Sky runner

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    observation ciel profond et un faible pour la Lune, météorologie, paléontologie et pas mal de sport aérobie...
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    Ile de La Palma, Canarias
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  1. Première lumière

    CLC, c'est Chasse Les Cumulus. Autrement, il y a le filtre Astronomik CLS très large dont la courbe type est présentée ci-dessus... Fabrice M.
  2. CHOIX OCULAIRE POUR C11 EN CP

    Bonjour Guy, J'ai eu un C11, je fais du ciel profond, je peux donc te répondre. Il faut bien réfléchir et compléter avec ce que tu as déjà. Les focales des SCT sont longues et on a besoin de pas mal d'oculaires en principe pour coller au mieux avec les conditions de ciel. De tête et je n'ai pas besoin de reprendre toutes mes fiches de dessin, pour la basse résolution (pas mal d'objets), c'était le 35 Panoptic, le 27 Panoptic et le 20 Nagler. Puis en moyenne résoution, les 16 Nagler, 14 UWA Meade (n'existe plus), le 12 Nagler. Entre 12 et disons 18mm de focale, il faut absolument que tu en ais car ils te permettront de renforcer le contraste sur pas mal de galaxies ou de pouvoir voir les plus petites car trop difficile ou même impossible avec le 20mm par ex. Puis pour la haute résolution (surtout NP et même en ville), en dessous des 10mm, tu peux avoir des oculaires plus typés planétaires sans chercher absolument le grand champ (les Pentax et les Delos ont ma préférence). Pour le très grand champ, j'ai acheté le Pl 55 de Televue mais l''utilisais sur très peu d'objets en fait (Helix, grandes NP Abell, etc.). C'est bête d'aller au delà au regard de la pupille de sortie. Ce qui est rigolo avec les SCT assez obstrués, c'est qu'on sait très vite (disons une année) suivant le tube qu'on a reçu si on va pouvoir investir sur des oculaires de courte focale. Pour le mien, (tube très moyen), le 7 Pentax, je le passais pas souvent et la haute résolution s'arrêtait pour moi autour de 10mm de focale (pour avoir une image encore pertinente). La plupart des SCT du marché, on devrait pouvoir pousser jusqu'à 6mm (ce qui fait déjà un G très correct). Avec de très bons SCT, il y en a, on peut aller jusqu'à 3mm avec ciel coopératif bien sûr. Après pour les différentes marques, mes collègues te renseigneront mieux, surtout pour les nouveaux oculaires du marché. Fabrice M.
  3. Merci Lambda pour ton intérêt, là j'ai tenté de m'approcher du "ET" en logique informatique mais j'aurais pu aussi travaillé le "OU" ou le "NOT", càd apposer tous les détails non en commun mais cela aurait été une belle pagaille. C'est vrai qu'il y avait un peu de bon chez tous les auteurs et que certaines zones jugées pertinentes à postériori n'ont pas été rajoutées car vues que par un seul auteur. C'est sûrement perfectible même à l'aveugle mais j'ai préféré pas trop toucher car comme vous le savez, point trop n'en faut. J'avoue avoir choisi comme photo comparative une image se rapprochant plus du rendu visuel car d'autres ne sont pas aussi ressemblantes. Dans la première comparaison de dessins sur l'autre fil, j'aurai pu rajouté une image haute résolution de NGC 253 mais j'ai pas fait pour 2 raisons : manque de place et préférence pour ajouter un énième dessin d'un confrère plutôt qu'une photo et aussi j'avais peur que ça fasse des histoires car là, on aurait vraiment vu les erreurs de chacun. Mais ce que j'aime beaucoup dans le dessin appliqué, c'est lorsqu'on arrive à expliquer pourquoi l'oeil aurait fait telle erreur : il y a parfois une raison observationnelle toute bête à cela (souvent un manque de résolution causé par la turb ou par autre chose fait causer beaucoup de risque à son auteur). Yann, j'avoue m'être un peu plus appliqué dans la région centrale car beaucoup ont vu les mêmes taches. Fabrice M.
  4. Et ben j'ai tenté de m'y coller par le biais d'un logiciel graphique pour effacer, recréer des zones,etc. Voici la méthode que j'ai appliquée : - Comme dessin fusionné = NGC 253 (5 auteurs) - Dessin de base, le mien - Conservation du maximum de détails en commun (au moins commun à 2 ou 3 auteurs), facile pour les étoiles de champ mais plus difficile pour le reste... - Retrait des étoiles faibles, des petites galaxies, des régions HII - création de nouvelles zones (en commun) ou modification des miennes toujours dans l'esprit de reproduire les principales volutes détectées par le plus grand nombre. - J'ai toujours eu que la planche des 5 dessins sous les yeux et n'ai pas eu recours à une quelconque photo pour essayer d'embellir ou de coller à la réalité froide des caméras. Ce n'est pas parfait, pas aussi mécanique que l'aurait fait un robot, sinon, j'y aurais passé des heures... Et le verdict tomba. Que représente notre travail collectif face à une image numérique d'amateur prise un peu au hasard sans chercher la haute résolution ? Et ben Yann, je dirais qu'ils se débrouillent pas mal, nos astrodessinateurs français ! Nota : l'image est quelque peu tronquée sur les bords du fuseau, elle était telle quelle sur la toile. Fabrice M, votre Sky-stacker en herbe...
  5. Prinz et ses rimas hier soir

    Ah, ça fait du bien des compte-rendus où l'on sent que l'observateur reste braqué sur une zone en essayant d'en voir le plus et le mieux possible. La Lune semble un objet tellement visité par les sondes, tellement banalisé qu'on pourrait croire qu'il perd son intérêt. Et pourtant, dès qu'on remet l'oeil ou les 2 yeux (comme Fred de Vendée) dans l'oculaire(s), par bonne stabilité, tout cela disparaît et on ressort les quelques livres de haute résolution pour voir si on a vu juste. La Lune est un objet de haute résolution assez facile que l'on devrait conseiller sans modération aux débutants car les contrastes sont souvent forts et l'optique pardonne un peu plus. C'est un des seuls objets que j'observe assidument en plus du ciel profond. Désormais, j'essaie de zoomer au T600 dans certains cratères ou formations plus exotiques (Reiner gamma et Vitello dernièrement) et je comprends mieux le régal que vous aviez tous sur notre satellite. Ici, je bénéficie maintenant d'un bien meilleur seeing alors qu'avant, c'était vaguelettes de turbulence et soupe à la grimace avec le doute qui plane sur la qualité optique de l'instrument. Le seul souci que j'ai actuellement, c'est que j'ai le même blocage que j'ai eu pour le ciel profond à mes débuts pour entreprendre un premier dessin : presque à chaque soirée lunaire, je me dis : fais-en un dessin bonhomme, qu'est ce que t'attends ? Fabrice M.
  6. croas d'été (austères mais illustrés)

    Et pour renchérir sur les propos de Laurent, je dirais que Yann a le chic (c'est peut-être moins vrai maintenant car il a tellement étendu sa gamme un peu comme Xavier) pour nous dégoter des objets, certes faibles, mais toujours intéressants au niveau astrophysique. J'appelle çà la classe... Par exemple, je finis en ce moment de compléter la fiche de l'objet mystérieux autour de R Aqr, Cederblad 211, emprunt de variabilité au rythme de la Mira associée. Il est super intéressant de mettre en relation le côté spectral de l'étoile (qui varie de presque rien en OIII à une forte émission suivant le min ou le max de l'étoile). Yann, je suis certain que c'est le genre d'objet que tu adores... Fabrice.
  7. NGC 253, une sculpture à ausculter...

    Désolé Fiatlux, j'ai pas repris ta dernière demande mais suis très heureux de sentir des frémissements en toi sur le désir de marquer à la craie tes observations. Tu trouveras plusieurs écoles sur la façon d'accomplir çà en consultant les 2 tomes d'Astrodessin. Je ne pense pas faire de pub superflue et si tu as du courage, éplucher toute la liste des liens de sites d'astrodessinateurs proposés récemment par Yann et aimablement corrigée par un autre intervenant. Mais entre nous, tu auras une synthèse plus rapide de tout çà avec les bouquins pré-cités. Fabrice M.
  8. Yann, je l'ai tenté qu'une seule fois, je ne sais pas si tu te rappelles, c'était sur la néb. de la Tortue (Her). C'était peut-être pas très représentatif car effectué que sur 2 dessins (celui de Rainer T. et sur le mien) mais avec des diamètres instrumentaux approchants. L'idée m'était venu de juxtaposer nos 2 dessins car Rainer est très fort comme tu le sais à extirper le contenu interne des NP et moi, j'avais dessiné de la Tortue d'avantage les fines extensions et la zone périphérique. A ma grande surprise, le résultat a été très bluffant et la ressemblance était plus que troublante avec les images haute résolution de l'époque. Si bien qu'O'Meara m'a demandé nos compte rendus respectifs et mon dessin cumulatif s'est retrouvé dans une de ses chroniques du magazine Astronomy. Pour effectuer ton souhait (la galerie de NGC 253 peut faire office d'un premier essai), les plus férus de logiciels pourraient tenter le coup mais le plus simple à mon avis serait de refaire un dessin manuellement en essayant de moyenner juste ce qu'il y a en commun et en écartant les détails disparates. Je ne serais pas surpris d'ailleurs que ça puisse faire un dessin où tout le monde s'y retrouve. Fabrice M.
  9. NGC 253, une sculpture à ausculter...

    Désoler de tarder à répondre, je vois que ça s'est un peu emballé dans les magnitudes et je vais m'en expliquer. Avant, je tenais à saluer Idir, car c'est pas si souvent qu'on reçoit des compliments d'un astrophotographe, il n'était pas obligé. (On a essuyé une bonne tempête il y a une semaine avec env. 40mm de pluie mais c'est pas ça qui va remonter la moyenne !) Oui, je n'ai pas précisé les lieux des dessins : Nicolas à Restefond en 2007, Fred même lieu, Bruno chez Bruno ?, Serge encore à Restefond en 2008 et Fabrice chez Fabrice (La Palma). Pour les magnitudes, j'ai buté également sur ces magB que l'on trouve dans les catalogues officiels. Alors comment faire pour avoir la magv et pas magV de ces faiblardes ? J'ai été un peu flemmard sur le coup car il existe bien un document qui permet de petites transformations photométriques entre les BVR (lorsqu'elles sont dispo) mais j'ai fait plutôt une petite translation pifométrique qui n'est peut-être pas si éloignée de la vérité. En me basant sur une bonne dizaine de PGC entre delta -25 et -40° dans le DSFG qui donne la magv. J'ai calculé le différentiel avec les valeurs de chaque en magB et je trouvais toujours un delta entre 0,8 et 1 avec quelques 0,9. J'ai donc retranché les MagB officielles de 0,9. Comme tu le vois Bruno, je ne me suis pas targué des valeurs optimistes dans le bleu mais bien des magnitudes intégrées. (par ex, la petite tache PGC 782205 était à magB17,6). Malgré tout, cela peut sembler un peu haut aux yeux de certains mais encore une fois, je n'ai fais qu'un dessin, je n'étais pas parti à la détection du point ou de la galaxie la plus faible. Le jour où je vais m'y mettre, je choisirais certainement un objet zénithal et ça risque de faire mal. Soit, mon T600 n'est plus en rodage mais je le monte gentiment en puissance et mes quelques prestations sur le forum se feront de manière progressive vers le très profond. La vindicative Lyl a dit un jour que c'était autre chose (= une tache plus difficile) de déceler de faibles taches que des points (= des étoiles). Possible mais tenter de montrer les deux, c'est encore mieux... Tiens Laurent, mon dernier dessin est justement Abell 7, on se fera une petite comparaison rien que pour nous ! Fabrice M.
  10. croas d'été (austères mais illustrés)

    Yann, j'aime bien la présentation bien carrée de tes fiches d'observation. C'est peut-être bien toi qui va nous sortir le prochain FNSOG "French Night Sky Observer's Guide" et si tu as besoin de complément, on sera toujours là pour t'épauler ! Fabrice M.
  11. NGC 253, une sculpture à ausculter...

    Maïcé, j'essaierai d'en préparer d'autres, surtout lorsque ce sont des objets majeurs. Bravo Laurent, ton dessin montre bien que tout se passe dans la région centrale et qu'ailleurs, c'est beaucoup plus flouté et rempli de zones lacunaires. Après, Fiatlux, que peut-on faire après avoir réaliser un dessin ? A défaut de calibration précise (comme on peut le faire avec Aladin), on peut tout de même essayer d'analyser ce que l'on a perçu. PGC 198197 et 198196 ont été dessinées en direct en me disant bien que ça devait être probablement des galaxies. Pour la tache de l'amas de gx (d'après Simbad mais ça ressemble plus sur les photos à une spirale vue de face) ainsi que PGC 782205, je les ai cherchées et perçues en VI après m'être renseigné sur leur emplacement. Après , on peut s'amuser à comparer l'emplacement des filandres contrastées avec des images de bonne résolution mais cela pourrait semer la discorde. On peut aussi tout bêtement se demander pourquoi j'ai dessiné un petit fuseau de traviole et se rendre compte après analyse que l'oeil ne triche pas (voir en vignette ci-dessus). Tout bête mais drôlement enrichissant pour l'observateur de lueurs. Fabrice M.
  12. Le mythe Restefond - souvenir d'un bel été

    Jean-Christophe, ton style s'impose, ça pète en contraste et on est ici loin des zones floutées habituelles. De sacrés gros plans pour les NP qui me font penser à des tailles apparentes visibles dans les T1000. Je comprends pour l'oeil de chat car tu as mis la dose (1200x) mais moins pour 6765 (celle là je l'ai dessinée donc je la connais). Pour cette dernière, il faudrait beaucoup plus que 400x pour le rendu que tu présentes. Tu avais peut-être laisser empiler tes barlows sans le savoir ! Ou alors tu as suivi à la lettre les conseils du livre Astrodessin quant on préconise d'essayer de dessiner gros. De ce point de vue, c'est réussi. Tu as raison d'insister sur la qualité du seeing et Restefond reste pour sa haute altitude un site exceptionnel à ce niveau. Fabrice M.
  13. Et hop, voilà enfin prêt mon Canson A5, bien qu' encore trop petit pour l'affaire... Que faire devant une feuille noire ? Le cadrage s'avère tout juste, la bestiole rentre au chausse pied. Et puis faut encore faire tous ces points blancs pour baliser, je comprends mieux Nicolas Biver qui a préparé sa trame céleste (belle explication de sa démarche dans le livre Astrodessin). Bon, j'ai fait du plus difficile dans ce domaine, allez je me lance en essayant de respecter au mieux les proportions. Je dessine assis, j'ai le suivi, que demander de plus là où certains de mes collègues doivent redescendre de leur escabeau pour soit griffonner leur cahier de notes ou tenter de reproduire ce qu'ils ont vu quelques secondes avant. Je n'ai que 4 ustensiles dans la poche, cela me suffit. Voilà donc ci dessous la feuille noire, celle même que j'avais sur mes genoux : Et mes annotations au dos pour ceux qui savent encore ce que c'est qu'un stylo : Et puis le travail respectable de mes collègues, Serge Vieillard devrait être ravi : Nicolas comme souvent a bien accentué le contraste des détails perçus et est allé au delà des limites autorisées dans la longueur et la largeur de la galaxie ! Le dessin de Fred est celui qui ressemble le plus à une parfaite esquisse (estompage très soigné) Bruno, arrête de dessiner avec ton filtre OIII, tous tes dessins sont verts. Un peu moins de détails en interne mais il les a tous placés au bon endroit... Désolé pour les extrémités un peu tronquées de ton fuseau mais je ne voulais pas reproduire le pourtour verdâtre de ton champ d'oculaire. C'est peut-être bien le dessin de Serge qui est le plus proche du mien (il a bien rendu la forme du noyau) car l'intensité en contraste est un peu près la même. Mon dessin, j'aime plus trop, trop travailler dessus. Le champ d'étoiles navigue entre magv 16 et 17 sans avoir chercher le profond ; il m'a bien aidé à placer le plus exactement possible toutes les marbrures. Et vous visuellement, vous vous rapprochez de la version en dur de Nicolas ou de celle plus adoucie de Fred ? Fabrice M.
  14. NGC 6778, petit comparatif estival

    Salut Xavier, je me suis permis d'accoler ton dessin car je l'ai trouvé bien (joli rendu) par rapport à ton diamètre instrumental. Pour le filtre anti_UHC, je m'en suis largement expliqué dans un ancien article d'Astrosurf Mag (n°70 sept/oct 2014). C'est un filtre un peu expérimental qui bloque simplement le doublet OIII et la raie Hbêta. Il permet de sonder la cavité centrale de NP un tant soi peu brillantes et d'y déceler beaucoup plus facilement son étoile centrale et toutes les autres intruses noyées dans le gaz. Il transforme ainsi mon T600 en T1000 ou T1200 pour cet exercice (cas école de M57). Nota : il est possible que certains observateurs aguerris n'aient pas vraiment besoin de cet accessoire : ceux ayant une vue exquise de nuit exempte d'aberrations (du type astigmatisme surtout) et qui sont nullement gênés par les effets d'éblouissement, c'est-à- dire qu'ils soient capables de déceler des points faibles à côté de taches plus brillantes ou dans un environnement lumineux et cela dans tout les angles de position de la source faible. Juste que de tels observateurs doivent être très rares ou bien qu'ils s'ignorent... Avec le recul maintenant, je crois bien que c'est le filtre de ma collection le plus magique après l'OIII. On l'avait essayé dans un Valdrôme sur le T600 d'Eric Maire, je suis sûr qu'il se remémore l'expérience ! Fabrice M.
  15. NGC 6778, petit comparatif estival

    Salut Fred, oui pour ces NP qui obligent à grossir pour extraire le plus d'informations, c'est souvent sans filtre OIII car ce dernier a tendance à saturer pas mal. l'UHC est souvent un bon compromis pour le dessinateur. Vu le rendu très différent en imagerie suivant les filtres utilisés et les traitements qui s'en suivent, je trouve qu'on a finalement un certain bol d'avoir vu un peu près la même chose. C'est une preuve également qu'on n'est pas influencé par les images. Revoici donc le comparatif avec ton dessin sous meilleur seeing, l'élément essentiel à la réussite... Ta petite condensation au centre est peut être la centrale (binaire) qui sait ! Fabrice M. Fabrice M.