vaufrègesI3

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  1. Le 25 octobre (sol 2922) Curiosity en a terminé avec les activités d'analyse de ses deux labos, SAM et CheMin, sur les échantillons de "Groken", troisième et dernier forage.

    Il avait atteint ce site (qui fera date) le 21 juillet 2020 (sol 2829), soit il y a plus de trois mois !  

     

    Avant son départ prévu ce jour 26 octobre (sol 2923), Curiosity a réalisé un nouveau selfie !

     

    MAHLI - 25 OCTOBRE 2020 (SOL 2922) - Thomas Appéré :

     

     

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  2.  

    Un article du 14 août 2020 qui donne quelques précisions sur les tests actuels de tuiles du bouclier et la technique d'installation. 

     

    https://www.teslarati.com/spacex-starship-heat-shield-prototype-robots/

     

    Ce lien avait été déjà mentionné plus haut par @brizhell

    Je le traduis ci-dessous :

     

    SpaceX installe un prototype de bouclier thermique orbital avec des robots

     

    SpaceX a commencé les essais d'installation à grande échelle du bouclier thermique de Starship à l'aide de robots livrés le mois dernier, signe que la société a déjà commencé à préparer la première campagne d'essais en vol orbital de la fusée. Conçu pour remplacer à terme les lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy, chevaux de trait de SpaceX, Starship est une fusée à deux étages entièrement réutilisable, propulsée par des moteurs Raptor alimentés au méthane et à l'oxygène. Tout comme Falcon 9, le premier étage du Starship (connu sous le nom de Super lourd) lancera l'engin spatial et l'étage supérieur combinés à une altitude de 70 à 100 km (40-65 mi) et à une vitesse de ~2,5 à 3 kilomètres par seconde (1,5-1,9 mis). SpaceX a déjà une grande expérience du lancement, de l'atterrissage et de la réutilisation des propulseurs d'appoint de classe orbitale grâce à Falcon 9 et Heavy, qui ont effectué 57 atterrissages et ont été réutilisés 39 fois en moins de cinq ans. L'étage supérieur du vaisseau spatial devra cependant survivre à des rentrées atmosphériques à vitesse orbitale de 3 à 5 fois plus rapides et exponentiellement plus énergiques que les propulseurs Super Lourd. Pour y parvenir régulièrement tout en maintenant le coût et la complexité du vaisseau spatial à un faible niveau et une réutilisabilité élevée, SpaceX devra mettre au point un bouclier thermique d'une efficacité sans précédent, plus facile à installer, à entretenir et à réutiliser que tout ce qui l'a précédé.

     

     

     

    Comme pour tous les programmes SpaceX, la société a commencé dès que possible le développement de l'installation du bouclier thermique du vaisseau, en installant une poignée de tuiles (vraisemblablement des prototypes de première étape) sur le Starhopper dès le premier semestre 2019. Cela s'est poursuivi par des tests d'installation de petites tuiles hexagonales sur les vaisseaux SN1, SN3, SN4, SN5 et SN6 tout au long de l'année 2020. Bien que ces essais n'aient évidemment pas impliqué de chauffage de rentrée en orbite ni de secousses, ils ont néanmoins été utiles pour caractériser le comportement mécanique des tuiles de bouclier thermique sous la contrainte de la charge de propergol cryogénique, des feux statiques du Raptor et des essais de saut.

     

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    En 2019, SpaceX a même testé quelques tuiles céramiques de bouclier thermique de Starship lors d'une mission orbitale de Cargo Dragon pour la NASA. Le fait qu'aucun autre test de Cargo Dragon orbital ou de Crew Dragon n'ait été reconnu semble indiquer que la démonstration a été un succès, prouvant que les tuiles peuvent résister aux contraintes de la rentrée en orbite basse terrestre (LEO). En coulisses, SpaceX effectue des tests approfondis de type laboratoire avec les tuiles et un accord signé avec le centre de recherche Ames de la NASA a confirmé que la société utilise l'arcjet de l'installation pour simuler physiquement les conditions de rentrée en orbite. Les tests à l'échelle d'un vaisseau spatial complet, cependant, sont une toute autre histoire.

     

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    Les premiers signes d'un test d'installation de bouclier thermique à grande échelle sont apparus le 9 juillet lorsque le résident local et photographe Andrew Goetsch (Nomadd) a pris des photos d'un test couvrant la moitié d'un anneau de Starship en acier (voir images ci-dessus). En avril 2020, le PDG Elon Musk a confirmé sur Twitter que la conception actuelle consistait à fixer des tuiles de bouclier thermique directement sur la coque en acier du Starship avec des goujons en acier. On ne sait pas exactement comment l'entreprise installe les goujons en acier directement sur les peaux d'environ 4 mm d'épaisseur d'un vaisseau sous pression ou si une solution standard était disponible, mais les photos de Nomadd du 9 juillet montrent explicitement le processus nécessaire pour affiner les paramètres de l'installateur du goujon mystère.

     

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    Un mois après le repérage de Nomadd, trois semaines après la livraison d'un robot, et cinq jours après que l'un de ces robots - étiqueté "HEAT SHIELD" - ait été repéré en action, le premier article de test d'installation de bouclier thermique à grande échelle a été repéré à l'intérieur de l'une des nombreuses tentes de production de SpaceX. L'équipe impliquée s'est visiblement amusée à installer les tuiles sous la forme d'un "X" SpaceX.

     

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    Rétrospectivement, les robots pourraient être une solution parfaite pour l'installation abordable et à grand volume des milliers de tuiles de bouclier thermique dont un seul vaisseau spatial aura besoin. Une fois les tolérances suffisamment élevées, on peut imaginer que plusieurs sections différentes du vaisseau puissent être équipées individuellement de plots et de tuiles de bouclier thermique par un robot, inspectées par des humains, et assemblées pour former un vaisseau complet. Les humains devraient probablement installer manuellement un espace de tuiles autour des lignes de soudure de ces sections finales, mais le travail d'installation manuelle serait réduit au minimum tout en gardant l'infrastructure requise très simple. En fin de compte, il reste encore beaucoup de travail avant que SpaceX puisse commencer à effectuer des vols d'essai orbitaux, mais il est difficile de ne pas être enthousiasmé par le fait qu'une partie de ce travail préparatoire a déjà visiblement commencé dans le sud du Texas.

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  3. il y a 19 minutes, Alain MOREAU a dit :

    Un truc qui m’étonne par contre, c’est que Musk ait pu émettre publiquement cette idée avant d’avoir lui-même évalué sommairement sa pertinence

     

    Il me semble que ce projet de bouclier thermique à double paroi acier inox et liquide de refroidissement avait été émis très tôt dans la conception du truc.. mais même si Musk en a encore parlé au début de l'an dernier, il me semble qu'il ne l'a plus jamais évoqué depuis.. à vérifier.

     

    il y a 36 minutes, Alain MOREAU a dit :

    Ça dénote pour le moins une certaine improvisation, qui justifie qu’on prenne certaines de ses affirmations avec des pincettes...

     

    Perso y'a longtemps que j'ai fabriqué des anticorps contre les agents patrhogênés de l'Homme du Futur -_-..

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  4.  

    Le 29ème forage nommé "Groken" a été réalisé hier 13 octobre !

     

    Il a été réalisé à l'endroit prévu dans la zone constellée de nodules sombres (nommée "Ayton") en bordure extrême de la dalle rocheuse.

     

    HAZCAM AVANT - 13 OCTOBRE 2020 (SOL 2910) :

     

    Début du forage

    5f874ada24632_2910HAZCAV2.jpg.5247a11ce434b9e960ecd12be0dc4942.jpg

     

    Fin du forage

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    Il existe quand même un petit souci.

    Difficile de comprendre pourquoi ils ont choisi de positionner ce forage si près du bord apparent de la roche. Mais la résultante évidente de ce choix, c'est qu'une large fissure transversale est apparue (voir l'image ci-dessous). Dans l'absolu ce n'est pas très grave, tout dépend du moment où elle s'est produite.

    En effet, la fissure élargit le trou de forage ce qui peut avoir pour effet de réduire la quantité d'échantillon recueillie, surtout si cette fissure s'est produite au début du forage. La quantité de résidus qui apparaît autour du trou semble plutôt rassurante sur ce point. À vérifier donc..

     

    NAVCAM - 13 OCTOBRE 2020 (SOL 2910) :

     

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    PANO NAVCAM - 7 OCTOBRE 2020 (SOL 2904) - Jan van Driel :

     

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  5.  

    Les préparatifs du troisième forage nommé "Groken" se poursuivent.

     

    On voit ici le foret placé en appui précisément sur le point  de forage de la roche cible pour en vérifier la stabilité (test de "précharge").

     

    HAZCAM AVANT – 9 OCTOBRE 2020 (SOL 2906) :

     

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    Les deux forages précédents ("Mary Anning 1 et 3") étaient manifestement orientés vers une possible détection de molécules organiques. Pour "Groken" il s’agit plutôt de géologie, car ici la surface de la dalle rocheuse comporte des caractéristiques nodulaires gris foncé très originales, surtout si on les compare à celles déjà rencontrées par les rovers martiens. Dans ce cadre c’est bien le labo de minéralogie CheMin qui recevra les premiers échantillons de forage.

    En effet les nodules précédemment examinés par Spirit, Opportunity et Curiosity étaient de formes plutôt sphériques et de couleurs claires. Appelés myrtilles, il s'agissait généralement de concrétions, c’est à dire de structures minérales formées par percolation d'eau à travers des roches poreuses, et constituées le plus souvent et majoritairement d’un oxyde de fer , l’hématite (Fe2O3). Sur Terre, l'hématite est presque toujours associée à de l'eau ayant filtrée à travers le sol lui donnant ces proportions uniques de matière cristalline.

     

    Ici les nodules sont plus sombres et semblent de formes très diverses :

     

    CHEMCAM RMI - 9 OCTOBRE 2020 (SOL 2906) :

     

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    MAHLI - 9 OCTOBRE 2020 (SOL 2906) :

     

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    MAHLI - 11 OCTOBRE 2020 (SOL 2908) :

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    NAVCAM  - 12 OCTOBRE 2020 (SOL 2909)

     

    Au Sud, les dunes de sable, le sulfate et les mesas, puis le Mont Sharp qui culmine à 5 kilomètres au-dessus du plancher du cratère Gale de 154 km de diamètre.

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  6.  

    Le 25 septembre (sol 2893) l’équipe du rover a découvert qu’il y avait un problème avec le bras robotique qui empêchait de l’utiliser (sans en préciser la nature).

    Depuis cette date, les préparatifs du forage de la troisième cible à "Ayton" n’avaient pas pu être menés, et l’équipe s’était surtout concentrée sur des activités de diagnostic pour récupérer le bras, un organe essentiel sans lequel Curiosity n’est, entre autres, plus en mesure de forer, donc d’utiliser ses deux labos !

     

    C’est au cours du week-end des 4 et 5 octobre que le problème semble avoir été solutionné avec la mise en oeuvre d'une imagerie de la caméra MAHLI et d'une intégration du spectro à rayons X (APXS), instruments situés sur la tourelle en bout de bras, ces opérations ayant pu être menées avec succès. Cette nouvelle a donné le feu vert à Curiosity pour avancer légèrement et se positionner sur le prochain site de forage dans la zone "Ayton". 

     

    "Ayton" elle-même et la zone immédiate autour ont déjà fait l’objet de nombreuses analyses, de MAHLI à APXS et de ChemCam à MastCam depuis l’arrivé du rover sur le site de forage "Mary Anning". L’équipe a estimé que les caractéristiques nodulaires gris foncé proéminentes justifiaient une analyse plus détaillée avec un échantillon de forage.

    Le 8 octobre (sol 2906) Curiosity devait balayer la cible de forage avec son outil d’enlèvement de poussière (DRT) afin d’en exposer la surface nettoyée pour les observations ultérieures avant forage.

    Les observations de Curiosity comprendront des observations ChemCam LIBS ((Laser-Induced Breakdown Spectrometer) sur l’emplacement précis de forage sélectionné (finalement nommé "Groken" (*)) et deux zones d’un bloc adjacent de matériel rocheux. Ces deux observations chimiques supplémentaires du LIBS aideront à comprendre les variations potentielles de la géochimie, car les trois cibles étudiées dans cette zone sont situées très près les unes des autres, mais sur différentes couches sédimentaires d’une même unité.

     

    HAZCAM AVANT - 7 OCTOBRE 2020 (SOL 2905) :

     

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    D’autres observations au cours de ce plan d’activités des 8 et 9 octobre comprennent une image multispectrale MastCam de la cible de forage brossée (pour caractériser sa signature de réflectance et pour voir comment elle pourrait différer de son environnement et, éventuellement, de son intérieur foré), une mosaïque MastCam haute résolution d’une parcelle de sédiments à proximité, et une mosaïque d’images à longue distance à l’aide de la Caméra ChemCam RMI (Remote Micro-Imager).

     

    MASTCAM - 6 OCTOBRE 2020 (SOL 2904) :

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    (*) "Grok" est un mot inventé par Robert A. Heinlein pour son roman de science-fiction "Stranger in a Strange Land" (1961). Il définit un concept d’expérience transcendante de soi et d’identification émergente au-delà de celles de nombreuses hypothèses de "sujet-objet". Il est depuis devenu un mot largement utilisé pour indiquer une compréhension intense ou profonde.

    Je cite Mark Salvatore, géologue planétaire : "Dans l’ensemble, "grok" signifie comprendre un sujet profondément, intuitivement et empathiquement, ce qui a été l’objectif de la mission de Curiosity depuis le début ! Nous espérons que notre étude de la cible de forage Groken nous permettra de « grok » l’histoire ancienne de Mars avec un peu plus de détails !"

     

    PANO CHEMCAM RMI - 4 AU 30 SEPTEMBRE 2020 (SOLS 2878 à 2898) - Neville Thompson :

     

    Vue d'Est au Sud-Ouest - le Mont Sharp est à droite. Dantesque !!

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  7.  

    Dans les derniers jours de septembre, l'équipe du rover a découvert qu’il y avait un "problème" (non précisé) avec le bras robotique, ce qui  retarde l'ensemble du processus préparatif pour le nouveau  forage prévu sur la roche nodulaire "Ayton".

    Les activités de diagnostic du bras ont été commandées pour les 29 et 30 septembre (sols 2897 et 2898).

     

    En attendant ChemCam poursuit sa grande mosaïque RMI sur la zone "Housedon Hill" et au delà, plus haut au Sud 

     

    Il y a près d’un mois, l’équipe a commencé à prendre des images RMI pour étudier la stratigraphie de certains bancs sédimentaires à environ 100 à 200 mètres de l’emplacement actuel du rover. Le pointage était un peu élevé sur la première série d’images et le télescope de ChemCam, qui est programmé pour se concentrer automatiquement sur tout ce qui est au centre de l’image, a fini par se concentrer sur le "lit marqueur" en arrière-plan à plusieurs kilomètres de là.

    Un "lit marqueur" est un concept important dans la géologie sédimentaire. Il s’agit de strates rocheuses qui sont facilement distinguées et sont traçables sur une longue distance horizontale. Ce type de lit est très utile pour déterminer l’ordre chronologique des événements géologiques et les corrélations d’un endroit à l’autre. Les strates rocheuses qui se trouvent au-dessus du lit marqueur à un endroit sont supposées avoir été déposées plus tard que les strates rocheuses qui sont vues sous le lit marqueur, même si les deux ensembles de strates sont à plusieurs kilomètres l’un de l’autre.

    Ce lit particulier sur la partie inférieure du mont Sharp était déjà visible dans les images orbitales sur une fraction significative de la circonférence du Mont Sharp. Il avait été noté dans la littérature scientifique il y a plusieurs années.

     

    L’équipe a décidé de prendre plus d’images du lit marqueur. On ne s’attend pas à ce que Curiosity explore cette région avant quelques années (si nécessaire, et surtout si possible), mais ces images fourniront des données intéressantes pour l’interprétation.

     

    La composition d’images RMI affichée ci-dessous montre clairement le lit marqueur notable du Mont Sharp comme la large bande sombre s’étendant à travers le tiers supérieur de l’image :

     

    PANO CHEMCAM RMI - 4 AU 26 SEPTEMBRE 2020 (SOLS 2878 à 2894) - Neville Thompson :

     

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  8.  

    Il est par ailleurs hautement - paradoxal/savoureux/consternant - (rayer la mention inutile) de voir Roul s'auto-proclamer une nouvelle fois "arbitre des élégances" de ce fil et de bien d'autres comme si, de son point de vue, ce rôle éminent lui était dévolu comme une évidence.

    En même temps, quand on se permet de déclarer venir sur Astrosurf pour - je cite : "exercer sa patience" xD :|, rien ne peut plus surprendre. 

     

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  9. Bon...

    Je vous souhaite bon courage les gars..

    Face à cet olibrius, j’ai déjà beaucoup

    « donné »..

    C’est un mur !

    Content de lui, assuré de sa supériorité quel que soit le domaine.

    Il a débarqué un beau jour sur le fil de Curiosity pour me faire la leçon  et tout en balançant des âneries invraisemblables sur la mission. 
    Il aura fallu que l’administrateur intervienne pour faire cesser le massacre.

    La suite fut encore plus consternante..

    Certains ici s’en souviennent certainement, il n’a cessé de me harceler pendant des mois puis de carrément m’insulter au point que j’ai failli jeter l’éponge et quitter Astrosurf.

    Bref...

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  10.  

    Dans ce documentaire interviennent beaucoup de gens très récemment cités en références dans le fil de Curiosity, entre autres François ForgetCaroline Freissinet, Purification Lopez-Garcia....

    C'est donc forcément un très bon documentaire :)-_-..

    Même si, comme souvent sur un sujet aussi vaste et complexe, beaucoup d'éléments mériteraient d'être complétés/nuancés. Ce qui impliquerait une durée de 4 ou 5 heures, à minima :S.

    On y voit aussi la déclaration de Michel Viso que j'ai cité quelque part - en gros : "Il n'y a pas de plan B, de planète B, et c'est criminel de le laisser croire".

    Pan !... dans le jardin de "l'espèce interplanétaire". 

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  11.  

    TOUJOURS PLUS : UN TROISIÈME FORAGE EN PRÉPARATION !!

     

    Le dernier week-end des 19 et 20 septembre (sols 2887 et 2888) était axé sur le dépôt d'une partie de l'échantillon "Mary Anning 3" au labo de minéralogie CheMin et donc à l'analyse des minéraux présents. Le plan d’activités comprenait également la préparation de SAM pour les analyses à venir en nettoyant les colonnes 1 et 2 du chromatographe en phase gazeuse GC.

    L’analyse minéralogique devait s’effectuer pendant la nuit du 20 au 21 septembre (sols 2888 à Sol 2889). La journée du 21 septembre a comporté une majorité d’activités de télédétection en commençant par de multiples observations avec tirs laser LIBS ChemCam pour rechercher les variations de la chimie dans le substratum rocheux typique et les affleurements nodulaires sombres, ainsi que des mosaïques RMI ChemCam pour documenter la stratigraphie environnante.

     

    Cette semaine doit ensuite être consacrée aux observations du stock restant et non utilisé d’échantillon de forage "Mary Anning 3".

    Le 22 septembre (Sol 2890) les manœuvres du bras robotique permettront de vider au sol le reste d’échantillon stocké dans la tige de forage et dans la chambre réservoir située à l’arrière. Ces matériaux seront ensuite documentés avec MastCam, et plus tard dans l’après-midi en gros plan avec MAHLI. La nuit suivante l’APXS sera positionné sur le tas de résidus pour obtenir des informations géochimiques.

     

    MASTCAM - 22 SEPTEMBRE 2020 (SOL 2890) :

     

    Matériaux d'échantillons non utilisés déposés au sol5f6ccfbe3b90c_2890MASTCAM.jpg.6f25613ede8c7f9de2ad8dd0a1bb87b0.jpg

     

     

    Le 23 septembre (Sol 2891) MastCam et ChemCam RMI (Remote Micro-Imager) caractériserons le reliquat d’échantillon "Mary Anning 3" déposé au sol en effectuant des observations passives multispectrales et la caméra RMI prendra également une mosaïque longue distance de "Housedon Hill", une large structure tourmentée située plus haut au Sud à environ 400 m du rover :

     

    CHEMCAM RMI - 21 SEPTEMBRE 2020 (SOL 2889) - Paul Hammond :

     

    "Housedon Hill"

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    Concernant les activités des 24 et 25 septembre (sols 2892 et 2893), je cite Susanne Schwenzer, géologue planétaire :

     

    "Nous sommes déjà à l’affût de la cible voisine "Ayton". Nous voulons aussi forer là-bas, pour faire le suivi des changements chimiques que nous avons observés dans la zone. Peut-être que Mars va nous dire quelque chose de vraiment intéressant ici ? Tous ces nodules doivent signifier quelque chose, mais exactement ce que nous ne pouvons pas dire sans minéralogie complète. Les géologues adorent les images, mais parfois la minéralogie est l’autre ami que nous voulons voir aussi ! L’une des questions est de savoir de quelle façon les nodules sont semblables ou différents des nodules que nous avons vus précédemment. Et avec les trous de forage "Mary Anning" si près, nous pouvons également comparer les deux, ce qui améliorera encore nos possibilités scientifiques. En tant que géochimiste et modélisateur, je suis certainement très enthousiaste et j'ai taillé le crayon (numérique) pour commencer ma modélisation dès que possible !"

     

    MASTCAM - 28 AOÛT 2020 (SOL 2865) :

     

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    CHEMCAM RMI - 30 JUILLET 2020 (SOL 2837) :

     

    la nouvelle cible de forage "Ayton" et ses nodules sombres

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    APXS étudiera une cible près du nouveau site de forage à "Ayton". Le nom de la cible est "underhoul" et l’APXS sera accompagné par des observations MAHLI. L’atmosphère reste surveillée de près avec des observations de la poussière et de l’opacité.

     

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