Sky runner

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    observation ciel profond et un faible pour la Lune, météorologie, paléontologie et pas mal de sport aérobie...
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  1. NGC 6778, petit comparatif estival

    Salut Xavier, je me suis permis d'accoler ton dessin car je l'ai trouvé bien (joli rendu) par rapport à ton diamètre instrumental. Pour le filtre anti_UHC, je m'en suis largement expliqué dans un ancien article d'Astrosurf Mag (n°70 sept/oct 2014). C'est un filtre un peu expérimental qui bloque simplement le doublet OIII et la raie Hbêta. Il permet de sonder la cavité centrale de NP un tant soi peu brillantes et d'y déceler beaucoup plus facilement son étoile centrale et toutes les autres intruses noyées dans le gaz. Il transforme ainsi mon T600 en T1000 ou T1200 pour cet exercice (cas école de M57). Nota : il est possible que certains observateurs aguerris n'aient pas vraiment besoin de cet accessoire : ceux ayant une vue exquise de nuit exempte d'aberrations (du type astigmatisme surtout) et qui sont nullement gênés par les effets d'éblouissement, c'est-à- dire qu'ils soient capables de déceler des points faibles à côté de taches plus brillantes ou dans un environnement lumineux et cela dans tout les angles de position de la source faible. Juste que de tels observateurs doivent être très rares ou bien qu'ils s'ignorent... Avec le recul maintenant, je crois bien que c'est le filtre de ma collection le plus magique après l'OIII. On l'avait essayé dans un Valdrôme sur le T600 d'Eric Maire, je suis sûr qu'il se remémore l'expérience ! Fabrice M.
  2. NGC 6778, petit comparatif estival

    Salut Fred, oui pour ces NP qui obligent à grossir pour extraire le plus d'informations, c'est souvent sans filtre OIII car ce dernier a tendance à saturer pas mal. l'UHC est souvent un bon compromis pour le dessinateur. Vu le rendu très différent en imagerie suivant les filtres utilisés et les traitements qui s'en suivent, je trouve qu'on a finalement un certain bol d'avoir vu un peu près la même chose. C'est une preuve également qu'on n'est pas influencé par les images. Revoici donc le comparatif avec ton dessin sous meilleur seeing, l'élément essentiel à la réussite... Ta petite condensation au centre est peut être la centrale (binaire) qui sait ! Fabrice M. Fabrice M.
  3. Comme tout le monde a bien travaillé cet été, et que j'ai planché également sur cette petite NP brillante, j'en profite pour faire ce parallèle (sens des aiguilles d'une montre --> diamètre progressif). Tous ces dessins ont été effectués depuis d'excellents sites. C'est une bipolaire particulièrement complexe qui n'est pas facile à détailler. Notamment, les filaments cométaires prolongeant chaque lobe de façon perpendiculaire au grand axe sont les détails les plus délicats à percevoir. A maintes reprises, la centrale de magv 16,9 n'a pas été perçue, même aidé du filtre anti-UHC, l'arme absolue. Les professionnels ont détecté autour d'elle, dans l'axe équatorial, un disque de poussières proéminent ; ce qui n'arrange rien à l'affaire. On comprend mieux pourquoi la centrale n'apparaît que sur les images IR des pros. Uwe Glahn l'a pourtant détectée et la place au bon endroit sur son dessin. A vous de juger. Il ne perçoit pourtant pas la faible étoile directement à l'WNW de magv 17,85 (c'est l'étoile de Cédric !). Si vos sources possèdent encore l'ancienne magv de la centrale (14,8), changez-les ................................ Fabrice M.
  4. SQM > 21.7 = Ciel Pourri!

    C'est bien Nicolas d'avoir grouper toutes ces mesures avec un certain séreux car il n'y a pas de valeurs disparates. Après, comme tu dis, on pourrait un peu affiner en tenant compte de l'influence du cycle solaire (variation de 0,4 mag.sec-²). Les professionnels ajoutent en général à leur tableau de données (j'ai une telle liste des SB des grands observatoires de la planète) un coefficient qui tient compte de l'influence solaire sur l'airglow. Tu connais certainement : Le flux de densité solaire radio S10.7cm. Mais personne a encore fait la synthèse complète de tout çà. On remarque tout de même que la plupart des grands sites se valent à +- 0.1 mag près si l'on tient compte de ce coef. Les sites de Lick, Lowell, Mont Wilson et Palomar ont été écartés car atteints par la pollution lumineuse. J'ai une seule valeur au dessus de 21,91, celle au Calar Alto (Esp) effectuée en 2005-6, 22,01 (Sanchez, 2007) donc proche du mini solaire. Fabrice M.
  5. C'est un très bon document que tu nous apportes ici Jonathan sur la réponse spectrale. Le proche IR est abordable mais suis déçu par l'aspect bien décalé vers le rouge. Je comprends mieux pourquoi les filtres OIII ou Hbêta ne sont pas les bienvenus dans le système. Malgré sa plus faible réponse vers 500nm, cet oculaire de vision nocturne doit pouvoir encore ramasser du flux OIII puisqu'il est puissant. C'est juste dommage qu'il n'embrasse pas complètement la fenêtre de 400 à 700nm, là où pas mal de sources du ciel profond émettent (galaxies, amas et néb R). Par exemple, la fenêtre bleu-violette est shuntée. Après, le mieux est de voir tout ça sous les étoiles. Fabrice M.
  6. Ah oui, donc ce serait bien d'avoir la courbe de sensibilité spectrale de ce modèle pour mieux apprécier son éventuelle polyvalence d'emploi sur tous les objets du ciel profond... Fabrice M.
  7. Merci pour cette présentation Jonathan. Dans le passé, j'avais mis l'oeil sur un système intensificateur d'images monté dans le porte-oculaire d'un Obsession 15" sûrement de toute première génération. C'était tout vert, j'avais vu un amas globulaire mais n'avais pas été totalement emballé. Maintenant, les choses sont bien différentes car l'intensification a été plus que décuplée, ce serait intéressant de retenter l'aventure. Bruno S. a sûrement son mot à dire car il s'intéresse depuis longtemps à ce genre d'outil qui n'est pas d'un emploi compliqué. Jonathan, j'ai vu le rendu dans ta galerie (c'est déjà plus aguichant que les photos qui circulent de l'Evscope), il te reste plus qu'à dessiner ce que tu vois dans cet oculaire comme certains le font déjà (Dave Holt). Peux-tu nous expliquer pourquoi le filtrage en UHC ou OIII n'est pas possible avec cet accessoire ? Car ce serait un bon moyen d'étudier les différents types d'émission d'une nébuleuse. Fabrice M.
  8. asymétrie entre les yeux

    Hélas oui, pas mal d'observateurs ont fait ce constat : oeil directeur propre, c'est à dire pas trop mal corrigé des aberrations extra axiales et l'autre oeil différent en tout cas (un peu plus astigmate dans mon cas) mais beaucoup plus lumineux. C'est d'ailleurs toujours impressionnant la réponse en intensité de flux lumineux de l'oeil non directeur (le gauche pour moi) lorsque je me force à regarder la lune avec ; l'éblouissement est garanti. Avec un rééquilibre par le cerveau au moyen d'une vraie vision binoculaire comme peuvent l'offrir des jumelles, la détection est sublimée (il y a moins d'hésitation) et le confort garanti. Fabrice M. intéressé également par vos rendus oeil G, oeil D.
  9. SQM > 21.7 = Ciel Pourri!

    Tu vois Franck, t'as bien fait de déterrer les vieux posts ! Et si Bernard est de retour sur le sujet, ce sera un bon début de mayonnaise. Effectivement, depuis 2010, imaginez toutes les expériences des possesseurs de ce boîtier à travers le monde, on peut espérer des apports nouveaux et constructifs. Tiens, j'ai pensé à toi Nicolas, l'autre nuit, il y avait un beau Gegenschein zénithal avec de part et d'autre, de généreux prolongements de la bande zodiacale : actuellement entre l'astérisme du Bélier et les Pléiades. Et bien, la mesure en cours de nuit indiquait 21.6 au compteur. Depuis les nuits sont un peu plus poussiéreuses et j'ai remarqué lors de telles nuits où règne l'absorption, la visée sur la partie brillante de la voie lactée (Cygne) est assez proche ou a un différentiel de 0,1 seulement avec le reste du ciel au lieu des 0,15 ou 0,20 lorsque le ciel est pur. Il est vrai que les franges de la voie lactée étaient diluées et n'avaient pas leur contraste habituel. C'était juste pour rebondir sur l'idée que tu soulèves. Attention, dans mon cas, il faut entendre absorption par des particules sèches d'origine saharienne et non de nature hygroscopique, le taux d'humidité était voisin des 30%. Fabrice M.
  10. Nom le plus vilain de constellation...

    Merci déjà pour vos réponses. Entre temps, je me suis dit aussi qu'on est un peu biaisé par les noms de constellations boréales qu'on connaît très bien et qui sont passés dans l'usage courant. Il est donc fort possible que certaines de ces dernières peuvent choquer par exemple les astronomes de l'autre hémisphère comme par exemple le Cancer (si l'on considère son sens large) et pourquoi pas l' Ecu de Sobieski. Disons que la Machine Pneumatique (peu poétique comme le souligne Alain M.) a ça de particulier qu'elle représente en plus quelque chose difficile à conceptualiser sauf pour les érudits : pompe à air pour des expériences sur les gaz. En voici une antique représentation : Cette constellation abrite tout de même pléthore de galaxies dont une visible aux jumelles et une poignée d'amas de galaxies. Elle n'est pas si australe que çà si vous avez la même motivation que pour les objets du Sculpteur. Elle figure encore dans le second tome du NSOG pour ceux qui n'ont pas le volume 3 (mon cas). Fabrice M.
  11. Bonsoir la communauté amateur, C'est pas très scientifique comme sujet mais qui d'autre que nous sommes en mesure de livrer le nom de l'heureux gagnant sur l' Autel ou la Table ? Par commodité, j'emploie en général l'abréviation latine simplifiée en 3 lettres et je dois reconnaître que je bute toujours sur celle de la Machine Pneumatique associée à Antlia (Ant). J'entends le nom le plus vilain dans notre langue. Machine pneumatique, c'est long en plus à prononcer, j'en fait mon élu. Quoique le Burin, beaucoup plus court, c'est pas mal aussi !!! Votre sélection ? Remarquez que le jeu dans l'autre sens (nom le plus beau, le plus élégant) serait plus difficile à terminer... Fabrice M.
  12. Rencontres Astrociel 2017 de Valdrôme nuit 3

    Salut Xavier, de cette belle série, je n'ai, je crois qu'un objet en commun, la NP NGC 6778 dessinée cet été. Tu as parfaitement circonscrit cette bipolaire assez complexe et le grossissement important t'a sûrement aidé. Tu as noté les quelques condensations de la région centrale et commencé à percevoir l'amorce des extensions effilées qui partent au S (ex : ta corne E). Au T600x940, j'ai juste un peu plus de prolongements des extensions dans l'axe N/S et du halo autour de ce que tu as dessiné et bien sûr des étoiles en plus dans le champ dont une de magv 17,85. Je n'ai pas trop fait le tour des représentations picturales de cette NP à travers le monde mais ton dessin avec celui de Fred du même objet (dans un fil assez récent) sont à coup sûr dans le haut du panier. Amicalement, Fabrice M.
  13. Un garçon qui cause le "Schaefer" est un astronome tout à fait respectable qui a aussi un amour invétéré des chiffres. Je me retrouve quelque part en toi, cher Jean-Noël. Merci pour tes explications techniques. J'ai vu aussi qu'on ne s'embêtait pas trop dans le Nord, on se targue d'un 9/10 en expérience d'observateur !!! Je te souhaite de belles étoiles carbonées à leur minimum de forme pour ta bougie suivante... Fabrice M. le 4 nov, enfin la pluie ici, youpi.
  14. SQM > 21.7 = Ciel Pourri!

    Désolé messieurs mais ce qu'évoque Nicolas aurait du vous mettre sur la piste. Avec des mesures SQM > 21,9, il faut commencer sérieusement à se poser des questions. J'en ai eu quelques unes ici (au SQM classique), heureusement pas beaucoup et toutes en dessous des 21,93 env. Oui, il est ainsi difficile de mesurer le fond de ciel dans sa globalité en faisant fi de la luminescence naturelle du fond de ciel (airglow et aurores pour les latitudes concernées), la lumière zodiacale (pas que les cônes...) et la lumière dispersée par les poussières interstellaires aux abords de la voie lactée pour citer les facteurs les plus représentatifs. Tout ceci contribue à faire chuter la SB aux environs des 220 S10 soit 21.9 magV/arcsec² et ceci au minimum solaire ! C'est pourquoi les professionnels pointent avec des SQM informatisés (en tout cas à La Palma) comme si on visait hors écliptique, hors plan galactique, au plus près de la zone circumzénithale, hors gêne lunaire et hors cônes de pollution lumineuse. Quand votre SQM approche la valeur donnée par les pros, une fois la correction de température ambiante opérée, on peut s'estimer heureux à défaut d'un étalonnage précis. La SB dans la bande V au Roque (IAC) et probablement sur d’autres sites peut se calculer ainsi avec l’approximation ± 0.1 mag. Maintenant Franck, je suis allé voir ce qu'ils utilisaient exactement comme boîtier Unihedron au Roque mais comme l'observatoire est international, je n'ai pas vérifié partout encore (il y a aussi un autre système de moniteur nommé ASTMON). Au Teide (Tenerife) mais aussi ici au sommet de l'ile, ils emploient des boîtiers SQM-L peut-être pour mieux s'affranchir des contraintes énumérées ci-dessus. J'imagine qu'il s'agit des dernières versions qui archivent automatiquement les données sur ordinateur. Leur étude comporte des résultats intéressants pour nous : ils estiment qu'à La Palma, le printemps et l'été sont les saisons aux nuits les plus sombres, l'automne et l'hiver étant en retrait. Il est vrai que je fais le même constat pour l'instant 1000m plus bas. (bien vu Jean-Luc pour les différences saisonnières, hors contexte cycle solaire). Fabrice M.
  15. Salut Nicolas, pourrais-tu expliciter davantage, par asymétrie, veux-tu dire par là que chaque coté de la courbe lorentzienne du SQM-L diffère et que cela joue sur la valeur de l'angle de visée ? Fabrice M.