me fatigue un peu (oui, la fatigue c'est grave, n'oubliez pas que je suis marseillais ). À chacun ses limites quoi .. À bientôt j'espère !
  15. Actualités de Curiosity - 2013

    SAM est la pièce maîtresse du rover, le cœur de la mission. Avec ses 38 kg il représente plus de la moitié de la charge utile ! Et c'est la raison pour laquelle un gros rover était nécessaire car les instruments pour l’analyse de la matière organique sont très difficiles à miniaturiser. SAM est presque dix fois plus lourd que la plupart des autres instruments scientifiques ! Si on amené tout ce bazar hyper sophistiqué sur Mars, ce n'est certainement pas pour se contenter de faire de la géologie et de la chimie des minéraux !.. Question chiralité, c’est bien le chromatographe en phase gazeuse GC (Gas Chromatograph) et aussi le spectromètre de masse à quadrupôle QMS (Quadrupole Mass Spectrometer), ensemble nommé GCMS, qui sont utilisés. La technique de chromatographie permet de séparer des molécules d'un mélange éventuellement très complexe et de natures très diverses. Elle s'applique principalement aux composés gazeux ou susceptibles d'être vaporisés par chauffage sans décomposition. Les composés ainsi séparés peuvent être identifiés et envoyés vers l'instrument QMS pour obtenir une information sur la structure des molécules. Le chromatographe est d’abord capable de détecter et de trier les molécules organiques par type (après une "cuisine" qui peut prendre plusieurs semaines) et dispose d'une case "chiralité" pour mettre en évidence le biotique.. En effet parmi les biosignatures ou bio-indices possibles, l’étude de l’activité optique de certaines molécules organiques, menant au concept de chiralité et donc d’homochiralité de la vie, est particulièrement intéressante, et la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse se révèle encore être la meilleure technique pour explorer la chiralité. Je vais citer Michel Cabanes, chercheur au LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales) de l'Institut Pierre-Simon Laplace à Paris. Il est co-responsable de l’instrument SAM, il s'occupe en particulier du "GCMS" : "Les molécules d'intérêt pour "SAM" sont les molécules complexes, voire les produits de dégradation de toute forme de vie (telle que nous la connaissons). L'ADN se dégrade en bases nucléiques ou nucléotides, les acides gras vont se décomposer en acides carboxyliques, et les protéines en acides aminés. Les monomères ou les produits de dégradation de ces polymères de la vie doivent être passés au crible si l'on recherche des traces de vie." Sachant que ce type de molécules complexes n’a pas encore été trouvé par Curiosity, la procédure de recherche d’homochiralité n’a donc pas eu lieu d’être enclenchée.. et donc pour répondre à ta question on ne dispose encore d’aucun résultat dans ce domaine. Bien sûr, ces molécules et macromolécules, aussi essentielles soient-elles pour la vie, peuvent aussi résulter d'une synthèse abiotique, comme en atteste leur présence dans les météorites récupérées sur Terre (il tombe encore aujourd'hui environ 50 tonnes de météorites par jour sur Mars). Mais selon Michel Cabanes, co-responsable de SAM et attaché en particulier au chromatographe en phase gazeuse, le GCSM – je le cite : "Si Curiosity trouve (par exemple) des acides aminés et qu'ils sont comparables aux 80 variétés recensées dans la météorite de "Murchinson", on n'aura guère de doute sur leur origine cosmique. Si, en revanche, ils ressemblent aux 22 espèces d'acides aminés que le vivant utilise, la question d'une origine biotique se posera. Ces acides aminés seront alors regardés selon un angle particulier, celui de la chiralité». Il faut noter, comme le montrent les études théoriques et expérimentales sur le sujet, que les molécules constitutives des acides aminés sont particulièrement résistantes à la dégradation. Les instruments du rover sont parfaitement capables de déterminer la chiralité de ces derniers même si cette interprétation demande du temps et un travail de longue haleine. Ceci pourrait apporter une preuve importante en faveur de leur origine biotique. Le monde vivant est chiral, les bio-monomères ne présentent qu'une seule des deux conformations chirales. Les acides aminés, les sucres et les lipides sont principalement homochiraux dans tous les systèmes vivants et leur structure polymérique forme des arrangements secondaires asymétriques. Bref, SAM peut faire apparaître des molécules organiques diverses et variées, puis après un long processus d'analyse - je re-cite Cabanes "il s'agira de trier ces molécules en fonction de leur type pour dire quelles sont parmi elles celles issues de la vie".. Il est clair que l'identification formelle de traces de vie passée exige un faisceau de preuves et ne peut théoriquement pas s'effectuer sur la base d'un ou deux indices. Sur Terre, ces échantillons seraient examinés par de nombreux sédimentologistes et exobiologistes et à l'aide d'instruments beaucoup plus "lourds" que ceux dont dispose le rover, ils pourraient conclure sans trop d'hésitations. Pour Curiosity, il ne pourra s'agir en l'état "que" d'indices forts", pas de preuves, évidemment.. La preuve ne pourra être raisonnablement constituée qu'avec l'examen d'un échantillon martien significatif sur Terre. Et pourtant, rien qu'avec ce genre d'indice, les probabilités que des micro-organismes aient vécu sur Mars (voire y vivent encore) feraient un bond de géant. Ce seraient les indices les plus forts jamais trouvés par l'homme en faveur de l'existence de formes de vie sur une autre planète que la Terre. À elles seules, elles pourraient redéfinir radicalement les stratégies d'exploration du système solaire, et aboutir à l'une des plus grandes découvertes scientifiques de l'Humanité. En premier lieu je crois qu’on peut accorder une bonne dose de crédit à Michel Cabanes, co-responsable de SAM, qui en connaît donc parfaitement les potentialités. Le deuxième point, c’est l'analyse très fine de l’excellent Philippe Henarejos (qu’un pote à Super connait très bien ) exprimée dans un "Ciel&Espace" de 2012, analyse que je partage totalement - je le cite : " En se fixant comme "modeste" objectif officiel de "chercher si les conditions nécessaires à la vie ont été réunies sur Mars", la Nasa se décharge du fardeau de devoir trouver des preuves de vie". Tout est dit. Bien sûr toutes les sources que tu cites se réfèrent aux objectifs "officiels" de la mission (l’habitabilité.. tout ça..). Ce qui est parfaitement normal. Mais dans ce type de mission, la réalité peut parfois prendre d’autres chemins que celle de la voie/voix officielle. Ce que je crois avoir souligné assez souvent dans mes commentaires de suivi de la mission. C’est mon côté servile, "bon soldat" dévoué à la cause . Sauf que, tu le sais très bien, depuis pas mal de temps je suis très critique sur la stratégie, il suffit de lire mes dernier messages. En essayant déjà de la trouver ailleurs.. Et puis tu sais tout ça, mais je vais quand même développer pour ceux qui lisent ce fil. En premier lieu, sans aller jusqu'à la vie, on a besoin d'avoir des preuves qu'une chimie organique complexe a bien pu se développer sur Mars en recherchant la présence de longues chaines carbonées, du type de celles déjà découvertes dans les comètes, dans les météorites et même dans les poussières interstellaires. Ces observations à très grande échelle démontrant sans conteste l'universalité de la chimie organique… On peut raisonnablement supposer une définition universelle de la vie en se plaçant du point de vue de la physiologie, de la génétique, de la biochimie, de la thermodynamique, etc. Pour simplifier, toute forme de vie sur Terre est basée sur la chimie du carbone, également appelée chimie organique. Dans ce cadre on peut lister les nutriments protidiques qu'un processus biochimique, employant l'eau comme solvant, va employer pour construire la matière du vivant. Ces nutriments sont formés des 4 éléments biogéniques qu'on peut regrouper dans un acrostiche qui répertorie les six éléments nécessaires à la vie (à partir de leurs symboles chimiques), les fameux "CHNOPS" : Le Carbone, bien sûr, mais aussi l'Hydrogène, l'azote, l'Oxygène et, en moindre proportion, le Phosphore et le Soufre. Ceci étant établi, on n'est guère plus avancé : Comment est-il possible de passer d'un ensemble d'éléments désordonnés à l'agencement de macromolécules extrêmement complexes en vue d'accomplir toutes les fonctions dévolues à la vie... et à la conscience ??.. Même si on a pas mal avancé sur ce vaste sujet, le débat reste toujours ouvert. Tout ce qui vit sur Terre fait partie d'une famille unique, à la manière des branches d'un arbre qui sont différentes, mais rattachées à un tronc commun. Il existe donc dans la structure génétique du vivant terrestre des traits communs parfaitement identifiables. Pour être plus clair, même si une hypothétique vie martienne avait suivi exactement le même cheminement (bio-physico-chimique) que la vie terrienne, elle aurait une signature génétique différentiée de la vie terrestre, c'est inévitable.. Et même si cette vie peut prendre de multiples formes que l’on a certainement du mal à imaginer, on saurait la reconnaître compte tenu de l'universalité de la chimie organique constatée par l'observation à très grande échelle.. Si l'ADN est la base commune du vivant, il est généralement admis qu'il ait pu en exister plusieurs "lignées" sur terre. Mais l'hypothèse courante est, qu'il y a 4 milliards d'années, à une époque où la seule reproduction était la division cellulaire (pas encore véritablement "d'organismes" donc), TOUS les êtres vivant terrestres actuels descendent de deux cellules "filles", ou même d'une seule d'entre elles. Dans une seule cellule bactérienne, il y a de l'ordre de 2 000 à 3 000 gènes, 30 000 à 70 000 chez l'homme. Sachant que l'ordre de grandeur d'un gène est d'un millier de paires de nucléotides (on dit aussi de "bases") chez les bactéries ou les virus (certains gènes d'eucaryotes peuvent dépasser un million de bases par gène). Pour caricaturer à l'extrême, le code génétique c'est un peu comme au loto où il y a déjà très peu de probabilité de retrouver les mêmes chiffres sur deux tirages différents.. Sauf que pour les gênes, on est en présence de milliards de chiffres (et qu'en fait on ne connait pas le nombre de tirages ).. Bref, notre "lignée" est identifiable grâce à son "tirage" (les deux fameuses cellules "filles"), et si d'autres lignées avaient pu produire du vivant jusqu'à aujourd'hui, grâce à la génétique on saurait très probablement les reconnaître. Sans compter qu'on peut avoir un ADN fonctionnel en remplaçant une base "prébiotique" par une autre , cette dernière n' étant pas utilisée dans le code génétique naturel terrestre. Donc non seulement y' a des milliers de chiffres et des millions de tirages, mais en plus on peut changer de système de numération. Justement, l’un des instruments du labo SAM, le TLS (Tunable Laser Spectrometer), est un spectromètre laser réglable qui permet d'obtenir des ratios précis des isotopes de carbone et d'oxygène pour analyser les gaz de l'atmosphère ou les produits obtenus par échauffement d'un échantillon du sol. Pour ce que tu appelles "sédiments spécifiques" tu fais sans doute allusion à la nature biologique de structures de sédiments microbiens et donc à la recherche de textures microscopiques spécifiques.. On avait parlé de la biologiste Nora Noffke qui disait avait observé de telles structures sur les images d’affleurements rocheux à "Yellowknife Bay", sans que la Nasa daigne lui emboiter le pas. Sachant que dans ce cadre, et pour aller jusqu’au bout de l’étude, il faut couper les roches en fines tranches pour les étudier sous microscope. Sur Mars ce serait impossible avec un robot, et même techniquement très difficile de faire pratiquer ces opérations par nos fiers et glorieux astronautes . Reste le retour d'échantillons. Autant dire qu'on va attendre longtemps pour vérifier l'hypothèse. Tu es vraiment bien dans le rôle de l'avocat du diable , ça doit te plaire.. Sinon c’est intéressant comme postulat (que je suppose vérifié à la marge).. Si tu peux nous en dire plus. Parce que pour ça il faudrait y consacrer une bonne vingtaine de la future Starship d'Elon en version cargo ! C'est ton "mantra" ça .. Parce que justement ce monde n'a pas toujours été désert et sec et que Mars a été la sœur jumelle de la Terre. Parce que c'est plus près, beaucoup.. vraiment beaucoup plus facile, et 10 fois moins cher que d'aller chercher les hypothétiques pingouins sur des lunes glacées bombardées de radiations délétères, et des poissons frétillants sous des km de glace ..