jmco

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  1. la magnitude de Vénus

    @ Alain Moreau : nos réponses se sont croisées, mais je vois qu'elles sont en phase !
  2. la magnitude de Vénus

    Bonjour Gérard et les autres ! Si j'ai bien suivi les raisonnements ci-dessus, la luminosité vue de la Terre serait proportionnelle à la surface apparente éclairée de Vénus vue depuis la Terre (je parle de l'angle solide de cette surface, donc le carré de la distance est de fait intégré dans ce paramètre de façon inversement proportionnelle); cela me parait correct; c'est ce que traduit le terme + 5 log r Δ de la formule citée par Bruno-; comme l'orbite de Vénus est presque circulaire, on peut considérer r constant et la magnitude évolue de ce seul point de vue comme 5 log Δ, qui est du reste un résultat classique Mais il faut tenir aussi d'un autre facteur qui varie énormément dans le cas d'une planète intérieure comme Vénus, qui est l'angle de réflexion du rayonnement solaire qui nous parvient, car la proportion de lumière réfléchie vers nous dépend de ce paramètre, ainsi que la quantité de lumière diffusée à travers l'atmosphère de Vénus qui augmente quand on approche de la conjonction; d'où une modélisation complexe et sans doute approximative traduite par le polynôme du 3ème degré de la formule citée par Bruno- Et merci Gérard pour le clin d'œil à "kinou" (Monsieur Kinler), un professeur de mathématiques qui a laissé un souvenir impérissable à toute une génération d'élèves de lycée Blaise Pascal de Clermont-Fd, en tentant de les former à la rigueur du raisonnement logique appliqué aux démonstrations de géométrie ...
  3. Un univers anisotrope ?

    Bonjour, En fait on observe des anisotropies dans le fonds cosmologique car ce n'est qu'en première approche que celui-ci est isotrope; ces anisotropies se répètent avec des fréquences angulaires caractéristiques; l'une de ces fréquence (de l'ordre du degré environ) correspond aux BAO (ondes acoustiques des baryons), c'est à dire à un réseau de surdensités et donc de surpressions de la matière ordinaire (par opposition à la matière noire qui n'est pas concernée ici). Ces structures ont une dimension linéaire caractéristique de l'ordre de 90 Mal (diamètre de l'univers observable à l'époque du rayonnement fossile) divisés par 180 si la dimension angulaire caractéristique est de 1 degré, soit 500 000 al (ce n'est pas un calcul précis, on cherche juste les ordres de grandeur ...). Depuis cette époque, on applique un facteur d'échelle de 1000, ce qui donne 500 Mal comme dimension caractéristique des structures actuelles issues des BAO. Et bien c'est précisément l'ordre de grandeur des plus grandes structures observées, genre Lianakea Au delà de l'échelle de ces anisotropies , le fonds diffus est isotrope (au dipôle cosmologique près dont l'explication tient à notre mouvement par rapport à la moyenne de l'univers observable et qui est donc un artefact). Donc si l'observation citée était confirmée, il faudrait expliquer comment on passe d'un univers primitif isotrope à grande échelle dans le passé à un univers actuel devenu anisotrope … A moins que le dipôle cosmologique doive prendre en compte, en plus de notre mouvement, une anistropie réelle de l'univers primitif ?
  4. Un procès contre SPACE X ?

    +1000 ! Il n'y a que la justice qui puisse arrêter cette folie. J'imagine que l'équivalent du refere existe en droit américain De toutes façons il faut mutualiser les énergies et les ressources; à cet effet une piste : l'International Dark Sky Association dont le site est https://www.darksky.org/ On y voit qu'elle se préoccupe du sujet, en particulier : https://www.darksky.org/ida-responds-to-satellite-megaconstellations/ mais comme je suis mauvais angliciste je n'ai pas lu le détail Il serait sans doute pertinent de se rapprocher d'elle (et/ou d'autres structures sans doute); vu le problème, il existe peut-être déjà une structure collective C'est aussi une bon idée d'alerter L'ANPCEN sur l'éventualité d'une action en justice Pour ma part, je suis prêt à participer, dans la mesure de mes moyens bien sûr, à un financement participatif soutenant une action crédible en la matière
  5. Bonjour, Un article intéressant sur le sujet : http://www.ca-se-passe-la-haut.fr/2019/11/decouverte-du-plus-gros-trou-noir.html Il explique déjà pourquoi dans notre galaxie les trous noirs stellaires de grande taille sont improbables (metallicité trop importante du gaz) et aussi que ce trou noir peut néanmoins résulter de fusions passées avec des contraintes sévères sur les condition de ces fusions Et puis peut-être ce trou noir est-il très ancien, remontant à une époque où le gaz produisait dans notre galaxie des étoiles de première génération pouvant donner des trous noirs stellaires de masse importante ?
  6. +1 Ultima Thulé me faisait rêver : un monde glacé très lointain, une sorte de frontière difficilement atteignable ... Certains ont aussi rejeté l'œuvre de Wagner parce qu'elle avait plu aux nazis ...
  7. Super donne la bonne explication : la "tête d'épingle" correspond à l'univers observable, donc à une toute petite partie de l'univers réel, cela au temps de Planck. Donc au temps de Planck l'univers réel était considérablement plus grand que la tête d'épingle, peut-être même infiniment plus grand si l'univers réel était dès cette époque infini Entre cette époque et maintenant nous n'avons qu'un changement d'échelle, certes un peu radical. Mais sa nature "fini ou infini" n'a pas changé; juste un changement d'échelle ...
  8. Un Univers sphérique ?

    George Black a dit : Je ne crois pas que ce soit la même notion : univers fermé signifie géométrie à courbure positive; en clair, un rayon lumineux qui suit les "géodésiques" de l'espace-temps parcourrait un (très long) trajet qui se refermerait sur lui-même, ce qui ne serait pas le cas dans un espace plat (courbure positive) et à fortiori ouvert (courbure négative) Par contre tous ces types de géométrie sont compatibles avec des univers fini ou infini Merci de me dire au cas où je ferrai erreur
  9. Un Univers sphérique ?

    Bonjour, Le terme "sphérique" est à double sens et laisse donc la place à une petite confusion dans l'interprétation : - forme sphérique laissant penser qu'il s'agit de la forme de l'Univers qui serait de plus fini : une sphère donc, une sphère ordinaire ... - géométrie "sphérique", c'est à dire courbure positive; ce qui ne permet pas de conclure au passage sur la finitude Je pense que le débat porte sur la géométrie de l'Univers. En tout cas c'est (le peu pour le moment) que j'en comprends
  10. Viseur polaire monture HEQ5

    Bonjour, J'utilise un T200/1000 Newton sur HEQ5 et je confirme que pour du visuel, je ne me sert pas du viseur polaire : - au préalable il faut un réglage correct de la déclinaison sur la monture (la précision est de l'ordre du degré). SI je reste dans la même région (disons une centaine de kilomètres) je ne retouche plus ce réglage - je mets la monture en position de "repos" : pied nord de la monture … au nord, barre des contrepoids le plus bas possible -axe horaire- et queue d'aronde orientée au nord -axe de déclinaison- - en déplaçant doucement les pieds de la monture, je règle ensuite soigneusement à la boussole l'orientation vers le nord de la monture. Je me repère avec les flasques latéraux de la monture; es matériaux ferro-magnétiques de la monture déviant un peu l'aiguille, je fais en sorte que cette déviation soit équilibrée d'un côté et de l'autre. EN me plaçant au nord de la monture, je me sert aussi comme repère de la barre de contrepoids que je superpose visuellement au pied nord de la monture, le tout marquant à la boussole la direction du Sud - puis je mets à l'horizontale la tablette porte oculaire avec un niveau à bulle en jouant sur la hauteur des pieds. Et je vérifie que le réglage précédent n'a pas besoin d'être retouché - j'effectue enfin l'alignement sur 3 étoiles Dans ces conditions la mise en station est suffisante pour que le goto mette les objets dans le champ d'un oculaire à faible grossissement (dans mon cas un Plössl 26 mm donnant un champ de 1°20' avec une focale de 1m); quant au suivi il est largement suffisant pour du visuel Evidemment, si je fais de la photo ciel profond, j'utilise le viseur polaire, quitte à faire souffrir mes vielles cervicales et à y passer nettement plus de temps ...
  11. Pic du Midi ce soir sur France 3

    Bonjour, Jackbauer a dit " J'espère y aller un jour (ou plus exactement une nuit) J'imagine qu'il faut compter avec la chance pour avoir des bonnes conditions d'observation…" Nous y sommes allés l'an dernier, dans le cadre de notre club auvergnat de la 4A, le week-end de la nouvelle lune de septembre. Nous avions réservé presque un an en avance … La météo n'a pas été terrible mais on a quand même pu observer un peu en début de nuit, abrités dans la petite coupole Charvin avec son Schmidt-Cassegrain de 400 mm. En fait la visite est tellement étonnante qu'elle vaut le voyage à elle seule. Une bonne météo, c'est une (grosse) cerise sur un le gâteau ...
  12. Espace-temps courbe

    Bonjour, Je ne suis pas sûr que cela corresponde à la raison pour laquelle l'espace-temps apparait plat à très grande échelle. Tel que je comprends les choses : 1) la solution générale de l'équation d'Einstein (RG) pour un Univers homogène et isotrope est donnée par la métrique de Friedmann-Lemaître, c'est à dire une courbure de la partie "espace" pouvant être, selon la densité moyenne de matière-énergie, positive, négative ou nulle 2) les observations montrent en fait une courbure où la valeur "zéro" reste dans l'intervalle d'incertitude, malgré la précision croissante des mesures par des méthodes indépendantes (grands relevés, fonds diffus notamment) 3) donc sauf à admettre un hasard très improbable donnant à l'Univers juste la densité critique, il a fallu imaginer une "bonne" raison à cette situation : c'est l'Inflation par ailleurs nécessaire pour expliquer d'autres problèmes (notamment celui de l'horizon qui constate dans le fonds diffus l'homogénéité de l'Univers pour des régions si éloignées les unes des autres qu'elles n'ont pas eu le temps depuis le Big Bang d'avoir "naturellement" une histoire commune) Cela dit l'image de la projection est intéressante, mais selon moi il n'y a pas d'analogie véritable avec la cosmologie. Mais peut-être me trompe-je ?
  13. Bonjour, La prochaine conférence publique de la 4A (Association des Astronomes Amateurs d’Auvergne) se tiendra le mercredi 12 juin à 20h30 à l’amphi Recherche du Campus des Cézeaux (Aubière) Elle sera donnée par Nicolas Laporte astrophysicien à l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (CNRS) et à l’University College de Londres, sur le thème de ‘’Le premier mystère de l'Univers’’ Entrée libre
  14. Vitesse de la lumière

    Depuis l'époque de Thales et Anaximandre la démarche scientifique est fondée sur l'identification de lois générales dans la nature; et à tout moment leur généralité n'est que supposée, jusqu'à preuve contraire. Il en est ainsi des "constantes" de la nature telles que c D'où l'intérêt de vérifier leur constance dans l'univers lointain, c'est à dire ancien; c'est ce qui est réalisé par l'étude de la position relative des raies spectrales de galaxies très lointaines qui dépend de la constante de structure fine dénommée alpha , faisant elle même intervenir outre la célérité de la lumière, la constante de Planck et la charge de l'électron. Les observations les plus récentes démontrent pour le moment que alpha est constante aussi loin et tôt qu'on puisse la mesurer : cf. par exemple à mieux que 1 millionième environ jusqu'à z=2,3 (H. Chand et al., https://www.aanda.org/articles/aa/abs/2004/15/aa0701/aa0701.html); c'est une mesure qui date un peu (2003), mais sans doute y en a t-il de plus récentes et plus précises, car la question est et sera par nature toujours posée
  15. L'univers est-il "homogène"?

    Bonjour, Juste pour remettre les idées dans le bon ordre : - on part de l'hypothèse que l'univers est homogène et isotrope à partir d'une certaine échelle : c'est le Principe cosmologique - à partir des lois de la physique que l'on suppose générales et de ce principe on bâtit une classe de modèles d'univers - les lois de la physique dont il s'agit sont en particulier les équations de la relativité générale; par chance elles ont des solutions relativement "simples" dans le cas d'un univers homogène et isotrope : ce sont les modèles développés initialement par Friedmann et Lemaître il y a un siècle - on confronte ces modèles aux observations pour déterminer et affiner les paramètres particuliers de cette classe de solutions correspondant à l'univers réel (constante de Hubble, densité de masse-énergie, etc.) - et on vérifie que les hypothèses de départ (mêmes lois physiques, homogénéité et isotropie) sont vérifiées aux plus grandes échelles de temps et d'espace auxquels on a accès Pour le moment, on n'a jamais pu mettre en défaut ces hypothèses. Donc on continue à affiner le modèle ...