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La mer, dépotoir ou refuge ?

L'épave d'un bâtiment de l'US Navy ayant combattu à Palau coulé dans le Golfe du Mexique. 

Dépolluer avant d'immerger (V)

Sachant aujourd'hui que la législation interdit d'immerger un bâtiment s'il n'est pas totalement dépollué - y compris du caoutchouc et des plastiques - penchons-nous un instant sur les effets des substances dangereuses sur la vie marine et indirectement sur l'homme.

Tout d'abord quels sont les substances dangereuses ou toxiques ? Il y a tout d'abord l'amiante friable que l'on utilise pour le flocage, le calorifugeage et les faux-plafonds. Des études[2] réalisées entre 1981 et 1990 ont démontré qu'à raison de 104 à 108 fibres/litre cette substance affecte la croissance des coquillages (palourdes), entraîne des lésions de l'épiderme et des reins chez les poissons ainsi que diverses perturbations (du sens de l'orientation, de la nage, de la croissance, une augmentation de la mortalité, etc).

Les PCB (biphényles polychlorés ou polychlorobiphényles) et les métaux lourds sont encore plus toxiques. Ces substances peuvent contaminer chaque maillon de la chaîne alimentaire marine. Les PCB sont des produits de synthèse chlorés chimiquement proches des dioxines. Ils sont insolubles dans l'eau et d'un aspect incolore ou jaunâtre plus ou moins visqueux. Ils ne se décompsoent qu'à des températures supérieures à 1000°C.

Les PCB sont des polluants organiques persistants qui s'installent durablement dans les tissus des poissons et des mammifères (phoques, baleines, orques, ours polaires) comme le rappelle Greenpeace. Ils sont particulièrement concentrés dans les eaux Arctique et Nord Atlantique.

Les PCB deviennent toxiques pour les mammifères marins à partir de 9 mg/kg de lipide et provoquent des effets physiologiques aux environs de 20-40 mg/kg de tissu. La concentration moyenne de PCB dans les tissus des orques du nord-est Atlantique est d'environ 150 mg/kg mais certains spécimens comme "Lulu" (ci-dessous) en concentraient 100 fois plus que le seuil de toxicité !

Bien que leur usage soit interdit depuis quelques décennies, on estime que les stocks de PCB s'élèvent globalement à environ 400000 tonnes dont la moitié est stockée en Europe sous forme liquide et que 10 % se retrouve dans l'environnement, y compris dans les milliers de décharges publiques à ciel ouvert (y compris en forêt) et sous forme d'aérosols. Selon Simon Walmsley du WWF Oceans, les PCB vont encore polluer les mers pendant plusieurs décennies.

A gauche, en 1995 les activistes de Greenpeace s'opposaient à l'immersion en mer de la plate-forme pétrolière Brent Spar de Shell jugée polluante. Mais l'ONG dut s'excuser car elle avait mal estimé la pollution. Toutefois sous la pression internationale, Shell renonça à couler la plate-forme. A droite, le signe de l'impact négatif de l'homme sur la nature. En 2016, la femelle orque "Lulu" fut trouvée morte sur l'île écossaise de Tiree. Âgée de 20 ans, son organisme contenait 950 mg/kg de PCB (biphényles polychlorés) alors que le seuil d'intoxication pour un mammifère marin est de 9 mg/kg de lipide; cet animal en concentrait 100 fois plus ! C'est la concentration la plus élevée découverte à ce jour. Documents Greenpeace et John Bowler/RSPB Scotland.

A forte dose, les PCB peuvent entraîner - y compris chez l'homme - des cancers, une baisse des défenses immunitaires, affecter le cerveau, les yeux, le coeur, les reins, le foie, la thyroïde, le système reproducteur, etc. Quant aux métaux lourds - plomb, mercure, cadmium, cuivre, arsenic, etc. -, leur toxicité est encore plus dangereuse car ils s'attaquent notamment au système nerveux et peuvent provoquer des cancers ou des malformations congénitales.

Les écologistes ont donc de bonnes raisons d'exiger la dépollution complète des bâtiments avant leur immersion, d'autant qu'à faibles doses distribuées dans le temps, on ignore les effets toxiques de ces substances sur la faune marine mais nous aurions tord de la négliger.

Dans le cadre du développement durable, les principes de précaution et de "pollueur-payeur" de l'après Kyoto doivent donc être appliqués avec rigueur au risque de voir la chaîne alimentaire marine polluée et nous affecter un jour ou l'autre, si pas demain, dans plusieurs générations. Ce jour là il sera trop tard pour se demander qui a provoqué cette pollution, ces cancers et ces malformations...

Préparation des navires : le cas de l'USS Oriskany

Le plus bel exemple de protection (relative) de l'environnement marin s'est présenté en 2004, lorsque l'US Navy en concertation avec l'Environmental Protection Agency (EPA) et sous le regard inquisiteur de Greenpeace décida de couler son plus grand bâtiment de guerre, le porte-avion USS Oriskany (CVA-34) dans le Golfe du Mexique, le transformant en un gigantesque récif artificiel.

Le porte-avion USS Oriskany (CVA-34, 38100t) qui fut en opération entre 1945-1976. Document MBT Divers.

Bien entendu, avec sa taille démesurée un bâtiment comme un porte-avion ou un cuirasser - 150 à 280 m de long - ne peut pas être sabordé de n'importe quelle manière et n'importe où au risque de constituer un sérieux écueil pour la navigation ! Ainsi, en 2002, l'USS Spiegel Grove, un navire de guerre cargo et porte-hélicoptères de 155 mètres de longueur fut coulé prématurément à Key Largo, au large des Keys en Floride. Malheureusement l'opération ne s'est pas déroulée comme prévu et le navire coula à pic en position verticale, au grand dam des responsables du projet ! Heureusement, en juillet 2005 le cyclone Dennis le remis dans sa position idéale, à l'horizontale...

Pour éviter cette mésaventure, l'US Navy pris cette fois tout son temps pour planifier le sabordage de l'USS Oriskany : 2 ans de réflexion et d'études !

L'USS Oriskany est un porte-avion de 27100 tonnes à vide pouvant embarquer 11000 t de charge dont 80 avions et comprenant 3460 membres d'équipage. Opérationnel entre 1946 et 1976, il mesure 273 mètres de longueur et 46 mètres de hauteur et pouvait se déplacer à 33 noeuds ou 61 km/h. Il fut déployé en Méditerranée en 1951 et participa ensuite à la guerre de Corée (1953) avant de servir dans la Flotte du Pacifique et la guerre du Vietnam (1966) durant laquelle il fut touché, attaque qui fit 44 victimes parmi les membres d'équipage. Le navire fut déclassé en 1976 et vendu à la ferraille en 1994. Mais sa superstructure ne fut pas démantelée.

Ce n'est qu'en 2004 que les autorités américaines décidèrent d'en faire un récif artificiel. Pour éviter de polluer l'environnement, il leur fallut tout d'abord identifier les matériaux dangereux et les retirer du navire. Il s'agissait notamment de divers combustibles dont du kérozène, du mazout et des déchets. Il fallut ensuite retirer l'amiante, le papier-peint et diverses substances polluantes allant de l'antigel au mercure en passant par du liquide de refroidissement, des batteries et des extincteurs.

Enfin, il fallut retirer tous les appareils contenant du PCB : les transformateurs, les condensateurs, l'équipement électronique, etc. Tout ce travail fut réalisé en 2004. Enfin presque tout car selon l'inventaire de l'US Navy il restait à bord 317 kg d'équipement contenant du PCB qu'il était impossible de retirer sans démanteler complètement le navire. Il s'agissait notamment de tout le cablage, les peintures, les matériaux isolants et les feutrage de joints. Mais nous verrons que des études indépendantes révélèrent qu'il existait encore des centaines de tonnes de matière toxique à bord du porte-avion.

L'épave du cargo USS Spiegel Grove coulé en 2002 au large de Key Largo. Les structures les plus élevées sont à ~20 m de profondeur.

La toxicité potentielle du PCB restait dans le collimateur de Greenpeace. L'association écologique rappela à l'US Navy que l'intoxication de la faune marine par les PCB peut se réaliser de deux manières : soit la substance est présente dans l'eau et les sédiments soit elle a été absorbée par les plus petits organismes dont le plancton situé au bas de la chaîne alimentaire. Et comme les gros poissons mangent les petits... en fin de compte ce PCB se concentrera dans la macrofaune : maquereaux, plie, calmar, thon, dauphin, etc, et finalement il intoxiquera l'homme !

Mais le combat des écologistes semblait vain. En effet, en 2001 sachant que l'US Navy avait de plus en plus de bâtiments à couler par le fond, l'EPA augmenta la quantité maximale de PCB tolérée dans les matériaux solides des futures épaves de 2 ppm à 50 ppm. Cette gifle à l'écologie permis de saborder l'USS Spiegle Grove en 2002 comme on le voit à droite.

L'US Navy ne pouvant pas garantir à l'EPA que ces éléments ne poseraient pas de problèmes sanitaires ni environnementaux, une étude a donc été réalisée en situation réelle en 2004 et 2005. Des échantillons de différents types de matériaux contenant des PCB solides ont été placés dans de l'eau de mer et soumis à des condition similaires à celles rencontrées à la profondeur de l'épave (qui giserait entre environ 20 et 70 mètres de profondeur). Cette eau a ensuite été analysée.

Les résultats de cette étude ont été encodés dans un modèle informatique d'évaluation des risques baptisé PRAM (Prospective Risk Assessment Model). Ce programme devait déterminer la quantité de PCB à laquelle seraient exposés la faune et la flore marines ainsi que les plongeurs visitant le récif artificiel. L'évaluation du risque fut calculée à partir de plusieurs sources de données : les résultats du modèle PRAM, ceux provenant d'études effectuées sur des plongeurs et sur des échantillons de pêches obtenus avant l'immersion de l'Oriskany. Ces résultats furent ensuite comparés aux résultats d'études sanitaires publiés dans la littérature scientifique. L'EPA reçut les résultats de cette analyse en octobre 2005. Les experts concluaient que ni les plongeurs ni la consommation de poissons prélevés dans les parages par les pêcheurs amateurs ne devraient être menacés par les quantités de PCB restants dans le porte-avion. A l'aide du programme PRAM, l'US Navy estima également que les concentrations de PCB présentes dans l'eau, les sédiments et la faune marine ne devraient pas gravement perturber le milieu.

Toutefois certains scientifiques ainsi que Greenpeace ne furent pas du même avis. Ils estimèrent que l'USS Oriskany contenait encore 890 tonnes de produits toxiques ! Ils s'inquiétèrent auprès des autorités de savoir comment allaient réagir ces substances aux cyclones à répétition qui s'abattent en été dans cette région de Floride (rappelez-vous Katrina qui s'abattit à 100 km de là sur New Orleans) et quel sera l'état de l'épave d'ici 50 ou 100 ans ? L'EPA se voulut rassurante en rappelant que l'US Navy avait dépensé 13.29 millions de dollars pour dépolluer le porte-avion. Même si le bâtiment contenait encore des toxiques, l'affaire était entendue et le navire serait coulé au printemps 2006, juste avant la saison des ouragans.

A voir : L'immersion du porte-avion USS Oriskany en 2006 - MBT Divers

Aspect du navire dépollué avant immersion

Un porte-avion coulé ! Sabordage de l'USS Oriskany le 17 mai 2006 à 22.5 nm au SE de la passe de Pensacola en Floride, sur le site de Scuttle (30°02'38" N, 87°00'25" O) par 63 mètres de fond. L'immersion dura 37 minutes. Le porte-avion mesure 273 m de long et pèse 27100 tonnes. Voici une vue rapprochée prise de l'autre côté du navire. Dès le lendemain les responsables du Florida Fish & Wildlife vérifièrent l'état de l'épave et le surlendemain les reporters du Geographic Magazine filmèrent l'épave. Les autorités ont oublié de nous dire que 890 tonnes de produits toxiques ont également été jetés à la mer dans cette aventure ! Documents AP/US Navy et USS Oriskany Online.

En concertation avec le Ministère de l'Environnement et sous l'oeil vigileant de Greenpeace, l'US Navy décida donc de couler le porte-avion USS Oriskany au large des côtes de Floride. Ce genre d'opération est tout bénéfice, à la fois pour l'Etat qui fait l'économie du démantelement, pour le commerce local car lorsque l'épave est coulée à faible profondeur (moins de 50 mètres) les clubs de plongée attirent de nouveaux vacanciers des quatre coins de la planète et enfin pour l'environnement car l'épave va attirer des poissons, des crustacés, des algues ou toute une faune de petite et de grande taille qui jusqu'alors avait déserté la zone faute d'y trouver sa pitance et des abris ou se cacher.

L'épave du porte-avion USS Oriskany coulée au large de Pensacola en Floride. Les structures les plus élevées de l'épave apparaissent à 23 mètres de profondeur, le flight deck (piste d'envol) à 40 mètres. Avec toute la macrofaune qu'il attire, c'est un "spot" idéal pour les plongeurs !  Document USS Oriskany Online.

C'est ainsi que le 17 mai 2006 l'US Navy coula l'USS Oriskany et sa charge de produits toxiques au large de Pensacola (100 km à l'est de New Orleans), à exactement 30°02'38" N et 87°00'25" O comme on le voit ci-dessus et à gauche. En 37 minutes, le porte-avion gisait dans le Golfe du Mexique par 63 m de fond. Des experts ont estimé que la préparation et le sabordage de l'épave de l'USS Oriskany coûta au total 19 millions de dollars et devrait rapporter environ 92 millions de dollars par an au comté d'Escambia !

Généralement il faut attendre quelques mois après l'immersion d'une épave pour voir les premières créatures sous-marines venir s'y abriter. En quelques années c'est tout un microcosme qui peuple cette zone sous-marine auparavant déserte.

Notons à l'attention des plongueurs que dans cette région l'eau étant assez claire, la visibilité horizontale est d'environ 30 mètres. Malgré ces relativement bonnes conditions de plongée, le porte-avion est tellement grand qu'on ne le voit jamais entièrement. Le lieu est également fréquenté par des dauphins, des bancs de maquereaux, des barracudas, des merlins, des raies mantas, des requins ou des poissons-lune (mola-mola). Aujourd'hui le spot appelé "the island" est une attraction touristique qui se visite pour 145$ comprenant la location de 2 bouteilles et 2 plongées organisées par le club MBT Divers de Pensacola. L'affaire est effectivement très rentable !

Parmi les hauts-lieux de plongée réputés pour leurs épaves citons les Keys (Key Largo, etc.) situées au sud de la Floride, les Bahamas situés au large de Miami, Palau situé en Micronésie et l'atoll de Bikini, ces deux derniers sites abritant de nombreuses épaves de la Seconde guerre mondiale (rien qu'à Bikini il y a 21 épaves dont celle d'un porte-avion, un cuirasser, deux contre-torpilleurs et deux sous-marins !

Devant les bénéfices que procurent de tels sabordages, l'US Navy rassembla ses comptes et annonça qu'elle envisageait 8 autres opérations similaires pour ses navires vétérans de la Seconde guerre mondiale ou du Vietnam (des bâtiments âgés de 30 à 50 ans en général)...

Du coup, la France (et d'autres pays) eurent la même idée. Propriétaire du porte-avion Clémenceau (265 m de long, 51 m de hauteur) déclassé en 1997, la France chercha le moyen de s'en débarrasser.  Mais mal lui en prit. D'un part aucun pays européen ne possède les infrastructures pour démanteler de tels bâtiments. Il fallait donc envoyer le bâtiment en Inde, au Pakistan ou au Bangladesh. D'autre part, le démantelement de ce navire et le retrait de ses substances toxiques risquait de contaminer les ouvriers indiens qui travaillent quasiment tous à main nue et sans masque.

A gauche, l'épave du transporteur allemand Mercedes qui coula en 1984 au large de Palm Beach (Fl.) suite à une tempête. Il gît par 30 mètres de fond. Chaque année il reçoit la visite d'un bon millier de plongeurs. Document Terry Moore. A droite, immersion du HTMS Kut (ex-USS LSM-333) dans la baie de Pattaya (Koh Sak) en Thailande le 20 septembre 2006. C'est le second récif artificiel immergé dans la baie. L'opération célébra le 60e anniversaire de règne du roi de Thailande.

Faisant suite à un refus de l'Inde de démanteler le porte-avion dans ces conditions et une forte opposition des ONG dont Greenpeace, le président Chirac ordonna finalement en 2005 de rapatrier le Clémenceau après un aller-retour remarqué jusqu'en Inde qui coûta tout de même 12 millions d'euros au contribuable ! Aujourd'hui la France cherche le moyen de couler les 22000 tonnes de son encombrant porte-avion qui rouille en rade de Brest...

En guise de conclusion

On peut porter un avis mitigé sur l'opportunité de créer des récifs artificiels. Ces objets souvent pollués représentent aussi des éléments artificiels qui n'ont pas leur place dans un environnement naturel que de surcroît, nous cherchons à protéger de toute influence humaine, généralement destructrice.

L'atitude des Etats-Unis comme des autres nations qui cherchent à tout prix à transformer les fonds marins en cimetière d'épaves quitte à polluer les eaux et ses habitants est une attitude irresponsable et scandaleuse. La mer serait-elle devenue le "nouvel eldorado" de nos autorités, un no man's land où tout serait permis à l'abri des regards indiscrets ? C'est ici que la pression des ONG et du public peut inciter les ministres de l'Environnement à plus de responsabilités vis-à-vis de la protection de la nature et indirectement de notre santé.

A voir : La Turquie fait couler un Airbus A300 à Kusadasi, 2016

Immersion de l'épave - Vidéo de l'épave

Des épaves surprenantes. A gauche, un DC3 coulé aux Bahamas, à l'extrémité SO de l'île de New Providence. Au centre, un Cessna coulé à Clifton Wall par 6 mètres de fond. Des séquences du film "Jaws IV" furent tournées à cet endroit. Notez la pauvreté du fond sous-marin dans cette région et l'encroûtement progressif de la carlingue. Certaines épaves gisant au fond des Bahamas l'ont été volontairement pour illustrer des films d'aventures. Certaines ont même été déplacées. A droite, l'épave du transporteur "Emmanuelle" (Sea Star II) coulé en 2002 au large des Bahamas. Documents Jay A. Stephenson, Bear Away et Xanadu Dive.

D'un autre côté, pour celui qui est attaché au développement durable, dans un lieu sous-marin déserté par la faune et la flore, un récif artificiel totalement dépollué où il ne reste que le métal ou le béton offre de nouveaux supports et quantités d'abris pour les créatures marines et favorise le développement de la biodiversité. Il offre également un important potentiel économique. Cela doit toutefois rester une solution d'appoint car il faut garder à l'esprit la préservation de la nature.

Que l'on crée un récit artificiel qui attirera les plongeurs ou qu'on démantèle un bâtiment qui fera vivre des milliers d'ouvriers durant plusieurs années, dans les deux cas la solution procure des bénéfices aux entreprises locales. Selon les circonstances, l'une ou l'autre solution peut même être encouragée par les ONG si le projet respecte l'environnement et la santé des touristes comme des travailleurs.

Mais si l'homme est capable de saccager la nature mieux que personne, reconnaissons qu'il peut également démanteler ou détruire ce qu'il a fabriqué au lieu de le jeter à la mer. Les océans ont vécu sans les produits manufacturés par l'homme durant des milliards d'années, ils peuvent encore se passer de lui !

Pour plus d'informations

Document T.Lombry.

Sur ce site

La terre (les océans)

L'eau, l'or bleu

La Terre, une planète fragile

Informations générales

Plongez au fond des océans (vidéos), Greenpeace

IFREMER

Convention de Londres

HELCOM, Commission d'Helsinki sur les munitions chimiques déversées en mer 

OSPAR, Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est

USS Oriskany

USS Oriskany Online

Vidéos sur la pollution des océans (YouTube)

A Plastic Ocean (Trailer), 2016

La Méditerranée, l’une des mers les plus polluées au monde BFMTV/Laurent Lombard, 2015

Le huitième continent, AFP, 2012

Articles sur la pollution marine

Pollution marine, UNESCO

Documents sur l'immersion des armes et produits toxiques, IDUM

The New Plastics Economy Rethinking the future of plastics (PDF), Forum Economique Mondial, 2016

Réponse à la pollution marine, Commission Européenne, 2014

Le Paardenmarkt, une décharge de munitions de la 1ère GM devant la côte belge (PDF), VLIZ.be

Inventory of Crap on the Ocean Floor, Discover (et l'article scientifique de PLOS, C.K.Pham et al.), 2014

Overview of Past Dumping at Sea of Chemical Weapons and Munitions in the OSPAR Maritime Area (PDF), OSPAR, 2010

Un peu plus de 600 000 km2 de déchets flottants, Greenpeace, 2008

Débris plastiques et pollution des océans (PDF), Greenpeace, 2007

Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets, IMO, 1972/2006

Décision 2850/2000/EC (traité sur les accidents ou la pollution délibérée du milieu marin), Parlement Européen, 2000

NATO and Partner Countries Study Defence-Related Radioactive and Chemical Contamination, OTAN, 1996

Incidences de la pollution sur la vie marine (PDF), IFREMER, 1968

Pollution marine et cétacés, Swiss Cetacean Society

L'eau en question, FNH

Organisations et clubs de plongée

CMAS

FFESSM

PADI

Forum Plongeur

Forum MDP

MBT Divers (Club de plongée de Pensacola, Fl.)

Xanadu Dive (Grand Bahama)

Aqaba Gulf Dive Center (Mer Rouge)

Livres

The Encyclopedia of Recreational Diving - French Edition (en français), PADI, 2011/2014

La plongée, G.Poulet/R.Barincou, Denoel, 1977/1993.

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