Bruno-

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  1. Un moment, c’est 90 secondes

    1276 m², pas 1276 m ! Ah oui, Baroche a écrit m, mais je crois que c'est un erreur. Je viens de vérifier sur Internet, c'est bien 1276 m² : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/verge/81507 . Au Canada et aux États-Unis, la verge (yard) fait 3 pieds, soit 91 cm.
  2. théorie "limité en diffraction"

    Ah, dans ce sens là, OK... (C'est marrant, maintenant que je relis le message original, je le comprends comme toi, et hier non. J'ai dû être embrouillé par les réponses...) Donc oui, c'est vrai, mais seulement pour une configuration optique donnée. D'ailleurs c'est ce que tu disais.
  3. Initiation

    Au contraire, comme les grossissements seront en moyenne un peu plus élevé (que sur l'instrument de même diamètre ayant un F/D plus court), on sera moins gêné par la luminosité du fond du ciel (en ville, il faut choisir des cibles de petite taille et grossir). Mais en réalité, le F/D n'a pas d'influence puisqu'on peut choisir ses oculaires. Comme accessoire, je trouve très utile en effet le double filtre polarisant pour regarder la Lune même pleine en entier. Le reste, je crois qu'on le choisit plus tard en fonction de sa propre expérience.
  4. théorie "limité en diffraction"

    Une petite récapitulation, parce que j'ai l'impression qu'il y a des confusions : 1) La diffraction Une étoile à travers un télescope est un objet de dimension apparente si petite que c'est presque un point mathématique. Sauf que non : à cause d'un phénomène appelé la diffraction, ce sera un disque largement, mais alors largement, plus gros. Exemple : α Centauri fait, en gros, 7 millisecondes d'arc de diamètre apparent (0,007" ─ si je n'ai pas fait d'erreur de calcul). Pourtant, avec un télescope de 200 mm de diamètre, on verra un disque de 1,4" : 2000 fois plus gros ! C'est à cause d'un phénomène appelé la diffraction. 2) Limité par la diffraction. La taille d'une étoile due à la diffraction dépend uniquement du diamètre (le rayon du disque vaut 140"/D(mm)). La diffraction limite la résolution d'un télescope, et elle la limite selon son diamètre. Sauf que, en pratique, il n'y a pas que la diffraction, il y a aussi des défauts optiques, les miroirs (et lentilles) n'étant jamais parfaits. Si les défauts optiques sont suffisamment faibles, c'est la diffraction qui limite la résolution du télescope. On dit que ce télescope est « limité par la diffraction ». (Ça se produit lorsque le miroir est au moins à λ/4 PTV, ou quelque chose comme dans ce genre.) Si les défauts optique sont trop importants, ce sont eux qui limitent la résolution du télescope, pas la diffraction. ------ Du coup : Non, et précisément pour la raison que tu as exposée au début de ton message (la résolution ne dépend que du diamèrte). (Le « donc » de cette phrase n'est pas logique puisqu'il contredit la phrase qui précède.)
  5. Première lumière

    Voilà un CROA intéressant : on sait qu'en ville il faut grossir pour éteindre le fond du ciel, et c'est donc valable aussi avec des filtres interférentiels.
  6. Astéroïde Phaethon

    Ah, une idée d'observation originale ! Magnitude 14,6 c'est la magnitude absolue (magnitude à 1 UA), pas apparente. Ah, et 11,1 c'est la magnitude apparente, OK. (Sinon ce serait très faible pour du visuel.)
  7. Un moment, c’est 90 secondes

    Merci Baroche pour cette liste détaillée ! En effet, il s'agit uniquement (je crois) des unités de mesures utilisées en France, pas besoin de ramener les unités de mesure anglaises qui vont encore compliquer... Dans ta liste, il n'y a pas de mesures de temps, c'est parce qu'on utilise encore les anciennes mesures. À ce sujet, on pourrait se demander pourquoi la tentative de rendre métrique le système de mesure du temps (calendrier, heures, minutes, etc.) n'a pas été suivie. Hypothèse : parce que l'ancien système était déjà uniformisé, contrairement aux systèmes de mesure de longueurs, poids, etc.
  8. Mise en station (grand débutant)

    Je fais partie des gens qui n'utilisent pas souvent les jumelles (mais je sais qu'on n'est pas très nombreux). Si ton budget est réduit, je trouve plus judicieux de ne pas le réduire encore par l'achat de jumelles. Ça viendra après. Le repérage des constellations ne se fait pas aux jumelles mais à l'œil nu, comme l'a dit Hoth. C'est vrai que l'observation aux jumelles peut aider à pointer avec chercheur (car leurs champs sont de taille comparable). Mais ce n'est pas gratuit... C'est un choix à faire.
  9. Mise en station (grand débutant)

    Pour M31, j'utilise exactement le même cheminement que Cricri. Moi aussi. Pour le pointage, je vise au chercheur une étoile brillante (par exemple la n°2 du schéma de Cricri), puis je chemine au chercheur jusqu'à l'endroit où se trouve la cible. On ne voit pas les constellations à l'oculaire, ni même au chercheur, le champ est beaucoup trop petit. On voit en permanence les étoiles dites circumpolaires : ce sont les étoiles qui ne se couchent jamais. C'est le cas par exemple des étoiles de la Grande Ourse : elles sont visibles à tout moment, à condition qu'il fasse nuit. Elles ne se couchent jamais parce qu'elles sont suffisamment proches du pôle céleste. Ensuite, il y a des étoiles qu'on peut voir à tout moment de l'année, mais pas tout moment de la nuit. Par exemple Arcturus est visible toute la nuit au printemps, mais seulement en première moitié de nuit en été, et en deuxième moitié de nuit en hiver. En automne, Arcturus se couche peu après le Soleil et se lève peu avant lui, donc on la voit, mais pas longtemps. (Tout ça à la latitude de la France métropolitaine.)
  10. Un moment, c’est 90 secondes

    Ça faisait des lustres qu'on n'en avait pas parlé. Un lustre, c'est cinq ans. Il y a sûrement plein d'autres unités de mesure désuètes de ce genre...
  11. Mise en station (grand débutant)

    Le pointage est une technique difficile au début. Mais on finit par y arriver, il ne faut pas se décourager. Justement, la première chose à faire est d'identifier les étoiles. Mais commence au chercheur (tu as un chercheur optique ?), pas directement au télescope. La technique consiste à comparer l'image au chercheur avec celle de la carte (attention à l'orientation), et ensuite seulement on pourra cheminer d'étoile en étoile.
  12. Orion xt6 ou xt8

    Quelques conseils s'inspirant de ma lecture des forums : ‒ Ne collimate pas ton télescope. Tu peux vérifier la collimation, mais ne fais pas comme certains débutants qui croient qu'il faut collimater le télescope pour sa première lumière (et, du coup, le dérèglent) parce qu'on leut a dit que la collimation, c'est important, sans préciser le contexte. (Il faut juste vérifier que les éléments optiques sont bien en place. Après, c'est sûr que si le miroir secondaire tourne le dos au porte-oculaire, il faut commencer par le mettre en face...) ‒ Si le télescope est muni d'un chercheur optique, il faut toujours vérifier son alignement, et le re-aligner si ça bougé. Et il faut être très précis (on peut s'entraîner en plein jour dans un premier temps ‒ en évitant de pointer le Soleil pour ne pas devenir aveugle). J'ai un proverbe : « Chercheur pas réglé, autant aller se coucher. » Ce proverbe est issu de mes déboires de débutant. C'est que le pointage manuel est difficile, donc si on s'y prend avec un chercheur déréglé, c'est comme se tirer une balle dans le pied. ‒ Si tu rencontres un problème, sois méthodique : identifie le problème d'abord, et ensuite seulement corrige-le. Et ne crois pas que la solution à un problème est d'acheter un accessoire (genre : zut, Andromède est floue, est-ce que j'ai besoin d'un filtre ? <-- absolument pas !). ‒ Les planètes sont toujours plus petites que prévues. Nan, encore plus petites ! Si tu vises une planète et ne vois qu'une toute petite boule lumineuse, eh bien si : c'est elle. Le défi consiste à détecter des détails dessus, et c'est possible ! ‒ Le pointage est difficile, pour y arriver il faut être méthodique. Il y a une règle absolue qu'il faut que tu admettes (au début tu n'y croiras pas) : à l'oculaire du télescope (ou du chercheur), le ciel n'est jamais orienté comme on le croit. Beaucoup de débutants, aussi, sont trompés par la petitesse du champ : au chercheur, on ne voit pas les constellations en entier, on en voit juste un tout petit bout, et à l'oculaire du télescope c'est encore pire. C'est pour ça que la technique courante de pointage, c'est le saut d'étoile (ou : cheminement) : on part d'une étoile brillante (genre Véga), on vérifie l'orientation du ciel (jamais orienté comme prévu) puis on suit un certain chemin, étoile par étoile, jusqu'à arriver à la cible. J'ai déjà vu des débutants croire qu'on pointe en disant : la nébuleuse est en-dessous de Véga, OK, on descend le tube, on devrait y être. Non : déjà, elle n'est pas en-dessous de Véga, et de plus, bouger le tube est trop imprécis par rapport à la petitesse du champ.
  13. Mars une opposition exceptionnelle pour 2018

    C'est peut-etre une carte d'astrologue (ils représentent parfois la voûte céleste « vue de l'extérieur ») ? Ma plus belle opposition, et de loin, était celle de 2005. C'est donc celle de 2020 que j'attends avec impatience. Surtout vu ma latitude (je suis à 49°). Car la visibilité de Mars dépend du diamètre, mais aussi de sa déclinaison. Au point que je ne serais pas surpris de voir plus de choses en 2022 que cette année. (En 2020 elle sera à peine plus petite qu'en 2018, mais à l'équateur céleste, et en 2022 elle sera sensiblement plus petite, mais culminera au sommet de l'écliptique, on pourra donc la suivre de nombreuses heures.)
  14. Conseil sur matos (débutant)

    Je pense que, dans un premier temps, tu devrais surtout observer. Les achats d'accessoires supplémentaires, c'est pour plus tard, quand tu auras plus d'expérience et que tu sauras répondre à toutes ces questions. Allez, quelques réponses : ‒ La Barlow : pareil que Xavier2. ‒ Un oculaire de 5 mm ? Ça va grossir 300 fois, ce n'est pas un peu excessif ? Et sur quels astres ? Mars et Saturne sont très basses, Jupiter guère mieux lotie. Pour la Lune ? Oui, c'est vrai. Mais ce n'est pas forcément urgent. Tu as quoi, pour l'instant, comme grossissements ? ‒ Une Barlow + un oculaire de longue focale : oui, c'est un intéressant, mais pour une raison subtile. Certains oculaires de conception simples, comme les orthoscopiques ou les Plössl, peuvent être d'excellents oculaires (pas parce qu'ils sont orthoscopiques, mais parce que ce sont d'excellents orthoscopiques), mais ils ont un gros défaut : leur tirage d'anneau (distance entre la lentille de sortie et l'endroit où l'on place l'œil) est proportionnel à leur focale, de sorte qu'un orthoscopique ou un Plössl de courte focale (donnant un fort grossissement) sera très inconfortable à utiliser. À la place d'un 5 mm, on peut employer un 15 mm + Barlow x3, qui aura le tirage d'anneau d'un 15 mm, donc sera confortable. En fait, c'est le principe utilisé par un grand nombre d'oculaires à courte focale : ils ont une ou deux lentilles supplémentaires jouant le rôle de « Barlow intégrée », justement afin d'avoir un tirage d'anneau pas trop petit. ‒ L'ouverture de champ, ça n'existe pas. Si tu parles du champ de l'oculaire, il y a deux choses : le champ apparent, qui est l'angle réel par lequel on voit la totalité du champ de l'oculaire, et le champ sur le ciel, qui est l'angle correspondant sur le ciel après avoir tenu compte du grossissement. Le champ apparent est une donnée de l'oculaire, le champ sur le ciel se calcule en divisant le champ apparent par le grossissement. Par exemple un oculaire ayant un champ apparent de 60°, utilisé à x30, donnera un champ sur le ciel de 2° : 30 fois plus petit qu'à l'œil nu puisqu'on grossit 30 fois. ‒ Les orthoscopiques ? La qualité des oculaires, comme celle des télescopes, dépend avant tout de la qualité de fabrication, pas du système optique. Il existe de bons et de mauvais Maksutov, de bons et de mauvais Newton, etc. De même, il existe de bons et de mauvais orthoscopiques, de bons et de mauvais Plössl, etc. Bon, tout ça est intéressant mais ne te concerne pas : pour l'instant tu dois observer, ce n'est pas (encore) le moment d'acheter des oculaires.
  15. Orion xt6 ou xt8

    Entre ces deux options : ‒ j'achète le télescope seul, sans accessoires ; ‒ j'achète le télescope et les accessoires, donc le télescope est moins performant (à budget égal) ; je préfère la première. En effet, on peut toujours acheter les accessoires plus tard (et ça permet de redonner une seconde jeunesse au télescope). Par contre, il n'existe pas d'accessoire qui augmente les performances optiques du télescope (donc le diamètre et la qualité optique). Les lentilles de Barlow doublent la focale, mais pas le diamètre... De toute façon si beaucoup d'accessoires sont utiles, très peu sont indispensables. Dans le matériel chinois, par exemple, il y a en général un oculaire de longue focale et un oculaire de moyenne focale, il manque donc juste l'oculaire de faible focale. Rien d'autre n'est indispensable.