|
|
Ce télescope catadioptrique de 125 mm d'ouverture offre l'avantage de pouvoir utiliser toute la gamme des accessoires Schmidt-Cassegrain proposés par le constructeur, en particulier le réducteur focale 0.63x qui permet de réduire la longueur focale à 800 mm, offrant au rapport f/6.3 une puissance suffisamment faible pour observer des objets étendus ou de faible contraste dans de très bonnes conditions. Pour information, un oculaire Celestron Axiom de 40 mm ($300 ou 500 €), offrant un champ apparent de 70°, grossit 20x à f/6.3 et affiche un champ réel de 3.3°, pour une pupille de sortie de 6.2 mm. Le C5 demeure un bel instrument robuste, ce n'est pas un jouet en plastique comme certains modèles concurrents. Pensez-y si vous devez le confier à un adolescent ou si vous le manipulez très régulièrement. Si la portabilité n'est pas l'apanage du catadioptrique de 125 mm, pour une dimension hors tout de 50 cm et un poids inférieur à 8 kg dans sa version motorisée, il est difficile de trouver une lunette disposant d'un tube plus court, surtout si la dimension entre en jeu. Car n'oubliez pas qu'il s'agit tout de même d'une optique de 12.5 cm de diamètre qui atteint la magnitude visuelle +12.5 et dont le pouvoir de résolution atteint 0.9". Dans de très bonnes conditions d'observation il supporte un grossissement de 300x ! Citons à part le télescope de Newton de 115/900 mm ou 115/700 mm que l'on trouve chez Astromaster, Kepler, Meade, Paralux ou Viking. Par ses dimensions il est déjà beaucoup moins transportable qu'un catadioptrique ou qu'une petite lunette à tube court et présente un encombrement (1m3 une fois mis en station) voisin de celui d'un grand télescope. Par son diamètre et son prix très abordable il demeure cependant un maître-choix pour l'amateur débutant ou occasionnel désirant observer le ciel. Il est toutefois en concurrence directe avec les télescopes dobsoniens. Les
grands diamètres Quant aux grands diamètres d'au moins 200 mm d'ouverture, réservez-en l'usage à l'astronome amateur averti qui désire exploiter la puissance lumineuse de son instrument pour explorer le ciel dans ses moindres détails. Ces télescopes exigent de bonnes connaissance techniques pour qui veut s'attaquer à l'astrophotographie à longue pose ou à des activités de surveillance voire même de recherche qui nécessitent une excellente résolution et des instruments souvent de haute précision. Ces télescopes supportent la plupart des accessoires du marché, du photomètre au dérotateur de champ en passant par la caméra CCD équipée d'une roue à filtres. Dans ce domaine il n'existe aucune rivalité entre amateurs car comme on le dit "le ciel est la seule limite". Des amateurs équipés de télescope de 200 mm collaborent avec des professionnels de la même manière que ceux disposant de télescopes de 600 mm d'ouverture et plus. Si
vous habitez dans un site propice à l'observation du ciel et si vous êtes
vraiment passionnés d'astronomie, un télescope d'au moins 200 mm
d'ouverture vous conviendra parfaitement. A
ce niveau de performance, le choix est plus une question subjective liant
votre passion au facteur financier comme je l'explique dans les autres
pages de ce dossier. Les longues-vues et les jumelles Si arrivé à ce stade ces instruments ne vous conviennent pas vous êtes probablement un passionné de nature. Il vous reste à choisir parmi les longues-vues terrestres (spotting scopes) ou les jumelles. Chaque catégorie propose des modèles plus ou moins compacts, plus ou moins lumineux ou corrigeant plus ou moins bien les aberrations optiques. Les
jumelles sont des optiques légères, peu encombrantes, souvent très
lumineuses que l'on veut immédiatement opérationnelles. Leur désavantage
réside dans leur faible grossissement (compris entre 5-20x) mais elles offrent
l'avantage de procurer une vision stéréoscopique inégalable. Elles
servent avant tout lors de promenade, pour le repérage et d'une manière
générale lorsque la vitesse de réaction est primordiale. C'est le
cadeau idéal pour un enfant à partir 8-10 ans. Et s'il observe plus le ciel que la nature,
achetez-lui la prochaine fois une lunette de 80 mm ou un bon petit télescope
! Si un amateur débutant devait me demander par quel instrument il devrait commencer, je lui proposerais dans hésiter les jumelles, car il y a de fortes chances que ses parents possèdent un modèle 7x50; grossissement de 7x pour un objectif de 50 mm de diamètre. Rien ne sert de viser tout de suite le binoculaire grossissant 100x à 8000 €. Beaucoup de revendeurs proposent de bonnes jumelles très lumineuses en promotion. Deux recommendations : choisissez un modèle dont les optiques sont enduites d'un revêtement anti-reflets et d'au moins 50 mm de diamètre. Etant donné que vous la déposerez un peu partout, jettez-un oeil sur les modèles anti-chocs ou tout-temps, ils sont très pratiques. Les petites longues-vues de 50 à 65 mm d'ouverture sont peu encombrantes, légères et compactes. Elles conviennent au débutant qui désire observer la nature au cours de ses promenades durant la journée. Elles utilisent en général des oculaires grossissant entre 15 et 60x. A choisir si vous observez occasionnellement la nature. Les longues-vues de grand diamètre (66 à plus de 100 mm) ont la fâcheuse réputation d'être assez lourdes - il faut un trépied pour les utiliser -, elle sont aussi assez encombrantes mais elles sont en revanche très lumineuses et tout à fait adaptées à l'observation postée ou à l'affût au crépuscule. Elles grossissent entre 20 et 60x et certaines acceptent les oculaires astronomiques au coulant standard de 31.75 mm (1.25"). Elles conviennent tant à l'amateur averti épris de photographie qu'à l'ornithologue par exemple qui doit reconnaître la robe des animaux ou la couleur des oiseaux quelles que soient les conditions météos. Leur usage en astronomie est plus limité mais elles permettent déjà d'observer les cratères sur la Lune, les satellites de Jupiter et ses bandes équatoriales, l'anneau de Saturne, la taches solaires et quelques centaines de nébuleuses et de galaxies. Leur faible grossissement et leur petite ouverture limitent toutefois leur usage en astronomie. Parmi les grandes marques citons Bausch & Lomb, Bushnell, Celestron, Kowa, Leica, Nikon, Swarovski et Swift.
Les longues-vues en cuivre ont également leur marché. Beaucoup de revendeurs américains ou canadiens (Avesta Collectibles, Captain's Nautical Supplies, Inc, Celestron, Nautical Supply Shop, Olivon Optics, Stanley of London, The Glass Eye) proposent des longues-vues de 30 à 120 mm de diamètre en cuivre montées sur trépied ou, pour les plus petites, sur un monopied en acajou. Si le cuivre était par le passé recherché pour sa stabilité, sa résistance à la rouille et à la corrosion, aujourd'hui ces optiques sont surtout recherchées pour leur beauté et le sentiment de noblesse ou d'antiquité qu'elles dégagent. Certaines sont serties de cuir et peuvent être personnalisées. La plupart de ces instruments sont décoratifs ou dédiés à l'observation de la nature, étant équipés d'un système redresseur, souvent un prisme en toit. Ces lunettes qui coûtent tout au plus quelques centaines d'euros sont des achromates "fully coated" et donc non protégées par un revêtement multicouches qui augmenterait sensiblement leur prix mais également la qualité des images. En pratique elles ne sont pas meilleures que les lunettes astronomiques de 60 mm de diamètre d'entrée de gamme. Enfin, citons pour mémoire les binoculaires telles les optiques de Vixen, Miyauchi ou Fujinon qui sont en fait des lunettes astronomiques jumelées permettant la vue stéréoscopique. Les plus grands diamètres sont voisins de 150 mm et leur prix est aussi élevé que celui d'un télescope Schmidt-Cassegrain de 300 mm d'entrée de gamme !
Le choix d'une longue-vue ou d'une paire de jumelle se décline en plusieurs paramètres : - Le prix bien sûr - Le poids ou l'encombrement - La vision droite ou coudée -
La luminosité et le contraste. Le contraste est lié à la qualité optique des verres utilisés dans les objectifs et les oculaires. Si à faible grossissement (15-30x) la différence entre un objectif achromatique et apochromatique ou ED est négligeable, à fort grossissement (40-60x) ou dans des conditions difficiles (brume, pluie, faible éclairement, contre-jour) des verres à haute définition vous donneront un meilleur contraste en réduisant les aberrations et les reflets parasites. A consulter : Coatings, revêtements anti-réflexions et dispersions La luminosité dépend du diamètre de la pupille de sortie oculaire. Si la pupille de sortie est supérieure au diamètre de la pupille de votre oeil, l'excès de lumière sera perdu ainsi que le gain offert par le diamètre supplémentaire de votre objectif . Inversement, si la pupille oculaire est plus petite que celle de votre oeil, l'image manquera d'éclat. L'idéal est donc d'obtenir une pupille de sortie équivalente à celle de votre oeil au moment de l'observation : 5 mm si vous observez de nuit et 1.5 mm en plein jour. Pour la plupart des modèles des accessoires vous sont proposés comme un oculaire zoom très pratique - ils sont aujourd'hui de très bonne facture -, un porte-oculaire coudé à 45° qui facilite l'observation debout ou des objets élevés ou encore des verres spéciaux corrigeant l'aberration chromatique (verres ED, LO, HD, SD, etc). Certaines longues-vues acceptent également les oculaires astronomiques au coulant de 31.75 mm. Le poids peut aussi être un facteur de décision important si vous pratiquez la randonnée de manière assidue et que vous devez porter votre optique autour du coup ou si vous devez effectuer de longues observations à poste fixe. Aussi si la jumelle ou la longue-vue fait plus de 60 mm de diamètre je vous conseille de la fixer sur un trépied photo stable et robuste. Elle vous procurera un grand confort et vous pourrez vous en servir pour des observations postées sans éprouver de fatigue à force de la tenir à bout de bras ou sur vos coudes. Notez qu'une longue-vue sur trépied pèse entre 4 et 15 kg selon la qualité de votre matériel. Quant au prix, il dépend de tous les critères que nous avons évoqués et de votre passion; quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas. Pour plus d'information Pour vous faire une première idée avant d'acheter quoi que ce soit, consulter les revues techniques dans les magazines d'astronomie, les forums (par exemple fr.sci.astronomie.amateur ou le célèbre sci.astro.amateur), abonnez-vous aux mailists sur l'optique astronomique telle APML ou Talking Telescopes et consultez les deux excellents sites américains Cloudy Nights Telescope Reviews et Scopereviews. Il n'existe malheureusement aucune excellente source d'information en français, si ce n'est quelques renseignements sur les sites des revendeurs ou celui des magazines de vulgarisation tel Astronomie Magazine. Faites le bon choix et bonnes observations ! Tableaux comparatifs Liste de tous les modèles de lunettes astronomiques Tableau comparatif des "ST80", par J.D. Metzger (.xls)
|
||||||||||||