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L'actualité du ciel - Les archives de l'année 2005

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Janvier 2005

Joyeux anniversaire Spirit !

Demain matin, à 4h35 TU, il y aura exactement un an que le robot américain Spirit explore la planète Mars : c'est donc l'occasion de revenir sur les moments forts de cette mission. Commençons par la découverte du paysage qui entoure le rover. Elle était évidemment très attendue par les scientifiques et les ingénieurs de la Nasa et c'est pourquoi dés le 12 janvier, Spirit envoie à la Terre un panorama du vaste cratère Gusev dans lequel il a atterri. Sur cette vue à 360°, on aperçoit à l'horizon une chaîne de montagnes (ou plutôt de collines) située à environ 3 km mais qui semble pour le moment inaccessible. Un peu plus tard, le 21 janvier, le robot approche son bras bardé d'instruments d'un rocher afin de l'analyser mais la liaison est soudainement perdue. Les ingénieurs de la Nasa découvre alors que c'est un bug informatique qui est à l'origine du problème : l'ordinateur de bord de l'engin ne cesse de se redémarrer. Heureusement, après quelques jours d'angoisse, le problème est résolu et le rover peut reprendre ses investigations. Après avoir analysé quelques rochers entourant son lieu d'atterrissage, Spirit est envoyé vers le cratère Bonneville, qu'il atteint après 66 jours passés sur le sol martien. Malheureusement, les géologues sont déçus par les clichés qu'ils reçoivent : le cratère Bonneville n'est qu'une cuvette remplie de sable alors qu'ils espéraient y trouver des roches stratifiées.

Le cratère Bonneville présentant finalement peu d'intérêt, Spirit est envoyé vers les collines (baptisées Columbia en hommage à l'équipage de la navette qui a explosé en février 2003) visibles sur le panorama envoyé par le robot au début de sa mission. Les géologues espèrent y trouver les roches stratifiées qu'ils cherchent depuis le mois de janvier. Spirit atteint la base des collines le 15 juillet et commence alors à les escalader malgré un dysfonctionnement de l'une de ses six roues. Finalement, un mois plus tard, le rover atteint le sommet de la colline West Spur. C'est alors que les ingénieurs de la Nasa le lance à l'assaut d'une autre colline, baptisée Husband Hill, dont le sommet se trouve à 90 m au-dessus du fond du cratère Gusev. Enfin, mi-décembre, en examinant un rocher de la colline qu'il était en train d'escalader, le robot a détecté la présence d'un minéral, la goethite, qui se forme généralement en présence d'eau. Ceci constitue évidemment un nouvel indice de la présence d'eau par le passé sur la planète rouge. Aujourd'hui, Spirit poursuit son ascension vers le sommet des collines Columbia. Une fois celui-ci atteint, le rover devrait fournir des panoramas exceptionnels du cratère Gusev avant de partir vers de nouveaux objectifs, si son état de santé le permet. Et dire qu'au départ les ingénieurs tablaient sur une durée de vie de trois mois...

Date de l'article : 3 janvier 2005.
Sources : hors-série Ciel & Espace (décembre 2004), nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), interstars.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

Cinq nouveaux contrats pour Arianespace

La société Arianespace, qui gère les lancements des fusées Ariane 5 et Soyouz, a annoncé la signature de cinq nouveaux contrats en décembre 2004. Ainsi, le satellite d'observation solaire Corot, mis au point par le Cnes, sera lancé mi-2006 par une fusée Soyouz 2-1B depuis le cosmodrome de Baïkonour. D'autre part, les satellites militaires de télécommunications sécurisées Skynet 5A et 5B seront lancés respectivement en 2006 et 2007 par le lanceur Ariane 5 depuis Kourou. Enfin, deux satellites d'observation de la Terre, conçus également par le Cnes et baptisés Pléiades, seront lancés en 2008 et 2009 par le lanceur Soyouz depuis Kourou. L'année 2004 aura donc été pour Arianespace un bon cru en ce qui concerne les signatures de contrat. Cependant, en ce qui concerne les lancements, 2004 aura au contraire été un peu trop tranquille puisque seulement trois tirs ont été effectués, c'est-à-dire le plus bas niveau depuis 1986. Malgré cela, la société annonce un résultat financier équilibré. Enfin, pour 2005, six lancements sont prévus : le premier d'entre eux aura lieu le 11 février et verra le retour en vol d'Ariane 5 ECA, dont le vol inaugural avait échoué en décembre 2002.

Date de l'article : 9 janvier 2005.
Sources :
arianespace.com (cliquez ici pour accéder à ce site), Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

Lancement de la sonde Deep Impact réussi

La sonde américaine Deep Impact a été lancée hier à 18h47 TU de la base de Cap Canaveral (en Floride) par une fusée Boeing Delta 2. Cet engin doit aller à la rencontre de la comète 9P/Tempel 1 sur laquelle elle larguera un projectile d'environ 370 kg. Au moment de l'impact (qui aura lieu le 4 juillet), celui-ci aura une vitesse relative de plus de 36 000 km/h : la mission porte donc bien son nom ! Le choc créera selon les experts un cratère d'environ 100 m de diamètre et éjectera de nombreux débris dans l'espace. Cet événement sera évidemment scruté par tous les instruments de la sonde (qui restera à 480 km de Tempel 1) mais aussi par les télescope spatiaux Hubble, Chandra et Spitzer ainsi que par des observatoires terrestres. Cette 'expérience' permettra probablement d'en savoir plus sur la composition de la comète mais également sur la façon dont celle-ci réagit à une collision. Si notre planète est un jour menacée par ce type de corps, comme dans le film Deep Impact (sorti en 1998) qui a 'donné' son nom à la mission, de telles informations pourraient s'avérer très utiles !

Date de l'article : 13 janvier 2005.
Sources : nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site)
, Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

Événement : Huygens s'est posé sur Titan !

La sonde européenne Huygens a réussi sa mission au-delà de toutes les espérances ! En effet, après être entrée dans l'atmosphère de Titan (le plus gros satellite de Saturne) à 10h06 (heure de Paris), l'engin s'est posé à sa surface et aurait continué à émettre pendant plus d'une heure, d'après les premières informations disponibles. Huygens a donc survécu malgré tous les dangers encourus lors de sa descente dans l'atmosphère de Titan : le bouclier thermique a résisté aux températures extrêmes auxquelles il a été exposé (plus de 8 000°C !) et les parachutes se sont correctement déployés. Le succès de la mission a été confirmé vers 11h20 (heure de Paris) par la détection directe du signal de la sonde par le Green Bank Telescope (aux États-Unis). 'Nous sommes les premiers visiteurs de Titan' a alors déclaré Jean-Jacques Dordain, le directeur général de l'Agence Spatiale Européenne. C'est en effet un grand succès pour l'Europe qui vient de réaliser une prouesse technologique historique ! Le décryptage des données de la sonde est actuellement en cours et les premières images de la surface de Titan devraient être publiées par l'Esa cette nuit ou demain matin.

Date de l'article : 14 janvier 2005.
Sources :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), futura-sciences.com (cliquez ici pour accéder à ce site), Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

Les premières images de la surface de Titan

Le décryptage des données envoyées par la sonde Huygens est en cours. L'Esa publie donc actuellement les premiers clichés obtenus à partir de ces données. Cependant, il faudra beaucoup de temps pour en traiter l'ensemble, d'autant plus que l'engin semble avoir émis pendant plus longtemps que prévu. C'est pourquoi le site pioneer-astro met en place une galerie de photographies qui sera régulièrement remise à jour au fur et à mesure que des clichés seront publiées par l'Esa. Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à cette galerie :

Date de l'article : 14 janvier 2005.
Source :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site).

Huygens : premier bilan

Deux jours après l'atterrissage de la sonde européenne Huygens sur Titan, il est possible de faire un premier bilan sur cette mission. Tout d'abord, l'engin lui-même a parfaitement fonctionné (et même au-delà des espérances de ses concepteurs) et a renvoyé de nombreuses données provenant de ses différents instruments vers l'orbiteur Cassini. Hélas, probablement à cause d'une erreur humaine, la sonde américaine n'aurait enregistré qu'une partie des données transmises par Huygens : environ la moitié des photographies seraient ainsi perdues. Ils restent cependant un espoir de les reconstituer à partir des données de la sonde captées directement par les observatoires terrestres mais cela prendra sans doute plusieurs mois. Heureusement, cette perte est en partie compensée par le fait que la sonde a fonctionné très longtemps une fois posée. En plus des photographies et des sons, Huygens a également envoyé des données telles que la vitesse des vents (environ 7 m/s entre 10 et 20 kilomètres d'altitude), la température au niveau du sol (-179,4°C) ainsi que la répartition verticale du méthane dans l'atmosphère de Titan. Il ne s'agit cependant que d'un premier bilan et il faudra certainement plusieurs mois (voire plusieurs années) pour exploiter l'ensemble des données fournies par Huygens.

Cliquez ici pour accéder à la galerie de photographies de la sonde Huygens.

Date de l'article : 16 janvier 2005.
Sources :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), astrocosmos.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

Joyeux anniversaire Opportunity !

Après Spirit au début du mois, c'est au tour de son frère jumeau Opportunity de fêter son premier anniversaire sur la planète rouge : revenons donc sur les moments marquants de son expédition. Opportunity atterrit sur Mars le 25 janvier 2004 à 5h05 TU et les premières images qu'il envoie montre un horizon situé à une dizaine de mètres à peine. Autrement dit, le rover a fini sa course dans un petit cratère, baptisé Eagle. C'est un vrai coup de chance car les géologues y repèrent des roches stratifiées très utiles pour comprendre le passé de la planète rouge. Lorsqu'il quitte sa plate-forme d'atterrissage le 5 février, le robot est donc envoyé vers ces roches afin de les examiner de plus près : il y découvre alors des petites 'myrtilles' de 2 à 3 millimètres de diamètre qui semblent être des concrétions formées en présence d'eau. Des traces de cristaux de sulfate de fer ou de calcium qui pourraient s'être formés lors de l'évaporation d'une étendue d'eau sont également mis en évidence par Opportunity. Bref, les découvertes du rover indiquent clairement que l'endroit où il se trouve était autrefois recouvert d'eau liquide... Le 23 mars, après presque deux mois passés dans le cratère Eagle, il est temps pour Opportunity de se diriger vers un nouvel objectif : le cratère Endurance.

Alors qu'il roule vers le cratère Endurance, Opportunity révèle la présence d'une petite crevasse au milieu de l'étendue plate où il se trouve. Baptisée Anatolia, cette fissure inquiète les responsables de la mission car le sable qui s'y est accumulé empêche d'en connaître précisément la largeur : ils décident donc de ne pas y envoyer le robot, de peur que le sol ne s'effondre sous son poids. Le 3 mai, Opportunity atteint le cratère Endurance et les clichés qu'il envoie y montre que des roches stratifiées que les géologues sont impatients de voir de plus près. Cependant, les ingénieurs de la Nasa hésitent à envoyer le rover à l'intérieur du cratère car ils redoutent qu'il ne puisse pas ensuite en ressortir du fait de la forte inclinaison des pentes. Mais finalement, au début du mois de juin, le petit robot commence à descendre dans le cratère de 130 mètres de diamètre, dont il examinera par la suite de nombreuses roches. Enfin mi-décembre, le rover quitte le cratère Endurance et rejoint son bouclier thermique, qui s'était écrasé non loin de là lors de la rentrée dans l'atmosphère martienne. Aujourd'hui, Opportunity continue d'explorer cette zone, où il a récemment découvert une météorite de la taille d'une balle de tennis et composée de fer et de nickel. L'aventure continue !

Date de l'article : 23 janvier 2005.
Sources : hors-série Ciel & Espace (décembre 2004), nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), astrocosmos.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

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Février 2005

Devinez quand Soho découvrira sa millième comète !

Depuis son lancement le 4 décembre 1995, l'observatoire spatial Soho (Solar and Heliospheric Observatory) étudie sans relâche le Soleil et cela lui a permis d'observer de nombreuses comètes frôlant ou percutant notre étoile. Le 15 janvier dernier, la sonde a ainsi atteint la barre des 900 comètes détectées depuis le début de sa mission. C'est pourquoi la Nasa propose aux visiteurs de son site Internet de deviner la date (et même l'heure !) à laquelle Soho découvrira sa millième comète ! Le vainqueur remportera plusieurs prix : le DVD SolarMax, un T-shirt Soho, une paire de lunettes de Soleil et un échantillon des matériaux composant la sonde. Le deuxième et le troisième remporteront les mêmes prix à l'exception du DVD. Pour participer, il suffit de remplir un petit formulaire avec votre nom, votre adresse e-mail ainsi que la date que vous pensez être la bonne. Attention, l'inscription doit se faire avant la découverte de la 960e comète ! Pour vous aider, la Nasa vous propose un tableau récapitulatif indiquant la date de découverte de la 100e comète, puis de la 200e, etc. Pour remporter le concours, vous pouvez donc vous baser sur des calculs très précis de probabilité ou tout simplement laisser faire le hasard ! Bonne chance à tous !

Cliquez ici pour participer à ce concours !

Date de l'article : 4 février 2005.
Sources :
nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), cnes.fr (cliquez ici pour accéder à ce site).

Le radar Marsis de la sonde Mars Express va être déployé

Le radar Marsis (Mars Advanced Radar for Subsurface and Ionosphere Sounding) qui équipe la sonde européenne Mars Express aurait dû être déployé en avril 2004. Mais l'opération avait été annulée par l'Agence Spatiale Européenne suite à des simulations informatiques qui indiquaient que le déploiement de l'instrument risquait d'endommager la sonde si les antennes rebondissaient avant de se verrouiller en position finale. Depuis, d'autres simulations ont été effectuées et une commission de revue technique a été mise en place par l'Esa afin d'en évaluer les résultats. Cette dernière, lors de sa réunion finale du 25 janvier, a estimé que le déploiement de Marsis pouvait avoir lieu puisque les risques pour Mars Express sont minimes. L'opération est donc désormais programmée pour la première semaine de mai, voire pour la dernière semaine d'avril si tout les préparatifs sont effectués plus tôt que prévu. Une fois déployé, le radar Marsis pourra enfin effectuer sa mission, c'est-à-dire étudier l'ionosphère de la planète rouge et tenter de détecter des nappes d'eau dans les premiers mètres de la croûte martienne. Ces observations dureront au moins jusqu'au 30 novembre 2005, date à laquelle doit prendre fin l'exploitation de Mars Express. Cependant, si le déploiement de Marsis se déroule sans encombre, la mission sera certainement prolongée afin de bénéficier des nouvelles connaissances qu'apportera cet instrument.

Date de l'article : 11 février 2005.
Sources :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), astrocosmos.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

Soulagement pour Arianespace

Le deuxième vol d'Ariane 5 ECA s'est déroulé sans encombre : respectivement 26 et 31 minutes après le décollage, qui a eu lieu le 12 février à 22h03 (heure de Paris), le satellite de télécommunications américano-espagnol XTar-Eur et le minisatellite hollandais Sloshsat-Flevo (destiné à l'étude de la dynamique des fluides en microgravité) ont été placés en orbite autour de notre planète. La fusée européenne emportait aussi la maquette de charge utile MAQSAT-B2 de l'Esa mais celle-ci n'était pas destinée à être satellisée et ne s'est donc pas séparée du lanceur. Après l'échec du vol inaugural d'Ariane 5 ECA en décembre 2002, ce succès était indispensable pour la crédibilité et l'avenir financier de la société Arianespace. En effet, une Ariane 5 de type ECA est capable d'envoyer 10 tonnes de charge utile en orbite géostationnaire et est donc beaucoup plus performante que le modèle classique qui se contente de 6 tonnes. Cette version '10 tonnes' va donc permettre à Arianespace de maintenir sa compétitivité sur le marché des lanceurs, de plus en plus concurrentiel.

Date de l'article : 12 février 2005.
Sources :
arianespace.com (cliquez ici pour accéder à ce site), futura-sciences.com (cliquez ici pour accéder à ce site).

Rosetta survole la Terre

Un an après son lancement par une fusée Ariane 5 (cliquez ici pour lire l'article consacré à cet événement), la sonde européenne Rosetta s'apprête à survoler notre planète : elle s'en approchera au plus près (à 1 900 km d'altitude) le 4 mars prochain. A cette occasion, l'Agence Spatiale Européenne organise un concours photographique intitulé 'Portrait de Rosetta', auxquels tous les astronomes amateurs sont invités à participer. La sonde ne sera cependant peut-être pas facile à repérer puisque sa magnitude sera de seulement 8 ou 9. Autrement dit, elle sera visible avec des jumelles (dans de bonnes conditions) mais pas à l'oeil nu. Pourtant, l'Esa estime qu'il sera possible avec un télescope de distinguer les panneaux solaires de l'engin. Pour plus de renseignements sur ce concours, vous pouvez consulter le site de l'Esa en cliquant ici.

Lors de ce survol, Rosetta va prendre de la vitesse en utilisant la force gravitationnelle de la Terre. D'autres manoeuvres de ce type (appelées 'assistances gravitationnelles') seront effectuées en février 2007 autour de la planète Mars puis en novembre de la même année autour de la Terre et enfin en novembre 2009 toujours avec notre planète. L'objectif est d'atteindre la vitesse orbitale de la comète Churyumov-Gerasimenko, autour de laquelle la sonde européenne doit se satelliser en août 2014. Un petit atterrisseur, baptisé Philae, tentera alors de se poser sur le corps glacé pour en analyser la composition. Auparavant, Rosetta survolera deux astéroïdes : Steins le 5 septembre 2008 et Lutetia le 10 juillet 2010. Toutes ces dates ont évidemment été reportées dans le calendrier 'Astronautique' (cliquez ici pour y accéder).

Date de l'article : 25 février 2005.
Sources :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), interstars.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

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Mars 2005

La matière noire serait en grande partie constituée de gaz froid

L'un des enjeux majeurs de l'astronomie en ce début de XXIe siècle est d'expliquer le mouvement des étoiles de notre galaxie. En effet, leur vitesse semble paradoxalement presque indépendante de leur distance au centre galactique, ce qui signifierait que la masse de la Voie Lactée est bien plus importante que celle calculée par le comptage des objets visibles. Autrement dit, il existerait de la matière noire qui constituerait la masse manquante de notre galaxie. Or, dans un article publié dans la revue Science du 18 février 2005, Isabelle Grenier (du CEA, Commissariat à l'Énergie Atomique), Jean-Marc Casandjian (du Ganil, Grand Accélérateur National d'Ions Lourds) et Régis Terrier (du Collège de France) ont annoncé la découverte de plusieurs nuages d'hydrogène moléculaire sombres. Détectés dans un rayon de 1 500 années-lumière autour du Soleil, ces nuages représentent au total 180 000 masses solaires. Par conséquent, si d'autres nuages de ce type étaient repérés dans d'autres régions de la Voie Lactée (ce qui sera évidemment plus difficile), le mystère de la matière noire serait en grande partie résolu.

Date de l'article : 3 mars 2005.
Source :
Ciel & Espace n°418 (mars 2005).

Un nouvel administrateur à la Nasa

Le président des États-Unis, George W. Bush, a nommé hier un nouvel administrateur à la tête de la Nasa. Il s'agit de Michael Griffin, l'actuel responsable du département des études spatiales au laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins (dans l'État du Maryland). Il succède à Sean O'Keefe, qui avait annoncé en décembre dernier son départ de l'agence spatiale américaine pour des raisons familiales. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le nouvel administrateur aura fort à faire. Tout d'abord, il devra superviser le retour en vol de la navette spatiale et la reprise de l'assemblage de l'ISS (International Space Station). Il lui faudra également gérer quelques polémiques, notamment celles qui concernent l'abandon du télescope spatial Hubble et l'arrêt du financement des missions Voyager. Enfin, à plus long terme, Michael Griffin aura pour mission de mener à bien le grand projet de George W. Bush, c'est-à-dire le retour d'astronautes sur la Lune d'ici 2015 avant une éventuelle 'excursion' sur Mars...

Date de l'article : 12 mars 2005.
Sources :
nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site), interstars.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

Une bonne nouvelle pour Spirit, une mauvaise pour Opportunity

Le petit robot américain Spirit est équipé de panneaux solaires afin d’assurer son alimentation électrique. Cependant, après plus de 14 mois passés à la surface de la planète rouge, une fine couche de poussière s’est déposée sur le rover, réduisant l’efficacité de ses panneaux solaires. Ainsi, au début du mois, Spirit ne disposait plus que 60% de sa puissance initiale. Mais il y a quelques jours, le robot a apparemment été dépoussiéré par une petite tempête ce qui a ramené sa puissance électrique à 93% de sa valeur initiale. Cet événement inattendu va sans aucun doute contribuer à allonger la durée de vie du rover, qui a de toute façon déjà largement dépassé toutes les espérances des responsables de la mission.

Le jumeau de Spirit, baptisé Opportunity, a connu un événement beaucoup moins réjouissant. La Nasa a en effet suspendu l’utilisation de l’un de ses instruments, le Mini-Tes (Miniature Thermal Emission Spectrometer). Celui-ci est situé sur le mât du robot et permet d'identifier les minéraux présents dans les roches martiennes en observant leur rayonnement infrarouge. Au début du mois, Opportunity a transmis des mesures réalisées par le Mini-Tes mais certaines étaient incomplètes. L'instrument a été mis dans une position de sécurité en attendant que les ingénieurs résolvent le problème. Heureusement, ce petit incident ne remet pas en cause la mission et Opportunity va donc continuer ses investigations autour du cratère Vostok.

Date : 16 mars 2005.
Sources : jpl.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), astrocosmos.net (cliquez
ici pour accéder à ce site), interstars.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

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Avril 2005

ATV : Automated Transfer Vehicle

Lors de la sortie extravéhiculaire qu’ils ont effectué le lundi 28 mai, les deux membres de l’Expédition 10 de l’ISS, Leroy Chiao et Salizhan Sharipov, ont installé sur la station (plus précisément sur le module Zvezda) de nouveaux équipements nécessaires à l’arrimage du cargo européen ATV (Automated Transfer Vehicle). C'est donc l'occasion de présenter ce nouveau véhicule qui remplacera en partie le vaisseau russe Progress et dont le premier vol est prévu pour le début de l'année prochaine. La mission de Jules Verne (c'est ainsi qu'a été baptisé le premier exemplaire de l'ATV) se déroulera en trois temps. Premièrement, les 20,8 tonnes de l'engin seront propulsées dans l'espace par une fusée Ariane 5 lancée depuis Kourou. Environ 1h40 après le décollage, Jules Verne deviendra un vaisseau autonome et se dirigera seul vers l'ISS, à laquelle il s'arrimera automatiquement trois jours plus tard. Une fois attaché à la station, l'ATV entrera dans la deuxième phase de sa mission, durant laquelle les astronautes pourront profiter de ces 45 m3 habitables mais surtout de ses 7,7 tonnes d'eau, de nourriture, de matériel, etc. Le vaisseau européen servira également à rehausser l'altitude de la station. Enfin, six mois plus tard, Jules Verne se séparera de l'ISS et sera détruit dans l'atmosphère avec les 6,3 tonnes de déchets déposés par les astronautes. Pour conclure cet article, voici les principales caractéristiques du cargo européen :

Longueur 9,79 m
Diamètre 4,48 m
Nombre de panneaux solaires 4
Envergure totale avec les panneaux solaires- 22,28 m
Volume habitable 45 m3
Poids au décollage 2 075 kg
Poids de la cargaison 7 667 kg
Poids de déchets lors de la séparation 6 340 kg-

Cliquez ici pour voir une vue d'artiste de l'ATV.

Date de l'article : 1er avril 2005.
Sources :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site).

Nouveau rebondissement dans l'affaire Hubble

L'arrivée de Michael Griffin à la tête de la Nasa (cliquez ici pour lire l'article consacré à cet événement) fait renaître l'espoir chez les défenseurs du télescope spatial Hubble. En effet, alors que son prédécesseur avait jugé trop risqué une mission habitée et trop coûteuse une mission automatisée, le nouvel administrateur a déclaré que la décision d'annuler la mission d'entretien du télescope serait reconsidérée après le retour en vol de la navette. Autrement dit, si le vol STS-114 du 15 mai prochain se déroule sans problème, il est possible qu'une mission à destination du télescope spatial soit préparée. Les astronautes pourront alors effectuer les réparations nécessaires (remplacement des batteries, etc.) pour que Hubble 'survive' jusqu'en 2010 ou 2011, date à laquelle le JWST (James Webb Space Telescope) devrait prendre le relais.

Date de l'article : 14 avril 2005.
Source :
Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

La mission Dart se termine prématurément

Le satellite américain Dart (Demonstration of Autonomous Rendezvous Technology) avait été lancé avant-hier de la base aérienne de Vandenberg, en Californie. En effet, la fusée Pegasus à bord de laquelle se trouvait le satellite devait d'abord être amenée à une altitude de 40 000 pieds par un avion L-1011 Stargazer. Après cette première phase réussie, la suite de la mission de Dart consistait à s'approcher du satellite MUBLCom et à effectuer tout une série de manœuvres autour de celui-ci de manière autonome. Mais pour une raison encore inconnue, après être arrivé à une centaine de mètres de sa cible, Dart a entamé la phase de retrait avant d'avoir effectué toutes les manœuvres prévues. La mission n'est donc pas un échec complet mais il s'agit tout de même d'une grosse déception pour la Nasa qui compte à l'avenir développer les rendez-vous spatiaux autonomes. Ce système permettrait en effet d'envisager des réparations en orbite sans intervention humaine, ce qui est impensable aujourd'hui.

Date de l'article : 17 avril 2005.
Sources : astrocosmos.net (cliquez
ici pour accéder à ce site), nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), Nasa TV (cliquez ici pour accéder à ce site).

L'Expédition 11 prend le relais à bord de l'ISS

Le vaisseau Soyouz TMA-6 qui avait décollé avant-hier du cosmodrome de Baïkonour s'est arrimé ce matin à la Station Spatiale Internationale (ISS). A son bord se trouvaient les deux membres de l'Expédition 11, le Russe Sergueï Krikalev et l'Américain John Phillips, ainsi que l'astronaute italien Roberto Vittori. Ce dernier ne restera que 8 jours à bord de la station avant de repartir sur Terre à bord du Soyouz TMA-5 en compagnie des astronautes Salizhan Sharipov et Leroy Chiao qui constituaient l'Expédition 10. D'ici là, il devra réaliser de nombreuses expériences en physiologie humaine et en biologie mais aussi des démonstrations technologiques et des activités éducatives. Les deux membres de l'Expédition 11 resteront environ six mois à bord de l'ISS et recevront donc la visite de la navette Discovery le 15 mai prochain.

Date de l'article : 17 avril 2005.
Sources : astrocosmos.net (cliquez
ici pour accéder à ce site), esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site).

La deuxième photographie d'une exoplanète ?

En septembre dernier, une équipe d'astronomes européens publiait un cliché réalisé avec le Very Large Telescope sur lequel on voyait un astre environ 5 fois plus gros que Jupiter et orbitant à 55 UA d'une naine brune (cliquez ici pour lire l'article consacré à cet événement). Des recherches sont actuellement en cours pour confirmer qu'il s'agit bien d'une exoplanète. Mais sans attendre cette confirmation, une autre équipe d'astronomes européens vient de publier une photographie sur laquelle on voit également une hypothétique exoplanète. Réalisée avec l'un des télescope de 8,2 mètres du VLT, cette image montre en effet un astre orbitant à 50 UA de l'étoile GQ Lupi. Mais pour confirmer qu'il s'agit bien d'une planète géante, et non d'une naine brune, il faudra déterminer précisément la masse de l'astre observé. Les premières estimations sont en effet trop floues (entre 1 et 42 fois la masse de Jupiter) pour conclure sur la nature de l'objet.

Cliquez ici pour le cliché publié par l'équipe d'astronomes européens.

Date de l'article : 24 avril 2005.
Source :
Ciel & Espace n°420 (mai 2005).

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Mai 2005

Confirmation de la première photographie d'une exoplanète

Le 10 septembre 2004, une équipe d'astronomes européens publiait un cliché réalisé avec le Very Large Telescope de l'Eso (cliquez ici pour lire l'article consacré à cet événement). On y voyait un petit point rouge à proximité de la naine brune 2M1207, située à environ 230 années-lumière de la Terre. Les astronomes soupçonnaient déjà à l'époque ce point rouge d'être une exoplanète mais d'autres observations étaient nécessaires pour le confirmer. Après avoir suivi les deux astres pendant plusieurs mois, les scientifiques sont aujourd'hui certains qu'ils sont bien liés par la gravité. Le petit point rouge est donc bien une exoplanète dont la masse est estimée à 5 fois celle de Jupiter et qui orbite à environ à 55 UA de son orbite (soit un peu moins de deux fois la distance Soleil-Neptune). Le cliché publié l'année dernière est par conséquent historique puisque c'est la première fois qu'une planète extrasolaire est photographiée. En effet, même si on en connaît aujourd'hui plus de 150, elles étaient jusqu'à présent détectées uniquement de manière indirecte.

Cliquez ici pour voir la première photographie d'une exoplanète.

Date de l'article : 1er mai 2005.
Sources : eso.org (cliquez ici pour accéder à ce site),
Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site), lesoir.be (cliquez ici pour accéder à ce site).

Une première pour l'Inde

Hier, jeudi 5 mai, la fusée indienne PSLV (Polar Satellite Launch Vehicle) a placé avec succès deux satellites en orbite autour de notre planète. Le premier, Cartosat 1, d'une masse de 1 560 kg, est destiné à la cartographie et servira notamment pour l'aménagement du territoire indien et la gestion de ses ressources. Le second, Hamsat, d'une masse de 42,5 kg, a pour but de fournir de nouvelles fréquences radio pour les opérateurs privés. Le lanceur PSLV a décollé du pas de tir du Satish Dhawan Space Center, situé au Sud-Est de l'Inde et, après environ 18 minutes de vol, les deux satellites ont été placés sur une orbite polaire, à un peu plus de 620 km d'altitude. C'est un grand succès pour l'Isro (Indian Space Research Organisation) puisque c'est la plus lourde charge jamais emportée par une fusée PSLV. Mais c'est aussi (et surtout) la première fois que l'Inde lance deux satellites simultanément. Ce succès est donc encourageant pour l'Isro, qui compte, grâce au lanceur PSLV, envoyer une mission automatique vers la Lune avant 2008...

Date de l'article : 6 mai 2005.
Sources : astrocosmos.net (cliquez
ici pour accéder à ce site), Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site), isro.org (cliquez ici pour accéder à ce site).

L'espace dans la Constitution Européenne

Le dimanche 29 mai, les Français seront invités à voter pour ou contre la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe. Que dit cette Constitution à propos de l'espace ? Pour le savoir, voici le texte exact de l'article III-254 du traité (qui se trouve à la page 50 de la brochure reçue par les votants) :

1. Afin de favoriser le progrès scientifique et technique, la compétitivité industrielle et la mise en oeuvre de ses politiques, l'Union élabore une politique spatiale européenne. à cette fin, elle peut promouvoir des initiatives communes, soutenir la recherche et le développement technologique et coordonner les efforts nécessaires pour l'exploration et l'utilisation de l'espace.

2. Pour contribuer à la réalisation des objectifs visés au paragraphe 1, la loi ou loi-cadre européenne établit les mesures nécessaires, qui peuvent prendre la forme d'un programme spatial européen.

3. L'Union établit toute liaison utile avec l'Agence spatiale européenne.

Note importante : cet article n'a en aucun cas pour objectif d'influencer le vote des visiteurs. Il est purement informatif.

Date de l'article : 9 mai 2005.
Source : texte du traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Opportunity, Mars Express et les autres...

Lors de son 446e jour martien (ou sol) passé sur la planète rouge, le rover américain Opportunity se dirigeait vers un nouvel objectif, le cratère Erebus. Mais alors qu'il avançait en marche arrière, ses roues ont commencé à s'enfoncer plus profondément que d'habitude dans le sable martien, jusqu'à s'immobiliser complètement. Les ingénieurs du JPL (Jet Propulsion Laboratory) ont alors tenté pendant plusieurs minutes de dégager le robot de ce mauvais pas. En vain... La décision a ensuite été prise de tout stopper afin de ne pas empirer la situation d'Opportunity. A partir des données fournies par celui-ci, les ingénieurs du JPL ont ensuite essayé de recréer sur Terre un terrain semblable. Ils procèdent actuellement à des tests avec une réplique du rover afin de trouver la meilleure solution pour le dégager de la dune où il est bloqué. Cliquez ici pour voir un cliché de ces tests.

De son côté, la sonde européenne Mars Express continue d'observer la planète rouge depuis l'espace. Le 4 mai, les ingénieurs de l'Esoc (European Space Operations Center) ont commencé le déploiement du radar Marsis, qui doit servir à détecter d'éventuels réservoirs d'eau dans les premiers mètres de la croûte martienne. Il faut rappeler que cet instrument aurait dû être déployé en avril 2004 mais que l'opération avait été reporté après que de nouvelles simulations aient montré qu'elle risquait d'endommager la sonde. Finalement, après plusieurs mois d'enquête, le risque s'est révélé être très faible et l'Esa a donc décidé que l'instrument pouvait être déployé. Malheureusement, la première phase de l'opération (qui consistait à déplier la première antenne du radar) ne s'est pas déroulée aussi bien que prévu. En effet, l'un des 13 segments de l'antenne, probablement le n°10, s'est déployé mais son verrouillage en position finale n'est pas confirmé. Cette anomalie a contraint les ingénieurs de l'Esoc à reporter le déploiement de la deuxième antenne afin de déterminer si le problème rencontré peut avoir une incidence sur la suite des opérations. 

Autre orbiteur présent autour de la planète rouge, la sonde américaine Mars Global Surveyor continue elle aussi ses investigations. Récemment, elle a réalisé des clichés sur lesquels seraient visibles les débris de la sonde Mars Polar Lander. Cet engin, lancé le 3 janvier 1999, devait se poser le 3 décembre de la même année près du pôle Sud de Mars. Malheureusement, après l'entrée dans l'atmosphère, le contact fut perdu. Les images réalisées par Mars Global Surveyor, même si elles ne permettent évidemment pas de déterminer précisément les causes de la perte de la sonde, apportent tout de même de précieuses indications. Il semblerait ainsi que le parachute se soit bien déployé et que l'engin ne se soit pas disloqué... Cependant, ces informations sont à prendre avec prudence car de nouvelles observations de la zone seront nécessaires pour confirmer qu'il s'agit bel et bien de Mars Polar Lander.

Date de l'article : 10 mai 2005.
Sources : astrocosmos.net (cliquez
ici pour accéder à ce site), interstars.net (cliquez ici pour accéder à ce site), nirgal.net (cliquez ici pour accéder à ce site), esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), jpl.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site).

Voyager 1 quitte peu à peu le système solaire

La sonde américaine Voyager 1 a été lancée le 20 août 1977 et, bien qu'ayant quitté la Terre après les sondes Pioneer 10 et 11, elle est aujourd'hui l'engin fabriqué par l'Homme le plus éloigné de notre planète : elle se situe à environ 14 milliards de kilomètres de son point de départ. Ce long périple l'amène aujourd'hui à quitter progressivement notre système solaire. En effet, la sonde américaine vient de franchir une frontière appelée 'termination shock' en anglais (ce qui signifie 'choc terminal'). Concrètement, il s'agit d'une zone où les particules du vent solaire voient leur vitesse diminuer fortement : entre 400 et 700 km/s avant le 'choc terminal' et seulement 100 km/s après. Ce ralentissement est dû à la présence de gaz interstellaire. Cependant, malgré la présence de celui-ci, on ne peut pas considérer que Voyager 1 soit entrée dans le milieu interstellaire (et donc qu'elle ait quitté le système solaire). Elle se situe en réalité dans une zone intermédiaire, où l'influence du Soleil est toujours perceptible mais pas suffisamment forte pour repousser le gaz interstellaire. Cette zone est appelée 'heliosheath' en anglais. La sonde américaine est donc toujours dans le système solaire, mais s'approche peu à peu de l'héliopause, qui est la limite entre le l'héliosphère et le milieu interstellaire. Les ingénieurs du JPL pensent que Voyager 1 atteindra cette frontière entre 2013 et 2018. Même si son générateur d'électricité au plutonium doit lui permettre de 'survivre' jusqu'en 2020, il n'est pas certain que la sonde sera encore en contact avec la Terre lors de sa sortie du système solaire. La Nasa a en effet annoncé il y a quelques mois son intention de supprimer le budget consacré à cette mission...

Date de l'article : 29 mai 2005.
Sources : astrocosmos.net (cliquez
ici pour accéder à ce site), jpl.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), techno-science.net (cliquez ici pour accéder à ce site).

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Juin 2005

Opportunity est tiré d'affaire !

Le rover américain Opportunity a enfin quitté 'sa' dune martienne ! Cela faisait plus d'un mois qu'il y était bloqué. Le travail des ingénieurs du JPL (Jet Propulsion Laboratory) a donc fini par porter ses fruits. Il faut dire qu'ils ont déployé de grands moyens pour sortir leur robot de ce mauvais pas. Ils ont en effet reproduit sur Terre le terrain dans lequel il se trouvait et ont ainsi pu réaliser des tests grandeur nature à l'aide d'une réplique du rover. Suite à cela, ils ont indiqué à Opportunity les manoeuvres à effectuer. Évidemment, les mouvements du rover ont d'abord été très lents : quand le JPL lui commandait d'avancer de plusieurs mètres, ses roues ne parcouraient que quelques centimètres ! Mais petit à petit la situation s'est amélioré et Opportunity est aujourd'hui tiré d'affaire. Les ingénieurs du JPL viennent de signer un très beau sauvetage, qui restera sans aucun doute dans les annales de la conquête spatiale. Pour conclure, voici deux photographies prises par Opportunity avant et après son dégagement de la dune :

Opportunity bloqué

Opportunity dégagé

Le rover Opportunity bloqué dans le sable martien. Crédits : NASA-JPL.

Le rover Opportunity tiré d'affaire. Crédits : NASA-JPL.

Crédits photographiques : Nasa-JPL.

Date de l'article : 6 juin 2005.
Source : jpl.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site).

Un site d'atterrissage d'urgence en France pour la navette spatiale

Le mardi 7 juin, l'administrateur de la Nasa, Michael Griffin, et l'ambassadeur de France aux États-Unis, Jean-David Levitte, ont signé un accord permettant à la navette spatiale américaine de se poser sur la base aérienne d'Istres (près de Marseille), en cas de problème. Ce site d'atterrissage d'urgence pourrait servir si une défaillance technique intervenant peu après le décollage empêche la navette d'atteindre l'espace ou si, lors du retour sur Terre, des conditions météorologiques défavorables sont constatées sur les autres sites dont dispose la Nasa. Désormais, lors de chaque mission STS, l'agence spatiale américaine enverra des ingénieurs et des équipements sur la base aérienne d'Istres, au cas où la navette était contrainte de s'y poser. Rappelons que le retour en vol de la navette spatiale américaine doit avoir lieu le 13 juillet avec la mission STS-114 et qu'à cette occasion un historique de toutes les missions STS sera publié sur le site.

Date de l'article : 8 juin 2005.
Source :
Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

Découverte d'une exoplanète tellurique

Gliese 876 est une naine rouge située à environ 15 années-lumière de la Terre et dont la masse est estimée à 0,32 fois celle du Soleil. Deux planètes ont déjà été découvertes autour d'elle et une troisième a été détectée récemment. Mais alors que les deux premières étaient des géantes gazeuses, la 'nouvelle' est un corps plus petit (sa masse serait comprise entre 5,9 et 7,5 fois celle de la Terre). Il s'agirait donc d'une planète tellurique ! C'est la première fois qu'une planète de ce type est découverte autour d'une étoile 'normale'. En effet, les trois autres exoplanètes rocheuses ont été détectées autour d'un pulsar. Même si elle a une taille relativement proche de celle de la Terre et qu'elle possède sûrement une atmosphère dense, la présence de vie à la surface de la 'nouvelle' exoplanète semble d'ores et déjà exclue du fait de la température mesurée par les astronomes : entre 200 et 400°C. Il s'agirait donc plutôt d'une 'super-Vénus' que d'une 'super-Terre' ! Cette température pourrait s'expliquer par la faible distance qui la sépare de son étoile : seulement 0,021 UA (à titre de comparaison, Mercure se situe à 0,39 UA du Soleil). La période de révolution de la planète est donc très courte : environ 1,94 jours terrestres ! Bref, il s'agit d'un monde assez différent du nôtre. Cependant, cette découverte montre que les astronomes s'approchent peu à peu de leur objectif, à savoir les planètes de la taille de la Terre orbitant autour d'étoiles semblables au Soleil.

Date de l'article : 15 juin 2005.
Source : interstars.net (cliquez ici pour accéder à ce site), obspm.fr (cliquez ici pour accéder à ce site),
Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

Le système Galileo a enfin un concessionnaire

L'entreprise Galileo Joint Undertaking (GJU), créée par la Commission Européenne et l'Esa afin d'assurer la phase de développement du système européen de navigation par satellite Galileo, a désigné un concessionnaire pour ce dernier. Elle a en effet retenu la proposition conjointe des consortiums Eurely (AENA, Alcatel, Finmeccanica et Hispasat) et iNavSat (EADS, Inmarsat et Thales). Au départ, ceux-ci étaient en concurrence pour devenir le concessionnaire du système Galileo mais l'entreprise GJU ne parvenant pas à les départager, ils ont fini par présenter une offre commune pour débloquer la situation. En tant que concessionnaire, Eurely-iNavSat devra exploiter Galileo pendant 20 ans, de 2006 à 2026. Mais avant cela, c'est l'entreprise GJU qui doit assurer la mise en place du système européen de navigation par satellite. Ce dernier est constitué de 30 satellites (disposés sur 3 orbites circulaires) et de nombreuses stations au sol. Il a pour but de compléter et de concurrencer les deux systèmes de navigation par satellite existant actuellement : le GPS américain et le Glonass russe.

Date de l'article : 28 juin 2005.
Sources :
Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site), galileoju.com (cliquez ici pour accéder à ce site), europa.eu.int (cliquez ici pour accéder à ce site).

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Juillet 2005

Impact imminent !

La Nasa a annoncé la séparation, ce matin (dimanche 3 juillet) à 6h07 TU (8h07 heure de Paris), de l'impacteur de la sonde Deep Impact. Cette masse de 372 kg est chargée, comme son nom l'indique, de s'écraser sur la comète 9P/Tempel 1. Cet événement aura lieu demain à 5h52 TU (7h52 heure de Paris). La vitesse relative entre l'impacteur et la comète sera alors d'environ 36 000 km/h : le choc sera donc d'une extrême violence et éjectera une quantité importante de matière. L'analyse de ces poussières et de ces gaz permettra d'en savoir plus sur la composition de la comète. La taille ainsi que la forme du cratère formé permettront également de savoir si Tempel 1 est poreuse ou non. La sonde principale sera évidemment au premier plan pour observer les effets de l'impact puisqu'elle passera à seulement 500 km du noyau de la comète. Toutefois, elle cessera de transmettre des données 13 minutes après l'impact pour passer en mode 'bouclier', c'est-à-dire qu'elle s'orientera de manière à protéger ses parties les plus fragiles des nombreux débris qui entourent le noyau. Elle reviendra un peu plus tard en mode 'normal' et reprendra ses transmissions. Mais la sonde Deep Impact ne sera pas seule ! Tous les moyens d'observation de la planète ont été mobilisés. L'Agence Spatiale Européenne pointera ainsi vers Tempel 1 le télescope XMM-Newton et les caméras de... Rosetta, sa propre sonde cométaire ! L'armada compte aussi dans ses rangs le VLT, Hubble, Spitzer, Chandra et sans doute de très nombreux astronomes amateurs, qui tenteront de voir l'éventuelle augmentation d'éclat de l'astre chevelu.

Date de l'article : 3 juillet 2005.
Sources :
Ciel & Espace n°422 (juillet 2005), Espace Magazine n°14 (juillet-août 2005), esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), jpl.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site).

Tempel 1 a été heurtée par le projectile de Deep Impact

Ce matin, à 5h52 TU (c'est-à-dire à 7h52 heure de Paris), le projectile de 372 kg de la sonde Deep Impact a heurté la comète 9P/Tempel 1. Le choc a provoqué l'éjection d'une quantité importante de matière, formant un grand nuage de débris que la sonde principale a pu photographier et analyser. L'impacteur a lui aussi envoyé des clichés exceptionnels du noyau de la comète, jusque dans les toutes dernières secondes avant sa destruction. De nombreux télescopes en orbite (Hubble, Spitzer, etc.) ou sur Terre (comme le Very Large Telescope par exemple) ont également observé Tempel 1 au moment du choc. De nombreuses images devraient donc être publiées dans les heures et les jours à venir. C'est pourquoi le site pioneer-astro met en place une galerie de photographies dédiée à la mission Deep Impact. Cette galerie sera remise à jour au fur et à mesure que de nouveaux clichés seront dévoilés. Enfin, le forum Webastro organise ce soir, à 18h, un live sur son mini t'chat au cours duquel les premiers résultats de la mission seront présentés et commentés.

Date de l'article : 4 juillet 2005
Sources. : jpl.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site),
Nasa TV (cliquez ici pour accéder à ce site).

Le programme de la mission STS-114

Mercredi, à 19h51 TU (21h51 heure de France métropolitaine), la navette Discovery décollera du Kennedy Space Center à destination de la Station Spatiale Internationale. Ce sera le premier vol d'une navette américaine depuis la désintégration de Columbia lors de sa rentrée dans l'atmosphère le 1er février 2003. Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé de cette nouvelle mission. Vous pouvez également cliquer ici pour en savoir plus (écusson, membres de l'équipage, etc.).

Date Heure* Evénement
13/07 21h51 Décollage de Discovery du pas de tir 39B du Kennedy Space Center
13/07 22h45 Conférence de presse post-décollage
13/07 23h18 Ouverture des portes de la soute de l'orbiteur
14/07 1h01 Contrôle du bras manipulateur canadien
14/07 3h51 Début de la période de sommeil
14/07 11h51 Réveil de l'équipage
14/07 19h51 Contrôle de l'EMU (Extravehicular Mobility Unit)
14/07 22h51 Vérification de l'état de l'orbiteur à l'aide du bras robotique
15/07 2h51 Début de la période de sommeil
15/07 10h51 Réveil de l'équipage
15/07 12h31 Début des opérations de rendez-vous avec l'ISS
15/07 18h28 Arrimage à la Station Spatiale Internationale
15/07 20h31 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
16/07 2h51 Début de la période de sommeil
16/07 10h51 Réveil de l'équipage
16/07 11h21 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
16/07 13h26 Extraction du module Raffaello de la soute de Discovery
16/07 14h21 Installation du module Raffaello sur le noeud de jonction Unity
16/07 18h21 Vérification de l'état de la protection thermique à l'aide de l'OBSS
16/07 23h56 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
17/07 2h51 Début de la période de sommeil
17/07 10h51 Réveil de l'équipage
17/07 11h21 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
17/07 12h51 Début des préparatifs pour la première sortie extravéhiculaire
17/07 15h56 Début de la première sortie extravéhiculaire
17/07 16h31 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
17/07 21h26 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
17/07 22h26 Fin de la première sortie extravéhiculaire
17/07 22h36 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
18/07 2h51 Début de la période de sommeil
18/07 10h51 Réveil de l'équipage
18/07 11h21 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
18/07 23h21 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
19/07 2h21 Début de la période de sommeil
19/07 10h21 Réveil de l'équipage
19/07 10h51 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
19/07 12h21 Début des préparatifs pour la deuxième sortie extravéhiculaire
19/07 15h26 Début de la deuxième sortie extravéhiculaire
19/07 15h51 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
19/07 21h06 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
19/07 21h56 Fin de la deuxième sortie extravéhiculaire
19/07 22h06 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
20/07 2h21 Début de la période de sommeil
20/07 10h21 Réveil de l'équipage
20/07 10h51 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
20/07 17h16 Conférence de presse avec les deux équipages réunis
20/07 17h56 Début d'une période de temps libre pour l'équipage
20/07 23h21 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
21/07 2h21 Début de la période de sommeil
21/07 10h21 Réveil de l'équipage
21/07 10h51 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
21/07 12h21 Début des préparatifs pour la troisième sortie extravéhiculaire
21/07 12h51 Démonstration de réparation des panneaux RCC
21/07 15h26 Début de la troisième sortie extravéhiculaire
21/07 15h56 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
21/07 20h21 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
21/07 21h26 Fin de la troisième sortie extravéhiculaire
21/07 21h36 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
22/07 2h21 Début de la période de sommeil
22/07 10h21 Réveil de l'équipage
22/07 10h51 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
22/07 18h36 Décrochage du module logistique Raffaello
22/07 19h06 Retour du module Raffaello dans la soute de Discovery
23/07 2h21 Début de la période de sommeil
23/07 10h21 Réveil de l'équipage
23/07 10h51 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
23/07 12h21 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
23/07 15h23 Désarrimage de la navette
23/07 17h12 Séparation de Discovery et de la Station Spatiale Internationale
24/07 00h51 Début de la période de sommeil
24/07 08h51 Réveil de l'équipage
24/07 18h16 Revue des procédures de désorbitation par l'équipage
25/07 00h51 Début de la période de sommeil
25/07 08h51 Réveil de l'équipage
25/07 12h01 Début des préparatifs pour la désorbitation
25/07 13h22 Fermeture des portes de la soute de l'orbiteur
25/07 16h02 Manoeuvre de désorbitation
25/07 17h06 Atterrissage de Discovery au Kennedy Space Center
25/07 18h env. Conférence de presse post-atterrissage
25/07 23h env. Conférence de presse avec les astronautes de la mission

* L'heure donnée est celle de France métropolitaine.

Note importante : en raison du report de la mission, les dates et les heures indiquées ci-dessus ne sont plus valables. Cliquez ici pour voir le programme corrigé.

Date de l'article : 9 juillet 2005.
Sources :
nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), spaceflight.nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site).

Le lancement de Discovery a été reporté

Le décollage de la navette spatiale Discovery, qui devait avoir lieu aujourd'hui (mercredi 13 juillet), a été reporté, un peu plus de deux heures avant la fin du compte à rebours. En effet, les ingénieurs de la Nasa ont constaté le dysfonctionnement d'une des sondes servant à couper les moteurs principaux de l'orbiteur lorsque le niveau de carburant est trop bas. Cette sonde joue un rôle très important car la chambre de combustion peut devenir instable si le moteur n'est pas coupé quand le carburant commence à manquer. Une telle situation peut même provoquer une explosion. A l'inverse, si le moteur est arrêté trop tôt, la navette risque de se retrouver sur une orbite trop basse ou même de devoir atterrir en catastrophe en Europe. La Nasa doit donc absolument résoudre ce problème avant de faire décoller Discovery. La durée du report n'est pas encore connue : elle sera probablement communiquée lors de la conférence de presse qui aura lieu dans quelques heures. Rappelons que l'agence spatiale américaine dispose d'une fenêtre de lancement s'étendant jusqu'au 31 juillet. Mais si d'ici là elle n'a pas été en mesure de faire décoller la navette spatiale, elle devra attendre le 9 septembre pour effectuer une nouvelle tentative.

Note : le programme de la mission STS-114 indiqué dans l'article précédent reste valable mais les dates et les heures devront être décalées en fonction de la durée du report.

Date de l'article : 13 juillet 2005.
Sources :
futura-sciences.com (cliquez ici pour accéder à ce site), nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), Nasa TV (cliquez ici pour accéder à ce site).

Discovery partira au plus tôt samedi

La Nasa effectuera une nouvelle tentative le samedi 16 juillet, vers 18h40 TU (20h40 heure de France métropolitaine), pour lancer la navette spatiale Discovery. Toutefois, certains spécialistes estiment que cette date sera difficile à respecter. Cela dépendra en fait, d'une part, de la rapidité avec laquelle les ingénieurs identifieront l'anomalie qui affecte la sonde défectueuse qui a causé le report et, d'autre part, de la gravité de cette anomalie. En effet, si d'importantes réparations s'avéraient nécessaires, Discovery serait ramenée au Vehicle Assembly Building, c'est-à-dire le bâtiment d'assemblage, et dans ce cas le lancement serait certainement repoussé à la fenêtre suivante, qui débute le 9 septembre. En revanche, si les réparations peuvent être effectuées sur le pas de tir, le décollage aura bien lieu en juillet. Pour essayer de mieux comprendre la nature de l'anomalie, les ingénieurs vont d'ici peu vidé le réservoir externe puis réalisé des tests de remplissage. Le site pioneer-astro vous tiendra évidemment informés des résultats de ces investigations.

Note ajoutée le dimanche 17 juillet : comme indiqué dans l'ActuFlash, le lancement de Discovery n'aura finalement pas lieu avant la fin de la semaine prochaine.

Date de l'article : 14 juillet 2005.
Sources :
nasa.gov (cliquez ici pour accéder à ce site), Nasa TV (cliquez ici pour accéder à ce site), Yahoo! Actualités (cliquez ici pour accéder à ce site).

Les satellites Cluster prennent leurs distances

Le 16 juillet 2000, les deux premiers satellites Cluster étaient lancés par une fusée russe Soyouz. Hier, c'était donc le cinquième anniversaire de cette mission destinée à cartographier la magnétosphère terrestre en trois dimensions et à différentes échelles. Pour réussir cette prouesse, les quatre membres de la famille Cluster (deux autres satellites furent lancés le 9 août 2000) ont été disposés en tétraèdre et la taille de celui-ci a ensuite été modifiée à plusieurs reprises. Au cours de la mission, la distance séparant deux engins a ainsi varié entre 100 et 5 000 kilomètres. Mais aujourd'hui, après une série de manœuvres effectuée entre le 26 mai et le 14 juillet 2005, la famille Cluster a adopté une configuration asymétrique : trois des engins sont désormais éloignés de 10 000 km alors que le quatrième se trouve à 1 000 km du troisième. Cette nouvelle disposition présente deux avantages. D'une part, c'est la première fois qu'une telle distance sépare deux satellites Cluster : cela permet d'étudier la magnétosphère terrestre à très grande échelle. D'autre part, le fait que deux engins restent proches l'un de l'autre permet de mettre en relation la morphologie du champ magnétique observée à grande échelle et le comportement du plasma qui entoure la Terre étudié à petite échelle. Bref, grâce à ce nouveau positionnement, la mission Cluster, qui doit s'achever en décembre 2009, va encore considérablement améliorer nos connaissances de notre magnétosphère.

Date de l'article : 17 juillet 2005.
Sources :
esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site), sci.esa.int (cliquez ici pour accéder à ce site).

Le compte à rebours a repris à Cap Canaveral

La Nasa pense être à nouveau en mesure de faire décoller la navette spatiale Discovery. Le compte à rebours a donc repris à Cap Canaveral et il s'achèvera mardi (le 26 juillet) à 14h39 TU, soit 16h39 heure de France métropolitaine. Toutefois, l'anomalie concernant un des quatre capteurs situés dans le réservoir d'hydrogène liquide n'a peut-être pas disparu, malgré les nombreux tests et les quelques réparations effectués. En fait, les ingénieurs de la Nasa ne seront fixés que quelques heures avant le lancement, lors du remplissage du réservoir. Si le problème du 13 juillet se reproduit, la Nasa pourrait lancer Discovery avec seulement trois capteurs opérationnels sur les quatre. Elle enfreindrait dans ce cas une des règles qu'elle s'était imposée après l'accident de Challenger en 1986. Cependant, puisque seulement deux capteurs sont nécessaires (les deux autres ne servant qu'en cas de panne), l'agence spatiale américaine ne prendrait pas un gros risque... L'autre solution envisagée pour éviter un report de la mission en septembre serait d'allonger de quelques jours la fenêtre de tir. Cette dernière est déterminée par deux paramètres : le premier est la trajectoire de l'ISS, que la navette Discovery doit rejoindre en orbite, et le second est la luminosité au moment du décollage. En effet, la Nasa souhaite pouvoir observer celui-ci dans les meilleurs conditions afin de s'assurer qu'aucun débris ne heurte l'orbiteur car c'est ce qui avait causé la perte de Columbia en 2003. Toutefois, la luminosité restera acceptable au début du mois d'août pour procéder au lancement. On le voit, la Nasa fait tout pour lancer Discovery au cours de la fenêtre de tir actuelle. Il faut dire qu'un report en septembre décalerait tout le calendrier des vols. Or celui-ci est plutôt chargé puisque quinze missions sont prévues d'ici 2010 pour achever la Station Spatiale Internationale avant la mise à la retraite des navettes.

Vous trouverez ci-dessous le programme détaillé de la mission STS-114 prenant en compte la nouvelle date et la nouvelle heure de lancement. Vous pouvez également cliquer ici pour en savoir plus (écusson, membres de l'équipage, etc.).
 
Date Heure* Evénement
26/07 16h39 Décollage de Discovery du pas de tir 39B du Kennedy Space Center
26/07 17h45 Conférence de presse post-décollage
26/07 18h06 Ouverture des portes de la soute de l'orbiteur
26/07 19h49 Contrôle du bras manipulateur canadien
26/07 22h39 Début de la période de sommeil
27/07 6h39 Réveil de l'équipage
27/07 14h39 Contrôle de l'EMU (Extravehicular Mobility Unit)
27/07 17h34 Vérification de l'état de l'orbiteur à l'aide du bras robotique
27/07 21h39 Début de la période de sommeil
28/07 5h39 Réveil de l'équipage
28/07 7h29 Début des opérations de rendez-vous avec l'ISS
28/07 13h18 Arrimage à la Station Spatiale Internationale
28/07 15h19 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
28/07 21h39 Début de la période de sommeil
29/07 5h39 Réveil de l'équipage
29/07 6h09 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
29/07 7h44 Extraction du module Raffaello de la soute de Discovery
29/07 9h09 Installation du module Raffaello sur le noeud de jonction Unity
29/07 13h09 Vérification de l'état de la protection thermique à l'aide de l'OBSS
29/07 18h44 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
29/07 21h39 Début de la période de sommeil
30/07 5h39 Réveil de l'équipage
30/07 6h09 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
30/07 7h39 Début des préparatifs pour la première sortie extravéhiculaire
30/07 10h44 Début de la première sortie extravéhiculaire
30/07 11h19 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
30/07 16h14 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
30/07 17h14 Fin de la première sortie extravéhiculaire
30/07 17h24 Ouverture des trappes entre la navette et l'ISS
30/07 21h39 Début de la période de sommeil
31/07 5h39 Réveil de l'équipage
31/07 6h09 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
31/07 18h09 Fermeture des trappes entre la navette et l'ISS
31/07 21h09 Début de la période de sommeil
01/08 5h09 Réveil de l'équipage
01/08 5h39 Réveil de l'équipage de la Station Spatiale Internationale
01/08 7h09