Sky runner

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    observation ciel profond et un faible pour la Lune, météorologie, paléontologie et pas mal de sport aérobie...
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    Ile de La Palma, Canarias
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  1. C'est presque une histoire que je vous conte. Ça ne rajeunit pas, cet objet fait partie de mes tous premiers dessins, la présentation est presque la même. Sa réponse était plaisante à l'oculaire, c'était en 2000 au T279x245 & 292 + OIII + UHC. J'ai redressé mon dessin dessiné tel quel au C11 pour une meilleure comparaison avec d'autres instruments (en vignette). J'avais tellement aimé cet objet que je m'étais promis quelques années plus tard de le croquer avec le puissant C14. Nada, les années s'enchaînent, cette NP restait un peu dans mon coeur si bien que j'avais carrément pensé à elle pour une "first light" au T600. Pris dans les réglages de l'instrument et autres déboires, cela ne s'est pas fait non plus et je ne sais même pas d'ailleurs quel premier dessin j'ai réalisé avec le 600 ! La voici enfin dans mon classeur. Ne vous fiez pas à sa nomenclature singulière ou à sa magnitude visuelle assez profonde, cette NP atypique supporte les Gmoy sans baisse de contraste (ici à 605x). Elle est passée même de 1 à 2* dans le NSOG vol.4 (cotation justifiée) mais l'élongation erronée de l'objet n'a toujours pas été corrigée. Au premier coup d'oeil, on note une forme en goutte d'eau avec les 2 anses un peu plus marquées ; de plus l'intérieur est moucheté. Le filtre OIII renforce l'ovale, le filtre UHC presque aussi intéressant tandis que les HBêta et HeII l'éteignent complètement. De nombreux détails apparaissent par la suite : les anses en forme de pince peinent à se refermer vers l'ouest. La région centrale est fort pittoresque : elle présente 2 nodosités dont celle N particulièrement dense, renforce l'arc et semble même stellaire par moment. Nous sommes ici dans la zone équatoriale de cette bipolaire, un lieu intense où les secrets d'émission se passent... Une barre transversale un peu moins brillante que l'ensemble relie obliquement ces 2 nodosités selon un axe en PA14° selon les professionnels (mesuré à 10° sur mon dessin). La centrale doit certainement s'y dissimuler quelque part. De l'autre côté, l'anse E-W se prolonge en s'incurvant vers une série de 3 étoiles équidistantes et d'éclat croissant. Une 4ème étoile encore plus faible (magv 16,9) se joint difficilement au groupe. A ce stade, M1-79 me fait penser au "6 cosmique" soit Abell 79 (la magie des chiffres !) en plus contrasté. Même aux yeux des professionnels, c'est une NP bizarre avec sa forme elliptique interne (en PA85°) couplée à une bipolarité fort discrète dans les régions externes. Un boursoufflement gazeux très faible nimbant une grande partie de l'ellipse semble être le halo d'émission interne (surtout visible sur les images Halpha mais il doit avoir des contreparties dans le bleu-vert) avec comme nouvel axe de symétrie NW-SE. Alexandre en parle dans sa chronique Astrosurf mag et j'aurais pu mettre également le dessin de Xavier à la place de celui de Uwe car il comporte quelques uns des détails cités ci-dessus. Promis, le prochain objet sera encore plus intéressant et brillant. Fabrice M.
  2. IC 1257 en hommage à Barbara Wilson

    Oui parfaitement, tu vois Etoilesdes ecrins que tu la connais(sais). Barbara W. apparaît à la 3ème et à la 46ème mn de la video de Yann. Promis, la prochaine fois, je vous proposerai un dessin plus détaillé mais pas un Messier non plus ! Pour moi, le jeu était juste ici d'essayer de résoudre cette tache diffuse, chose que je tente avec chaque amas globulaire d'ailleurs. A ce jeu-là, c'est la turb qui dicte tout ; mon instrument étant limité par elle la plupart du temps, même si je patiente quelques heures. Fabrice M. PS/ sur la popularité de la défunte dans l'hexagone, je me disais avant la remarque d'*, que j'avais peut-être une chance qu'ils la connaissent pour ceux qui possédaient le Arp, apparemment bonne pioche.
  3. Ton papillon de Minkowski (M 2-9) m'attire beaucoup, c'est déjà un gros plan au T500 (dessin de tête). On devrait tous l'essayer celle là... Avec l'arrivée de ton dernier télescope (quelques années maintenant !), est-ce que tu refais parfois des objets dessinés au T254 ou tu privilégies de nouvelles cibles ? Pour ma part, j'ai tendance à soulever de nouveaux objets mais il m'arrive de revenir avec le plus gros sur certains qui m'ont plu ou qui présenteraient des détails intéressants (dernier cas : M 1-79). Fabrice M.
  4. Barbara Wilson est certainement connue de ceux qui s'adonnent aux challenges visuels. Elle a côtoyé de nombreux grands observateurs et a pu profiter de leurs télescopes géants. Elle nous a quitté le mois dernier. J'ai donc ressorti un dessin fait à La Palma pas si vieux (juin 2017) qui brosse le portrait de cet objet mystérieux pris d'abord pour un amas ouvert puis pour une néb. de type Ced. Mais son changement de statut revient en fait à Barbara qui a tiré la sonnette d'alarme avec d'autres amateurs en 1996. J'avais également en archive une photocopie d'un de ses dessins effectué presque au même G que moi (464x) mais dans un bien plus gros instrument (T914). Avec IC1257 et son rougissement interstellaire assez important, on pense à un loupé de la petite famille des Palomars puisqu'il est déjà situé à plus de 80000 al de l'autre côté de notre Galaxie. A l'oculaire, malgré le bon seeing, au T600x470, la tache était constamment mouvante et terriblement difficile à circonscrire. Dans ces cas là, une seule issue, celle de patienter afin de noter la forme la plus probable, enfin celle qui revient le plus souvent dans les séries de glimpses. Une autre difficulté apparaît pour cet objet : l'intransigeance quant au G à employer ; dans mon cas le Delos 4.5 et pis c'est tout. Pour ce qui est de la détection générale, IC 1257 est certes faible mais sa partie centrale est suffisamment condensée pour être accessible à de plus faibles optiques. Cet amas est entourée d'étoiles très faibles : la plus faible sur mon dessin est à magv 17,3 et la plus brillante à 14,5 (la plupart sont répertoriées dans le catalogue USNO). Après mise au propre, il s'avère que j'aurai perçu un début de résolution dans la zone périphérique S. L'étoile qui se dégage dans l'extension floue est à magv 16,95, soit un peu juste pour être un membre physique. Pour l'étoile enfouie en son sein, l'analyse est plus délicate mais je parierai bien pour l'étoile dont parle William Harris dans l'art. référencé (Astronomical journal) : Finally, we note the presence of an unusually bright star(or starlike object) which appears to lie within ~2" of the geometric center of the cluster.Though it is clearly saturated on our/—band image, measurement of this central object through a 2"-diameter aperture on the BandV frames(ex-trapolated through the standard curve of growth to the equivalent large aperture magnitudes) gives approximate photometry of V=17.12, B—V=1,4. NOTA : le diamètre apparent pour cet amas me semble plus proche de la minute d'arc. Sur le dessin au 36", la forme est globalement la même, il y a quelques étoiles résolues dans d'extension floutée S mais on peine à retrouver leur place exacte sur les photos. Et pour les étoiles environnantes, il y en a même une de moins que ci-dessous. Fabrice M.
  5. Les couleurs de la Lune

    Il y avait un bon exemple de formation assez vaste au télescope il y a quelques jours, le haut plateau d'Aristarchus (avec au centre la vallée de Schröter incluant la tête de cobra), qui présente régulièrement une teinte un peu jaunâtre sur un parterre rectangulaire remarquable. La teinte rappelle les couleurs bizarres sur l'image postée par Alain de Copernicus (remparts de droite). La couleur particulière serait due à un dépôt de cendre volcanique épais de 10 à 30cm. Fabrice M.
  6. Dernière sortie sous le règne estival

    Etoilesdesécrins, bon choix d'objets de tout niveau et d'intérêt. On reconnaît l'observateur de métier car tu t'es focalisé sur une même zone restreinte dans le ciel (solution anti-marathon Messier que j'affectionne). Je me suis focalisé sur IC1747 dessinée l'année dernière. Je suis sincèrement impressionné par ta description cohérente avec mes notes alors que tu possèdes un 300 et que tu as employé un G modeste au regard de sa brillance et de sa compacité. Pour faire court, voici mes notes résumées pour cet objet mais sur un T600x940 situé où tu sais : - 2 nodosités dans les angles opposés dont l'une au N semblant se détacher d'un petit arc brillant soit l'anse N - Bord W plus évidé mais pas complètement - extraction de la centrale seulement au filtre anti-UHC à 470x et à 605x (donc chapeau pour ta perception), pourtant le seeing était bon. - fond interne lumineux traversé par une sorte de chenal sombre E-W à peine décentré vers le N. (chapeau encore car cela semble être ta barre diamétrale) Remarque : une fois de plus, je me pose la question, et je l'ai souvent remarqué ailleurs, certains observateurs sont capables d'extirper des détails sans trop grossir. Ce n'est pas mon cas, est-ce à mettre sur le compte de ma myopie modérée. A moins que tu ne le sois toi aussi myope ! Je pense qu'au C14, j'aurais bien employé les 400x pour celle-ci. Fabrice M.
  7. Parsamian 21, exotique mais discret

    Merci pour vos retours en texte et en image. J'ai 2 remarques qui permettront de vous répondre à tous : - Yann, je suis allé voir ta nouvelle présentation de fiche, je me suis cru un moment sur Aladin (donc compliment !) ; j'imagine que c'est réfléchi si tu n'as pas disposé d'image de l'objet accolé à ton texte. Une en vignette dans les longueurs d'onde que l'on affectionne, ce serait pas mal, non ? - Pendant l'établissement de la fiche et en voyant la représentation éloquente qu'en a fait Laurent F. avec son T381(http://splendeursducielprofond.eklablog.fr/soiree-parmi-les-petites-nebuleuses-planetaires-de-l-aigle-a126711800 ) je me suis posé fortement la question de la variabilité propre à ce type de néb. Autant dire que j'ai rien trouvé à l'AAVSO et que le comportement de la variable est jugé pour le moment "calme" par les professionnels. Or, Laurent rapporte que le jet le plus faible lui a paru sans trop de difficulté et que l'objet lui-même est qualifié de "lumineux". C'est vrai pour la zone de tête intense mais pour le reste ? Il est toujours possible que des comportements erratiques sensibles ont boosté la nébuleuse en août 2016, date de l'observation de Laurent. Alors, dans un 400, oui Nicolas si le seeing t'accompagne car l'objet est tout de même petit (voir ci-dessus la description d'Alexandre). Tu te concentres un bon coup, tu te dis que c'est une comète et tu verras peut-être l'"anti-queue" visible en UV, un objet pour toi en somme. Nicolas, il y a entre autre un joli pdf exotique à télécharger (young stellar objects : http://www.reinervogel.net/index_e.html?/YSO/YSO_e.html) Fabrice M.
  8. De mes quelques pastels estivaux, je vous propose celui-ci qui se prête bien à la post analyse de son dessin. Au T600x423 & 605x ; SQMz = 21.8 et seeing bon (S2). Premier temps, dessin de l'objet nébuleux sans à priori, pour sûr, je ne connaissais cet objet que de nom. Située non loin de la brillante NP NGC 6804, elle présente un voile progressivement de plus en plus faible à partir de l'apex étalé et brillant formé par une étoile (cette première zone intense d'illumination est de forme triangulaire). Son asymétrie ressort bien si l'on observe ses bords : le panache en jet vers l'ouest est le plus évident (c'est ce que vous verrez dans les optiques plus modestes), légèrement incurvé à son départ, l'autre côté est très diffus, à peine marqué lors de mon observation. Le bout diffusant de cette fausse comète en sortie de cavité parait tronqué et semble légèrement plus intense que le voile général diffus. Ce détail est le plus ardu car vu par intermittence (donc je dépose ici à peine de la craie). Avec un gros diamètre armé d'un G suffisant, si vous bénéficiez d'excellents conditions, en fin de séance, le cumul des détails perçus sur cet objet rappelle la forme d'une épingle à nourrice qui peine à se refermer. A ce stade, on la classerait volontiers dans les néb. R de forme cométaire car Parsamian 21 fait bougrement penser à la néb. var. de Hubble (NGC 2261). Plus tard au dépouillement, on apprend plein d'infos croustillantes : proche du plan galactique, elle se tapit contre un petit nuage obscur (Cloud A), elle est classée dans les objets de Herbig Haro, son étoile var. jeune de type Fu Ori (=HBC 687), de très faible variation de luminosité, n'a pas subi d'éruption depuis plus d'un demi siècle et c'est elle qui illumine son propre nuage de poussières expulsées. Le jet ouest est bien parabolique. J'ai calculé le diamètre app. de cette néb. d'après l'échelle de mon dessin, en accord avec les sources. Désolé pour les images IR (mon oeil coupe bien avant !) mais j'ai pas trouvé mieux pour vous montrer le plus clairement possible les 3 détails qui tuent : - forme triangulaire de la zone de tête, remontant un peu sur le jet principal - arc ouest parabolique - panache de queue transversal qui fuse en direction de la brillante étoile tronquée (faible étoile de queue non vue à tout G) Comportement polarimétrique de la cavité en échec avec mon filtre polarisant (il n'y a bien que sur le Crabe M1 que les effets sont à peu près marqués !). Fabrice M.
  9. Nébuleuse planétaire MWP 1 (AS n°100)

    Devoir effectué au T600x88 et 119x + OIII à La Palma (hauteur sur l'horizon = 66°) ; il me semble bien que Lionel Mulato rencontré dans une ancienne RCE m'en avait parlé en me spécifiant pour cet objet une bonne réponse au doublet OIII. Ce dessin est assez fouillé, avec quelques heures d'observation, certainement autant que Lionel en a passé près de sa caméra & ordi. Quelques détails figurent ci-dessous avec par ordre de difficulté : - la centrale évidente magv 12,3 - la zone 1 perceptible en VI sans filtre - la zone 2 qui apparaît mouchetée vers le NW par moments - la zone 3 qui prolonge un chemin laiteux dans la région centrale - la zone 4 en tache ovalisée détachée vers l'ouest Notez le coup d'onglet vu par intermittence mais qui surpasse d'intensité la zone 4 lorsque le glimpse apparaît, ne serait-ce pas là un filament extérieur en ondes de choc ? Toutes ces fragments ont été vérifiés à 88x + OIII serré 5nm afin d'ôter toute ambiguïté. Nous avons finalement de la chance de pouvoir observer visuellement cette vieille NP alors que sa dilution dans le MIS (=ISM) aurait pu largement s'opérer. En fin de séance, mon dessin me fait penser à une "M27" terriblement fragmentée avec une bipolarité qui ne fait plus de doute... Bon appétit, Fabrice M.
  10. double amas au mak 180

    Au final, la pollution peut t'aider en ayant un champ pas trop fouillé à reporter sur ta feuille. Si l'ambiance était un peu lumineuse, cela aurait pu t'aider à faire apparaître quelques teintes chaudes sur certaines des étoiles. Et puis, pense à regarder Triton perceptible en ce moment ! Fabrice M.
  11. Oui Yann, sur mon dessin, j'avais pointée cette tache en tant qu'amas de galaxies à l'époque mais je n'avais fait que des recherches Simbad. FM
  12. Si ça peut être utile avec ce dessin fait à l'oculaire , voir l'image légendée. Cette tache apparaît bien rose sur certains clichés (forte activité Halpha ?) :
  13. Deux comètes dans le même champ

    Joli coup Michel. On dirait un ballet de comètes qui se suivent. Il faudrait demander à Nicolas s'il a déjà vécu 3 comètes différentes dans un champ large, inférieur au degré par exemple. Fabrice M.
  14. rapprochement du 7 Septembre

    Franchement Laurent, tu peux te passer de craie ! Avec ton avant-scène comme éclairée par des phares de voiture, j'ai failli oublié de regarder ton ciel "planétaire" ! Et en plus en charentaise, si tu mets tes jolis souliers, ça donne quoi ? Amicalement, Fabrice.
  15. Nébuleuse planétaire MWP 1 (AS n°100)

    Je n'ai pas encore reçu le magazine mais l'ai observée par hasard l'autre nuit, une bien bonne surprise (surtout en OIII), et j'aimerais bien en produire un dessin prochainement. Je me rappelle de 2 coquilles qui s'opposent avec l'une beaucoup plus brillante. Une sorte de devoir de la rentrée Yann ! Fabrice M.