vaufrègesI3

Member
  • Content count

    12519
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    4
  • Country

    France

Posts posted by vaufrègesI3


  1. Retour sur Mars et dans le cratère Gale qui offre un paysage parfois dantesque.. 

     

    Trois images (à agrandir) parmi beaucoup d'autres tout aussi spectaculaires :

     

    La bande sombre dans la partie inférieure de cette scène martienne fait partie du champ des "dunes de Bagnold" qui borde le bord nord-ouest du mont Sharp, à l’intérieur du cratère Gale.

    La vue combine plusieurs images prises avec la caméra Mastcam le 25 septembre 2015 (sol 1115). Les images proviennent de la caméra de l’œil droit de la Mastcam, qui dispose d’un téléobjectif. La vue est vers le sud-sud-est.

    Le nom informel du champ de dunes est un hommage à l’ingénieur militaire britannique Ralph Bagnold (1896-1990), un pionnier dans l’étude de la façon dont les vents déplacent les particules de sable des dunes sur Terre. Sur les images orbitales de la zone, le champ de dunes est évident comme une bande sombre à l’intérieur du cratère Gale.

    La scène est présentée avec un ajustement de couleur qui se rapproche de l’équilibrage blanc, pour ressembler à la façon dont les roches et le sable apparaîtrait dans des conditions d’éclairage de jour sur Terre :

     

     

    pia19929_MR4969.thumb.jpg.e5b20bc6bf3c75a273d7510811fc6a03.jpg

     

     

    Vue de la caméra Mastcam combinant plusieurs images prises comme la précédente le 25 septembre 2015.

    Au milieu de l'image apparait une dune de sable sombre. L’examen des dunes sur le chemin vers des couches plus élevées du mont Sharp sera la première étude in-situ d’une dune de sable active ailleurs que sur terre. La vue est vers le sud-sud-ouest :

     

    pia19928-MAIN_MR4971.thumb.jpg.40804d2d19789c544c2ea0e463f65675.jpg

     

     

    Vue de la formation "Kimberley". Les strates au premier plan plongent vers la base du mont Sharp, indiquant l’écoulement de l’eau vers un bassin qui existait avant que la plus grande partie de la montagne soit formée.

    Les couleurs sont ajustées pour que les roches apparaissent approximativement comme si elles étaient sur Terre, pour aider les géologues à les interpréter. 

    Cette image a été prise par la Caméra Mastcam le 25 mars 2014 (sol 580).

     

    mars-curiosity-rover-gale-crater-beauty-shot-pia19839.thumb.jpg.09014aefbc21f1d66c0680a14f5979fc.jpg

     

    • Like 6
    • Love 2

  2.  

    Il y a 1 heure, Pascal C03 a dit :

    A quel désert terrestre ressemble le plus le terrain où évolue ce robot en termes de géologie ? Pour quelqu'un qui voudrait arpenter sur Terre, un paysage "similaire", dans quelle région aller ? Tibesti ?

     

    Dans une autre vie, il a un demi-siècle :/, j'ai longuement arpenté une partie du Tibesti au service de mon pays.

    Les grands déserts, qu'ils soient martiens ou terrestres, peuvent présenter une grande variété de paysages et on peut bien sûr retrouver en chacun certaines similitudes.

    Il me semble qu'un membre de ce forum, passionné de Mars, et familièrement nommé "Super", pourrait nous parler aussi de l'Atacama.

    Tout comme les déserts martiens, l'Atacama et le Tibesti  ont pu être impactés par le volcanisme, ce qui peut aussi nourrir la comparaison au plan géologique..

     

    L'Atacama est quand même l'un des terrains de jeu préféré de l'Esa et de la Nasa, on ne peut pas nier certaines évidences :

     

    Atacama.jpg.01713925cf71664fc4c5aab0a9d6d162.jpg

     

     

    ESA_rover_in_Atacama_Desert_pillars.jpg.43cf5bc029ec88ff2754be0b4eb5b52d.jpg

     

    • Like 4
    • Thanks 3

  3. Il y a 12 heures, PhilouB a dit :

    je vais poser la question plus directement : dans l'analyse de toutes ces roches explorées par Curiosity, y a t-il des indices, des traces d'une hypothétique vie actuelle ou antérieure sur Mars ? :) Merci :)

     

     

    Si, comme tu le prétends, tu as dévoré en quelques heures les 152 pages de ce fil, tu devrais avoir une petite idée de la réponse à cette question -_-..

    Sachant qu'on peut douter que tu ais fais un tel effort, mais que tu sembles saisi soudain d'un soupçon d'intérêt pour cette mission (qui a coûté "tant de pognon"), je te propose de lire mon message du 19 janvier 2020 page 143 qui présente une synthèse personnelle des résultats principaux (en première approche).

    • Like 5
    • Thanks 2

  4. Il y a 2 heures, Diziet Sma a dit :

    T'es pénible machin, enfin je veux dire C8, Beagle et maintenant PhilouB,

     

    Ah ! OK ! C8+ !!.. c'est du lourd !.. et on reconnait  bien là "l'élégance" habituelle de son discours -_-.. Absolument rien à espérer, même s'il s'est excusé..

     

    En tout cas merci à tous :).

    • Like 1
    • Thanks 1

  5. Il y a 2 heures, PhilouB a dit :

     La performance technologique est vraiment bluffante avec la télécommande de cet engin sur Mars

     

    Oui oui, c'est ça..  d'ailleurs à la Nasa ils se disputent le joystick, ils s'amusent comme des fous ! -_-

     

     

    il y a 3 minutes, PhilouB a dit :

    Oui, Alain, j'ai lu les 152 pages !!! :)et je ne viendrais plus vous "embêter" !!! :(

     

    Très bien, bravo, mais il te faut lire aussi les 60 pages du fil précédent :|...

    Ensuite, il existe le fil des 12 années de suivi des missions MER (Spirit et Opportunity), fondatrices pour tout ce qui a suivi.

    On te laisse un peu plus de temps pour ça :)..  

    • Like 1
    • Haha 1

  6. il y a 37 minutes, PhilouB a dit :

    Bon, et bien à part des cailloux, des cailloux, et pis des cailloux, pas grand chose à voir sur cette planète !!! :(:(:( Décevant !!! Tant de pognon pour tout cela !!! :(:(:( 

     

     

    Ce qui est décevant, c'est de lire de tels propos tenus franco par un nouveau venu sur ce forum.

    Tu as manifestement besoin de te renseigner un minimum sur le sujet (et aussi d'apprendre les bonnes manières, mais là c'est peut-être trop te demander).

    • Like 3
    • Love 3

  7. A part moi, il n'y a que des tanches sur cette partie du forum, pour avoir des réponses, poste dans "Astropratique" plutôt, c'est là que tu trouveras les cadors, parce qu'ici (à part moi), entre les vieux alcoolos qui font la sieste à Rodriguez, Raoul qui croit que le Mont Wilson est un désert, Superfulgur qui fantasme grave sur "l'enfer" vénusien (surement avant de connaître l'original), çui qui voit des ovnis partout, l'autre qui compte les boulons sur les cocottes minutes de Musc et tous les autres, bref, t'es pas dans la bonne rubrique. Quant à moi, le seul à comprendre ta question, eh bien, je n'ai aucune idée de ce quoi t'est-ce qu'il faudrait répondre.

    • Like 1
    • Haha 6

  8.  

    Curiosity a repris la route le 1er novembre (sol 2929), et selon l’équipe il était envisagé d’aller examiner l’étendue de sable noir à l’Est assez proche du rover.

     

    Au vu des premières images, surprise ! : d’une part Curiosity est sérieusement incliné sur sa gauche, d’autre part il semble avoir tourné le dos à l’étendue sableuse et s’être dirigé droit vers la crête qui prolonge " Maybole"..

     

    NAVCAM - 1er NOVEMBRE 2020 (SOL 2929) :

     

    L'inclinaison bien visible en regardant vers l'horizon Sud Ouest

    image.png.5c0e7e0e43db06c1011d30956029b7f1.png

     

     

    HAZCAM AVANT - 2 NOVEMBRE 2020 (SOL 2930) :

     

    image.png.b9987fb25346675379ecdd2004cb6df7.png

     

     

    HAZCAM ARRIÈRE - 2 NOVEMBRE 2020 (SOL 2930) :

     

    On voit que la roue arrière droite s'est engagée sur une partie de terrain surélevée 

    image.png.2fb786b5c69c0994038268736b7f8f67.png

     

     

    Dixit la dernière mise à jour, au bout d'environ 10 mètres "le trajet ne s'est pas terminé comme prévu"... mais l'équipe du rover ne donne pas encore d'explication.

    On peut surtout se demander s'il avait pris la bonne direction (!?), en tout cas celle que l'équipe pensait avoir programmé !

    Voir le parcours - plan ci-dessous:

     

    POSITION AU 1er NOVEMBRE 2020 (SOL 2929) :

     

    5fa1b97622435_2926LOCATION2.jpg..thumb.jpg.3311f8791dd7e4263ba0bc33c4652fca.jpg

     

     

    Ce trajet raccourci a placé le rover dans un endroit entouré de cailloux et de sol meuble, et en attendant mieux APXS et MAHLI vont cibler quelques cailloux près du rover et documenter la composition du terrain.

     

    Quelques images récentes :

     

    PANOS MASTCAM - 30 OCTOBRE 2020 (SOL 2926) - Thomas Appéré :

     

    5fa1bd3913058_2926PANOMASTC29OCTTHAPP.thumb.jpg.d1c546b4404751907407faef7f793a1f.jpg

     

    Centré sur le Mont Sharp5fa1bd58cc4bc_2926PANOMASTC2.thumb.jpg.7502af0711ca697325ecf19f4e36e480.jpg

     

     

    PANOS MASTCAM - 30 OCTOBRE 2020 (SOL 2926) - Jan van Driel :

     

    5fa1be78e89a1_2926PANOMASTC2JVD.thumb.jpg.497fcfc3e048c5b09cb710894f619671.jpg

     

     

    5fa1bee072ea7_2926PANOMASTCJVD.thumb.jpg.470a9cd941ab8ff251f23807723b6b83.jpg

     

     

    MAHLI - 25 OCTOBRE 2020 (SOL 2922) - Selfie, la version de Damia Bouic :

     

    Sol2922_MaHLI_m.thumb.jpg.379e1e5387a6964e7e9099b30a66c4df.jpg

     

     

     

     

    • Like 4
    • Thanks 1

  9.  

    Il y a 9 heures, Alain MOREAU a dit :

    Donc à présent on a la preuve irréfutable que tu ne lis pas les liens qu’on te donne pour prouver nos propos, ou bien que moins d’une semaine après, tu as oublié leur source et les "redécouvres" en prétendant nous apprendre ce qu’on t’a déjà appris !

    Outre d’une lourdeur ahurissante, c’est d’une mauvaise foi à peine croyable et d’une bêtise abyssale, car le lien que tu mets te donne tort sur toute la ligne !

     

     

    Malheureusement, même s'il se donnait la peine de lire ton message (ce qui n'est pas gagné) il n'en retiendra rien d'utile Alain, pas plus que toutes les remarques précédentes des uns et des autres. À certains moments il peut se montrer aimable.. mais il n'a strictement aucune empathie pour personne. La plupart du temps il est incapable de reconnaître qu'il est total/ignorant d'un sujet et, en bon égocentrique, il cherchera toujours à se l'approprier en cherchant à harceler celui qui lui fait de l'ombre. 

    L'ignorer serait la solution.. mais c'est parfois difficile. 

    • Haha 1

  10.  

    Le 27 octobre (sol 2924) Curiosity s'est encore rapproché de l’exposition de roches "Maybole" (dont il n'était distant que de 3 ou 4 mètres).

     

    Le rover  est  maintenant situé sur une pente relativement raide (~ 26 degrés) tout près des roches. En conséquence le risque de glissement des roues en raison du déploiement du bras et du changement du centre de gravité a été évalué. Une évaluation compliquée par la proximité des roches.

     

    NAVCAM - 27 OCTOBRE 2020 (SOL 2924) : 

     

    5f99d4ff8d921_2924NAVC27OCT.jpg.2c217c36f40d11400aa518838e4a1761.jpg

     

    5f99d6887e1d0_2924NAVC3.jpg.36e0fc3929eb37e0bd60f5e14f7c267b.jpg

     

    5f99d6d02e6c4_2924NAVC5.jpg.3a68eee2fcfbbf619e32a38a29a47529.jpg

     

     

    PANO NAVCAM - 27 OCTOBRE 2020 (SOL 2924) - Jan van Driel :

     

    5f99de6f6fa9b_2924PANONAVCJVD.thumb.jpg.eebeb82c4e996a8000dd62d6f17fd57b.jpg

     

     

    Le feu vert pour les activités du bras a été donné le 28 octobre (sol 2925). Les NavCam rechercheront les dust-devils et mesureront aussi l’opacité de la poussière dans l’atmosphère avec la MastCam.

    Ensuite, le laser ChemCam permettra la mesure de la chimie élémentaire de deux cibles. Le laser envoie des impulsions venant frapper la cible sur un diamètre de 0,3 à 0,6 mm durant 55 nanosecondes pour effectuer des mesures par le procédé LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectrometer). De 50 à 70 impulsions successives sont nécessaires pour obtenir une analyse spectrale correcte de la roche. L'optique de 110 mm utilisée pour viser la cible avec le laser permet de recueillir l'image renvoyée et de la transmettre par fibre optique aux spectromètres. La MastCam droite prendra des images pour documenter les deux cibles ChemCam.

     

    Plus tard dans l’après-midi, MAHLI fera l’acquisition d’une suite complète d’images d’une cible avant que l’APXS ne soit placé près de cette cible pour une courte soirée d’intégration. L’APXS sera ensuite placé directement sur cette même cible pour une longue intégration pendant toute la nuit du 28 au 29 octobre, nuit au cours de laquelle CheMin livrera les données de sa plus récente analyse de l’échantillon de forage "Groken".

     

    PANO MASTCAM - 26 OCTOBRE 2020 (SOL 2923) - Jan van Driel :

     

    5f99d8244d0a4_2923PANOMASTCJVD.thumb.jpg.95f4ce15a4c0e28f1ab9f8d9e475d02c.jpg

     

    • Like 3
    • Thanks 3

  11.  

    Le 27/10/2020 à 03:50, Alain MOREAU a dit :

    Avec sa dégaine un peu déjantée de cowboy aventurier et sa pose négligée la main sur la hanche prête à dégainer sa foreuse, il a l’air de nous dire : "bon alors, on y va ?"

     

    C'est tout à fait ça Alain xD..

    Malgré tous les déboires qui ont émaillés parfois sa longue chevauchée, il a l'air en bonne forme le bougre.

     

     

    Le 27/10/2020 à 03:50, Alain MOREAU a dit :

    On va où maintenant ? On perfore quoi ?

     

    L'objectif à moyen terme est d'atteindre les affleurements riches en sulfate au Sud et plus hauts derrière le fronton de Greenheugh.

    À court terme Curiosity doit continuer à contourner la zone sableuse et les corniches rocheuses par le Nord, et se rabattre au Sud dès que possible pour aborder la montée vers les sulfates (voir l'image de contexte plus haut).

     

    Trois mois donc que Curiosity ne s’était plus déplacé.. Pour la bonne cause, c’est-à-dire en particulier pour réaliser trois forages et les travaux d’analyse correspondant dont les résultats ont fait apparaître un soupçon d’enthousiasme dans l’équipe scientifique du rover (et pas mal de frustration chez ceux qui tentent de suivre cette mission au plus près).

     

    En effet, les sites de forages "Glen Etive" et "Mary Anning" ont très probablement apporté pas mal de "grains à moudre" : "une campagne de forage productive et intéressante" selon Ken Herkenhoff, géologue planétaire de la mission, mais il faudra sans doute encore pas mal de temps pour les publications, patience.

     

    En attendant, hier 26 octobre le rover s’est déplacé au Sud en parcourant environ 60 mètres pour se positionner à ~3-4 m de l’affleurement "Maybole". Les géologues sont intéressés par cette exposition rocheuse depuis un certain temps, car elle représente l’une d’une série de corniches inhabituelles présentes dans cette région.

     

    POSITION AU 26 OCTOBRE 2020 (SOL 2923) :

     

    5f99d30bb708e_2923location.thumb.jpg.312491ff88459661bfdcf5fc5a0d2e41.jpg

     

     

    Ces corniches représentent-elles un type de roche légèrement différent du terrain à faible relief plus typique? Sont-elles plus cimentées et plus dures que les roches environnantes ? Pour mieux observer les textures telles que la literie, les stratifications, les éventuelles stratifications croisées, les veines ou les caractéristiques de résistance, l'équipe a prévu une grande mosaïque Mastcam de "Maybole". Et pour avoir une longueur d'avance sur la chimie de ces roches, ChemCam tirera sur la cible "Hollandstoun" sur la face avant droite de l'affleurement.

     

    PANO NAVCAM - 26 OCTOBRE 2020 (SOL 2923) – Jan van Driel :

     

    "Maybole" est au centre de l'image

    5f9872315df22_2923PANONAVC26OCTJVD.thumb.jpg.c9a52cecc0fe6d6fd2bd845f472f141b.jpg

     

     

    Je cite Lucy Thompson, géologue planétaire :

    "Une grande partie de nos discussions au cours de la planification a tourné autour du choix de la meilleure zone de l'affleurement de Maybole où se rendre pour examiner les roches avec nos instruments scientifiques de contact au bout du bras robotique de Curiosity. Nous devons trouver un équilibre entre nos objectifs scientifiques et ce qui peut être réalisé par le rover en ce qui concerne la conduite à proximité de la paroi rocheuse, le désarrimage du bras en toute sécurité et la possibilité de placer MAHLI et l'APXS à proximité ou sur la paroi rocheuse. Heureusement, la zone qui intéresse le plus l'équipe d'un point de vue scientifique semble pouvoir être atteinte par le rover. Le rover prévu devrait nous placer dans une position privilégiée pour interroger les roches de Maybole pour des textures fines avec MAHLI et la chimie avec l'APXS, dans le prochain plan".

    • Like 4
    • Thanks 5

  12. Le 25 octobre (sol 2922) Curiosity en a terminé avec les activités d'analyse de ses deux labos, SAM et CheMin, sur les échantillons de "Groken", troisième et dernier forage.

    Il avait atteint ce site (qui fera date) le 21 juillet 2020 (sol 2829), soit il y a plus de trois mois !  

     

    Avant son départ prévu ce jour 26 octobre (sol 2923), Curiosity a réalisé un nouveau selfie !

     

    MAHLI - 25 OCTOBRE 2020 (SOL 2922) - Thomas Appéré :

     

     

    5f974c91b71ac_2922MAHLISELF2THAPP.thumb.jpg.ab3433245b2144d023a423cbd250b81b.jpg

     

    • Like 6
    • Love 1

  13.  

    Un article du 14 août 2020 qui donne quelques précisions sur les tests actuels de tuiles du bouclier et la technique d'installation. 

     

    https://www.teslarati.com/spacex-starship-heat-shield-prototype-robots/

     

    Ce lien avait été déjà mentionné plus haut par @brizhell

    Je le traduis ci-dessous :

     

    SpaceX installe un prototype de bouclier thermique orbital avec des robots

     

    SpaceX a commencé les essais d'installation à grande échelle du bouclier thermique de Starship à l'aide de robots livrés le mois dernier, signe que la société a déjà commencé à préparer la première campagne d'essais en vol orbital de la fusée. Conçu pour remplacer à terme les lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy, chevaux de trait de SpaceX, Starship est une fusée à deux étages entièrement réutilisable, propulsée par des moteurs Raptor alimentés au méthane et à l'oxygène. Tout comme Falcon 9, le premier étage du Starship (connu sous le nom de Super lourd) lancera l'engin spatial et l'étage supérieur combinés à une altitude de 70 à 100 km (40-65 mi) et à une vitesse de ~2,5 à 3 kilomètres par seconde (1,5-1,9 mis). SpaceX a déjà une grande expérience du lancement, de l'atterrissage et de la réutilisation des propulseurs d'appoint de classe orbitale grâce à Falcon 9 et Heavy, qui ont effectué 57 atterrissages et ont été réutilisés 39 fois en moins de cinq ans. L'étage supérieur du vaisseau spatial devra cependant survivre à des rentrées atmosphériques à vitesse orbitale de 3 à 5 fois plus rapides et exponentiellement plus énergiques que les propulseurs Super Lourd. Pour y parvenir régulièrement tout en maintenant le coût et la complexité du vaisseau spatial à un faible niveau et une réutilisabilité élevée, SpaceX devra mettre au point un bouclier thermique d'une efficacité sans précédent, plus facile à installer, à entretenir et à réutiliser que tout ce qui l'a précédé.

     

     

     

    Comme pour tous les programmes SpaceX, la société a commencé dès que possible le développement de l'installation du bouclier thermique du vaisseau, en installant une poignée de tuiles (vraisemblablement des prototypes de première étape) sur le Starhopper dès le premier semestre 2019. Cela s'est poursuivi par des tests d'installation de petites tuiles hexagonales sur les vaisseaux SN1, SN3, SN4, SN5 et SN6 tout au long de l'année 2020. Bien que ces essais n'aient évidemment pas impliqué de chauffage de rentrée en orbite ni de secousses, ils ont néanmoins été utiles pour caractériser le comportement mécanique des tuiles de bouclier thermique sous la contrainte de la charge de propergol cryogénique, des feux statiques du Raptor et des essais de saut.

     

    5f95eb9cd97fd_Boca-Chica-Starhopper-post-hop1.jpg.c60eef35e1f4505c91a4bdeb4d823f73.jpg

     

    5f95ebc092da1_Boca-Chica2.jpg.daf69fbd3e0ab11dcbe674779988b57e.jpg

     

    5f95ebee5a8c6_Boca-Chica3.jpg.8403b8b9818a5038d1b9a84e73977e86.jpg

     

     

    En 2019, SpaceX a même testé quelques tuiles céramiques de bouclier thermique de Starship lors d'une mission orbitale de Cargo Dragon pour la NASA. Le fait qu'aucun autre test de Cargo Dragon orbital ou de Crew Dragon n'ait été reconnu semble indiquer que la démonstration a été un succès, prouvant que les tuiles peuvent résister aux contraintes de la rentrée en orbite basse terrestre (LEO). En coulisses, SpaceX effectue des tests approfondis de type laboratoire avec les tuiles et un accord signé avec le centre de recherche Ames de la NASA a confirmé que la société utilise l'arcjet de l'installation pour simuler physiquement les conditions de rentrée en orbite. Les tests à l'échelle d'un vaisseau spatial complet, cependant, sont une toute autre histoire.

     

    5f95ec27e3b30_Boca-Chica4.jpg.d560e42a157ed94ab308290e3c3339f4.jpg

     

    5f95ec43d3ab3_Boca-Chica5.jpg.dfcf84070e54de76e37bbeca8f5d0576.jpg

     

     

    Les premiers signes d'un test d'installation de bouclier thermique à grande échelle sont apparus le 9 juillet lorsque le résident local et photographe Andrew Goetsch (Nomadd) a pris des photos d'un test couvrant la moitié d'un anneau de Starship en acier (voir images ci-dessus). En avril 2020, le PDG Elon Musk a confirmé sur Twitter que la conception actuelle consistait à fixer des tuiles de bouclier thermique directement sur la coque en acier du Starship avec des goujons en acier. On ne sait pas exactement comment l'entreprise installe les goujons en acier directement sur les peaux d'environ 4 mm d'épaisseur d'un vaisseau sous pression ou si une solution standard était disponible, mais les photos de Nomadd du 9 juillet montrent explicitement le processus nécessaire pour affiner les paramètres de l'installateur du goujon mystère.

     

    5f95ecbc29455_Boca-Chica6.jpg.a2052f7ffa9c2b905b06372aec03a661.jpg

     

    Un mois après le repérage de Nomadd, trois semaines après la livraison d'un robot, et cinq jours après que l'un de ces robots - étiqueté "HEAT SHIELD" - ait été repéré en action, le premier article de test d'installation de bouclier thermique à grande échelle a été repéré à l'intérieur de l'une des nombreuses tentes de production de SpaceX. L'équipe impliquée s'est visiblement amusée à installer les tuiles sous la forme d'un "X" SpaceX.

     

    5f95ed4f53132_Boca-Chica7.jpg.1f7630382cc597b964378828c6b871f9.jpg

     

    5f95ed6d75376_Boca-Chica8.jpg.eecbdd651a5e459428e473d52a6b8d46.jpg

     

     

    Rétrospectivement, les robots pourraient être une solution parfaite pour l'installation abordable et à grand volume des milliers de tuiles de bouclier thermique dont un seul vaisseau spatial aura besoin. Une fois les tolérances suffisamment élevées, on peut imaginer que plusieurs sections différentes du vaisseau puissent être équipées individuellement de plots et de tuiles de bouclier thermique par un robot, inspectées par des humains, et assemblées pour former un vaisseau complet. Les humains devraient probablement installer manuellement un espace de tuiles autour des lignes de soudure de ces sections finales, mais le travail d'installation manuelle serait réduit au minimum tout en gardant l'infrastructure requise très simple. En fin de compte, il reste encore beaucoup de travail avant que SpaceX puisse commencer à effectuer des vols d'essai orbitaux, mais il est difficile de ne pas être enthousiasmé par le fait qu'une partie de ce travail préparatoire a déjà visiblement commencé dans le sud du Texas.

    • Like 6
    • Thanks 2

  14. il y a 19 minutes, Alain MOREAU a dit :

    Un truc qui m’étonne par contre, c’est que Musk ait pu émettre publiquement cette idée avant d’avoir lui-même évalué sommairement sa pertinence

     

    Il me semble que ce projet de bouclier thermique à double paroi acier inox et liquide de refroidissement avait été émis très tôt dans la conception du truc.. mais même si Musk en a encore parlé au début de l'an dernier, il me semble qu'il ne l'a plus jamais évoqué depuis.. à vérifier.

     

    il y a 36 minutes, Alain MOREAU a dit :

    Ça dénote pour le moins une certaine improvisation, qui justifie qu’on prenne certaines de ses affirmations avec des pincettes...

     

    Perso y'a longtemps que j'ai fabriqué des anticorps contre les agents patrhogênés de l'Homme du Futur -_-..

    • Haha 3