Jean-Noel

Première lumière Ardennaise du T520 Optique Walbaum et comparaison avec le DF510mm

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Je vous propose de trouver une série de quatre C.R. correspondant aux premières lumières Ardennaises réalisées avec un Dobson de 520mm F/D6, dont l’optique est celle de l’ancien observatoire de Michel Walbaum décédé en 1983. Gérard Colas (Geco71), ex propriétaire de cet instrument, a écrit un compte rendu d'observation astronomique sur la 1ère lumière de ce télescope effectuée le 4 mai 2014 : ici. Je le remercie de m'avoir cédé ce télescope dont l'optique a enfin pu s'exprimer pour la première fois, dans mon jardin et avec succès, ce mercredi 20 septembre. C'est en fait l'achat sentimental de l'optique dont les images de Saturne, d'une beauté indescriptible, m’ont à jamais subjugué en 1973. Ce CROA se propose d’apporter quelques éléments factuels :

 

  • De comparaison entre ce Dobson de 520mm d'ouverture, très imparfait mais réalisé autour d’une optique d’exception et mon Dobson Factory de 510mm Optique Mirro-Sphère à  L/18Ptv. ;
  • D’évaluation des images observées sur un site affecté par une forte pollution lumineuse et une agitation atmosphérique notable.

 

Ces quelques observations pourront peut-être intéresser les observateurs de Belgique et des régions du Haut de France. Je vous souhaite bonne lecture…

J'invite toute les personnes ayant observées au T520 à Reims à me contacter.

 

 

 

 

 

 

 

 

1)    Première lumière sous ciel dégagé du T520 et comparaison avec le DF510mm

 

 

Mercredi 20 au Jeudi 21/09/2017

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm, optique Michel Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

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T520

 

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DF510 (ici sans bafflage monté)

 

 

Début 22h30 : Transparence exécrable, diffusion lumineuse intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants. La voie lactée n’est pas visible à l’œil nu et le ciel est rougeoyant ou blanchâtre (Mvlon~4 avant minuit et 4.76 dans Pégase après extinction des luminaires à Aubrives). Turbulence sensible au T520  mais non gênante pour l’observation du ciel profond. Valeur SQM mesuré à 19,69 à 1h00’. Le taux d’humidité de 100% m’oblige à utiliser un sèche-cheveux toutes les 10 minutes…

 

 

Véga = α Lyre :

α = 18h 36m 56 ;  δ = +38° 47′ 01 ; Type A0Va1; Dist = 25,3 AL ; Mv=0.  

L’étoile la plus brillante du ciel d’été est vue au T520x103 (Zeiss UWF30 85°) comme un splendide diamant percutant, fin est accompagné de très fines aigrettes sur un fond de ciel noir. C’est splendide pour une première observation. Une discrète diffusion est perceptible aux abords immédiats de l’étoile. Au bout de 1 minute, la diffusion devient visible puis notable et l’étoile perd graduellement en « punch » en raison d’un dépôt de buée sur le miroir secondaire. Bienvenue en Ardennes.

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’.

L’amas, au couchant et déjà situé dans la brume et la pollution lumineuse du village de Hièrges, est bien résolu mais peu lumineux et un peu empâté au T520x386. La vision me rappelle très légèrement les lointains souvenirs des images observées chez Michel Walbaum dans les années 1975 à Reims. M13 est trop bas pour pouvoir évaluer la qualité de l’image comparativement avec la vision magistrale de M13, observée le 14 Août à l’Observatoire Centre Ardenne, au Sud Dobson 407x204 (optique Mirro-Sphère).  

 

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M57 : (Lyre) α = 18h 53m 35s ; δ = +33° 02′  ; NP ; Mv=9.7 ; dim. 1,4’x 1,0’.

La forme annulaire est bien visible au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386), mais l’image manque de luminosité. Deux étoiles de 13 et 14.7 sont néanmoins perceptibles aux abords de la nébuleuse. La magnitude limite semble être équivalente à celle observée avec le LB301 (optique JML) sur le site d’observation de la Croix-Scaille (Mvlon 6.4)..

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  

Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

Très facile au T520x386, les composantes blanches montrent une image tendant vers l’aspect planétaire mais restent fines sur un fond de ciel contrasté.

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Delta Cygne = Σ2579 : (Cygne) α = 19h 44m 58,5s ; δ = +45° 07′ 51″; ED B9.5IV+F1V ; Mv= 3,0 et 6,5; Sép. 2,74" thêta=216.6°.

La composante principale blanche et tend vers un aspect planétaire grossier. Elle est accompagnée d’un compagnon bleuté et fortement bouillonnent au T520x772 (Zeiss Abbe 4mm). Il m’est quasiment impossible d’effectuer un suivi correct car le télescope colle assez fortement sur les deux axes et le couple quitte le champs a la moindre tentative de recentrage, c’est très énervant ! L’image est nettement meilleure au T520x515 (Zeiss Abbe 6mm). Elle montre les deux composantes bien séparées mais présente une image globalement un peu moins belle que celle observée, dans de superbes conditions, au T406x450 de l’observatoire de Dourbes (Sud Belgique) muni de mon Zeiss Abbe 4mm. 

 

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NGC6960 : (Cygne) α = 20h 45.7' ; δ = +30° 43' ; ND ; dim. 70’x 6’ ; Mv~7.0.

La petite dentelle, presque centrée sur l’étoile repère 52 cygne de Mv=4.3, dessine deux ailes, un peu sombre mais très contrastées, dans lesquelles s’entrecroise un système complexe de  filaments tenus dans un champ très riche en étoiles au T520x103 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII). Une fois l’étoile jalon sortie du champ, la structure de la nébuleuse se prolonge très loin vers le nord. Le DF510x88 optique Mirro-sphère  (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) présentent une image moins contrastée et mois définis mais avec plus de champ. Le T520x100 (Nagler31 + Filtre UHC) montre une image plus lumineuse dans un champ riche en étoiles. Le DF510x82 (Nagler31 + Filtre UHC) montre globalement une image un peu plus lumineuse et la nébuleuse moins grossis semble légèrement mieux ressortir qu’au T520.

 

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NGC6992 : (Cygne) α = 20h 56.4' ; δ = +31° 43' ; ND ; dim. 60’x 8’ ; Mv~7.0.

Plus brillante que NGC 6960, le T520x103 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) montre une vision superbe de la grande dentelle. On resterait vissé à l’oculaire pendant des heures avec des détails faramineux et extrêmement contrastés de la structure torsadée ! Je rappelle que la Mvlonz ne dépasse pas 4,7.  Le boomerang s’étire sur plus de 1° (NO-SE) sous la forme d’un long fuseau d’environ 10’ de largeur moyenne. Le DF510x88 optique Mirro-sphère  (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) révèle un peu moins de détails et de contraste dans les images. Le T520 est un ton au dessus. Le T520x100 (Nagler31 + filtre UHC) montre une image un peu moins contrasté que celle observée au Zeiss+filtre OIII. Le DF510x82 (Nagler31 + Filtre UHC) révèle une image plus lumineuse mais moins définie que celle observée au T520.

 

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NGC7000 : (Cygne) α = 20h 58.8' ; δ = +44° 20' ; ND ; dim. 120’x100’.

La nébuleuse North America est bien visible au DF510x88 optique (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) depuis le sud de la Belgique. C’est possible, même sous mon ciel archi pollué qui m’autorise à faire des ombres chinoises sur le télescope ou de voir les couleurs des maisons avoisinantes lorsque les luminaires d’Aubrives sont éteints ! La région du  « Mexique » apparaît facilement. Plus au Nord et perdu aux milieux d’un champ très riche en étoiles, NGC7000 se noie dans une immense nébulosité, dont la luminosité bien visible décroît doucement au fur et à mesure que l’on se rapproche du « Canada ». Le T520 manque de champ et révèle une image moins intéressante. Le filtre UHC se révèle être moins efficace pour extraire la nébuleuse du golfe du Mexique.

 

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IC 5070-67 : (Cygne) α = 20h 50.8' ; δ = +44° 21' ; ND ; dim. 80’x70’.

Le Pélican, nettement plus faible que NGC7000, se dévoile mieux en faisant sortir du champ 56 et 57 Cygne. Le cou du Pélican est bien visible au DF510x88 (filtre OIII). Le reste de la nébuleuse reste trop diffus pour rendre la vision intéressante. Le Zeiss UWF 30+OIII permet de voir simultanément les yeux du pélican et la très lumineuse « cote est » de la nébuleuse « North-America ». L’image est cependant beaucoup moins spectaculaire que celle observée sur le site de la Croix-Scaille avec le LB301 JML équipé du Nagler 26mm + filtre OIII. Le T520 ne dispose pas du champ suffisant pour permettre une vision simultanée de la tête du Pélican et de la cote est de NGC7000.

 

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M15 : (Pégase) α = 21h 29m 58s ; δ = +12° 10′ ; AO ; Mv=6.2 ; diam. 12,3’.

Très brillant, cet amas globulaire présente une large périphérie au tour d’un noyau petit et éclatant. Au T520x386 (Nagler 20 + TV2.5x), la périphérie de l’amas apparaît saupoudré d’étoiles d’une finesse inouïe sur un fond de velours noir profond. Le centre de l’amas apparaît également brillant, contrasté et constellé d’étoiles éclatantes et très fines, la vision est spectaculaire ! Le regard du centre de la périphérie renforce le contraste entre le centre de l’amas et le noir profond entourant M15, c’est sublime et je n’arrive pas à détacher mon œil de l’oculaire ! Le T520x594 (Ethos13 + TV2.5x) dégrade la finesse et les étoiles sont agitées sous l’effet de la turbulence ; Ce grossissement est trop élevé pour ce soir et le suivi est difficile car le télescope colle toujours sur les 2 axes. L’amas redevient superbe en réduisant l’amplification à 475x (Ethos13 + Big Barlow). L’image est de nouveau sublime de finesse et contraste au  T520x386 (Nagler 20 + TV2.5x). Le DF510x509 (Nagler 20 + TV2.5x) fourni également une image magnifique de l’amas globulaire. L’image de l’amas globulaire est juste un peu moins percutante et contrastée que celle obtenue avec le T520. Les étoiles sont également très fines. C’est un véritable plaisir de pointer et de suivre les objets à fort grossissement avec les mouvements très doux du Dobson Factory. Cela mérite d’être souligné.

 

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NGC884/869 : (Persée) α=02h 22,4m ; δ=+57° 07′ & α=02h19m ; δ=+57° 09′ ; AO ; Mv = 4.4&4.3 ; diam. 30'&30’.

C’est Sublime ! Situé en pleine voie lactée, le champ du double amas du Persée se révèle être particulièrement spectaculaire et d’une finesse inouïe au DF510x85 (Nagler 31mm). NGC869, plus dense que NGC884 montre une petite couronne formée de brillantes perles blanc-bleutées, de 6 à 7ème magnitude, se détachant d’une large périphérie composés de plus d’une centaine d’étoile d’éclats inégaux. Le champ du Nagler 26 permet d’observer simultanément NGC884,  NGC869 et l’étoile rouge sombre située à l’orée de NGC884. Le T520x100 (Nagler 31mm) grossi un peu plus l’image, avec moins de champs mais un contraste et une percutions d’éclat encore renforcés. Le résultat est différent mais l’image est d’une indescriptible beauté dans les deux instruments. Le LB301JML, dont l’image du double amas était spectaculaire à la tour du millénaire (Mvlon 6.4) ne tient pas la comparaison à Aubrives.

 

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NGC7789 : (Cassiopée) α = 23h 57.0m ; δ = +56° 44′ ; AO ; Mv=6.7 ; diam. 16’.

Le DF510x85 (Nagler 31mm) révèle près de 200 étoiles très fines et serrées, dans le champ fourmillant d’étoiles de la voie lactée (complètement invisible à l’œil nu à Aubrive). Cet essaim composé d’étoiles de 10 à 12ème est très beau mais, il ne me laisse pas un souvenir comparables à l’image sublime observée à la tour du millénaire avec le LB301x60 (Nagler 26mm). L’écart de diamètre, entre 510mm et 301mm, ne rattrape pas le gain de magnitude du site de la Croix-Scaille (Mvlon 6.4) par rapport au ciel d’Aubrives (Mvlon 4.76). La formule empirique de Pogson confirme un écart résiduel de 0,5 magnitude en faveur du LB301 dans un bon site.

 

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M37 : (Cocher) α = 05h 52m 18s ; δ = +32° 33′  ; AO ; Mv=5.8 ; diam. 24'.

Le large amas de centaines d’étoiles est assez pauvre au DF510x85 ! La vision au T520x100 se révèle être tout aussi triste et la lumière s’éteint graduellement à l’oculaire comme celle d’un planétarium. Je lève les yeux vers le ciel et il n’y a plus d’étoile. Le laser vert révèle une Chappe de brouillard située à quelques mètres au dessus du toit de la maison. C’est fini, je rentre avec des images somptueuses plein les yeux.

 

 

 

Fin d’observation à 3h23’ avec un constat superbe, les instruments Dobson Factory 510mm et T520mm optique Michel Walbaum fonctionnent en ciel profond.

 

 

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Edited by Jean-Noel

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
More information on www.planetary-astronomy.com

Bonjour,

 

C'est un superbe CROA , détaillé et les comparaisons entre les divers diamètres très intéressantes .

J'ai eu un équatorial de 380mm home made que j’utilisais dans la banlieue Bordelaise  mais en limite de campagne , je vois bien mieux avec le C9,25 sous mon ciel exempt de PL . 

 

 

Edited by Eric L

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Merci Eric,

 

Je lis souvent des CROA réalisés sous des cieux de rêve ou des conditions parfaites, j'en suis ici aux antipodes...

Cela ne m'étonne pas que tu aies de bien meilleures performances avec ton C9.25, sous ton ciel de montagne, qu'avec ton ancien T380 situé près de Bordeaux,  Il y a un monde d'écart. J'ai le même constat entre un ciel correct (situé à 20 km) et mon site pollué.

 

J'imagine ton ancien T380 dans ton abris à toit roulant actuel 9_9 (Ton EQ8 serait peut-être limite si tu envisages la photographie)

Merci d'avoir lu mes quatre CROA, ça fait plaisir :)

 

Jean-Noël

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Léquato de 380mm  a été vendu en pièces détachées en 1999 ou 2000 en même temps que pas mal de matériel astro . Un moment où je pensais arrêter l'astro ... Déménagement , reprise d'une entreprise , beaucoup moins de temps pour les  loisirs et en appartement  :(

 

Mais j'ai replongé en 2005 avec l'achat d'un SC12 que j'ai monté hier après midi sur l'EQ8 :)

 

 

je fais des recherches concernant ton Zeiss UWF30 85° mais je ne trouve rien ! 

Edited by Eric L

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Bonsoir Eric,

 

Super que tu es replongé, avec ton superbe ciel, la voie lactée était trop tentante. :D

 

Le Zeiss UWF30 85° ne se vend effectivement plus mais il serait peut-être possible de le trouver sur le marché de l'occasion. J'ai cependant trouvé quelques avis  ici sur "cloudynights" et une discussion ici sur "astronomie.de"

 

image.png.bce932dc951903ac42df442df1245ef0.pngimage.png.2831a59e1c48ddbe1c460d549a98b71a.png

 

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Le voici installé sur mon LX200 de 305mm :

 

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Par son contraste et sa finesse d'image,  cet oculaire transcende mon Nagler 31mm sur les instruments dotés d'un rapport d'ouverture > 6 (T250/1630 Astam, et SCT Meade LX200 305mm EMC. Il présente une coma et une courbure de champ importantes sur les télescopes plus rapides (DF510/2645 et LB300 optique JML). Il fait jeu égal au Nagler 31 au T520/3090 (Plus de contraste, une finesse égale mais coma et courbure de champ déjà présentes). Le T250 F/D 6.3 et le Zeiss UWF30mm  m'ont donnés une image assez fantastique du couple M81/M82 sous ciel de campagne. A Aubrives et au T520, la finesse des étoiles du Rodenstock 35mm supplante ces deux oculaires sur le double amas du Persée et M45.

 

J'ai trouvé ces 2 annonces :

Je t'en souhaite une bonne lecture... :)

Le Leitz est excellent.

 

Jean-Noël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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      12h30. En poussant sur le meuble à la limite de la perte d'équilibre, je parviens à faire passer l'un des deux volets. Je me glisse dans l'entrebaillement, et me retrouve enfin dehors, des toiles d'araignées dans les cheveux sous les yeux ahuris d'un automobiliste garé de l'autre coté de la route. Pas le temps pour les faux-semblants, je suis à la bourre. Mais dehors ! Je dégage le buffet, ouvre complètement la fenêtre et rerentre à l'intérieur. Comme il va bien falloir faire passer le télescope par la fenêtre – un Schmidt-Cassegrain Meade LX90 sur table équatoriale – j'entreprends son démontage afin de le sortir par morceau, puis le remonte pièce par pièce de l'autre coté du mur.
       
      Après plusieurs allers-retours par la fenêtre, je n'ose même pas jeter un œil à l'automobiliste toujours présent. j'installe le tout dans le jardin, rythmé par les bips de l'onduleur agonisant. Alors évidemment c'est la guerre, je vous passe donc les détails de la mise an station à l'arrache, de la mise en température inexistante, de la mise au point impossible à cause d'une turbulence de tous les diables, et de putain- comment-on-fait-déjà-pour-mettre-ce-foutu-autostar-en-vitesse-de-suivi- solaire. Je balance une centaine de poses en mode rafale. Jette un œil aux images, PAR-FAIT !
       
      Bon en fait non, hein, c'est tout flou. Mais au point où j'en suis, je suis presque surpris de voir que le Soleil est dans le cadre, et qu'il y a encore un morceau d'éclipse.
       
      Pas trop le temps de tergiverser, Cidélie a entrepris de décapiter Poppi. Après avoir sauvé la mise du malheureux singe, je démonte le tout. Et m'aperçois alors que je n'avais pas serré la vis centrale du trépied. Vous savez, l'unique grosse vis, celle qui tient à peut près tout. Avec une prise de vue en rafale au reflex et un petit souffle d'air, sur un télescope en porte à faux posé sur une table équatoriale flottante, tu m'étonnes que tout soit flou...
       
      Bon, mission accomplie, j'en ai chié comme un rat crevé pour faire une série d'images pourries, je peux tout ranger et formater ma carte SD. Après avoir tout rentré – par la fenêtre, je rappelle – sauf le télescope, qui attendra, je suis tout crasseux et dégouline de sueur. Tandis que je me serre un verre d'eau, j'entends les pneus de la voiture de Caro crisser sur les graviers, pour une arrivée en catastrophe, très déçue de m'avoir ainsi bloqué.
       
      Finalement, tout est bien qui fini bien. Sur la plus de centaine d'images obtenues, il y en a UNE de nette. Me demandez pas comment c'est possible, j'en n'ai pas la moindre idée.
       
      Vous trouverez donc le résultat de cette aventure épique en pièce jointe, l'unique rescapée de cette course contre la montre, quelques millions de pixels capturés en 1/500 de seconde à 100 ISO par un boîtier Canon EOS 600D derrière un Meade LX90 203/2000 avec réducteur de focale F/6,3, filtre Astrosolar densité 5, depuis Juliénas, en Beaujolais. Traitement sous Darktable.
       
      Ce n'est certainement pas la plus belle des images, mais ça fait un sacré souvenir
       
      Bon dimanche à tous !
       
      Cyp
       

    • By RIGEL33
      Quand la Lune frôle le Soleil
       
      Jeudi 10 juin 2021, de 11 h à 13 h, une éclipse partielle du Soleil était annoncée sur toute la France.
      A Bordeaux, la partialité était de 16%. Il n’en fallait pas plus à l’équipe d’animateurs d’ASTRONOMIE GIRONDE 33 pour se réunir après cette longue période de disette, et inviter le public à ce moment magique et rare.
       
      L’autorisation préfectorale acquise, la commune de Saucats a autorisé l’accès au pré communal du centre bourg, et un accès à l’électricité. Ceci a permis à 4 classes de primaire de l’école des Turritelles d’assister à l’événement.
       
      Dix postes d’observation ont été déployés et des vise-éclipses étaient mis à disposition, ainsi que du gel hydroalcoolique, sur la table d’accueil.
      Parmi les télescopes et lunettes avec filtre pleine ouverture, une lunette solaire Lunt permettait de voir les éruptions solaires. Un solarscope projeté l’ombre du Soleil éclipsé. Un tube Newton avec appareil photo capturait une image par minute et renvoyait les poses sur un écran d’ordinateur. Sur un Dobson 400, on pouvait voir le relief lunaire en ombre chinoise… impressionnant !!
       
      La centaine d’enfants et la cinquantaine d’adultes venus en curieux ont été ravies du moment.
      Les enfants, séparés en deux groupes de 50 (2 classes à la fois), étaient très intéressés et concentrés sur le spectacle. Par groupe de 5, les enfants papillonnaient d’un poste à l’autre, questionnant et écoutant attentivement les explications des animateurs-bénévoles. A midi, après le départ des élèves, ce sont les adultes qui ont profité des connaissances des astronomes amateurs. Certains avaient été cherché leurs enfants à l’école, de ceux qui n’avaient pas pu assister au spectacle, pour revenir avec eux voir la suite de l’événement qui, à midi, avait atteint son maximum. Les salariés de la Réserve Naturelle géologique de Saucats sont venus aussi jeter un œil à leur pause repas.
       
      Les deux heures ont filé à la vitesse de la lumière… à peine le temps de dire ouf et c’est déjà fini.
      Après 6 mois d’inactivité en public, et de séparation avec les astropotes, cette reprise a été revigorante et nous a rappelé à quel point nous aimons partager notre passion avec le public… et en particulier avec les enfants !
       
      N’hésitez pas à venir nous rejoindre sur le pré communal lors de la journée du samedi 26 juin où le matin nous ferons l’Astro-rencontre et l’après-midi fera place au Festival du Soleil !
       
      Quelques photos de l’animation :
       

       
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      (Photo prise au smartphone à l’oculaire de la Lunt au moment du maximum – crédit Corine Yahia)
    • By John deuxsource
      Bonjour à tous
       
      J’ai le plaisir de vous présenter un projet arrivé à son aboutissement.
      Je projetai depuis quelques années de changer d’instrument et de passer sur plus gros. J’observe régulièrement de chez moi (campagne Sqm 21,3) et aussi en montagne dans les Pyrénées (sqm 21,75). Je possédais un explore 300 précédemment qui me donnait satisfaction mais il manquait un peu de patate et de finesse… Quand la diamétrite vous gagne… Déjà une petite photo pour vous présenter le bestiau.

      Le cahier des charges :
      -          L’instrument le plus gros possible et transportable que je puisse mettre en œuvre seul (ca dépend des gens mais je me suis fixé de 450 à 508mm)
      -          Une très bonne optique (dommage d’avoir un cheval de course qui boite.)
      -           De bons mouvements fluides et pas de freins
      -          Structure très rigide car FD Rapide
      -          Double cage pour la rigidité /pratique et protection secondaire
      -          Pas de GOTO (j’aime bien chercher au TELRAD)
      -          Une possibilité de suivi avec table équatoriale (voire même de photo occasionnelle)
      -          Optimisation pour utiliser une bino ( Denkmeier Binotron 27 dans mon cas)
       
      Optique :
      Après moultes comparatifs, devis et négociations j’ai jeté mon dévolu sur le travail remarquable de Normand Fullum. Ses prix sont assez concurrentiels et sa réputation n’a jamais été mise en doute. Le poli du miroir est vraiment excellent et le vendeur est très accessible. Voir avec lui pour les frais de douane…. :p
      J’ai échangé quelques mails avec lui en quelques mois et j’ai finis par avoir un très bon prix sur un de ses miroirs pendant la période Covid un peu creuse pour lui au canada.
      Le miroir est en supremax , fait 39mm d’épaisseur pour 508mm taillé à 3,3. J’ai une focale de 1688 et de 1941 avec le paracorr 2. Le secondaire vient de chez Antares optics aux êtats unis. C’est un 140mm avec une excellente régularité de surface.
       
      Mécanique :
      Le nombre d’artisans actuels pour la réalisation de télescopes de cette gamme est vite limité… On entend surtout parler de Df/SD /Stellarzac et Sv et plus récemment Doctelescope... Je leur ai tous demandé de me faire un devis (sauf pour le plus cher…).
      J’allais quasiment franchir le pas avec l’un d’entre eux quand une connaissance m’a parlé de Fred Amirayan (ARP 83). J’ai un peu fouiné sur son site et j’ai vu que son travail avait l’air très soigné. Je n’ai finalement pas mis très longtemps à me décider à réaliser le projet avec lui.
      Les raisons :
      -          Travail hyper soigné (il fait tout sur demande !)
      -          Suivi tout le long du projet avec photos etc.. 
      -          Prix concurrentiels 
      -          matériaux de qualité (Carbone 35mm , bois de bouleau…)
      -          Le barillet : 18 points à 4 points d’appuis latéraux pour mon miroir (une pièce d’orfèvrerie)
      -          Travail en France, il est plus facile d’aller chercher le scope et/ou de le faire modifier.
       
      Mouvements et stabilité 
      : En bref, après quelques utilisations je dois dire que le télescope est un vrai bonheur à utiliser ! Le télescope est toujours hyper stable et respire le solide. Ce n’est pas de l’ultra léger mais ça n’est pas ce que je lui demandais. Les mouvements en azimuth sont freinés par le contact du téflon sur la table équatoriale. Les mouvements en hauteur sont assurées par un couple Téflon / roulements (2 et 2). Pas besoin de freins ni contrepoids alors que j’utilise une tête bino qui pèse un bon 1,5kg avec un porte filtre !   
       
      Montage et collimation : Fred m’a confectionné un système de montage rapide vu que je sors régulièrement en montagne avec. Je monte le scope en 5 Minutes chrono. J’ai identifié les 4 tubes carbones pour avoir un réglage qui bouge le moins possible à chaque remontage. Et ça fonctionne ;
      Je n’ai qu’une petite rectification à l’autocollimateur Catseye à chaque remontage (je rappelle que c’est 7 fois le trajet optique donc on est assez loin de la précision au laser). Je ne touche presque pas au primaire. Les molettes de collimations sont très bien faites (vis tirantes incorporées au poussantes)
       

       
      Refroidissement du miroir :
      Après quelques discussions avec des habitués du forum et des gros dobsons, je souhaitais que le scope soit rapidement en température. C’est un problème récurrent sur les gros dobs, on est donc partis sur 3 ventilos en dessous et 4 ventilos au niveau du miroir sur le côté pour enlever la couche limite. Je peux activer les deux en même temps ou les différencier.

       
      Table équatoriale :
      J’aime bien trouver mes cibles et j’avais acheté cette table ( Tom’O) d’occasion avant la réalisation de ce projet. J’ai donc demandé à Fred de me l’adapter spécialement pour ce dob (il a réalisé un axe fixé à la table qui se glisse directement dans le rocker). Le scope est tellement ramassé avec ce FD à 3,3 que je le laisse carrément posé sur un support roulant avec sa table équatoriale tout monté dans ma chambre et je le sors comme ça !
      Sans la table le Po doit se trouver à un petit 1,60m, avec à 1,75 au zénith.
       
      Transport :
      Je possede une 308 Break, il rentre mais je n'ai pas des tonnes de place non plus. Vous pouvez remarquer les axes qui dépassent sur le coté. Ils sont amovibles mais je les laissent à poste. je peux rajouter en 2 min des roues pour monter le scope dans la voiture à l'aide de rampes.
       
      Premières soirées :
      J’ai pu utiliser trois fois de télescope à la maison. C’est la première fois que j’ai un aussi gros diamètre en ma possession mais j’ai très régulièrement la possibilité d’observer avec mon voisin qui possède un 620 (oui oui je sais j’ai du cul xD).
      Mes premières impressions sont excellentes. Le piqué est superbe quand le télescope est à température (45min avec les ventilos je dirais). J’ai déjà pu voir que le FD court imposait une collimation PARFAITE ! Dès que mes images à l’autocollimateur sont un peu décalées je constate une perte de qualité de l’image (je l’ai vu sur mars), heureusement qu’il tient bien la colim !
      Les premiers objets que j’ai pu observer ; M13 /M101/M51/ l’œil de chat/ de nombreuses galaxies dans la vierge / quelques amas et d’autres nébuleuses planétaires… UN REGAL. Sur M51 je vois depuis mon jardin le pont de matière qui relie les deux galaxies et de nombreux détails dans les bras… J’ai l’impression que le grossissement est très bien tenu par le télescope, les images se dégradent à partir de 400 fois mais j’ai pu pousser à 500 le meilleur soir des trois sorties sur l’œil de chat. j’ai pris une baffe sur pas mal d’objets.. Vivement le test à la montagne
       
      Binoculaire : Denkmeier binotron 27
      Je l’utilise pour le moment avec une paire de Pano 24. Je l’utilise avec le commutateur de puissance (1,3X ; 2,3X et 3X qui me donnent environ 90x/160x/220x) et je vais tester d’ici peu avec une paire de Pentax xw 10mm. =)
      Le résultat est tout simplement bluffant. Sur les amas, c’est juste exceptionnel. Le piqué est aussi bon qu’avec mon paracorr 2 et les pentax Xw en mono. Le confort d’observation est incroyable.
      Sur les galaxies, je perçois la même quantité de détails même sur les galaxies faibles mais je constate une petite perte de luminosité (je le vois surtout à l’assombrissement du fond de ciel). J’ai quand même pu observer des galaxies autour des magnitudes 14.
      Je trouve que la différence majeure est dans les grossissements. Quand je peux pousser facilement à 400 voire plus en Mono, il est difficile de faire la même chose en bino. A 220 je trouve que l’image se dégrade un peu, je me demande si c’est parce que je dois reculer un peu la bino pour avoir la map à se grossissement ?
       
      Voilà pour mes premières impressions , j’ai vraiment hâte de tester ce petit bijou en montagne. J’espère que ça éclairera ceux qui sont dans la même recherche =)
       
       
       
    • By BobSaintClar
      Bonjour la France !
       
      J'ai rédigé un nouveau CROA dans le forum du groupe "binoculaires". Comme il s'agit d'un compte-rendu d'observation strictement visuelle, j'ai pensé à venir ici pour le signaler
      Je ne dessine pas encore, mais j'y pense, tant la nuit décrite fut riche en (re)découvertes.
      Mes plus belles courbettes,
      Bob
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