Jean-Noel

Première lumière Ardennaise du T520 Optique Walbaum et comparaison avec le DF510mm

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Je vous propose de trouver une série de quatre C.R. correspondant aux premières lumières Ardennaises réalisées avec un Dobson de 520mm F/D6, dont l’optique est celle de l’ancien observatoire de Michel Walbaum décédé en 1983. Gérard Colas (Geco71), ex propriétaire de cet instrument, a écrit un compte rendu d'observation astronomique sur la 1ère lumière de ce télescope effectuée le 4 mai 2014 : ici. Je le remercie de m'avoir cédé ce télescope dont l'optique a enfin pu s'exprimer pour la première fois, dans mon jardin et avec succès, ce mercredi 20 septembre. C'est en fait l'achat sentimental de l'optique dont les images de Saturne, d'une beauté indescriptible, m’ont à jamais subjugué en 1973. Ce CROA se propose d’apporter quelques éléments factuels :

 

  • De comparaison entre ce Dobson de 520mm d'ouverture, très imparfait mais réalisé autour d’une optique d’exception et mon Dobson Factory de 510mm Optique Mirro-Sphère à  L/18Ptv. ;
  • D’évaluation des images observées sur un site affecté par une forte pollution lumineuse et une agitation atmosphérique notable.

 

Ces quelques observations pourront peut-être intéresser les observateurs de Belgique et des régions du Haut de France. Je vous souhaite bonne lecture…

J'invite toute les personnes ayant observées au T520 à Reims à me contacter.

 

 

 

 

 

 

 

 

1)    Première lumière sous ciel dégagé du T520 et comparaison avec le DF510mm

 

 

Mercredi 20 au Jeudi 21/09/2017

Aubrives, vallée de la Meuse dans les Ardennes (50° 6'14.57"N - 4°45'9.05"E).

 

Dobson 520mm, miroir D=515mm F=3090mm, optique Michel Walbaum (Hilux 96%).

Dobson Factory 510mm, miroir D=506mm F=2645mm, optique Mirro-Sphère (Hilux 96%).

 

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T520

 

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DF510 (ici sans bafflage monté)

 

 

Début 22h30 : Transparence exécrable, diffusion lumineuse intense des luminaires, de la centrale de Chooz et des villages avoisinants. La voie lactée n’est pas visible à l’œil nu et le ciel est rougeoyant ou blanchâtre (Mvlon~4 avant minuit et 4.76 dans Pégase après extinction des luminaires à Aubrives). Turbulence sensible au T520  mais non gênante pour l’observation du ciel profond. Valeur SQM mesuré à 19,69 à 1h00’. Le taux d’humidité de 100% m’oblige à utiliser un sèche-cheveux toutes les 10 minutes…

 

 

Véga = α Lyre :

α = 18h 36m 56 ;  δ = +38° 47′ 01 ; Type A0Va1; Dist = 25,3 AL ; Mv=0.  

L’étoile la plus brillante du ciel d’été est vue au T520x103 (Zeiss UWF30 85°) comme un splendide diamant percutant, fin est accompagné de très fines aigrettes sur un fond de ciel noir. C’est splendide pour une première observation. Une discrète diffusion est perceptible aux abords immédiats de l’étoile. Au bout de 1 minute, la diffusion devient visible puis notable et l’étoile perd graduellement en « punch » en raison d’un dépôt de buée sur le miroir secondaire. Bienvenue en Ardennes.

 

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M13 = NGC 6205 : (Hercule) α = 16h 41m 41s; δ = +36° 27′ 37″ ; AG ; Mv=5.8 ; diam. 20’.

L’amas, au couchant et déjà situé dans la brume et la pollution lumineuse du village de Hièrges, est bien résolu mais peu lumineux et un peu empâté au T520x386. La vision me rappelle très légèrement les lointains souvenirs des images observées chez Michel Walbaum dans les années 1975 à Reims. M13 est trop bas pour pouvoir évaluer la qualité de l’image comparativement avec la vision magistrale de M13, observée le 14 Août à l’Observatoire Centre Ardenne, au Sud Dobson 407x204 (optique Mirro-Sphère).  

 

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M57 : (Lyre) α = 18h 53m 35s ; δ = +33° 02′  ; NP ; Mv=9.7 ; dim. 1,4’x 1,0’.

La forme annulaire est bien visible au Nagler 20 + TV2.5 (T520x386), mais l’image manque de luminosité. Deux étoiles de 13 et 14.7 sont néanmoins perceptibles aux abords de la nébuleuse. La magnitude limite semble être équivalente à celle observée avec le LB301 (optique JML) sur le site d’observation de la Croix-Scaille (Mvlon 6.4)..

 

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Double-double = ε1 et ε² Lyra = Σ2382-83 : (Lyre) α = 18h 42m,7 ; δ = 39° 37′ ; ED A3V+F0V (ε1) A6Vn+A7Vn (ε2) ; Mv= 4,66 [ε1] 4,59 [ε2] ; Sép. 208,2’’ thêta=172°.  

Σ2382 = ε1 : Mv= 5,0 et 6,1 ; Rho=2,33" - Thêta=345°.  

Σ2383 = ε1 : Mv= 5,1 et 5,4 ; Rho=2,39" - Théta=75°.  

Très facile au T520x386, les composantes blanches montrent une image tendant vers l’aspect planétaire mais restent fines sur un fond de ciel contrasté.

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Delta Cygne = Σ2579 : (Cygne) α = 19h 44m 58,5s ; δ = +45° 07′ 51″; ED B9.5IV+F1V ; Mv= 3,0 et 6,5; Sép. 2,74" thêta=216.6°.

La composante principale blanche et tend vers un aspect planétaire grossier. Elle est accompagnée d’un compagnon bleuté et fortement bouillonnent au T520x772 (Zeiss Abbe 4mm). Il m’est quasiment impossible d’effectuer un suivi correct car le télescope colle assez fortement sur les deux axes et le couple quitte le champs a la moindre tentative de recentrage, c’est très énervant ! L’image est nettement meilleure au T520x515 (Zeiss Abbe 6mm). Elle montre les deux composantes bien séparées mais présente une image globalement un peu moins belle que celle observée, dans de superbes conditions, au T406x450 de l’observatoire de Dourbes (Sud Belgique) muni de mon Zeiss Abbe 4mm. 

 

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NGC6960 : (Cygne) α = 20h 45.7' ; δ = +30° 43' ; ND ; dim. 70’x 6’ ; Mv~7.0.

La petite dentelle, presque centrée sur l’étoile repère 52 cygne de Mv=4.3, dessine deux ailes, un peu sombre mais très contrastées, dans lesquelles s’entrecroise un système complexe de  filaments tenus dans un champ très riche en étoiles au T520x103 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII). Une fois l’étoile jalon sortie du champ, la structure de la nébuleuse se prolonge très loin vers le nord. Le DF510x88 optique Mirro-sphère  (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) présentent une image moins contrastée et mois définis mais avec plus de champ. Le T520x100 (Nagler31 + Filtre UHC) montre une image plus lumineuse dans un champ riche en étoiles. Le DF510x82 (Nagler31 + Filtre UHC) montre globalement une image un peu plus lumineuse et la nébuleuse moins grossis semble légèrement mieux ressortir qu’au T520.

 

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NGC6992 : (Cygne) α = 20h 56.4' ; δ = +31° 43' ; ND ; dim. 60’x 8’ ; Mv~7.0.

Plus brillante que NGC 6960, le T520x103 (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) montre une vision superbe de la grande dentelle. On resterait vissé à l’oculaire pendant des heures avec des détails faramineux et extrêmement contrastés de la structure torsadée ! Je rappelle que la Mvlonz ne dépasse pas 4,7.  Le boomerang s’étire sur plus de 1° (NO-SE) sous la forme d’un long fuseau d’environ 10’ de largeur moyenne. Le DF510x88 optique Mirro-sphère  (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) révèle un peu moins de détails et de contraste dans les images. Le T520 est un ton au dessus. Le T520x100 (Nagler31 + filtre UHC) montre une image un peu moins contrasté que celle observée au Zeiss+filtre OIII. Le DF510x82 (Nagler31 + Filtre UHC) révèle une image plus lumineuse mais moins définie que celle observée au T520.

 

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NGC7000 : (Cygne) α = 20h 58.8' ; δ = +44° 20' ; ND ; dim. 120’x100’.

La nébuleuse North America est bien visible au DF510x88 optique (Zeiss UWF30 85° +Filtre OIII) depuis le sud de la Belgique. C’est possible, même sous mon ciel archi pollué qui m’autorise à faire des ombres chinoises sur le télescope ou de voir les couleurs des maisons avoisinantes lorsque les luminaires d’Aubrives sont éteints ! La région du  « Mexique » apparaît facilement. Plus au Nord et perdu aux milieux d’un champ très riche en étoiles, NGC7000 se noie dans une immense nébulosité, dont la luminosité bien visible décroît doucement au fur et à mesure que l’on se rapproche du « Canada ». Le T520 manque de champ et révèle une image moins intéressante. Le filtre UHC se révèle être moins efficace pour extraire la nébuleuse du golfe du Mexique.

 

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IC 5070-67 : (Cygne) α = 20h 50.8' ; δ = +44° 21' ; ND ; dim. 80’x70’.

Le Pélican, nettement plus faible que NGC7000, se dévoile mieux en faisant sortir du champ 56 et 57 Cygne. Le cou du Pélican est bien visible au DF510x88 (filtre OIII). Le reste de la nébuleuse reste trop diffus pour rendre la vision intéressante. Le Zeiss UWF 30+OIII permet de voir simultanément les yeux du pélican et la très lumineuse « cote est » de la nébuleuse « North-America ». L’image est cependant beaucoup moins spectaculaire que celle observée sur le site de la Croix-Scaille avec le LB301 JML équipé du Nagler 26mm + filtre OIII. Le T520 ne dispose pas du champ suffisant pour permettre une vision simultanée de la tête du Pélican et de la cote est de NGC7000.

 

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M15 : (Pégase) α = 21h 29m 58s ; δ = +12° 10′ ; AO ; Mv=6.2 ; diam. 12,3’.

Très brillant, cet amas globulaire présente une large périphérie au tour d’un noyau petit et éclatant. Au T520x386 (Nagler 20 + TV2.5x), la périphérie de l’amas apparaît saupoudré d’étoiles d’une finesse inouïe sur un fond de velours noir profond. Le centre de l’amas apparaît également brillant, contrasté et constellé d’étoiles éclatantes et très fines, la vision est spectaculaire ! Le regard du centre de la périphérie renforce le contraste entre le centre de l’amas et le noir profond entourant M15, c’est sublime et je n’arrive pas à détacher mon œil de l’oculaire ! Le T520x594 (Ethos13 + TV2.5x) dégrade la finesse et les étoiles sont agitées sous l’effet de la turbulence ; Ce grossissement est trop élevé pour ce soir et le suivi est difficile car le télescope colle toujours sur les 2 axes. L’amas redevient superbe en réduisant l’amplification à 475x (Ethos13 + Big Barlow). L’image est de nouveau sublime de finesse et contraste au  T520x386 (Nagler 20 + TV2.5x). Le DF510x509 (Nagler 20 + TV2.5x) fourni également une image magnifique de l’amas globulaire. L’image de l’amas globulaire est juste un peu moins percutante et contrastée que celle obtenue avec le T520. Les étoiles sont également très fines. C’est un véritable plaisir de pointer et de suivre les objets à fort grossissement avec les mouvements très doux du Dobson Factory. Cela mérite d’être souligné.

 

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NGC884/869 : (Persée) α=02h 22,4m ; δ=+57° 07′ & α=02h19m ; δ=+57° 09′ ; AO ; Mv = 4.4&4.3 ; diam. 30'&30’.

C’est Sublime ! Situé en pleine voie lactée, le champ du double amas du Persée se révèle être particulièrement spectaculaire et d’une finesse inouïe au DF510x85 (Nagler 31mm). NGC869, plus dense que NGC884 montre une petite couronne formée de brillantes perles blanc-bleutées, de 6 à 7ème magnitude, se détachant d’une large périphérie composés de plus d’une centaine d’étoile d’éclats inégaux. Le champ du Nagler 26 permet d’observer simultanément NGC884,  NGC869 et l’étoile rouge sombre située à l’orée de NGC884. Le T520x100 (Nagler 31mm) grossi un peu plus l’image, avec moins de champs mais un contraste et une percutions d’éclat encore renforcés. Le résultat est différent mais l’image est d’une indescriptible beauté dans les deux instruments. Le LB301JML, dont l’image du double amas était spectaculaire à la tour du millénaire (Mvlon 6.4) ne tient pas la comparaison à Aubrives.

 

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NGC7789 : (Cassiopée) α = 23h 57.0m ; δ = +56° 44′ ; AO ; Mv=6.7 ; diam. 16’.

Le DF510x85 (Nagler 31mm) révèle près de 200 étoiles très fines et serrées, dans le champ fourmillant d’étoiles de la voie lactée (complètement invisible à l’œil nu à Aubrive). Cet essaim composé d’étoiles de 10 à 12ème est très beau mais, il ne me laisse pas un souvenir comparables à l’image sublime observée à la tour du millénaire avec le LB301x60 (Nagler 26mm). L’écart de diamètre, entre 510mm et 301mm, ne rattrape pas le gain de magnitude du site de la Croix-Scaille (Mvlon 6.4) par rapport au ciel d’Aubrives (Mvlon 4.76). La formule empirique de Pogson confirme un écart résiduel de 0,5 magnitude en faveur du LB301 dans un bon site.

 

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M37 : (Cocher) α = 05h 52m 18s ; δ = +32° 33′  ; AO ; Mv=5.8 ; diam. 24'.

Le large amas de centaines d’étoiles est assez pauvre au DF510x85 ! La vision au T520x100 se révèle être tout aussi triste et la lumière s’éteint graduellement à l’oculaire comme celle d’un planétarium. Je lève les yeux vers le ciel et il n’y a plus d’étoile. Le laser vert révèle une Chappe de brouillard située à quelques mètres au dessus du toit de la maison. C’est fini, je rentre avec des images somptueuses plein les yeux.

 

 

 

Fin d’observation à 3h23’ avec un constat superbe, les instruments Dobson Factory 510mm et T520mm optique Michel Walbaum fonctionnent en ciel profond.

 

 

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Edited by Jean-Noel

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Bonjour,

 

C'est un superbe CROA , détaillé et les comparaisons entre les divers diamètres très intéressantes .

J'ai eu un équatorial de 380mm home made que j’utilisais dans la banlieue Bordelaise  mais en limite de campagne , je vois bien mieux avec le C9,25 sous mon ciel exempt de PL . 

 

 

Edited by Eric L

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Merci Eric,

 

Je lis souvent des CROA réalisés sous des cieux de rêve ou des conditions parfaites, j'en suis ici aux antipodes...

Cela ne m'étonne pas que tu aies de bien meilleures performances avec ton C9.25, sous ton ciel de montagne, qu'avec ton ancien T380 situé près de Bordeaux,  Il y a un monde d'écart. J'ai le même constat entre un ciel correct (situé à 20 km) et mon site pollué.

 

J'imagine ton ancien T380 dans ton abris à toit roulant actuel 9_9 (Ton EQ8 serait peut-être limite si tu envisages la photographie)

Merci d'avoir lu mes quatre CROA, ça fait plaisir :)

 

Jean-Noël

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Léquato de 380mm  a été vendu en pièces détachées en 1999 ou 2000 en même temps que pas mal de matériel astro . Un moment où je pensais arrêter l'astro ... Déménagement , reprise d'une entreprise , beaucoup moins de temps pour les  loisirs et en appartement  :(

 

Mais j'ai replongé en 2005 avec l'achat d'un SC12 que j'ai monté hier après midi sur l'EQ8 :)

 

 

je fais des recherches concernant ton Zeiss UWF30 85° mais je ne trouve rien ! 

Edited by Eric L

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Bonsoir Eric,

 

Super que tu es replongé, avec ton superbe ciel, la voie lactée était trop tentante. :D

 

Le Zeiss UWF30 85° ne se vend effectivement plus mais il serait peut-être possible de le trouver sur le marché de l'occasion. J'ai cependant trouvé quelques avis  ici sur "cloudynights" et une discussion ici sur "astronomie.de"

 

image.png.bce932dc951903ac42df442df1245ef0.pngimage.png.2831a59e1c48ddbe1c460d549a98b71a.png

 

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Le voici installé sur mon LX200 de 305mm :

 

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Par son contraste et sa finesse d'image,  cet oculaire transcende mon Nagler 31mm sur les instruments dotés d'un rapport d'ouverture > 6 (T250/1630 Astam, et SCT Meade LX200 305mm EMC. Il présente une coma et une courbure de champ importantes sur les télescopes plus rapides (DF510/2645 et LB300 optique JML). Il fait jeu égal au Nagler 31 au T520/3090 (Plus de contraste, une finesse égale mais coma et courbure de champ déjà présentes). Le T250 F/D 6.3 et le Zeiss UWF30mm  m'ont donnés une image assez fantastique du couple M81/M82 sous ciel de campagne. A Aubrives et au T520, la finesse des étoiles du Rodenstock 35mm supplante ces deux oculaires sur le double amas du Persée et M45.

 

J'ai trouvé ces 2 annonces :

Je t'en souhaite une bonne lecture... :)

Le Leitz est excellent.

 

Jean-Noël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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       A 3h40 2 chouettes chevèche se parlent, c'est magique.
       
       Observation 8981 : NGC7611.
       150x. Située dans le groupe des précédentes, elle se montre faible, assez condensée. A 3h50 les nuages sont dessus et sur Pégase, le ciel est vite très couvert par l'ouest.
       
       
       Je prends quelques photos souvenir maintenant que j'ai le temps faute de ciel.
       
       A 4h30 le ciel est encore bâché, envahi de stratus et stratocumulus.
       Le camion de collecte du lait est arrivé pour un quart d'heure.
       
       A 5h15, après un peu de repos dans l'auto, je remballe sous les nuages.
    • By BobSaintClar
      Après la merveilleuse nuit de la star-party d'Aichi du WE dernier, j'avais quelques appréhensions à l'idée d'employer mes jumelles géantes sous le ciel médiocre de ma campagne urbanisée. C'est donc avec un enthousiasme modéré, surtout motivé par l'idée de réaliser un comparatif (c'est excitant), que j'ai installé tranquillement mon engin dans le jardin ce Samedi.
       
      Le ciel a été dégagé toute la journée et ce soir, il affiche un bleu profond qui promet une transparence nocturne correcte et peut-être, un halo de pollution relativement contenu. Une heure plus tard, lorsque la nuit astronomique est bien installée, je dois déchanter : le fond de ciel est crémeux jusqu'au zénith. Il n'a pas la "qualité hivernale" attendue : pas de voie lactée, alors que le Cygne est encore assez haut. A l’œil nu, je ne vois pas le double amas de Persée. Je cherche les Pléiades et quand je les trouve, on ne peut pas dire qu'elles me sautent aux yeux ! Si l'équipement n'était pas déjà prêt, franchement, je ne le sortirais pas. Mais bon, après tout, la séance sera instructive : voir quelque chose de sympathique, dans ces conditions, serait une excellente nouvelle ! Je m'attends au pire, qu'est-ce que je risque ?
       
      Je m'installe, c'est parti ! J'équipe les jumelles de leurs filtres Fujinon et commence par le Cygne, avant qu'il ne s'esquive. Ayant bien en tête la récente et superbe observation menée sur North America, je navigue autour de Deneb. Le fond de ciel est atténué par les filtres, mais... les nébuleuses sont invisibles. C'est une blague ? Qu'elles soient ténues ou moches, passe encore, mais rien ? Je prends mon temps, peine perdue. Oh purée, ça commence mal !
       
      Douché, je pars vers les Dentelles. Même constat : je ne les vois pas. Au contact de l'étoile brillante de l'arc le plus fin, je note une vague excroissance... et encore, j'ai un doute ! L'arc le plus étendu, celui qui m'évoquait une grande plume festonnée quelques jours plus tôt, est noyé dans la fadeur ambiante. Cette misère !
       
      Poursuivons le jeu de massacre. Je retire les filtres et retourne l'instrument vers le sud-est, direction les Pléiades. Je les trouve, c'est déjà ça ! La réalité n'a pas grand-chose à voir avec mon souvenir : il n'y a pas de luminosité globale tranchée, qui distingue l'amas de son environnement plus sombre. Ce n'est qu'une collection d'étoiles individuellement lumineuses, pas vraiment un objet en soi. Plus grave : il n'y a pas de gaz ! Même en vision indirecte, il n'y a strictement rien à voir aux alentours de Merope (les autres, n'en parlons pas). Dans le quadrilatère, je compte neuf étoiles (14 en montagne), mais peu importe : ce n'est pas moche, c'est pire que ça... c'est triste.
       
      Je pointe le double amas de Persée : finalement, c'est l'objet le moins décevant du moment. Il perd beaucoup en contraste et donc, en beauté, mais la foultitude d'étoiles - même moins serrées - détourne l'attention du fond de ciel blafard. Les couleurs sont perceptibles mais l'effet 3D est très atténué, au détriment du plaisir d'observation.
       
      Puisque je traîne dans le coin, allons voir Andromède. Elle est très haute, c'est plutôt bon signe, la voil... doux Jésus ! Ce n'est qu'une tache asymétrique, un nuage pâle sans forme ni structure qui se perd dans le fond de ciel ! M110 est loin (!) et misérable... quant à M32, je la cherche encore...
       
      Il est 20h30, je décide de rentrer au chaud (température extérieure 2°) et de m'occuper une paire d'heures, le temps qu'Orion émerge de la vase. Ce serait dommage de ne pas conclure sur l'albatros (je n'ai pas pointé la Rosette, vous ne m'en voudrez pas)...
       
      A 23h, je ressors. Le ciel s'est amélioré : plus sombre, avec une zone zénithale presque propre. Du coup, je revisite les Pléiades, maintenant à ma verticale : c'est mieux ! La patate globale de l'amas est perceptible (mais sans plus), la nébulosité près de Merope est devinée en vision indirecte. Je compte désormais 11 étoiles dans le quadrilatère principal. Si je n'avais pas récemment vu le même amas sous un ciel de rêve, j'aurais trouvé l'image jolie...
       
      Je remets les filtres et vise enfin M42, la reine des nuits d'hiver. Houuu là là, elle a pris cher, Sa Majesté ! Au sud-sud est, elle est assez haute - 10° de plus qu'en France métropolitaine - mais ne s'extraie pas du halo lumineux de l'agglomération tokyoïte et de ses extensions ferroviaires : elle étend peu ses ailes, sa tête d'oiseau n'est vue qu'en vision indirecte, aucune boucle ne vient la refermer, "l'homme qui court" est à la limite de la perception... ça craint ! Autour du trapèze, les nodosités complexes du cœur se laissent voir, quand même. Avec les filtres, la nébuleuse s'étend un peu plus mais paradoxalement, je perds en détails dans la partie centrale ; au final, c'est décevant ! Quand je repense au même objet, vu d'Aichi...
       
      Je ne reste dehors qu'une grosse demi-heure : le ciel ne s'améliorera plus et j'ai vu ce que je voulais voir (ou pas). La rosée de début de nuit se change progressivement en givre... Il est temps de venir témoigner, ici même
       
      Le bilan est déprimant, mais je tire quelques enseignements de cette demi-nuit d'observation :
       
      - Ma monture me donne satisfaction : je l'ai améliorée en dotant l'axe de la bascule d'un frein. La visée est confortable, surtout au-delà de 60° d'élévation.
      - Avec mon instrument, sous un ciel médiocre à moyen, les amas ouverts sont la cible à privilégier. Les galaxies, on oublie (cette M31 de cauchemar...) et les nébuleuses gazeuses, on les filtre à bande étroite : mes Fujinon à bande large, ça va bien sous un bon ciel... sinon, ils sont trop permissifs.
      - En-dessous de 70-75° d'élévation, la pollution lumineuse ruine tout !
       
      Sur ce, bonne nuit !
       
    • By xavierc
       Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme
       Nuit du 23 au 24 août 2019
       Dobson 508/1920
       
       9 dessins : 8969 à 8977
       
       Ma première sortie à la campagne depuis les vacances se fait encore aux commandes du Dobson 508.
       La forte odeur de lisier de porc qui m'a saisi en sortant de la voiture au niveau des ballots de foin m'a fait fuir ce site.
       
       Arrivé à 21h45, j'étais installé à 22h45, ayant monté le télescope sous le regard intrigué des vaches.
       J'ai eu droit à un feu d'artifice vers le sud, ils fêtent quoi à cette date?
       
       J'observe une nébuleuse planétaire puis un amas ouvert de l'Aigle.
       
       Observation 8969 : NGC6751.
       85x, 402x, 631x. Très réactive en Oxygène 3, elle est vue un peu floue dès 85x. Notée assez faible, elle montre son étoile centrale facile considérablement faible, et des traces d'anneaux en vision décalée VI2.
       La turbulence est forte à 402x. Elle est trop sombre à 631x. Une étoile est soupçonnée dedans à côté de la centrale.
       La structure annulaire ressort mieux en filtrant en Oxygène 3, évidente alors.
       
       
       A 23h20, les vaches dans la prairie à quelques mètres de l'autre côté de la barrière urinent à tout va! Heureusement que ça ne sent pas jusqu'ici.
       Je me vengerai en faisant de même au bord de leur enclos en cours de nuit.
       
       Observation 8970 : NGC6756.
       85x, 201x, 276x. Il est petit et très serré à 85x. La turbulence reste forte à 276x. Je note un curieux groupe d'étoiles serrées considérablement faibles à faibles en forme de S au centre.
       
       
       Vers minuit et quart, je pars me reposer 20 minutes dans la voiture.
       La Lune à 40% de phase se lève à 0h45 dans les arbres et sous les Pléiades.
       
       Je poursuis avec des galaxies de l'Aigle.
       
       Observation 8971 : NGC6900.
       Pas vue à 85x, elle est très faible et diffuse à 201x, vue sous forte turbulence.
       
       
       Observation 8972 : NGC6915.
       85x, 201x. Elle est bien plus facile que la précédente alors que la Lune à 40% s'est levée entretemps. Je la vois à 85x, puis à 201x elle m'apparaît considérablement faible et condensée, facile. En vision indirecte son noyau est ponctuel.
       
       
       Un moustique m'embête temporairement vers la demie de 1 heure.
       La Lune est suffisamment montée pour que je constate qu'elle est nichée dans l'amas des Hyades et au-dessus d'Aldébaran.
       
       Observation 8973 : NGC6922.
       85x, 201x. Repérée assez vite à 201x, diffuse, elle n'a pas été décelée à 85x.
       
       
       Observation 8974 : NGC6926/9.
       201x. Ce couple inégal comprend NGC6926 très faible à VI1, très diffuse, et NGC6929 faible, petite et condensée.
       
       
       Pour changer des galaxies, je pointe une nébuleuse planétaire de Pégase déjà dessinée avec 2 fois moins de diamètre.
       
       Observation 8975 : PK104-29.1.
       85x, 138x. Aussi appelée Jones 1, elle est soupçonnée sans filtre. Elle n'est pas si facile que ça en filtrant en Oxygène 3, restant faible à très faible. Je la dessine avec ce filtre. Le filtre et le grossissement de 138x sont le bon duo pour la détailler.
       
       
       J'enchaîne sur des galaxies de Pégase dont un groupe Arp.
       
       Observation 8976 : NGC7680.
       201x. Elle se révèle condensée et considérablement faible.
       
       
       Observation 8977 : NGC7805/6.
       201x, 276x. De son autre nom Arp 112, ce duo me montre NGC7805 considérablement faible et NGC7806 faible à très faible.
       
       
       A 3h50 une vache gloutonne mange bruyamment dans sa mangeoire à 5 mètres de moi.
       
       Des voiles à l'ouest viennent puis gênent. Je patiente dans l'auto, mais me laisse emporter par le sommeil jusqu'aux rivages de la 5ème heure.
       L'aube est arrivée. Atteint de migraine et de nausées, je finis ma nuit de sommeil ici jusqu'à 10h. C'est parfois dur de sortir ce gros télescope un vendredi soir.
       
    • By BobSaintClar
      Amis du ciel en prise directe, bonjour !
       
      J'écris peu de CROA parce que depuis mon expatriation, je pratique moins l'astronomie qu'en France.
      J'ai eu récemment le privilège d'observer dans beaucoup de jumelles et binoculaires en tous genres. J'ai donc rédigé un compte-rendu, mais dans le groupe dédié aux "grosses binos". J'aurais pu l'écrire ici, ou dans Astro-pratique, il fallait bien choisir... alors, voici le lien, pour celles et ceux qui souhaitent me lire . Il n'y a pas de dessins, navré (mais croyez-moi, vous ne loupez rien) !
       
      Le CROA lui-même est le dernier post du fil, vous pouvez zapper les précédents si l'astronomie amateur à la japonaise vous indiffère
       
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