Bruno-

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    astrosurfeur

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  1. Un trou noir né trop tôt ?

    L'inflation est une solution des équations de la relativité (en supposant la pression strictement positive et la densité nulle, je crois). Ça n'a rien de farfelu. C'est possible ? Le quoi ??? Jamais entendu d'un truc pareil.
  2. À petit diamètre ou à grand diamètre ? Sur la Lune ou sur Jupiter ? Le « super grossissement » offrait un intérêt ou c'était juste pour le record ? Avec un petit diamètre, la turbulence est moins limitante. Si de plus la qualité optique est excellente, il est normal de pouvoir grossir au-delà de 2xD sur des objets très contrastés : Lune, étoiles doubles. J'ai le souvenir d'une observation de Mars au Mewlon 210 mm à 600 fois : c'était une soirée exceptionnelle (au niveau de la turbulence) et on avait essayé de voir jusqu'à quel grossissement on pouvait monter. Surprise : 600 fois passait. Il est vrai qu'un Mewlon dispose d'une très bonne optique. Je me souviens aussi de Saturne à 600 fois à la lunette-guide du T60 du Pic du Midi, qui faisait (elle) 130 mm de diamètre. Le ciel était exceptionnel, et l'image de Saturne est un de mes plus grands souvenirs d'observation : c'était un comme un dessin posé devant le ciel. Donc en effet il y a des exceptions. Mais pour faire péter la limite des 2xD il faut au moins trois ingrédients : qualité optique du télescope, ciel parfaitement stable, cible contrastée (Mars et Saturne plutôt que Jupiter, par exemple). Et c'est moins difficile à petit diamètre.
  3. Bonjour ! C'est une bonne idée d'utiliser un oculaire grand angle pour le ciel profond, mais pas d'utiliser le grossissement maximum. Le ciel profond s'observe d'ailleurs souvent à faible grossissement. En fait, le ciel profond s'observe à tous les grossissements, donc il n'y a pas de notion de « grossissement adapté au ciel profond ». Pour ma part, j'utilise plus souvent en ciel profond un moyen grossissement qu'un faible ou un fort, mais ça dépend aussi des objets. Si tu découvres le ciel d'été sans pollution lumineuse, je pense qu'un faible et un moyen grossissement sont plus utiles qu'un fort : le faible grossissement pour se balader dans la Voie Lactée en en savourant sa richesse (aux alentours des grands amas ouverts du Sagittaire, notamment), et le moyen pour commencer à résoudre en étoiles M11 et les grands amas globulaires (M4, M13 et M22 surtout) et détailler quelques objets comme M27 ou M57. Un fort grossissement en ciel profond se justifierait sur les petites nébuleuses planétaires, mais au 130 mm ça ne représente pas assez d'objets pour en faire un achat prioritaire, loin de là. Là il y a une erreur de logique : tu dis que la limite est x260 (« grossissement max »), tu en déduis la focale de l'oculaire qui permet d'atteindre cette limite, et tu demandes si tu ne serais pas trop proche de la limite. Ben c'est mieux que ça : tu as choisi l'oculaire pour être pile à cette limite ! (x260 est un grossissement maximal théorique. En pratique, compte tenu de la turbulence et de l'optique d'entrée de gamme, ça me paraît excessif. Et puis le grossissement maximal, c'est le grossissement maximal tout court, donc absolu, ce n'est pas le grossissement maximal sur le ciel profond, ni même sur Jupiter par exemple.)
  4. Entre l'observation pour le plaisir et la science participative, il y a un intermédiaire : la science pour le plaisir. Je me souviens qu'un membre du forum avait, il y a plus de dix ans, présenté ses photos mettant en évidence le mouvement propres de certaines étoiles proches. L'observation permet de mettre en évidence d'autres phénomènes astronomiques comme l'apparition de supernovae extragalactiques (pas pour les découvrir ou les étudier, juste pour les collectionner) ou le mouvement orbital des étoiles doubles. Avec du bon matériel et des observations étalées sur plusieurs années, on peut mettre en évidence le changement de forme de NGC 2261. Il me semble même que la dilatation de M1 a déjà été mise en évidence au niveau amateur. Observer cette dilatation permet d'ailleurs de calculer la date de l'explosion de la supernova. L'imagerie numérique permet de faire des mesures, et là on peut refaire les anciennes observations historiques (c'est nettement plus pointu, mais faisable) : calculer la vitesse de la lumière en observant les retards des éclipses des satellites de Jupiter, retrouver les diagrammes de Hertzprung-Russell en faisant de la photométrie sur les amas ouverts, détecter des céphéides dans M31 (possible avec une caméra CCD et du matériel à la hauteur) pour calculer la distance de M31 et prouver que c'est une autre galaxie. La spectroscopie permet d'aller dans ce sens, par exemple je me souviens d'un vieil article de Ch. Buil dans CCD et Télescope qui avait mesuré le décalage vers le rouge du quasar 3C273.
  5. Materiel astronomique

    Le chercheur 50 mm montre plus d'étoiles, mais dans un champ plus étroit. Surtout : la question est hors-sujet. Tu as besoin d'oculaires (peut-être d'une monture et d'un trépied ? on ne sait pas avec quoi la lunette a été livrée), pas d'un nouveau chercheur. Là, tu viens d'acheter une voiture sans moteur, et tu demandes si ça apporte quelque chose d'avoir des sièges en cuir... Ne te disperse pas et garde en tête l'objectif : observer le ciel. Donc il faut des oculaires (et une monture, et un trépied). (Je suis d'accord que c'est une bonne chose de se poser des questions sur le matériel en général. Mais pas dans cette discussion : tu risques d'être noyé sous des tas d'informations inutiles et te laisser convaincre d'acheter tel ou tel chercheur alors que tu n'as toujours pas de moteur... heu, d'oculaires.)
  6. F/D = 1

    Précisons que, puisqu'il s'agit d'observation visuelle (« à l'oculaire »), il s'agit plus précisément de la clarté. De la clarté des objets étendues (pas de celle des étoiles). Effectivement, la clarté des objets étendus est maximale au grossissement équipupillaire. Par contre celle des étoiles est constante, elle ne dépend que du diamètre. Ça explique très bien pourquoi on perd en magnitude limite à faible grossissement : la clarté du fond du ciel augmente, la clarté des étoiles est constante, aussi les plus faibles étoiles sont noyées dans le fond du ciel. La notation # est pour nous obscure, il vaut mieux utiliser le signe × : l'optimum visuel (optimum dans le sens de la plus grande clarté des objets étendus) sera atteint à ×25 avec le 150 mm (donc avec un oculaire de 6 mm) et à ×66 avec le 400 mm (là aussi un oculaire de 6 mm, c'est normal). Toutiet : j'ai l'impression que tu mélanges l'observation visuelle et la photo. En observation visuelle, l'intérêt des faibles grossissements est surtout d'avoir du champ, éventuellement d'augmenter la clarté des objets très étendus. Avec un filtre interférentiel, l'inconvénient du fond du ciel « lumineux » disparait en partie. Par contre, je ne vois aucun intérêt à utiliser un télescope de F/D=1 en observation visuelle. Les oculaires pour s'en servir auront une focale de 0,5 mm à 6 mm et donc seront soit peu confortables, soit auront une Barlow intégrée qui fera un joli pied de nez au concepteur du miroir à F/1 (si c'est pour utiliser une Barlow, autant partir d'un F/D raisonnable). À mon avis il ne faut pas parler d'observation visuelle. Ce genre de projet n'a de sens qu'en astrophoto (exemple : les télescopes de Schmidt). Après, même en astrophoto je suis sceptique sur l'intérêt de s'embêter à ce point. Pour gagner un facteur 25 en luminosité, il suffit d'utiliser un capteur ayant des pixels 5 fois plus larges. Ça me paraît plus simple que de construire un miroir à F/1. Autrefois il existait des capteurs avec des pixels de 25 µm, maintenant on trouve du 3 µm : c'est 69 fois moins lumineux ! D'ailleurs je suis sûr que les pros utilisent encore des pixels de 25 µm voir plus. ------------------- Mais c'est faux ! Le 150 à F/1 et le 150 à F/5 ont le même grossissement équipupillaire (×25) et, à ce grossisement, auront la même clarté sur les objets étendus (en négligeant l'influence de l'obstruction centrale, du correcteur de coma et de l'éventuelle lame correctrice, qui est en défaveur du télescope à F/1). (Ou alors tu ne possèdes qu'un oculaire de très courte focale, là OK, c'est vrai. )
  7. Quel instrument ?

    Une tête binoculaire. Vraiment.
  8. Dessin lunaire au T400 : Moretus

    Ah oui, super dessin ! Moi aussi je trouve que c'est une très bonne idée de fignoler le dessin après coup.
  9. Galaxies : fournée de mai.

    Ah, je me suis régalé à lire toute la discussion ! Tout ça confirme que les galaxies de printemps, il y en a toujours plus à voir qu'on ne pourrait le croire.
  10. On avait baryo, on a retrouvé nique !

    5 %, ça correspond bien à la valeur 0,051 indiquée par Diziet Sma, non ?
  11. Oh le beau télescope ! Oh les beaux dessins ! lls sont vraiment réalistes. En particulier j'aime beaucoup la façon dont tu as parfaitement mis en évidence l'éclat des noyaux des galaxies (quelque chose qui apparaît mal sur les photos).
  12. Ah si, cette zone est utilisée ! Elle est utilisée par tous ceux qui acquièrent un tel oculaire avec un télescope à F/D long, c'est-à-dire la plupart d'entre eux.
  13. la magnitude de Vénus

    Oui, la distance à la Terre intervient forcément : plus on est loin de Vénus, plus la lumière qu'elle nous renvoie est atténuée. La distance au Soleil intervient bien sûr aussi : plus le Soleil est loin, moins Vénus reçoit de lumière. Mais pour Vénus, cette distance est quasiment constante. Pour info, voici la formule du calcul de la magnitude apparente d'une planète indiquée dans Calculs astronomiques pour amateurs (Bouiges): m = m0 + 5 log r Δ + a E + b E² + c E³ où − m0 : magnitude absolue de la planète (magnitude de la planète éclairée à 1 UA du Soleil et vue de face à 1 UA de distance) ; − r : distance de la planète au Soleil ; − Δ : distance de la planète à la Terre ; − E : phase (angle Soleil-Planète-Terre) ; − a, b, c : constantes qui dépendent de la planète (b et c sont négligeables pour toutes les planètes sauf Mercure et Vénus). On voit bien que les deux distances doivent être prises en compte. (La surface apparente est prise en compte avec E : la phase est liée directement à la fraction illuminée : E = arccos(2k-1) où k est cette fraction.)
  14. Si l'objectif fait 8 mm, c'est bon, toute la lumière sera captée. Le problème des grossissements trop faibles n'est pas lié à l'oculaire mais à notre œil. Si notre pupille faisait 10 mm (par exemple), un oculaire donnant une pupille de sortie de 8 mm serait très bien. L'oculaire ne sait pas que notre pupille ne se dilate pas au-delà de 6 ou 7 mm. Après, peut-être que l'image obtenue en digiscopie sera mauvaise, mais pas en raison de l'oculaire. Par exemple peut-être qu'un faisceau trop large (une pupille de sortie trop élevée) générerait des aberrations avec la lentille de l'objectif (un peu comme lorsque la partie périphérique de notre pupille peut être astigmate). Mais l'oculaire n'y serait pour rien.