Toutiet

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  1. Et puis, il faut trouver une araignée avec suffisamment de fil, et qui veuille bien bien se laisser faire...!
  2. Collimateur laser du commerce

    Eh non, il n'y a pas forcément mieux (pour nettement plus cher). Et pourquoi "mieux"...?
  3. Collimateur laser du commerce

    Ce n'est pas faux, car c'est le seul tronçon du rayon qui pose problème. Cependant, si ton banc ne mesure que 20 cm (au pif), il faut quand même viser un défaut angulaire ≤ 1/200 ème de radian et, pour apprécier cela, il faut que ton spot sur l'écran reste dans un cercle de 1 mm de diamètre, compte tenu de la tache "épaisse et plus ou moins baveuse" du laser. Mais, si tu y arrives, alors c'est bon !
  4. Collimateur laser du commerce

    Ce banc est effectivement très court, trop cout à mon goût, mais il est largement suffisant pour des observations visuelles. Une cinquantaine de centimètres serait mieux .
  5. Merci. Comme je l'ai expliqué, si le laser est "parfait", alors seul compte son jeu dans le PO, et l'erreur angulaire qu'il introduit ainsi. Une fois la collimation terminée, cette erreur angulaire se traduit par une non-orthogonalité équivalente du plan focal avec l'axe du PO. Dans ton cas, le jeu angulaire max serait de 1/230 radian. A supposer que tu aies un champ linéaire utile de 10 mm dans le plan focal, 1/230 ème de radian représente 10/ 230 # 4/100 ème de mm d'écart de mise au point (ou encore +/- 8/100 ème par rapport à la mise au point sur le centre du champ). Ce n'est donc pas la collimation en soi qui est dégradée mais la netteté des images qui est encore très acceptable dans ton exemple.
  6. C'est vrai qu'il vaut mieux tout mettre à la queue leu leu, pour une meilleure compréhension . Mais ça se lit en moins de trois heures... !
  7. Merci, et content de savoir que cela t'a intéressé .
  8. LA COLLIMATION... l'aviez-vous vue comme ça... ? (6/6) Collimation d'un télescope de type Newton En conclusion : L'analyse et le descriptif des opérations de collimation qui précèdent montrent que, finalement, la « collimation » est une opération très simple qui ne pose aucune difficulté particulière, si on en a bien assimilé les principes élémentaires et les étapes. Elle est souvent présentée comme une opération complexe, où s'entremêlent des notions mécaniques et optiques mal assimilées, et où le rôle des divers outils disponibles et utilisés (œilleton, cheshire, laser, étoile...) est mal perçu. De quoi désemparer beaucoup de monde... ! L'aspect mercantile est aussi une des raisons qui perturbent l'utilisateur, avec la proposition, sur le marché, d'outils « alléchants » prétendûment plus performants les uns que les autres, sans qu'il en apprécie vraiment la raison, la nécessité ou la portée... Dans la très grande majorité des cas, si les directives rappelées dans les 5 parties ci-dessus ont bien été comprises et appliquées, on aboutira à une très bonne collimation et à des résultats visuels et/ou photographiques très satisfaisants. -------------------------
  9. UN bolide de fou

    C'est sûr... faut être rapide du crayon...!
  10. Quatre lamelles acier de 5/10, en croix, c'est quand même plus simple à gérer !
  11. L'analyse que j'ai essayé de faire de la collimation s'applique au réglage d'un télescope de type Newton, pour en comprendre le rôle de ses éléments, et des moyens de réglage utilisés, afin d'en obtenir le meilleur résultat possible. A chacun d'en faire ce qu'il veut : soit de l'observation visuelle, soit de la photographie directe au foyer, ou en afocal...
  12. Je trouve que tu te fais beaucoup de nœuds au cerveau...! Tu devrais relire les 6 épisodes précédents et n'en retirer que la "substantifique mœlle" ! Le reste, c'est de l'embrouillominie...
  13. Non, pas spécialement, mais j'ai l'heureuse chance de ne pas avoir deux mains gauches et d'avoir quelques facilités pour la réflexion et le bricolage... Ça aide !
  14. LA COLLIMATION... l'aviez-vous vue comme ça... ? (5/6) Collimation d'un télescope de type Newton Comme vu dans l'exemple basique ci-dessus, le champ linéaire utile, dans le plan focal, est un cercle de l'ordre de 14 mm de diamètre. Il apparaît satisfaisant que le foyer du primaire se situe à l'intérieur d'un cercle d'environ 5 mm de diamètre. Mais, il est difficile d'estimer visuellement la détérioration de l'image, et l'influence de la coma, en dehors de ce cercle « privilégié », et l'image donne globalement satisfaction. Avec un réglage de collimation à l'œilleton, cette tolérance de 5 mm est largement atteinte dès lors que le point noir de l'œilleton apparaît bien à l'intérieur de l'œillet du primaire (5mm). Une précision de l'ordre de 2 mm peut être atteinte. Une petite épure montre qu'avec un laser, la précision est deux fois meilleure. Quelques remarques • Par rapport à l'œilleton, l'utilisation d'un cheshire permet d'améliorer, grâce à son réticule, le positionnement longitudinal du miroir secondaire. Cependant la croisée de fils reste floue, car trop proche, et masque le centre précis du champ. Par ailleurs, il peut présenter les mêmes défauts conceptuels que le laser : mauvais alignement des axes visuel (le réticule) et mécanique. • La technique utilisant le principe de l'œilleton peut être étendue (et améliorée éventuellement en précision), en sortant l'œilleton du PO et en prenant un recul visuel d'une ou deux dizaines de centimètres, tout en restant sur l'axe et en maintenant centrés tous les contours visibles : contours d'entrée et de sortie du PO, miroir secondaire. • Finition sur une étoile : Cette technique sophistiquée implique de faire la collimation de nuit. On observe, sous fort grossissement, la figure de diffraction d'une étoile de bonne magnitude. Comme précédemment, on agit sur le miroir primaire pour centrer les cercles observés, tout en corrigeant la visée pour maintenir l'étoile dans le champ. Elle vient en complément pour affiner, si besoin est, le centrage des images sur l'axe optique du primaire mais ne se justifie que pour des applications très exigeantes en dimensions ou qualité d'image. Cet ajustement optique relève cependant plus d'une pure satisfaction visuelle qualitative que quantitative... • Perpendicularité du PO : Elle n'est pas forcément et mécaniquement très rigoureuse, et n'est aucunement une condition d'une collimation réussie. Rien ne l'impose si la méthodologie exposée plus haut est respectée. Sur certains modèles de PO, son réglage est possible et peut être associé à celui de la position longitudinale du secondaire, afin de respecter la règle de bonne visibilité du secondaire (centrage vu du PO). Certains longs télescopes exploitent même cette possibilité de « biais » pour rapprocher très significativement le PO du bas du télescope et faciliter ainsi l'observation. La qualité de leur collimation n'en est pas pour autant affectée. • Sensibilité des vis de réglage du primaire : Soit, par exemple, un télescope de 250 mm ouvert à 5. Sa distance focale est de 1250 mm. Supposons un barillet à trois points d'appui avec des vis de 8 mm au pas de 1,25 mm, au sommet d'un triangle de 20 cm de coté. La hauteur du triangle est égale à 20 x 3^1/2 /2 # 17 cm. Chaque tour d'une des vis incline le miroir de 1,25 mm/170 mm. L'axe du miroir s'incline d'autant et le foyer se déplace, dans le plan focal, de 1,25/170 x 1250 mm # 9 mm. Par suite, la sensibilité du réglage sera d'environ 1mm par 1/10 ème de tour des vis. Tel est l'ordre de grandeur qu'il faut avoir en tête au moment des réglages.