Arnaud17

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  1. Les nouvelles céphéides d'Andromède

    Salut Matt, Pffff, splendide travail !!!! Je suis impressionné par la qualité de tes courbes et la faiblesse des erreurs de mesures, même au delà de mag. 20.... chapeau bas ! Très beau résultat sur la distance de M31. C'est superbe tout ça: un vrai petit Gaia a toi tout seul . Ici (La Rochelle), on est sous la crasse depuis un bon mois et on ne voit rien se profiler de plus sympa, donc je pense que ça va etre cuit pour cette année. Je me mets cette manip dans la liste pour 2020! A+ et encore bravo Arnaud
  2. Chers tous, Désolé d'avoir tardé à revenir vers vous. Merci à chacun d'entre vous pour vos réponses toutes intéressantes et instructives. Lorsque j'ai fait mes tests avec le C14, je n'avais pas d'autoguidage en place. Le problème d'oscillation apparaissait même en visuel. La thèse d'un mauvais réglage de l'asservissement est en effet tout à fait possible, je pense. Lorsque j'ai fait le test positif avec le C11, là encore j'étais sans autoguidage, et ça marchait pas mal: 250s de poses avec 2,3m de focale sans autoguidage, et avec des étoiles bien rondes. Dans mon cas, il me semble probable que j'ai cumulé un problème de soft (expliquant l'oscillation de suivi. J'ai fait une mise à jour du firmware en juin, de mémoire) et un problème de hard (expliquant le manque de rigidité de la monture). En tout cas, je suis content de voir que la CEM120 fonctionne correctement pour certains d'entre vous car c'est toujours dommage de voir un investissement astro ne pas donner ce qu'on attend de lui. Encore un grand merci pour vos retours et bonnes observations. Arnaud
  3. Bonjour Tom, Oui, ma question n'est pas très claire! J'ai l'impression qu'entre 2h35 et 3h15 le niveau des mesures est plus haut qu'à 2h (transit le plus profond), mais en même temps plus bas qu'après la sortie, soit après 3h environ. Bien sûr, ce n'est qu'une impression. Ça serait intéressant de faire des moyennes de quelques points de mesure (disons entre 2 et 4) pour diminuer l'erreur et vori si cette impression se confirme ou pas. A+ Arnaud
  4. Bonjour à toutes et à tous, J'écris ce post pour vous donner mon retour d'expérience avec la monture iOptron CEM120. C'est une monture annoncée pour pouvoir emporter environ 50kg d'instrument (hors contre-poids). Elle est basée sur une variation du design standard de la monture équatoriale allemande qui permet d'avoir un soutien double de l'axe d'ascension droite. Elle offre aussi une compacité qui me paraissait intéressante. En outre, plusieurs versions sont disponibles avec ou sans encodeurs absolus sur les 2 axes. Étant à la recherche d'une monture pour un tube C14 (environ 25kg sans les accesssoires + 5kg de train optique et chercheur), et après consultation de forums d'utilisateurs, j'ai décidé d'acheter cette monture dans la version avec encodeurs sur les 2 axes. Dans cette configuration, le coût est d'environ 7 000 € en incluant un pied colonne et 30kg de contre-poids. J'ai reçu la monture en avril. A première vue, il s'agit d'une belle bête, compacte et avec un bon système de gestion des cables. Je l'ai donc installée sur le pied colonne et ai attendu patiemment la première nuit claire.... Premier essai, première déconvenue : impossible de faire un alignement sur étoile, même en essayant les 2 méthodes proposés. Après consultation du service technique du distributeur, j'ai procédé à la mise à jour du firmware de la raquette et de la monture : il semblait en effet que les versions de ces 2 softs n'étaient d'entrée de jeu pas compatibles l'une avec l'autre ! La mise à jour est relativement simple mais nécessite l'achat de cables spécifiques. Deuxième essai, deuxième déconvenue : la mise à jour des firmware a permis de résoudre le problème d'alignement. J'ai donc décidé de regarder la qualité du suivi dont j'attendais de bon résultats au vu de la présence de l'encodeur en RA sensé éliminer l'erreur périodique. Première catastrophe !!!! La monture montre une oscillation permanente d'environ 5 secondes d'arc avec une fréquence de 2 à 3 Hz : autant dire qu'aucune observation n'est faisable dans ces conditions, même en visuel. J'ai testé des changements d'équilibrage de l'ensemble pour essayer de sortir d'une éventuelle résonance malencontreuse, rien n'y a fait. En accord avec le distributeur, nous avons donc décidé de renvoyer la monture chez iOptron et demander un échange standard. Pendant la préparation de ce retour, j'ai remplacé le tube du C14 par un tube de C11. J'ai pu constater que la monture se comportait normalement, sans oscillation et avec une qualité de suivi qui m'a permis de réaliser des poses de 250 secondes sans guidage avec une focale de 2,3m. On était bien dans les performances attendues ce qui m'a redonné un peu de confiance dans la CEM120. Je restait quand même perplexe quant à la raison de l'oscillation avec le C14. Le remplacement de la monture par iOptron a tardé 2 bons mois et une nouvelle monture est enfin arrivée en été. Entre temps, j'avais décidé de changer la queue d'aronde d'origine du C14 pour un modèle qui semble être plus rigide, juste pour enlever une source possible de faiblesse de l'ensemble. La seconde monture n'a pas eu de problème de firmware... dès la première nuit, j'ai pu commencer mes tests.... Catastrophe encore : le même problème d'oscillation est apparu immédiatement. Après d'autres tests, je me suis rendu compte que le problème vient sans doute de la conception même de la monture : un petite claque sur le tube provoque un mouvement du tube visible à l'oeil nu... je vous laisse imaginer ce que ça peut donner au travers d'un occulaire monté sur un tube de 4 m de focale !!! Il faut bien compter 4 ou 5 secondes pour que le mouvement d'une amplitude d'au moins 1 minute d'arc s'amortisse ! On jurerait que le C14 est monté sur une monture de lunette de grand magasin. Bref, ça plus l'oscillation de suivi font que la monture est complètement impropre à l'usage avec ce tube optique. A ce stade, inutile de vous dire que j'en avais plus qu'assez de la CEM120 et j'ai entrepris de la retourner définitivement. Je dois dire que le distributeur (astroshop) a été nickel : ils ont fait tout ce qu'on pouvait espérer d'un bon distributeur responsable dans un cas pareil. Exit donc la 2ème monture. J'ai cassé une seconde tirelire et je suis maintenant en attente d'une 10microns GM2000HPS... et je croise les doigts pour que cette fois soit la bonne. Si vous avez eu une expérience similaire ou différente de la mienne avec la CEM120, j'aimerais avoir votre témoignage. Bon ciel à toutes et à tous. Arnaud
  5. Présentation et suggestions

    Bonjour TM, Je vois ton post d'il y a un peu plus d'un an. Tu es toujours sur ce projet de traitement d'image? De mon coté, j'avais fait des recherches sur la piste de la deconvolution par mesure du front d'onde. J'étais allé assez loin, mais pas jusqu'à une solution qui marchait. J'ai des vidéos planétaires mais aussi des images brutes ciel profond. Dis moi si tu continue de travailler sur ce projet. A+ Arnaud
  6. Bonjour Esoub83, Je commence aussi depuis quelques mois avec un SA100. Franchement, je m'amuse beaucoup avec et je trouve que la simplicité d'utilisation est un gros plus. J'ai fait des essais avec une caméra CMOS N&B et une autre couleur. Franchement, vue la résolution faible du SA100, je ne changerai pas de caméra juste pour lui. A mon sens, la SA100 permet d'avoir facilement la forme générale du spectre (donc la température, bien souvent ) et d'identifier les raies principales d'un objet ponctuel. Pour ça, pas besoin d'un montage hyper performant. J'imagine que le jour ou tu voudras passer à la vitesse supérieure avec un Alpy ou autre, alors ça vaudra le coup de repenser le coté caméra aussi. Amuse toi bien d'ici là ! Arnaud
  7. Bonjour Tom, Belle observation, et un coup de maitre pour un coup d'essai. Je trouve intéressant l'aspect apparemment asymétrique de la courbe: on dirait qu'il y a un plateau entre le minimum et le 3eme/4eme contact. Je suis allé voir sur le site de l'ETD et à ma surprise, il y a peu de courbes dispos pour cette planète, et aucune avec ce plateau. Sais tu si les conditions d'observation ont changé lors de cette partie du transit? Arnaud
  8. Bonjour Jean-Christophe, Merci pour ces infos. Effectivement, le transit n'est pas exactement équatorial. J'ai aussi trouvé ce document explicatif très bien fait : http://web.gps.caltech.edu/classes/ge133/reading/transits_review_Winn.pdf La corde est estimée en analysant la pente de la courbe de lumière autour des contacts: plus elle est abrupte, plus on est proche d'un transit équatorial, pour un obscurcissement du limbe de l'étoile donné. J'ai un petit doute quant à la résolution temporelle de mes mesures pour cette estimation. Je vais quand même aller sur le site de l'ETD. Merci encore 😊 Arnaud
  9. ok, merci Jean-Christophe pour cette info. Je vais essayer de faire ça et rentrerai le résultat dans mon tableur. Je serais quand même curieux de savoir comment le site d'ETD peut estimer cette latitude. Arnaud
  10. Merci Matt pour ces infos. J'ai fait un petit calcul qui montre qu'avec ma config du C14 avec un réducteur donnant f/7, il faut que je pose 2x plus que toi, donc c'est envisageable.: 20-25 poses de 4min. J'avais vu qu'en une heure je peux atteindre la mag. 20 environ mais avec un SNR certainement insuffisant pour cette manip. Donc poser environ 2 heures parait cohérent pour de la magnitude 17-19. Merci aussi pour le conseil de décomposition. J'ai jeté un petit œil sur le lien que tu as envoyé, et ça à l'air quand même plus étudié que ce que je pensais faire, donc je vais essayer ma méthode et la comparer avec ce que donne Courbrot, ça sera instructif. A bientôt et bonnes observations. Arnaud
  11. bonjour Jean-Christophe, merci pour ton message. Tu as absolument raison sur le fait que je fais l'hypothèse que la planète effectue un transit équatorial, comme je l'indique dans le post. J'ai fait cette hypothèse car je n'ai pas de moyen (que je sache...) de connaître la latitude du transit. Je suis retourné sur le site d'ETD, mais je ne trouve pas cette info. Une autre approche serait de supposer un transit à latitude moyenne (45 degré ), ce qui diminuerait la vitesse orbitale de la planète d'un facteur racine(2), et donc éloignerait la planète de l'étoile. A défaut d'info supplémentaire, je ne sais pas comment je pourrais trancher. Si tu sais comment lever ce doute, toi ou quelqu'un d'autre sur le forum, je suis tout à fait preneur. Je ne suis même pas sûr que la connaissance des mouvements radiaux soit suffisiante... Bonne fin de weekend et merci encore pour ton message. Arnaud
  12. Aaaahhh, super que tu aies répondu Matthieu car j'avais un peu peur que tu ne suives plus le post comme il a déjà un an. Merci pour l'info concernant l'analyse. J'aimerais faire cette manip, si faisable, avec mon C14. Si tu l'as fait avec un 400mm, je dois être à 25% de surface collectrice en moins, donc en rallongeant un peu les poses.... Peut-être ! Te souviens tu des détails de tes prises de vues (camera, f/d, temps de pose, nombre de poses par mesure,etc.) pour que je puisse me faire une idée au sujet de la faisabilité avec mon diamètre. Effectivement, tes images paraissent superbes de netteté et de suivi. J'attends une nouvelle monture pour le C14 en espérant qu'elle permettra un suivi et une stabilité de qualité. En ce qui concerne l'analyse, j'aime bien faire les trucs moi-même au tableur parce que c'est facile à programmer et malgré plein de limitations, on peut se faire une bonne idée des choses... une transformée de Fourier 1D étant facile à implémentée, je penche pour cette approche. J'attends avec impatience la suite de tes mesures sur M31. Concernant le premier jeu de mesures, je trouve qu'elles donnent des résultats très homogènes, à part peut être 2 mesures qui sortent un peu du paquet. Je me demande si ça ne serait pas mieux de les ignorer ou de faire la médiane des mesures plutôt que la moyenne, mais bon, c'est du détail. Au plaisir de lire la suite de cette passionnante saga! Arnaud
  13. Bonjour Matthieu, Réponse très tardive à ton post que j'ai découvert ces derniers jours seulement. Splendide travail, chapeau vraiment, je suis très impressionné. Je pense que je vais essayer la manip parce qu'elle est trop belle. Une petite question: pour l'estimation des périodes /courbes repliées, tu as fais une décomposition de Fourier ou as tu utilisé une autre méthode ? Encore toutes mes félicitations, vraiment impressionnant! Arnaud
  14. Merci Jacques et Olivier pour vos messages. Concernant le point soulevé par Olivier, je n'ai pas détaillé toute la manip spectro, mais il est vrai qu'elle n'est pas faite dans toutes les regles de l'art. J'ai corrigé le spectre de la réponse instrumentale que j'ai obtenu en observant un certain nombre d'étoiles de spectres variés. J'ai ensuite pris la médiane de la réponse de ces différentes observations. Je l'ai aussi comparé avec la courbe de sensibilité du détecteur qui doit, à mon sens, sans doute être l'élément déterminant de la réponse du système: je trouve une courbe proche, mais pas identique, comme on peut s'y attendre. En revanche, c'est vrai que je n'ai pas corrigé de la masse d'air. Pour la prochaine manip, je vais faire les choses un peu plus précisement comme suggéré par Olivier. Encore merci à vous deux. Arnaud
  15. Bonjour à tous, D'abord, désolé pour la longueur du post.... ;o) . En septembre, j'ai observé le transit de l'exoplanète HAT-P-19b devant son étoile. C'était la 3ème tentative que je faisais sur ce type d'observation, les 2 premières s'étant soldées par des échecs à cause de problèmes de saturation. Pour cette observation, j'ai utilisé le C8 de ma jeunesse (tube de 1976...) monté sur une Losmandy G11, un filtre CLS pour diminuer l'impact de l'éclairage publique, un réducteur 0,63x Celestron et une caméra ASI 1600 MM Pro refroidie au max. L'étoile étant de magnitude 12.5, j'ai fait des poses de 90s pendant environ 5h ¼, soit un total de 207 images. Coté traitement des images, j'utilise AstroImageJ qui est un freeware à la fois très performant (avec des fonctionalités dédiées à l'observation des exoplanètes) et très bien documenté. Après traitement de base et prise en compte du biais de l'Airmass, j'ai obtenu un signal assez bruité, je pense dû au fait que je n'ai pas mis le gain de la caméra au mini pendant les prises de vue. Pour améliorer la qualité, j'utilise la fonction de moyenne d'AstroImageJ. J'obtiens une courbe bien propre en moyennant 16 images. C'est beaucoup et ça fait perdre en résolution temporelle, mais ça permet de bien évaluer la baisse de luminosité. Ci-dessous la courbe obtenue : on voit HAT-P-19 au dessus et 3 courbes d'étoiles de référence en dessous. Ces courbes de référence permettent de vérifier la qualité du traitement et du biais de l'airmass. L'axe des X est gradué en centièmes de jour, ce qui permet d'évaluer la durée du transit, à savoir 2,4h dans le cas présent. J'ai estimé la profondeur du transit à 2.8%. J'en ai profité pour estimer la magnitude apparente de l'étoile que j'ai trouvé à 12,49 [pour 12,56 en bande G dans la littérature]. Partant de cette observation, j'ai décidé d'essayer d'aller plus loin dans la caractérisation du système HAT-P-19. Pour cela, j'ai réalisé un spectre de basse résolution avec un Star Analyser 100 (SA100), toujours avec le C8, le réducteur et la caméra ZWO (mais sans le filtre CLS, bien entendu ;o) ). J'ai crée un petit tableur qui me permet de a) apprendre à bien comprendre le fonctionnement du SA100 et b) estimer la température des étoiles que j'observe. J'ai donc passé dans ce tableur les données de HAT-P-19. Le tableur me permet d'estimer la température du corps noir dont le spectre s'approche le plus du spectre de mon étoile. Dans le cas de HAT-P-19, je trouve une température de corps noir de 4900 K. La figure ci-dessous est extraite du tableur: A ce stade, j'ai donc les éléments suivants : profondeur et durée du transit, magnitude apparente et température de l'étoile. Avec la température, je peux regarder où se place HAT-P-19 dans le diagramme HR. Pour celà, j'ai pris le dernier diagramme publié par Gaia et j'ai estimé la magnitude absolue d'une étoile de la séquence principale de 4900 K [pour 4990 K dans la littérature]. Voici ce que ça donne : J'en déduis que si HAT-P-19 est sur la séquence principale, alors sa magnitude absolue est voisine de 6 (on verra plus tard les cas géante et naine blanche). Toujours dans l'hypothèse d'une étoile de la séquence principale, HAT-P-19 est donc une étoile dont la luminosité est environ 30% de celle du Soleil. Connaissant sa magnitude visuelle, on peut en déduire une distance de 647 années lumières [pour 701 AL dans la littérature]. J'utilise alors la relation masse-luminosité sur la séquence principale (en gros Log(L/Lsoleil) = 3,5*Log(M/Msoleil) ) ce qui permet d'estimer la masse de HAT-P-19 à 77% de la masse du Soleil. A ce stade, on connait donc : la profondeur et la durée du transit, la luminosité et la masse de l'étoile et la distance du système. Connaissant la luminosité et la température de l'étoile, on peut calculer son diamètre grâce à la loi de Stefan-Boltzmann . Je trouve que HAT-P-19 a un diamètre égal à 81% du diamètre solaire [pour 82% dans la littérature]. Si on suppose connu le diamètre de notre étoile, on en déduit que HAT-P-19 a un diamètre de 1,13 millions km. Lors du transit, la planète passe devant l'étoile et parcours une distance de l'ordre du diamètre de l'étoile (on suppose que le transit se fait le long de l'équateur de l'étoile... ce qui est une assez grosse supposition, bien sûr!). Sachant que la durée du transit et le diamètre de l'étoile sont maintenant estimés, on en déduit une vitesse orbitale de 130 km/s pour la planète. Si on suppose que l'orbite de la planète est circulaire, alors connaissant la vitesse orbitale de la planète et la masse de l'étoile, on en déduit le rayon de l'orbite (on dit simplement que la force centrifuge s'exerçant sur la planète, V2/R, est égale en module à l'attraction gravitationelle dûe à l'étoile, GM/R2 ). Ceci donne une valeur du rayon de 0,040 UA [pour 0,046 UA dans la littérature]. La profondeur du transit nous renseigne sur la taille de la planète. En effet, cette profondeur dépend seulement du rapport de surface de l'étoile et de la planète. Une valeur de 2,8% comme mesurée vient donc d'une planète ayant un diamètre d'environ 17% du diamètre de l'étoile. Comme nous connaissons le diamètre de HAT-P-19, on en déduit un diamètre d'environ 189 000 km pour la planète [pour 159 000 km dans la littérature], soit 1,3x Jupiter. La connaissance de la température et de la taille de l'étoile ainsi que de la distance étoile-planète nous permet d'estimer la température d'équilibre de la planète, en l'absence d'atmosphère. Pour ceci, on applique la loi de Stefan-Boltzmann du corps noir une première fois sur l'étoile, ce qui donne une énergie totale émise par l'étoile. On évalue cette quantité d'énergie par m2 au niveau de l'orbite de la planète ce qui permet de connaître l'energie « solaire » reçue par HAT-P-19b connaissant sa taille. Si on suppose que la planète est en équilibre thermique, elle doit rayonner la même énergie que celle reçue, donc en appliquant une deuxième fois Stefan-Boltzmann, mais sur la planète cette fois-ci, on trouve une température d'équilibre de 794ºC [pour 737ºC dans la littérature]. J'ai regroupé tout ces petits calculs dans un tableur dont voici la capture d'écran pour le système HAT-P-19b. En jaune, les mesures faites. En bleu les résultats de mon tableur. En vert les valeurs trouvées dans la littérature. Si on fait l'hypothèse que HAT-P-19 n'est pas sur la séquence principale, mais est sur la branche des sous-géantes/géantes, on trouve que la planète doit orbiter à l'intérieur de l'étoile... donc pas possible. En revanche, si on suppose que l'étoile est sur la branche des naines blanches, alors il existe une solution possible au système : l'étoile aurait alors la taille de la Terre environ (… c'est une naine blanche), et la planète aurait la taille de la Lune... Peut-être une solution possible, mais moins probable. On en déduit dans cette configuration que la magnitude absolue de l'étoile serait d'environ 15, et donc la distance serait d'environ 10 AL, ce qui donnerait une parallaxe d'à peu près 0,3'', ce qui est en désaccord avec la mesure de Gaia qui donne 4,9 mas, soit environ 100 fois moins. HAT-P-19 est donc bien une étoile de la séquence principale. En conclusion, on a donc caractérisé le système HAT-P-19b comme étant une planète du type Jupiter Chaud orbitant une étoile de la séquence principale à environ 650 années-lumière de la Terre. Voilà le projet... Il y a plein d'hypothèses simplificatrices, bien sûr, et peut-être que j'ai eu de la chance avec la géométrie du système, mais au final, on arrive quand même, avec des moyens amateurs, à s'amuser et à aller au delà de la photo esthétique. Je vais refaire la manip sur d'autres système !!! Si certains d'entre vous sont intéressés, n'hésitez pas à me contacter. Bonnes observations ! Arnaud