jmco

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    astronomie, physique, cosmologie
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  1. Bonjour, La prochaine conférence publique de la 4A (Association des Astronomes Amateurs d’Auvergne) se tiendra le mercredi 12 juin à 20h30 à l’amphi Recherche du Campus des Cézeaux (Aubière) Elle sera donnée par Nicolas Laporte astrophysicien à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (CNRS) et à l’University College de Londres, sur le thème de ‘’Le premier mystère de l'Univers’’ Entrée libre
  2. Vitesse de la lumière

    Depuis l'époque de Thales et Anaximandre la démarche scientifique est fondée sur l'identification de lois générales dans la nature; et à tout moment leur généralité n'est que supposée, jusqu'à preuve contraire. Il en est ainsi des "constantes" de la nature telles que c D'où l'intérêt de vérifier leur constance dans l'univers lointain, c'est à dire ancien; c'est ce qui est réalisé par l'étude de la position relative des raies spectrales de galaxies très lointaines qui dépend de la constante de structure fine dénommée alpha , faisant elle même intervenir outre la célérité de la lumière, la constante de Planck et la charge de l'électron. Les observations les plus récentes démontrent pour le moment que alpha est constante aussi loin et tôt qu'on puisse la mesurer : cf. par exemple à mieux que 1 millionième environ jusqu'à z=2,3 (H. Chand et al., https://www.aanda.org/articles/aa/abs/2004/15/aa0701/aa0701.html); c'est une mesure qui date un peu (2003), mais sans doute y en a t-il de plus récentes et plus précises, car la question est et sera par nature toujours posée
  3. L'univers est-il "homogène"?

    Bonjour, Juste pour remettre les idées dans le bon ordre : - on part de l'hypothèse que l'univers est homogène et isotrope à partir d'une certaine échelle : c'est le Principe cosmologique - à partir des lois de la physique que l'on suppose générales et de ce principe on bâtit une classe de modèles d'univers - les lois de la physique dont il s'agit sont en particulier les équations de la relativité générale; par chance elles ont des solutions relativement "simples" dans le cas d'un univers homogène et isotrope : ce sont les modèles développés initialement par Friedmann et Lemaître il y a un siècle - on confronte ces modèles aux observations pour déterminer et affiner les paramètres particuliers de cette classe de solutions correspondant à l'univers réel (constante de Hubble, densité de masse-énergie, etc.) - et on vérifie que les hypothèses de départ (mêmes lois physiques, homogénéité et isotropie) sont vérifiées aux plus grandes échelles de temps et d'espace auxquels on a accès Pour le moment, on n'a jamais pu mettre en défaut ces hypothèses. Donc on continue à affiner le modèle ...
  4. Eclipse de soleil au Spitzberg

    C'était le 20 mars 2015 Un souvenir inoubliable pour moi : le quatrième jour d'un raid à ski et pullka d'une quarantaine de kilomètres en remontant des glaciers en pente douce, nous avons observé l'éclipse depuis petit sommet vers 1000 m d'altitude dans le massif solitaire situé au sud de Longyearbyen Le spectacle céleste au dessus de ce désert glacé totalement minéral était prodigieux
  5. La prochaine conférence publique de la 4A (Association des Astronomes Amateurs d’Auvergne) se tiendra le jeudi 8 février à 20h30 à l’amphi Recherche du Campus des Cézeaux (Aubière) Elle sera donnée par Pierre Thomas, professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon, sur le thème de ‘’L’eau et les possibilités de vie dans le Système solaire’’ Entrée libre
  6. L'expansion pour béotien

    Bonjour, Je trouve ta question tout à fait pertinente ; elle est parfois posée, et la réponse qui est donnée est souvent du genre : « l’expansion est un phénomène cosmologique qui ne concerne que les galaxies ; à plus petite échelle elle n’intervient pas » Pour ma part je ne me suis jamais satisfait de cette réponse que je trouve vraiment du genre « Circulez, il n’y a rien à voir » D’un point de vue strictement physique, les solutions de l’équation d’Einstein en champs faibles sont linéaires, ce qui signifie que l’effet résultant d’un somme de causes est égal à la somme des effets des causes pris individuellement. Autrement dit la géométrie et la dynamique de l’espace-temps dans notre environnement terrestre par exemple résulte de la somme des effets gravitationnels de la Terre, des objets du système solaire, des objets de la Voie lactée, des galaxies proches et pour finir … de l’Univers dans son ensemble Evidemment ces différents effets sont d’importance décroissante et rapidement négligeables en pratique pour les derniers d’entre eux ; il n’empêche que leur existence ne peut être niée …
  7. Disparition de Pierre Binétruy

    Bonjour,Je suis très triste de cette nouvelle qui m'a stupéfait. J'ai en effet participé l'an dernier à son MOOC "Gravité! Du Big Bang aux Trous Noirs" dont je garde un souvenir impérissable. Outre ses qualités pédagogiques, Pierre Binétruy m'avait étonné pour sa disponibilité exceptionnelle auprès des apprenants, notamment dans le forum qui accompagnait le cours. Et cela malgré la charge d'activités autrement importantes (la mission Lisa Pathfinder a été lancée pendant le MOOC ...)En complément de mon modeste témoignage, je joins ce lien vers la notice du laboratoire Astroparticules et Cosmologie : http://www.apc.univ-paris7.fr/APC_CS/fr/memoriam-pierre-binetruy-1955-2017
  8. Merci David d'avoir éclairé ce point auprès d'Hélène Courtois
  9. Merci Cédric et Bruno,Je comprends votre idée; je n'avais pas vu les choses ainsi au premier abord, mais c'est assez logique
  10. Bonjour,Je relance ce post car je suis reste pour le moment sur ma faim !Je trouve en effet fascinante cette découverte d'une fuite extrêmement puissante (plusieurs milliers de km/s) des galaxies à partir de zones "vides" de notre univers "local". Cela me parait une découverte tout à fait majeureQuelles sont les hypothèses d'interprétation ? Moi je pense en priorité à l'énergie du vide exerçant une pression négative. Mais est-ce que ça a une chance de se raccorder quantitativement à l'énergie sombre détectée à plus grande échelle et pour laquelle l'énergie du vide est aussi une piste d'explication ?Si quelque "fusée" passe par là pour en dire plus, elle sera la bienvenue
  11. Etonnant !Les flux de galaxies ne sont donc pas seulement orientés par l'attraction des concentrations de matière (Grand Attracteur, Shapley), mais aussi par la répulsion des ''vides''Cette répulsion par le vide m'interpelle : comment ne pas penser à l'énergie du vide souvent suspectée de provoquer l'accélération de l'expansion par une pression gravitationnelle négative ? Peut-être alors une avancée sur la piste de l'énergie sombre ?
  12. Merci Super : oui, avec les amas de galaxies qui font lentilles gravitationnelles, on doit avoir des données assez représentatives de l'ensemble de l'UniversNéanmoins, à l'inverse, lorsqu'on mesure ainsi H à très grande distance, on le mesure il y a très longtemps. Ce ne doit pas être facile de raccorder correctement à la valeur actuelle Ho que l'on ne peut mesurer que localement et qui n'est peut-être pas représentative du point de vue cosmologique
  13. Bonjour,Ce qui m'interpelle dans cette affaire, c'est que :- dans le cas de Planck, on évalue Ho à partir des propriétés du fonds cosmologique, donc des propriétés globales de l'Univers observable, en appliquant le modèle cosmologique qui est fondé entre autres choses sur l'homogénéité de l'Univers à grande échelle- dans le cas des travaux effectués avec les télescopes (Hubble et les géants au sol), on évalue Ho avec des mesures directes sur des galaxies appartenant à une zone d'Univers peut-être trop petite pour que l'homogénéité soit suffisante. Dans ce cas on mesurerait un Ho "local" et non le vrai Ho "cosmologique"Cette remarque un peu triviale est sans doute levée dans le détail des travaux cités, mais ce serait bien d'en être sûr. Si quelqu'un peut éclairer ce point ...
  14. Lumière di Big-Bang ?

    Bruno Salque a dit : ‘’l’expansion était plus rapide uniquement pendant la phase d’inflation’’ Eh bien non, le taux d’expansion est continûment décroissant depuis la fin de l'inflation jusqu’au point d’inflexion situé il y a environ 7 milliards d’années, moment à partir duquel l’expansion commence à s’accélérer (modestement pour le moment)Pour le reste il me semble qu’il y a une confusion entre distance et temps quand on parle du rayonnement fossile et des phénomènes et objets très anciens / lointains ; et c’est ce sur quoi insiste PascalD ; je m’explique avec le cas du rayonnement fossile : Ce rayonnement a été émis il y a 13,8 milliards d’années : c’est un temps La matière qui l’a émis (correspondant aux photons que nous recevons maintenant) se trouve maintenant à 45 milliards d’années-lumière de nous ; c’est une distance, une distance comobile plus précisémentUne remarque encore : la distance comobile est un outil de calcul, une abstraction mathématique ; je suis d’accord, Bruno (Salque) : on ne fera pas d’expérience avec des objets situés à cette distance car ils ne sont plus en relation causale avec nous. Note bien que que je dis « ils ne sont plus », alors que tu dis « ils ne sont pas encore » ...
  15. Lumière di Big-Bang ?

    Bonjour Donis et bienvenu sur le forum !Je pense avoir saisi ta question qui me parait excellente. Voilà selon moi la réponse :- Au moment de l’émission d’un photon du rayonnement fossile que nous observons actuellement, l’Univers était beaucoup plus concentré : des calculs selon les modèles de type Friedmann-Lemaitre donnent par exemple 30 millions d’années-lumière comme distance entre le point d’émission et ‘’nous’’ (la zone contenant la matière de notre environnement actuel)- Mais à cette époque l’expansion était considérablement plus rapide que maintenant. Toujours selon ces modèles de calculs, les deux zones précitées s’éloignaient à environ 35 fois la vitesse de la lumière (ce qui ne contredit pas la Relativité Restreinte, car il s’agit d’une dilatation de l’espace qui les sépare et non d’un mouvement réel entre les objets)- Donc après son émission, la zone où sera reçu le photon beaucoup plus tard s’éloigne du dit photon qui ne va pas assez vite ...- Ce n’est que lorsque l’expansion a suffisamment ralenti que le photon commence à rattraper « notre » zone d’univers. Ce rattrapage dure très longtemps et ne se termine que maintenant !