Arnaud17

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About Arnaud17

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  1. Bonjour Olivier, Je n'ai qu'un début d'expérience dans ce domaine qui, par ailleurs, est passionant. Voici donc ce que je peux te dire: - Il y a des observations relativement faciles a realiser (lorsque la chute de lumiere pendant le transit est superieure a 1%), et des observations plus delicates (quand la baisse de lumiere est faible). Donc, la premiere chose a faire sera de choisir des cibles avec une baisse importante pour se faire la main. Il y a, presque toutes les nuits, des cibles avec des baisses entre 1 et 2+%. - un 200mm est tout a fait suffisant pour faire ces observations. Comme toujours en astro, le diametre de ton instrument dicte la luminosite des objets que tu peux observer. Les transits ne derogent pas a cette regle. En fait, il y a un compromis entre la precision de la mesure de lumiere et la frequence de ces mesures: si tu as un objet faible, tu va etre obliger de poser plus longtemps / moyenner plus d'expositions pour un point de mesure donne de ta courbe, donc tu auras moins de points de mesure pour un transit donne. J'ai fait un petit tableur qui permet d'avoir une idee du temps de pose / nombre d'expositions a moyenner en fonction des caracteristiques du telescope et de la camera. Si ça t'interesse, envoie moi un message et je t'enverrai le fichier avec des explications. Ça donne une bonne idee de ce qui est possible sur une cible donnee. - en ce qui concerne la camera, il faut une camera N&B la moins bruitee possible. Perso, j'utilise une ZWO ASI 16000MM Pro que je refroidi au maximum. Oui, le refroidissement est absolument clef, sinon le bruit risque d'etre sensiblement plus eleve que le signal. En ce qui concerne la taile du capteur, il faut pouvoir avoir des etoiles de reference dans le meme champ que ta cible: donc eviter les capteurs de taille trop petite. Je dirais qu'il faut que tu puisses avoir un champ d'environ 20' pour etre a peu pres sure d'avoir un certain nombre d'etoiles de reference (idealement, il en faut plusieurs). Si tu as un reducteur genre Celestron 0.63x sur ton telescope, tu auras sans doute pas mal de choix de capteurs possibles. - en ce qui concerne la taille des pixels, ce qui est plus important sans doute c'est le "full well", c'est a dire la capacite des pixels a encaisser des photons sans saturer. Plus le full well est important, mieux c'est. Ma ZWO a un full well de 20 000 electrons, ce qui est plutot en bas de la gamme, mais ça marche quand meme. - pour la numerisation en 12 ou 16 bits, ça ne change pas grand chose: 12 bits te donnes 4000 pas de codage, donc le bruit de numerisation est de l'ordre de 1/4000, soit bien moins que 1%: ce n'est pas ce bruit qui est predominant. En fait, le bruit predominant avec une camera moderne refroidie, c'est souvent une combinaison du "bruit de photon" (dû au fait que la cible est faible) et du bruit de scintillation atmospherique qui peut etre combattu en alongeant le temps de pose ou en moyennat plusieurs poses plus courtes. - filtre: si ta cible est assez lumineuse, tu peux utiliser un filtre. L'avantage d'avoir une image filtree est que cela te permet, si ta courbe de lumiere a suffisamment de points de mesure, d'estimer l'angle de l'orbite de l'exoplanete en fonction de la forme de la courbe en entree et sortie de transit. En effet, la forme detaillee de la courbe depend de 3 parametres essentiellement: la taille de la planete, l'angle vue de son orbite depuis la Terre et la fonction d'assombrissement du limbe de l'etoile. Si tu utilises un filtre et que tu connais le type spectral de l'etoile, il est alors possible d'estimer l'assombrissement du limbe stellaire. Comme tu peux determiner la taile de la planete avec la profondeur du transit, il n ereste plus que l'angle de vue comme variable qui peut alors etre determine. Les filtres Johnson sont chers je crois. Je pense que pour une observation en amateur, des filtres RGB standard doivent amplement faire l'affaire. - suivi: il faut que tu puisses faire un assez bon suivi de ta cible, mais pas besoin d'etre au pixel pres pour des cibles a environ 1% de profondeur de transit. En resume, dans ton cas et avec ton budget (suffisant), je m'orienterai vers une bonne camera CMOS bien refroidie (ZWO, QHY, Atik...) avec un capteur d'au moins 10mm de cote pour avoir du champ, et des pixels entre 3 et 5+ microns pour avoir un minimum de full well. En plus, ça te fera une excelente camera pour de l'imagerie ciel profond ou planetaire. J'espere que ces infos te seront utiles. Arnaud
  2. Merci a tous pour vos commentairs sympas. @Claude, non c'est un C14 classique @Thierry: oui, tous les gouts sont dans la nature ! Comme je disais, le grain / contraste etait voulu et en "honneur" a un photographe que j'aime beaucoup, Jeanloup Sieff. Merci encore et bonne fin de soiree a tous, Arnaud
  3. Ma trilogie planétaire 10/6/2020

    Salut Alain, Bravo bravo pour ces images matinales. J'aime particulierement Saturne et Mars, toutes en douceur et details.... C'est tres chouette, surtout vu la hauteur sur l'horizon des animaux. pour les trames sur Jupiter, je vois qu'elles suivent la rotation et restent callees sur les memes details en longitude. Donc, a mon sens, peu de chance que cela provienne d'un phenomene physique terrestre. De meme, je serais surpris que cela se passe sur Jupiter meme (ou alors, c'est THE observation du siecle 😉). Je penche donc plutot pour un artefact bizarre au traitement : tu as utilisé des parametres paticuliers pour ce traitement? De toute maniere, un tres beau post! Arnaud
  4. Copernic en couleur

    Bonsoir Stephane, Tres interssante et originale cette photo. Effectivement, on voit la geologie locale, et c'est parfaitement synchrone avec les observations de Clementine. Je ne connais pas PlanetarySystemStacker, c'est du type AutoStakkert? Joli travail, dand tous les sens du terme, et vraiment interessant. Arnaud
  5. Les mots me manquent pour te dire mon admiration!!!! C'est du grand art, et moi aussi ça me ramène aux années 70 : j'observais avec une lunette 79/910 et un copain avait un Perl 115/900... et je bavais sur ce telescope que j'adorais. Bravo bravo bravo pour ces images, pour ce montage et pour avoir tenté le coup du ciel profond avec ce materiel... superbe.
  6. M63 au C14

    Bonsoir Alain, Oui, visiblement, c'est ce que m'a fait remarque un ami du club . J'ai utilise un melange de PixInsight et Iris, et je pense qu'il y a une inversion de mode d'affichage entre les deux softs, du genre un commence par lire en bas a gauche et l'autre en haut a gauche. En tout cas, tu as l'oeil !!! Arnaud
  7. Bonsoir, bonsoir, Un autre post rapide avec 2 régions de la Lune prises au foyer du C14, ASI 1600MM. J'ai sciemment adopté un traitement un peu "abrasif" parce que j'ai toujours aimé les photos argentiques très contrastées qui laissent bien voir le grain et aussi parce que je trouve que ça rend bien cette ambiance de "splendide désolation" dont parlait Aldrin... et puis j'aime aussi ces regions lunaires "entre deux", avec des bouts de mare et des collines sans saturation de crateres A+ Arnaud
  8. M63 au C14

    Bonsoir à toutes et à tous, Un petit post rapide pour vous proposer une image de M63, en N&B, prise au C14 opérant à f/7. Poses courtes de 30s sur une ASI 1600MM pour un total d'environ 2h de pose. Comme vous pourrez vous en rendre compte, j'ai encore des problemes de flat que je ne maitrise pas bien :o/ A+ Arnaud
  9. Ngc 5905 & 5908 du Dragon au C11HD

    Super image Christian: belle sélection des cible, très belle acquisition et très beau traitement: un sans faute !!! Le dragon est effcetivement une constellation qui mérite une visite en détail, il y a plein d'objets sympa et c'est pratiquement au zenith en ce moment. Arnaud
  10. Spectroscope Dados de Baader

    Bonjour Olivier, Réponse tardive à ton message. Merci pour cette info, oui je vais regarder cette option qui pourrait être à la fois performante et intéressante dans l'approche de la construction perso. Affaire à suivre donc. Arnaud
  11. ...chaque galaxie par rapport au centre de gravité de l'amas. Effectivement, ces vitesses peuvent être positives ou négatives, et on vérifie d'ailleurs que leur moyenne est nulle. Dans cette étude, ce qui compte, c'est la moyenne des modules des vitesses radiales. En effet, une galaxie va se mouvoir à l'intérieur de l'amas d'autant plus rapidement que la masse de l'amas va être importante. Que la galaxie s'approche ou s'éloigne de nous n'est pas important: c'est surtout dû à sa position le long de sa trajectoire dans l'amas. Pour répondre aux questions / demandes de Jean-Christophe, voici des infos complémentaires ainsi que quelques graphiques illustrant les calculs et mesures intermédiaires: Tout d'abord, les mesures de vitesses radiales faites sur les 20 galaxies, avec comparaison des mesures de la littérature. On voit que l'accord est grosso-modo là, bien qu'il y ait aussi des exceptions avec des écarts importants (M85, M89, M99, NGC4216, NGC4438). Si l'on regarde les moyennes et médiane en revanche, l'atténuation du bruit de mesure se note avec des écarts de +6,3% pour les moyennes et -0,2% pour les médianes: Probablement la partie la plus délicate du projet est l'estimation de la masse stellaire, ce qui peut paraître surprenant car il s'agit de mesurer la partie visible de l'iceberg ! La difficulté est triple : a) difficulté de capter « toute » la lumière venant d'une galaxie mesurée en photométrie, b) difficulté de capter la lumière du fond diffus d'étoiles intra-amas, c.a.d. des étoiles faisant partie de galaxies à faible luminosité surfacique, ou carrément des étoiles hors galaxies présentes en quantité importante dans l'amas de la Vierge (on a fait l'impasse sur cette composante) et c) dépendance d'un modèle de population stellaire. En ce qui concerne le modèle de population stellaire, il s'agit d'um modèle standard de la séquence principale initale, c.a.d. d'âge 0. Il se caractérise par une décroissance exponentielle du nombre d'étoiles de masse élevée. Si l'on factorise le nombre de chaque type d'étoile, leur masse et leur luminosité individuelle, on peut tirer la contribution à la masse et la luminosité totale provenant de chaque type. Ce sont les courbes ci-dessous. Elles mettent en évidence le fait que la lumière vient des grosses étoiles, mais la masse est dans les petites: Ces données permettent alors de calculer une correspondance entre l'indice de couleur d'une population d'étoiles, la magnitude absolue moyenne des étoiles ainsi que leur masse. La courbe indice de couleur vs. magnitude absolue est donnée ci-dessous: Le graphe ci-dessous décrit l'échantillon de 112 galaxies dont la masse stellaire a été estimée. Le graphe présente la masse (en unité log de masse solaires) vs. l'indice de couleur de la galaxie. On note une tendance avec des petites galaxies plutôt beues et des grosses plutôt rouges: Au passage, la courbe de calibration de l'APN en agrandi: Enfin, pour finir, le graphique montrant les vitesses radiales mesurées en fonction de la position géométrique des 20 galaxies sur le fond du ciel. C'est ce graphique qui permet de tirer la conclusion de l'absence de mouvement de rotation d'ensemble de l'amas sur lui même. La direction du centre de gravité de la masse visible est indiquée en noir.
  12. Bonjour à tous, Merci pour vos messages d'encouragements que nous apprécions vraiment, c'est très sympa. Voici, pour répondre à Michel quelques informations. Nos observations donnent une vitesse radiale pour chaque galaxie. En faisant la moyenne (ou une moyenne pondérée), on obtient une estimation de la vitesse du centre de gravité de l'amas, c.a.d. de la vitesse de l'amas. Elle est d'environ 1000km/s. Si on retire cette valeur de la valeur de chaque vitesse radiale individuelle, on obtient la vitesse de chaque galaxie par rapport au centre de gravité de l'amas, mesurée le long de la direction d'observation: une sorte de vitesse radiale de cha
  13. Spectroscope Dados de Baader

    Bonjour Chris, Oui, j'ai aussi lu le manuel en PDF et c'est ce qui me donne envie de regarder ce spectro de plus près, car il me semble assez polyvalent pour un prix contenu. En ce qui concerne le prix et l'option de fabriquer soi même, si on veut faire quelque chose d'un peu solide, je ne suis pas sur que l'avantage aille vraiment à une solution faite maison. Je m'etais amusé à faire une estimation à la louche du prix des composants optiques chez Thorlab, et franchement, la différence était de l'ordre de 30-40% (de mémoire) avec le Dados... et ce sans la partie mécanique. En ce qui concerne la "puissance", j'imagine que tu parles de la résolution. Je ne pense pas que plus est nécessairement mieux car quand R augmente, la luminosité diminue et donc la liste des objets que tu peux observer diminue. D'où l'intérêt d'avoir une solution capable de couvrir une plage de R allant de la basse résolution (500 approx, type Alpy) à quelques milliers (type Lhires, pas dans la version à résolution maximum). J'en profite pour te dire que je suis très impressioné par tes observations en spectro-hélioscopie de la chromosphère... vraiment très intéressant et pas habituel, ce qui est un plus !!!! Bonnes observations, Arnaud
  14. Bonjour Jean-Christophe, et merci pour ton message et les mots d'encouragement! Voici quelques elements de reponse a tes questions: Position de la fente du spectro: oui, c'est effectivement ce que nous avons fait. De toute façon, il y a trop peu de flux des qu'on s'eloigne un peu du centre des galaxies, en general Pour les vitesses, on calcul bien la moyenne de toutes les vitesses radiales (ainsi que la mediane) et on l'assimile directement a la vitesse de groupe de l'amas. Il n'est pas possible de savoir le pourcentage de la masse totale de l'amas que ces 20 galaxies representent car on ne connait pas le detail de la masse sombre par galaxie. En revanche, on peut faire cette estimation pour la masse visible: a elles seules; ces 20 galaxies representent environ 60% de l'amas, selon nos estimations. De ce fait, leur mouvement moyen est sans doute relativement proche du mouvement du centre de masse de l'amas. Pour les vitesses intra-amas, effectivement encore, on soustrait la vitesse moyenne a la vitesse de chaque galaxie. La moyenne des valeurs intra-amas est alors, logiquement, proche de zero. Voici les vitesses radiales mesurees vs. celles que l'on trouve courament dans la littérature. En abscisse, le numero de l'observation, et en ordonnee les vitesses radiales: On voit qu'on a du bruit de mesure qui, je pense, viens d'une combinaison de difficulte a identifier les raies dans des spectres assez bruites et de petites imprecisions dans l'etalonnage en longueur d'onde des spectres. On n'a pas fait la ponderation des vitesses par les masses pour le calcul de la vitesse du centre de gravite de l'amas, mais ça serait facile a faire: j'y jeterai un œil ;o). Pour la dispersion des vitesses intra-amas, il suffit de decaller le graphique de 1000km/s vers le bas pour avoir la moyenne a zero. On voit alors que les vitesses intra sont comprises, en gros, entre -1500 et +1500 km/s. Nos mesures de vitesse pour l'amas sont de 1053km/s pour la moyenne et de 989 km/s pour la mediane (on prend en fait la moyenne de ces deux estimations pour la suite des calculs). Si on prend la meme valeur de H0 que nous avons utilisee et que nous l'appliquons a une distance de 16.67Mpc, alors la vitesse de recession est de 1130 km/s. Non, nous n'avons pas confronte l'indice de couleur APN avec celui que l'on pourrait deriver du spectre des 20 galaxies: on pourrait le faire mais il faudrait sans doute retravailler notre reponse instrumentale de spectro qui n'a pas été notre priorite dans ce projet. On s'est rendu compte qu'une fois bien etalonne, un APN permet de trouver des indices de couleur proche de ceux de Gaia: cette calibration a été faite sur une vingtaine d'etoiles pour chaque champ: les résultats sont bien cohérents d'un champ a l'autre d'ailleurs. En ce qui concerne les etoiles du premier plan, elles sont en fait relativement peu nombreuses dans la direction de la Vierge. Nous avons teste, dans quelques cas, le retrait "cosmetique" d'etoiles genantes avec Iris et Photoshop: ça permet, quand cela est necessaire, d'enlever le gros de la contribution de l'etoile. Je vais regarder ce que je peux produire comme graphes detaillant un peu les calculs et je ferai un complement de post. Ouip, les images sont effectivement un peu petites... je vais aussi en remettre des versions plus grandes Article pour astrosurf: je ne sais pas comment ça se fait, mais pourquoi pas j'ai effectivement pense a l'extension de ce travail sur d'autres amas. Comme tu le notes bien, c'est la lumiere pour la spectro qui est l'etape limitante. Il faudrait voir, ça serait surement interessant. Je pense aussi a une autre manip sur l'amas de la Vierge qui serait d'etablir le "diagramme HR" des galaxies (il a un nom, mais je ne m'en souviens plus: en abscisse, on a le log de la masse stellaire et en ordonnee l'indice de couleur): il permet de mettre en evidence deux populations distinctes separees par la "vallee verte". Notre etude nous donne deja des billes, mais il faudrait pouvoir aller plus profond en photometrie, ce qui n'est pas bien complique, et affiner le modele d'estimation de la masse qui est plus que perfectible). Merci encore Jean-Christophe pour ton message tres sympa et interessant. A bientôt, Arnaud
  15. Bonjour à toutes et tous, J'aimerais savoir si quelqu'un sur le forum a une expérience avec le spectroscope Dados de Baader. Il me parait pas mal pour la basse / moyenne résolution et à un prix intermédiaire entre l'Alpy et le Lhires. Merci et bonnes observations, Arnaud