devoniak

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About devoniak

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    devoniak

Personal Information

  • Hobbies
    Astophoto, observation visuelle
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    66150 - ARLES SUR TECH
  • Personal website
  • Instruments
    SKYVISION 300 / 1200
    LUNETTE TS OPTIC 76EDPH en conjonction avec AZEQ6 et ASI 183mm PRO le tout piloté par ASI AIR PRO
    STAR ADVENTURER MINI
    CANON R6 / 1300D
    C9,25 pour le planétaire ou CP pose courte avec le réducteur STARARIZONA 0,4
    GPCAM 3 224MC

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  1. Bonjour, J’ai prêté un filtre a un de mes potes d’astrophoto récemment. J’ai du démonter mon setup en poste semi fixe qui est installé sur ma terrasse. Pour le protéger des intempéries nombreuses en ce mois d’aout je vous partage ma technique de mise sous bâches. Tout d’abord, j’ai posé le trépied sur une grande bâche et mis tout le setup dessus. Après usage je mets une deuxième bâche en protection sur le dessus de mos setup. Ensuite je replis la bâche qui se trouve en dessous du setup vers le haut et je la fixe a celle du dessus avec des pinces à linge. Je sangle le tout. Et pour éviter les problèmes liés au vent, je mets une cale. Au plaisir Vincent
  2. Bonsoir M101 depuis ma terrasse à arles sur tech. L'image est la résultante de l'empilement de 60 images de luminance, 40 images de couleurs rouges, 40 images de couleurs vertes, 40 images de couleurs bleues. Elles ont été prises sur ma terrasse avec une lunette 76EDPH et une caméra 183mm refroidie à -10 degrés sur deux soirées. On voit l'IFN. Cette image n'a pas été retravaillée, je vais m'y atteler dans la semaine. Vincent
  3. Bonjour, Comme je n'ai pas mes lentilles adaptées à ma vue (je me suis fait opérer de la cataracte en janvier dernier et que j’ai eu des problèmes pour faire calculer ma nouvelle correction) et que la météo était clémente, je me suis rabattu sur une soirée d'astrophotographie sur ma terrasse. J'ai décidé de lancer deux projets simultanément : - commencer la prise de vues de la galaxie m101 avec la lunette 76 EDPH sur monture AZ EQ6 asservie par un boitier ASIAIR PRO. - faire un timelapse montrant les lueurs du couchant et celles du levant (je dis ça parce que ma poignée grip a lâchée 1h avant le lever du soleil que j’avais prévu de capturer) avec l’Eglise saint sauveur et le début du VALLESPIR en fond. J’avais également pour objectif de profiter des quelques heures séparant le crépuscule et l’aurore astronomique pour faire une circumpolaire avec les images capturées durant cette période. Après avoir retiré les deux bâches protégeant mon matériel, j’ai constaté que celui-ci était resté bien au sec malgré plusieurs mois de mauvaises météos. Je dispose donc désormais d’un poste fixe ou semi-fixe que je ne compte plus faire bouger tant le fait de pouvoir disposer de mon matériel en cinq minutes est pratique. J’ai pu réaliser durant cette session mes darks, offsets à -10 degrés avec un gain de 111, la couche rouge et ses flats ainsi que la couche verte et ses flats. Il me reste à faire la couche bleue et la couche luminance avec les flats qui correspondent. Je vous présente ce soir la circumpolaire réalisée avec un canon R6 et un objectif RF 15-35mm série L réglé sur 15mm. Le boitier était réglé en mode priorité ouverture. Cette dernière était fixée à 2,8. Les ISO maximum pour une sélection automatique étaient réglés à 6400. J’ai utilisé une commande externe que j’ai configurée pour déclencher une pose toute les 9 secondes (pour avoir des étoiles ponctuelles, l’application photopills, avec la règle NPF, donne pour ce boitier, cette focale et cette ouverture une pose de 9,28 secondes maximum) et un nombre illimité de poses. Cette image résulte de superposition sous le logiciel SIRIL de 1 931 images, le process a été le suivant : importation des images au format en cochant l’option « dématricer », puis dans l’onglet empilement utilisation de la méthode empilement du pixel maximum. Elle a ensuite été enregistrée au format TIFF puis traitée sous LIGHTROOM : correction manuelle de la distorsion de l’objectif, légère baisse de l’exposition etc… Bientôt le timelapse et j’espère l’image de M101. Vincent
  4. Bonsoir, Vendredi dernier (31 décembre 2021), je suis allé observer avec Bernard près de chez moi. Les prévisions météo de début de semaine mettaient l’eau à la bouche : ciel transparent, air sec et surtout pas de vent (donc conditions locales idéales). Les choses se sont gâtées à partir de Jeudi : les prévisions annonçaient du vent en rafale (ce qui est synonyme de conditions locales médiocres voire même mauvaises). J’ai alors convenu avec Bernard de choisir le lieu d’observation en fonction de la force et de la direction du vent. Les prévisions en la matière étaient contradictoires : certains sites annonçaient des rafales qui venaient du Sud, d’autres du Nord. Les conditions locales de turbulence allaient être mauvaises, nous avons donc opté pour un site de proximité : la serre de Montferrer. Une fois rendus sur place, nous avons été pris à partie violemment par un individu qui était seul dans son Van pendant que je mettais le télescope en place. Je me disais qu’il allait se calmer et qu’il comprendrait qu’il pourrait passer une soirée avec nous pour observer le ciel. Voyant que la situation allait dégénérer, Bernard m’a convaincu de nous rabattre sur le terrain de football de Corsavy. Une fois arrivé là-bas, j’ai installé le Skyvision (un newton de 300/1200mm). Tout comme la fois précédente j’ai pu le monter avec beaucoup plus d’aisance car la caisse du primaire est beaucoup plus légère qu’auparavant. La collimation sur la polaire a été très difficile : la turbulence était très forte. Cela s’est d’ailleurs senti sur la finesse des étoiles. Le SQM, quant à lui, a oscillé entre 21 et 21.3 au maximum. Après un repas rapide, nous avons ouvert le bal avec M42 (la grande nébuleuse d’Orion) : 1. au Nagler de 20mm, nous pouvions voir des volutes de vert et on devinait très légèrement du pourpre (je me demande si ce n’était pas le fruit de la méthode Coué) ; 2. au Nagler de 16mm la couleur pourpre s’estompait tandis que plus de détails étaient visibles dans le cœur de la nébuleuse ; 3. au Nagler de 7mm le rendu était mauvais du fait des conditions de turbulence. Nous sommes allés ensuite sur M31 (la grande galaxie d’Andromède) : 1. au Nagler de 20mm, nous pouvions voir les deux galaxies satellites et au moins une bande d’absorption, voir peut-être deux ; 2. au Nagler de 16mm, nous pouvions voir le noyau et une galaxie satellite avec une bande d’absorption, nous pouvions voir également deux amorces de bras spiraux de part et d’autre du noyau, l’une d’entre elles étant plus longue que l’autre ; Nous avons ensuite tenté d’observer M33 (la galaxie du triangle): Au Nagler de 20mm on devinait les bras spiraux, mais je pense que le spectacle a été pour partie gâchée par ma cataracte (je vois des halos très facilement). Nous avons ensuite regardé M45 (les pléiades) : au Nagler de 20mm on voyait l’amas en entier. Des nébulosités étaient visibles autours des étoiles les plus brillantes (cela a été confirmé par Benard et n’est donc pas le fruit de ma cataracte). Nous avons ensuite observé NGC 2024 (nébuleuse de la flamme) : au Nagler de 20mm la nébuleuse était visible en vision directe en deux parties séparées par un chenal sombre. IC 432 et NGC 2023 étaient également visibles dans le même champ. Nous avons ensuite pointé M1 (la nébuleuse du crabe) : 1. Au Nagler de 20mm la nébuleuse se détachait nettement sur le fond du ciel, le centre de la nébuleuse apparaissait brillant et contrasté et était entouré de deux extensions moins lumineuses ; 2. Au Nagler de 16mm, la « forme en S » donnée par les deux extensions partant depuis le centre dans des directions obliques opposées était discernable ; 3. Au Nagler de 7mm, la « forme en S » donnée par les deux extensions partant depuis le centre dans des directions obliques opposées était aisément visible, on voyait par moments des filaments. Puis nous sommes allés sur le duo de galaxies formé par M81 et M82 : 1. Au Nagler de 20mm les deux galaxies étaient visibles dans le même champ, et l'on devinait les bras spiraux de M81 ; 2. Au Nagler de 16mm les bras spiraux de M81 étaient plus marqués ; M82 quant à elle était visible sur la forme d’un fuseau coupé par trois traits sombres ; Puis nous sommes allés ensuite sur M51 (galaxie des chiens de chasse) : 1. Au Nagler de 20mm la galaxie principale et sa galaxie satellite étaient visibles, la forme en spirale de la galaxie principale était faiblement perceptible (mais perceptible quand même); 2. Au Nagler de 16mm, la galaxie principale était plus contrastée et sa forme en spirale plus évidente à voir qu’avec le Nagler de 20mm et l’on devinait le pont de matière reliant la galaxie principale à son satellite; 3. Au Nagler de 7mm, la forme en spirale était encore plus évidente, des détails dans la forme de cette dernière étaient visibles, et la forme de la galaxie satellite était aisément reconnaissable. Nous avons ensuite établi une liste d’objets à partir de la fonction planification d’observation de l’application Skysafari en utilisant les critères suivants : que des nébuleuses planétaires de magnitude inférieure à 11 et se trouvant au-dessus de 40 degrés par rapport à l’horizon. Le premier d’entre eux fut M97 (la nébuleuse du hibou) : 1. Au Nagler de 16mm, elle apparaissait sous la forme d’une boule, les zones sombres pourtant présentes sur cette dernière n’apparaissaient pas nettement ; 2. Au Nagler de 7mm, les zones sombres étaient plus nettes ; 3. Au Nagler de 7mm avec le filtre OIII, les deux zones sombres apparaissaient parfaitement ; 4. Au Nagler de 5mm avec le filtre OIII, les deux zones sombres apparaissaient parfaitement et formaient une sorte de Y. Le deuxième objet de la liste fut NGC 1514 : invisible au Nagler de 20mm et de 16mm, elle fut révélée facilement avec le filtre OIII. On voyait une étoile centrale au milieu d’une petite boule. Le troisième objet de la liste fut NGC 2392 (nébuleuse de l’esquimau) : 1. Au Nagler de 20mm et 16mm, elle apparaissait sous la forme d’une petite bille bleue avec une étoile visible en son centre; un effet blink (clignotement) permettant de voir tantôt l’un, tantôt l’autre était perceptible ; 2. Au Nagler de 7mm, la nébuleuse formait autour de l’étoile centrale deux demi-cercles de tailles inégales et de couleurs gris-bleu; 3. Au Nagler de 5mm, la forme de la nébuleuse était encore plus facilement visible et ce que l’on prenait pour une étoile semblait elle-même être une nébulosité plus dense se trouvant au centre d’une nébuleuse plus vaste. Le quatrième et dernier objet de la liste fut ABEL 21 : invisible au Nagler de 20mm, elle fut révélée facilement avec le filtre OIII. On la voyait sous la forme d’une boule avec deux zones sombres se trouvant de part et d'autre. Elle perdait en contraste avec le Nagler de 16mm. La soirée se termina car nous étions fatigué, il était 4 h du matin. Au plaisir de vous voir ou de vous rencontrer. Vincent
  5. Bonsoir, J’ai pu comparer l’effet de l’autoguidage sur la rondeur des étoiles avec la configuration de prise de vues que j’utilise le plus souvent. J’ai eu l’occasion de faire ce test en commettant une erreur : un soir j’ai lancé l’acquisition d’une série de 40 poses de 180 secondes avec ma lunette 76 EDPH et ma caméra ASI 183mm PRO sur la nébuleuse NGC 281. J’ai constaté l’absence d’autoguidage en venant surveiller la bascule méridien. 18 images sur les 40 prévues étaient déjà réalisées. J’ai alors décidé de refaire l’intégralité des 40 poses tout en conservant les images déjà prises pour faire une comparaison entre la série réalisée sans autoguidage et celle réalisée avec. L’échantillonnage étant de 1,41 secondes d’arcs et ma monture ayant une erreur périodique de +/- 8 secondes d’arcs avec une pente très lente (9% de la vitesse sidérale) et une périodicité de 480 secondes, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. A première vue, les étoiles semblent rondes sur les deux séries. Il pourrait donc être tentant d’utiliser les images réalisées sans autoguidage lors de l’empilement. Toutefois étant méfiant de nature, j’ai mesuré avec le process SUBFRAME SELECTOR de PIXINSIGHT les caractéristiques des deux séries. Le paramètre qui permet de savoir si une étoile est ronde est le paramètre « Eccentricity ». Selon le tutoriel LIGHTVORTEX, une valeur de 0,42 est proche de la perfection même en faisant très attention, et une valeur de 0,60 est acceptable. La médiane de la série réalisée sans autoguidage est de 0,476 tandis que celle de la série réalisée avec l’autoguidage est des 0,439. L’écart est donc difficilement perceptible mais il est aisément quantifiable avec un outil de mesure de la qualité des images tel que le SUBFRAME SELECTOR de PIXINSIGHT. J’ai donc décidé de ne pas utiliser les images réalisées sans autoguidage. PDF MESURE SANS AUTOGUIDAGE PDF MESURE AVEC AUTOGUIDAGE fichier reprenant l'ensemble des paramètres sans autoguidage fichier reprenant l'ensemble des paramètres avec autoguidage Vincent
  6. Bonsoir, Je suis allé observer hier soir avec Bernard et Pierre au terrain de foot de Corsavy. Cela a été pour moi l’occasion de me servir à nouveau de mon Skyvision remis à neuf. Nous nous sommes rejoints aux alentours de 17h30 au fond du terrain. Le montage du télescope m’a pris une quinzaine de minutes tout au plus. Après avoir fait la collimation avec le laser, j’ai pointé Vénus qui était déjà très bas sur l’horizon. Elle apparaissait sous la forme d’un croissant très brillant, la lumière cendrée était visible et permettait de deviner la partie non éclairée de la planète. J’ai ensuite pu finir de collimater le télescope sur la polaire. Malheureusement la turbulence ne m’a pas permis de la faire au maximum (je me suis arrêté aux plages légèrement défocalisées à 2D de grossissement). Je ne me suis pas attardé sur Saturne et j’ai observé directement Jupiter : plusieurs bandes équatoriales étaient visibles ainsi que la tache rouge. Il était presque 19h. J’ai pointé l’amas globulaire M15. Il était bien visible au Nagler de 20mm ainsi qu’à celui de 16mm. Son centre m’a semblé triangulaire. Mais du fait de la présence d’humidité dans l’atmosphère et de la lune il manquait de « peps ». J’ai donc décidé de me rabattre sur l’observation de nébuleuses planétaires. Bien m’en a pris. Grâce à la fonction planification d’observation de l’application Skysafari j’ai pu en sélectionner plusieurs toutes plus belles les unes que les autres. En plus de M57 et de M27 (qui elle aussi était bien pâle), j’ai pointé : • NGC 6543 (l’œil de chat) • NGC 40 • NGC 6826 (blinking nébula) • NGC 6905 (blue flash nebula) • NGC 7662 (blue snow ball) • M76 (little dumbell) • M1 (nébuleuse du crabe) • NGC 2392 (nébuleuse de l’eskimo) Plusieurs d’entre-elles étaient de couleur bleu/vert et ont produit un effet de clignotement (effet Blink). En fin de soirée j’ai pointé M42 (nébuleuse d’orion), ou nous avons vu dans le centre de la nébuleuse des tons de vert tendant par endroit vers le jaune et une couleur ocre dans les ailes. Nous nous sommes séparés il était 23h30 la tête pleine de belles images. Il me tarde de recommencer. Je penserai à prendre mon dictaphone pour pouvoir retranscrire ce que je vois et ce que je ressens tout au long de la soirée plutôt que de dresser une simple liste. Vincent
  7. Bonsoir, Un petit essais en LRGB avec NGC6995 avec la 76EDPH depuis ma terrasse : 30x120 secondes en R 30x120 secondes en G 30x120 secondes en B 30x300 secondes en Ha en guise de luminance C'est pas terrible, mais le gain en finesse apporté par la couche Ha est énorme. Le tout prétraité et traité avec PIXINSIGHT et un peu de photoshop Ca me donne envie de recommencer et d'approfondir. Lien vers la full : ici Vincent
  8. Bonsoir, Hier soir, je suis allé montrer les beautés du ciel à deux amis. Nous nous sommes donné rendez-vous au terrain de football de la commune de Corsavy à une quinzaine de minutes de voiture de chez moi. C’est un endroit où j’ai coutume de faire de l’imagerie car lorsque les conditions sont réunies, la turbulence peut y être très faible. Les prévisions météo étaient bonnes, hormis une humidité assez forte. Il ne devait pas y avoir de vent et donc la turbulence locale devait être nulle. Cela s’est vérifié lorsque j’ai fait la collimation. Ce point était primordial à mes yeux, car du fait la présence de la lune, en dehors des planètes, seul certain type d’objet allaient être jolis à regarder (ce qui s’est vérifié par la suite). Tout comme lors de ma dernière sortie, j’ai pu assembler mon « nouveau » télescope (un Skyvision de 300mm et 1200 mm de focale remis à neuf par StellarView) en une dizaine de minutes. La collimation a été un véritable jeu d’enfant (ce qui s’explique en partie par le fait que le barillet de mon télescope n'a que trois vis à tourner pour régler le primaire alors que le barillet des dobsons classique en a six). Mes amis sont arrivés peu de temps après, il était 20h15 environ. Nous avons alors commencé par regarder Saturne, d’abord avec le Nagler de 16mm, puis avec celui de 7mm. Il était possible de voir en plus de la division de Cassini sur les anneaux, l’ombre de la planète sur ces derniers, une bande sombre sur le globe, ainsi que plusieurs satellites dont Titan, Rhéa, Tethys, Dioné et Japet et peut-être par même par intermittence Encelade. Nous avons ensuite pointé Jupiter. Là aussi nous avons commencé par regarder au Nagler de 16mm, puis nous avons utilisé ceux de 7mm et 5mm. Nous avons pu voir trois des quatre satellites Galiléens , IO se trouvant derrière la planète. Plusieurs bandes équatoriales, dont une avec des échancrures, étaient visibles (quatre à cinq), mais la grande tache rouge ne l’était pas encore. Nous avons ensuite fait un détour par la lune, que nous avons contemplée avec les Nagler de 16mm, 7mm et 5mm. Mes amis ont été scotchés. La vue des cratères, les pics et reliefs ainsi que leurs ombres m’ont donné envie de m’attarder peut-être un peu plus sur cet objet à l’avenir. Il se pourrait que je ne fuie plus les nuits avec un quartier de lune pour faire du visuel. Par la suite nous avons regardé plusieurs objets du ciel profond. Pour les localiser et bien que je sache comment en pointer certains, j’ai fait appel à l’ordinateur d’assistance au pointage (un Nexus) et j’ai fait bouger mon télescope uniquement avec le DOBDRIVER. Le pointage a été encore plus précis que la fois précédente. J’ai noté que la précision de ce dernier dépend du choix des deux étoiles. La première cible a été l’amas d’Hercules M13 que l’on voyait en vision décalée à l’œil nu. Du fait de l’humidité et de la lumière de la lune, ce dernier nous a semblé fade au Nagler de 16mm. Il était nettement plus beau avec ceux de 7mm et 5mm. Avec ces derniers les étoiles en surimpression étaient visibles. Mes amis ont décrit la forme de cet amas comme ressemblant à un insecte écrasé (en ce qui me concerne j’y vois une araignée). Nous avons ensuite regardé la nébuleuse planétaire M57. Tout comme lors de ma dernière sortie, le bleu de la nébuleuse était visible, bien que moins prononcé. Les deux petites extensions qui font comme des sortes de poignées qui se trouvent de part et d’autre de l’anneau étaient visibles également. La petite étoile qui se trouve à côté de la nébuleuse, quant à elle, était à peine perceptible à la différence de la fois précédente. Mes amis sont ensuite partis. J’ai décidé de poursuivre ma soirée. J’ai alors pointé la nébuleuse planétaire M27 qui m’a déçu : cette dernière étant très étendue (c’est une exception pour ce type d’objet) elle se détachait à peine du fond de ciel quelques soit le grossissement. Je me suis alors dit que je devais trouver autre chose à observer que ce que j’observe habituellement (j’observe souvent dans un ciel sans lune). J’ai alors fait appel à la fonction Planificateur de l’application SKYSAFARI PRO pour constituer une liste d’objets ayant une chance d’être beaux à voir compte tenu des conditions d’observation. Les paramètres retenus étaient les suivants : Altitude (hauteur par rapport à l’horizon) d'au moins 45 degrés, une magnitude inférieure à 10, objet de type Nébuleuse Planétaire ou Amas Globulaires. J’ai alors pointé l’amas globulaire M71, qui m’a paru très faible (quelques soit le grossissement) mais qui était semble-t-il résolu pour ce que je pouvais en voir. J’ai ensuite pointé l’amas globulaire M56, qui était faible, lui aussi au Nagler de 16mm et qui qui semblait un peu mieux au Nagler de 7mm. J’en ai déduit que les amas globulaires s’accommodent mal d’un ciel avec de l’humidité et la présence de la lune. J’observerai de nouveau ces deux objets dans de meilleures conditions. J’ai ensuite pointé la nébuleuse planétaire NGC 7027 qui apparaissait comme une étoile bleue au Nagler de 16mm (c’est d’ailleurs ce qui a attiré mon attention car j’aurais pu la prendre pour une étoile avec cet oculaire). Elle conservait sa couleur bleue au Nagler de 7mm et avec celui de 5mm. Sa forme au Nagler de 7mm était une boule, tandis qu’au Nagler de 5mm elle semblait être une quadrilatère. J’ai ensuite pointé la nébuleuse planétaire NGC 6826 (Blinking Nebula). L’effet clignotant était perceptible quelques soit le grossissement utilisé (Nagler de 16mm et Nagler de 7mm): elle semblait tantôt être un point , tantôt être une boule. Par ailleurs, j’ai noté une couleur verte jaune au Nagler de 7mm. La fatigue a commencé à se faire sentir, il était près de 23h et un vent très froid à commencer à souffler. J’ai alors décidé de plier le matériel. Toutefois, j’ai jeté un dernier coup d’œil à Jupiter : la tache rouge commençait à être visible, cela m’a enchanté. La matériel a été plié en une dizaine de minutes. J’ai pris durant cette soirée la décision de toujours avec moi un dictaphone pour enregistrer mes observations, comme je le faisais pendant la période 2005-2008. Je me suis promis également de m’attarder sur les objets et de prendre le temps de les détailler avec chacun de mes oculaires et filtres si besoin. Je développerai prochainement mon retour d’expérience sur l’utilisation de lentilles souples pour régler les problèmes posés par l’astigmatisme car je commence à avoir du recul et je pense que cela peut constituer, sous conditions, une solution. Bon ciel à vous et au plaisir de vous croiser un soir 😊 Vincent
  9. Bonsoir, Je suis l’heureux propriétaire de l’un des premiers Dobson de marque Skyvision commercialisé (un 300 / 1200). Ce dernier n’avait pas été révisé depuis sa fabrication en 2005. C’est désormais chose faite depuis le mois de Septembre dernier. Les optiques ont été traitées, la motorisation type « DOB DRIVER 2 » devenue inopérante a été remise en état. La caisse du primaire qui était extrêmement lourde a été allégée sans pour autant perdre en rigidité. La cage du secondaire a été remplacée par une cage métallique plus rigide. Le système d’assistance au pointage de type SKYCOMMANDER a été remplacé a par un NEXUS beaucoup plus performant. Il permet d’avoir sur le téléphone une représentation dans l’application SKYSAFARI de ce qui figure à l’oculaire. Il me tardait de le tester, et j’attendais avec impatience des conditions clémentes pendant un week-end pour pouvoir le faire. En effet contrairement à l’astrophoto, je ne suis pas en mesure de m’en servir sur ma terrasse. Après avoir été rejoints par Pierre, nous avons décidé au vu des paramètres météo de nous rendre sur un site se trouvant sur la départementale D2 entre Caixas et Saint Michels Llotes. Ce site est situé à 600m d’altitude et il permet d’avoir un ciel avec un SQM de 21.1/21.2 au maximum. Selon le modèle de la chaine météo, l’humidité devait augmenter progressivement en cours de nuit et devait devenir gênante à partir de 2h du matin. Le vent dans cette zone devait être nul, ce qui permettait d’avoir de bonnes conditions de turbulence locale. Une fois sur place, le matériel fut monté en moins de 15 minutes, et après avoir pris un bon repas nous avons été rejoint par Bernard. Nous avons alors commencé la séance d’observation. Le SQM était alors de 20.8 au zénith et de 20.50 environ sur l’horizon. La collimation a été réalisée au laser puis a été affinée sur une étoile légèrement défocalisée à D de grossissement puis à 2D. La turbulence ne permettant de voir la tâche d’Airy, j’aurais pu l’affiner encore un peu plus sur les SPECKLES, chose que je n’ai pas faite. Nous avons commencé par regarder Saturne sur laquelle nous avons vu par intermittence la division de Cassini, une bande équatoriale, l’ombre de la planète sur l’anneau. Le spectacle était saisissant au Nagler de 7mm. Je ne me rappelle plus si nous avons grossi plus. Nous avons ensuite pointé Jupiter. Ce fut le premier objet où tous les trois avons commencé à faire des commentaires du type « c’est magnifique ». En effet nous avons pu voir de nombreux détails sur le disque : Multiples bandes équatoriales avec de subtiles nuances colorées, des échancrures, etc. Nous avons pu nous servir sur cette planète du Nagler de 5mm. Nous avons ensuite regardé l’amas M13 dans la constellation d’Hercules et nous avons été déçus. En effet celui-ci bien que parfaitement défini manquait de « peps » par rapport à d’autres fois où il avait plus d’éclat. La pollution lumineuse y était sans doute pour beaucoup. En effet le groupe observe souvent dans des conditions ou le SQM est supérieur à 21.5. Nous avons ensuite pointé M57 dans la Lyre. Nous avons été tous les trois été scotchés. Le bleu de la nébuleuse était saisissant au Nagler de 16mm. Cette couleur était toujours perceptible avec le Nagler de 7mm et quasi inexistante avec le Nagler de 5mm. Les deux petites extensions qui font comme des sortes de poignées qui se trouvent de part et d’autre de l’anneau (qui est en réalité ovale) étaient visibles. Une des moitiés de l’anneau semblait plus sombre. La zone centrale se détachait du fond du ciel. Nous avons ensuite pointé M27. Là aussi le spectacle était au rendez-vous. Au Nagler de 16mm la nébuleuse avait la forme d'une haltère avec des extensions sur les côtés. Elle offrait peu de de détails à ce grossissement. Nous avons pu voir des détails de structures dans la partie en forme d’haltère et dans les extensions avec le Nagler de 7mm. Avec cet oculaire quelques étoiles pouvaient être perçues en vision directe et la centrale apparaissait en vision décalée. Cette dernière devenait visible en vision directe avec le Nagler de 5mm. Nous nous sommes ensuite attardés sur les dentelles du Cygne. La grande dentelle et le balai de la sorcière nous ont là aussi offert un spectacle magnifique au Nagler de 16mm avec le filtre OIII. Ce n’a pas été toutefois la meilleure vision que j’en ai eue. Il me tarde de revoir cet objet dans de meilleures conditions. Nous avons ensuite vu NGC 891 et M33, mais du fait de la dégradation progressive des conditions météo le spectacle fut décevant. Ces objets ne se détachaient pas du fond du ciel. Nous avons vu quand même la bande d’absorption de NGC 891 au Nagler de 7mm (elle n’était pas visible au Nagler de 16mm). Nous ne nous sommes donc pas attardé dessus. Nous avons terminé la soirée sur M31. Il était possible de voir les deux galaxies satellites en même temps que la grande galaxie d’Andromède et une de ses bandes d’absorptions avec le Nagler de 20mm. Le spectacle était là aussi saisissant, mais on sentait que l’on pouvait faire nettement mieux sous un meilleur ciel. Au final je suis pleinement satisfait de mon nouvel instrument, et il me tarde de pouvoir m’en servir à nouveau dans de meilleures conditions. PS : voici un paysage avec la voie lactée, le Canigou et des arbres 😊 Vincent
  10. Bonsoir, Il y a quelques mois, j’ai investi dans un boitier ASI AIR PRO, une lunette TS 76/342EDPH avec le système de mise au point EAF ainsi que dans une caméra refroidie ASI 183mm PRO et une roue à filtres. J’avais dans le même temps changé le trépied, et pris un PLANET BERLEBACH. Mon but étant de me servir le plus souvent possible de ce matériel, j’ai cherché à identifier et à corriger les causes des dérives et des pertes de mise en station que j’observais lors de mes séances photos sur ma terrasse. Pour réduire le phénomène de glissement provoqué par la pente de cette dernière, j’ai collé des carreaux de céramique pour bloquer les pointes de chaque pied. Les tests réalisés au POLEMASTER montraient toujours des problèmes. J’ai alors décidé de comparer les résultats de la mise en station avec ce dispositif avec ceux de la mise en station réalisée avec le boitier ASI AIR. Le résultat fut surprenant : la dérive observée suite à une mise en station au POLEMASTER est plus importante (quelques minutes) que celle observée suite à une mise en station avec le boitier ASI AIR (une fraction de secondes). Par ailleurs cette dernière est plus stable…. Depuis je me sers uniquement de la mise en station avec le boitier ASI AIR. Je dois maintenant apprendre à rendre le cadrage de la caméra identique d’une session à l’autre pour cumuler les poses. Une fois ce problème réglé je pourrais faire comme tous ceux qui prennent leurs pieds en faisant des images sur plusieurs années. Voici le résultat d’une de mes sessions : NGC 6995 avec des poses de 60 secondes réparties de la façon suivante : 60 en rouge, 80 en vert, 60 en bleu. J’ai fait des poses en luminance mais ces dernières ont été mal cadrées et je dois tout recommencer. J’ai remarqué que je me débrouille mieux avec PIX INSIGHT qu’avec SIRIL. Je vais donc pré traiter et traiter mes images avec PIX INSIGHT. Pour les amateurs de visuel : comme je vais pouvoir imager sur ma terrasse en semaine, je vais profiter des week-ends pour faire des sorties dans mes spots favoris et le SKYVISION a été révisé et mis au gout du jour 😊 Bon ciel Vincent
  11. Bonjour, Voici le premier résultat de ma session photo de la nuit. La voie lactée au dessus de la falaise qui surplombe le mas de la guardia à Arles-sur-Tech. Cette image a été réalisée avec l'empilement de 20 poses de 8 secondes à 3200 iso prises au canon R6 avec un objectif de 24/70mm ouvert a 2-8. L'empilement a été réalisé avec SEQUATOR, et le traitement sous LIGHTROOM. Lien la full : https://1drv.ms/u/s!Av0AgEx_bcdckbFXl5haiDLbdvouvw?e=cSgwTB Vincent
  12. Bonsoir, Depuis dimanche, je teste mon nouveau matériel pour faire de la photo sur ma terrasse. Avec le Celestron 9, je rencontrai des problèmes de perte de mise en station en cours de session que j’imputai à des flexions du trépied, à des possibles glissements occasionnés par la pente de la terrasse, ainsi qu’à des tassements du sol. J’ai donc fait l’acquisition d’une lunette TS OPTICS 76 EDPH beaucoup plus légère, ne nécessitant qu’un seul contrepoids au lieu de trois. J’ai également changé le trépied et collé des morceaux de carrelage pour l’empêcher de glisser. Dans le même temps, et dans un souci de simplification, j’ai acquis un boitier ASIAIR PRO et fait équiper la nouvelle lunette d’une mise au point automatisée EAF. Pour alimenter le tout, j’ai remplacé mes batteries au plomb par une batterie au lithium ARTESKY avec un régulateur de tension. Comme je souhaite automatiser le déclenchement de mes résistances chauffantes, l’alimentation est gérée par un boitier PEGASUS ASTRO. Le pilotage du boitier ASIAIR PRO est tellement simple que j’ai pu réaliser dès ma deuxième session une photo de M101 en LRGB (en une heure au total - sans aucune prétention). La mise au point se fait automatiquement à chaque changement de filtre ou en cas de changement de température. Le pointage est fait par PLATESOLVE. Par acquit de conscience j’ai fait la mise en station au POLEMASTER. J’ai pu constater que cette dernière ne bougeait pas d’une session à l’autre. Ce soir (un troisième test est en cours), elle n’avait pas bougé par rapport à hier et avant-hier. Je suis conquis. Bon ciel Vincent
  13. Bonjour, Comme prévu, j’ai participé au Festival de Tautavel Vendredi et Samedi dernier. Comme chaque année j’ai eu le plaisir de retrouver mes amis d’observation et nous avons bien rigolé. J’avais préparé mon matériel durant la semaine : J’ai descendu le télescope de la terrasse (ou il se trouvait pour faire des tests) ; Puis j’ai monté le matériel dans mon garage dans la configuration pour faire de l’observation visuelle de façon à éviter d’emmener trop de choses ; Puis j’ai vérifié le réglage de la nouvelle commande manuelle, achetée spécialement pour l’occasion, pour piloter le moteur de mise au point. Vendredi soir, le mauvais temps était de la partie et il a été impossible de montrer quoi que ce soit aux gens qui s’étaient déplacés. Cela a été frustrant car j’aime bien les voir découvrir les splendeurs du ciel et j'imaginais leur déception. Samedi soir a failli être à l’image de Vendredi. Par chance le ciel s'est dégagé en cours de soirée. Après quelques sueurs froides avec la mise au point, et un alignement de la monture rendu hasardeux à cause des nuages motorisé (je n’étais pas assez patient et tellement désireux de montrer le ciel aux gens présents), la soirée a pu commencer. J’ai ainsi pu faire découvrir quelques classiques aux personnes qui avaient patienté : M27, M57, Saturne et ses anneaux, Jupiter…. Il me tarde de recommencer l’année prochaine. Vincent
  14. Bonjour, Je viens de terminer les tests d’intégration matériel et logiciel de ma caméra d’acquisition refroidie ASI 183MM PRO et de la roue à filtres EFW à 8 positions. J’ai également analysé la cause de mon problème de perte de connexion sur la caméra d’autoguidage. Lors du montage de ce matériel avec le réducteur de focale STAR ARIZONA NIGHT OWL, je me suis rendu compte que les bagues fournies ne permettaient pas d’avoir un tirage (distance entre le réducteur et la caméra) correct. En effet, les bagues fournies permettent d’obtenir un tirage de 39,5mm au lieu des 38,5mm requis. J’ai donc commandé les bagues nécessaires. Une fois le montage mécanique réalisé, je me suis rendu compte que la camera requiert impérativement que l’ensemble des câbles USB (y compris celui qui se trouve entre le HUB et le PC) soient des câbles USB 3 de bonne qualité, sinon la caméra n’est pas détectée. Une fois ce problème résolu, je me suis rendu compte que si la caméra est reliée à un HUB sur lequel se trouve plusieurs périphériques USB, il ne faut pas de servir des prises USB qui se trouvent sur la caméra elle-même pour piloter la roue à filtres, car cela peut faire planter le HUB. Il faut connecter la roue à filtres directement sur le HUB. Une fois ces petits problèmes détectés et corrigés, j’ai pu réaliser une mise au point approximative sur une cible se situant à 1,5 kilomètres de distance, ce qui m’a permis de tester le bon fonctionnement de l’ensemble avec mes logiciels d’imagerie favoris. Je devrais la refaire avec les bagues permettant d’avoir le bon tirage. J’ai ensuite cherché à reproduire mes problèmes de déconnection avec la caméra d’autoguidage. Une fois les tests réalisés, je me suis rendu compte que mes problèmes sont provoqués par un jeu entre la prise de la caméra et le câble USB. Ce problème n’ayant pas pu être résolu avec de la pate de fixe, j’ai en commandé une autre. La prochaine session de tests sera à conduire en journée pour déterminer la mise au point approximative avec le tirage recommandé pour le réducteur de focale. La session suivante quant à elle devra être conduite sur ciel. Vivement que la météo s’améliore. Vincent
  15. Bonjour, Voici le maximum de détails qu'il est possible de photographier avec un simple trépied photo et mon matériel actuel depuis mon balcon situé en centre ville. Toutes les structures de couleur rouge sont des nébuleuses. Cette image est le résultat de l'empilement de 40 images. Chaque image est une pose de 20 secondes à 3200 iso réalisées avec un 6D defiltré refiltré astrodon et un objectif samyang de 14mm ouvert a 2,8. Sans l'extinction de l'éclairage public il n'aurait pas été possible de réaliser cette image avec un matériel aussi limité. S'il n'y avait pas l'éclairage du parking, j'aurais pu assombrir encore plus le fond du ciel. Vincent