Sky runner

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Everything posted by Sky runner

  1. encore tout plein de NP australes

    Merci José pour tes explications. Je me pose juste la question. S'il faut tout ça pour "dessiner" un simple point ou petit disque, qu'est-ce qu'il faut comme artillerie pour représenter un trait de crayon ? Fabrice.
  2. C'était l'autre soir avec une Vénus bien haute dans mon ciel subtropical, le seeing était correct et je passe donc du 8 Ethos au 5 Pentax, G423x. En refocalisant, je passe grossièrement en mode star test pour faire apparaître un gros disque vénusien en intra et en extra et voilà ce que ça a donné un peu près, inattendu sur le coup ; je peux vous dire que ça surprend un peu : La bestiole est restée un moment bien centrée dans le champ. Me rappelant dans un second temps le moment d'effroi du célèbre reporter dans l'une des aventures préférées d'un astronome amateur, je décide de prendre la grosse LED blanche pour traquer l'intruse. L'inspection sur le Pentax n'ayant rien donnée, je remonte le pinceau de lumière vers l'intérieur du tube. Elle était en fait à l'intérieur de ma roue à filtre. En extirpant le carrousel, elle avait en moins de 24h (j'utilise quasi quotidiennement le 600 faute de bonne météo) tissé sa jolie loge de soie sur l'un de filtres bleus, un Wratten heureusement ! La soie est partie sans difficulté et aucune attaque de la surface optique n'a été causée. L'araignée ressemblait à une espèce de clubione mais comme ce n'est pas du tout son milieu de vie habituel, je ne m'aventurerai pas plus. La première fois que j'ai vu roder une araignée dans ma valise d'accessoires, elle avait également disposé son tunnel de soie sur une surface optique et devinez où : sur un carrousel de roue à filtres mais à l'époque, il ne prenait pas souvent l'air. Une prédisposition pour ce genre d'accessoire ? Fabrice M.
  3. Eclaircies sous la lune

    Etoilesdesecrins, on reconnait bien les formations sur tes petites scènes de la Lune. La prochaine fois, tu n'auras plus qu'à zoomer sur une partie de celles-ci et placer tous les détails à plus fort G. Fabrice M.
  4. encore tout plein de NP australes

    J'ai rien compris. S'il faut passer par cela pour le rendu des étoiles, c'est plus du dessin. Fabrice M.
  5. Débuter en astrodessin

    C'est une idée technique, Cédric, qui devrait chatouiller les neurones de Yann P... C'est vrai mais dans mon cas, c'est aussi pour que la relève dans l'astro-dessin puisse se perpétuer. Comme A. Fiocret et Fredo38, je m'interroge parfois sur ce sujet. J'ai reçu dernièrement un jeune chercheur qui m'a demandé, l'instant d'une nuit, non pas ma monture équatoriale pour des poses photo mais carrément un petit cours sur le dessin et la possibilité d'en exécuter un sur le 600. J'en fus surpris et ma fois, son premier dessin fut pas si mal. Peut-être que devant la poussée technologique parfois utile mais souvent futile, les jeunes font la part des choses et reviennent aux fondamentaux. Mais c'était peut-être un cas isolé... Fabrice M.
  6. Débuter en astrodessin

    Anthony, je te donne mon feu vert, surtout avec un petit instrument qui sera passe partout et qui te procurera une image agréable quasi toutes les nuits claires. Tu auras une amplitude terrible dans les grossissements utilisables face au seeing et tu pourras envisager n'importe quelle cible du ciel profond en le détaillant jusqu'aux limites de ton instrument. Cédric, tu as bien fait de t'exprimer ici car vu de l'extérieur, on pourrait croire que la rubrique "observation visuelle" n'est qu'une galerie de dessins qui fait face au colosse "astrophotographie", galerie d'images. L'observation assidue est effectivement assez proche d'un dessin mais sera toujours inférieure à un dessin correctement réalisé. Pourquoi ? Tout simplement par le fait que l'oeil emmagasine des infos constamment durant toute la durée de l'exercice et que les traits finissent par s'ajouter, se chevaucher et parfois se soustraire. Bref, cela finit par faire une composition soit une véritable intégration numérique comme nos confrères d'en face. On empile les glimpses les plus sûrs, ce qui peut faire penser aussi à un contraste exacerbé (même si certains styles forcent un peu le trait). Donc, même en observant plusieurs heures, on n'aura pas cet effet stockage d'informations. Par contre, les dessins rapidement exécutés pourront se comparer aux bons rapports écrits comme le fait régulièrement Alexandre. Second point où j'aimerai réagir : j'ai l'impression que, même en étant à l'aise à l'écriture, les rapports d'observations sont peu qualifiants lorsqu'on s'attaque à certains objets du ciel profond comme les grandes nébuleuses pour ne parler qu'elles. Alexandre serait d'ailleurs le mieux placé pour signaler d'éventuelles difficultés à décrire ce qu'il perçoit à l'oculaire. Vous préférez lire une BD ou un long roman ? Les rapports scientifiques se rapprochent plutôt du premier cas, non ? Fabrice M.
  7. encore tout plein de NP australes

    Ayant la même philosophie, je n'utilise que le scanner pour ma part et très rarement mon ancestral Photofiltre pour retirer justement quelques poussières occasionnées par ce dernier. On perd un peu effectivement à l'écran de cette manière. Si tu estimes que tu perds trop, tu peux tenter de photographier directement ton oeuvre sous bon éclairage uniformément réparti. Le résultat n'est pas si mauvais et tu n'utiliseras même plus de scanner. Certains l'ont fait, Arch S. par exemple et moi pour la Tête de cheval directement sur la planche à dessin. Fabrice M.
  8. un Cône et 2 NP australes

    Serge, le cône proprement dit, je l'ai essayé dernièrement justement et j'ai trouvé que c'était trop fugace pour en faire un dessin (certainement une erreur, v. ci-dessous). Les bords en V sont très peu contrastés, s'évanouissant à tour de rôle, sans jamais percevoir les 2 ensemble. Il me semble que j'avais utilisé mes filtres UHC et le HBêta. Pour bien sentir le cône, j'ai bien peur qu'il faille passer par le dessin comme tu l'as fait et pas se contenter d'une observation prolongée à l'oculaire. Ton dessin ressemble beaucoup à celui de R. Jakiel réalisé au T508, preuve que tes sensations visuelles sont justes. A quelle hauteur trônait l'objet lors du passage à l'acte ? Entièrement d'accord avec toi Yann, c'est d'ailleurs la vision hélas la plus courante dans les grands diamètres. Fabrice M.
  9. encore tout plein de NP australes

    C'est une vrai mission NP aux antipodes. On dirait que tu as changé quelque chose dans le rendu de tes dessins ou comme ils paraissent à l'écran. J'ai noté un peu plus de flouté dans chacun, c'est d'ailleurs un style que je préfère, plus proche du visuel lorsqu'on bataille à fort G comme tu l'as fait. Fabrice M.
  10. Aspertus du matin, crachin?

    Si cela ressemble par son côté chaotique, ce serait encore une nouvelle caractéristique de nuage (officiellement rentrée en 2017 dans l'atlas international des nuages) qui peut prendre parfois des aspects dramatiques. La classification exacte est "asperitas" désormais remplaçant l'ancienne désignation "asperatus". Si l'altitude interprétée sur ton image est correcte, on aurait affaire ici à du Sc str asp pour cette couche de stratocumulus stratiformis asperitas. C'est vrai que l'aspect est proche d'une vision de la mer par en dessous. Fabrice M.
  11. trou de virga

    Ce n'est pas courant comme phénomène Aubriot et en plus tu les as choppé au couchant avec ses virga qui portent ombre. C'est une caractéristique de nuage que je ne connaissais pas quand j'étais gosse. Bravo à toi Cédric pour avoir trouvé sa dénomination exacte. Elle a été seulement proposée en 2013 puis introduite officiellement dans l'atlas international des nuages qu'en 2017. Dans le cas de cette photo, on pourrait même avancer la nomenclature complète : Ac str un cav pour cette couche d'altocumulus stratiformis undulatus cavum. Les virga disséminent leurs cristaux de glace à travers la trouée, auront-ils le temps de fondre et de s'évaporer avant de toucher le sol ? Fabrice M.
  12. Observatoire(s) I. Canaries

    Salut Marc, pour les visites publique IAC Roque de la Palma, c'est la question qui revient le plus souvent chez l'amateur de passage, ta solution est la meilleure car de nombreux jours de visite sont possible sur une année. Voici le lien : https://www.adastralapalma.com/tours-es/visitas-observatorio/ Sinon, seconde possibilité, mais le calendrier annuel des visites est moins ouvert : https://astrolapalma.booketea.com/Sales/Home/Tour/42295?culture=es Et enfin il y a les visites privées, toujours plus intéressantes mais il faut de la chance, un peu de culot ou connaitre des personnes sur place (plus de chances pour les grands groupes comme des clubs). Les visites publiques en anglais et en espagnol (double traduction) concernent surtout le Grantecan, ça tombe bien, c'est le plus gros. Rien à ma connaissance en français. Fabrice M.
  13. La comète nous fait un joli ballet autour du double amas sans jamais l'effleurer. Je la visite tous les soirs juste pour le plaisir mais c'est vrai qu'elle n'altère pas la vision nocturne ! Dans le même genre de rapprochement mais cette fois super serré, demain soir, la conjonction Vénus-Neptune mais je ne sais pas comment cette dernière va se comporter face au phare vénusien ! Fabrice M.
  14. Une échelle de pollution lumineuse

    Prise dans un tableau standard comme elle l'est dans celui de l'échelle de Bortle, je peux comprendre que certains ne s'y retrouvent pas avec cette mvlon, surtout dans les degrés élevés. Il y a une parade pourtant toute simple : vous vous faîtes votre propre échelle de Bortle, disons légèrement modifiée pour tenir compte de votre propre mvlon de terrain. Et vous verrez que ce n'est finalement pas si mal pour qualifier la transparence du ciel ou juger d'un certain degré de cette échelle. La mvlon est tout simplement une affaire personnelle qui vous en dira long sur votre acuité visuelle du moment et sur vos propres dispositions de la soirée. Si vous êtes fatigués, effectivement, elle ne reflètera pas exactement l'état du ciel mais vous mettra en garde sur le rendu au télescope. Salut Bernard, pour piger un peu mieux, il suffit de tenir compte d'un facteur que peu d'observateurs considèrent, celui de sa propre sensibilité rétinienne à la lumière faible en ambiance scotopique qu'il est assez facile de quantifier si l'on possède un SQM (braqué et moyenné dans de bonnes conditions, voir les longs posts à ce sujet). En mettant donc en parallèle brillance surfacique du fond de ciel et mvlon(z) justement, on peut calculer ce facteur personnel. Par exemple, il faut du SQM > 21.7 pour déceler une ou plusieurs étoiles au zénith magv 7 là où d'autres se contenteront de seulement 21,2. Ici, il y a bien un observateur plus facile que l'autre. Cédric, au dessus de magv7, ce n'est pas un graal, il faut juste s'appliquer, faire gaffe à quel type spectral d'étoile on a affaire et ruser de la vision indirecte. Rappel : mvlon(z) = mvlon (UMi ou séq. pol.) + 0,25 pour les français de métropole, ce qui n'est pas négligeable. Fabrice M.
  15. Cette comète a une queue et une coma assez lumineuse, enfin dans un 600 à La Palma. Hier soir, elle était accompagnée d'une étoile si orange que je suis allé voir son spectre sur Aladin : une variable géante rouge de type M1 (YZ Per pour les variabilistes). L'éclat froid de cette dernière gênait la visibilité du bout de la queue qui était dans le même prolongement. Tu as du certainement la percevoir Crabe. Alors sortez vos tablettes graphiques, c'est du ciel peu profond ! Fabrice M.
  16. Buenas los aficionados, sur ces quelques fiches automnales, lequel de ces objets vous paraît-il un intrus et pourquoi ? Je vous présenterai ensuite l'un d'entre eux, en détails, l'objet qui m'a paru la plus belle surprise visuelle à l'oculaire et qui mérite un détour avec un T300. Bon hiver 2020... Fabrice M.
  17. Petit jeu ciel profond, cherchez l'intrus...

    Ah oui, c'est une autre solution, c'est pourquoi j'avais demandé d'argumenter la réponse. Sinon IC 289 n'est pas tout de même une NP brillante comme par ex les belles condensées du Cygne. Il faut l'apprivoiser à l'oculaire, même d'un 600, et par nuit peu stable, vous pouvez dire adieu à tous les petits détails entrevus comme la centrale qui s'évanouit. Yann, j'aime assez ta synthèse. Pour ma part, je navigue aussi entre tous ces modes, sans trop d'optimisme toutefois. Mais il me semble que partir d'une feuille noire (ou blanche pour tous les autres) sans idée préconçue reste quand même le mode le plus gratifiant pour l'observateur qui devient alors un compétiteur. J'ai une pensée pour Rainer qui avait ce même état d'esprit. Il m'avait confié un jour que c'était aussi son mode préféré pour dessiner les NP, qu'il poussait avec beaucoup de liberté et d'optimisme, pour reprendre tes termes. Fabrice M.
  18. Quelques nebuleuses planétaires australes

    Serge, t'as bien raison d'en profiter, de ces nouvelles merveilles. Finalement, en tapant dans le bestiaire de l'hémisphère céleste austral, tes dessins peuvent être aussi rares que nos faibles objets de l'hémisphère N. Tu avais laissé un 600 en location mais qui en profite maintenant ? ... naturellement son constructeur ! Amitiés, Fab.
  19. Soir du 20 novembre 2019

    Il est beau ton amas Xavier, heureusement que tu es là pour t'en occuper, je n'en dessine plus guère. Fabrice M.
  20. Petit jeu ciel profond, cherchez l'intrus...

    Au T600 x 88 & 119x & 149x, remarquez que cet objet inédit est référencé également en tant que Sharpless, les astrophotographes auront de belles couleurs. La localisation est aisée sans filtre sous ciel SQMz 21,59, avec une heureuse réponse visuelle autour d'un petit collier d'étoiles. Vous distinguerez alors une sorte de néb. R autour de cet arc d'étoiles et ce sera la partie la plus brillante (que je pense accessible au T300 d'*desecrins). Le reste de la NP semble soufflé vers le NE en se diluant de plus en plus. A ce stade, cela me rappelle les grandes bulles de type Abell comme Abell 35 par exemple. Le filtre est réactif, l'UHC un peu moins. Plus difficile est de tenter de cerner les différents contours, l'emploi d'un 88x + filtre serré OIII 5nm aide un peu mieux. ; la bulle apparaît alors immense, circulaire et répond bien par moments en VI. De plus, HDW 2 apparaît désormais en 3 couches dégradées [OIII] principalement du côté E et NE. C'est à peine visible sur mon dessin que j'ai laissé volontairement brut tant les gradients d'intensité sont faibles. Au final, c'est plutôt une forme ovoïde qui se dessine. Le candidat possible pour l'étoile centrale est visible ci-dessus mais cet objet exige d'être étudié pour le confirmer. Une bonne partie du centre est assez sombre mais les fameuses stries zébrant la NP, celles qui donnent son nom au coup de griffes, restent invisibles, même après ré-observation ultérieure en ciblant cette zone. Finalement, si l'observation en aveugle a été bien poussée une première fois, on en voit pas plus une seconde fois après avoir consulter une image dans le rayonnement qui va bien. Je vous laisse le plaisir de la comparaison. Fabrice M.
  21. MEE (inachevé) 06-01-20

    Bravo Loup lunaire, tu viens de dessiner un objet Abell lunaire ! Même les autres formations le bordant ne sont pas très connues. Fabrice M.
  22. Petit jeu ciel profond, cherchez l'intrus...

    Bravo Nicolas et Yann, la clé de tri était la constellation tout simplement. Je sais que Yann aurait bien aimé le détail pour chacune, notamment l'intrus (la Necklace dans Sge) mais je préfère vous présenter une nébuleuse qui m'a bien plu à l'oculaire et qui me parait accessible pour *desecrins par ex. C'était un soir après avoir dessiné la assez brillante IC289, je laisse dériver le 600 vers les 3 autres NP des environs juste pour voir leur rendu oculaire (elles figurent sur la même page dans l'atlas Interstellarum). HDW2 m'a surpris en bien avec une bonne réponse visuelle même sans filtre OIII. Puis HFG1, énorme NP à faible SB passe devant mon oeil directeur. Au 600 à faible G, tout ceci semble intéressant et ça sent le dessin pour les prochaines nuits. Je finis sur la capricieuse Abell 6 qui par sa faiblesse et son manque de contraste, ne me donne pas envie de prendre les crayons. Pour cette dernière, je me suis forcé un peu à la dessiner. Je me suis mis aussi un petit challenge supplémentaire, celui de dessiner HFG1 et HDW2 sans aucune idée de leur forme et de leur taille apparente donc sans consulter au préalable d'images sur le Web. Cette démarche, quand on peut le faire, est fantastique. Elle apporte beaucoup plus, l'oeil et le cerveau ne savent pas à quoi ils vont s'attendre. L'excitation est sublimée et la surprise peut-être au rendez-vous. Mais les objets sont faibles, il ne faudra pas se louper. En conclusion, le quarté NP dans l'ordre dans la région d'IC289 est : IC289 / HDW 2 / HFG 1 puis Abell 6. Suivra donc la griffe d'ours, qualificatif qui m'a semblé intéressant de retenir. Fabrice M.
  23. L'autre nuit, un de mes clients astrophotographes s'est plaint lui aussi, quelque part dans le champ d'Orion, de tous ces tirets en style télégraphique. Une connexion haut débit dans les coins les plus reculés de la planète ? Ah bon, c'est presque à souhaiter une petite colère de notre Soleil, non ?
  24. Très bon document que cette page de Rondi, on en tire tout de suite les conclusions pour la partie visuelle. Fabrice M.
  25. yeux de HIBOU possibles !

    J'ai fait comme Myriam m'a dit, la conduite au naturel de nuit. Tant que la route était dans l'axe du cône de lumière zodiacale , ça se passait pas trop mal (avec un peu d'activation des cônes en mode mésopique) mais dès que la route s'est incurvée vers le sud, je me suis pris un palmier. Fabrice M.