xavierc

Rencontres Astrociel 2019 de Valdrôme Nuit 8

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 Dans le virage du fond du parking.
 Nuit du 7 au 8 août 2019
 Dobson 508/1920
 
 7 dessins : 8942 à 8948.
 
 La nuit précédente fut la seule couverte, mais les prévisions météo alarmistes concernant des orages violents et des fortes pluies pour ce jeudi ne se sont pas réalisées.
 
 Ca a néanmoins impacté la fréquentation du parking, de nombreux astronomes sont partis.
 Je suis seul dans le virage, aucun instrument en vue aux alentours, les autres sont vers l'entrée du parking, dont Jean-Bernard C. et son télescope de 635, qui me survivront lors de ces rencontres.
 
 Je montre quelques objets phare aux rouennais Patrick K. et Alice qui partent demain, après moultes rebondissements avec les assurances suite à la fracture que s'est faite l'autre Patrick qui les avait amenés.
 
 Des voiles sont éclairés par la Lune à un jour du premier quartier.
 Du coup entre la gêne de la Lune et celle des voiles, je pars à l'opposé pointer des amas ouverts de Cassiopée.
 Ils passent bien malgré l'éclat de Séléné.
 
 De toutes façons cette dernière passe vite dans les hauts arbres du terre-plein central, car j'avais prévu le coup en décalant mon télescope pour qu'il soit vite à l'ombre, et en bonus ça me dégage davantage l'horizon Est.
 Elle se couchera vraiment vers 0h40.
 
 Observation 8942 : M103.
 85x, 201x. Il est très riche et brillant, joli avec son étoile orangée vers le centre.
 M103obs8942.jpg
 
 Observation 8943 : NGC659.
 85x, 201x. Cet amas bien détaché rayonne en branches assez faibles à faibles. Il s'enrichit d'étoiles avec le coucher de la Lune.
 NGC659obs8943.jpg
 
 Observation 8944 : Tr1.
 En version longue, Trumpler 1. Trois amas ouverts d'affilé, trois catalogues différents!
 85x, 201x. Petit à 85x, il est évident et condensé, je ne me suis pas trumplé ;) en l'observant.
 Tr1obs8944.jpg
 
 A 1h10 je remarque les éclairs d'orages lointains. Aurons-nous un scénario similaire à la dernière nuit d'observation?
 
 Fatigué, je dors 20 minutes dans l'auto.
 
 Puis j'immortalise sur le papier quelques galaxies de Pégase.
 
 Observation 8945 : NGC7357.
 85x, 201x. Repérée à 85x, elle est faible à côté de l'étincelante êta Pégasi (Matar) qu'il faut sortir du champ pour mieux voir.
 Elle reste faible et diffuse à 201x.
 NGC7357obs8945.jpg
 
 Des voiles s'annoncent à l'ouest tandis que les Pléiades se lèvent à l'opposé à 1h40.
 
 Observation 8946 : NGC7286.
 85x, 201x, 276x. Elle est vue facilement à 85x. Je remarque sa forme effilée d'un éclat considérablement faible à 201x.
 En poussant le grossissement à 276x, des nodosités sont perceptibles VI4 à 5.
 NGC7286obs8946.jpg
 
 Observation 8947 : NGC7292.
 85x, 201x. Faible et diffuse à 85x, elle montre des détails à 201x, dont une étoile contre le noyau, lequel est considérablement faible à faible.
 NGC7292obs8947.jpg
 
 Des voix résonnent à l'ouest, Jean-Bernard doit pointer quelques objets pour d'autres astronomes.
 
 Je croque un groupe de galaxies dans Andromède jusqu'à 4h10.
 La buée est devenue gênante, annonciatrice des nuages.
 
 Observation 8948 : groupe de NGC80.
 85x, 201x. Ce groupe est fourni. Les 12 galaxies que j'ai vues sont :
 la plutôt faible à considérablement faible NGC83,
 les considérablement faibles NGC80, 93, 86,
 la considérablement faible à faible NGC85,
 les faibles NGC94 et 96,
 les très faibles NGC90 et IC1546,
 celle vue en VI1 NGC81,
 celle vue en VI2 PGC1669768,
 celle vue en VI3 PGC1670567.
 NGC80_96obs8948.jpg
 
 Les voiles ténus de plus en plus fréquents lors du dessin sont remplacés par une couche dense de voiles, je stoppe les observations après ce dessin.
 Jean-Bernard est passé faire coucou avant d'aller dormir.
 
 Le papier est humide et l'humidité s'est déposée sur les affaires.
 
 Fatigué, je dors une demi-heure dans l'auto.
 Comme le ciel reste très voilé, et qu'en plus l'aube est imminente, je plie à 5h.

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Deux siestes pendant la nuit, chapeau ! Tu mets un réveil où bien c'est le naturel qui te permets d'échapper à l'endormissement plus profond ?

 

C'est vrai que la proximité NGC 7357 et Eta PEG jaunâtre est réjouissante. Je l'avais dessiné en champ un peu plus large que le tien.

 

n7357_daaoT445_YPrbdo.jpg

T445x271

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Infatigable Xavier :) enfin . . . de temps en temps mais jamais longtemps ;)

Bonne soirée,

AG

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    • By Loup Lunaire
      Bonjour,
       
      La lune d'hier car je n'ai pas eu le temps de traiter avant, le dessin juste après  c'est du boulot aussi et puis comme c'est pris en photo....c'est de la photo aussi !
      Un petit essai à la barlow X3 puisque masse d'air stable , elle concerne la région du quadrant est axe nord sud. Et un peu de thermographie pour la lecture.
      Traitements ASTROSURFACE
      Paint.net pour le montage.
       
      Bon ciel lunaire
       

       
       
       
       
       

       
      Bon ciel lunaire

    • By Loup Lunaire
      Bonjour les dessinateurs,
       
      Juste après avoir pris mes images habituel.... j'ai vite rangé mon APn pour laissé place au dessin et tous les outils qui vont avec.
      Voici la région du mont Apennins comprise entre Platon & Cassini;  cette phase gibbeuse et propice aux ombres très étirées , on remarque aussi la forte altimétrie. une situation que j'aime bien représenter.
       
      LE matériel reste inchangé à savoir des polychromos (gris,noir,blanc...) sur papier canson noir A4
      Qualité du scan en retrait du dessin original, c'est pourquoi les prises de vue sont bien meilleurs.
       

       
       
       


       
      Bon dessin  lunaire
    • By xavierc
       Nord de la Seine et Marne à l'entrée de la ferme
       Matin du 25 août 2019
       Dobson Strock 254/1200
       
       4 dessins : 8978 à 8981
       
       Comme hier, j'évite l'odeur de l'autre site au prix d'une promiscuité plus grande avec les vaches.
       J'ai fini de récupérer de la nuit passée avec une sieste jusqu'à 1h.
       Mais je n'ai pas perdu de temps d'observation car le ciel se dévoile enfin après un début de nuit couvert.
       Je suis arrivé à 2h15 et suis opérationnel en un quart d'heure, l'avantage du Strock par rapport au Dobson 508.
       
       Les vaches sont là, fidèles au rendez-vous. Vont-elles être aussi incontinentes qu'hier?
       
       La Lune a maigri à 30% de phase et atteint la barre des 15° dans le Taureau au début de mes observations.
       Je galère un peu dans mes recherches dans le Verseau, je vais pointer une zone plus transparente plus haut dans Pégase.
       
       J'aperçois encore des voiles dont un gros paquet à l'ouest. Vont-ils jouer les trouble-fête comme hier?
       En effet, ils gênent pendant le premier dessin.
       
       Observation 8978 : NGC7743.
       150x. Vue dès 75x, elle se révèle très faible, diffuse. Un axe est plus marqué en vision décalée.
       
       
       Observation 8979 : NGC7742.
       150x. Facile à 75x, elle m'apparaît faible, petite et condensée.
       
       
       Les moustiques sont plus menaçants qu'hier, je dois fuir par moments pour qu'ils perdent ma trace.
       
       Une bonne odeur de foin me chatouille les narines, bien plus agréable que l'odeur âcre du lisier de porc.
       La menace des voiles de l'ouest grandit.
       
       Je commence à dessiner le groupe de galaxies NGC7586-7631 dans Pégase.
       Je me rends compte alors que la jupe du Strock était mal mise, ce qui a dû occasionner une perte de contraste alors que la luminosité de la Lune est assez forte. Je constate en effet un mieux dans le contraste après avoir réajusté cette jupe.
       
       Observation 8980 : NGC7617/9/26.
       A 150x, le duo formé par NGC7619 et 7626 est facile, les 2 galaxies étant toutes deux considérablement faibles et NGC7626 étant notée diffuse à faible centre marqué. Le duo devient un trio dur quand je parviens à détecter NGC7617 un quart du temps en vision indirecte (VI4).
       
       
       Les voiles seront bientôt là.
       A 3h40 2 chouettes chevèche se parlent, c'est magique.
       
       Observation 8981 : NGC7611.
       150x. Située dans le groupe des précédentes, elle se montre faible, assez condensée. A 3h50 les nuages sont dessus et sur Pégase, le ciel est vite très couvert par l'ouest.
       
       
       Je prends quelques photos souvenir maintenant que j'ai le temps faute de ciel.
       
       A 4h30 le ciel est encore bâché, envahi de stratus et stratocumulus.
       Le camion de collecte du lait est arrivé pour un quart d'heure.
       
       A 5h15, après un peu de repos dans l'auto, je remballe sous les nuages.
    • By BobSaintClar
      Après la merveilleuse nuit de la star-party d'Aichi du WE dernier, j'avais quelques appréhensions à l'idée d'employer mes jumelles géantes sous le ciel médiocre de ma campagne urbanisée. C'est donc avec un enthousiasme modéré, surtout motivé par l'idée de réaliser un comparatif (c'est excitant), que j'ai installé tranquillement mon engin dans le jardin ce Samedi.
       
      Le ciel a été dégagé toute la journée et ce soir, il affiche un bleu profond qui promet une transparence nocturne correcte et peut-être, un halo de pollution relativement contenu. Une heure plus tard, lorsque la nuit astronomique est bien installée, je dois déchanter : le fond de ciel est crémeux jusqu'au zénith. Il n'a pas la "qualité hivernale" attendue : pas de voie lactée, alors que le Cygne est encore assez haut. A l’œil nu, je ne vois pas le double amas de Persée. Je cherche les Pléiades et quand je les trouve, on ne peut pas dire qu'elles me sautent aux yeux ! Si l'équipement n'était pas déjà prêt, franchement, je ne le sortirais pas. Mais bon, après tout, la séance sera instructive : voir quelque chose de sympathique, dans ces conditions, serait une excellente nouvelle ! Je m'attends au pire, qu'est-ce que je risque ?
       
      Je m'installe, c'est parti ! J'équipe les jumelles de leurs filtres Fujinon et commence par le Cygne, avant qu'il ne s'esquive. Ayant bien en tête la récente et superbe observation menée sur North America, je navigue autour de Deneb. Le fond de ciel est atténué par les filtres, mais... les nébuleuses sont invisibles. C'est une blague ? Qu'elles soient ténues ou moches, passe encore, mais rien ? Je prends mon temps, peine perdue. Oh purée, ça commence mal !
       
      Douché, je pars vers les Dentelles. Même constat : je ne les vois pas. Au contact de l'étoile brillante de l'arc le plus fin, je note une vague excroissance... et encore, j'ai un doute ! L'arc le plus étendu, celui qui m'évoquait une grande plume festonnée quelques jours plus tôt, est noyé dans la fadeur ambiante. Cette misère !
       
      Poursuivons le jeu de massacre. Je retire les filtres et retourne l'instrument vers le sud-est, direction les Pléiades. Je les trouve, c'est déjà ça ! La réalité n'a pas grand-chose à voir avec mon souvenir : il n'y a pas de luminosité globale tranchée, qui distingue l'amas de son environnement plus sombre. Ce n'est qu'une collection d'étoiles individuellement lumineuses, pas vraiment un objet en soi. Plus grave : il n'y a pas de gaz ! Même en vision indirecte, il n'y a strictement rien à voir aux alentours de Merope (les autres, n'en parlons pas). Dans le quadrilatère, je compte neuf étoiles (14 en montagne), mais peu importe : ce n'est pas moche, c'est pire que ça... c'est triste.
       
      Je pointe le double amas de Persée : finalement, c'est l'objet le moins décevant du moment. Il perd beaucoup en contraste et donc, en beauté, mais la foultitude d'étoiles - même moins serrées - détourne l'attention du fond de ciel blafard. Les couleurs sont perceptibles mais l'effet 3D est très atténué, au détriment du plaisir d'observation.
       
      Puisque je traîne dans le coin, allons voir Andromède. Elle est très haute, c'est plutôt bon signe, la voil... doux Jésus ! Ce n'est qu'une tache asymétrique, un nuage pâle sans forme ni structure qui se perd dans le fond de ciel ! M110 est loin (!) et misérable... quant à M32, je la cherche encore...
       
      Il est 20h30, je décide de rentrer au chaud (température extérieure 2°) et de m'occuper une paire d'heures, le temps qu'Orion émerge de la vase. Ce serait dommage de ne pas conclure sur l'albatros (je n'ai pas pointé la Rosette, vous ne m'en voudrez pas)...
       
      A 23h, je ressors. Le ciel s'est amélioré : plus sombre, avec une zone zénithale presque propre. Du coup, je revisite les Pléiades, maintenant à ma verticale : c'est mieux ! La patate globale de l'amas est perceptible (mais sans plus), la nébulosité près de Merope est devinée en vision indirecte. Je compte désormais 11 étoiles dans le quadrilatère principal. Si je n'avais pas récemment vu le même amas sous un ciel de rêve, j'aurais trouvé l'image jolie...
       
      Je remets les filtres et vise enfin M42, la reine des nuits d'hiver. Houuu là là, elle a pris cher, Sa Majesté ! Au sud-sud est, elle est assez haute - 10° de plus qu'en France métropolitaine - mais ne s'extraie pas du halo lumineux de l'agglomération tokyoïte et de ses extensions ferroviaires : elle étend peu ses ailes, sa tête d'oiseau n'est vue qu'en vision indirecte, aucune boucle ne vient la refermer, "l'homme qui court" est à la limite de la perception... ça craint ! Autour du trapèze, les nodosités complexes du cœur se laissent voir, quand même. Avec les filtres, la nébuleuse s'étend un peu plus mais paradoxalement, je perds en détails dans la partie centrale ; au final, c'est décevant ! Quand je repense au même objet, vu d'Aichi...
       
      Je ne reste dehors qu'une grosse demi-heure : le ciel ne s'améliorera plus et j'ai vu ce que je voulais voir (ou pas). La rosée de début de nuit se change progressivement en givre... Il est temps de venir témoigner, ici même
       
      Le bilan est déprimant, mais je tire quelques enseignements de cette demi-nuit d'observation :
       
      - Ma monture me donne satisfaction : je l'ai améliorée en dotant l'axe de la bascule d'un frein. La visée est confortable, surtout au-delà de 60° d'élévation.
      - Avec mon instrument, sous un ciel médiocre à moyen, les amas ouverts sont la cible à privilégier. Les galaxies, on oublie (cette M31 de cauchemar...) et les nébuleuses gazeuses, on les filtre à bande étroite : mes Fujinon à bande large, ça va bien sous un bon ciel... sinon, ils sont trop permissifs.
      - En-dessous de 70-75° d'élévation, la pollution lumineuse ruine tout !
       
      Sur ce, bonne nuit !
       
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