jackbauer 2

GRAVITY a été testé avec succès sur le VLTI

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http://www.eso.org/public/france/news/eso1601/?lang

Bientôt une « photo » du trou noir au centre de notre Voie Lactée ?

Extraits du communiqué de l’ESO :

« Observer au zoom les trous noirs est la principale mission de l'instrument GRAVITY récemment installé sur le Very Large Telescope de l'ESO au Chili. Durant sa première campagne d'observation, GRAVITY a combiné avec succès la lumière stellaire capturée par les quatre Télescopes Auxiliaires. Le consortium européen qui a conçu et construit GRAVITY est très satisfait des performances obtenues

(…)

« À l’occasion de sa première lumière, et pour la toute première fois dans l'histoire de l'interférométrie optique astronomique, GRAVITY a pu réaliser des poses de plusieurs minutes, plus de cent fois plus longues que ce qui était possible jusqu’à présent », précise Franck Eisenhauer. « GRAVITY va permettre d'étendre l'interférométrie optique à l'observation d'objets beaucoup moins lumineux, et repoussera bien au-delà des limites actuelles la sensibilité de l'astronomie à haute résolution angulaire ».

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Ça a l'air d' une super bonne nouvelle. Est-ce que quelqu'un peu m'expliquer pourquoi cette incroyable résolution n'est pas ruinée par la turbulence atmosphérique ? J'avais l'impression que, même dans les sites comme Paranal et autre, la limitation en terme de résolution venait de la turbulence atmosphérique, plus que des capacités théoriques du télescope (diamètre du miroir). C'est bien pour ça qu'on investit lourdement dans les systèmes d'optique adaptative, non ?

Du coup je pensais naïvement qu'un tel interféromètre serait inutile sur Terre, à moins de le coupler à une optique adaptative de folie. Clairement, il me manque une info quelque part. Est-ce que l’interféromètre est utilisé uniquement dans des longueurs d'ondes peu (pas) sensibles à la turbulence atmosphérique (si ça existe) ?

Merci d'avance d’éclairer ma lanterne.

jf

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De ce que j'en sais, c'est a dire peu, il y a une optique adaptative de folie.
http://www.mpe.mpg.de/372700/Instrument

Mais le fonctionnement global d'un interféromètre diffère un peu de celui d'un télescope en pleine ouverture. La composante de turbulence qui interviens sur le télescope géant reconstitué, est l'échelle externe de turbulence, à savoir celle qui est compensable par les lignes à retard entre chacun des télescopes constituant les sous ouvertures de l'interféromètre géant (c'est le "piston" entre chaque télescope pris deux à deux).
Après, ce qui est très fort, c'est qu'avec des télescopes de la classe des 2m et 8m, chaque front d'onde issu de chaque télescope, doit être redressé par une optique adaptative (c'est ce qui est en train d'ailleurs d'être mis en place sur Chara au Mont Wilson).

Le truc c'est que faire des poses de plusieurs heures dans ce domaine, ça ouvre des perspectives assez hallucinantes !!

Question résolution, 4mas, c'est pas exceptionnel, sur Chara ça tourne autour de 0.5mas en IR proche

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quote:
0.004'' entre 2 et 2.5 microns, c'est ce qu'ils annoncent.

Ouais, ca semble pas beaucoup, Sur les papiers de Chara, ils annoncent 0.2mas du visible à l'IR proche (de l'ordre de quelques microns) :
http://www.chara.gsu.edu/array.php

Mais quelle machine ça va être Gravity en terme de sensibilité !

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GRAVITY n'est pas fait pour faire de l'imagerie ! Mais en astrométrie, il fait dans les 30µas, non ?

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Encore une fois de ce que j'en sais, c'est vrai, intrinsèquement un interféromètre n'est pas fait pour faire de l'imagerie directe (contrairement à l'hypertélescope). L'interferomètre classique fonctionne en imagerie indirecte (reconstruction de l'image).
C'est la mesure de la fonction de visibilité des franges produite par les interférence des télescopes deux à deux qui compte. Les interferomètres servent en fait à reconstruire l'image en combinant la fonction de visibilité des franges le long des différentes bases définies sur chaque axes des couples de télescopes. L'erreur intrinsèque sur cette reconstruction viens de l'incertitude sur la phase à chaque point de mesure, d’où la métrologie de malade associée à la détection du front d'onde, et une incertitude de reconstruction donnée pour 4mas (d'ailleurs ont peut remarquer que le diamètre de la tache d'airy à 2.2µm pour une base de 250m est de l'ordre de 4mas (super doit savoir la base maximale entre les unités). L'image reconstruite étant la convolution de la distribution d'intensité de la fonction objet par la fonction d'appareil, c'est cette dernière qui conditionne la limite de reconstruction.

La précision de mesure astrométrique, par contre, c'est autre chose. En effet, ils annoncent même 10µas :
http://www.eso.org/sci/publications/messenger/archive/no.143-mar11/messenger-no143-16-24.pdf

C'est après déconvolution par la fonction d'appareil (enfin c'est ce que je crois avoir compris). C'est aussi une déduction statistique faite directement sur la fonction de visibilité à chaque base. C'est un peu comme en astro amateur l'évaluation de la position d'une étoile avec une précision sub-pixelique en fittant la fonction d'appareil, ce que savent faire avec une grande précision des softs comme Prism ou Iris par exemple.

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130 mètres avec les UT
200 mètres avec les AT

Gravity est fait pour faire de l'astrométrie mais aussi pour faire des images, bien sûr.

S

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milli arcsecond et micro arsec

Une milli seconde d'arc : 0.001''
Une micro seconde d'arc : 0.000 001''

S

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Et la taille angulaire de la silhouette du trou noir central de notre Galaxie, Sgr A*, est estimée à 50µas, soit un vingt-millième de seconde d'arc, soit un quarante millionième de la taille apparente de la Lune. Celle-ci faisant à la louche 4000 km de diamètre, un quarante millionième de cette taille équivaut à des détails de 10cm qui seraient détectés à sa surface. La précision astrométrique de 10*as est donc, sauf erreur de ma part, à positionner un point brillant sur la Lune avec une précision de 2cm.

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http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/eso-gravity-nouvel-instrument-etudier-trous-noirs-61441/

Un article sur le site de Futura-sciences

Extraits :

« …Gravity ne fera évidemment pas d’image de Sagittarus A*. L'instrument aura la capacité de faire de « l’astrométrie avec une résolution de 10 microsecondes et donc de voir l’évolution autour du trou noir, la matière chauffée qui se manifeste par ses sursauts ». Et ce d'autant plus facilement que le rayon de Sagittarius A* vu depuis la Terre est « d'environ 53 microsecondes d'arc à cause de la courbure des rayons lumineux provoquée par le trou noir, ce qui produit un effet de loupe sur lui-même. Le diamètre physique du trou noir n'est que de 20 microsecondes d'arc… »

(…)

« …En raison de sa complexité, sa mise en service va durer au moins un an. Cependant, l’instrument pourra être utilisé dès octobre 2016 dans un mode simplifié, en double champ sans astrométrie. « L’instrument sera totalement opérationnel, avec tous ses modes, à partir d’avril 2017 et les premières observations de Sagittarius A* sont prévues dans le courant du premier semestre 2017... »

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Il y a 4 ou 5 ans, on parlait beaucoup d'un retour des vols habités de la NASA sur la Lune. Aujourd'hui l'affaire a l'air d'être oubliée mais à l'époque cela avait l'air d'être sérieux.
Mais la question qui fachait était : "pour quoi faire ?"
Réponse : "pour installer une base semi permanente habitée"
"pour quoi faire ? " (sous-entendu pour quoi faire qu'un robot ne puisse faire avec un budget mille fois inférieur)
De la géologie et ramasser des caillous ? le coût d'une base lunaire habitée serait de l'ordre de plusieurs centaines de milliards de dollars alors qu'un robot comme Oportunity peut le faire pour quelques centaines de millions de dollars.
Et de toutes facons aux USA tous les budgets sont hors de contrôles dès que les interêts du complexe miltaro-industriels sont impliqués. Voir https://www.youtube.com/watch?v=-3u9eEbUq54

Donc la réalité était et est toujours qu'un retour sur la Lune ne serait qu'un deployment de drapeau sur fond de musique patriotique.
Mais bref, s'íl avait vraiment fallu le faire, on avait là un programme qui tournait aux alentours du trillion de dollars et sur lequel nímporte quel sous-projet ajouté en 'passager clandestin' serait passé inaperçu tant quíl restait de l'ordre du million de dollars.
Ce qui, je pense, aurait remis à l'honneur un projet d'ínterferométre sur la Lune.
C'était le Projet "Puisqu'on est là, autant y faire quelque chose"

Une petite flotille de mirroirs de taille modeste, genre Celestron 14 (350 à 500 mm), déposés en cercles concentriques par un petit rover du genre Spirit, ou memes par les astronautes qui n'ont rien à faire d'autre, dans un cratére bien plat de la face cache de la Lune, aurait couté une broutille comparé au projet global de base lunaire habitée.
Et on avait un interferometre avec une baseline l'orde du km, modulable, et facilement extensible par l'ajout progressif de nouveaux mirroirs.

La Lune est beaucoup moins idéale qu'un point de Lagrange pour installer un hypertélescope à la Labeyrie, mais il ne faut pas voir les choses comme ça. Il faut voir la faisabilité comme: Budget = 90%, Science = 10%.

[Ce message a été modifié par Richard Guillaume (Édité le 09-02-2016).]

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Interferometry

Jackbauer, c'est pas suffisant comme rapport ?

et d'ailleurs ca revient encore, alors que je croyais le projet mort.
http://observer.com/2016/02/nasa-will-return-to-the-moon-in-preparation-for-human-mars-mission/
Ce poserait alors la question de quoi faire sur la Lune. Un interférométre est une possibilité.

[Ce message a été modifié par Richard Guillaume (Édité le 09-02-2016).]

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un interferometre optique sur la Lune: vous avez une idee de la precision requise et de la difficulte de la chose ?
c'est pas demain la veille !

ou alors peut etre en radio, on the dark side of the moon, bien protege des interferences humaines ...

mais il faudrait un satellite relais, ou au moins transferer les donnees sur la face visible pour relais sur Terre.

autant faire ca dans l'espace, non ?


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QUOI FAIRE D'AUTRE ?

quote:
autant faire ca dans l'espace, non ?

C' est dans l' hypothése où les USA décident de dépenser quelques centaines de milliards pour reposer un pied sur la Lune. Bon s'ils le font, une fois la haut, je repose la question: quoi faire d'autre pour justifier la dépense?
De la Science, c'est certain, mais quelle Science?

[Ce message a été modifié par Richard Guillaume (Édité le 09-02-2016).]

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