Jean-Noel

Première lumière Ardennaise du T520 Optique Walbaum et comparaison avec le DF510mm

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Je vous propose de trouver une série de quatre C.R. correspondant aux premières lumières Ardennaises réalisées avec un Dobson de 520mm F/D6, dont l’optique est celle de l’ancien observatoire de Michel Walbaum décédé en 1983. Gérard Colas (Geco71), ex propriétaire de cet instrument, a écrit un compte rendu d'observation astronomique sur la 1ère lumière de ce télescope effectuée le 4 mai 2014 : ici. Je le remercie de m'avoir cédé ce télescope dont l'optique a enfin pu s'exprimer pour la première fois, dans mon jardin et avec succès, ce mercredi 20 septembre. C'est en fait l'achat sentimental de l'optique dont les images de Saturne, d'une beauté indescriptible, m’ont à jamais subjugué en 1973. Ce CROA se propose d’apporter quelques éléments factuels :

 

  • De comparaison entre ce Dobson de 520mm d'ouverture, très imparfait mais réalisé autour d’une optique d’exception et mon Dobson Factory de 510mm Optique Mirro-Sphère à  L/18Ptv. ;
  • D’évaluation des images observées sur un site affecté par une forte pollution lumineuse et une agitation atmosphérique notable.

 

Ces quelques observations pourront peut-être intéresser les observateurs de Belgique et des régions du Haut de France. Je vous souhaite bonne lecture…

J'invite toute les personnes ayant observées au T520 à Reims à me contacter.

 

 

 

 

 

 

 

 

1)    Première lumière sous ciel dégagé du T520 et comparaison avec le DF510mm

 

 

Mercredi 20 au Jeudi 21/09/2017

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm, optique Michel Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

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T520

 

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DF510 (ici sans bafflage monté)

 

 

Début 22h30 : Transparence exécrable, diffusion lumineuse intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants. La voie lactée n’est pas visible à l’œil nu et le ciel est rougeoyant ou blanchâtre (Mvlon~4 avant minuit et 4.76 dans Pégase après extinction des luminaires à Aubrives). Turbulence sensible au T520  mais non gênante pour l’observation du ciel profond. Valeur SQM mesuré à 19,69 à 1h00’. Le taux d’humidité de 100% m’oblige à utiliser un sèche-cheveux toutes les 10 minutes…

 

 

Véga = α Lyre :

α = 18h 36m 56 ;  δ = +38° 47′ 01 ; Type A0Va1; Dist = 25,3 AL ; Mv=0.  

L’étoile la plus brillante du ciel d’été est vue au T520x103 (Zeiss UWF30 85°) comme un splendide diamant percutant, fin est accompagné de très fines aigrettes sur un fond de ciel noir. C’est splendide pour une première observation. Une discrète diffusion est perceptible aux abords immédiats de l’étoile. Au bout de 1 minute, la diffusion devient visible puis notable et l’étoile perd graduellement en « punch » en raison d’un dépôt de buée sur le miroir secondaire. Bienvenue en Ardennes.

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’.

L’amas, au couchant et déjà situé dans la brume et la pollution lumineuse du village de Hièrges, est bien résolu mais peu lumineux et un peu empâté au T520x386. La vision me rappelle très légèrement les lointains souvenirs des images observées chez Michel Walbaum dans les années 1975 à Reims. M13 est trop bas pour pouvoir évaluer la qualité de l’image comparativement avec la vision magistrale de M13, observée le 14 Août à l’Observatoire Centre Ardenne, au Sud Dobson 407x204 (optique Mirro-Sphère).  

 

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M57 : (Lyre) α = 18h 53m 35s ; δ = +33° 02′  ; NP ; Mv=9.7 ; dim. 1,4’x 1,0’.

La forme annulaire est bien visible au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386), mais l’image manque de luminosité. Deux étoiles de 13 et 14.7 sont néanmoins perceptibles aux abords de la nébuleuse. La magnitude limite semble être équivalente à celle observée avec le LB301 (optique JML) sur le site d’observation de la Croix-Scaille (Mvlon 6.4)..

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  

Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

Très facile au T520x386, les composantes blanches montrent une image tendant vers l’aspect planétaire mais restent fines sur un fond de ciel contrasté.

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Delta Cygne = Σ2579 : (Cygne) α = 19h 44m 58,5s ; δ = +45° 07′ 51″; ED B9.5IV+F1V ; Mv= 3,0 et 6,5; Sép. 2,74" thêta=216.6°.

La composante principale blanche et tend vers un aspect planétaire grossier. Elle est accompagnée d’un compagnon bleuté et fortement bouillonnent au T520x772 (Zeiss Abbe 4mm). Il m’est quasiment impossible d’effectuer un suivi correct car le télescope colle assez fortement sur les deux axes et le couple quitte le champs a la moindre tentative de recentrage, c’est très énervant ! L’image est nettement meilleure au T520x515 (Zeiss Abbe 6mm). Elle montre les deux composantes bien séparées mais présente une image globalement un peu moins belle que celle observée, dans de superbes conditions, au T406x450 de l’observatoire de Dourbes (Sud Belgique) muni de mon Zeiss Abbe 4mm. 

 

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NGC6960 : (Cygne) α = 20h 45.7' ; δ = +30° 43' ; ND ; dim. 70’x 6’ ; Mv~7.0.

La petite dentelle, presque centrée sur l’étoile repère 52 cygne de Mv=4.3, dessine deux ailes, un peu sombre mais très contrastées, dans lesquelles s’entrecroise un système complexe de  filaments tenus dans un champ très riche en étoiles au T520x103 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII). Une fois l’étoile jalon sortie du champ, la structure de la nébuleuse se prolonge très loin vers le nord. Le DF510x88 optique Mirro-sphère  (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) présentent une image moins contrastée et mois définis mais avec plus de champ. Le T520x100 (Nagler31 + Filtre UHC) montre une image plus lumineuse dans un champ riche en étoiles. Le DF510x82 (Nagler31 + Filtre UHC) montre globalement une image un peu plus lumineuse et la nébuleuse moins grossis semble légèrement mieux ressortir qu’au T520.

 

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NGC6992 : (Cygne) α = 20h 56.4' ; δ = +31° 43' ; ND ; dim. 60’x 8’ ; Mv~7.0.

Plus brillante que NGC 6960, le T520x103 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) montre une vision superbe de la grande dentelle. On resterait vissé à l’oculaire pendant des heures avec des détails faramineux et extrêmement contrastés de la structure torsadée ! Je rappelle que la Mvlonz ne dépasse pas 4,7.  Le boomerang s’étire sur plus de 1° (NO-SE) sous la forme d’un long fuseau d’environ 10’ de largeur moyenne. Le DF510x88 optique Mirro-sphère  (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) révèle un peu moins de détails et de contraste dans les images. Le T520 est un ton au dessus. Le T520x100 (Nagler31 + filtre UHC) montre une image un peu moins contrasté que celle observée au Zeiss+filtre OIII. Le DF510x82 (Nagler31 + Filtre UHC) révèle une image plus lumineuse mais moins définie que celle observée au T520.

 

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NGC7000 : (Cygne) α = 20h 58.8' ; δ = +44° 20' ; ND ; dim. 120’x100’.

La nébuleuse North America est bien visible au DF510x88 optique (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) depuis le sud de la Belgique. C’est possible, même sous mon ciel archi pollué qui m’autorise à faire des ombres chinoises sur le télescope ou de voir les couleurs des maisons avoisinantes lorsque les luminaires d’Aubrives sont éteints ! La région du  « Mexique » apparaît facilement. Plus au Nord et perdu aux milieux d’un champ très riche en étoiles, NGC7000 se noie dans une immense nébulosité, dont la luminosité bien visible décroît doucement au fur et à mesure que l’on se rapproche du « Canada ». Le T520 manque de champ et révèle une image moins intéressante. Le filtre UHC se révèle être moins efficace pour extraire la nébuleuse du golfe du Mexique.

 

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IC 5070-67 : (Cygne) α = 20h 50.8' ; δ = +44° 21' ; ND ; dim. 80’x70’.

Le Pélican, nettement plus faible que NGC7000, se dévoile mieux en faisant sortir du champ 56 et 57 Cygne. Le cou du Pélican est bien visible au DF510x88 (filtre OIII). Le reste de la nébuleuse reste trop diffus pour rendre la vision intéressante. Le Zeiss UWF 30+OIII permet de voir simultanément les yeux du pélican et la très lumineuse « cote est » de la nébuleuse « North-America ». L’image est cependant beaucoup moins spectaculaire que celle observée sur le site de la Croix-Scaille avec le LB301 JML équipé du Nagler 26mm + filtre OIII. Le T520 ne dispose pas du champ suffisant pour permettre une vision simultanée de la tête du Pélican et de la cote est de NGC7000.

 

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M15 : (Pégase) α = 21h 29m 58s ; δ = +12° 10′ ; AO ; Mv=6.2 ; diam. 12,3’.

Très brillant, cet amas globulaire présente une large périphérie au tour d’un noyau petit et éclatant. Au T520x386 (Nagler 20 + TV2.5x), la périphérie de l’amas apparaît saupoudré d’étoiles d’une finesse inouïe sur un fond de velours noir profond. Le centre de l’amas apparaît également brillant, contrasté et constellé d’étoiles éclatantes et très fines, la vision est spectaculaire ! Le regard du centre de la périphérie renforce le contraste entre le centre de l’amas et le noir profond entourant M15, c’est sublime et je n’arrive pas à détacher mon œil de l’oculaire ! Le T520x594 (Ethos13 + TV2.5x) dégrade la finesse et les étoiles sont agitées sous l’effet de la turbulence ; Ce grossissement est trop élevé pour ce soir et le suivi est difficile car le télescope colle toujours sur les 2 axes. L’amas redevient superbe en réduisant l’amplification à 475x (Ethos13 + Big Barlow). L’image est de nouveau sublime de finesse et contraste au  T520x386 (Nagler 20 + TV2.5x). Le DF510x509 (Nagler 20 + TV2.5x) fourni également une image magnifique de l’amas globulaire. L’image de l’amas globulaire est juste un peu moins percutante et contrastée que celle obtenue avec le T520. Les étoiles sont également très fines. C’est un véritable plaisir de pointer et de suivre les objets à fort grossissement avec les mouvements très doux du Dobson Factory. Cela mérite d’être souligné.

 

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NGC884/869 : (Persée) α=02h 22,4m ; δ=+57° 07′ & α=02h19m ; δ=+57° 09′ ; AO ; Mv = 4.4&4.3 ; diam. 30'&30’.

C’est Sublime ! Situé en pleine voie lactée, le champ du double amas du Persée se révèle être particulièrement spectaculaire et d’une finesse inouïe au DF510x85 (Nagler 31mm). NGC869, plus dense que NGC884 montre une petite couronne formée de brillantes perles blanc-bleutées, de 6 à 7ème magnitude, se détachant d’une large périphérie composés de plus d’une centaine d’étoile d’éclats inégaux. Le champ du Nagler 26 permet d’observer simultanément NGC884,  NGC869 et l’étoile rouge sombre située à l’orée de NGC884. Le T520x100 (Nagler 31mm) grossi un peu plus l’image, avec moins de champs mais un contraste et une percutions d’éclat encore renforcés. Le résultat est différent mais l’image est d’une indescriptible beauté dans les deux instruments. Le LB301JML, dont l’image du double amas était spectaculaire à la tour du millénaire (Mvlon 6.4) ne tient pas la comparaison à Aubrives.

 

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NGC7789 : (Cassiopée) α = 23h 57.0m ; δ = +56° 44′ ; AO ; Mv=6.7 ; diam. 16’.

Le DF510x85 (Nagler 31mm) révèle près de 200 étoiles très fines et serrées, dans le champ fourmillant d’étoiles de la voie lactée (complètement invisible à l’œil nu à Aubrive). Cet essaim composé d’étoiles de 10 à 12ème est très beau mais, il ne me laisse pas un souvenir comparables à l’image sublime observée à la tour du millénaire avec le LB301x60 (Nagler 26mm). L’écart de diamètre, entre 510mm et 301mm, ne rattrape pas le gain de magnitude du site de la Croix-Scaille (Mvlon 6.4) par rapport au ciel d’Aubrives (Mvlon 4.76). La formule empirique de Pogson confirme un écart résiduel de 0,5 magnitude en faveur du LB301 dans un bon site.

 

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M37 : (Cocher) α = 05h 52m 18s ; δ = +32° 33′  ; AO ; Mv=5.8 ; diam. 24'.

Le large amas de centaines d’étoiles est assez pauvre au DF510x85 ! La vision au T520x100 se révèle être tout aussi triste et la lumière s’éteint graduellement à l’oculaire comme celle d’un planétarium. Je lève les yeux vers le ciel et il n’y a plus d’étoile. Le laser vert révèle une Chappe de brouillard située à quelques mètres au dessus du toit de la maison. C’est fini, je rentre avec des images somptueuses plein les yeux.

 

 

 

Fin d’observation à 3h23’ avec un constat superbe, les instruments Dobson Factory 510mm et T520mm optique Michel Walbaum fonctionnent en ciel profond.

 

 

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Edited by Jean-Noel

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Bonjour,

 

C'est un superbe CROA , détaillé et les comparaisons entre les divers diamètres très intéressantes .

J'ai eu un équatorial de 380mm home made que j’utilisais dans la banlieue Bordelaise  mais en limite de campagne , je vois bien mieux avec le C9,25 sous mon ciel exempt de PL . 

 

 

Edited by Eric L

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Merci Eric,

 

Je lis souvent des CROA réalisés sous des cieux de rêve ou des conditions parfaites, j'en suis ici aux antipodes...

Cela ne m'étonne pas que tu aies de bien meilleures performances avec ton C9.25, sous ton ciel de montagne, qu'avec ton ancien T380 situé près de Bordeaux,  Il y a un monde d'écart. J'ai le même constat entre un ciel correct (situé à 20 km) et mon site pollué.

 

J'imagine ton ancien T380 dans ton abris à toit roulant actuel 9_9 (Ton EQ8 serait peut-être limite si tu envisages la photographie)

Merci d'avoir lu mes quatre CROA, ça fait plaisir :)

 

Jean-Noël

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Léquato de 380mm  a été vendu en pièces détachées en 1999 ou 2000 en même temps que pas mal de matériel astro . Un moment où je pensais arrêter l'astro ... Déménagement , reprise d'une entreprise , beaucoup moins de temps pour les  loisirs et en appartement  :(

 

Mais j'ai replongé en 2005 avec l'achat d'un SC12 que j'ai monté hier après midi sur l'EQ8 :)

 

 

je fais des recherches concernant ton Zeiss UWF30 85° mais je ne trouve rien ! 

Edited by Eric L

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Bonsoir Eric,

 

Super que tu es replongé, avec ton superbe ciel, la voie lactée était trop tentante. :D

 

Le Zeiss UWF30 85° ne se vend effectivement plus mais il serait peut-être possible de le trouver sur le marché de l'occasion. J'ai cependant trouvé quelques avis  ici sur "cloudynights" et une discussion ici sur "astronomie.de"

 

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Le voici installé sur mon LX200 de 305mm :

 

DSC_0163.thumb.JPG.8a55652694a6c3bd802cb7952ada9b24.JPG

 

Par son contraste et sa finesse d'image,  cet oculaire transcende mon Nagler 31mm sur les instruments dotés d'un rapport d'ouverture > 6 (T250/1630 Astam, et SCT Meade LX200 305mm EMC. Il présente une coma et une courbure de champ importantes sur les télescopes plus rapides (DF510/2645 et LB300 optique JML). Il fait jeu égal au Nagler 31 au T520/3090 (Plus de contraste, une finesse égale mais coma et courbure de champ déjà présentes). Le T250 F/D 6.3 et le Zeiss UWF30mm  m'ont donnés une image assez fantastique du couple M81/M82 sous ciel de campagne. A Aubrives et au T520, la finesse des étoiles du Rodenstock 35mm supplante ces deux oculaires sur le double amas du Persée et M45.

 

J'ai trouvé ces 2 annonces :

Je t'en souhaite une bonne lecture... :)

Le Leitz est excellent.

 

Jean-Noël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    • By BobSaintClar
      (Le post est long. Ca compense la modestie de la partie "astrophoto")
       
      Voici donc la Lagune et ses voisines (notamment le Trèfle), cibles classiques du ciel d'été. Le résultat est esthétique mais convenu, j'imagine que cette zone a été photographiée des dizaines de milliers de fois par la communauté des astronomes amateurs, voire davantage. C'est pris au Pentax K1 + Samyang 125, suivi Astrotracer, 4 minutes et 20 secondes de pose totale, traitement DeepSkyStacker et Photoshop.
       

      (quand je me souviens de ce que j'obtenais en 5 minutes de pose sur film Ilford HP5, à 13 ans, avec mon Canon FE1 et son 50mm F1,8... sous un ciel de rêve, en plus...)
       
      Vous allez me dire que j'aurais pu choisir quelque chose de plus exotique ? Après tout, j'habite à 35° de latitude nord et cela m'autorise - en théorie - de belles incursions dans le ciel austral.
      C'est vrai. J'avais d'ailleurs prévu, cette nuit, d'imager la patte de chat (ça ne doit pas s'appeler comme ça, je suppose), vous savez, le truc qui évoque des coussinets, bien plus bas que M20-M8...
      Bref. Les nuages en ont décidé autrement : dans les trous, seul le tout-venant daignait se montrer. J'ai pu faire une série de poses, pas davantage, avant de devoir plier mes gaules.
       
      La soirée fut pourtant fort divertissante :
       
      Je suis allé en montagne, sur un spot repéré grâce à Google Map : une plate-forme d'observation sommitale (1600m), en surplomb d'une vaste et profonde vallée inhabitée. Sur la route, escarpée, étroite et tortueuse à souhait, j'ai croisé : un serpent, des crapauds, trois biches, trois mangoustes (dont une énorme, je me demande s'il ne s'agit pas plutôt d'un bestiau genre glouton), un blaireau, un lapin, deux chauves-souris (dans les parties en tunnel) et un oiseau de proie ! A proximité du sommet, un japonais d'âge indéterminé, binette sur l'épaule, m'a regardé passer avec une expression si glauque que je me suis aussitôt rêvé - enfin cauchemardé - en plein remake de Délivrance...
       
      Une fois sur place, j'ai profité de la vue :

       
      ... avant d'installer mon bordel : L'APN et son cailloux sur leur trépied, les jumelles Nikon 20x120 sur leur colonne. Ces dernières m'ont bien occupé : elles sont redoutables pour admirer la nature, surtout lorsque la nuit tombe.
       
      Vous noterez la transparence très moyenne de l'atmosphère... j'ai bien fait de monter parce qu'en vallée, c'était la purée de pois ! Je me suis amusé à comparer des images classiques et infrarouges en visant les sommets lointains, noyés dans la brume, au télé de 300 : la différence est, comme prévu, spectaculaire ! Je vous montre ce que cela donne, en sortie de boîtier (donc sans traitement) :
       

      A gauche, en lumière visible et à droite, en proche infrarouge (760 nm)
       
      Avec un peu de travail, on peut sortir quelque chose d'agréable sans forcer alors même qu'à l’œil nu ou aux jumelles, on ne voit rien :

      Et la même chose, en lumière visible ? Même pas en rêve...
       
      Sur l'escalier menant à la plate-forme d'observation, je remarque une sorte de tresse circulaire, en paille, assez complexe ; je n'ai jamais vu ça, je n'ai aucune idée de sa signification. L'ambiance Délivrance se mâtine soudain de projet Blair Witch, d'autant que la nuit venue, toute la faune locale s'active : craquements de branches, bruissements de feuilles et d'arbustes piétinés, cris variés, bourdonnements incessants... l'homme moderne que je suis n'est plus habitué à ces manifestations : je sursaute toutes les trois minutes, je cogne mes trépieds en chassant les mouches, j'avale un moustique en baillant (véridique) : pratique, quand on fait des poses ! Par trois fois, j'allume ma lampe torche pour identifier la source des bruits les plus improbables, pensant me retrouver nez à nez avec des autochtones adeptes de sacrifices humains (je devrais sérieusement revoir mes choix de films, ça laisse des traces), et je tombe sur... un cerf, à une dizaine de mètres, dans la pente : les andouillers regardent l'andouille, brièvement, puis la bête recommence à brouter sans s'émouvoir... je peux comprendre : ce n'est pas elle qui détonne, dans le paysage.
       
      Quand enfin, je me détends et cesse de m'inquiéter sans raison, les nuages décident d'abréger l'expérience : quelques poses vite fait sur ce qui se laisse voir (M8-20, donc) et hop, je dois tout ranger. Des éclairs distants illuminent la vallée : dix minutes après mon départ, il pleut...
       
      N'empêche, c'était une super soirée. La prochaine fois, j'imagerai la patte de chat !
       
    • By Guillaumedu59
      Date d’observation : Dans la nuit du 7 au 8 Aout 2020
      Heure d’observation : 23h15 – 02h40
      Lieu d’observation : Haubourdin
      Type de ciel : Ciel urbain
      Télescope : Dobson Orion XT10g (Diamètre : 254 mm / Focale : 1200 mm)
      Oculaires / champ / grossissement respectif :
      -  Explore Scientific 30 mm (82° / 40 X)
      -  Pentax XW 20 mm (70° / 60 X)
      -  Televue Delos 12 mm (72° / 100 X)
      -  Pentax XW 7 mm (70° / 171 X)
      -  Pentax XW 3,5 mm (70° / 343 X)
      Filtres :
      -  UHC Astronomik : Oui
      -  OIII Astronomik : Oui
      -  H-Beta Astronomik : Oui
      Conditions : Ciel bien dégagé avec des températures chaudes pour la saison
      Objet(s) observé(s) :
      -  Lune : Oui
      -  Planète(s) : Oui (Saturne)
      -  Ciel profond : Oui (M13, M92, M57 et NGC 6826)
       
      Préface !
       
      Bonjour,
      Ce Vendredi 7 Août 2020, nous avons le droit à une superbe journée ensoleillée, mais très étouffante au niveau des températures (c’est la canicule).
      Le ciel est quasi sans nuages, ce qui laisse penser à une excellente soirée astronomique.
      Effectivement, c’est le cas.
      La météo tient ses promesses.
      Pas un seul nuage à l’horizon ne vient jouer les trouble-fêtes.
      Pas un seul.
      Bien avant la tombée de la nuit, je décide de sortir tout le matériel sur ma terrasse, histoire que tout soit refroidi.
      En attendant le moment venu, je pense aux objets que je voudrais observer : les grands classiques du ciel d’été, ainsi que la planète Saturne.
      Vers 22h15, je commence à voir Véga à l’eoil nu, signe que je peux tout de même initialiser ma raquette Go-To en choisissant cet astre-ci et Arcturus comme étoiles de référence.
      Le début de ma soirée ne commence réellement que dans les environs des 23h00…
       
      Les grands classiques de l’été !
       
      Le ciel s’étant bien assombri, il est grand temps pour moi de me rendre dans la constellation d’Hercule pour y découvrir 2 superbes objets :
       
      M13
      Magnitude = 5,8
      Taille = 20’
      Oculaire(s) utilisé(s) = Televue Delos 12 mm et Pentax WX 7 mm
      Grossissement(s) respectif(s) = 100 X et 171 X
      Description : Un magnifique poudroiement d’étoiles au beau milieu du champ du Televue Delos 12 mm attire mon regard.
      C’est bien lui.
      C’est bien M13, le roi des globulaires, que je suis en train d’observer.
      Dans le champ du Pentax XW 7 mm, bien qu’il ait perdu en luminosité, le Y sombre, quant à lui, est parfaitement visible en vision décalée.
      Il se présente comme 3 chenaux sombres formant la lettre en question.
       
      M92
      Magnitude = 6,5
      Taille = 14’
      Oculaire(s) utilisé(s) = Televue Delos 12 mm et Pentax WX 7 mm
      Grossissement(s) respectif(s) = 100 X et 171 X
      Description : Le frère cadet de M13.
      J’ai nommé M92.
      Il possède un cœur plus petit mais plus lumineux, puis est parfaitement bien résolu en de nombreuses étoiles de faible magnitude.
      C’est toujours un véritable plaisir de l’observer.
       
      M57
      Magnitude = 8,8
      Taille = 86 x 62’
      Oculaire(s) utilisé(s) = Televue Delos 12 mm et Pentax WX 7 mm
      Grossissement(s) respectif(s) = 100 X et 171 X
      Description : Bien haute dans le ciel, M57 resplendit à merveille avec sa forme légèrement ovalisée, ainsi que ses anses plus sombres.
      En assistant bien sur la vision décalée, dans le champ du Televue Delos 12 mm, j’aperçois également la très faible étoile de magnitude 12,26 portant le nom de GSC 2642-0433 qui apparaît par intermittence.
      Dans le champ du Pentax XW 7 mm, elle est bien plus évidente à observer.
       
      NGC 6826
      Magnitude = 8,8
      Taille = 27x24’’
      Oculaire(s) utilisé(s) = Pentax XW 3,5 mm
      Grossissement(s) respectif(s) = 343 X
      Description : Une autre superbe nébuleuse planétaire après M57.
      Elle est grande, lumineuse et on voit très aisément son étoile centrale.
      En la regardant alternativement de face et en vision décalée, elle apparaît et disparaît, puis semble aussi clignoter autour de la centrale.
       
      La planète Saturne !
       
      Et pour conclure en beauté cette superbe nuit étoilée, je décide de passer de longues minutes à observer la plus belle planète du système solaire.
      J’ai nommé Saturne.
      Ah, grand dieu ! Que je suis hyper, mais hyper heureux de pouvoir l’admirer à nouveau.
      J’en ai presque les larmes aux yeux tellement que le spectacle est magique.
      Dans le champ du Pentax XW 3,5 mm, j’y décèle sans problème sa Division de Cassini, ainsi que des bandes nuageuses sur son disque.
      Pour ce qui est de ses satellites, j’y vois sans problème Titan, mais il me semble également en découvrir d’autres comme Rhéa, par exemple.
       
      Bilan de la soirée !
       
      Même si j’étais très heureux de retrouver quelques-uns des plus beaux objets du ciel d’été, je ne pouvais m’empêcher aux longues minutes à observer la planète Saturne qui me fait toujours rêver.
      Quelle joie pour moi de la vois flotter au beau milieu du champ de l’oculaire.
      Quel plaisir d’avoir revu la Division de Cassini, cette fine bande noire, qui fait quasiment tout le tour de la planète.
      D’ailleurs, c’est elle qui sépare l’anneau A de l’anneau B.
      En attendant la prochaine séance, je vous remercie de m’avoir lu et je vous dis à bientôt !
    • By biver
      Bonjour,
      Alors que j'observais Neowise au Télescope, j'ai eu l'impression d'être (à nouveau) éclairé par des phares de voiture vers 1h12 (23h12 UT le dimanche 26), mais ça venait d'en haut: j'ai pu suivre visuellement la fin de la désintégration de l'objet, avec un morceau principal bien vert qui filait Sud-Nord de au-dessus de cassiopée pour finir un peu sous la polaire [vu depuis 50km au sud de Paris]. La flash principal, a priori assez haut dans le ciel entre Pégase et le Cygne, devait tourner autour de la magnitude -15, certainement plus brillant que la pleine lune... j'imagine que d'autres l'on vu, et au moins des caméras frippon.
      Rentrée atmosphérique ou météoride?
      Sinon, 3-4 min plus tard, à 1h16.0 précises j'ai entendu une double détonation - était-ce lié ou indépendant?
      Nicolas
       
    • By Anton et Mila
      Bonjour à tous,
       
      Je voudrais vous faitre partager une discussion sur cloudy nights que j'ai découverte hier. 
      https://www.cloudynights.com/topic/715744-more-about-lambda-cygni/
      J'ai donc pris la décision hier soir de tenter ma chance sur la double tau du Cygne, dont j'ai entendu parler pour la première fois hier, contrairement à lambda Cygne que j'ai eu l'occasion de voir plusieurs fois, et de photographier.
       
      Voici mon CROA, qui n'est que la traduction de mon texte en anglais:
       
      "J'ai essayé à nouveau cette nuit à dédoubler Lambda Cygne avec mon réfracteur APM LZOS de 6 pouces, mais la cible principale était Tau du Cygne. Je n'avais jamais essayé cette étoile double auparavant. Encore une fois, Lambda Cygne était "assez facile à dédoubler" vers 23h30 TU le jeudi 8 juillet, avec un grossissement de 600X, avec un barlow TV 3X et un ortho 6mm BCO. C'était également possible avec un ortho Celestron de 4 mm et la barlow TV 2X. Environ 80% du temps, j'ai pu la voir. J'ai déplacé le télescope vers Tau du Cygne avec le même grossissement (j'ai essayé un grossissement plus faible plus tôt dans la nuit et je n'ai pas réussi à faire la séparation du fait de la hauteur sur l'horizon et le grossissement insuffisant). Donc, j'avais vraiment besoin de 600X.
      Beaucoup plus difficile de séparer, le compagnon était visible comme un petit point gris au-dessus de l'étoile principale, 40% du temps environ, peut être un peu plus, mais parfois perturbé par la petite luminosité du premier anneau du disque d'airy. J'étais sûr de l'avoir vu en vérifiant l'angle thêta (θ) dans stelle doppie par la suite.
      Le compagnon de Tau Cygnus est exactement à l'opposé du compagnon de Lambda Cygnus: PA actuel 358,5 ° pour Lambda Cygnus et PA actuel pour Tau Cygnus 187,9 °. Vous n'avez qu'à passer d'une étoile à l'autre avec votre GOTO de votre monture équatoriale et essayer de confirmer vos observations. Je suis certain qu'elle serait beaucoup plus difficile de séparer avec mon Maksutov F10 STF 8 pouces en raison de l'obstruction centrale (30%). Le premier anneau est beaucoup plus lumineux que mon réflecteur, et je trouve beaucoup plus facile de séparer Lambda Cygne dans le petit réfracteur de 6 pouces.
       
      Bonne chance
       
      ClaudeS
       
      PS: La figure d'airy du compagnon de Tau Cygnus ressemble plus à une petite étoile allongée qu'à un point, probablement du fait qu'elle demeure très près à l'intérieur du premier anneau de l'étoile principale de Tau Cygne, premier anneau toujours très faible dans ce réfracteur, voir inexistant (strehl 0,97 à 555 nm).
      Je serais curieux de savoir à partir de quel diamètre un réflecteur peut voir cette double. L'obstruction doit jouer beaucoup. J'ai réalisé une vidéo à 0.15" d'arc par pixel, mais je ne l'ai pas encore traitée. Donc, 2h30 passées en observation pour seulement deux doubles et une vidéo. Mon record.Attendez bien la montée des doubles vers le zénith pour faire cette observation qui n'est pas facile.
      Données:
      21148+3803 AGC  13AB (Tau Cyg) Sep. Now (ρ) 0.99" Mag pri 3.83 Mag sec 6.57 delta mag (ΔM) 2.74
      Tau Cygne
      20474+3629 STT 413AB (Lam Cyg) Sep. Now (ρ) 0.92" Mag pri 4.73 Mag sec 6.26 delta mag (ΔM) 1.53
      Lambda Cygne
       
    • By Alexandre Renou
      C’est avec la comète C/2020 F3 NEOWISE que j’atteins la barre des 300 comètes différentes observées en visuel depuis la première en 1983, l’extraordinaire IRAS-Araki-Alcock.
      Dans cette longue liste, il y a bien sûr Hyakutake et Hale-Bopp et il y a plus longtemps Halley….
      Je compte les périodiques une seule fois, mais pour certaines, Wirtanen, je l’ai vu lors de 5 passages différents au périhélie.
      Que de souvenirs très différents, comme par exemple celles qui se pulvérisent, celles avec 2 queues, celles très diffuses et grandes ou à l’inverse minuscules et très contrastées, et comme cette dernière dans les feux de l’aube.
      Il faudrait qu’un jour je fasse un bilan de tout cela avec toutes mes notes d’observation, dont les mesures de magnitude que je réalise à chaque fois.
      Pour la petite histoire, pour passer la barre des 300, je me suis cassé plusieurs fois les dents sur des comètes ces derniers mois sur des comètes très faibles (au-delà de mag 15-16) non vues malgré mon T 560 !!

      Mais revenons d’abord à celle de ce matin du 10 juillet, NEOWISE :
      Observée entre 2h15 et 3h tu, très basse sur l’horizon du début de l’aube (à 5° environ), avec des jumelles J 43x10, une L 90 et un T 250. Mesurée à mag m1 = +1,5 environ (pas facile à estimer avec si peu de jalons stellaires et sa très faible hauteur sur l’horizon). Coma très petite avec un aspect très typé avec un noyau d’aspect stellaire (ou quasi stellaire au T 250) d’où part une queue en 2 jets symétriques comme le montre très bien le dessin de Laurent (Ferrero) sur son site http://splendeursducielprofond.eklablog.fr/la-comete-c-2020-f3-neowise-commence-son-show-a194781814
      La queue a été mesurée sur au moins 2° (PA305°), mais elle est certainement plus grande car le fond du ciel (clair de l’aube naissant) limite sa visibilité sur son extrémité. Elle est toutefois bien contrastée sur une bonne partie depuis la tête.
      Cette comète a été vue aussi à l’oeil nu mais pas facile, le créneau horaire est très court, entre le lever de la comète suffisamment « pas trop basse » et le jour naissant. Sa vision avec des jumelles est déjà très bien.
       
      Profitez vite de cette (enfin) belle comète avant qu’elle faiblisse. Malgré la Lune ou un peu de pollution lumineuse, ça doit aller (l’aube est plus gênante), l’essentiel c’est d’avoir un horizon très bas vers le nord-nord-est et un ciel limpide bien sûr ! Bonne chasse.
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