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Le Soleil en lumière blanche écrit en collaboration avec le Dr David H. Hathaway, NASA-MSFC La
couronne solaire (V) Au-dessus de la chromosphère s'installe le voile diffus de la couronne solaire. Elle constitue l'atmosphère externe du Soleil. Son rayonnement n'est en fait que la lumière diffuse de la photosphère. Avec un éclat un million de fois plus faible que celui de la photosphère elle brille malgré tout à la magnitude -14. La couronne solaire peut-être observée depuis la Lune, où il n'existe aucune particule susceptible de diffuser la lumière, aucune atmosphère. Sur Terre on ne pourra observer la couronne que durant les phases totales des éclipses solaires ou au moyen d'un coronographe qui permet d’occulter artificiellement le disque du Soleil. Mais au sol l'observation de la partie externe de la couronne est rendue difficile en raison de la brillance du ciel. Plusieurs observatoires sont toutefois aux avant-postes de cette étude pour citer l'Observatoire du Pic-du-Midi (OA), l'Observatoire de Nice (Themis), l'Observatoire Solaire National américain (KPNO, Sacramento et Evans) de la NOAO, l'Observatoire MLSO de Mauna Loa à Hawaii, l'Institut de Physique Solaire Suédois (SST) et l'Observatoire embarqué de Haute Altitude HAO. Faites une excursion virtuelle: La partie la plus brillante de la couronne, qui réside à moins d'un rayon solaire s'appelle la couronne interne, tandis que la partie la plus éloignée, montrant les jets caractéristiques constitue la couronne externe. Cette structure rayonnante caractéristique est très riche en formations coronales : on y voit des arches, des condensations, des hétérogénéités et des jets d'une longueur pouvant aller jusqu'à 10 rayons solaires, éjectés entre 200 et plus 1000 km/s. C'est dans la couronne externe que prend naissance le vent solaire.
Un milieu fortement ionisé Près de 30 raies d'émission ont été identifiées dans la partie visible du spectre de la couronne et des centaines d'autres dans la partie ultraviolette et rayons X du spectre solaire. Les deux éléments les plus abondants dans la couronne solaire sont l'hydrogène et l'hélium mais ils sont complètement dépouillés de leurs électrons. Même des éléments mineurs tels que le carbone, l'azote et l'oxygène sont dépouillés de leurs électrons jusqu'au noyau. Dans ce milieu excessivement chaud et raréfié seuls les éléments les plus lourds présents à l'état de trace comme le fer ou le calcium sont capables de retenir quelques uns de leurs électrons malgré l'agitation électronique intense. Mais ces éléments sont fortement ionisés. De nombreux atomes présentent ce qu'on appelle des raies "interdites" qui témoignent d'une raréfaction très poussée de la matière, formant un gaz mêlé de plasma très étendu, ce qui explique sa faible magnitude. C'est cet état intense d'ionisation qui engendre une émission massive de rayonnements, tant radios que rayons X.
Pour
l'anecdote, en 1869 W.Harkness et C.Young découvrirent dans le spectre de la couronne une raie
verte très brillante à 531.59 nm. A l'instar de ce qui s'était produit
pour l'hélium, Young attribua tout d'abord cette raie à un nouvel élément, le
"coronarium". Il faudra attendre 73 ans et les travaux d'Edlén pour
que les astrophysiciens reconnaissent dans cette raie la signature caractéristique
Prochain chapitre Origine des hautes températures de la couronne
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