LucaR

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    Oise
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    APO TS Triplet 102/914 - Ricardi x0,75 - Focuser Baader Steeldrive - Filtre CLS - APN APS-C Canon 650D - Monture AZEQ6 - Ciel Bortle 4
  1. La nébuleuse dite de la « Trompe d’éléphant » est une des plus grande et belle de notre ciel, avec cette structure délicate en pilier autour de laquelle dansent de petits fantômes, et cette (fausse) impression de point de fuite ou de trou dans l’espace-temps… Comme presque toutes les nébuleuses c’est une pouponnière d’étoiles, mais qui montre particulièrement bien les « spots » de création : en effet, les dizaines de petites tâchouilles noires qui se détachent sur le fond coloré sont les zones ou le nuage de gaz originel s’est effondré localement, devenant opaque et de plus en plus denses et chaudes, jusqu’à ce que leur cœur s’allume. Ce sont des cocons d’étoiles. Au centre de la structure en pilier on aperçoit une cavité sphérique enfermant quelques étoiles : ces bébés d’1 million d’année à peine ont tant braillé de vents stellaires qu’ils en ont soufflé les gaz qui les étouffaient ! Au fil des prochains millionnaires la cavité va s’agrandir, tout autour les gaz vont s’agiter, se comprimer puis s’effondrer à nouveau par endroit, créant de nouveaux cocons. Cette nébuleuse est si grande qu’elle ne rentre pas entière dans mon capteur ! Elle fait dans les 150 années lumières de diamètre. Ainsi le faire-part de la naissance d’une étoile n’arrive à l’autre bout que 15O ans plus tard… Quant à nous, nous ne l’apprenons encore que 3000 ans plus tard ! Dans l’univers il faut savoir s’armer de patience. J’ai pris cette image en même temps que la précédente de l’Aigle et des piliers de la création : en effet, cette dernière cible disparaissait chaque nuit sur les coup de 2h du matin derrière la maison de mon voisin : plutôt que de ranger le matériel je pointais alors l’éléphant comme deuxième cible, histoire d’aller jusqu’au bout de la nuit. Ce sont donc les mêmes EXIFS ! Soit : EXIFS (données techniques) : Fait pendant 12 nuits de canicule la première moitié d'aout :-) Au début sans lune, à la fin à la pleine lune. Environs 15h de pose, 2/3 Ha, 1/6 Oiii, 1/6 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii). + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4
  2. Voici la nébuleuse de l’aigle – une des rares bien nommée, tant sa forme peut facilement évoquer un aigle qui déploie son envergure pour prendre son envol ! EDIT nouvelle version avec détails renforcé et correction des artefact d'alignement: Précédente version: https://storage.googleapis.com/dso-browser.com/astrophotography/picture-d4422c01523d2f1ffc09278cb585dd3d-original.png En soit cette cible n’a rien de particulier par rapport aux nombreuses nébuleuses qui parsèment notre ciel. Il s’agit d’un gigantesque nuage de gaz et poussières qui, secoués par des courants gravitationnels, s’effondrent parfois localement sur eux-mêmes pour former une boule de matière tellement dense que des réactions de fusion nucléaires s’y déclenchent : une nouvelle étoile s’allume ! C’est donc une véritable pouponnière d’étoiles qui, une fois allumées, éclairent et font luire les gaz et poussières de la nébuleuse, mais aussi les sculptent en les dardant de particules énergétiques qu’on nomme les vents stellaires, nous offrant in fine ce beau spectacle. Pourtant cette nébuleuse tient une place toute particulière dans l’histoire contemporaine : c’est son cœur que Hubble a photographié en avril 1995 pour produire une photographie célèbre, restée iconique, et qui a changé la donne : les fameux « piliers de la création ». Si vous zoomez dans le cœur de ma photo, vous les verrez… évidemment, pas avec la même qualité :-D Hubble et la Nasa sortaient alors de quelques années bien chaotiques, notamment une erreur de conception qui avait rendu myope le télescope spatial lors de son lancement en 1990. Trois ans plus tard, une couteuse mission de maintenance avait enfin permis de le chausser de lunettes pour lui rendre sa vue. Hubble était alors la risée du grand public, cible d’attaques récurrentes : les gens ne comprenaient pourquoi de telles fortunes étaient dilapidées dans des projets qui ne semblaient servir à rien ! Bien sûr ce n’était pas vrai. La communauté scientifique profitait de résultats fantastiques du télescope, malgré ses défauts, et des découvertes importantes étaient déjà faites grâce à lui. Mais rien de très vendeur pour le grand public… Il fallait trouver un moyen de réconcilier les gens avec le processus, surtout si on voulait à l’avenir obtenir d’autres financements pour d’autres projets (tel que le James Webb !). C’est surtout pour ça – une opération de séduction/communication – que cette image à été produite. Et elle a largement dépassé cet objectif ! Les techniques pour la réaliser n’étaient pas nouvelles (bien que rendues un peu compliquée du fait que tout se passait à distance en orbite :-D) pourtant le soin donné à sa prise et son traitement, et les choix de colorisation à la foi scientifiques et esthétiques, en ont fait une image tel qu’on n’en n’avait jamais vraiment vu auparavant. L’impact culturel de cette photo à été particulièrement fort (voir cet article si vous voulez en savoir plus). Non seulement elle a fait taire la plupart des critiques à l’égard de Hubble, mais plus profondément elle nous a fait découvrir une nouvelle façon de voir l’univers. Plus que jamais auparavant, cette photo nous a fait prendre conscience de l’immensité de ce qui nous entoure en dehors de ce minuscule caillou sur lequel nous évoluons. Et bien sûr elle a fait naître des vocations, dont sans doute la mienne - même si j’ai mis un peu de temps derrière à la concrétiser 😊 Elle a créé un nouvel étalon standard pour la photographie astronomique, donnant des orientations pour les caméras, filtres, etc… que les astrophotographes amateurs utilisent de plus en plus aujourd’hui. Et comme justement je viens d’acquérir cet été du matériel me permettant de faire des photos « à la Hubble » comme dit – à mon échelle, évidement, qui n’est largement pas la même !), c’est tout naturellement que j’ai voulu pointer cette cible dès qu’elle a pointé le bout de son nez ! Quant aux « piliers de la création », on pense qu’ils n’existent probablement plus, soufflés il y à 6000 ans par l’explosion catastrophique d’une supernova à proximité. Mais comme ils sont situés à 7000 années lumières de nous, on ne sera fixé sur leur sort que dans 1000 ans… Si on est encore là ! EXIFS (données techniques) : Fait pendant 12 nuits de canicule la première moitié d'aout :-) Au début sans lune, à la fin à la pleine lune. Environs 15h de pose, 2/3 Ha, 1/6 Oiii, 1/6 Sii, filtres Antlia 3nm (Ha et Oiii) et 4.5nm (Sii). + Couleurs d’étoiles : 20x20s chaque couche R/G/B en bin2x2 avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) Lunette APO TS Photoline 102mm f/5 (avec réducteur) + focuseur Baader Steeldrive Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4
  3. Mes deux couches de plastique translucide tendues devant l'objectif fonctionnent bien hein :-) C'est juste un sac en plastique tel qu'ils en distribuaient avant dans les supermarché pour les fruits et légumes (moins maintenant certes, mais pour de bonnes raisons écologiques). Ca diffuse assez le disque entier pour éviter trop de vignetage (une seule couche plastique ne suffit pas de ce côté, d'ailleurs) et ça évite la méthode du défocus qui n'est pas très efficace... Ca me demande des poses de 1,5s pour avoir suffisamment de dynamique.
  4. Dison qu'après le Quark, la 2600, la AZEQ6 et j'en passe... ça fait du bien de moins dépenser :-D
  5. Ha ça le cable management moi pas connaitre :-D
  6. O sole mio! APO 102mm diaphragmée à 70mm pour un f/D de 7.5 - Daystar Quark Chromosphere - Asi 2600mm Il a fallu que je diaphragme ma lunette pour obtenir un F/D correct pour mon Daystar tout en gardant le disque entier dans le champs APS-C de ma 2600mm => plus de contrastes sur les filaments et autres détails de surface, au prix d'une moins grande définition - mais pas trop grave car pas tellement visible à moins de zoomer fortement dans l'image! C'est le "Black hole sun" - système D :-) Et si vous vous demandiez comment on prend des flats en solaire... bah avec des pinces à linge, pardi! :-D
  7. Blague kleinienne

    Pas du tout d'accord avec ça :-) Les contre-exemples d'une époque ou la méthode scientifique n'existait pas vraiment (pas comme aujourd'hui) et où des enjeux religieux se mêlaient de tout ça ne sont pas de bon contre-exemples... Aujourd'hui la méthode scientifique est bien rodée. L'image du scientifique défendant une idée géniale seul contre tous est une image d'Épinal. Ca ne marche pas (ou plus) comme ça. Si un résultat est obtenu de manière rigoureuse, avec cette méthode désormais bien éprouvée, de sorte qu'il soit testable et reproductible par d'autres, alors il n'y a pas de raison qu'il soit rejeté par la communauté scientifique. Rappeler qu'en science le consensus est ce qui confère le plus haut degré de certitude, et qu'à l'inverse le "seul contre tous" n'en n'offre que l'un des plus bas degré, est très important de nos jours où les médias tombent vite dans le travers de relayer une étude unique et spectaculaire, et où des pseudo-scientifiques font le forcing pour essayer d'imposer leurs vues auprès de communautés de crédules en exploitant jusqu'à l'écœurement le "seul contre tous"... Après on peut ne pas apprécier la méthode avec laquelle Klein a effectué ce petit rappel, ça en revanche j'en conviens tout à fait :-)
  8. Explosion imminente de Betelgeuse !

    Je savais même pas que ça existait des APO 254mm!
  9. Après une petite pause suite à un roulement cassé dans mon focuser, je peux enfin reprendre le solaire et tester ma Zwo 2600mm avec le Daystar - juste le jour de cette incroyable protubérance que nous offre le soleil! Quand à la 2600 bah ça le fait franchement bien ! N'hésitez pas à plonger dans la full, il y a une bonne définition. Histoire de comparer j'ai remis ensuite ma précédente caméra solaire 178mc sur le setup, en me disant que j'allais pouvoir récupérer plus de détails, mais en fait... A gauche avec la 178mm et un peu plus de tirage pour la bague de tilt, je n'avais que ce détail dans le champs. A droits un zoom dans l'image du disque complet ci-dessus à la 2600mm. Ya pas photo... C'est là qu'on voit la différence entre une caméra à 3000 balles et une 10 fois moins chère :-)
  10. Tu peux ptet d'abord ajouter un offset artificiel (une constante, Siril le permet) à toutes tes brutes DOF comprises, avant de passer au prétraitement? Après-tout c'est ce que font la plupart des caméras, justement pour éviter ce genre de souci => si ce n'est pas assez la solution est ptet d'en rajouter encore un peu.
  11. Et voici ma première SHO, après avoir finalement reçu mes filtres Sii et Oiii :-)
  12. En astro, on dit qu'une caméra ou un instrument qu'on vient d'acquérir reçoit sa "première lumière" quand on l'étrenne pour une première photo Voici donc la première lumière de ma nouvelle caméra dédiée à l'astrophotographie, la Zwo 2600mm pour les connaisseur. Plus sensible aux lumières très faibles, mais moins au bruit (grâce notamment à un système de refroidissement du capteur) que mon vieil appareil photo qui m'a bien servi jusqu'à présent, cette nouvelle caméra me permettra de faire de plus belles photos. Elle est monochrome, ce qui lui permet d'avoir une définition quatre fois plus grande pour une même taille de capteur (APS-C). Mais ça se paie par une plus grande complexité d'utilisation: pour reconstituer une image couleur il me faudra désormais poser plusieurs fois, en plaçant des filtres différentes devant le capteur: selon les cas soit rouge/vert/bleu, soit en fonction des couleurs émis par les principaux gaz qu'on veut capter quand ils sont ionisés dans les nébuleuses - tel que l'hydrogène, l'oxygène ou le souffre. Bref, du boulot en perspective! Et donc, pour cette première lumière j'ai visé la nébuleuse America (NGC7000), nommée ainsi pour sa forme qui évoque (vaguement) le golfe du Mexique. C'est une des plus grandes et plus brillantes nébuleuse du ciel - une des très rares distinguable à l'œil nu à condition d'avoir un ciel sans aucune pollution lumineuse! Elle est située juste à côté de Deneb, l'étoile qui forme la queue de la constellation du Cygne et qu'on voit ici en haut à droite de l'image, une des trois étoiles du Triangle d'été. C'est une pouponnière d'étoiles. Les parties sombres ne sont pas des trous mais des nuages plus denses de gaz et poussières situés plus proches de nous - et les étoiles qu'on voit "dedans" sont en fait encore devant. C'est bien caché dans ces volutes sombres que des étoiles sont en gestation... Une fois nées, elles souffleront les restes de gaz qui se disperseront progressivement, en s'illuminant d'abord comme le reste de la nébuleuse sous la lumière des nouvelles étoiles, puis en disparaissant progressivement. Version SHO : Version HOO/HHO : Cette première lumière est passée par mon objectif photo Samyang 135mm au lieu de ma lunette habituelle actuellement en maintenance/réparation suite à la casse d'un roulement à bille dans le système de mise au point... Pour la version HOO/HHO, la couche Oiii à été faite... avec mon APN 650D et le filtre STC Astroduo Je n'avais pas encore reçu tout ce qu'il fallait pour brancher la caméra sur le Samyang or je n'avais pas envie de rater une belle nuit donc j'ai shooté quand même. Pour la SHO j'ai remis des poses Sii et Oiii avec la Zwo une fois les filtres reçus, et voilà. EXIFS: Halpha: 168x180s = 8h24 au filtre Antlia 3nm Oiii pour la HOO/HHO : 39x180s = 2h sur le Canon 650D avec le filtre STC Astroduo Sii pour la SHO : 45x180s = 2h15 au filtre Antlia 4.5nm Oiii pour la SHO : 65x180s = 3h15 au filtre Antlia 3nm Couleurs d'étoiles: 20x15s chaque couche R/G/B avec les filtres Baader CCD Zwo 2600mm pro (-10°C/Gain 100/Offset 50) + canon 650D défiltré partiel (ISO 800) pour l'Oiii de la HOO/HHO. Objectif Samyang 135mm fermé à f/4 sur la Zwo, à f2.8 sur le Canon. Monture AZEQ6 Guidage au chercheur + zwo 178mm Logiciels : Kstar/Ekos sur Stellarmate RPI4, PHD2, Siril, Photoshop Ciel Bortle 4, période de pleine lune (sauf pour la couche Oiii faite un peu avant). Températures nocturnes de 15 à 21°C selon les nuits (période de canicule!)
  13. J'ai demandé à un quincailler :-D Mais en effet j'achèterai un pied à coulisse. Du coup à priori j'ai trouvé ce qui semble être le bon modèle sur 123 roulements (3x9x5) j'ai commandé on verra bien. Thanks!
  14. Hello! Des roulements à bille de mon PO Baader SteelTrack 3" se sont pétés... Je cherche à les remplacer mais je suis une tanche en bricolage 😄 Bon ça n'a pas trop l'air difficile ya une plaque à dévisser, je devrais me dépatouiller.... à condition de trouver les bons modèles de remplacement, et c'est là que j'ai du mal 🙂 Ya rien de marqué sur les roulements, et quand je mesure je trouve un diamètre externe de 9mm, intérieur de 5mm et une épaisseur de 5mm. Mais quand je cherche ces dimensions sur https://www.123roulement.com/ ça n'a pas l'air d'exister :-/ Mon ruban mesureur n'étant pas d'une précision folle, je me demande si c'est pas genre 8.7 à la place de 9, etc... Mais impossible d'en être sûr. Bref est-ce que quelqu'un qui s'y connait dans ce genre de truc, muni d'outils adéquats, et qui par chance aurait ce modèle de focuser (malheureusement plus construit par Baader), pourrait jeter un oeil expert, prendre les bonnes mesures et m'indiquer ce qu'il faut prendre comme modèle de remplacement? Ouais je sais ya peu de chance de trouver quelqu'un réunissant toutes ces conditions, mais je demande toujours par acquis de conscience 😄 Le cas échéant, merci d'avance !
  15. eADC et début en photo solaire

    Je voulais répondre mais @RichardC en a tellement dit que c'est plus la peine! Je confirme la Zwo 178mm je l'utilise aussi, très bien pour le solaire. Depuis peu j'utilise aussi ma nouvelle caméra CP, la 2600mm qui me donne le disque entier en très bonne résolution sur le même setup, mais bon vu le prix je ne l'aurais pas acheté si ça n'avait été que pour le solaire Perso j'utilise firecapture pour l'acquisition, puis Autostakkert pour le stacking, IMPPG pour faire ressortir les protus (à condition d'avoir posé à un petit gain), Astrosurface pour déconvolution (je conseille avec PSF si c'est possible, je ne sais pas si c'est envisageable avec une Lunt...), ondelette et premiers traitement, Photoshop pour colorisation et traitements finaux.