jmco

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  1. Nous disposons de deux descriptions du monde (Relativité Générale et Théorie Quantique des Champs) vérifiées jusqu'à présent par toutes les observations et expériences où une seule des 2 est en jeu; quand il faut utiliser les 2 à la fois, cela devient délicat dans la mesure où les concepts qui les sous-tendent ne sont pas compatibles (continu versus discontinu, espace et temps différents ...) Que se passe-t-il à l'"intérieur" de l'horizon des trous noirs ou "avant" le mur de Planck ? Des théories telles que Cordes ou Gravitation quantique à boucles, voulant dépasser RG et TQC, proposent des réponses, mais ces théories n'ayant pas à ce jour été vérifiées par des phénomènes nouveaux par rapport à ceux prédits par les 2 théories en vigueur, il me semble que leurs prédictions sont actuellement hors du champ de la connaissance scientifique. Mais il n'est pas interdit de faire fonctionner l'imagination ... il serait juste bon de préciser quand on sort du cadre de la science, ce qui n'est pas toujours le cas, loin s'en faut Voila en tout cas ma compréhension de la question
  2. Bonjour Pascal, Non, je ne crois pas que ce soit là que j'ai "achopé", car je me rends bien compte qu'au niveau local, dans le système solaire par exemple, l'expansion ne peut que jouer à la marge (si elle joue, ce qui n'est finalement pas évident, vous êtes en train de m'en convaincre !). Donc si perturbation il devait y avoir, c'est bien l'expansion qui perturberait la gravitation newtonnienne et pas l'inverse Mon erreur est plutôt qu'en voulant appliquer l'idée de l'addition des effets gravitationnels, j'ai additionné des torchons et des serviettes : les orbites des planètes et la dilatation de l'espace : selon l'équation d'Einstein lorsqu'on a plusieurs sources gravitationnelles, traduites par leurs tenseurs énergie-impulsion que l'on peut additionner, cela correspond à des tenseurs définissant la métrique que l'on peut également additionner selon leurs sources respectives. Mais les orbites planétaires et l'expansion ne sont pas ces tenseurs métriques, ce n'en sont que des manifestations accessibles à l'observation, que l'on n'a aucune légitimité à additionner, car elles ne décrivent que partiellement des réalités représentés par les tenseurs eux-mêmes Ai-je mieux compris ainsi ?
  3. Merci dg2 d'avoir pris la peine de cette longue démonstration; au moins là j'ai une réponse consistante que je vais pouvoir étudier à tête reposée ! Si je comprends bien à sa première lecture, elle n'élude pas la question de l'addition des effets sur l'espace des sources locales et lointaines (et c'est bien en effet pour moi le point crucial), mais elle montre en quoi la loi de Hubble ne s'applique en pratique pas en des lieux où l'environnement local est d'une densité moyenne sans commune mesure avec celle de l'univers La source de mon erreur est peut-être qu'en voulant additionner les effets sur l'espace de la présence des masses-énergie, de différentes origines ("locales" et très lointaines") j'ai considéré que l'effet des secondes se traduit par l'expansion uniforme de l'espace en tout point. Or cela ne serait en fait vrai que dans des régions de densité égale à la densité moyenne (et donc en pratique que sur des échelles de distance très importantes où la présence des structures est moyennée" En fait l'effet "cosmologique" des sources lointaines ne se traduit pas forcément localement par la loi de Hubble Est-ce que c'est ça ?
  4. L'espace s'accroit avec le temps mais où ? Si on considère un cube d'espace englobant le Système solaire et qu'on réfute l'idée que ce cube s'accroit, alors on sous-entend que c'est l'espace entre les systèmes stellaires qui s'accroit; donc la galaxie s'accroîtrait quand même ... A moins qu'on pense que cela n'a pas non plus de sens à l'échelle de la galaxie, alors ce n'est que l'espace entre les galaxies qui s'accroîtrait ... A moins alors que ce ne que celui situé entre les amas de galaxies ? Et que dire de Lianakea dont le point de convergence est si éloigné que les galaxies proches de ce point s'éloignent de nous à plus de 5000 km/s, ce qui est bien plus important que les mouvements "locaux" des galaxies qui sont de l'ordre de quelques centaines de km/s. Donc l'expansion est bien en train de disperser des structures de la dimension de Lianakea, et il me semble curieux de considérer qu'elle n'est pas aussi à l'œuvre à des échelles plus petites, même si elle n'en n'est pas actuellement à détruire ces structures J'entends que je raconte des choses qui n'ont pas de sens. Je l'admettrais sans problème si on me montrait où mon raisonnement achope. Je répète que selon moi le noeud de l'incompréhension mutuelle se trouve dans la linéarité de fait de l'addition des effets gravitationnels en champs faibles et je vois deux confusions dans les arguments qui me sont opposés : - confusion entre effet réel (résultat de l'addition d'effets d'importances très différentes) ) et effet mesurable (résultat constatable seulement à partir de durées "longues"). L'espace est continu n'est-ce pas ? En tout cas dans le cadre de la RG. Donc je ne voit pas pourquoi on refuse l'idée d'ajouter en théorie des effets très faibles et non mesurables à des effets beaucoup plus grands. Le hic c'est qu'avec des durées suffisament longues ces effets très faibles deviennent mesurables ... - homogénéité : l'expansion de l'espace est décrite dans un cadre s'appuyant sur l'homogénéité de l'univers à grande échelle (principe cosmologique). Cela n'a rien à voir avec le domaine d'application de l'expansion qui a lieu potentiellement partout, y compris dans les endroits inhomogènes de l'univers. Simplement dans ces endroits les effets locaux se superposent à l'expansion (toujours l'addition ...) et sauf pour des structures de la dimension de Lianakea ces effets locaux l'emportent largement, voire immensément largement sur l'expansion; ce qui ne veut pas dire que l'expansion n'existerait pas en ces lieux J'insiste un peu sur le sujet, car pour moi c'est important de bien comprendre cette question; je ne suis spécialiste de rien, contrairement à certains, mais je serais bien embêté de rester "à côté de mes pompes"' sans y rien comprendre si c'est le cas. Mais pour éclairer mieux ma lanterne il me faut quand même un peu plus qu'un rapide revers de manche
  5. La validité de l''addition des solutions est bien au coeur du débat : effectivement les équations de la RG ne sont pas linéaires, sauf qu'en champ faibles elles le deviennent avec une très bonne approximation; et c'est précisément le cas de la composante cosmologique qui traduit un champ extrêmement faible dans les époques qui nous intéressent, et des effets gravitationnels dûs aux composants du système solaire qui se traduisent également par un champ faible sous ce critère. Donc il faut selon moi additionner les deux effets ... Après pour calculer ce qui se passe sur très longue période, le problème devient complexe avec les phénomènes chaotiques; mais les conditions de leur apparition et leur résultat sont peut-être significativement modifiée selon que l'on intègre ou pas la "petite" expansion des distances aux échelles de temps qui les concernent (de quelques dizaines à quelques centaines de millions d'années ?). Je ne sais pas si le modèle de Nice par exemple en tient compte; en tous cas cela suggère selon moi que ce n'est pas là un simple débat d'école
  6. Paléoclimat martien

    Justement je ne comprends pas qu'il y ait une explication différente de la nature de l'expansion selon l'échelle considérée; bien sûr selon les cas les effets seront plus ou moins facilement mesurables En plus je ne comprends pas l'expansion comme un mouvement des objets, mais comme un accroissement de la métrique de l'espace, accroissement qui a lieu potentiellement partout Bien d'accord que c'est un autre sujet que celui des conditions physiques de la Mars primitive, même si on en a parlé ici justement parce qu'on se pose la question de son incidence sur la distance de Mars au Soleil dans le passé
  7. Paléoclimat martien

    Bonjour Biver Ce que je comprends : l'expansion est un phénomène gravitationnel au sens de la RG; or les interactions gravitationnelles de différentes origines (masses-énergie) s'ajoutent de façon linéaire quand elles sont faibles, ce qui est le cas de ce dont on parle ici. Donc l'expansion qui résulte de l'ensemble des masses-énergie de l'Univers est bien partie prenante à l'intérieur du Système solaire, contrairement à ce qu'on lit souvent. Elle est juste tellement faible (10-18 par seconde ... ) qu'on peut en pratique la négliger. Mais sans doute pas si on s'intéresse à des durées d'évolution très longues Eh bien non, car au niveau des objets matériels, je ne pense pas, car les interactions entre les particules qui les composent sont de nature électriques et nucléaires avant tout, et un peu gravitationnelle "classique"; la composante gravitationnelle responsable de l'expansion est, elle, complètement négligeable en regard; de sorte qu'on peut dire qu'elle n'intervient pas dans la géométrie de ces objets (sans parler des effets de seuil propre au monde quantique) Peut être ne sera-ce plus le cas dans un lointain avenir, si l'accélération de l'expansion devient démesurée et aboutit à un "big rip" supplantant les interactions qui régissent la structure des objets... Enfin, c'est comme cela que je comprends le problème à mon (petit) niveau; si dg2 ou une autre fusée passe par là, son avis sera bienvenu !
  8. Paléoclimat martien

    Pas vraiment sur 4 milliards d'années : En prenant H0 = 70km/s par Mparsec, le taux d'expansion est de 2,28 10-18 par seconde Or 4 milliards d'années correspondent à 1,26 10+17 secondes Sur une durée de 4 milliards d'années, les distances sont donc accrues d'un facteur 2,87 10-1 = 28,7% Cela n'a rien de négligeable pour la constante solaire martienne qui varie en fonction du carré de la distance : elle aurait diminué de moitié par ce seul effet ! Sauf erreur dans ces petits calculs et à l'approximation de H0 constante sur cette période
  9. Axions, réactions

    @barnabé "je continue à clamer haut et fort que le principe d'équivalence n'est pas démontré " Pas la peine de le clamer si haut et si fort : par définition un principe en physique n'est pas démontré; sinon ce serait un résultat Un principe est considéré comme valable tant qu'il n'est contredit par aucune expérience ou observation Il en est ainsi du principe d'équivalence Ce n'est pas un dogme au sens religieux du terme; en science il n'est pas question de croire ceci ou de ne pas croire cela; d'ailleurs les physiciens cherchent toujours à cerner les limites des principes fondateurs; d'où la mission spatiale Microscope
  10. [Demande d'avis] Gamme d'oculaires

    Une petite faute de frappe ? Un 32/82° en 1,25 , ça ne peut pas exister Oui, c'est du 2" !
  11. [Demande d'avis] Gamme d'oculaires

    Bonjour, Une remarque pour l'observation publique : le suivi est presque indispensable car il permet de ne pas repointer à chaque instant; encore plus vrai dès que l'on grossit (planètes, amas globulaires, petites nébuleuses planétaires -M57-); et pour les planètes, l'image n'est très bonne qu'au centre du champ quand le primaire est collimaté correctement, donc le suivi est nécessaire pour cette raison aussi Un Dobson est un bon choix en observation publique par rapport à la monture allemande car la position pour observer est toujours confortable, mais alors il faut choisir un Dobson goto, plus pour le suivi que pour le goto (encore que ...) Par ailleurs concernant les oculaires, sur un 200 à F5 avec suivi, donc même problématique que pour un 300/1500 également avec suivi, j'ai longtemps utilisé des oculaires basiques Plössl de 52° : 26mm, 12,3mm 5,1mm et 3,7mm (+ Barlow x2). Et puis j'ai fini par casser la tirelire en m'équipant d'un Ethos 21 mm à 100° de champ : fantastique, cela m'a presque changé de télescope avec les amas ouverts vus dans leur contexte, M81 et 82 ensemble, la partie centrale de M31 avec M32 et M110 dans le même champ, les grandes nébuleuses M42, M8, etc Du coup le 25mm 52° ne me sert plus du tout; le 5,1mm est sans doute un peu loin du 12,3mm et un peu proche du 3,7mm : un 6 ou 7mm serait sans doute plus judicieux Pour me résumer, mon avis est qu'avec suivi, un seul oculaire grand champ est nécessaire; si on a le budget un 21/100° est parfait, sinon on peut s'orienter vers un 32mm/82° en 1"1/4 dont le coût est de l'ordre de 150 €; et pour le reste 3 oculaires de plus courtes focales, à champ "normal"; des Plössl à 52° au coût unitaire de 50 € font à mon l'affaire; compléter par une Barlow est également utile, ne serait-ce que pour collimater soigneusement sur étoile, ce qui est presque indispensable pour avoir de bonnes images en planétaire On remarque que le surcoût du goto-suivi sur le Dobson est en partie amorti par l'économie sur les oculaires courte et moyenne focale qui ne nécessitent pas de grand champ
  12. Erreur Siril

    J'ai Avast sur mon ordi , je ne lui ai désigné aucune exception et je n'ai pas le problème relaté par santacana ...
  13. Un trou noir né trop tôt ?

    Ce fil était au départ sur un sujet sérieux et les échanges itou C'est triste de perdre maintenant son temps à espérer y trouver encore quelque chose de sensé; la "production" des trolls est un cancer des réseaux sociaux
  14. Un trou noir né trop tôt ?

    @barnabé J'ai dit (à propos des théoriciens qui sortent des sentiers battus) : "Le travers serait de ne faire que cela, sans compréhension profonde de ce qui fait consensus, compréhension qui n'exclut pas l'exploration des limites ou des contradictions internes de l'état de l'art à un moment donné" Merci de ne pas travestir les propos d'autrui en les rendant incompréhensibles
  15. Un trou noir né trop tôt ?

    @ Barnabé : pendant longtemps je considérais qu'Aurélien Barrau se complaisait quelque peu dans de très brillantes disgressions au delà du modèle standard; mais à regarder son cours public sur la cosmologie, je n'ai pas du tout constaté ce travers; au contraire j'ai trouvé là de grandes qualités pédagogiques pour rendre compte des fondements de la cosmologie "classique" Après tout l'ambition d'un chercheur d'explorer en dehors et au delà des sentiers battus est bien légitime; c'est même l'essence de l'innovation. Le travers serait de ne faire que cela, sans compréhension profonde de ce qui fait consensus, compréhension qui n'exclut pas l'exploration des limites ou des contradictions internes de l'état de l'art à un moment donné Aurélien Barau présente à mon avis toutes les garanties par rapport à cet écueil; c'est pour cela que j'ai réagi au terme de "supercherie" que je trouve sans fondement le concernant