cbuil

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  1. Si Olivier G à la chance de disposer d'un des deux prototypes UVEX Shelyak, j'ai de mon coté la chance de disposer du seconde prototype ! Le spectrographe UVEX donne son meilleur lorsque le faisceau du télescope est plus fermé que f/8. Que faire lorsqu'on souhaite utiliser un télescope plus ouvert, comme par exemple mon Newton de 250 mm ouvert à f/4,5 ? La solution consiste à utiliser une lentille de Barlow, dont l'effet bien connu est d'augmenter la distance focale. Mais soucis, une barlow est un système dioptrique (en général), fait de lentilles, et donc source de chromatisme. Cette aberration est critique pour un spectrographe qui revendique un large domaine spectral d'observation. Sans trop de surprise, je montre ici qu'il y a effectivement problème, et l'ampleur. Mais cette situation ne concerne pas que le spectrographe UVEX... Notez aussi que les observateurs planétaires qui font des images dans l'UV de Vénus pas exemple, sont confrontés aussi à ce type de difficultés. Voici les conditions de test : J'utilise ici une vieille lentille de Barlow CLAVE de 25 mm (from the "golden age of optics in France"). J'ai pu la modéliser optiquement (Zemax) et bien analyser son comportement face à mon télescope. Voici le résultat sur UVEX(S) (le prototype Shelyak donc) lors d'une observation de Deneb dans le bleu, avec un réseau de 1200 t/mm (blazé à 400 nm), et ce en fonction du point de focalisation du télescope par rapport au spectrograophe : Il est important de bien noter que le chromatisme du télescope (avec la Barlow) n'affecte pas la résolution spectrale : quelque soit le point de focalisation au foyer du télescope (une amplitude de 100 à 200 microns typique), la finesse des raies demeure la même. On notera au passage le très bon comportement de UVEX dans cette configuration en terme spectral (même PSF à cause du chromatisme interne nul du spectrographe). Par contre, la trace du spectre s'élargie d'autant plus que l'on va dans l'UV. On peut compenser en focalisant le télescope, mais bien sur on dégrade alors la partie visible du spectre. Le résultat est édifiant sur l'aspect du continuum du profil spectral : La dépendance de la réponse radiométrique spectrale avec le chromatisme est dramatique. On ne s'étonne pas dans une telle situation de voir le grand écart entre le profil spectral dans le bleu suivant les observateurs. On retrouve la même situation avec les réfracteurs, avec les réducteurs de focale et même les Schmidt-Cassegrain à cause du sphéro-chromatisme. Donc difficile d'exploiter une lentille de Barlow dans l'UV (mais je m'attendais à pire), à moins de faire une courbe de réponse pour chaque point de focalisation, ce qui est fastidieux et potentiellement incertain : Ce document montre que cela fonctionne, mais lorsque le bleu/UV est défocalisé, le rapport signal sur bruit dans ce bleu/UV est fortement dégradé, et cela n'est pas rattrapable. Souvent, le bruit constaté dans le bleu de bien des spectres qui circulent vient du télescope, ce qui est souvent négligé (l'exemple des télescope Schmidt-Cassegrain). Voici un spectre de Véga dans cette même configuration (Newton f/4.5 + Barlow). A condition de ne pas être trop ambitieux en allant loin dans le bleu, cela fonctionne (et globalement le spectre est meilleur que celui donné par un Alpy ou un LISA sur le plan du chromatisme en raison des caractéristiques de UVEX, i.e. la résolution est conservée dans le bleu profond) : En bon complément, une bonne configuration de UVEX est d'aller un peu plus loin que Alpy ou LISA (je met de coté Lhires III) en terme de résolution, vers disons 1500 < R < 3500, et donc de l'équipé par exemple avec un réseau de 600 t/mm. Voila ce que cela donne en demeurant dans la partie visible du spectre sur quelques objets, en utilisant le Newton f/4.5 + Barlow : Ou encore, la nova Cassiopée 2020 : Ces résultats sont corrects. Ce travail montre que - sous-conditions - le spectrographe UVEX, lorsqu'il sera commercialement disponible, ou si vous le fabriquez vous même en impression 3D, peut être exploité avec un télescope Newton aussi ouvert que f/4,5. Et si cela était encore nécessaire, je montre la criticité du chromatisme du télescope en spectrographie (et ailleurs). Christian Buil
  2. Mes astuces en planétaire.

    Je vais regarder ces images, mais ta brute, est déjà... extraordinaire sans le moindre traitement. Ce type d'image est assez fantastique et on est sur un cas un peu pathologique. Ce n'est pas le standard. En fait, je n'ai pas le coup d'oeil de ton expérience et ca va être une difficultés pour moi. Pour te dire, je trouve la brute déjà fort bien, et comme je suis un adepte du traitement minimal... Il y a une chose que tu dits qui me pose problème. Tu souligne Jean-Luc que cumuler ne fait pas gagner en résolution mais fait gagner en RSB (ce dernier point est juste bien sur). Mais là où je tique c'est quant juste après tu dits que ce fort RSB permet de pousser les traitements et donc de révéler plus de détails. Là il y a une sorte de contradiction, et en disant cela tu ai au coeur de mon propos. J'ai dans l'idée que cette course au RSB est un faux amis, car en réalité il y a peut être plus que l'on ne pense dans une séquence d'image si on sélectionne avec plus de soin les meilleures images, quitte à "perdre" en RSB. Je ne doute pas que les logiciels actuels font des miracles, vous le montrez, mais je me demande si on ne pourrait pas aller encore plus loin en leur fournissant un matériau de plus haute qualité encore et en travaillant mieux ce fameux compromis résolution angulaire vs RSB. En fait, c'est un peu toujours la même chose : même si j'écris aussi du soft (plus spectro actuellement) je sais que le meilleur logiciel ne pourra jamais corriger des données fournies moyennes. C'est un truc évident, mais que l'on oublie parfois. Personnellement, si je me remettais au planétaire, je travaillerais un peu différemment à l'acquisition. Je suis tout à fait d'accord avec toi Jean-Luc pour acquérir des images panchromatiques (N&B). Et bien sur aussi une séquence RGB pour coloriser. Le problème étant la simultanéité, qu'il faut aussi agir vite sur Jupiter, et compte tenu qu'il est acceptable que le RSB soit moins bon pour les images couleurs, avec un échantillonnage moins fin à la limite, je réaliserais a priori le montage suivant : Une lame séparatrice très fine (pas trop critique car on est à fort F/D -> donc peu d'aberrations générées) qui envoie le flux vers une caméra N&B ET SIMULTANEMENT vers une caméra couleur, avec une proportion genre 70/30 ou 60/40 (faut tester le ratio idéal, c'est même testables avec les données dans les disques durs). Il y a des lames pelliculaires qui peuvent convenir au besoin. L'idée est toujours la même : aller le plus vite possible avec le moins le tracas possible (pas de démontage ;-) avec analyse quasi astrométrique des images pour les alignements) et idéalement, éviter la dérotation (faut pas croire, ce type d'algorithme consiste en des transformations géométriques qui font perdre de la résolution spatiale et ajoute des artefacts si l'échantillonnage est limite !). Avec un montage de ce type, Jean-Luc tu règle aussi les problèmes d'ajustement ADC. Une imprimante 3D et hop. Si j'étais fabriquant de matériel astro, je proposerais ce type de disposition, pas très chère à faire et compte tenu aussi de la souplesse offerte par la baisse du prix des caméras CMOS par rapport aux caméras CCD. Christian
  3. Mes astuces en planétaire.

    Christophe Pellier, à propos de la technique du filé d'images tu me rétorque que l'on change souvent de caméra et de filtres. Les filtres ne devrait pas changer l'orientation de la caméra. Et je ne pense pas que grand monde change de caméra toutes les 5 minutes lorsqu'on fait de l'imagerie planétaire, ce qui au passage représente un mange temps qui doit être considérable. Moi je ne ferais pas. Je suis plutôt adepte de la manip que l'on ne démonte pas lorsqu'elle marche c'est mon expérience qui parle. Un filé ca prend 5 minutes à faire et c'est tellement mieux et rigoureux (si les concepteurs de softs vont au bout des choses). J'insiste. Roch, là il faudra me démontrer qu'acquérir 30 minutes sur Mercure puis acquérir 2 heures sur cette planète change quelque chose. Rappelons qu'en gros le gain en rapport signal sur bruit est en racine carré du temps de pose (ou du nombre d'images combinées). Dans ce genre de situation, ce sont en fait les premières secondes qui font tout, après ca ne bouge que très lentement. Je vois passé des choses un peu folle, du genre des acquisitions de plusieurs heures, qui a vrai dire n'apportent que bien peu en regard du temps passé. On est ici plus près du ressentiment que du fait réel (sujet d'actualité en ce moment ;-). Ou de la légende urbaine si vous voulez. Que l'on passe du temps pour sélectionner les bonnes images (un petit pourcentage), ca j'admet, mais que la raison soit le gain en RSB ou bout d'un certain seuil, la je suis dubitatif. Je pense que l'on confond souvent ces deux notions (résolution et RSB). Jean-Luc, j'entend ton témoignage sur l'addition de 2-3 images traitées indépendemment que l'on ajoute et qui améliore le résultat. Mais en fait ce n'est pas une situation si normale que cela compte tenu de tout le traitement qui a précédé (addition d'un nombre bien plus considérable d'images en fait). Un jour, il faudra que tu me passe quelques brutes et on reparlera de tout cela bien au calme. C'est un sujet qui demande d'être bien posé, et qui doit faire rase des a priori. Ca peut être un travail intéressent. A ce stade, tu peux me donner ta cadence d'acquisition sur Jupiter (et aller, envoie moi une dizaines d'images dans une séquence classique pour voir...). Donc sujet polémique potentiellement, vrai pas insister plus, mais au risque de surprendre tout le monde, je ne suis pas sur qu'une observation de Jupiter qui dépasse pas disons 30 secondes de temps dans des conditions correctes (c'est la question de la sélection,), en utilisant les caméras actuelles et un bon montage ne donne pas un résultat fort correct. Je ne dits pas qu'on ne peut pas faire mieux, mais alors à quel prix. Mais comme j'ai dit dans la première intervention, ca fait longtemps que je n'ai pas fait du planétaire (mais quant même ;-) ! Christian Buil
  4. Mes astuces en planétaire.

    Cela fait bien longtemps, bien longtemps... que je n'ai pas fais d'images planétaires, mais une ou deux questions me taraudant à la suite de la visualisation de l'excellente série de Jean-Luc. Question 1 : D'abord, et sauf erreur, il ne semble pas voir apparaitre les techniques de sélection d'images dans ce qui est présenté. La stratégie adoptée semble être de prendre des vidéos assez longues pour réduire le bruit par compositage, mais que le problème de la résolution dans cette longue série de clichés, et la turbulence, est traité par un "simple" procédé de correction locale de la distorsion. Est-ce que je me trompe ? De fait, une sélection en amont permet surement de faire au minimum une présélection, qui rend les choses meilleures ensuite (AC). La turbulence reste pour de nombreux observateurs un éléments déterminant dans la limite de résolution, et donc une analyse du gain de la sélection devrait être faite (si ce n'est pas déjà le cas). Question 2 : Une autre question concerne justement le produit (résolution radiométrique x résolution spatiale), sachant que le résolution radiométrique est lié au nombre d'images additionnées. Est-il clairement démontré qu'il faut acquérir plus d'une minute sur Jupiter pour optimiser ce produit ? L'usage d'un logiciel de dérotation semble nécessaire dès lors que l'on procède à une séquence complexe qui consiste à acquérir des images "panchromatiques" (PAN) avec une caméra spécifique (ce que l'on appelle en général "L") et des images "monochromatiques" (RGB par exemple, via une matrice de Bayer ou en utilisant un jeu de filtres physiques). J'admet que cette séquence puisse être très longue mais que effectivement, le gain en qualité de prise de vue PAN soit significatif (en raison notamment de l'échantillonnage). Mais je trouve que cela conduit à une procédure de traitement particulièrement lourde, qui fait tout de même "usine à gaz" (à coté, ISIS, à son époque qualifié d'usine à gaz, me parait simple ;-) ). Certes, quant on maîtrise, le résultat est spéctaculaire, mais ce n'est peut être pas accessible à tout le mode. C'est du "top level". Question 3 : Dans ce processus, je suis surpris de l'arbitraire pour établir un gabarit et l'orienter. Un simple filé d'étoiles et la mesure d'un couple d'étoiles doit permettre de relever l'orientation et l'échelle de manière bien plus rigoureuse, scientifique et moins laborieuse. Est-ce qu'un logiciel comme Winjupos offre cette possibilité, qui me semble être la base (universel pour toutes les planètes) ? Je dits ceci ca bien sur l'orientation du pole dans le système équatorial et le diamètre apparent de la planète sont parfaitement établis par les éphémérides et l'algorithme devient alors trivial (sans chercher à avoir un satellite dans le champ, qui navigue même pas dans le plan équatorial de la planète en toute rigueur). Christian B
  5. Tu as assez raison Lucien, il y a bien des choses dans ISIS et même la presque totalité de ce qui est décrit ici en terme de traitement d'images planétaires ... voir par exemple cette mise à jour qui date de... 2006 et qui montre l'effet de divers algorithmes : http://www.astrosurf.com/buil/iris/new533/new533_fr.htm avec une ergonomie assez ancienne, mais bon, ca marche. J'avais pas mal travaillé ce sujet à une certaine époque, où il n'existait pas encore les caméras modernes rapides actuelles. IRIS demeure assez largement sous utilisé en fait ! Christian B
  6. Voici mon problème. J’ai le télescope à 15 m de mon appartement. Sur le télescope j’ai 3 caméras ASI (qui équipent un spectro + chercheur), une monture 10Micron et un focuser. Tout cela sort en USB. Je ne voudrais pas mettre de PC sous le télescope, mais un seul dans mon logement, à 15 mètres de là. Pour le moment j’ai mis des câbles USB amplifiés sur 15 m et j’arrive à lire vaguement tout ça avec un seul PC sous Prism. Mais cela fou la trouille, je n’aime pas les câbles USB, pas fiables. Vous auriez en tête une solution. Est-ce que cela existe ? Par exemple et idéalement, passer par un câble Ethernet (sorte de HUB d’un côté avec tout ce qui arrive du télescope, et à l’autre bout une prise USB unique qui va vers le PC - l'Ethernet étant transparent). Mais je prend surement mes désirs pour des réalités ! Peut-être la même chose en WiFi (mais moins bien) ? Autre ? Christian Buil
  7. C/2020 F3 (NEOWISE) - demande d'observation

    Nouveau spectre, mais cette fois en haute résolution et grande première, en utilisation un capteur IMX455 (ASI6200MM, qui tiens ces promesses, voir dans un prochain fil). Les observateurs, avec Pierre D. au guidage sur le noyau : Le spectre complet : Détail de la bande du CN dans l'ultra-violet (un Graal pour ce qui me concerne !) : Zoom sur une des bandes du C2 : et d'autres choses ici : http://www.astrosurf.com/topic/138167-spectre-échelle-de-c2020-f3-neowise/ et ici http://www.spectro-aras.com/forum/viewtopic.php?f=6&t=2578&p=14361#p14361 Christian Buil
  8. Après une intense session de travail sur UVEX (version impression 3D) avec les Nice People : ... direction la comète NEOWISE en ce 15 juillet au soir : Pour l'occasion un Newton Kepler de 250 mm f/4.5 avec fibre optique couplé à un spectrographe eShel : le spectrographe dans une cave à vin pour une très bonne régulation thermique et une basse température du détecteur malgré la chaleur de l'été : avec ici une nouveauté importante, l'utilisation de la toute nouvelle caméra ASI6200MM, qui tiens ces promesses (j'en reparlerais dans un autre fil). L'ambiance, et Pierre D. au guidage sur le noyau : Le spectre complet de la comète de 3800 A à 7580 A (il a fallut aller très vite pour les acquisitions) : Ici le retrait du spectre du Soleil (méthode simple par une division par le spectre solaire théorique hors atmosphère, après bien sur avoir calculer le spectre de la comète hors atmosphère en tenant compte de la transmission atmosphérique) : Un détails des bandes du CN à 3867 et 3881 A, c'était vraiment mon objectif principal de voir enfin ces structures fines, une des raisons de mon travail sur l'UV, qui aboutit enfin : Zoom sur des bandes du C2, ici encore bien résolues : Une autre bande C2 : Détails autours du doublet du sodium (D1-D2) : Détails autours de la raie 6300 A (fluorescence [OIII]) : Le spectres comportent un nombre considérable de raies. Il est très riche et va demander sur travail de professionnel pour être déchiffré. La chimie des comètes est complexe. Christian Buil
  9. Nicolas, voici l'image de la fente (35 microns) et celle de la comète durant la prise de vue du spectre, au foyer du télescope donc (2 m de focale, c'est un gros plan). On note bien le dédoublement du flux qui part du noyau. La fente est très éclairée par la lumière du jour : La comète sur la fene durant la prise de vue (l'orientation par rapport air spectre est identique, vers le haut dans le spectre = vers le haut dans cette image) : Christian
  10. C/2020 F3 (NEOWISE) - demande d'observation

    J'ai sortie des images de guidage lors de la prise des spectres de la comète. Le fond est très clair. On est donc au foyer d'un télescope RC de 254 mm f/8, donc c'est un fort zoom sur le noyau (non fragmenté !). On peut apercevoir le phénomène "d'ombre du noyau", souligné au début de ce post, sur cette image où le noyau est décalé par rapport à la fente d'entrée du spectrographe (le trait vertical qui fait 35 microns de large) : Bien sur durant la prise des spectres, il faut centrer la comète sur la fente (cela a été chaud, j'ai fait la course avec le lever du jour) : Christian
  11. C/2020 F3 (NEOWISE) - demande d'observation

    Michel D. le lien email vers l'ALPO que tu indique ne semble pas valide : "Pour participer, un email suffit <comet @ alpo-astronomy.org>. L’ALPO n’est que l’une parmi de nombreuses organisations qui réalisent un suivi des comètes de qualité professionnelle analysent et publient les résultats." Une explication ? Je voudrais leur envoyer mon résultat sur la spectrographie du noyau, j'ai ouvert un fil sur le sujet , je pense que tu l'a vu. Nicolas B. aussi... j'avais jamais vu ce genre de chose pourtant j'en ai fait des spectres ! Un sodium hyper existé ! Christian
  12. J'ai fait un fil spécial sur le sujet dans la section spectrographie du forum, mais je ne résiste pas à en parler aussi un peu dans la section photo, car j'ai eu une bonne surprise avec la raie jaune du sodium, très intense avec cette comète si proche du Soleil (c'est donc un objet très jaune - le noyau en tous cas), voyez donc... D'abord un pointage très particulier, au raz de deux murs, dans les plantes, avec 1/4 d'heure d'observation, fallait être là dans le bon créneau : La photo suivante rend bien l’ambiance, il faisait déjà bien jour : La surprise donc Très grosse surprise pour moi, la raie du sodium à 5892 A est un phare, très excitée, cette comète est très jaune. Je n’avais jamais vu une comète si près du Soleil. L’image 2D avant soustraction du ciel (il faisait très jour, on voit en arrière-fond le spectre solaire avec les raies de Fraunhofer) - On voit bien l'émission du doublet du sodium à 5892 angströms : Après soustraction du fond de ciel, comme si on était de nuit… mais il faisait vraiment très jour !), avec deux contrastes (on voit le cyanogène UV à gauche) : Aller une photo quant même (Sony A7s, télé de 135 mm, bien avant de pouvoir pointer le télescope spectro, bien plus géné par les obstacles à l'horizon) : Rapportez-vous au forum spectro pour plus d'infos Christian Buil
  13. Ce 9 juillet au petit matin, j’y ai cru, mais c’était un challenge vu la configuration... au raz du mur, le télescope qui vise dans les plantes (!), 1/4 d’heure d’observation (super les télescopes qui pointent bien, ici ma toute nouvelle 10Micron G2000 HPS, sinon…) : La photo suivante rend bien l’ambiance, il faisait déjà bien jour (très difficile à voir à la jumelle à ce moment-là, il a fallut attendre qu’elle monte un peu) : Une autre : Et le bon vieux spectrographe UVEX 3 (fait en impression 3D), avec pour l’acquisition, une ASI183MM : Pilotage à distance avec TeamViewer, mais il fallait mieux être dehors pour le spectacle !!! : Très grosse surprise pour moi, la raie du sodium à 5892 A est un phare, très excitée, cette comète est très jaune. Je n’avais jamais vu une comète si près du Soleil. L’image 2D avant soustraction du ciel (il faisait très jour, on voit en arrière-fond le spectre solaire avec les raies de Fraunhofer) : Après soustraction du fond de ciel, comme si on était de nuit… mais il faisait vraiment très jour !), avec deux contrastes (on voit le cyanogène UV à gauche) : Et le profil (après avoir retiré le spectre solaire, assez délicat) : Christian Buil
  14. ASIAIR pro

    Tiens, j'ai le même problème de faiblesse du réseau Wifi de la ASIair pro, et j'avoue que ce n'était pas hyper clair pour moi la liaison à un répéteur, mais la vidéo indiqué par Airbus340 ma bien éclairée, je ne connaissez pas le mode "WIFI Station Mode". Parfais, je passe maintenant à travers les murs Christian
  15. Au passage, un truc auquel il faut être attentif : certains matériaux que l'on utilise en impression 3D ce révèle parfois transparent dans l'infrarouge (disons au dessus de 750 nm). Avec nos caméras qui peuvent capter des photons jusqu'à 1000 nm c'est un soucis potentiel. Ce n'est pas systématique, mais une sage précaution est de faire une pose longue à la lumière du jour avec le bouchon de l'objectif en place et de vérifier que l'on a zéro signal à la sortie du capteur. On c'est un peu fait avoir en spectro (projet UVEX, actuellement PETG noir ça va, mais c'est un peu la jungle, il y a tous les types). Christian B