COM423

C/2021 O1 (Nishimura) ** MAJ Janv 2022 : pas trouvée mais au moins il y a M4 -) **

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Sur que côté météo, ce sera sûrement plus favorable que depuis la Crimée !

C'est son T60 à F/2,8 qu'il installe dans l'Atlas ?

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Planetary Astronomy
Observing, imaging and studying the planets
A comprehensive book about observing, imaging, and studying planets. It has been written by seven authors, all being skillful amateur observers in their respective domains.
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il y a 5 minutes, COM423 a dit :

C'est son T60 à F/2,8 qu'il installe dans l'Atlas ?

oui mais il y risque d'y avoir de l'upgrade . on parle d'un T600 + 2 T250 dans un premier temps . et peut etre un T800 va suivre .

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35 minutes ago, Mehdi said:

oui mais il y risque d'y avoir de l'upgrade . on parle d'un T600 + 2 T250 dans un premier temps . et peut etre un T800 va suivre .

Ah oui quand même... Alors sûr que çà va envoyer du lourd !

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L'astronome allemand Stefan BECK a pu entrer en contact avec Hideo NISHIMURA grâce à un autre découvreur japonais, Shigeki MURAMAKI, qui s'est chargé de la traduction en anglais.

On en sait donc plus sur les circonstances de la découverte de C/2021 O1, pour ceux qui lisent l'anglais c'est ici :

https://www.cometchaser.de/discoverystories/Comet-discoverers.html#2021O1

 

Pour les réfractaires à l'anglais, je vous en propose une traduction :

 

Je me suis concentré sur la recherche visuelle des comètes jusque vers l'an 2000 et découvert ainsi une nouvelle comète (1). Puis je me suis intéressé à la recherche des novae, et consacré 90 % de mon activité à cette recherche et 10 % à celle des comètes.

Le ciel était nuageux au crépuscule la veille de la découverte et je n'ai pas pu prendre de photos pour la recherche de novae dans la Voie Lactée. Le jour de la découverte, je me suis levé à 01h30 du matin et dirigé vers la plantation de thé située à 1/4h de route de ma résidence. La plus grande partie de la Voie Lactée était à l'ouest et j'ai imagé la Voie Lactée à partir de 02h08 en remontant jusqu'à la constellation de Cassiopée.

Comme il me restait un peu de temps avant le lever du jour, j'ai commencé à prendre des photos pour la recherche de comètes dans le ciel au SE, et mis le NE en veilleuse car je l'avais photographié la veille à l'aube.

A cette faible hauteur, le ciel s'éclaircit quand j'ai shooté la zone proche du ciel au NE et je me suis dépêché de prendre les photos en réduisant le temps de pose. Finalement, j'ai fini la chasse à 04h00, il restait à fouiller la zone imagée.

Je suis rentré à la maison et essayé de détecter sur le PC d'éventuels objets qui ne figuraient pas sur les images antérieures de cette zone, en vérifiant en cas de détection s'il s'agissait d'objets déjà connus. J'ai remarqué un objet d'aspect non stellaire, semblant présenter un diamètre apparent, sur la fin de ce travail de vérification. J'ai alors pensé avoir détecté encore une comète déjà connue, et vérifié sur le site du Minor Planet Center Checker mais il n'y avait pas de comète connue à cette position.

Pour m'assurer de la nature de ce suspect, j'ai alors ajusté la luminosité de l'image dans Photoshop Elements et reconnu l'aspect vert très typique d'une comète.

J'ai envoyé un mail à Suychi Nakano, qui travaille en association avec le Bureau Central des Télégrammes Astronomiques et le Minor Planet Center, à Sumoto au Japon qui me confirma que cet objet était sans aucun doute une nouvelle comète. Je me suis calmé et regardé de près les comètes connues aux alentours de la position. J'ai trouvé que 8P/Tuttle dont l'éclat augmentait se trouvait près de la position de la nouvelle comète. J'ai immédiatement communiqué ce fait à nakano qui m'a répondu que la position prévue de 8P différait de l'objet d'intérêt de près de 2°. j'ai remesuré la position de cette possible comète nouvelle.

Nakano a communiqué la position à l'UAI et la découverte a été confirmée.

 

Je repense à cette découverte en gardant la tête froide et en me disant que j'ai eu beaucoup de chance. Si j'avais pris la photo un petit peu plus tôt, la comète n'aurait pas été détectée en raison de sa trop faible altitude au-dessus de l'horizon. D'un autre côté si je l'avais imagée un peu plus tard, elle aurait disparu dans les lueurs de l'aurore.

 

(1) celle de 1994

NB : la photo de découverte a été prise 38 min après le début du crépuscule

 

Il faut toujours une part de chance dans les découvertes, mais la chance ne fait pas tout. On voit ainsi qu'en rentrant au petit jour de sa session de recherche, il a immédiatement inspecté les photos acquises et su réagir rapidement. A 72 ans, une telle santé et vivacité est un exemple pour nous tous ;)

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MAJ Janvier 2022

 

Après 5 mois de conjonction avec le Soleil, la comète est ressortie dans  le ciel du matin et je l'ai retentée le 31 janvier 2022 à l'aurore. Elle était attendue potentiellement vers la magnitude 16, mais je ne l'ai pas détectée...

Je n'ai pas tout perdu puisqu'elle était située dans le Scorpion, avec M4 et  NGC 6144 dans le champ :

Nishimura_M4_31jan2022_etoiles_avec_cadre_position.thumb.jpg.a084c0d88e7b2c5c6f8797e54a634aed.jpg

Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,   42 poses de 60s à  -20°C  (gain 120), Nord à peu près en Bas

Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering

Le 31 janvier 2022, de 04h36 à 05h36 UTC, temps d'intégration de 42 min

Traitement Siril 1.0.0-rc2, Finition avec Gimp 2.10.28

Binning du lendemain (2,5"/pixel)

 

Le cadre en jaune entoure la position attendue, il n'y a malheureusement rien même avec un compositage calculé sur le déplacement de la comète :

image.png.fedc2178d9138614e36a7e0bd692bc83.pngimage.png.0f72022bd3039893766f8a5fec91fe2d.png

 

Et pourtant, malgré la faible hauteur au-dessus de l'horizon pendant les acquisitions (13° à peine...) et la turbulence bien peu conciliante en cette nuit où le mistral se levait (et je ne peux pas même pas lui en vouloir puisque d'un autre côté, c'est lui qui a chassé les entrées maritimes qui avaient envahi le ciel en milieu de nuit...:D), ASTAP indique une magnitude atteinte égale à V=18 sur le compositage stellaire, voici d'ailleurs les mesures au sein du cadre dessiné au-dessus :

Nishimura_M4_ASTAP_Mag_dans_Cadre.jpg.f04ac7f6e2537d9cb3695da6e41487c3.jpg

Si elle a survécu à son passage au périhélie, elle doit donc être bien faible à présent.

 

C'est loin d'être l'image du siècle dans de telles conditions, mais c'est la première fois que j'image M4 avec ce setup et j'en suis donc tout de même content :)

 

Bonne soirée et bon ciel.

Edited by COM423
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Quelle coquine cette comète :)

Mais bon, deux amas en lot de consolation ;)

Bonne soirée,

AG

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39 minutes ago, ALAING said:

Mais bon, deux amas en lot de consolation ;)

Oui, c'est toujours çà de pris !

 

21 minutes ago, fljb67 said:

Bien tenté. :)

Merci, c'est mon deuxième échec en peu de temps (avec 436p/Garradd), du coup  j'espère que le proverbe est faux :D

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8 hours ago, Chani11 said:

Belle performance, bravo :)

Merci, c'est sympa :)

Déçu de ne pas l'avoir revue, mais on ne gagne pas à tous les coups malheureusement...

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    • By Dominique A

       
      Petite animation sans prétention composée de 18 poses brutes de 3 minutes chacune.

      Acquisition avec Newton 200/800 et caméra ZWO 1600 pro.
       
      A noter qu'une image sur 3 est striée par un passage de satellite ...
    • By Bungert
      Bonsoir,
       
      En Lorraine la nuit dernière offre un ciel "gentil" entre les nuées diffuses.
      Là une image de cette comète.
      Daniel Skywatcher officie en même temps quelques kilomètres plus à l'Est.
      Merci Daniel pour l'empilement des 50 brutes à 6 ou 8 secondes de pose faite au T300 Marcon.
      Il est enfin équipé d'un bon correcteur de coma, mais je n'enserre pas le filtre CLS afin de garder après traitement l'éventuel vert de la chevelure.
      La comète est décentrée pour aussi enregistrer l'amas ouvert.
       
      Bon ciel;
      f.
       
      Ah oui... petit cadeau noctulescent à l'aube.
       
      Champ complet au Canon R

       

       

       

       

    • By COM423
      Bonsoir,
       
      La comète C/2022 E3 (ZTF) a été découverte récemment, le 02 mars 2022 à la magnitude 17.2.
      Elle ne passe au périhélie que 12 janvier prochain (à 1.1 ua du Soleil) et elle passera très près de la Terre (périgée à 0.3 ua) dans les semaines qui suivent.
      Elle pourrait alors atteindre la magnitude 5 ou 6, et en plus ses conditions d'observation seront excellentes en février 2023

      ©Seiichi Yoshida : http://www.aerith.net/comet/catalog/2022E3/2022E3.html
       
      Elle était quasi-stellaire il y a quelques mois encore, la queue a commencé à apparaître en mai et je la trouve déjà plutôt photogénique en ce mois de juin, je vous laisse en juger :

       
      Elle est dans un champ très dense d'étoiles, j'ai guetté les rares nuits où elle avait le bon goût de passer enfin dans un coin de ciel qui ne soit pas saturé d'étoiles, ce qui était le cas ce 01 juin au matin.
       
      Pas d'objet de ciel profond spécialement intéressant dans le champ de cette nuit-là, mais juste pour le plaisir je vous mets quand même la full :
       
      ( Clic droit puis Ouvrir dans un Nouvel onglet/Nouvelle Fenêtre pour voir l'image à 100% )

      La comète est juste sous la grosse étoile jaune brillante au centre
       
      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Bas
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      Le 01 juin 2022 de 01h09 à 02h34 utc
      Température  -15°C et Gain 120
      Traitement Siril 1.0.2, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage natif  : 1,25"/pixel
       
      C'est donc une comète qui devrait s'avérer intéressante à suivre
       
      Bonne nuit.
       
    • By COM423
      Bonjour,
       
      La comète C/2021 O3 (ICARE Panstarrs) a été découverte le 26 juillet 2021 quasiment à la magnitude 20 mais on s'est vite aperçu qu'elle passerait très près du Soleil, le 21 avril 2022, à 0,29 ua seulement, soit plus près que l'orbite de Mercure !
      Elle avait donc le potentiel de devenir une comète brillante et a suscité l'espoir de flirter avec la magnitude 4 ou 5 vers la fin avril 2022.
       
      Toutefois, compte-tenu de sa magnitude absolue (mag à 1ua de la Terre et du Soleil) révélant un astre de taille modeste, on se doutait qu'à trop flirter avec le Soleil, elle risquait de se consumer entièrement...
      On utilise la limite de Bortle (si intéressé, voir ici : https://earthsky.org/astronomy-essentials/bortle-survival-limit-for-comets/  in english) et C/2021 O3 se classait sous cette limite...
       
      Peu après son périhélie, la comète était très basse et difficilement tentable mais clairement pas détectable à la magnitude espérée. Puis, début mai, quand son élongation a un peu augmenté, ses restes ont pu être imagés : elle n'a pas survécu, mais il reste un nuage de débris, d'ailleurs décalé de la position attendue.
       
      J'ai pu l'imager pour ma part le 17 mai au soir, première nuit où la lune autorisait une courtee séance d'imagerie crépusculaire sans qu'elle n'illumine le ciel :

      ( 2"/pixel )
       
      Cette image travaillée sous Gimp la révèle au mieux, mais elle est un peu trompeuse sur l'aspect fantomatique des restes de la comète, voici le crop Siril du compositage somme en visu Auto-ajustement (100%, 1,25"/pixel):

       
      La mesure de magnitude d'un astre aussi diffus et étendu n'est pas aisée, d'autant qu'elle se baladait dans un champ assez riche et qu'en augmentant la fenêtre de mesure, on intègre fatalement des étoiles...
      La coma mesure a minima 2,2' de diamètre, même si elle n'est facilement visible que sur 0,8' seulement :

      ( Canal Vert )
      En prenant une ouverture de 120 pixels, on trouve une magnitude globale m1=12.7
       
      Pas sûr qu'il reste vraiment un noyau, mais la magnitude du centre des débris, pour un rayon de 6", donne : m2 = 18.2
       
      Si le champ complet vous tente, voici la full ( Clic droit/ Ouvrir Nouvel onglet ou Nouvelle Fenêtre ) :

      Newton SW 200/800 avec correcteur de coma, caméra ASI 294-MCpro + IR-cut,  Nord à peu près en Haut
      Monture AZ-EQ6 - ASIAir - poses guidées avec dithering
      143 poses de 30s, Gain 120, bin1x1 à -15°C : temps d'intégration de 01h 11min 30s
      Traitement Siril 1.0.2, Finition avec Gimp 2.10.28
      Échantillonnage ramené à 2"/pixel
       
      Le plus amusant dans l'histoire, c'est que je la trouve plus photogénique maintenant qu'avant son périhélie, où elle était assez brillante mais d'aspect stellaire
      Bon ciel à vous.
    • By Presikheaven
      Une nouvelle étude réalisée par une équipe belge à l'aide des données du Very Large Telescope de l'Observatoire européen austral (VLT de l'ESO) a montré que du fer et du nickel existent dans l'atmosphère des comètes de notre système solaire, même celles qui sont éloignées du Soleil. Une étude distincte menée par une équipe polonaise, qui a également utilisé les données de l'ESO, a signalé que de la vapeur de nickel est également présente dans la comète interstellaire glacée 2I/Borisov. C'est la première fois que des métaux lourds, habituellement associés à des environnements chauds, sont découverts dans l'atmosphère froide de comètes lointaines.
       
      "Ce fut une grande surprise de détecter des atomes de fer et de nickel dans l'atmosphère de toutes les comètes que nous avons observées au cours des deux dernières décennies, soit une vingtaine d'entre elles, et même dans celles qui sont éloignées du Soleil, dans l'environnement froid de l'espace", déclare Jean Manfroid de l'Université de Liège, en Belgique, qui dirige la nouvelle étude sur les comètes du système solaire publiée aujourd'hui dans Nature. 
       
      Les astronomes savent que des métaux lourds existent dans les intérieurs poussiéreux et rocheux des comètes. Mais, comme les métaux solides ne se "subliment" généralement pas (deviennent gazeux) à basse température, ils ne s'attendaient pas à les trouver dans l'atmosphère des comètes froides qui voyagent loin du Soleil. Des vapeurs de nickel et de fer ont même été détectées dans des comètes observées à plus de 480 millions de kilomètres du Soleil, soit plus de trois fois la distance Terre-Soleil.
       

       
      L'équipe belge a trouvé du fer et du nickel en quantités à peu près égales dans l'atmosphère des comètes. Les matériaux de notre système solaire, par exemple ceux que l'on trouve dans le Soleil et dans les météorites, contiennent généralement environ dix fois plus de fer que de nickel. Ce nouveau résultat a donc des implications pour la compréhension par les astronomes des débuts du système solaire, bien que l'équipe soit encore en train de décoder ce que sont ces implications. 
       
      "Les comètes se sont formées il y a environ 4,6 milliards d'années, dans le très jeune système solaire, et n'ont pas changé depuis. En ce sens, elles sont comme des fossiles pour les astronomes", explique Emmanuel Jehin, co-auteur de l'étude et également de l'Université de Liège.
       
      Alors que l'équipe belge étudie ces objets "fossiles" avec le VLT de l'ESO depuis près de 20 ans, elle n'avait jusqu'à présent pas repéré la présence de nickel et de fer dans leurs atmosphères. "Cette découverte est passée sous le radar pendant de nombreuses années", explique M. Jehin. 
       
      L'équipe a utilisé les données de l'instrument Ultraviolet and Visual Echelle Spectrograph (UVES) du VLT de l'ESO, qui utilise une technique appelée spectroscopie, pour analyser les atmosphères des comètes à différentes distances du Soleil. Cette technique permet aux astronomes de révéler la composition chimique des objets cosmiques : chaque élément chimique laisse une signature unique - un ensemble de lignes - dans le spectre de la lumière des objets.
       
      L'équipe belge avait repéré des lignes spectrales faibles et non identifiées dans ses données UVES et, en y regardant de plus près, a remarqué qu'elles signalaient la présence d'atomes neutres de fer et de nickel. L'une des raisons pour lesquelles les éléments lourds étaient difficiles à identifier est qu'ils existent en très petites quantités : l'équipe estime que pour chaque 100 kg d'eau dans l'atmosphère des comètes, il n'y a qu'un gramme de fer et à peu près la même quantité de nickel.
       
      "Habituellement, il y a 10 fois plus de fer que de nickel, et dans les atmosphères de ces comètes, nous avons trouvé à peu près la même quantité pour les deux éléments. Nous sommes arrivés à la conclusion qu'ils pourraient provenir d'un type particulier de matériau à la surface du noyau de la comète, se sublimant à une température assez basse et libérant du fer et du nickel dans des proportions à peu près identiques", explique Damien Hutsemékers, également membre de l'équipe belge de l'Université de Liège.
       
      Bien que l'équipe ne soit pas encore certaine de la nature de ce matériau, les progrès de l'astronomie - tels que l'imageur et le spectrographe METIS (Mid-infrared ELT Imager and Spectrograph) du prochain Extremely Large Telescope (ELT) de l'ESO - permettront aux chercheurs de confirmer la source des atomes de fer et de nickel présents dans l'atmosphère de ces comètes.
      L'équipe belge espère que son étude ouvrira la voie à de futures recherches. "Maintenant, les gens vont rechercher ces lignes dans leurs données d'archives provenant d'autres télescopes", explique Jehin. "Nous pensons que cela va également déclencher de nouveaux travaux sur le sujet".
       
      Métaux lourds interstellaires

      Une autre étude remarquable publiée aujourd'hui dans Nature montre que des métaux lourds sont également présents dans l'atmosphère de la comète interstellaire 2I/Borisov. Une équipe polonaise a observé cet objet, la première comète extraterrestre à visiter notre système solaire, à l'aide du spectrographe X-shooter du VLT de l'ESO lorsque la comète est passée à proximité il y a environ un an et demi. Ils ont découvert que l'atmosphère froide de 2I/Borisov contient du nickel gazeux. 
       

       
      "Au début, nous avions du mal à croire que le nickel atomique pouvait réellement être présent dans 2I/Borisov si loin du Soleil. Il nous a fallu de nombreux tests et vérifications avant de pouvoir nous convaincre", explique l'auteur de l'étude, Piotr Guzik, de l'université Jagiellonian en Pologne. Cette découverte est surprenante car, avant les deux études publiées aujourd'hui, les gaz contenant des atomes de métaux lourds n'avaient été observés que dans des environnements chauds, par exemple dans l'atmosphère d'exoplanètes ultra-chaudes ou de comètes en cours d'évaporation qui passaient trop près du Soleil. 2I/Borisov a été observée alors qu'elle se trouvait à quelque 300 millions de kilomètres du Soleil, soit environ deux fois la distance Terre-Soleil.
       
      L'étude détaillée des corps interstellaires est fondamentale pour la science, car ils sont porteurs d'informations inestimables sur les systèmes planétaires extraterrestres dont ils sont issus. "Nous avons tout à coup compris que le nickel gazeux est présent dans les atmosphères cométaires dans d'autres coins de la Galaxie", explique le coauteur Michał Drahus, également de l'Université Jagellonne. 
       
      Les études polonaise et belge montrent que 2I/Borisov et les comètes du système solaire ont encore plus en commun que ce que l'on pensait. "Imaginez maintenant que les comètes de notre système solaire aient leurs véritables analogues dans d'autres systèmes planétaires - comme c'est cool !", conclut Drahus.
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