Contacter l'auteur / Contact the author

Recherche dans ce site / Search in this site

 

 

 

 

 

Dreamland : La Zone 51

Document History.com.

Y a-t-il un secret ? (V)

Aujourd'hui l'USAF continue à leurrer le public en nous montrant l'arbre qui cache la forêt. Mais le DoD ne gagnerait-il pas en crédibilité s'il avouait clairement ce qu'il teste ou fabrique dans son centre de recherche de la Zone 51, ce qui réduirait proportionnellement la pression du public ?

Le journaliste d'investigation Glenn Campbell considéra en 1997 que si l'USAF était un peu plus ouverte au public cela pourrait être utile : "Je pense que toute la tension entourant la Zone 51 pourrait être réduite si le Gouvernement donnait simplement un nom à la base, disait qu'il y développe des projets secrets, sans devoir en dire plus. C'est le fait de cet anonymat, d'une base sans existence qui suscite l'attention du public".

Bien sûr, sur les forums de discussions et les réseaux sociaux plus d'un internaute se sont demandés ce qu'il arriverait si le gouvernement américain ouvrait réellement ses portes et laissait le public constater de visu ce qui se passe dans la Zone 51. 

Les fervents défenseurs de la thèse du complot pensent que le gouvernement américain développe des armes non conventionnelles via les fameux "black programmes" voire même des "technologies extraterrestres" et qu'à ce titre, si le public découvre la vérité le gouvernement américain pourrait devenir très impopulaire avec tous les dérapages qu'on peut imaginer (émeute, crise, etc). Ce serait la raison pour laquelle le gouvernement justifie le black-out qui couvre la Zone 51 notamment.

Cette théorie est peu probable voire fantaisiste mais ceci dit, il y a de bonnes raisons de travailler en secret sur un projet statégique, ne fut-ce que pour éviter d'attirer l'attention des terroristes. Il y a aussi une raison tout simplement économique, une réalité que tous les chercheurs et hommes d'affaires connaissent, c'est le secret entourant leur recherches et leurs développements qui permet à ces entreprise de proposer des produits innovants avant leurs concurrents et de rester leader du marché. Ces entreprises étant souvent financées par le gouvernement, il est naturel que l'un et l'autre gardent leurs secrets jusqu'à l'aboutissement du projet et sa présentation au public.

Bref, il n'y a pas de conspiration ! Par nature un secret n'est pas négatif, il vise simplement à protéger une activité, s'assurer une certaine discrétion.

A voir : La conspiration d'Orion

X-47B Catapulted From Aicraft Carrier

Quelques exemples d'ailes volantes, drones ou UAV. A gauche, la première sortie du X-47A Pegasus de Northrop Grumman en juillet 2001. Il s'agit d'un avion de combat sans pilote (UCAV). La face avant est de ce côté ci de l'image. Cet avion furtif fit son premier taxi en juillet 2002 au cours d'une exposition navale à China Lake en Californie. Voici une une simulation de l'appareil sur un porte-avion de la Navy. Au centre, un X-47B de Northrop Grumman avec sa voilure dépliée (voici une photographie de la face ventrale) catapulté depuis le porte-avion CVN 77 USS George H.W.Bush le 14 mai 2013. Plus grand que le précédent, d'un rayon d'action de 2400 km et capable d'emporter une charge de 2 tonnes, il est utilisé par la Navy et l'USAF. Il effectua son premier vole en octobre 2006 avec une phase d'évaluation opérationnelle entre 2007 et 2009. Il passa donc vraisemblablement par la Zone 51. Dépourvu de gouvernail, les X-47 utilisent la géométrie variable de leurs deux ailerons pour manoeuvrer. A droite, le "Taranis", avion furtif de combat semi-autonome (UCAS) de la société britannique BAE Systems présenté en 2010 et toujours en phase de test. Cet avion peut accomplir des vols internationaux et attaquer des objectifs tant aériens qu'au sol. Documents Airforce technology, Navy et BAE Systems.

La stratégie de la communication

Ainsi que nous le rappellerons dans d'autres dossiers (l'espionnage, la cybercriminalité, le phénomène OVNI, le combat des écologistes, etc), quand les services secrets ou l'armée sont impliqués dans une affaire, ils savent que leurs actions risquent d'être découvertes et divulguées dans les médias.

Parfois l'effet est négatif quand ce service secret ne s'attend pas à être identifié (par exemple le scandale PRISM de la NSA en 2013) ou dans des affaires de politique étrangère (la capture de Nelson Mandela par la CIA en 1963 ou l'affaire du Rainbow Warrior saboté par la DGSE en 1985, etc). Même à propos du phénomène OVNI, à moins d'être directemennt concernée, l'amée reste la "grande muette"

En revanche, la divulgation d'informations est parfois l'un des objectifs sciemment recherché par le gouvernement afin de faire pression sur un pays (par exemple l'affaire du virus informatique Stuxnet infiltré dans les installations d'enrichissement d'uranium en Iran entre 2008 et 2010).

Aussi, si le gouvernement américain ouvre un jour les portes d'un complexe aussi secret que l'"Area 51" il ne le fera pas sans arrière-pensées et le projet sera organisé de longue date.

En effet, si les hangars renferment effectivement ce que les autorités ont toujours dit, le public sera probablement déçu par ce qu'il découvre et perdra sans doute rapidement son intérêt pour la chose.

Bien sûr il y aura toujours une fraction de la population qui n'y verra qu'un détournement de son attention et de la désinformation pour cacher ailleurs des secrets majeurs. Mais même dans cette éventualité, le gouvernement pourrait alors plus facilement protéger les véritables secrets d'états sans devoir s'occuper de la curiosité maladive d'un public qui est pour ainsi dire aujourd'hui drogué, sous dépendance de la rumeur et de la désinformation et cherche par tous les moyens à concrétiser ses fantasmes.

Sur quoi le public pourra-t-il alors se reporter ? Connaissant sa curiosité naturelle, il s'agira certainement d'un autre mystérieux projet comme il y en a toujours en préparation dans les bureaux du département Recherche et Développement du DARPA et des entreprises qu'elles financent.

Déclassification et meetings aériens

Quels sont les grands dossiers militaires aujourd'hui accessibles au public ? Ne rêvons pas, à l'exception des fuites, il ne s'agit que des projets déclassés.

Depuis la déclassification de nombreux documents, il y a bien sûr le projet Manhattan et une grande partie du programme atomique américain, y compris les accidents militaires touchant la sécurité nucléaire. L'histoire des U-2 est très documentée tant sur Internet que dans les magazines spécialisés. Même chose concernant les prototypes d'ailes volantes et autre soucoupe à turbine construites par Northrop par exemple. Ce qui reste de l'escadrille des SR-71, alias A-12, est visible dans les musées et les F-117A et autre B-2 sont toujours opérationnels et seront probablement remplacés vers 2018. Leurs maquettes sont également présentées dans les musées.

A l'instar de leurs homologues terrestres et de la Navy, la plupart des bases aériennes américaines sont des sites opérationnels dont le but est de veiller à la sécurité du territoire national. Elles entraînent le personnel et réalisent des missions tant sur le plan national que dans le cadre des missions de l'OTAN ou de l'ONU. Il s'agit parfois de centres de recherche et de développement travaillant dans une sorte de Joint Venture avec la NASA ou des contractants civils spécialisés dans l'aérospatiale. A mot couvert, certaines bases assurent également des missions d'espionnage lors des conflits armés mais également en temps de paix. A gauche, exhibition en force sur une base de Californie du U-2, du F-117A et du ST-71 à l'arrière-plan. A droite, la combinaison totalement pressurisée modèle S1030 David Clark qu'utilisent les pilotes de SR-71 Blackbird. Une combinaison similaire existe pour les pilotes de X-15 et de F-117A dont les avions sont capables de voler jusqu'à 75000 pieds d'altitude (les effets du manque d'oxygène se ressentant dès 10000 pieds).

Plusieurs programmes de la Zone 51 sont également accessibles au public. C'est ainsi que depuis les années 1990, nous avons appris que des avions russes ont volé au-dessus du lac Groom ainsi que des prototypes d'avions furtifs tel que le Have Blue (un cousin du F-117A) ou le drone TSSAM. La plupart des autres avions tel le Tacit Blue ou le Bird of Prey sont exposés au Musée National de l'U.S.Air Force, dans la base de Wright-Patterson AFB située à Dayton, en Ohio. Quant à savoir où ces avions ont volé et furent testés, sur ce point l'USAF reste muette, preuve s'il en est qu'il subsiste un intérêt suprême et que la raison d'Etat couvre encore beaucoup d'actions occultes.

Seule chose visible en-dehors des installations d'Air Force Plant 42 à Palmdale, certains avions furtifs volent à partir de la base de Nellis au Névada, d'Holloman au Nouveau-Mexique, Vandenberg, Dryden, Beale ou d'Edwards en Californie, cette dernière organisant des meetings aériens où elle présente quelquefois le U-2, le F-117A, le B-2 et pls rarement un projet de dernière génération.

Malgré cette façade publique qui va jusqu'à des industriels vendant leurs articles au cours de salons aéronautiques ou consacrés à la sécurité, espionnage compris, il est évident que la CIA et l'USAF effectuent des missions prohibées aux yeux des civils. A ce sujet leur attitude ne se différencie pas beaucoup de celle des autres grandes nations.

Cacher ces activités aux yeux de l'administration fiscale du SEC ou de l'IRS sous le couvert de manifestations d'OVNI est une manière très intelligente pour le gouvernement de détourner l'intérêt du public (et des sénanteurs) et des curieux au profil plus inquiétant.

Dans une certaine mesure le Gouverneur du Névada et son pouvoir exécutif local (shérif, etc) participent à cette hystérie collective qui entoure la Zone 51 depuis des décennies. Ils n’interdisent pas l’installation de panneaux de signalisation relatifs aux extraterrestres ni n’interviennent lorsque le public friand d’OVNI se rassemble sur la route longeant la Zone 51.

Certains peuvent donc en conclure que si les autorités acceptent ces écarts par rapport à la réglementation, les faits évoqués doivent être vrais. En fait, cela n'a rien à voir. Les autorités locales nous répondent que la zone est surveillée par l’armée et tant que ce folklore se déroule sur des terrains privés ou sur la voie publique et ne nuit à personne, la politique est de laisser faire. Quant aux panneaux de signalisation, ils sont devenus des attractions touristiques qui sont toujours les bienvenues dans un comté pauvre en ressources.

Simulation d'un X-47A volant vers l'observateur.

La nouvelle frontière

Si on prend un peu de recul par rapport aux OVNI et qu'on observe Dreamland depuis la route des crêtes, on se rend compte que le site à l'origine créé pour concevoir des avions espions dans le but de débusquer les sites soviétiques ou chinois de missiles ou de test nucléaires a fini par ressembler aux sites les plus secrets que ses enquêteurs recherchaient : Baïkonour (Tyuratum), Kapustin Yar ou Lop Nor (Xinjiang). Conçu pour faciliter la "pénétration des zones interdites", dixit l'USAF, Dreamland a fini par se retirer elle-même derrière un périmètre contrôlé, celui d'une zone interdite. La zone est tellement sensible qu'elle a même disparu des cartes civiles !

En fait du point de vue sociologique, le périmètre de la Zone 51 n’est que la manifestation la plus récente de cette “Nouvelle frontière” que nous offre l’exploration de l’espace, la "dernière frontière" chère au capitaine Kirk et aux amateurs de science-fiction. Située à la limite de nos connaissances, c’est aussi le point de départ de l’exploration de l'univers. La spirale de la connaissance relie ainsi le mythe et le mystère à travers toutes les générations et tous les continents.

Un pétroglyphe indien fut découvert sur un rocher du désert du Névada. En forme de cercles concentriques, différent des symboles solaires, on pense qu’il représente le langage. Par analogie, c’est peut-être aussi le symbole de l’échange des cultures ou celui de l’entrée et de la sortie dans un monde secret, initiatique. A chacun de juger.

Les Américains sont particulièrement imaginatifs et friands de ce genre d’histoires au point d’inventer des centres de commandement spatiaux dans lesquels les “croyants” communiquent avec les extraterrestres et tiennent des propos sur l’apocalypse et la spiritualité du monde. Deux de ces centres se situent en Utah, près de Salt Lake City : l’un s’appelle le “Ashtar Space Command”, dirigé par Mrs Tuelle et qui a reçu le support d’amateurs étrangers à travers un site Internet multilingue, le second, mais qui ne semble plus actif depuis 2000, était représenté par l’association des “Seekers” qui communiquaient avec les extraterrestres de la planète Uarian depuis les années 1950. La distance a sans doute interrompu leurs communications...! Fin de transmission.

A voir : U-2 - SR-71 - B-2 - F-16 - F-18 - F-22 - F-35

MiG-29 - MiG-25 - Mirage 2000 - Vulcan XH558 - Eurofighter

X-1 - X-15 - X-43 - X-47B

Pour plus d'informations

La légende Roswell (sur ce site)

Wikipedia US, FR (Area 51)

Cartes: Google, Limite des Etats, Rachel/Las Vegas

Photo aérienne de la Zone 51 (Ikonos, 2003)

Tikaboo Peak

Dreamland Resort

SR-71 Blackbird: How to fly the world's fastest plane, BBC Future

As Close to Area 51 as You Will Ever Get (YouTube)

Area 51 - The Final Assault (YouTube)

UFOs & Area 51 Exposed - Bullet Version (YouTube)

Area 51 - Sept 2005 (YouTube)

Breaching Area 51 (YouTube)

The Area 51 Viewer's Guide (livre)

IMINT - Imagery Intelligence (blog fr)

Wikileaks

USAF

DARPA

Air Force Technology

Musée National de l'U.S. Air Force (USAF)

Beale AFB (Reconnaissance, Ca)

Dryden FRC (Centre de recherche, Ca)

Edwards AFB (Tests de vol, Ca)

Holloman AFB (ex Alamogordo AF, Force de frappe, NM)

Nellis AFB (Centre de commandement, Ne)

Vandenberg AFB (Défense spatiale, Ca)

Bechtel

Boeing

Edgerton, Germeshausen & Grier (URS Corp.)

Lockheed Martin Skunk Works

Northrop-Grumman

SAIC

TRW

Retour aux Dossiers Militaires

Retour aux OVNI

Page 1 - 2 - 3 - 4 -5 -


Back to:

HOME

Copyright & FAQ