cbuil

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  1. Doguldul, le problème du Newton est donc le miroir secondaire. En renvoyant la lumière à 90° il polarise rectilignement la lumière. Quelques pour-cent on va dire, mais cela suffit pour être gênant. Chaque fois que la lumière se réfléchie sur une surface sous une incidence non normale on produit une asymétrie qui affecte le vecteur champ électrique de la lumière après réflexion. L'ennui est que, comme le miroir secondaire est placé à l'avant du polarimètre (roue à filtre ici), on peut confondre sa polarisation à celui de l'astre. On peut penser étalonner cela, mais c'est complexe car le résultat dépend de la polarisation de l'étoile que l'on étudie. Très délicat. Le primaire d'un télescope ne pose en revanche pas de problème, la lumière arrive quasi perpendiculairement à la surface (la courbure a un effet négligeable ici). Une groupe de lentille, genre réducteur est acceptable, toujours car l'angle des rayons est relativement faible, et surtout, il y a une symétrie de révolution qui annule la polarisation. La structure interne des verres peut créer de la biréfringence, c'est plutôt rare sur les optiques modernes et compte tenu de la précision recherché, ça passe. Oui un RC ou Cassegrain, ou même une lunette, c'est très court les observations polarimériques. PS : Le champ magnétique terrestre n'a aucun impact sur la polarisation de la lumière (il est extrêmement faible, et pour faire du Zeeman, on est très loin du compte). Oui philippe, vive le ruban adhésif et la patafix ! On se comprend. Que ferait-on sans cela !!?? Christian
  2. En mettant à l'avant de la caméra de guidage d'un spectrographe une roue à filtre équipée des "verres" de lunette caméra 3D (cout de la manip, une paire d'euro !) : une image de la Egg Nebula (CL 2688) - une proto nébuleuse planétaire - que l'on peut éteindre ou allumer en fonction de l'angle du filtre polarisant adopté : Avec un gros télescope on peut surement voir cela avec l'oeil à l'oculaire. Ici c'est fait à l'arrache au foyer d'un télescope RC10 (pose de 15 secondes sur ASI290MM). Plus de détails sur cette manip, faite lors du workshop spectro de l'observatoire de Haute-Provence de ce mois de Juillet (c'est assez technique a priori, mais de l'astronomie sympa, pas trop dure en fait et qui montre des choses peu communes de notre ciel) : http://www.astrosurf.com/buil/polar4/ Christian B
  3. Ton inscription à ARAS ne devrait pas tarder (tiens moi au jus si cela dure). Avec des images c'est plus simple... il va être difficile de traiter tes spectres avec ISIS, je comprend mieux le hic. Iris s'attend à avoir un spectre filiforme en gros (sortie de fibre standard). Là c'est quasiment de la fente longue. Dur pour ISIS de trouver la position des ordres tout seul. Il faut impérativement décocher l'option de détection automatique et créer un fichier qui indique la coordonnée Y de chaque ordre. Je pense qu'à terme tu va passer à une fibre de petit diamètre ? Christian
  4. Je suis comme Olivier, les informations fournies sont trop parcellaires. La fente, bizarre en effet. Le problème du recouvrement des ordres est lui aussi critique. Avec une focale de 50 mm pour l'objectif, je doute que l'on puisse faire entrer un ordre complet dans une Atik314 Des données issues de nombreux autres spectrographes autres que eShel on pu être réduit avec ISIS. Mais c'est un travail un peu laborieux. Au minimum des images montrant la situation seraient requises, mais poster cela plutôt sur le forum ARAS, plus adapté aux questions très techniques. Christian
  5. Nuage de sodium du satellite Io

    Dès lors que l'on dispose d'un spectrographe (même relativement modeste, comme le Alpy600) le nuages de Io se révèle en principe relativement facilement. En l'espèce, ce fut délicat je dois l'admettre. Faut voir quant même que l'on fait de la pose longue dans le voisinage de Jupiter. En outre, comme indiqué dans le premier texte, je trouve que le Torre était assez atténué (à confirmer). Donc il faut un peu de soin en spectro, c'est clair. Photographier ce Torre c'est encore un cran au dessus. J'ai le sentiment qu'un filtre interférentiel de 10 nm de large (un modèle économique standard de chez Edmund optics) n'est pas assez performant. Doit falloir être vers les 2 ou 3 nm (avec le spectro de ma manip, la largeur équivalente du filtre est de l'ordre de 0,8 nm). La vue ci-après montre le filtre dans la roue (vive la patafix !): Mais à coté de ce filtre sodium on en trouve 4 autre, des filtres polarisant. Une manip improvisée en découpant des filtres sur deux lunette de cinéma 3D qu'une personne du workshop spectre avait par bonheur gardé dans sa poche. Avec cet équipement, à 1 euros, j'ai pu faire un polarimètre fort correct (ici, vive le ruban adhésif aluminium), avec des résultats que je montrerais dans un autre post. Un truc monté en 1/4 d'heure dans la nuit, et qui révèle des choses pas souvent vu pas des amateurs... Christian
  6. Un sujet à la limite de la photographie et de la spectrographie... Il s'agit de réaliser l'image du nuage de sodium qui s'échappe du satellite Io de Jupiter suite à l''activité volcanique. Ce nuage forme un torre autour de Jupiter et il est rendu visible par ionisation. La nuage brille dans le bien connu doublet jaune du sodium. L'observation du nuage de sodium est en principe réalisable en photographie, mais il est très faible devant le vif éclat de Jupiter, qui parasite le champ. L'usage d'un filtre interférentiel centré autour du doublet du sodium peut améliorer la situation, mais à mon avis, cela reste du haut vol. En tout cas, vu le nombre d'observateurs de la planète Jupiter, il s'en trouvera bien ! Ce fil donne une idée de là où on met les pieds. Je suis actuellement à l'Observatoire de Haute-Provence où vient de ce finir le workshop spectre annuel (toujours aussi super). J'avais proposé aux participants, notamment, de tenter le nuage de Io en spectrographie. Personne n'a pu malheureusement le saisir lors du stage (mais je crois savoir pourquoi, voir plus loin). Dans le calme de l'après workshop j'ai utilisé un RC de 10 pouces équipé d'un spectrographe LISA, auquel j'ai adjoint une roue à filtre avec à un des emplacement, un filtre passe-bande centré sur le sodium (origine Edmund, 10 nm de large). J'avais prémédité cela pour réduire au maximum l'éclat néfaste de Jupiter (la roue a aussi servie à faire une manip de spectropolarimétrie). Une photo du Setup global (et de l'auteur ;-) ): Détail du LISA avec la roue à filtre (ZWO) : Le seul résultat obtenu l'a été cette nuit (22-23 juillet) dans des conditions terribles : la Lune à coté de Jupiter (=diffusion), la présence de cirrus (perte de flux + diffusion), et très faible élévation... tout pour perdre (photo iPhone 10 à la main) : Voici le spectre du doublet du sodium au crépuscule : La bende verticale est un extrait du spectre en deux dimensions. Les longueurs d'onde sont horizontale. La largeur de cette bande est déterminée par les 10 nm du filtre. Le doublet du sodium est la large raie sur le coté gauche (à la limite de la séparation avec ce spoectrographe). Maintenant, on tangente l'image de Io avec la fente du spectrographe (le trait vertical, le fente fait ici 35 microns de large) : Et enfin le spectre du nuage (la faible trace horizontale est le spectre du satellite lui-même qui tangente la fente en gros - le temps de pose est de 3 x 300 = 900 secondes) : Manip rude. Malgré les conditions épouvantables, je trouve que le nuages est bien plus faible que lors d'une première observation que j'avais faite en 2011 à Toulouse et relatée ici : Il n'est pas impossible que l'on puisse suivre quelque chose comme l'activité volcanique de Io de cette manière. Affaire à suivre, en particulier si la variabilité se révèle effective... Christian Buil
  7. ADC et astig

    Les systèmes ADC dont on parle ici n'acceptent effectivement pas des faisceaux ouverts, et oui, il vaut mieux mettre à cause de cela la barlow en premier. Le problème est que ces prismes forment ces lames inclinées dans le faisceau. Il faut savoir que les ADC sont employés aussi en spectrographie, c'est même un élément fondamental sur les gros télescopes professionnels qui font ce type d'observation (je rappelle, en spectro, il faut faire passer l'image de l'étoile dans un petit trou, vous pouvez deviner les soucis lorsque le chromatisme atmosphérique est significatif - et aussi celui du télescope au passage). Tout ca pour dire que c'est un sujet central, qui dépasse largement l'imagerie planétaire, d'autant plus que les télescopes qui font de la spectro sout plutôt ouvert à f/8, f/6, f/5, f/4... parfois ! Il y a plusieurs solutions. La plus classique consiste à faire en sorte que les prismes soient vus comme des lames à faces parallèles. Ca donne quelque chose comme (figure extraite du draft d'un bouquin en route (;-) ayant trait à la spectro bien sur : Notez en prime qu'il n'y a plus de déplacement latéral de l'image, ce qui est capital. Il faudra bien qu'un fabriquant de matériel se lance dans ce genre de chose pour apporter un vrai plus. Mon petit doigt me dit que ce progrès viendra des gens qui font de la spectro et que cela bénéficiera aux observateurs planétaires par ricochet. Christian B
  8. A oui Jensrien, c'est un très bel instrument d'époque, j'adore cette chose. Génial. Moi aussi j'ai monté SNAKE sur un Newton - ici un SkyWatcher de 250 mm f/4. Avec cet équipement, des observations de la comète 21P/Giacobini-Zinner, bien placée dans le ciel pour tout l'été et avec une magnitude qui monte. Actuellement elle faible, m1=11,5. Je me suis concentré sur le vaste halo d'émission du cyanogène (CN) avec une bande d'émission dans le bleu profond. Pas très simple depuis mon observatoire très pollué (mais dans l'UV le ciel est bien noir il faut le reconnaitre). Christian
  9. Perçage d'un miroir

    Dans le but de réaliser un montage optique (spectro), je m'interroge sur la meilleure façon de percer un petit miroir déjà aluminé avec un trou central faisant un angle 25° (environ) par rapport à la normale au miroir --- rien que ça ! Le miroir fait dans les 40 mm de diamètre pour un épaisseur de 6 mm et le trou dans les 5 mm de diamètre. Y a t'il des bricoleurs qui ont été confronté à ce type de problème, où approchant ? Avis ? Christian B
  10. A cette adresse un spectrographe basique fabriqué autour d'un simple prisme : http://www.astrosurf.com/buil/snake/ mais en utilisant des moyens modernes pour la réalisation (impression 3D) et pour la détection (capteur CMOS aminci)... Christian B
  11. Alerte SDSS J141118.31+481257.6

    Concernant le rapport d'ouverture du télescope et l'Alpy600, c'est un sujet intéressent, car effectivement un certains nombre d'observateurs possède des télescopes ouverts à f/4, voire f/3,5. J'ai profité de ce débat pour refaire du "ray-tracing" dans la configuration Alpy600 pour bien montrer comment se présente les choses : Si on est bien attentif, on constate que le faisceau à f/4 passe sans encombre dans l'instrument. Je confirme que Alpy600 est calculé, et de fait utilisable, jusqu'à cette ouverture. Noter que le domaine spectral simulé va ici de 0,38 micron (les rayons qui tombent dans la partie supérieur) à 0,70 micron (les rayons qui interceptent le détecteur dans le partie inférieure). La nouveauté est le test d'un couplage à un télescope ouvert à f/3,5. A présent, il y a une légère occultation du faisceau (dans le bleu) par la seconde face du GRISM (l'élément dispersif). Mais on demeure dans le marginal pour ce qui concerne le vignetage. Pour mieux quantifier les choses, la figure suivante montre la distribution des rayons sur la face critique, la seconde du GRISM : Le cercle rouge est le contour physique du GRISM, le cercle bleu est le diamètre libre compte tenu de la présence d'un épaulement qui permet de tenir l'élément optique. A f/4 on tangente le bord mécanique. A F/3.5 il y a une perte (qui concerne surtout le bleu extrême), mais je l'évalue sur le flux total à moins de 5%, ce qui est complètement marginal. Je valide sur ce point le montage du Alpy600 sur un télescope f/3.5 si on possède ce type de télescope, pas de soucis. Olivier G. souligne la perte potentielle de finesse du spectre car l'optique est plus sollicitée avec un faisceau très ouvert. C'est juste. Cependant, là encore on ne s'en apercevra vraiment que si on utilise une fente très étroite, 14 microns (oui, j'emploie parfois cette largeur !), voire 23 microns. Au dessus, et en allant vers 50 microns, c'est en fait la fente qui limite la résolution et pas l'optique du spectrographe. Donc dans l'absolu, le spectre est potentiellement moins fin à f/4 ou f/3,5 qu'à f/5, mais en pratique, à moins de chercher une résolution ultime, avec une fente étroite, je pense qu'il n'y a pas de détérioration notable. L'emploi d'une configuration à f/3,5 ou f/4 par rapport à f/5 a quelques verrues par ailleurs : une moindre sensibilité au seeing à fente de largeur égale puisque la focale est plus courte, un guidage plus simple, une luminosité supérieure sur des objets étendus. Il faut bien sur jouer finement sur la focalisation, c'est clair. Il faut mettre le paquet sur un focuser de haute qualité et motorisé, c'est clair. A tout prendre, j'ai l'intuition qu'un Newton f/4 est plus satisfaisant qu'un f/5 avec ce spectrographe. Le premier tube est par ailleurs plus compact et léger, ce qui ajoute du confort, et au final de la performance (moindre sensibilité au vent). Je m'oriente du reste dans cette direction en me procurant actuellement un Newton 250 f/4 (Vincent ;-)). C'est aussi tout bon lorsqu'on emploie une fibre optique (spectrographe eShel par exemple). Enfin, je vais dans le sens de Olivier G : avant de pointer un objet aussi faible, il est impératif de ce faire la main en pointant des cibles brillantes, et cela durant un temps suffisant. C'est tout à fait normal et utile de procéder ainsi. Christian Buil
  12. Nouveau forum "Spectroscopie et photométrie"

    Quelques informations ici : http://www.astrosurf.com/buil/asi183mm/ C. Buil
  13. Test de la caméra ASI183MM Pro

    J'ai complété la page de test de la caméra ASI183MM avec quelques observations spectrographiques, voir à la fin de lien : http://www.astrosurf.com/buil/asi183mm/ Cette caméra CMOS ce tiens bien par rapport à une caméra CCD, même sur une application où il y a très peu de photons disponibles. Par exemple, sur l'étoile EK Dra (B = 8.2) faire avec une résolution de R = 10000 (résolution spectrale de 1/10000 de la longueur d'onde) grace à un spectro eShel sur un télescope RC10, on voit une belle émission chromosphérique au coeur des raies H&K (l'équivalent de super plages faculaires à la surface de l'étoile) : Pour donner une idée de la faiblesse des signaux que je cherche à observer, voir une image du spectre de l'étoile T CrB de magnitude 11 : le spectre de l'objet ce sont les traits horizontaux incurvés (avec le bleu en haut et l'UV en bas) à comparer avec... l'électroluminescence du capteur (!!!) : M'enfin, on s'en sort quant même, après soustraction du "dark" (mais avec une bonne démo de ce qu'est le "bruit de photons", bien visible comme un surcroit de bruit sur le coté droit - voir aussi sur la page indiquée...) : Christian B
  14. Test de la caméra ASI183MM Pro

    Cyril, je viens de faire la mise à jour de Prism, et effectivement, le pilotage direct ASI183MM Pro, ASI1600MM Pro, ... marche impeccable. Rapide et efficace, très appréciables ce type de mise à jour (elle ne s'était pas faite automatiquement car je met mon PC acquisition en mode avion, depuis longtemps...). Alain, pour ma part je n'ai pas encore testé la ASI183MM avec eShel, mais en ce qui me concerne aussi, c'est un problème car j'ai remplacé l'objectif de 85 mm de base de ce spectro par un 135 mm (amélioration chromatisme), et là le capteur de la 183MM est trop petit. Un jour, Sony finira bien par sortir un capteur aminci pour nous, aussi grand que le Panasonic de la ASI1600MM... (bon, là on entre dans les détails sordides de la spectro, ca va ennuyer nos amis astrophotographes, pour des trucs pointu et très spécifique spectro, il faut basculer sur le forum spectro-ARAS ;-). Christian
  15. Test de la caméra ASI183MM Pro

    J'ai repris les mesures de rendement quantique avec un outillage plus précis (j'utilisais un spectrographe Alpy600, maintenant un spectrographe LISA, plus propre et précis sur le plan photométrique et spectral). J'ai mis à jour la page ASI183MM avec ces nouvelles informations(faire reload). L''écart est marginal et ne change pas les conclusions significativement. Lucien, les faits sont vraiment tétus avec le capteur CCD ICX694 de la ATIK460EX, je reste coincé avec un rendement de 62% au pic et non pas 76% comme on peut lire par ailleurs. J'ai quelques faisceaux de présomption et recoupement avec pas mal de mesures diverses que j'ai pu faire. Un élément caractéristique est que si j'adopte un rendement de 76% pour la ATIK460EX et que je compare avec la sensibilité relative de la ASI183MM (c'est du relatif, moins d'erreur possible qu'en absolue), j'aboutis à un QE pour cette dernière caméra de près de 95%... on est presque à dépasser les 100%, ce qui est techniquement impossible. La cohérence entre les mesures est en revanche bonne avec une 460EX a 62% et une 183MM à 80%. J'ai aussi un bonne cohérence entre 1600MM et 460EX via l'usage de détecteurs étalon absolu. Rappel, le QE du capteur seul doit être de 1 à 2 point supérieur au pic (donc, si on se débarrasse de l'atténuation caméra). Remarquer que j'ai utilisé PRISM pour les acquisitions. Certes cela a un cout (raisonnable), mais celui-ci est très vite amorti tellement se soft est efficace en acquisition et pilotage télescope notamment. Pas de problème de nom de fichiers ;-) A mon avis, indispensable pour un travail sérieux en CP. Cyril C. se serait une très bonne nouvelle si tu pouvais implémenter la lecture directe de la ASI183MM Pro dans PRISM, comme tu le laisse entrendre. Tu confirme ? Dans la foulé, disposer aussi de la 1600MM Pro en direct (sans passer par ASCOM) serait parfait aussi ! Christian B