Motta

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  1. NGC2835, une belle galaxie par -22°

    Absolument superbe image.... Hubble en a fait une partie ceci étant dans ce qu'on peut trouver comme image :
  2. Ah, thanks a lot ! Ça m'avait échappé... J'y va voir ça du coup, tout prochainement.
  3. NGC 1052-DF4

    Dokumentation.... Image sur le site du HST. Et texte joint : Hubble Views ‘Ghostly’ Galaxy Lacking Dark Matter This large, fuzzy-looking galaxy is so diffuse that astronomers call it a “see-through” galaxy because they can clearly see distant galaxies behind it. The ghostly object, catalogued as NGC 1052-DF2, doesn’t have a noticeable central region, or even spiral arms and a disk, typical features of a spiral galaxy. But it doesn’t look like an elliptical galaxy, either. Even its globular clusters are oddballs: they are twice as large as typical stellar groupings seen in other galaxies. All of these oddities pale in comparison to the weirdest aspect of this galaxy: NGC 1052-DF2 is missing most, if not all, of its dark matter. An invisible substance that makes up the bulk of our universe, dark matter is the underlying scaffolding upon which galaxies are built. It’s the glue that holds the visible matter in galaxies — stars and gas — together. The galaxy contains at most 1/400th the amount of dark matter that astronomers had expected. But how it formed is a complete mystery. The galactic oddball is as large as our Milky Way, but it had escaped attention because it contains only 1/200th the number of stars as our galaxy. Given the object’s large size and faint appearance, astronomers classify NGC 1052-DF2 as an ultra-diffuse galaxy. Based on the colors of its globular clusters, NGC 1052-DF2 is about 10 billion years old. It resides about 65 million light-years away. The image was taken Nov. 16, 2017, by Hubble’s Advanced Camera for Surveys.
  4. Au fait, ceci dit, une question. Du coup avec cette discussion, j'ai regardé un peu ce qu'il en était. Je connais bien les travaux d'Alain Connes (enfin, la partie compréhensible pour les non-mathématiciens), quelques autres, sur cette question. Mais je viens de voir ceci, que je ne connaissais pas : Il y a un article publié par Nature Physics en 2015 et un autre par le New Journal of Physicsen 2016, d'Ognyan Oreshkov et Nicolas Cerf. En physique quantique, la flèche du temps est indispensable. Mais, ces deux chercheurs ont essayé de construire un nouveau formalisme, qui fasse que la physique quantique soit symétrique dans le temps. Donc plus de distinction entre la cause et les effets. Si j'ai bien compris les articles que j'ai lus à propos de ces articles, et si ces articles à propos de ces articles ne se trompent pas. Quelqu'un en saurait-il davantage à propos de ces textes ? Sont-ils réellement intéressants ?
  5. Exactement et tout à fait ! Une fois que le flan il est là, c'est pas du yaourt : c'est vraiment du flan. Enfin, façon de parler quoi.....
  6. J'esssplikationnne : niveau ontogénétique : celui du développement de l'individu phylogénétique : de l'espèce ou d'un ensemble d'espèces Le débat dont je parlais concernait le développement de l'individu, donc ("niveau ontogénétique"). Au 18e, deux théories s'opposaient. Celle de la préformation, voulant que l'individu se développe à partir de structures présentes comme telles dès le départ. De ce point de vue, l'embryon est un adulte miniature si on veut. Et par ailleurs la théorie de l'épigenèse, disant au contraire que l'embryon se développe par émergence progressive d'une complexité qui n'existait pas au départ. ... Ouais, j'aurais pu dire ça simplement comme ça dès le début. C'est vrai. Mais ça m'aurait beaucoup moins fait marrer que mon paragraphe imbitable, voilà ! PS : Non mais Daniel, c'était juste une vanne, un paragraphe imbitable exprès ... J'aurais dû mettre l'émoticône pour signaler la vanne....
  7. Ah ben voilà, quand même ! Je commençais à me dire, "Ah bon, ça passe, personne ne me fait de remarque, bon d'accord d'accord"....
  8. Oui, au fait. Et c'est aussi une histoire plus ancienne, qui renvoie par exemple, non plus au niveau phylogénétique mais ontogénétique, au débat entre la théorie de la préformation et celle de l'épigenèse, au 18e...
  9. Mais oui, très exactement, bien joué ! Mon histoire de flan était en fait une allusion à l'idée d'Alain Connes du temps comme propriété émergente...
  10. Je suis dégoûté...

    Bon, ok, c'est habituel à cette période de l'année, mais on pourrait relancer ce fil "trop véner la météo", parce que là, c'est vraiment exagéré... Même Meteoblue, qui d'habitude donne de l'espoir pour rien, là, n'annonce strictement rien de bien, jusqu'à mercredi prochain compris... Pluie, nuages, nuages et pluie... Pffffff...
  11. Ben oui mais : et s'il existe un état où l'univers existe, mais pas le temps ? Ha !!! C'est comme quand tu as tous les ingrédients sur ta table de cuisine pour un flan, mais que tu ne l'as pas encore fait : En un sens tu peux dire : le flan est là. Oui mais y a pas d'flan. Pas encore. Pourtant tous les trucs sont là. Mais quand même, y a pas d'flan. Le temps, si ça se trouve, c'est comme le flan. Si, si.
  12. On va y r'mettre un coup de Grothendieck à son couplet contre la beauté, c'est imparable : Comme le lecteur l’aura sans doute deviné, ces "théories", "construites de toutes pièces", ne sont autres aussi que ces "belles maisons" dont il a été question précédemment : celles dont nous héritons de nos devanciers et celles que nous sommes amenés à bâtir de nos propres mains, à l’appel et à l’écoute des choses. Et si j’ai parlé tantôt de l’ "inventivité" (ou de l’imagination) du bâtisseur ou du forgeron, il me faudrait ajouter que ce qui en fait l’âme et le nerf secret, ce n’est nullement la superbe de celui qui dit : "je veux ceci, et pas cela !" et qui se complaît à décider à sa guise ; tel un piètre architecte qui aurait ses plans tout prêts en tête, avant d’avoir vu et senti un terrain, et d’en avoir sondé les possibilités et les exigences. Ce qui fait la qualité de l’inventivité et de l’imagination du chercheur, c’est la qualité de son attention, à l’écoute de la voix des choses. Car les choses de l’ Univers ne se lassent jamais de parler d’elles-mêmes et de se révéler, à celui qui se soucie d’entendre. Et la maison la plus belle, celle en laquelle apparaît l’amour de l’ouvrier, n’est pas celle qui est plus grande ou plus haute que d’autres. La belle maison est celle qui reflète fidèlement la structure et la beauté cachées des choses. Si j’écris pour d’autres que pour moi-même, c’est pour ceux qui ne trouvent pas leur temps et leur personne trop précieux pour poursuivre sans jamais se lasser les choses évidentes que personne ne daigne voir, et pour se réjouir de l’intime beauté de chacune des choses découvertes, la distinguant de toute autre qui nous était connue dans sa propre beauté.
  13. Sans compter que les avis "esthétiques" en la matière peuvent être aussi variables qu'en matière d'art. Par exemple, j'ai entendu un grand mathématicien dire que la démonstration de la conjecture de Poincaré par Perelman était très "dure" et "moche" (mais admirable par son résultat, ce n'était pas la question), un autre grand mathématicien dire qu'elle était très belle. Des avis les amis sur la qualité esthétique de la démonstration de Perelman ?
  14. Mais ça, personne ne l'sait... Aussi bien quelqu'un est peut-être en ce moment même en train d'envoyer le papier permettant cette unification par email à quelques collègues, aussi bien ce sera dans mille ans, ou trois cent... C'est toujours un sac de noeuds jusqu'à ce que quelqu'un (ou quelques-uns) arrive(nt) avec la bonne théorie...
  15. Sur ça, Grothendieck a des propos à la fois très instructifs, et assez amusants : L’idée même de schéma est d’une simplicité enfantine - si simple, si humble, que personne avant moi n’avait songé à se pencher si bas. Si "bébête" même, pour tout dire, que pendant des années encore et en dépit de l’évidence, pour beaucoup de mes savants collègues, ça faisait vraiment "pas sérieux" ! Il m’a fallu d’ailleurs des mois de travail serré et solitaire, pour me convaincre dans mon coin que "ça marchait" bel et bien - que le nouveau langage, tellement bébête, que j’avais l’incorrigible naïveté de m’obstiner à vouloir tester, était bel et bien adéquat pour saisir, dans une lumière et avec une finesse nouvelles, et dans un cadre commun désormais, certaines des toutes premières intuitions géométriques attachées aux précédentes "géométries de caractéristique p". C’était le genre d’exercice, jugé d’avance idiot et sans espoir par toute personne "bien informée", que j’étais le seul sans doute, parmi tous mes collègues et amis, a pouvoir avoir jamais idée de me mettre en tête, et même (mû par un démon secret. . . ) par mener à bonne fin envers et contre tous ! Comme l’idée même des faisceaux (due à Leray), ou celle des schémas, comme toute "grande idée" qui vient bousculer une vision invétérée des choses, celle des topos a de quoi déconcerter par son caractère de naturel, d’ "évidence", par sa simplicité (à la limite, dirait-on, du naïf ou du simpliste, voire du "bébête" - par cette qualité particulière qui nous fait nous écrier si souvent : "Oh, ce n’est que ça ! ", d’un ton mi-déçu, mi-envieux ; avec en plus, peut-être, ce sous entendu du "farfelu", du "pas sérieux", qu’on réserve souvent à tout ce qui déroute par un excès de simplicité imprévue. A ce qui vient nous rappeler, peut-être, les jours depuis longtemps enfouis et reniés de notre enfance. . . Il dit la même chose quand il parle d'Einstein : La situation me semble très proche de celle qui s’est présentée au début de ce siècle, avec l’apparition de la théorie de la relativité d’ Einstein. Il y avait un cul-de-sac conceptuel, plus flagrant encore, se concrétisant par une contradiction soudaine, laquelle semblait irrésoluble. Comme de juste, l’idée nouvelle qui allait remettre de l’ordre dans le chaos était une idée d’une, simplicité enfantine. La chose remarquable (et conforme à un scénario des plus répétitifs. . . ), c’est que parmi tous ces gens brillants, éminents, prestigieux qui étaient sur les dents soudain, pour essayer de "sauver les meubles", personne n’y ait songé, à cette idée. Il fallait que ce soit un jeune homme inconnu, frais émoulu (si ça se trouve) des bancs des amphithéâtres estudiantins, qui vienne (un peu embarrassé peut-être de sa propre audace. . . ) expliquer à ses illustres aînés ce qu’il fallait faire pour "sauver les phénomènes" : il y avait qu’à plus séparer l’espace du temps68 ! Techniquement, tout était réuni alors pour que cette idée éclose et soit accueillie. Et c’est à l’honneur des aînés d’ Einstein, qu’ils aient su en effet accueillir l’idée nouvelle, sans trop morigéner. C’est là un signe que c’était encore une grande époque. . . Pour découvrir au fait aussi, oui, il dit la même chose.Enfin, non pas de belles choses, mais des choses évidentes: En maths, les choses "évidentes", ce sont celles aussi sur lesquelles tôt ou tard quelqu’un doit tomber. Ce ne sont pas des "inventions" qu’on peut faire ou ne pas faire. Ce sont des choses qui sont déjà là depuis toujours, que tout le monde côtoie sans y faire attention, quitte à faire un grand détour autour, ou à passer par dessus en trébuchant à tous les coups. Au bout d’un an ou de mille, infailliblement, quelqu’un finit par faire attention à la chose, à creuser autour, la déterrer, la regarder de tous côtés, la nettoyer, et enfin lui donner un nom. Ce genre de travail, mon travail de prédilection, un autre chaque fois pouvait le faire, et qui plus est, un autre ne pouvait manquer de le faire un jour ou l’autre