biver

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  1. Patrick m'a répondu que les forces de friction peuvent effectivement suffir à maintenir entre eux les blocs du "rubble pile" dans le cas présent a priori, mais on les laisse travailler sur leur article... Il m'a aussi dit que dans ses simulation il ne créait pas d'objets aussi alongés... Sinon comme dit plus haut, avec la physique de base de lycée, l'accélération centrifuge vaut v2/r = (2pi.a/P)2/a à l'extrémité de l'objet de demi grand-axe a, et la gravité g=-G.M/r2 = -G.rho.4/3pi.abc/a2 pour l'ellipsoide traxial a.b.c (rho = masse volumique)... pour le cas limite je dis que l'un est égal à l'autre, qui me donne la relation entre rhocritique, P et a2/bc... ou (a/b)2 si on n'a que le rapport de 2 axes (et suppose c=b). Alternativement, on pourrait supposer que l'objet a une densité raisonable (mais pas plus que 5.5 qui est celle de la Terre ou Mercure les plus denses du sytème solaire, riches en Fer), disons 5 maxi, et calculer les accélérations aux extrémités: g = -0.6.10-5 ms-2 et acentrifuge=+2.3.10-5 ms-2 ... (pour a=400m, mais le rapport des 2 n'en dépend pas), et c'est effectivement des forces très faibles que la friction peut peut-être contrecarrer (1 n sur un bloc de masse 60 tonnes, 2.3m de côté)! Nicolas
  2. Je vais lui poser la question, car peut-on avoir un objet constitué de blocs juxtaposés avec une accélération centrifuge aux extrémités supérieure à la gravité qui tienne longtemps: soit cette forme résulte juste de son passage au périhélie il y a 2 mois et est temporaire (il est en train de se disloquer, mais on aurait vu un nuage de poussières autour), soit il existe une force de cohésion importante qui le tient depuis des millions d'années... Nicolas
  3. comète C/2017 K2

    Pour compléter, l'article de Jewitt (ApJL d'octobre 2017, observation HST), donne un rayon maxi de 9km pour un albedo de 4%, mais quelques km2 de CO à la surface suffiraient à expliquer l'activité observée, et je pense que cela peut bien être le cas: si on a une surface couverte de glaces (H2O,CO,...) dans les proportions observées dans les autres comètes, un rayon de 2km peut être suffisant, et l'activité de surface va diminuer avec l'épuisement du CO puis CO2 jusqu'à être celle d'une comète normallement 100% active (au mieux) en dégazage d'eau au périhélie ce qui donerait une comète de m0=4 pour n=4 au périhélie ou 5 pour n=3 plus réaliste (le JPL utilise m0=6.4 pour n=2.4). Donc cela donnerait une comète de magnitude 8 au pérhélie (un peu du style d'une C/2009 P1 (Garradd) en 2011-2012, mais moins bien placée (surtout pour les observateurs de l'hémisphère nord))...
  4. comète C/2017 K2

    Bonjour Hubert, Je n'ai pas directement parlé de la période orbitale de C/2017 K2, mais si cela vous intéresse, allez voir les éléments aux MPC: http://www.minorplanetcenter.net/db_search/show_object?utf8=✓&object_id=C%2F2017+K2 Qui donnent les valeurs barycentriques (avant perturbation par les planètes du systéme solaire) avec un 1/aorigine = 0.00003028+-0.0000094 (MPEC 2017-V13), soit une orbite qui se ferme à Q=66000+-20000 UA, donc dans le nuage de Oort! (Mais elle reviendra beaucoup plus vite car elle ne repartira "que" à 1782 UA (période passant de 6millions d'années à 27000 ans! (Hui, Jewit et Clark donnent Q=55000+-26000 UA dans leur article dans l'Astronomical Journal) Nicolas
  5. S'il n'y a pas beaucoup de post dans cette rubrique, ce n'est pas forcément par absence de travaux de collaboration amateurs-pros, mais peut-être parce que beaucoup des amateurs concernés sont déjà actifs sur des listes dédiées comme précisé ci-dessus... reste à inviter des nouveaux à s'y joindre, mais le recrutement se fait peut-être sur les rubriques plus fréquentées! Nicolas
  6. comète C/2017 K2

    C'est sans doute un peu tôt pour "faire des plans sur la comète"... sur sa luminosité quand elle sera 8x plus près du Soleil! Mais l'article/observation HST de D. Jewitt doit sans doute inciter à la prudence: la comète n'est probablement pas si grosse et actuellement du type "hyperactive" car probablement couvertes de glaces comme CO2 et CO en surface alors qu'elles sont bien plus en profondeur dans les comètes qui sont déjà passées près du Soleil comme Hale-Bopp, probablement d'activité comparable à une distance similaire mais avec un noyau bien plus gros (70km de diamètre) - C/2017 K2 à moins de 2 UA du Soleil sera peut-être plus similaire à une comète plus ordinaire, de magnitude absolue 3-5 au lieu de 1 (J'ai pas encore fait le calcul... ) Nicolas
  7. A priori la bonne formule liant la densité, période de rotation et rapport des axes ((a/b)2 ou a2/bc), en partant de l'hypothèse d'un ellipsoide homogène qui a une vitesse de rotation telle que l'accélération centrifuge à ses extrêmités soit égale à la gravité est donnée dans les articles de Jewitt et celui de Banister, et donne rho = 10900*(x/P)2 où x=a/b (ou racine de a*a/b/c) et P la période de rotation en heure, rho la densité en km/m3 Par exemple si vous l'appliquez à Haumea, un cas assez extrème, de 2320x1705x1025km tournant en 3.91h, cela donne une densité critique de 2.19 (2190 kg/m3), tout à fait compatible avec les valeurs annoncées de 2.6 à 3. Mais dans le cas extrême d'un rapport x=10 comme dans l'article de Meech, pour une période de 7.34h, cela donne bien un densité de 20.2 ! Donc si on ne considère pas qu'il est en or ou platine massif, cela veut dire que c'est plutôt un objet monolithique type rocher allongé, de densité maxi de l'ordre de 3-4 (en grande partie rocheux (silicates) voir métallique) alors et donc sans régolite ni blocs à la surface (du moins près de ses extrémités). Donc désolé JLD, mais l'illustration de Ciel et Espace avec un Itokawa allongé est mauvaise () car c'est incompatible avec un objet si allongé qui tourne en moins de 8h - il serait déjà éclaté en plusieurs morceaux ou aurait éjecté tous ces blocs à la surface - à moins que ceux-ci soient dissociés et juste un paquet de débris en orbite autour d'un centre de gravité (si cela reste physiquement possible, mais je ne suis pas si spécialiste des "rubble piles" en rotation rapide) Après les idées un peu science fiction de vaisseau en perdition... pourquoi pas - s'il est brillant (peint en rouge clair ) il n'est peut-être pas beaucoup plus grand que nos premiers étages de fusées terrestres! Et puis reste la possibilité de taches d'albédo très importantes... Toujours est-il que cette courbe de lumière est aussi insolite que sa trajectoire! A suivre, Nicolas
  8. Oui, pour répondre à Superf. les éphémérides de 1I/2017 U1 (en tapant 2017 U1) peuvent se trouver su rle site de Horizon du JPL: https://ssd.jpl.nasa.gov/horizons.cgi Il est aujourd'hui à 2 UA du soleil et 1.4 de la Terre et s'éloigne du Soleil à 38 km/s (137000 km/h) et de nous à 64km/s Sinon je vois au moins 4 articles sur la courbe de lumière de 1I: de Jewitt et al., Bannister et al., Meech et al. et Bolin et al. (qui a fait une erreur dans la formule de periode de rotation critique... un carré de (a/b)² oublié...) Ce sera important de combiner tout ça à un moment pour avoir le bon rapport des axes a:b:c de l'objet, car en allant de 10:1:1 à 4:1 on passe de densité critique de 20g/cm3 (de l'or quasiment) à 2.8 g/cm3 (plus classique).. - pour un objet sans cohésion qui ne se désintègre pas, mais tous en accord avec une période de rotation autour de 8h! Nicolas
  9. supprimé, déjà posté...

    C/2017 U1 quand j'ai posté la première fois, puis A/2017 U1 et 1I/'Oumuama maintenant, cf ce post.
  10. Vivent les comètes

    Pareil , j'ai commencé à observer le ciel en décembre 1983 et ma première comète à la lunette 60-800 c'était Halley en novembre 1985 (je l'avais quand même observé une trentaine de fois jusqu'en mai 1986, bien qu'en ville (Versailles) avec une lunette de 60mm - mais à l'époque on voyait 0.5 magnitudes de plus à l'oeil nu...). Nicolas
  11. Magnitude78 sous le ciel vert islandais

    Quelques liens sur les films fait à l'A7s, en version binnée 2x2 et accélérée x2 (donc 8 images réelles par secondes car poses au 1/4): Le soir de l'arrivée à Hella (140km de l'aéroport): http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00001_13oct2017_18h27bx2.avi http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00006_13oct2017-21h53bx2.avi http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00007_13oct2017-21h56bx2.avi http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00008_13oct2017_21h57bx2.avi http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00009_13oct2017_22h37bx2.avi http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00010_13oct2017-22h47bx2.avi le 2eme soir près de Hofn: http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00015_14oct2017-20h24bx2.avi le 4e soir, encore du ciel dégagé, pas loin de Hvolsvollur mais activité modérée (Kp=2), un peu plus que la veille quand même. http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/aurore00021_16oct2017-20h38bx2.avi le dernier soir, reprise vers Kp 3-4 et le ciel s'est re-dégagé, à 5km de l'aéroport: http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/AURORE21OCT2017-00011_22h37bx2.avi http://www.lesia.obspm.fr/perso/nicolas-biver/AURORAE/AURORE21OCT2017-00012_22h45bx2.avi Et une autre image du 13 pour finir (et pour Serge qui cherchait les images/videos que j'avais posté!) Nicolas
  12. Thierry, tu y étais quand? Avec Mag78 on y était du 13 au 21 octobre, à 5 - un peu serrés dans le Dacia Duster, mais ça passait bien tout de même et pour les réservations (via booking) on a réservé la 1ère nuit 48h avant de partir, histoire d'avoir les prévisions météo (http://en.vedur.is/weather/forecasts/aurora/) pour viser le bon endroit pour les aurores (le Kp était prévu à 5-6) et la 2ème nuit on l'a réservé la veille du départ. Pour la suite on a réservé sur place pour le lendemain et/ou le sur-lendemain: même si tout n'était pas libre, on a toujours trouvé pas loin de ce qu'on visait (location de chalets/gites pour 4-6 avec cuisine,...). Les aurores étaient un de nos objectifs (mais on avait déjà aussi bien profité d'une sérier en avion au retour de l'éclipse en Oregon - même si l'aurore sur 2pi stéradian pendant des heures dehors c'est autre chose!), mais la visite du pays, glaciers, chutes d'eau, sources chaudes,... et autres paysages était un objectif principal qui pouvait suffire à nous contenter! Avec 2 nuits fantastiques ( ) 2 autres dont on se serait bien contentés, 3 autres où on a vu qu'il y a eu de l'activité, mais souvent derrière les nuages, et 2 nuits complètement bouchées on n'a pas à se plaindre, et la météo a dûe être bien plus belle qu'en moyenne! Octobre doit être une bonne période, septembre aussi, en sortant un peu de la foule des touristes, même si sur le coup de midi on voit les cars de touriste remplir les parkings des sites célèbres comme Geysir où ils en profitent pour remplir les boutiques et les restos en face du fameux geyser... (mais là le fun c'est aussi de voir les masses de touristes sous le vent aspergés par la retombée du geyser !) Je n'ai pas d'autre expérience - au printemps les routes/pistes doivent être plus fermées (ou coupées par les passages à gué) que ce qu'on a au début de l'automne - même si on n'est pas allé beaucoup dans l'intérieur (pas au-delà du Landmannalaugar). Nicolas Nicolas
  13. SQM > 21.7 = Ciel Pourri!

    Voilà j'ai retrouvé mes mesures faites dans des "bons" sites (en général avec le gegenshein visible): Moyenne et dispersion sur une ou plusieurs nuits hors voie lactée avec SQM ordinaire HAWAII: MaunaKea (alt.4080m): 21.61+-0.03 5 au 9/11/2010 Hale-Pohaku (alt.2900m sur le MaunaKea): 21.70+-0.10 le 9/06/2012 21.60+-0.03 du 10 au 15/06/2012 (rmq: nébuleuses sombres de la voie lactée bien dessinées et contrastées dans le T203mm) CHILI: près de laSilla : 21.63+-0.02 le 9/05/2010 désert d'atacama (2600m): 21.61+-0.07 le 10/05/2010 près du VLT : 21.69+-0.02 15/05/2010 près de san pedro 21.64+-0.03 18/05/2010 NAMIBIE: Waterberg 21.60+-0.03 6--8/07/2015 Etosha 21.80+-0.05 8--13/07/2015 (poussièreux?) Désert Namib/Sesriem... 21.83+-0.03 20--23/07/2015 Gamsberg 21.95 27/07/2015 La PALMA près de l'observatoire: 21.50+-0.07 12--17/10/2009 21.54+-0.04 26--31/03/2011 Peut-être que derrière ces valeurs se cachent aussi des contributions de l'airglow variable en fonction des saisons, latitudes et cycle solaire? Nicolas
  14. Possible de voir magnitude 14 (Oberon) en ville ?

    N'oubliez pas aussi l'influence de la turbulence quand on cherche des étoiles ou satellites faibles: le fort grossissement pour éteindre le ciel et/ou le séparer de la planète mère (Uranus/Neptune), nécessite quand même une bonne mise au point et des étoiles pas trop étalées par la turbulence, sinon on perd en sensibilité oculaire... Nicolas
  15. Possible de voir magnitude 14 (Oberon) en ville ?

    Au T407 (x350 à x460), triton est visible à Versailles (SQM=18.5), mais c'est pas du facile (avec des lumières parasites à côté...) et sans problème en photo/A7s Pour Titania et Obéron (en général de difficulté comparable, Ariel c'est quand même un cran plus difficile), je ne crois pas les avoir vus à Versailles, mais à 25km de là par SQM=19.9, je crois bien (et en tous cas imagés sans problème en 22x1/4s avec l'A7s ci-dessous le 29/09)... Pour les satellite de Mars (Phobos et Deimos), le problème n'est plus le même, car le fond du ciel c'est à 90% celui de la diffusion de la lumière de Mars, donc la noirceur absolue du ciel n'importe pas tant... d'ailleurs en 2003 et 2005 Deimos était plus facile que Phobos, le gain en baisse de diffusion de lumière de Mars étant supérieur à la perte en éclat du satellite. Nicolas