yapo

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    ciel profond
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    www.astrosurf.com/cielextreme

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  1. J’ai dévoilé mon anatomie à la page précédente 😊
  2. Alors, j'ai testé le bestiau (maxvision 40mm), il y a quelques jours lors de deux demi-nuitées, l'une avec Lune l'autre sans, en version "non-allégée" de la "grenade". J'ai réalisé la cure d'amaigrissement suite à ces deux nuits mais je n'en ai plus eu de dégagées depuis pour tester dans cette configuration (oculaire moins large). Oubliant son existence, j'ai involontairement omis d'utiliser la bonnette hélicoïdale permettant de placer l'oeil à l'endroit idéal, mais je ne crois pas que cela m'aurait aidé vu que la largeur de l'oculaire (ou de l'écart trop faible entre mon appendice nasal et l'axe de mon oeil directeur) n'en est pas modifiée : en position zéro, en collant mon nez (paroi latérale) contre le bord externe de la bonnette, on trouve une position assez stable. Donc, après quelques essais, j'en conclus que je suis bien à la limite en terme de configuration. Le confort n'est pas optimal et le défaut d'alignement de l'oeil se paye très vite par des ombres volantes en décalage latéral et par un accès partiel au champ visible en décalage longitudinal. Mais si l'axe visuel est stable (ou si la bonnette avait été utilisée), il me reste tout de même une petite (toute petite) latitude de mouvement léger autour de l'axe pour que ce ne soit pas rédhibitoire. Comme j'ai des ancêtres spartiates, c'est parfaitement utilisable. Pour rappel, ma pupille est de 8.3mm et la pupille de sortie du 40mm à F/4.5 de 8.9mm (donc je dois perdre un peu de lumière). Le champ gagné est par contre très agréable : la boucle entière de M42 avec de la marge, les Pléiades qui entrent en entier, bref le champ mesuré de 1.3° est bien appréciable (32% de champ gagné en diamètre, 74% en surface). Je n'ai pas testé sur des objets extrêmes mais j'ai hâte de voir ce que donnent les dentelles, Simeis 147 ou bien Sh2-216… La coma commence à être sensible cependant, par rapport au 1° de champ du 24mm/82° ES, ou elle ne me gêne quasiment pas. Avec le maxvision 40mm, elle se ressent à partir de 60% du rayon de champ apparent et devient forte à 80% (si Lyl a un petit graphique optique du phénomène avec ces paramètres, je suis preneur car je n'ai pas fait un test très précis). Alors, si vous cherchez un champ parfaitement net, ce n'est clairement pas la voie. En ce qui me concerne il ne s'agit pas d'un grossissement de recherche d'objet, ni de contemplation de champs stellaires, mais plutôt de détection de grands objets, donc, là encore, je ne suis pas pointilleux. J'ai testé un correcteur de coma à pas cher (Kepler), qui n'améliore que la partie de champ qu'il élimine : le champ est réduit à 1.15° et reste net sur 80% du rayon. J'imagine qu'un Paracorr (ou correcteur plus adapté) améliorerait les choses, mais je perdrais du champ ce qui est ma priorité. Donc, merci pour vos conseils (que j'ai suivi ou pas) et je vous donnerai des nouvelles des grandes nébuleuses qu'il me permettra de découvrir dans la rubrique "Observation Visuelle". Il ne me reste plus qu'à faire fortune et investir dans des filtres interférentiels en 2"…
  3. Débuter en astrodessin

    J'ai commencé avec un 115mm, Jean-Raphaël avec une lunette de 60mm, il n'y a pas de diamètre minimum pour débuter : juste se faire plaisir et se dire que la maîtrise technique s'affine, quel que soit l'instrument. C'est d'ailleurs une bonne introduction que de ne pas avoir une profusion de détail à retranscrire.
  4. Débuter en astrodessin

    ça c'est rudement dommage de ne pas conserver (et pourquoi pas partager) un témoignage intemporel d'un instant de communion avec le ciel, digne de participer à son niveau individuel au patchwork global de la pluralité des visions en fonction des sites d'observations, des instruments, des conditions atmosphériques et bien sûr des observateurs. Norma, tu peux nous indiquer la déchetterie la plus proche de ton site, que l'on aille récupérer tes trésors ?
  5. Dobson Explore Scientific

    Complètement d'accord, on change de monde !
  6. Débuter en astrodessin

    Moi qui demeure à l'état d'artiste-débutant, je te décris mes phases que tu peux adopter ou pas, puisqu'on est tous différents, mais je me serais défini comme toi au départ, motivé par quasiment les mêmes raisons (coût, facilité d'accès, envie de progresser). Nota: je ne dessine que le ciel profond. Au début, j'ai pris ce que j'avais sous la main (un crayon Hb, une gomme, une lampe rouge atténuée). J'ai d'abord réalisé des dessins en direct (toujours en sur fond blanc car le papier canson noir ne court pas les rues) avec ce que j'avais sous la main comme papier+crayon+éclairage et j'essayais de tout faire sur place (démarche puriste). A la longue, insatisfait (mais on l'est toujours un peu même avec de l'expérience), j'ai fait des retouches de jour pour améliorer le rendu de l'original, mais en restant sur l'original. Puis, je me suis mis à faire des copies de jour avec améliorations à partir des bruts obtenus sur le terrain, dessins bruts qui ont du coup perdus petit à petit leur peu d'esthétique puisque j'y accordais de moins en moins d'importance (démarche iconoclaste). Et enfin, maintenant, je fais plutôt des bruts infâmes qui me servent de base à un dessin informatisé. Seul le but initial n'a pas changé : avoir un rendu le plus proche possible de ce qu'on perçoit à l'oculaire. Allez, reste plus qu'à te lancer! Après, en tout cas en ciel profond, l’œuvre ne s'explique pas elle même et quand un nouveau dessinateur fait son "coming-out", il est très intéressant de connaître ses motivations (i.e. ce que tu cherches à produire).
  7. un Cône et 2 NP australes

    Même question que Nicolas sur le cône (cette cible, déjà tentée pour ma part au 450 sans succès): quel est le filtre idoine ? (ou alors pas de filtre ?) Sinon, j'aime bien tes étoiles "halotées" à l'ethos 6mm qui témoigne bien de l'aspect des astres stellaires à fort grossissement.
  8. encore tout plein de NP australes

    Merci pour la dédicace, Serge ! Effectivement, ce post me (nous) gâte avec de l'extrême à gogo ! Là faut que je digère, parce que ton menu est trop copieux... Mais comme je suis boulimique, tu remets ça quant tu veux.
  9. Clairement, ça se corrèle mal avec le ciel profond, car la limite stellaire à l'oeil nu peut s'arranger d'un peu de cirro-stratus ou de pollution lumineuse sans être trop impactée, mais les nébulosités un peu étalées et faiblement contrastées ne supportent pas…
  10. A Paris, on y était presque en décembre… …1863 Plus sérieusement, je suis à magnitude 6.8 à 1650m assez régulièrement par bonnes conditions, et j'ai une myopie diurne pas parfaitement corrigée en nocturne, donc avec une bonne vision (ou bien corrigée) et un peu d'expérience, on devrait pouvoir faire 7.0, sans aller en Atacama ou en Namibie.
  11. M73 pour la collec.

    Courage pour M40 !
  12. Pourquoi pas ? Solaire, lunaire et planétaire sont des domaines qui devraient mieux s'en accommoder que le ciel profond. Mais comme pour les autres moyens classiques de dessin astro (blancs sur Canson noir, noirs sur papier blanc, huiles, aquarelle), je pense qu'il est utile d'être à l'aise dans sa technique de jour avant d'aller l'utiliser avec des contraintes nocturnes particulières (froid, humidité, positionnement corporel, etc.). Après, un des avantages du dessin (de mon point de vue), c'est l'investissement financier relativement modeste qu'il peut représenter, alors je n'irais pas investir la dedans, mais je comprendrais parfaitement qu'un possesseur de tablette graphique pour d'autres usages, en expérimente l'utilisation…
  13. Baader Hyperion mark3 vs mark4

    Attention, champ de 48° à 24mm et champ de 68° à 8mm, il y a un effet de "sortie de tunnel" en fonction du grossissement. Le zoom à champ apparent constant reste à inventer (sur cette large gamme de focale).
  14. Tout à fait d'accord avec toi (et c'est d'ailleurs comme ça que je pratique) : disposer d'un document de référence ne doit pas nécessairement forcer à sa consultation préalable. Il est d'ailleurs toujours intéressant de "découvrir" l'objet d'un oeil neuf (vierge comme tu dis), pour apprécier ce qui est sensible immédiatement de manière évidente. Cela est utile plus particulièrement pour hiérarchiser ce qui était décelable "sans le savoir" (comme aime souvent à le mentionner Bertrand) de ce qui est perçu "en connaissant".
  15. Le fait d'observer avec ou sans référence préalable est toujours un choix compliqué, personnel et psychologique. Avec l'esprit vierge, si on est conservateur et pessimiste, seuls les détails sûrs et bien visibles seront notés, et si on est libéré et optimiste, on interprètera davantage des détails fugaces avec succès souvent mais au risque de ressentir des liaisons imaginaires. Avec une référence sérieuse, si on est conservateur et pessimiste, les détails seront au bon endroit et on ne se laissera pas entrainer par des détails trop fugaces (j'aime à croire me situer dans cette catégorie) mais si on pêche par excès d'optimisme et d'enthousiasme, on risque d'arriver à un résultat photographique difficilement crédible pour l'observateur lambda.