devoniak

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About devoniak

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    devoniak

Personal Information

  • Hobbies
    Astophoto, observation visuelle
  • Adress
    66150 - ARLES SUR TECH
  • Personal website
  • Instruments
    SKYVISION 300
    C9,25
    LUNETTE 80 ED
    MONTURE GM8 / SYSTEME GEMINI
    AZEQ6
    STAR ADVENTURER MINI
    CANON 6D astrodon / 1300D
    GPCAM 3 224MC

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  1. Bonjour, Je viens de terminer les tests d’intégration matériel et logiciel de ma caméra d’acquisition refroidie ASI 183MM PRO et de la roue à filtres EFW à 8 positions. J’ai également analysé la cause de mon problème de perte de connexion sur la caméra d’autoguidage. Lors du montage de ce matériel avec le réducteur de focale STAR ARIZONA NIGHT OWL, je me suis rendu compte que les bagues fournies ne permettaient pas d’avoir un tirage (distance entre le réducteur et la caméra) correct. En effet, les bagues fournies permettent d’obtenir un tirage de 39,5mm au lieu des 38,5mm requis. J’ai donc commandé les bagues nécessaires. Une fois le montage mécanique réalisé, je me suis rendu compte que la camera requiert impérativement que l’ensemble des câbles USB (y compris celui qui se trouve entre le HUB et le PC) soient des câbles USB 3 de bonne qualité, sinon la caméra n’est pas détectée. Une fois ce problème résolu, je me suis rendu compte que si la caméra est reliée à un HUB sur lequel se trouve plusieurs périphériques USB, il ne faut pas de servir des prises USB qui se trouvent sur la caméra elle-même pour piloter la roue à filtres, car cela peut faire planter le HUB. Il faut connecter la roue à filtres directement sur le HUB. Une fois ces petits problèmes détectés et corrigés, j’ai pu réaliser une mise au point approximative sur une cible se situant à 1,5 kilomètres de distance, ce qui m’a permis de tester le bon fonctionnement de l’ensemble avec mes logiciels d’imagerie favoris. Je devrais la refaire avec les bagues permettant d’avoir le bon tirage. J’ai ensuite cherché à reproduire mes problèmes de déconnection avec la caméra d’autoguidage. Une fois les tests réalisés, je me suis rendu compte que mes problèmes sont provoqués par un jeu entre la prise de la caméra et le câble USB. Ce problème n’ayant pas pu être résolu avec de la pate de fixe, j’ai en commandé une autre. La prochaine session de tests sera à conduire en journée pour déterminer la mise au point approximative avec le tirage recommandé pour le réducteur de focale. La session suivante quant à elle devra être conduite sur ciel. Vivement que la météo s’améliore. Vincent
  2. Bonjour, Voici le maximum de détails qu'il est possible de photographier avec un simple trépied photo et mon matériel actuel depuis mon balcon situé en centre ville. Toutes les structures de couleur rouge sont des nébuleuses. Cette image est le résultat de l'empilement de 40 images. Chaque image est une pose de 20 secondes à 3200 iso réalisées avec un 6D defiltré refiltré astrodon et un objectif samyang de 14mm ouvert a 2,8. Sans l'extinction de l'éclairage public il n'aurait pas été possible de réaliser cette image avec un matériel aussi limité. S'il n'y avait pas l'éclairage du parking, j'aurais pu assombrir encore plus le fond du ciel. Vincent
  3. Bonjour, Je savais qu’hier soir, la lune ne serait plus gênante à partir de 23h30 environ. La météo était, à priori, au moins aussi bonne que la veille. Par ailleurs l’éclairage public à Arles-sur-tech est éteint, pendant la durée du confinement, de 22h jusqu'à 4 h du matin. J’ai donc décidé de profiter du créneau allant de 23h30 à 04h00 pour prendre en photo la nébuleuse de la rosette. J’avais en outre décidé de tester l’influence du niveau de la monture sur mon problème de perte d’alignement. Contrairement aux fois précédentes, j’ai commencé par mettre la monture à niveau. Puis comme la veille, j’ai placé une cale très lourde (un pied de parasol en métal qui doit peser environ 20 kilos) au niveau du pied de la jambe se trouvant dans le sens de la pente de la terrasse. J’ai ensuite monté tout le matériel, fait l’alignement polaire avec le Polemaster, effectué la mise au point sur une étoile avec la fonction du logiciel APT permettant d’utiliser les moteurs de l’autofocus de l’objectif (fonction LENSCONTROL), puis pointé la nébuleuse de la rosette avec la fonction d’astrométrie (fonction POINTCRAFT). Lors de la mise au point, la FWHM mesurée, à 300mm de focale, était comprise entre 2,5 et 3. Le SQM dans la zone du ciel où se trouve la nébuleuse de la rosette était de l’ordre de 20,7 à 20,8 (la transparence était donc un peu moins bonne que la veille). À la fin de la soirée, lorsque l’éclairage public s’est rallumé le SQM mesuré a chuté, dans la même zone, à 20,5 environ. Ce qui confirme que l'éclairage public de la commune, fait perdre de 0,2 à 0,3 point de SQM. Après le pointage de la nébuleuse, j’ai testé la mise en station : elle s’était décalée, tout comme la veille. Je l’ai donc corrigée, puis j’ai recentré l’objet avant de lancer ma session de prise de vues. Ensuite, je suis revenu chaque heure contrôler si la mise en station s'était dégradée ou la survenue d’un éventuel problème. Lors de mon premier contrôle, j’ai dû de nouveau faire une correction de mise en station puis recentrer l’objet. Lors des contrôles suivants, aucune correction de ce type n'a été nécessaire. Il semblerait donc que dans le cas de la terrasse, le niveau de la monture ne soit pas le facteur unique permettant d’expliquer mon problème. Je changerai donc le trépied. À la fin de la session, j’ai réalisé mes flats avec mon écran à flat, puis j’ai plié le matériel. Il était 5 h du matin quand je suis rentré dans mon appartement. Lorsque j’ai analysé mes images brutes en vue de préparer leur pré-traitement et traitement, j’ai constaté que la température du capteur était comprise entre 5 et 8 degrés, alors que la veille elle était comprise entre 11 et 14 degrés. N’ayant pas de darks à cette température j’ai dû compléter ma bibliothèque de darks en reproduisant les conditions de la nuit. J’ai donc placé mon appareil photo brièvement au congélateur puis dans le frigo, j’ai ainsi pu avoir des darks qui conviennent pour une plage de températures allant de 1 à 11 degrés. Voici le résultat de ma soirée : · Empilement de 328 images de 30 secondes à 3200 ISO, l’objectif était ouvert à 5,6. · L’image a été prétraitée puis traitée intégralement avec le logiciel SIRIL en utilisant 20 flats à 100 iso calibrés avec des offsets adaptés 34 darks et 50 offsets à 3200 iso. Lien vers la full : nebuleuse de la rosette au 300mm avec le 6D astrodon Vincent
  4. Bonjour, La nuit dernière la météo annonçait un ciel dégagé mais avec beaucoup de vent en rafale. J’ai alors décidé de faire un point de situation vers 21h pour voir ce qu’il allait en être réellement. Je me suis rendu compte que les rafales étaient extrêmement rares et peu puissantes. Par ailleurs comme il ne faisait pas encore trop froid, mes voisins ne se chauffaient pas avec leurs cheminées, et de ce fait il n’y avait pas de fumée qui venait sur ma terrasse. J’ai alors décidé de monter mon appareil photo canon 6D refiltré astrodon sur ma monture AZ EQ6 avec l’objectif 70-300 IS STM II. Ceci fait, j’ai effectué la mise en station avec le polemaster puis j’ai réalisé la mise au point sur une étoile moyennement brillante proche d'Algol dans la constellation de Persée. J’avais défini ma cible la veille au soir lors d’une tentative de prise de vues avortée en raison du vent : NGC 1499 (la nébuleuse California). Je me suis rendu compte que la turbulence était assez importante, je me suis donc limité à une focale de 135mm pour avoir des étoiles fines. J’ai alors lancé ma session de prise de vues un peu après 22h (heure à laquelle durant le confinement la municipalité d’Arles-sur-tech coupe l’éclairage public). Le SQM au zénith était de 21,06 (soit 0,26 point de mieux que ce que je relève normalement). J’avais décidé de scinder ma session en plusieurs séquences de prise de vues d une heure environ, et de venir contrôler si tout se passait bien. Ainsi j’ai pu gérer manuellement le retournement au méridien du matériel (du fait des phénomènes de glissement dû à la déclivité de la terrasse, je préfère surveiller de près cette étape) et gérer un changement de batterie. A la fin de ma session, j’ai réalisé ma série de flats, puis j’ai plié mon matériel. Il était alors quatre heures du matin. Voici le résultat de ma soirée : · Empilement de 318 images de 30 secondes à 3200 ISO, l’objectif était ouvert aa5,6. · L’image a été prétraitée puis traitée intégralement avec le logiciel SIRIL en utilisant 11 flats à 100 iso calibrés avec des offsets adaptés, 33 darks et 50 offsets à 3200 iso . Je la prétraiterai et traiterai intégralement bientôt sous PIXINSIGHT. Vincent Lien vers la full : https://1drv.ms/u/s!Av0AgEx_bcdckYd7X_zRdkA-P4c1cQ?e=jy7Vc0 Vincent
  5. Bonjour, Voici une image composée de deux photos prises l’une à la suite de l’autre depuis ma terrasse avec le canon 6D modifié et l’objectif SAMYANG 14mm ouvert à 2,8: 1. Une pose de 30 secondes sans suivi à 3200 iso pour l’avant plan; 2. Une pose de 180 secondes à 3200 iso avec suivi du mouvement de rotation de la terre pour avoir des étoiles ponctuelles. On peut voir l’abbaye saint marie, la constellation d’orion et les nébulosités qui apparaissent en rouge (on voit m42, on devine la boucle de barnard, la nebuleuse de la rosette, la zone ou se trouve tete de cheval, la nébulosité située en haut de la constellation d’orion), ainsi que les pleiades. On voit également, la pollution lumineuse produite l’éclairage du parking des bus (elle est éblouissante même depuis le pin parasol) et celle produite par le panneau d’information qui a eu un dysfonctionnement (il clignotait). L’effet de ces deux sources de pollution a été accru par la très forte humidité qui a diffusé la lumière. Néanmoins, du fait de l'extinction de l'éclairage des rues, le SQM au zénith, au meilleur de la soirée, était de 21,08 alors que d’habitude il est de 20,80 (soit un gain 0,28 ce qui qui n’est pas négligeable). Il est a noter qu’avant les travaux pour changer l’éclairage il était de 20.60. Amicalement Vincent Lien vers la l'image plein format: ici
  6. Bonjour, Hier, j’ai reçu mon 6D défiltré / refiltré ASTRODON par EOS FOR ASTRO. J’ai fait faire cette modification pour le rendre plus apte à la prise de photos de nébuleuses. Il me tardait de l’utiliser. Comme la météo était clémente et que mes voisins ne se chauffaient pas avec leur cheminée, ma terrasse était utilisable pour faire de l’imagerie. J’en ai donc profité. Durant cette séance j’ai utilisé ma monture AZ EQ6 en conjonction avec une « queue d’arronde mâle type vixen multifonction pour autoguidage », ce qui m’a permis d’autoguider durant la session avec le chercheur. J’ai placé sur cette queue d’arronde la mini queue d’arronde que j’utilise habituellement avec la STAR ADVENTURER MINI et la rotule lourde de chez TS OPTICS. J’ai placé sur cette dernière le 6D. En serrant à fond toutes les molettes, l’ensemble était bien rigide. Après une mise en station rapide réalisée avec le POLEMASTER, fait la mise au point avec les fonctions LENS CONTROL et FOCUS AID du logiciel APT, j’ai pointé ma cible avec la fonction POINTCRAFT : les nébuleuses du cœur et de l’âme (IC1805 et IC 1848). A l’aide d’un logiciel (coelix en l’occurrence), j’avais déterminé un point précis dans le ciel permettant d’avoir avec le 6D et l’objectif de 300mm les deux objets simultanément dans le champ (y compris dans celui de la hauteur du capteur). Malheureusement la fonction dithering (activée pour éviter l’apparition de trames) et un problème de flexion du trépied, et peut être même de glissement de la monture (provoqué par la déclivité de la terrasse) ont réduit sensiblement le champ réellement exploitable (je ne m’en suis rendu compte qu’en cours de session). J’ai déterminé quel était le temps de pose à 3200 ISO permettant d’avoir un fond de ciel pas trop important (j’avais lu qu’il était inutile que le bruit du fond de ciel aille au-delà de 5 fois le bruit de lecture de l’appareil). A la fin de la session, j’ai fait mes flats. Le SQM était de 20.53 en début de session et est monté à 20.83 au milieu de cette dernière. J’ai réalisé le pré traitement et le traitement avec SIRIL : · 377 images prises, 270 empilées ; · 50 offsets ; · 33 darks issus de ma bibliothèque de darks réalisés dans le frigo ; · 8 flats de ¼ de secondes à 100 iso, pré-traités avec des offsets spécifiques ; Quelques ajustement sous LIGHTROOM. Après coup : Je me rend compte que j’aurai dû utiliser la rotule pour mettre les deux objets dans le sens de la longueur et non pas de la hauteur (j’ai vérifié le montage permet de le faire). Je vais refaire l’ensemble du pré traitement et du traitement sous pix-insight, mais je dois tout d’abord acheter un disque dur spécifique de 1 TO minimum. En effet, avec seulement 377 images j’ai utilisé 277 GO d’espace disque. Vincent Lien vers la full : ic1805 - ic1848
  7. Bonjour, Lors de mes soirées précédentes, j’ai commencé à étudier la façon dont le vent pouvait influer sur le seeing. En effet en zone de montagne les conditions locales peuvent rendre une soirée où les conditions de seeing seraient très bonnes selon les prévisions, très mauvaises dans la pratique. J’ai remarqué que l’absence de vent sur le site où l’on observe était souvent gage d’un ciel stable au zénith ou dans des zones du ciel proche de ce dernier, mais que cela n’est pas suffisant dès lors que l’on commence à observer des objets se trouvant au-dessus d’une ligne de crête (même si ces dernières se trouvent sous ou au ras de la ligne d’horizon) : En effet certains soirs le seeing peut être très mauvais jusqu’à plusieurs dizaines de degrés au-dessus de ces dernières, tandis que d’autres soirs il est très bon. J’en ai déduit qu’il convenait également de s’inquiéter du vent sur les reliefs qui se trouvent dans la direction où l’on compte observer. Pour ce faire j’utilise les cartes AROME HD zoom qui sont disponibles sur le site METEOCIEL : je zoom sur la zone qui m’intéresse et je sélectionne « Vent moy » puis je fais défiler les heures. Je peux ainsi me faire une idée de ce qui va se passer en cours de nuit et choisir le meilleur site en fonction des paramètres météo. Revenons-en à la soirée d’observation : hier soir j’ai été observer les planètes sur le terrain de foot de CORSAVY. Les modèles météo indiquaient qu’il n’y aurait pas ou peu de vent en début de soirée sur le site, et qu’il allait devenir nul progressivement sur les montagnes qui se trouvent à l’est et au sud. Une fois sur place j’ai constaté la présence de brumes au-dessus des lignes de crête, cela c’est ressenti sur le SQM qui n’a pas été au-dessus de 21,0/21,1 à l’est et au sud et qui a été jusqu’à 21,3/21,4 à l’ouest et au nord ainsi qu’au zénith. Cela s’est vu sur des objets du ciel profond que j’ai regardé en visuel avec le C9 : M13 manquait de PEPS tout comme M27. M57 quant à elle s’en sortait un peu mieux. Les objets comme M33 ou NGC891 ne se détachaient pas du fond de ciel. J’ai pointé les planètes géantes. Au début de la soirée pendant qu’elles étaient au Méridien (plein sud donc au plus haut dans le ciel), j’ai pu voir le début du passage de Callisto devant Jupiter ainsi que de nombreux détails dans les bandes équatoriales. Sur Saturne la division de Cassini était visible sur tout le tour de l’anneau, de même que l’ombre de la planète, une bande équatoriale. Toutefois la vision s’est dégradée à mesure que ces deux planètes baissaient sur l’horizon et qu’elles se rapprochaient d’une zone se trouvant à proximité d’une montagne sur laquelle le vent soufflait un peu (confirmé en consultant les archives AROME). Après l’avoir regardé à l’oculaire, j’ai capturé des images de Mars de 23h30 jusqu’à une 01h du matin (je devais rentrer car j’avais des obligations pendant la matinée). J’ai pu mettre en pratique ce que j’avais lu depuis ma dernière session de photographie planétaire (réglage du noir, utilisation de l’histogramme pour avoir la meilleure dynamique possible sans saturer l’image). Au vu des résultats encourageants, j’ai décidé d’utiliser ma powermate 2X pour agrandir l’image. Contrairement à ce que je m’attendais, j’ai trouvé que la mise au point était plus aisée et que les détails étaient nettement plus simple à voir à l’écran. J’ai pu utiliser des temps de pose de l’ordre de 2,5ms. Voici le résultat de ma première session martienne réalisé a partir d’un séquence de 16 686 images acquises en 180 secondes avec un temps de pose de 2,5ms chacune. Seulement 50% ont été conservées. Traitement sous autostackaert, registax 6 et lightroom. Vincent
  8. Bonjour, J’avais prévu de faire une soirée d’astrophoto sur Batère ou Corsavy hier soir Samedi 12 septembre 2020). Toutefois les modèles météos laissaient entendre d’il y aurait des nuages de haut altitude et beaucoup de turbulence, ce qui aurait nuit à la qualité des images. Je me suis donc contenté de poser ma star adventurer mini sur ma terrasse pour faire quelques tests avec mon appareil photo numérique 6D et l’objectif 24/105 IS STM II. Il y avait un peu de vent et le SQM au zénith était de l’ordre de 20,7/20.8. J’ai décidé de prendre en photo la zone du triangle d’été avec l’objectif réglé à 24mm, ouvert à 3,5. La sensibilité du 6D était réglé a 3200 ISO. Après une mise en place très rapide (moins de 20 minutes), j’ai pu faire ma mise en station au viseur polaire. J’ai lancé une session de 120 poses de 1 minutes. Au vu du résultat obtenu, je compte me servir de ce setup pour imager pendant mes séances d’observations visuelles ou lorsque j’utiliserai mon c9 pour faire de l’imagerie planétaire. Vincent
  9. Bonjour, Je me suis rendu compte lors de mes sorties que le ciel au refuge des conques était peu propice à l’observation et à l’imagerie planétaire. En effet il peut y avoir dans certaines zones du ciel une très forte turbulence, et ces zones peuvent varier au cours de la nuit et d’un soir sur l’autre. Je me suis penché sur la question et j’ai cherché d’autres endroits potentiellement propices. D’après la littérature sur la question, les zones propices se trouvent sur les lignes de crête, ou sur des cols à condition qu’ils ne se trouvent pas trop bas par rapport au sommet. Un site me vint tout de suite en tête : le col d’Ares. Ce dernier se trouve à 1510m, il est sur la ligne de crête et il surplombe la vallée de CAMPRODON. Ses seuls défauts : 1. Il est en bordure de route 2. Le sommet se trouve au Sud, mais il est seulement 80m plus haut. Je reconnais ne pas avoir pensé au point 2 quand je m’y suis rendu… Les modèles de prévisions du vent (accessibles par le biais de meteociel, carte arome zoom, vent moyen a 10m) indiquaient que l’horizon sud ne serait exempt. Une fois sur place, j’ai été rejoint par deux camarades d’astronomie. Le col était pris dans les nuages. Malgré la brume, nous avons monté le matériel. Bien nous en a pris, car il s’est dégagé pendant 2 h 30 environ, et j’ai pu, durant cette courte soirée, réaliser mes premières images planétaires montrables. Nous avons eu également le plaisir de regarder Saturne et Jupiter au Celestron 9. Elles sont apparues très détaillées, sans toutefois être les meilleures que j’ai eu l’occasion de voir. J’ai eu la joie de montrer Saturne et Jupiter au télescope à deux touristes espagnols qui campaient là (j’adore entendre des gens s’émerveiller quand ils voient les splendeurs du ciel pour la première fois). Lors de cette courte session, j’ai relevé des SQM qui allaient de 21,5 à 21,6. Cette mesure sera à confirmer lors de prochaines soirées : en effet il y avait des nuages en contrebas qui bloquaient la pollution lumineuse en provenance de l’Espagne. J’ai pu constater que le sommet au sud perturbe de façon sensible les images de Jupiter et Saturne (qui sont très basses sur l’horizon) sans toutefois les rendre non montrables. Une fois que les planètes sont passées au-dessus du sommet, la qualité des images semble s’améliorer. Je retournerai sur ce site, notamment pour réaliser des images de Mars, malgré le sommet qui se trouve au Sud car il ne sera probablement pas gênant du fait de la hauteur de la planète par rapport à l’horizon. Au plaisir, Vincent
  10. Bonjour, Voici la première partie du compte rendu de mes vacances astronomiques dans les pyrénées orientales. Le festival de TAUTAVEL Je suis allé au festival de TAUTAVEL qui s’est déroulé, malgré le COVID 19, du 13 au 16 août : Un protocole permettant de respecter les règles sanitaires avait été mis en place (les gens devaient utiliser des lorgnettes en carton pour regarder dans les instruments). J’étais présent les nuits du 14, 15 et 16 août. J’ai ainsi pu faire la connaissance de plusieurs personnes qui m’avaient contacté via les réseaux sociaux pour pratiquer l’astronomie à plusieurs ou tout simplement pour pouvoir apprendre (j’ai plaisir à partager mon expérience). La première nuit (celle du 14 août), la turbulence était très faible et nous avons pu voir de nombreux détails sur les planètes. J’ai utilisé avec succès la fonction LIVESTACK de SHARPCAP PRO et j’ai ainsi pu montrer à plusieurs personnes des objets du ciel profond directement sur mon écran d’ordinateur. Les dimensions très variées des objets du ciel profond obligent à préparer une liste d’objets ayant une taille adaptée au capteur et à l’instrument que l’on emploie, sous peine de voir qu’un confetti dans certains cas, ou de n’en voir qu’une partie dans d’autres. Ainsi, les personnes qui m’entouraient ont ainsi pu voir en toute sécurité et en portant leurs lunettes pour celles qui étaient concernées, M13 résolu à 100%, M27 ainsi que M57. J’ai tenté de montrer la nébuleuse de l’œil de chat mais cette dernière était trop petite pour que cela ait un intérêt. De façon à éviter cette mésaventure les deux nuits suivantes, je me suis rabattu sur une observation à l’oculaire afin de pouvoir adapter le champ aux objets que je souhaitais montrer. Et j’ai ainsi pu permettre à un grand nombre de personnes d’admirer les splendeurs du ciel. L’utilisation de la fonction LIVESTACK, sans ajuster la mise en station entre deux objets, m’a permis de comprendre le rôle que joue la dureté du sol ainsi que la pente de ce dernier (le terrain de rugby ou avait lieux les observations, a un sol très dur et parfaitement plat) dans les problèmes de mise en station que j’ai pu constater lors de mes sessions photos. Il conviendra donc soit que j’achète trois parpaings (solution peu onéreuse, mais très contraignante du fait du poids – 15 kilos par parpaing) ou que je change de trépied (solution très onéreuse mais pas contraignante) pour en prendre un qui peut s’enfoncer dans le sol. En conclusion, bien que perturbé par le covid 19, ce festival a été l’occasion de partager avec un grand nombre de personnes ma passion. Il m’a par ailleurs permis de progresser techniquement sur certains sujets (maitrise de la fonction livestack, compréhension des problèmes de perte de mise en station). Vous trouverez les images sans prétention obtenues en sortie de stack sous SHARP CAP de M13, M27 et M57. Le seul traitement non réalisé sous SHARP CAP PRO est la transformation de l’histogramme. Le résultat obtenu le soir ou j’ai utilisé la fonction live stack était très proche de ces photos, ce qui montre le potentiel de cette fonction lors des soirées grand public. Bientôt la suite. Vincent
  11. Bonsoir, Voici le résultat de l’une des mes prises de vue avec ma camera et le réducteur STAR ARIZONA 0.4 sur mon celestron 9 depuis le refuge des conques dans le haut vallespir. Cette M27 résulte de l’empilement de 1438 poses de 3 secondes. Je ne comprends pas d’où viennent les artefacts en forme de diagonales. (après coup on m'a signalé qu'il s'agissait de point chaud, un prétraitement avec des darks a température en aura eu raison) J’ai pourtant fait du dithering lors de la prise de vue. Vincent