etoilesdesecrins

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  1. Occultation Lune - Venus

    QUOI ??? CE diamètre sous CE ciel ???
  2. Florilège des hauts plateaux

    Merci pour vos passages ! Yann merci pour la confirmation. Ca confirme le potentiel incommensurable des très bons ciels même avec de petits instruments. Près d'une autre galaxie non décrite ici mais observée sur cette période, j'ai deviné une étoile de mag ...14.1 d'après Aladin Lite, et ce sans pousser outre mesure le grossissement. Tu dois aussi connaître cette sorte de poussée des performances instrumentales sous ton ciel de Ceillac ! Après le mieux pour confirmer de tels détails ou étoiles extrêmes, c'est le dessin, idéalement avant de confirmer sur photo.
  3. Florilège des hauts plateaux

    Hello, Quoi de mieux que cette période météo bien maussade – mais en voie d’amélioration ! – pour se remémorer ces belles observations du mois de mai ? Et quelles observations ! Certes le diamètre instrumental laissait un peu à désirer, mais en contrepartie j’ai eu la chance énorme de bénéficier de conditions très favorables, rares même dans mon contexte. En congés en seconde partie de mai sur les hauts plateaux de Haute-Loire (82.5 km à vol d’oiseau de mon domicile !), j’ai ainsi pu aligner 3 longues soirées d’observation de ciel profond, sans lune, dans un coin relativement préservé. Il s’agit d’un groupement épars de quelques maisons et fermes (certes avec 2 ou 3 lampadaires mais cachés à ma vue), à environ 1 km d’un petit village dont les lumières ne sont pas visibles, le tout à quasi 15 km de la première ville. En outre, l’altitude d’environ 1000 m permet d’offrir des ciels déjà très transparents lorsque c’est dégagé. Et si cela ne suffisait pas, pendant ces 3 jours un petit vent de nord a soufflé, nettoyant encore le ciel et offrant des conditions coronales en journée (le disque solaire caché par un doigt ne diffusait pas du tout, le ciel restant bien bleu profond). Fraîcheur et vent persistant le premier soir ont un peu durci les conditions d’observation, mais cela s’est adouci au fil des jours. De mémoire il y a eu encore au moins deux autres soirs favorables, mais non exploités en raison d’autres activités prévues. Quel luxe ! Mais pas étonnant, vues les très bonnes conditions météo de ce printemps ! Par contre, comme dit plus haut, en raison de contraintes logistiques de place dans le véhicule, seule la petite lunette FC-100 a été du déplacement. Voyons voir ce que donne donc ce petit instrument dans ces conditions, que je pourrais décrire comme étant le top du top pour ce lieu. Je ne vais pas décrire l’une après l’autre les dizaines et dizaines de galaxies qui ont défilé dans les oculaires, ni les étoiles doubles qui me permettaient chaque soir d’attendre la nuit noire. Je vais plutôt revenir sur les galaxies qui ont montré des choses, ou qui m’ont le plus intéressé. Le thème, c’était les galaxies secondaires de la Grande Ourse et du Lion, de magnitude visuelle 10 à 12 environ, jamais encore vues avec cet instrument. L’ambiance, donc. Un minuscule hameau de maisons de pierres brutes, grises, quelques autres demeures plus ou moins isolées dans le lointain, sur des plateaux granitiques entaillés de petites gorges et surmontées de légères collines, des sucs dans les lointains, recouverts de forêts de conifères pointus, le silence absolu hormis le souffle du vent dans les arbres, et les étoiles éclatantes, majestueuses au-dessus de tout cela. Entrons dans le sujet, la Grande Ourse tout d’abord. NGC 3198 (mv 10.3) est une grande spirale SB(rs)c vue de ¾, elle est facilement visible. La partie centrale non ponctuelle légèrement ovalisée est évidente en VD2, alors que les extensions (disque) se montrent plutôt en vision indirecte (VI). Je note même une impression d’irrégularité sur l’extrémité S, mais ne le confirme pas en grossissant davantage. En tous cas elle est copieusement allongée ENE / OSO, rapport 4/1 environ, et je me plais à la trouver encore bien contrastée malgré une taille importante (4’ X 10’) ! NGC 3675 (mv 10.2) est très facile en vision directe dès le grossissement de recherche (Panoptic 24, donnant 31 X). Encore une fois elle exhibe une partie centrale linéaire marquée entourée d’un halo plus pâle bien allongé, mais N/S. A 92 X deux étoiles notamment de mv 12.5 à 13 se montrent dans les environs et j’ai des impressions des zones sombres à la surface ! Pour mémoire, sur toutes ces observations je n’ai regardé les photos des galaxies ni avant, ni pendant l’observation. En redescendant à 53 X on a une vue intermédiaire, plus contrastée qu’à 92 X mais les détails sont plus difficiles. Encore une jolie galaxie ! Pour le fun, mon dernier objet de cette première soirée sera la délicate Galaxie de Coddington, IC 2574 (mv 10.4 mais très faible brillance de surface). C’est une spirale naine de type magellanique située très près de nous, 12 millions d’AL seulement, appartenant au groupe M81 / M82. Je ne l’avais tentée qu’une fois à la 80ED sans confirmation sûre, et une autre fois à la FC-100 où je l’avais trouvée extrême, sous un ciel moins bon que ce soir, et j’avais justement noté « il faut un ciel plus pur pour ce diamètre ! » Ce soir, en restant sur des grossissement faibles, je trouve ce vaste objet diffus un peu plus marqué, plus ou moins développé par intermittences, mais toujours très faible et peu contrasté. Tout de même un objet satisfaisant ! A noter la jolie chaîne stellaire de mv 9 à 11 environ à l’est. En rentrant me coucher, vers l’est un grand nuage bien visible et gris barre tout le ciel. Je ne comprends pas, la météo est pourtant annoncée très favorable pour des jours ! Abruti d’observation et d’étoiles, il me faut quelques secondes pour réaliser qu’il s’agit de la Voie Lactée qui se lève, particulièrement contrastée et trouée de nombreuses zones obscures ! NGC 3893 (mv 10.5) jolie spirale SAB fait partie du groupe de galaxies dit de la Grande Ourse. Malgré son aspect plus ou moins vue de face, je la trouve brillante et contrastée. A 53 X je devine une barre dans le sens de l’allongement NO/SE ainsi qu’une étoile de mv 13.5 sur le bord NO. A noter ici (et sur ces 3 soirs) que l’on pulvérise la mv limite théorique, donnée pour 12.2 sur ce diamètre de 100 mm. Je devine des irrégularités de forme, un aspect plus évasé à l’est (présence du grand bras spiral sur photos), une impression d’orientation générale différente de celle de la barre centrale. Par contre je ne note pas la petite galaxie proche NGC 3896 sans la connaître (mv 12.9 tout de même …). Le fameux duo NGC 4490 / 4485 dans les Chiens de Chasse cette fois, est fort à son avantage avec un tel ciel ! C’est surtout la galaxie satellite NGC 4485 (mv 11,9) qui m’intéresse ce soir. A 31 X elle est déjà facile en VI2 ( !) alors que NGC 4490 apparaît en VD2, et les orientations sont bien différentes, presque perpendiculaires je trouve. A 92 X je note le duo superbe, cette fois la petite est presque visible en vision directe, mais reste unie et diffuse, et je crois percevoir la torsion de sa grande sœur vers elle. Mais est-ce une suggestion parce que je sais qu’elle est là ? J’aurais dû appliquer la règle des 3 « glimpses » sûrs pour le confirmer. Le troisième et dernier soir est plus particulièrement consacré à Leo, roi majestueux qui déjà entame bien sa descente vers l’ouest à cette heure. Il ne faut pas perdre de temps et les observations sont menées sur un rythme assez soutenu, pour ne pas dire tambour battant, exalté par les conditions dantesques ! Je passe sur le fameux Hickson 44 déjà bien évoqué sur les forums ce printemps. C’est plus particulièrement la 3ème composante la plus faible qui m’intéresse ici, à savoir NGC 3185 (mv 12.1). Les deux stars du groupe, NGC 3190 et 3193 (mv 11.1 et 10.9) sont faciles, assez brillantes, la première bien allongée et l’autre petite boule diffuse près de son étoile. NGC 3185 par contre n’est débusquée qu’au bout de 30 secondes environ, et n’est ensuite visible que 50 % du temps (VI3). C’est un fuseau uni de rapport 3/1, quasi parallèle à la principale NGC 3190. NGC 3187, la quatrième composante, de mv 13.4) me reste invisible, bien que 1 ou 2 glimpses … Vers les fesses de Leo à l’est, se trouve une petite chaîne de galaxies, NGC 3681 (mv 11.2), NGC 3684 (mv 11.4) et NGC 3686 (mv 11.3). C’est un plaisir de les retrouver ce soir, alignées NE/SO, de plus en plus petites et contrastées en descendant vers le SO. Elles sont toutefois peu frappantes et nécessitent la vision décalée. NGC 3681 la plus au S est la plus petite, ronde, alors que NGC 3684 au milieu est bien allongée, mais reste unie. Après de multiples petites galaxies dans le Lion (dont la perdue et élusive NGC 3912, mv 12.7 !) je finis la soirée sur deux galaxies de la Grande Ourse, que j’avais boudées les soirs précédents, mais qui montrent de jolis fuseaux. NGC 4062 (mv 11.1) est bien allongée de rapport 3/1, vue en vision directe pour la partie centrale, mais le disque nécessite la vision décalée. Elle semble plus marquée à l’ouest, une petite étoile de mag 12.6 la prolonge par contre à l’est. A 92 X j’ai l’impression de détails, de nodosités, d’un côté plus bombé, de granulosité …Sur photo on découvre effectivement une condensation stellaire de mv 15 environ à l’ouest en limite de halo, ou est-ce une étoile ? NGC 4144 (mv 11.6) est un faible fuseau NO/SE très étiré, vu en VI2, peu contrasté mais pas très difficile, plus faible que NGC 4062. Je ne note pas de centre marqué, mais de vagues irrégularités. Une faible étoile que j’estime de mv 13.5 se trouve juste au S/SE de la galaxie. Il s’agit en fait d’une double très serrée dont les composantes luisent faiblement à 13.9 et 14 ! Leur éclat cumulé les aura fait passer pour un astre un poil plus brillant … A 92 X cet astre est bien confirmé, et la galaxie pâle et peu contrastée paraît plus marquée sur l’extrémité O, à cause d’une nodosité, une condensation ou une étoile. Là, sur photo je ne m’y retrouve pas trop, la galaxie montrant une coupure plutôt sur son côté Est, exhibant ainsi une condensation à l’est de la coupure … Mais tout au long de ces 3 soirées j’ai aussi voulu profiter de ces conditions pour voir ce que donnaient rapidement quelques galaxies plus classiques et connues. La zone obscure de M64 m’interpellait, car sous mon ciel habituel des Monts du Lyonnais elle demeure très difficile à la lunette de 100. Ici, malgré la vision plus confortable de la galaxie, c’est la même chose ! J’en déduis que cette particularité dépend peu de la transparence du ciel, mais plus exclusivement du diamètre instrumental. Peut-être aussi que le grossissement était trop faible pour espérer bien la « résoudre » ? Le fameux couple M81 / M82 resplendit dans l’oculaire, c’est brillant et très contrasté ! Je n’ai pas pris de notes ni détaillé la facile M82. Mais je me souviens que les extensions diffuses de M81 étaient bien plus faciles que d’habitude, avec notamment cette portion contrastée en bandeau partant du centre de M81, plus marquée d’un côté, vers le N et donc vers M82. Surtout, c’est le trio du Lion qui en impose, notamment eu égard aux petits 100 mm … ! Les deux Messier sont brillantes et bien définies. M65 s’étend très loin, et M66 suggère immédiatement sa silhouette caractéristique dissymétrique avec son long bras fin plus marqué d’un côté. Mais la surprise vient de NGC 3628, fort bien visible et sur laquelle il me semble discerner déjà la bande sombre … Voilà de bien belles soirées qui, avec quelques autres qui ont suivi jusqu’en fin mai, ont permis de me porter par delà les nuages omniprésents et les longs crépuscules de ce mois de juin. Franchement, avec toutes ces observations à revoir, relire, etc ..je n’ai pas vu le temps passer ! Cette coupure en juin, après la besace des galaxies de printemps bien remplie, va marquer la transition vers les objets d’été que je vais retrouver cette année dans une démarche différente, ayant déjà une vision globale des principaux objets les étés précédents. Je pense alterner de petits « challenges » sur des objets plus faibles (ceux du Night Sky Observer’s Guide non encore observés, ou piochés çà et là dans l’IDSA), avec des retours plus approfondis sur des objets classiques déjà vus, notamment grâce du dessin. J’espère ainsi en passant plus de temps sur l’objet, aller plus loin dans la recherche – et la vision - de détails et ainsi exploiter tout le potentiel de mes instruments …et de l’oeil. En effet, je m’aperçois souvent que je suis à la limite de percevoir plus de détails au 300 notamment sur les structures galactiques, je suis aux portes d’un « autre monde » et cela me frustre un peu. Donc, moins de séances systématiques, plus de temps sur chaque objet, une observation plus poussée grâce au dessin et pourquoi pas un coup de main en consultant des photos en cours d’observation, pour confirmer ou pas tel détail cela devrait améliorer les choses ! Bon ciel à tous, notamment aux courageux qui n’auront pas peur des longs crépuscules lors de beaux jours prévus bientôt !
  4. encore des NP australes et quelques galaxies

    Serge, sur ta magnifique série de galaxies ci-dessus (6300 etc ...) on mesure l'apport du diamètre par rapport à 300 mm par exemple, après avoir vérifié leur classe de magnitude. Dans le halo diffus tu sors chaque fois la structure spirale quasi complète, là où je ne verrais qu'une plage diffuse au 300, à la limite plus condensée par endroits ou suggérant une forme vaguement courbe. Mais venant de relire l'intégralité de mes observations printanières au T300 (on s'occupe comme on peut avec la présence des nuages continue depuis début juin !) il y a quand même pas mal d'amorces de détails, qui ne demandent qu'une confirmation avec photo sur site et le passage de la simple observation description au dessin, pour passer au statut de détails confirmés. A ce diamètre sous un ciel pas mal mais sans plus, on est assez souvent aux portes des structures spirales, pour peu que la galaxie soit assez importante
  5. Les méga-constellations de satellites (Starlink etc.)

    Excellent mais à voir comme la chance sourit aux crapules en ce monde je me permets un peu de douter ...Ses milliards et son copinage avec Donald vont sûrement permettre un coup de théâtre qui lui sera encore une fois favorable
  6. La comète U6 Lemon

    Oui, le dessin est très réussi et produit un gros effet ! Voir ceci au 600 ....il devrait en rester encore pas mal à 300 ! Mais je me méfie un peu des comètes que l'on annonce souvent prometteuses, qui finalement ne sont visible que tard dans la nuit, ou au ras de l'horizon, ou finissent par se disloquer
  7. encore des NP australes et quelques galaxies

    Superbe ! et du Klemola c'est pas courant ça ! J'avais commencé à en faire une liste depuis l'IDSA mais de mémoire c'était bien austral pour nos latitudes. Et remarquablement détaillé en plus ...
  8. Signaler ce message Posté à l’instant Hello, Le mauvais temps installé depuis le début du mois laisse quelque loisir pour revenir sur les très nombreuses observations effectuées ce printemps. Période assez souvent ventée et pluvieuse, dans le Lyonnais on a eu par contre cette année des conditions très favorables sur la durée, notamment en terme de transparence. Cela a permis de multiplier les sorties, avant que les crépuscules ne deviennent vraiment très longs. Voici donc le compte-rendu de ma dernière sortie, ça se passe fin mai au T 300 dans les Monts du Lyonnais, dans de bonnes conditions météo mais hélas avec une lune quasi au premier quartier déjà. Hé oui fallait malgré tout en profiter, et surtout le contexte précédent favorable poussait à observer toujours plus ! Cette année, rencontrant des conditions moins ventées, moins froides et humides, j’ai peu à peu pris l’habitude de déplacer un peu mon spot d’observation pour pouvoir viser des constellations qui me sont habituellement cachées par la maison. En effet, la dalle utilisée habituellement dominant la pelouse est attenante à la porte vitrée, donne sur le sud, et protège donc des vents de nord. Elle est plus douillette et accessible, permet de gagner quelques minutes pour tout installer et transporter, notamment quand il faut tout ranger à 2h du mat’ Mais le mur de la maison contre cette dalle cache justement les constellations du nord. Ce soir là, donc, le thème ce sont les galaxies de la Grande Ourse faciles, de mag < 11, non encore vues au T 300. Je m’installe donc dans la pelouse plus exposée au froid, mais permettant une vue dégagée sur ces galaxies de l’ouest de la Grande Ourse. Elles basculent déjà bien sur l’horizon. Donc, les conditions ne sont pas au top, galaxies déjà assez basses, et lune présente, mais déclinante tout au cours de la soirée et bonne transparence tout de même. Je me dis qu’alors le 300 doit pouvoir montrer quelque chose … Comme souvent quand les jours grandissent, j’attends la nuit noire en admirant quelques étoiles doubles. Je commence tout simplement par la Polaire à 96 X (mag 2 /8.2, écart 18’’4), qui a au moins l’avantage de rester dans le champ ! C’est une belle surprise, elle est facile et bien séparée, avec une forte différence d’éclats. Le compagnon est tout de même bien visible, bleuté un peu sombre, très près de Polaris qui est blanche et éclatante avec ses aigrettes ! A 56 X elle est encore bien résolue, mais plus serrée, la secondaire plus fine. Après deux autres doubles plus classiques, je suis de nouveau séduit par sigma2 Grande Ourse (mag 4.9 / 8.5 écart 2’’4) à 96 X qui ressemble à la Polaire en plus serrée. La principale est éclatante et la secondaire encore facile en vision directe mais très fine. Elles sont serrées mais bien résolues, avec un joli contraste de couleurs : jaune pour la principale, nettement orangée pour l’autre. Mais il est temps de passer aux choses sérieuses, le ciel s’assombrit et les étoiles claquent assez bien malgré la lune ! Commençons par des galaxies assez contrastées, comme NGC 2681. Malgré sa classe de spirale SAB(rs) selon de Vaucouleurs, elle reste en effet petite et fort condensée sur un noyau assez brillant, facile à voir. Le halo diffus n’est que vaguement perçu, mais est-ce lié à sa proximité avec la lune et un ciel pas totalement noir ? J’avais notée déjà évidente cette galaxie à la lunette de 100 mm. NGC 2985 présente un peu le même aspect, en un peu plus diffuse et moins contrastée. Le noyau est toutefois assez brillant, comme la précédente il s’agit d’une galaxie LINER au noyau très actif. Une étoile de mag 12.5 à env 2’ E « décore » un peu le tout. En grossissant je perçois un peu plus de détails que sur la précédente, notamment une légère ovalisation montrant un halo à peine irrégulier, avec peut-être de vagues nodosités. Avec NGC 3310, Galaxie de l’Archer, l’intérêt monte en puissance ! Sur les photos on comprend cette appellation. Encore une spirale, mais de structure fort irrégulière, provoquée certainement par une collision passée entre deux galaxies. Bizarre que cette galaxie ne soit pas plus connue, car à la lunette elle m’a toujours paru assez contrastée déjà. Au T300, elle est facile en vison directe et brillante en VI1, mais pour autant ne montre pas grand-chose de plus qu’une forme vaguement rectangulaire tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre jusqu’à 170 X. A 270 X par contre on capte d’autres détails ténus : une sorte de ligne plus marquée au centre avec une nodosité à E, une zone sombre sur le bord S, et peut-être aussi au N, une légère granulosité côté O, un très faible halo O et N. Enfin il me semble percevoir une zone sombre au milieu à E du noyau. Bien sûr tout cela serait à vérifier avec un 400 ou plus … Voilà, je suis en forme maintenant pour attaquer le groupe de galaxies proche de la nôtre, « seulement » ( !) 10 millions d’AL, à savoir M81 / M82 et consorts. Je commence par NGC 2976 que je trouve fort intéressante. Simple halo diffus et uni aux lunettes, c’est ici une grande galaxie très ovalisée NO/SE, d’allongement jusqu’à 5/1 en VI je dirais. Elle garde un aspect diffus sans centre marqué, aux limites assez mal définies mais m’apparaît plus nette sur le bord E, et plus renflée côté O vers une étoile de mag 13. La pointe NO paraît plus fine à petit grossissement, peut-être parce qu’une étoile de mag 14.2 s’y niche, bien confirmée en VI à 170 X. Une impression de mouvement se décèle sur le disque, ainsi que de difficiles irrégularités. Ensuite, NGC 3077, la petite voisine du duo de Bode, bien que de classe irrégulière me semble bien régulière au contraire, avec une douce lueur en dégradé depuis le centre plus brillant mais sans noyau. Elle est très facile à brillante, un peu plus contrastée que la précédente. Place enfin à M81, qui bien entendu impose par sa dimension et son éclat, surtout au centre. Il y a un fort gradient entre le centre brillant, très petit mais non ponctuel et entouré d’un bulbe ovalisé, et le disque fort diffus et étendu, se perdant dans le ciel. Le duo écarté de mag 11 sur la partie S est du plus bel effet. Au bout d’un moment je perçois très vaguement une notion de courbure vers le bout des extensions, dans le bon sens sans le connaître à l’avance. Nous sommes à 96 X, en grossissant cela se dilue trop dans le ciel. A 56 X cette structure en S est moins bien perçue, par contre le départ de l’extension N depuis le centre semble plus appuyée, en forme de ruban un peu. En VI le tout atteint un fort degré d’allongement, assez spectaculaire, mais on sent que globalement on souffre un peu de la présence de la lune. Mais ce n’est rien à côté de sa voisine, la grande M82, qui présente une quantité de détails et un contraste autrement importants ! Il faudrait passer par le dessin, la description risque d’être trop longue ! Mais le souci avec un peu de diamètre c’est qu’on s’attend forcément à monts et merveilles, du coup l’effet de surprise est un peu émoussé. C’est bien, c’est beau mais on s’y attendait. Globalement on a un long fuseau assez brillant, de rapport au moins 8/1, remarquablement irrégulier : une zone allongée plus brillante à l’E délimité par 2 coupures sombres en forme de V, une autre zone sombre à O, avec l’extrémité O floue légèrement courbée vers le S (caractéristique rarement décrite). Toute la partie E est bien plus floue, plus unie et évasée vers le bout. On note quelques vagues encoches sombres sur le bord S. En grossissant on perd du contraste mais on gagne quelques détails, une ou deux condensations quasi stellaires sur la côté O à 270 X. Finalement un joli compromis entre contraste global et amorce de détails semble être à 96 X, mais pour mieux voir les coupures sombres il faut alors grossir ! Joli sujet pour un futur dessin en tous cas ! Je passe alors rapidement sur une jolie spirale brillante qui m’avait plu à la lunette, NGC 2841, mais là le charme n’opère pas, trop basse et près de la lune certainement. La partie centrale est vue en VD mais le gradient entre les extensions diffuses est fort, ces dernières sont faibles. Il y a quelques étoiles remarquables proches mais sans autre détail, je la juge en-deçà de son potentiel réel. C’est ensuite NGC 2768, une elliptique de type E6, fortement allongée, et d’éclat juste sous la mag 10, qui passe à la Casserole, si j’ose dire, sans jeu de mots foireux. Ces caractéristiques prévoyant un accès facile se révèlent justes, elle est clairement visible en VD3 (dernière échelle de la vision directe). La forme me paraît pourtant curieuse, avec un noyau assez facile et un bulbe rond autour, le tout prolongé de chaque côté par de fines extensions, très effilées en VI à 170 X. Plus intéressante, NGC 3079, spirale barrée vue presque par la tranche, flirtant avec la mag 11 apparaît d’abord comme un pâle fuseau N/S limite en VD. On dirait une petite M82 avec un peu d’attention ! En effet des irrégularités de surface apparaissent assez facilement à 96 X, ainsi qu’une étoile de mag 13.9 à l’extrémité N. Elle est aussi légèrement bombée coté E, traduisant l’angle sous lequel on la voit, pas totalement par la tranche. A 170 X les détails de surface sont confirmés mais curieusement ne se montrent pas mieux, la partie centrale est par contre clairement excentrée vers le S et deux étoiles de mag 14 se montrent bien vers le bord O. Intéressante à détailler à plus gros diamètre ! Notamment le Double Quasar de la Grande Ourse se trouve à proximité, mais de mag 16.5 ! Enfin, je finis sur un objet que je voulais voir depuis quelque temps, dont j’avais été privé auparavant par l’arrivée de nuages sitôt pointé ! Il s’agit du duo NGC 3718 / 3729 dont on a parlé sur le forum. Astrophysiquement très intéressant, il souffre un peu ce soir de conditions non parfaites, et reste diffus. NGC 3718 a été recensée par Alton Arp sous le n° 214 dans la rubrique « Irregularities, absorption and resolution ». C’est une belle spirale barrée SB(s)a largement en forme de S, présentant une fine bande d’absorption la traversant de part en part, et qui est en interaction à priori rapprochée avec NGC 3729. Visuellement, à 96 X le duo est bien visible (VD3) dans le même champ, mais assez diffus. NGC 3729 est située juste au N d’un duo de mag 11.6 et 11.8 NGC 3729 est plus petite et plus contrastée, ovalisée, juste au NE d’une étoile mag 11.7. Il faut grossir pour capter un peu plus d’informations. Sur la petite 3729, on perçoit une zone centrale un peu plus marquée allongée NE/SO entourée d’un halo perpendiculaire, irrégulier. Sur 3718, ce n’est pas très clair, tantôt on voit une partie principale en barre, tantôt une vague condensation à O, mais le halo E semble se courber vers le S, ce qui est constaté sur photo ! Hélas je n’ai pas penser à prolonger un peu dans cette direction pour aller chercher le faible groupe de galaxies Hickson 56 ! Je pense aussi qu’il aurait fallu d’autres conditions … Voilà, forcément en cette saison, toutes ces belles choses m’ont fait largement dépasser ma « limite physiologie » de minuit, et ce sans fatigue aucune le lendemain ! J’ai noté avec plaisir cela sur plusieurs sorties de ce printemps, m’ouvrant des perspectives sur la période début juin – mi juillet que j’avais l’habitude de bouder un peu en raison des crépuscules interminables ! Bon ciel à tous, quand ces nuages voudront bien laisser place maintenant aux constellations d’été, ou du moins à des transitions encore galactiques comme celles du Bouvier ou de l’est de la Vierge !
  9. Blinking nebula et ses petites voisines

    Sympa d'observer ou de tenter des objets que l'on a soi-même découverts ou co-découverts ! La mag et/ou le diamètre de ces NP doivent être vraiment hard pour résister au 500 sous ce ciel et avec cet observateur ! Comme quoi tout est relatif, à tout diamètre ses challenges !
  10. Les méga-constellations de satellites (Starlink etc.)

    Réglementation, ce serait beau mais effectivement un peu d'optimisme ne fait pas de mal en ces temps bien gris !
  11. Blinking nebula et ses petites voisines

    Salut Laurent ! j'étais aussi passé sur ton CR, ça fait plaisir d'avoir des nouvelles des ciels sombres du sud-est ! Alors il marche fort ce 508, ça spirale bien sur les Messier ! Oui l'IDSA est excellent pour dénicher de petits joyaux proches des classiques souvent admirer, ça pimente un petit peu ! A ce titre cet atlas est vraiment très adapté aux gros diamètres. Au 300 tu dois connaître la Blinkin', en relisant mes notes les détails sont plus subtils que le bon souvenir que j'en ai. Faut dire que ce soir là la turbu m'avait permis de pousser à 400 X. Il faudrait comparer dans des conditions analogues avec les autres NP. Effectivement elle m'avait paru trop brillante à l'OIII, mais sans filtre des détails étaient faiblement visibles : quelques nodosités assez petites. Ils étaient moins empâtés que sur d'autres NP vues avec plus de turbulence, et l'étoile centrale ressortait beaucoup.
  12. Galaxies : fournée de mai.

    Effectivement, il ne rigole pas le Uwe Glahn ! Mais bon, 27 pouces .... J'aime bien son système d'inversion noir / blanc. Faudrait avoir le temps de bien farfouiller sur son site car je viens de voir des choses intéressantes dessinées sur M85 par exemple. J'avais déjà les NP Abell en favoris, mais pour le reste ça a l'air assez riche effectivement. Marrant son newton 4'' !
  13. Vénus en fin de journée

    Mêmes remarques chaleureuses et admiratives que celles laissées à l'instant sur le post de Nicolas !
  14. 16 mai -> 3 juin, plongée solaire de Vénus

    Superbe travail si l'on prend en plus en compte les risques ! Je ne suis pas coutumier de l'exercice, et au-delà des considérations de mécanique planétaire et céleste, c'est d''une grande beauté ! Avec bien entendu coup de coeur pour les derniers dessins les plus fins notamment la quasi-annularité, et aussi les détails perçus sur le fin croissant du 16/05. Bravo !
  15. Salut Bertrand ! merci du partage, cette IC4634 on en parle ça et là, faudra que j'aille voir dans mes notes si je l'ai déjà vue ou pas. Idem pour 6537. Bravo pour l'extension-bonus de la grande NGC 4725 qui montre déjà sa structure en "astéro-hache" au 300 sous ciel normal, mais c'est chaud comme la plupart des structures spiralées à ce diamètre et ...sous un ciel non parfait ! M100 fait partie des objets à ré-approfondir voire dessiner de mon côté, sans oublier la petite faune de galaxies secondaires qui peuplent les environs !