vaufrègesI3

Member
  • Content count

    13176
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    10
  • Country

    France

vaufrègesI3 last won the day on June 30

vaufrègesI3 had the most liked content!

Community Reputation

8759 Excellent

2 Followers

About vaufrègesI3

  • Rank
    Marsophile

Personal Information

  • Hobbies
    Inavouables ;)
  • Adress
    MARSEILLE 13009

Recent Profile Visitors

9044 profile views
  1. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    C'est qu'il se la pète grave en ce moment...
  2. Actualités de Curiosity - 2013

    Même si les déplacements en montée sont énergivores, j'espère bien qu'on n'en est pas déjà à ce stade .. En raison essentiellement de la perte de rendement des thermocouples, la puissance de production d'énergie du générateur diminue d’environ 1 W tous les 80 sols, ce qui diminue inexorablement le champ opérationnel. Et on constate en effet que les déplacements sont plus courts et que le "rythme" des opérations ralentit, mais le rover demeure encore très actif. Au début de la mission, les ingénieurs estimaient que le MMRTG produirait encore 54 watts de puissance 17 ans après avoir été alimenté (en 2008), soit le 28 octobre 2025, ce qui correspondrait au sol 4702. À ce stade, le rover ne sera même plus en mesure de se "réveiller" ! Le MMRTG n’est pas très efficace pour transformer la chaleur du plutonium en électricité. Lorsqu’ils ont été alimentés pour la première fois, les thermocouples ont produit environ 110 W de puissance électrique. Le système de rejet de chaleur du rover utilise une partie des 1900 W de chaleur restants pour garder la boîte électronique du rover au chaud, le reste rayonnant dans l’air martien. Sachant que le rover a besoin de 45 à 70 watts de cette puissance en tout temps pour, à minima, "survivre" pendant son sommeil. Il consomme au moins 150 watts dès qu'il est éveillé, et jusqu’à 500 watts en roulant. Par conséquent, le rover est complètement dépendant du niveau d'énergie stocké dans ses batteries pour ses activités et passe la plupart de son temps à dormir et à recharger. Il est actif pendant environ 6 heures chaque sol (sans doute moins aujourd'hui). En comparaison d'autres images, celle-ci serait plutôt rassurante .. Depuis que les premiers dégâts ont été constaté en 2013, les roues sont vérifiées à intervalles réguliers par imagerie MAHLI. La dernière opération d'imagerie s'est déroulée le 2 août 2021(images ci-dessous) et on n'a pas observé d'évolution notable. D'une part les terrains noduleux près de l'unité de sulfate et du Fronton ne présentent pas d'aspérités particulièrement agressives, d'autre part tant que la plupart des chevrons résistent il n'existe pas de risque d'affaissement de la structure. Bref, les roues devraient encore tenir le choc encore longtemps, très probablement jusqu'à la fin de l'aventure d'ici.. encore 2 ans (?) grand maximum, surtout au bond vouloir des attributions budgétaires (Nasa/Congrès) et de la quantité d'énergie encore produite par le générateur. Ce sont surtout les deux roues centrales qui subissent des dégâts. En particulier du côté gauche où un chevron cassé a entrainé un affaissement de la partie centrale de la roue. Roue médiane gauche, la plus dégradée (chevron cassé) - image MAHLI du 2 août 2021 (sol 3195) Quand le rover roule sur un terrain plat toutes les roues tournent à la même vitesse. Mais quand il y a un obstacle, la roue qui est en avant tire sur la roue qui attaque l’obstacle, et la roue qui est derrière pousse celle-ci sur l’obstacle. En mars 2017, après 18 mois d’essais au JPL, un nouveau logiciel a été téléchargé sur Curiosity afin de limiter l’usure des roues. Ce logiciel a été testé sur Mars durant plusieurs mois et déclaré bon pour le service le 8 juin 2017. Ce nouveau logiciel corrige la vitesse des roues en fonction des déplacements de la suspension. Des réductions de 11 à 20% des efforts ont été mesurées grace un "contrôleur intelligent" sur le courant de chaque roue et en permettant aux taux de rotation de varier intelligemment en réponse aux conditions détectées. Ce logiciel détecte aussi quand une roue tourne dans le vide et ajuste la vitesse des autres jusqu’à ce que la roue soulevée reprenne contact avec le sol. Quelques autres exemples - images du 2 août 2021 : La "peau" en alu mesure 0,75 millimètres d'épaisseur
  3. Actualités de Curiosity - 2013

    Deux nouvelles montées sur environ 25 et 30 mètres aux sols 3277 et 3278 (25 et 26 octobre) en direction du "Passage Maria Gordon", conformément à la route stratégique prévue pour l’accès au "Fronton de Greenheugh". POSITION AU 26 OCTOBRE 2021 (SOL 3278) : CONTEXTE : HAZCAM AVANT - 26 OCTOBRE 2021 (SOL 3278) : HAZCAM ARRIÈRE - 26 OCTOBRE 2021 (SOL 3278) : NAVCAM - 26 OCTOBRE 2021 (SOL 3278) : Passage "Maria Gordon" à environ 150 mètres Approche au plus près de "Siccar Point" Je cite Abigail Fraeman, géologue planétaire : "Notre lieu de stationnement d'aujourd'hui marque l'approche la plus proche d'un élément que nous avons nommé "Siccar Point" [image ci-dessous], nous nous assurons donc de prendre de nombreuses images de cet élément. (Les roches sombres qui se trouvent au sommet de Siccar Point sont beaucoup plus jeunes que les roches plus claires couleur bronze qui se trouvent en dessous, et le contact entre les deux types de roches marque une grande rupture dans le temps dans l'enregistrement des roches. Ce type de contact est appelé "discordance" par les géologues. Le Siccar Point de la Terre se trouve en Écosse, et il est célèbre pour les historiens de la géologie en raison de la discordance spectaculaire qui y est exposée. Lorsque James Hutton a observé la discordance de Earth's Siccar Point en 1788, il s'est rendu compte qu'elle démontrait la longévité des temps géologiques, et cette notion l'a conduit à développer l'un des principes clés de la géologie moderne : l'uniformitarisme (*). L'uniformitarisme stipule que les changements dans la croûte terrestre au cours de l'histoire ont résulté de l'action de processus continus et uniformes. Je suis impatient de voir quelles nouvelles informations nous apprendrons sur le Siccar Point du cratère Gale dans les images que nous prendrons ce week-end." (*)L'uniformitarisme, est un des principes de base de la géologie moderne. Il postule que les processus qui se sont exercés dans le passé lointain s'exercent encore de nos jours. L'adage "le présent est la clé du passé" résume la méthode qui en découle MOSAÏQUE MASTCAM – 16 SEPTEMBRE 2021 (SOL 3239) - Robert Charbonneau : "SICCAR POINT" Je cite Scott Guzewich, scientifique spécialiste de l'atmosphère : " ..ma première pensée en regardant les rochers près de notre espace de travail a été : "On dirait des piles de tortillas !" Mais pour les géologues de l'équipe, ces couches incroyablement fines et fragiles indiquent que les roches ont été déposées dans un environnement sédimentaire. Les ailettes inclinées en forme de "tortilla chip" indiquent que l'eau s'est écoulée plus tard par des fractures dans les roches. Les couches minces et les ailettes sont visibles le long du bord inférieur de la pointe Siccar toute proche, et il est probable que le matériau de recouvrement sombre qui est encore présent sur la pointe Siccar a été érodé à l'endroit où nous sommes garés, laissant le "terrain tortilla chip" (mon terme, pas un terme officiel du MSL) exposé à la surface". NAVCAM - 26 OCTOBRE 2021 (SOL 3278) : Les "tortillas" PANO NAVCAM – 26 OCTOBRE 2021 (SOL 3278) – Jan van Driel :
  4. Renseignement...........

    Bonsoir Grandicarlos et bienvenue.. Pour avoir une réponse éclairée il faut plutôt poster dans le forum des besogneux de l'Astro nommé "Astronomie pratique".. Ici on n'y comprend rien à ces trucs.. Astro-générale c'est plutôt réservé à un dernier cercle de poètes qui rêve encore de théories ultimes et définitives pour comprendre l'Univers, de Vie extraterrestre, de civilisation multiplanétaire, de télescopes spatiaux... y'en a même un qui depuis 17 ans poste des images de cailloux martiens, et un autre qui raconte sa ballade en soucoupe volante.. c'est dire . Non, sérieux, poste à côté dans Astro- pratique, c'est mieux..
  5. Relativité intriquée

    Quelque peu trop pointu à mon niveau.. on va dire que je suis relativement intrigué ..
  6. Actualités de Curiosity - 2013

    Ben oui môônsieur... meuuuhhh ...
  7. Actualités de Curiosity - 2013

    Comme prévu, le 22 octobre déplacement en montée au Sud, environ 20 mètres.. Noter que le rover a parcouru un total de 26,40 km. Surprenant de voir à quel point la texture du sol peut changer d'un endroit à l'autre, pourtant proches. POSITION AU 22 OCTOBRE 2021 (SOL 3274) : CONTEXTE Images HiRISE (MRO) assemblées par Sean Doran - renseignée par mes soins Sur les contreforts du Mont Sharp Parcours depuis l'atterrissage à Bradbury en août 2012 HAZCAM AVANT - 22 OCTOBRE 2021 (SOL 3274) : Au plus haut et au centre de l'image, on distingue l'étroit passage nommé "Maria Gordon" qui permettra ensuite d'accéder au "fronton de Greeunheug" NAVCAM - 22 OCTOBRE 2021 (SOL 3274) : PANO NAVCAM - 22 OCTOBRE 2021 (SOL 3274) – Jan van Driel : MOSAÏQUE MAHLI – 21 OCTOBRE 2021 (SOL 3273) – Jan van Driel : Concrétions nodulaires
  8. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    "Elon Musk, the billionaire founder of SpaceX, says the company’s huge new Starship rocket may be ready for an orbital test launch from South Texas as soon as November." Oui, c'est quand même malheureux cette façon d'agiter novembre..
  9. Comme un royal oiseau, vautour, aigle ou condor, Je rêve de planer au divin territoire, De brûler au soleil mes deux ailes de gloire À vouloir dérober le céleste Trésor. Emile Nelligan Peu de missions scientifiques spatiales ont été aussi attendues que #Webb. Il est conçu pour résoudre les questions sans réponse sur l'Univers et voir plus loin dans nos origines. Vidéo peut-être déjà postée.. tant pis, la revoir entretient nos espoirs ..
  10. Actualités de Curiosity - 2013

    La période critique de la conjonction solaire passée, nous retrouvons Curiosity en bonne forme là où nous l’avions laissé sur la position atteinte le 23 septembre (sol 3247). HAZCAM AVANT – 20 OCTOBRE 2021 (SOL 3273) : POSITION AU 23 SEPTEMBRE 2021 (SOL 3247) - Phil Stooke : Durant ces 3 semaines le rover n’a exécuté que des activités de surveillance de routine de l’environnement et des radiations . Avant la conjonction, Curiosity s’était éloigné du site de forage "Maria Gordon" vers une zone très proche contenant de gros nodules résistants (~ 6-7 cm de diamètre) en surface, et avait délibérément roulé dessus pour les écraser et tenter ainsi d’en exposer les éléments sous-jacents pour examen par ses instruments scientifiques. L’équipe s’intéresse à la détermination de la chimie des nodules par rapport au substrat rocheux du sol. Pourquoi sont-ils résistants? Comment leur composition se compare-t-elle à d’autres nodules précédemment rencontrés, et qu’est-ce que cela pourrait nous dire sur les fluides qui étaient présents dans ces roches? L’imagerie de l’espace de travail avait confirmé que certains nodules s’étaient brisés, mais il était trop tard pour utiliser les instruments APXS et MAHLI montés sur le bras, celui-ci devant être replié pendant la conjonction. MAHLI – 20 OCTOBRE 2021 (SOL 3273) : Concrétions nodulaires près de Curiosity Je cite Susanne Schwenzer, géologue planétaire : "L'image ci-dessous montre les preuves de notre passage sur un nodule - regardez attentivement les lignes imprimées très droites au milieu des zones aplaties qui apparaissent légèrement plus grises. Vous pouvez également voir des fissures, surtout clairement à droite du nodule sur l'image, mais si vous regardez autour, vous verrez qu'il y en a plus. Certaines des zones rayées semblent également blanches. Toutes ces caractéristiques nous permettront de mieux comprendre les nodules et de les interpréter au-delà de ce que nous pouvons voir à la surface. Autant que la surface puisse nous en dire - ici, nous entrons dans le cœur de ces nodules !" "Dans le plan d'aujourd'hui, ChemCam examine les roches perturbées par la roue avec une observation LIBS [tirs laser] sur la cible " Picardy Stone " et avec une observation spectrale passive (*) sur la cible " Pollock ". Mastcam se joint au festin de roches brisées avec une observation multispectrale sur une zone appelée " Acadian ", qui est également étudiée par APXS et MAHLI. Enfin, un élément de dune, maintenant appelé " Longhill ", reçoit une attention particulière avec une mosaïque Mastcam pour étudier plus en profondeur les dunes sur Mars. Si les dunes peuvent nous en apprendre beaucoup sur les vents et le climat actuels et passés, il est également prévu de surveiller l'atmosphère afin de documenter les conditions actuelles autour du rover et d'ajouter à notre cadence d'images pour évaluer les niveaux de poussière dans l'atmosphère - et nos recherches de tourbillons de poussière. Et, bien sûr, le REMS (Rover Environmental Monitoring Station) envoie son rapport météorologique quotidien. En plus de toute la science atmosphérique possible grâce à ces ensembles de données à long terme, nous pouvons également apprécier de connaître la température actuelle sur Mars". FIN DE CITATION MASTCAM – 18 OCTOBRE 2021 (SOL3271) : Dune " Longhill " (Au sujet des nodules martiens voir page 174 de ce fil – message du 16 mai 2021) Il est prévu ensuite un nouveau déplacement qui devrait permettre d'étudier davantage cette zone intéressante. Les images prises après le trajet donneront un premier aperçu de la situation, et ChemCam a une longueur d'avance sur la chimie grâce à une observation "AEGIS". Le logiciel AEGIS (Autonomous Exploration for Gathering Increased Science) soit : "exploration autonome pour un recueil scientifique accru"), guide l'instrument ChemCam pour un choix automatique des échantillons de roches martiennes à analyser. Auparavant le choix des cibles nécessitait de multiples échanges entre Curiosity et la Terre ce qui prenait donc beaucoup de temps. Installé depuis la Terre en octobre 2015 et testé durant des mois, le logiciel AEGIS se charge désormais de la sélection. Dans 93 % des cas, les échantillons choisis se sont révélés pertinents. Sans lui, ce pourcentage n’aurait été que de 24 % ! L'application la plus fréquente de "AEGIS" utilise l'analyse informatique à bord des images de la Caméra de navigation stéréo de Curiosity (NavCam) qui sont prises régulièrement à chaque endroit où le rover termine une étape. "AEGIS" choisit une cible et dirige le pointage de la ChemCam, généralement avant que les images NavCam soient transmises à la Terre. Cela donne à l'équipe un coup d'avance dans l'évaluation de l'environnement du rover et des opérations à mener pour la planification des jours suivants. Pour sélectionner une cible autonome, l'analyse du logiciel d'images utilise des critères réglables spécifiées par les scientifiques, telles que l'identification des roches en fonction de leur taille ou de leur luminosité. Les critères peuvent être modifiés en fonction de l'environnement du rover et des objectifs scientifiques des mesures. Un autre mode "AEGIS" est utilisable avec des images à distance du Micro-Imager de la ChemCam (RMI), et il utilise l'analyse d'image pour parfaire le pointage du laser sur des cibles choisies à l'avance par les scientifiques. Par exemple, les scientifiques peuvent sélectionner une veine filiformes ou une petite concrétion dans une roche sur la base des images reçues sur Terre. "AEGIS" commande alors le tir de précision au laser. "AEGIS" apporte donc une possibilité supplémentaire d'utiliser ChemCam lorsque l'interaction avec les scientifiques est limitée. (*) Précisions sur les modes dits "actifs" et "passifs" de l’instrument CHEMCAM RMI : L'instrument ChemCam « CHEMistry CAMera » a les capacités pour être utilisé dans les modes passif ou actif. Dans le type d'investigation en mode passif, le télescope de l'instrument transmet aux spectromètres la lumière du soleil réfléchie par un petit point cible. Ce mode utilise aussi les spectromètres LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectrometer) qui offrent la possibilité de spectres pris avec la réflectance de la lumière du soleil (sans plasma laser). Les observations en mode actif utilisent de puissantes impulsions laser concentrées sur un petit point situé sur des échantillons de roche et de sol à moins de 7 m du rover. Ces impulsions placent les atomes et les ions dans des états excités électroniquement à partir desquels ils se désintègrent, produisant un plasma émettant de la lumière. La densité de puissance nécessaire pour le LIBS est supérieure à 10 MW/mm^2. Elle est produite sur un spot de diamètre compris entre 0,3 et 0,6 mm de diamètre à l’aide d’impulsions laser focalisées de ~ 14 mJ sur une durée de 5 nanosecondes. La lumière plasma est collectée par un télescope de 110 mm de diamètre et concentrée sur l'extrémité d'un câble à fibres optiques. La fibre transporte la lumière dans trois spectromètres dispersifs qui enregistrent les spectres dans une plage de 240 à 850 nm à des résolutions de 0,09 à 0,30 nm.
  11. Falcon Heavy : l'Odysée de la Tesla dans l'espace

    Quand on pense que nous les aquitains.. quelque part vu notre longue histoire on a peut-être du sang anglois dans les veines (comme VNA1 ).. ça fait peur ..
  12. Qui sont vos héros et héroïnes...

    À noter, du même auteur, le livre de chevet d'Elon, célèbre et déjà ancien : "L'impasse de l'espace" ..
  13. Qui sont vos héros et héroïnes...

    Ah oui.. "Ia frite d'Hubert"...OK, bon... le tout était trop confus. Nous, ici on est entre gens bien élevés, c'est pas du tout, mais alors pas du tout notre genre, personne n'oserait .
  14. "il y avait notre Mère Terre, en bas la vie et en haut la mort." Tout est dit..
  15. Qui sont vos héros et héroïnes...

    oui… bon… moi je connais le cousin du fils du concierge de Serge B. et j’en fais pas spécialement étalage hein.