devoniak

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About devoniak

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    devoniak

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  • Hobbies
    Astophoto, observation visuelle
  • Adress
    66150 - ARLES SUR TECH
  • Personal website
  • Instruments
    SKYVISION 300
    C9,25
    LUNETTE 80 ED
    MONTURE GM8 / SYSTEME GEMINI
    AZEQ6
    STAR ADVENTURER MINI
    CANON 6D astrodon / 1300D
    GPCAM 3 224MC

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  1. Bonsoir, Hier soir, je suis allé montrer les beautés du ciel à deux amis. Nous nous sommes donné rendez-vous au terrain de football de la commune de Corsavy à une quinzaine de minutes de voiture de chez moi. C’est un endroit où j’ai coutume de faire de l’imagerie car lorsque les conditions sont réunies, la turbulence peut y être très faible. Les prévisions météo étaient bonnes, hormis une humidité assez forte. Il ne devait pas y avoir de vent et donc la turbulence locale devait être nulle. Cela s’est vérifié lorsque j’ai fait la collimation. Ce point était primordial à mes yeux, car du fait la présence de la lune, en dehors des planètes, seul certain type d’objet allaient être jolis à regarder (ce qui s’est vérifié par la suite). Tout comme lors de ma dernière sortie, j’ai pu assembler mon « nouveau » télescope (un Skyvision de 300mm et 1200 mm de focale remis à neuf par StellarView) en une dizaine de minutes. La collimation a été un véritable jeu d’enfant (ce qui s’explique en partie par le fait que le barillet de mon télescope n'a que trois vis à tourner pour régler le primaire alors que le barillet des dobsons classique en a six). Mes amis sont arrivés peu de temps après, il était 20h15 environ. Nous avons alors commencé par regarder Saturne, d’abord avec le Nagler de 16mm, puis avec celui de 7mm. Il était possible de voir en plus de la division de Cassini sur les anneaux, l’ombre de la planète sur ces derniers, une bande sombre sur le globe, ainsi que plusieurs satellites dont Titan, Rhéa, Tethys, Dioné et Japet et peut-être par même par intermittence Encelade. Nous avons ensuite pointé Jupiter. Là aussi nous avons commencé par regarder au Nagler de 16mm, puis nous avons utilisé ceux de 7mm et 5mm. Nous avons pu voir trois des quatre satellites Galiléens , IO se trouvant derrière la planète. Plusieurs bandes équatoriales, dont une avec des échancrures, étaient visibles (quatre à cinq), mais la grande tache rouge ne l’était pas encore. Nous avons ensuite fait un détour par la lune, que nous avons contemplée avec les Nagler de 16mm, 7mm et 5mm. Mes amis ont été scotchés. La vue des cratères, les pics et reliefs ainsi que leurs ombres m’ont donné envie de m’attarder peut-être un peu plus sur cet objet à l’avenir. Il se pourrait que je ne fuie plus les nuits avec un quartier de lune pour faire du visuel. Par la suite nous avons regardé plusieurs objets du ciel profond. Pour les localiser et bien que je sache comment en pointer certains, j’ai fait appel à l’ordinateur d’assistance au pointage (un Nexus) et j’ai fait bouger mon télescope uniquement avec le DOBDRIVER. Le pointage a été encore plus précis que la fois précédente. J’ai noté que la précision de ce dernier dépend du choix des deux étoiles. La première cible a été l’amas d’Hercules M13 que l’on voyait en vision décalée à l’œil nu. Du fait de l’humidité et de la lumière de la lune, ce dernier nous a semblé fade au Nagler de 16mm. Il était nettement plus beau avec ceux de 7mm et 5mm. Avec ces derniers les étoiles en surimpression étaient visibles. Mes amis ont décrit la forme de cet amas comme ressemblant à un insecte écrasé (en ce qui me concerne j’y vois une araignée). Nous avons ensuite regardé la nébuleuse planétaire M57. Tout comme lors de ma dernière sortie, le bleu de la nébuleuse était visible, bien que moins prononcé. Les deux petites extensions qui font comme des sortes de poignées qui se trouvent de part et d’autre de l’anneau étaient visibles également. La petite étoile qui se trouve à côté de la nébuleuse, quant à elle, était à peine perceptible à la différence de la fois précédente. Mes amis sont ensuite partis. J’ai décidé de poursuivre ma soirée. J’ai alors pointé la nébuleuse planétaire M27 qui m’a déçu : cette dernière étant très étendue (c’est une exception pour ce type d’objet) elle se détachait à peine du fond de ciel quelques soit le grossissement. Je me suis alors dit que je devais trouver autre chose à observer que ce que j’observe habituellement (j’observe souvent dans un ciel sans lune). J’ai alors fait appel à la fonction Planificateur de l’application SKYSAFARI PRO pour constituer une liste d’objets ayant une chance d’être beaux à voir compte tenu des conditions d’observation. Les paramètres retenus étaient les suivants : Altitude (hauteur par rapport à l’horizon) d'au moins 45 degrés, une magnitude inférieure à 10, objet de type Nébuleuse Planétaire ou Amas Globulaires. J’ai alors pointé l’amas globulaire M71, qui m’a paru très faible (quelques soit le grossissement) mais qui était semble-t-il résolu pour ce que je pouvais en voir. J’ai ensuite pointé l’amas globulaire M56, qui était faible, lui aussi au Nagler de 16mm et qui qui semblait un peu mieux au Nagler de 7mm. J’en ai déduit que les amas globulaires s’accommodent mal d’un ciel avec de l’humidité et la présence de la lune. J’observerai de nouveau ces deux objets dans de meilleures conditions. J’ai ensuite pointé la nébuleuse planétaire NGC 7027 qui apparaissait comme une étoile bleue au Nagler de 16mm (c’est d’ailleurs ce qui a attiré mon attention car j’aurais pu la prendre pour une étoile avec cet oculaire). Elle conservait sa couleur bleue au Nagler de 7mm et avec celui de 5mm. Sa forme au Nagler de 7mm était une boule, tandis qu’au Nagler de 5mm elle semblait être une quadrilatère. J’ai ensuite pointé la nébuleuse planétaire NGC 6826 (Blinking Nebula). L’effet clignotant était perceptible quelques soit le grossissement utilisé (Nagler de 16mm et Nagler de 7mm): elle semblait tantôt être un point , tantôt être une boule. Par ailleurs, j’ai noté une couleur verte jaune au Nagler de 7mm. La fatigue a commencé à se faire sentir, il était près de 23h et un vent très froid à commencer à souffler. J’ai alors décidé de plier le matériel. Toutefois, j’ai jeté un dernier coup d’œil à Jupiter : la tache rouge commençait à être visible, cela m’a enchanté. La matériel a été plié en une dizaine de minutes. J’ai pris durant cette soirée la décision de toujours avec moi un dictaphone pour enregistrer mes observations, comme je le faisais pendant la période 2005-2008. Je me suis promis également de m’attarder sur les objets et de prendre le temps de les détailler avec chacun de mes oculaires et filtres si besoin. Je développerai prochainement mon retour d’expérience sur l’utilisation de lentilles souples pour régler les problèmes posés par l’astigmatisme car je commence à avoir du recul et je pense que cela peut constituer, sous conditions, une solution. Bon ciel à vous et au plaisir de vous croiser un soir 😊 Vincent
  2. Bonsoir, Je suis l’heureux propriétaire de l’un des premiers Dobson de marque Skyvision commercialisé (un 300 / 1200). Ce dernier n’avait pas été révisé depuis sa fabrication en 2005. C’est désormais chose faite depuis le mois de Septembre dernier. Les optiques ont été traitées, la motorisation type « DOB DRIVER 2 » devenue inopérante a été remise en état. La caisse du primaire qui était extrêmement lourde a été allégée sans pour autant perdre en rigidité. La cage du secondaire a été remplacée par une cage métallique plus rigide. Le système d’assistance au pointage de type SKYCOMMANDER a été remplacé a par un NEXUS beaucoup plus performant. Il permet d’avoir sur le téléphone une représentation dans l’application SKYSAFARI de ce qui figure à l’oculaire. Il me tardait de le tester, et j’attendais avec impatience des conditions clémentes pendant un week-end pour pouvoir le faire. En effet contrairement à l’astrophoto, je ne suis pas en mesure de m’en servir sur ma terrasse. Après avoir été rejoints par Pierre, nous avons décidé au vu des paramètres météo de nous rendre sur un site se trouvant sur la départementale D2 entre Caixas et Saint Michels Llotes. Ce site est situé à 600m d’altitude et il permet d’avoir un ciel avec un SQM de 21.1/21.2 au maximum. Selon le modèle de la chaine météo, l’humidité devait augmenter progressivement en cours de nuit et devait devenir gênante à partir de 2h du matin. Le vent dans cette zone devait être nul, ce qui permettait d’avoir de bonnes conditions de turbulence locale. Une fois sur place, le matériel fut monté en moins de 15 minutes, et après avoir pris un bon repas nous avons été rejoint par Bernard. Nous avons alors commencé la séance d’observation. Le SQM était alors de 20.8 au zénith et de 20.50 environ sur l’horizon. La collimation a été réalisée au laser puis a été affinée sur une étoile légèrement défocalisée à D de grossissement puis à 2D. La turbulence ne permettant de voir la tâche d’Airy, j’aurais pu l’affiner encore un peu plus sur les SPECKLES, chose que je n’ai pas faite. Nous avons commencé par regarder Saturne sur laquelle nous avons vu par intermittence la division de Cassini, une bande équatoriale, l’ombre de la planète sur l’anneau. Le spectacle était saisissant au Nagler de 7mm. Je ne me rappelle plus si nous avons grossi plus. Nous avons ensuite pointé Jupiter. Ce fut le premier objet où tous les trois avons commencé à faire des commentaires du type « c’est magnifique ». En effet nous avons pu voir de nombreux détails sur le disque : Multiples bandes équatoriales avec de subtiles nuances colorées, des échancrures, etc. Nous avons pu nous servir sur cette planète du Nagler de 5mm. Nous avons ensuite regardé l’amas M13 dans la constellation d’Hercules et nous avons été déçus. En effet celui-ci bien que parfaitement défini manquait de « peps » par rapport à d’autres fois où il avait plus d’éclat. La pollution lumineuse y était sans doute pour beaucoup. En effet le groupe observe souvent dans des conditions ou le SQM est supérieur à 21.5. Nous avons ensuite pointé M57 dans la Lyre. Nous avons été tous les trois été scotchés. Le bleu de la nébuleuse était saisissant au Nagler de 16mm. Cette couleur était toujours perceptible avec le Nagler de 7mm et quasi inexistante avec le Nagler de 5mm. Les deux petites extensions qui font comme des sortes de poignées qui se trouvent de part et d’autre de l’anneau (qui est en réalité ovale) étaient visibles. Une des moitiés de l’anneau semblait plus sombre. La zone centrale se détachait du fond du ciel. Nous avons ensuite pointé M27. Là aussi le spectacle était au rendez-vous. Au Nagler de 16mm la nébuleuse avait la forme d'une haltère avec des extensions sur les côtés. Elle offrait peu de de détails à ce grossissement. Nous avons pu voir des détails de structures dans la partie en forme d’haltère et dans les extensions avec le Nagler de 7mm. Avec cet oculaire quelques étoiles pouvaient être perçues en vision directe et la centrale apparaissait en vision décalée. Cette dernière devenait visible en vision directe avec le Nagler de 5mm. Nous nous sommes ensuite attardés sur les dentelles du Cygne. La grande dentelle et le balai de la sorcière nous ont là aussi offert un spectacle magnifique au Nagler de 16mm avec le filtre OIII. Ce n’a pas été toutefois la meilleure vision que j’en ai eue. Il me tarde de revoir cet objet dans de meilleures conditions. Nous avons ensuite vu NGC 891 et M33, mais du fait de la dégradation progressive des conditions météo le spectacle fut décevant. Ces objets ne se détachaient pas du fond du ciel. Nous avons vu quand même la bande d’absorption de NGC 891 au Nagler de 7mm (elle n’était pas visible au Nagler de 16mm). Nous ne nous sommes donc pas attardé dessus. Nous avons terminé la soirée sur M31. Il était possible de voir les deux galaxies satellites en même temps que la grande galaxie d’Andromède et une de ses bandes d’absorptions avec le Nagler de 20mm. Le spectacle était là aussi saisissant, mais on sentait que l’on pouvait faire nettement mieux sous un meilleur ciel. Au final je suis pleinement satisfait de mon nouvel instrument, et il me tarde de pouvoir m’en servir à nouveau dans de meilleures conditions. PS : voici un paysage avec la voie lactée, le Canigou et des arbres 😊 Vincent
  3. Bonsoir, Il y a quelques mois, j’ai investi dans un boitier ASI AIR PRO, une lunette TS 76/342EDPH avec le système de mise au point EAF ainsi que dans une caméra refroidie ASI 183mm PRO et une roue à filtres. J’avais dans le même temps changé le trépied, et pris un PLANET BERLEBACH. Mon but étant de me servir le plus souvent possible de ce matériel, j’ai cherché à identifier et à corriger les causes des dérives et des pertes de mise en station que j’observais lors de mes séances photos sur ma terrasse. Pour réduire le phénomène de glissement provoqué par la pente de cette dernière, j’ai collé des carreaux de céramique pour bloquer les pointes de chaque pied. Les tests réalisés au POLEMASTER montraient toujours des problèmes. J’ai alors décidé de comparer les résultats de la mise en station avec ce dispositif avec ceux de la mise en station réalisée avec le boitier ASI AIR. Le résultat fut surprenant : la dérive observée suite à une mise en station au POLEMASTER est plus importante (quelques minutes) que celle observée suite à une mise en station avec le boitier ASI AIR (une fraction de secondes). Par ailleurs cette dernière est plus stable…. Depuis je me sers uniquement de la mise en station avec le boitier ASI AIR. Je dois maintenant apprendre à rendre le cadrage de la caméra identique d’une session à l’autre pour cumuler les poses. Une fois ce problème réglé je pourrais faire comme tous ceux qui prennent leurs pieds en faisant des images sur plusieurs années. Voici le résultat d’une de mes sessions : NGC 6995 avec des poses de 60 secondes réparties de la façon suivante : 60 en rouge, 80 en vert, 60 en bleu. J’ai fait des poses en luminance mais ces dernières ont été mal cadrées et je dois tout recommencer. J’ai remarqué que je me débrouille mieux avec PIX INSIGHT qu’avec SIRIL. Je vais donc pré traiter et traiter mes images avec PIX INSIGHT. Pour les amateurs de visuel : comme je vais pouvoir imager sur ma terrasse en semaine, je vais profiter des week-ends pour faire des sorties dans mes spots favoris et le SKYVISION a été révisé et mis au gout du jour 😊 Bon ciel Vincent
  4. Bonjour, Voici le premier résultat de ma session photo de la nuit. La voie lactée au dessus de la falaise qui surplombe le mas de la guardia à Arles-sur-Tech. Cette image a été réalisée avec l'empilement de 20 poses de 8 secondes à 3200 iso prises au canon R6 avec un objectif de 24/70mm ouvert a 2-8. L'empilement a été réalisé avec SEQUATOR, et le traitement sous LIGHTROOM. Lien la full : https://1drv.ms/u/s!Av0AgEx_bcdckbFXl5haiDLbdvouvw?e=cSgwTB Vincent
  5. Bonsoir, Depuis dimanche, je teste mon nouveau matériel pour faire de la photo sur ma terrasse. Avec le Celestron 9, je rencontrai des problèmes de perte de mise en station en cours de session que j’imputai à des flexions du trépied, à des possibles glissements occasionnés par la pente de la terrasse, ainsi qu’à des tassements du sol. J’ai donc fait l’acquisition d’une lunette TS OPTICS 76 EDPH beaucoup plus légère, ne nécessitant qu’un seul contrepoids au lieu de trois. J’ai également changé le trépied et collé des morceaux de carrelage pour l’empêcher de glisser. Dans le même temps, et dans un souci de simplification, j’ai acquis un boitier ASIAIR PRO et fait équiper la nouvelle lunette d’une mise au point automatisée EAF. Pour alimenter le tout, j’ai remplacé mes batteries au plomb par une batterie au lithium ARTESKY avec un régulateur de tension. Comme je souhaite automatiser le déclenchement de mes résistances chauffantes, l’alimentation est gérée par un boitier PEGASUS ASTRO. Le pilotage du boitier ASIAIR PRO est tellement simple que j’ai pu réaliser dès ma deuxième session une photo de M101 en LRGB (en une heure au total - sans aucune prétention). La mise au point se fait automatiquement à chaque changement de filtre ou en cas de changement de température. Le pointage est fait par PLATESOLVE. Par acquit de conscience j’ai fait la mise en station au POLEMASTER. J’ai pu constater que cette dernière ne bougeait pas d’une session à l’autre. Ce soir (un troisième test est en cours), elle n’avait pas bougé par rapport à hier et avant-hier. Je suis conquis. Bon ciel Vincent
  6. Bonjour, Comme prévu, j’ai participé au Festival de Tautavel Vendredi et Samedi dernier. Comme chaque année j’ai eu le plaisir de retrouver mes amis d’observation et nous avons bien rigolé. J’avais préparé mon matériel durant la semaine : J’ai descendu le télescope de la terrasse (ou il se trouvait pour faire des tests) ; Puis j’ai monté le matériel dans mon garage dans la configuration pour faire de l’observation visuelle de façon à éviter d’emmener trop de choses ; Puis j’ai vérifié le réglage de la nouvelle commande manuelle, achetée spécialement pour l’occasion, pour piloter le moteur de mise au point. Vendredi soir, le mauvais temps était de la partie et il a été impossible de montrer quoi que ce soit aux gens qui s’étaient déplacés. Cela a été frustrant car j’aime bien les voir découvrir les splendeurs du ciel et j'imaginais leur déception. Samedi soir a failli être à l’image de Vendredi. Par chance le ciel s'est dégagé en cours de soirée. Après quelques sueurs froides avec la mise au point, et un alignement de la monture rendu hasardeux à cause des nuages motorisé (je n’étais pas assez patient et tellement désireux de montrer le ciel aux gens présents), la soirée a pu commencer. J’ai ainsi pu faire découvrir quelques classiques aux personnes qui avaient patienté : M27, M57, Saturne et ses anneaux, Jupiter…. Il me tarde de recommencer l’année prochaine. Vincent
  7. Bonjour, Je viens de terminer les tests d’intégration matériel et logiciel de ma caméra d’acquisition refroidie ASI 183MM PRO et de la roue à filtres EFW à 8 positions. J’ai également analysé la cause de mon problème de perte de connexion sur la caméra d’autoguidage. Lors du montage de ce matériel avec le réducteur de focale STAR ARIZONA NIGHT OWL, je me suis rendu compte que les bagues fournies ne permettaient pas d’avoir un tirage (distance entre le réducteur et la caméra) correct. En effet, les bagues fournies permettent d’obtenir un tirage de 39,5mm au lieu des 38,5mm requis. J’ai donc commandé les bagues nécessaires. Une fois le montage mécanique réalisé, je me suis rendu compte que la camera requiert impérativement que l’ensemble des câbles USB (y compris celui qui se trouve entre le HUB et le PC) soient des câbles USB 3 de bonne qualité, sinon la caméra n’est pas détectée. Une fois ce problème résolu, je me suis rendu compte que si la caméra est reliée à un HUB sur lequel se trouve plusieurs périphériques USB, il ne faut pas de servir des prises USB qui se trouvent sur la caméra elle-même pour piloter la roue à filtres, car cela peut faire planter le HUB. Il faut connecter la roue à filtres directement sur le HUB. Une fois ces petits problèmes détectés et corrigés, j’ai pu réaliser une mise au point approximative sur une cible se situant à 1,5 kilomètres de distance, ce qui m’a permis de tester le bon fonctionnement de l’ensemble avec mes logiciels d’imagerie favoris. Je devrais la refaire avec les bagues permettant d’avoir le bon tirage. J’ai ensuite cherché à reproduire mes problèmes de déconnection avec la caméra d’autoguidage. Une fois les tests réalisés, je me suis rendu compte que mes problèmes sont provoqués par un jeu entre la prise de la caméra et le câble USB. Ce problème n’ayant pas pu être résolu avec de la pate de fixe, j’ai en commandé une autre. La prochaine session de tests sera à conduire en journée pour déterminer la mise au point approximative avec le tirage recommandé pour le réducteur de focale. La session suivante quant à elle devra être conduite sur ciel. Vivement que la météo s’améliore. Vincent
  8. Bonjour, Voici le maximum de détails qu'il est possible de photographier avec un simple trépied photo et mon matériel actuel depuis mon balcon situé en centre ville. Toutes les structures de couleur rouge sont des nébuleuses. Cette image est le résultat de l'empilement de 40 images. Chaque image est une pose de 20 secondes à 3200 iso réalisées avec un 6D defiltré refiltré astrodon et un objectif samyang de 14mm ouvert a 2,8. Sans l'extinction de l'éclairage public il n'aurait pas été possible de réaliser cette image avec un matériel aussi limité. S'il n'y avait pas l'éclairage du parking, j'aurais pu assombrir encore plus le fond du ciel. Vincent
  9. Bonjour, Je savais qu’hier soir, la lune ne serait plus gênante à partir de 23h30 environ. La météo était, à priori, au moins aussi bonne que la veille. Par ailleurs l’éclairage public à Arles-sur-tech est éteint, pendant la durée du confinement, de 22h jusqu'à 4 h du matin. J’ai donc décidé de profiter du créneau allant de 23h30 à 04h00 pour prendre en photo la nébuleuse de la rosette. J’avais en outre décidé de tester l’influence du niveau de la monture sur mon problème de perte d’alignement. Contrairement aux fois précédentes, j’ai commencé par mettre la monture à niveau. Puis comme la veille, j’ai placé une cale très lourde (un pied de parasol en métal qui doit peser environ 20 kilos) au niveau du pied de la jambe se trouvant dans le sens de la pente de la terrasse. J’ai ensuite monté tout le matériel, fait l’alignement polaire avec le Polemaster, effectué la mise au point sur une étoile avec la fonction du logiciel APT permettant d’utiliser les moteurs de l’autofocus de l’objectif (fonction LENSCONTROL), puis pointé la nébuleuse de la rosette avec la fonction d’astrométrie (fonction POINTCRAFT). Lors de la mise au point, la FWHM mesurée, à 300mm de focale, était comprise entre 2,5 et 3. Le SQM dans la zone du ciel où se trouve la nébuleuse de la rosette était de l’ordre de 20,7 à 20,8 (la transparence était donc un peu moins bonne que la veille). À la fin de la soirée, lorsque l’éclairage public s’est rallumé le SQM mesuré a chuté, dans la même zone, à 20,5 environ. Ce qui confirme que l'éclairage public de la commune, fait perdre de 0,2 à 0,3 point de SQM. Après le pointage de la nébuleuse, j’ai testé la mise en station : elle s’était décalée, tout comme la veille. Je l’ai donc corrigée, puis j’ai recentré l’objet avant de lancer ma session de prise de vues. Ensuite, je suis revenu chaque heure contrôler si la mise en station s'était dégradée ou la survenue d’un éventuel problème. Lors de mon premier contrôle, j’ai dû de nouveau faire une correction de mise en station puis recentrer l’objet. Lors des contrôles suivants, aucune correction de ce type n'a été nécessaire. Il semblerait donc que dans le cas de la terrasse, le niveau de la monture ne soit pas le facteur unique permettant d’expliquer mon problème. Je changerai donc le trépied. À la fin de la session, j’ai réalisé mes flats avec mon écran à flat, puis j’ai plié le matériel. Il était 5 h du matin quand je suis rentré dans mon appartement. Lorsque j’ai analysé mes images brutes en vue de préparer leur pré-traitement et traitement, j’ai constaté que la température du capteur était comprise entre 5 et 8 degrés, alors que la veille elle était comprise entre 11 et 14 degrés. N’ayant pas de darks à cette température j’ai dû compléter ma bibliothèque de darks en reproduisant les conditions de la nuit. J’ai donc placé mon appareil photo brièvement au congélateur puis dans le frigo, j’ai ainsi pu avoir des darks qui conviennent pour une plage de températures allant de 1 à 11 degrés. Voici le résultat de ma soirée : · Empilement de 328 images de 30 secondes à 3200 ISO, l’objectif était ouvert à 5,6. · L’image a été prétraitée puis traitée intégralement avec le logiciel SIRIL en utilisant 20 flats à 100 iso calibrés avec des offsets adaptés 34 darks et 50 offsets à 3200 iso. Lien vers la full : nebuleuse de la rosette au 300mm avec le 6D astrodon Vincent
  10. Bonjour, La nuit dernière la météo annonçait un ciel dégagé mais avec beaucoup de vent en rafale. J’ai alors décidé de faire un point de situation vers 21h pour voir ce qu’il allait en être réellement. Je me suis rendu compte que les rafales étaient extrêmement rares et peu puissantes. Par ailleurs comme il ne faisait pas encore trop froid, mes voisins ne se chauffaient pas avec leurs cheminées, et de ce fait il n’y avait pas de fumée qui venait sur ma terrasse. J’ai alors décidé de monter mon appareil photo canon 6D refiltré astrodon sur ma monture AZ EQ6 avec l’objectif 70-300 IS STM II. Ceci fait, j’ai effectué la mise en station avec le polemaster puis j’ai réalisé la mise au point sur une étoile moyennement brillante proche d'Algol dans la constellation de Persée. J’avais défini ma cible la veille au soir lors d’une tentative de prise de vues avortée en raison du vent : NGC 1499 (la nébuleuse California). Je me suis rendu compte que la turbulence était assez importante, je me suis donc limité à une focale de 135mm pour avoir des étoiles fines. J’ai alors lancé ma session de prise de vues un peu après 22h (heure à laquelle durant le confinement la municipalité d’Arles-sur-tech coupe l’éclairage public). Le SQM au zénith était de 21,06 (soit 0,26 point de mieux que ce que je relève normalement). J’avais décidé de scinder ma session en plusieurs séquences de prise de vues d une heure environ, et de venir contrôler si tout se passait bien. Ainsi j’ai pu gérer manuellement le retournement au méridien du matériel (du fait des phénomènes de glissement dû à la déclivité de la terrasse, je préfère surveiller de près cette étape) et gérer un changement de batterie. A la fin de ma session, j’ai réalisé ma série de flats, puis j’ai plié mon matériel. Il était alors quatre heures du matin. Voici le résultat de ma soirée : · Empilement de 318 images de 30 secondes à 3200 ISO, l’objectif était ouvert aa5,6. · L’image a été prétraitée puis traitée intégralement avec le logiciel SIRIL en utilisant 11 flats à 100 iso calibrés avec des offsets adaptés, 33 darks et 50 offsets à 3200 iso . Je la prétraiterai et traiterai intégralement bientôt sous PIXINSIGHT. Vincent Lien vers la full : https://1drv.ms/u/s!Av0AgEx_bcdckYd7X_zRdkA-P4c1cQ?e=jy7Vc0 Vincent
  11. Bonjour, Voici une image composée de deux photos prises l’une à la suite de l’autre depuis ma terrasse avec le canon 6D modifié et l’objectif SAMYANG 14mm ouvert à 2,8: 1. Une pose de 30 secondes sans suivi à 3200 iso pour l’avant plan; 2. Une pose de 180 secondes à 3200 iso avec suivi du mouvement de rotation de la terre pour avoir des étoiles ponctuelles. On peut voir l’abbaye saint marie, la constellation d’orion et les nébulosités qui apparaissent en rouge (on voit m42, on devine la boucle de barnard, la nebuleuse de la rosette, la zone ou se trouve tete de cheval, la nébulosité située en haut de la constellation d’orion), ainsi que les pleiades. On voit également, la pollution lumineuse produite l’éclairage du parking des bus (elle est éblouissante même depuis le pin parasol) et celle produite par le panneau d’information qui a eu un dysfonctionnement (il clignotait). L’effet de ces deux sources de pollution a été accru par la très forte humidité qui a diffusé la lumière. Néanmoins, du fait de l'extinction de l'éclairage des rues, le SQM au zénith, au meilleur de la soirée, était de 21,08 alors que d’habitude il est de 20,80 (soit un gain 0,28 ce qui qui n’est pas négligeable). Il est a noter qu’avant les travaux pour changer l’éclairage il était de 20.60. Amicalement Vincent Lien vers la l'image plein format: ici
  12. Bonjour, Hier, j’ai reçu mon 6D défiltré / refiltré ASTRODON par EOS FOR ASTRO. J’ai fait faire cette modification pour le rendre plus apte à la prise de photos de nébuleuses. Il me tardait de l’utiliser. Comme la météo était clémente et que mes voisins ne se chauffaient pas avec leur cheminée, ma terrasse était utilisable pour faire de l’imagerie. J’en ai donc profité. Durant cette séance j’ai utilisé ma monture AZ EQ6 en conjonction avec une « queue d’arronde mâle type vixen multifonction pour autoguidage », ce qui m’a permis d’autoguider durant la session avec le chercheur. J’ai placé sur cette queue d’arronde la mini queue d’arronde que j’utilise habituellement avec la STAR ADVENTURER MINI et la rotule lourde de chez TS OPTICS. J’ai placé sur cette dernière le 6D. En serrant à fond toutes les molettes, l’ensemble était bien rigide. Après une mise en station rapide réalisée avec le POLEMASTER, fait la mise au point avec les fonctions LENS CONTROL et FOCUS AID du logiciel APT, j’ai pointé ma cible avec la fonction POINTCRAFT : les nébuleuses du cœur et de l’âme (IC1805 et IC 1848). A l’aide d’un logiciel (coelix en l’occurrence), j’avais déterminé un point précis dans le ciel permettant d’avoir avec le 6D et l’objectif de 300mm les deux objets simultanément dans le champ (y compris dans celui de la hauteur du capteur). Malheureusement la fonction dithering (activée pour éviter l’apparition de trames) et un problème de flexion du trépied, et peut être même de glissement de la monture (provoqué par la déclivité de la terrasse) ont réduit sensiblement le champ réellement exploitable (je ne m’en suis rendu compte qu’en cours de session). J’ai déterminé quel était le temps de pose à 3200 ISO permettant d’avoir un fond de ciel pas trop important (j’avais lu qu’il était inutile que le bruit du fond de ciel aille au-delà de 5 fois le bruit de lecture de l’appareil). A la fin de la session, j’ai fait mes flats. Le SQM était de 20.53 en début de session et est monté à 20.83 au milieu de cette dernière. J’ai réalisé le pré traitement et le traitement avec SIRIL : · 377 images prises, 270 empilées ; · 50 offsets ; · 33 darks issus de ma bibliothèque de darks réalisés dans le frigo ; · 8 flats de ¼ de secondes à 100 iso, pré-traités avec des offsets spécifiques ; Quelques ajustement sous LIGHTROOM. Après coup : Je me rend compte que j’aurai dû utiliser la rotule pour mettre les deux objets dans le sens de la longueur et non pas de la hauteur (j’ai vérifié le montage permet de le faire). Je vais refaire l’ensemble du pré traitement et du traitement sous pix-insight, mais je dois tout d’abord acheter un disque dur spécifique de 1 TO minimum. En effet, avec seulement 377 images j’ai utilisé 277 GO d’espace disque. Vincent Lien vers la full : ic1805 - ic1848
  13. Bonjour, Lors de mes soirées précédentes, j’ai commencé à étudier la façon dont le vent pouvait influer sur le seeing. En effet en zone de montagne les conditions locales peuvent rendre une soirée où les conditions de seeing seraient très bonnes selon les prévisions, très mauvaises dans la pratique. J’ai remarqué que l’absence de vent sur le site où l’on observe était souvent gage d’un ciel stable au zénith ou dans des zones du ciel proche de ce dernier, mais que cela n’est pas suffisant dès lors que l’on commence à observer des objets se trouvant au-dessus d’une ligne de crête (même si ces dernières se trouvent sous ou au ras de la ligne d’horizon) : En effet certains soirs le seeing peut être très mauvais jusqu’à plusieurs dizaines de degrés au-dessus de ces dernières, tandis que d’autres soirs il est très bon. J’en ai déduit qu’il convenait également de s’inquiéter du vent sur les reliefs qui se trouvent dans la direction où l’on compte observer. Pour ce faire j’utilise les cartes AROME HD zoom qui sont disponibles sur le site METEOCIEL : je zoom sur la zone qui m’intéresse et je sélectionne « Vent moy » puis je fais défiler les heures. Je peux ainsi me faire une idée de ce qui va se passer en cours de nuit et choisir le meilleur site en fonction des paramètres météo. Revenons-en à la soirée d’observation : hier soir j’ai été observer les planètes sur le terrain de foot de CORSAVY. Les modèles météo indiquaient qu’il n’y aurait pas ou peu de vent en début de soirée sur le site, et qu’il allait devenir nul progressivement sur les montagnes qui se trouvent à l’est et au sud. Une fois sur place j’ai constaté la présence de brumes au-dessus des lignes de crête, cela c’est ressenti sur le SQM qui n’a pas été au-dessus de 21,0/21,1 à l’est et au sud et qui a été jusqu’à 21,3/21,4 à l’ouest et au nord ainsi qu’au zénith. Cela s’est vu sur des objets du ciel profond que j’ai regardé en visuel avec le C9 : M13 manquait de PEPS tout comme M27. M57 quant à elle s’en sortait un peu mieux. Les objets comme M33 ou NGC891 ne se détachaient pas du fond de ciel. J’ai pointé les planètes géantes. Au début de la soirée pendant qu’elles étaient au Méridien (plein sud donc au plus haut dans le ciel), j’ai pu voir le début du passage de Callisto devant Jupiter ainsi que de nombreux détails dans les bandes équatoriales. Sur Saturne la division de Cassini était visible sur tout le tour de l’anneau, de même que l’ombre de la planète, une bande équatoriale. Toutefois la vision s’est dégradée à mesure que ces deux planètes baissaient sur l’horizon et qu’elles se rapprochaient d’une zone se trouvant à proximité d’une montagne sur laquelle le vent soufflait un peu (confirmé en consultant les archives AROME). Après l’avoir regardé à l’oculaire, j’ai capturé des images de Mars de 23h30 jusqu’à une 01h du matin (je devais rentrer car j’avais des obligations pendant la matinée). J’ai pu mettre en pratique ce que j’avais lu depuis ma dernière session de photographie planétaire (réglage du noir, utilisation de l’histogramme pour avoir la meilleure dynamique possible sans saturer l’image). Au vu des résultats encourageants, j’ai décidé d’utiliser ma powermate 2X pour agrandir l’image. Contrairement à ce que je m’attendais, j’ai trouvé que la mise au point était plus aisée et que les détails étaient nettement plus simple à voir à l’écran. J’ai pu utiliser des temps de pose de l’ordre de 2,5ms. Voici le résultat de ma première session martienne réalisé a partir d’un séquence de 16 686 images acquises en 180 secondes avec un temps de pose de 2,5ms chacune. Seulement 50% ont été conservées. Traitement sous autostackaert, registax 6 et lightroom. Vincent