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Vers la fin des années 1950 mon père eut l’occasion d’assister à un phénomène exceptionnel dans le Nord-Ouest de l’Uélé, dans la République du Congo. Vers 22 h local, longtemps après le coucher du Soleil, alors qu’il préparait un barbecue à l’extérieur, il vit "comme la Lune tomber. Vraiment, la Lune tombait" me raconta-t-il. Il reconnut immédiatement la chute d’une météorite et quelques instants plus tard il vit la ligne d’horizon nord s’embraser d’une grande lueur. Il ne perçut aucun bruit, si bien que le phénomène lui parut plus étrange encore. Malgré mes recherches dans la région équatoriale et Centreafricaine je n'ai trouvé à ce jour aucune de trace de cet objet ni aucun compte rendu de cet événement. Avis aux spécialistes... De tels événements se produisent parfois dans nos régions et les forums de discussion en font de temps en temps référence. Ainsi le 6 décembre 2001 un lecteur français postait ce message :
Comment les météorites arrivent-elles sur Terre ? La plupart des météoroïdes - des astres plus gros qu'une molécule mais plus petit qu'un astéroïde - ont été créé dans le système solaire, plus ou moins près du noyau d'un astre en cours de formation. Un jour ce corps s'est fragmenté faute de cohésion interne ou a explosé suite à une collision en libérant de gros fragments de plusieurs tonnes dans l'espace interplanétaire. Au fil des éons, leurs mouvements ont été perturbé par les champs gravitationnels des planètes ou sont entrés mutuellement en collision. Le géant Jupiter en particulier est à lui seul capable d'éjecter un astéroïde ou une comète de son orbite autour du Soleil. Il altère si bien sa trajectoire qu'il finit par l'infléchir au point de lui donner la forme d'une ellipse de courte période. Plongeant jusqu'aux planètes telluriques, ces débris traversent un jour l'orbite de la Terre pour finir leur course dans un désert ou sur le capot d'une voiture ! Les plus grosses météorites, pesant plusieurs centaines de tonnes, rentrent dans l’atmosphère sur une trajectoire inclinée à environ 45° et à plus de 30 km/s (>100000 km/h) et ne s'y consument pas entièrement. En l'espace d'une minute, le projectile percute violemment le sol en provoquant un immense cratère (Meteor Crater) ou l’érection d’une chaîne de montagnes (Gosses Bluff) par un effet similaire à celui qui se produit quand on lance un projectile dans de la boue. Si la météorite est très dense, elle peut être enfouie au centre du cratère d’impact, mais si elle poreuse ou subit un freinage aérodynamique très important elle peut tout aussi bien exploser en milles fragments à quelques kilomètres d'altitude et se disperser sur des dizaines de kilomètres alentour (Sikholite Alin) ou exploser dans l'atmosphère en libérant toute son énergie sous forme de chaleur (Tunguska, Lugo). Documents T.Lombry et Simon/SDG Les effets de la pression sur les roches Pour une raison qui demeure encore mystérieuse, la plupart des météoroïdes se brisent sous une pression dynamique inférieure à leur force de cohésion interne. C'est ainsi que la météorite de Peekskill qui tomba en 1992 pouvait résister à une force de pression de 30 MPa (300000 atmosphères) mais elle se fragmenta sous une pression d'environ 0.7-1.0 MPa. Même chose pour le bolide de Lugo qui explosa en haute altitude. Pourquoi, nul ne le sait vraiment, bien que l'on soupçonne que ces corps aient une structure interne assez fragile et poreuse, contenant probablement des cavités vides. Quoi qu'il en soit le Dr Zdenek Ceplecha de l'Observatoire d'Ondrejov en République Tchèque espère pouvoir bientôt nous donner une réponse. Voici à titre indicatif les effets associés à différents pressions d'impacts sur de la roche :
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Identification des cratères Si la météorite est suffisamment grande et massive pour ne pas se consumer totalement dans l'atmosphère (une chondrite ou une sidérite de plusieurs dizaines de mètres), elle tombera sur le sol en créant un gigantesque cratère suivi d'une onde de choc et d'une boule de feu cataclysmiques. La plupart des cratères d'impacts terrestres se sont produits voici plusieurs dizaines de milliers voire des centaines de millions d'années et, pour les plus récents, l'humanité n'en a pas toujours conservé le souvenir. La plupart des impacts sont donc passés inaperçus car ils sont recouverts depuis longtemps par la végétation qui les camoufle. Ils peuvent également être ensevelis sous le sable, noyés dans un lac ou par la mer. Des cratères ont été découverts sur les six continents et l’on dénombre près de 1600 impacts dont près de 200 sont authentifiés comme étant d’origine extraterrestre. Plusieurs centaines d'autres formations le sont très probablement, suite à la découverte de signatures chimiques et minéralogiques typiques d’impacts à grande vitesse, mais aucune trace météoritique n’a encore été trouvée auprès des cratères. Nous verrons dans l'article listant les impacts météoritiques terrestres confirmés qu'il existe plusieurs méthodes grâce auxquelles les scientifiques peuvent déterminent l'origine des cratères terrestres. A consulter : Liste des impacts météoritiques terrestres
Des météorites sans cratère On peut également découvrir une météorite isolément, sans cratère d’impact alentour. C'est évidemment souvent le cas des plus petits fragments qui peuvent tomber tout au long de la trajectoire d'une météorite. Mais en de rares occasions on a découvert des météorites monumentales. Ainsi, perdue au milieu de la savane de Namibie, les chercheurs ont découvert au détour de leurs aventures la météorite la plus lourde du monde, baptisée Hoba (2.95m x 2.84m x 1.5 m). A demi-enterrée, elle pèse 66 tonnes ! On comprendra que les scientifiques aient préféré la laisser sur place. Depuis cette date, le site est devenu un lieu touristique. Juste derrière elle vient la météorite de Ahnighito, une masse de 200 tonnes de fer qui tomba il y environ 10000 ans à l'ouest du Groenland, dont on récupéra un fragment de 34 tonnes en 1818. Après beaucoup de courage et de sueur pour la monter dans un navire qui manqua de couler sous son poids, l'Amiral Peary l'emporta aux Etats-Unis. Elle est aujourd’hui exposée au Musée Américain d’Histoire des Sciences de New York (AMNH). Voyons à présent en détail la nature des météorites. Prochain chapitre
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