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Anatomie du corps humain

Le système musculaire (III)

Le corps humain comprend 650 muscles. Généralement associés à la force, ils assurent non seulement les mouvements conscients (contrôle de la marche, la parole, la position assise, la position debout, la mastication et autres fonctions mécaniques) mais également à maintenir la posture et à faire circuler le sang et autres fluides dans le corps.

Si les muscles sont généralement associés aux activités des membres, ils assurent également des mouvements plus subtils comme les expressions faciales, les mouvements oculaires et la respiration.

Le système musculaire comprend trois types de muscles : squelettique, lisse et cardiaque.

Les muscles squelettiques sont le seul tissu musculaire volontaire contrôlant les actions conscientes. La plupart des muscles squelettiques sont attachés à deux os au moyen d'une articulation et de tendons, de sorte que le muscle puisse maintenir ou rapprocher ces os les unes des autres.

Le muscle viscéral ou lisse se trouve à l'intérieur des organes tels que l'estomac et les intestins ainsi que dans les vaisseaux sanguins. On l'appelle muscle lisse parce que, contrairement au muscle squelettique, il n'a pas l'apparence striée ou rubanée du muscle squelettique ou cardiaque. Les muscles viscéraux se contractent pour déplacer les substances à travers l'organe concerné. Du fait que le muscle viscéral est contrôlé par la partie inconsciente du cerveau, c'est un muscle involontaire qui ne peut pas être contrôlé par l'esprit conscient.

Le muscle cardiaque qu'on trouve uniquement dans le coeur est un muscle involontaire responsable du pompage du sang dans tout l'organisme. C'est la stimulation cardiaque naturelle qui permet au muscle cardiaque de signaler aux autres muscles cardiaques de se contracter. Comme les muscles viscéraux, le tissu musculaire cardiaque est contrôlé involontairement. Alors que les hormones et les signaux émis par le cerveau ajustent le taux de contraction cardiaque, ce sont les propres cellules du muscle cardiaque qui assure l'auto-contraction du coeur, raison pour laquelle un coeur déconnecté du corps peu continuer à battre quelques temps.

Formes musculaires

Il existe une méthode visuelle simple pour identifier les muscles car on peut également les classer selon leur forme, leur taille et leur direction ou orientation. Les deltoïdes par exemple ou muscles de l'épaule, ont une forme triangulaire. Le muscle serratus, qui prend naissance à la surface de la deuxième à la neuvième côte du côté de la poitrine et s'étend sur toute la longueur antérieure de des omoplate, a une forme en forme de scie. Le rhomboïde majeur, qui attache l'omoplate à la colonne vertébrale, est une forme de diamant.

La taille peut être utilisée pour différencier des muscles similaires dans la même région. La région fessière (les fesses) contient trois muscles différenciés par la taille : le grand fessier, le moyen fessier et le petit fessier.

Le système musculaire et les différentes formes de muscles. Documents Wikimedia et Shutterstock adapté par l'auteur.

La direction dans laquelle se développent les fibres musculaires peut être utilisée pour identifier un muscle. Dans la région abdominale, il existe plusieurs ensembles de muscles larges et plats. Les muscles dont les fibres courent tout droit vers le haut et vers le bas sont le muscle droit de l'abdomen, ceux qui courent transversalement (de gauche à droite) sont les abdominaux transversaux et ceux qui courent sous un angle sont les obliques. Comme tout amateur d'exercice musculaire le sait, les obliques sont parmi les muscles les plus difficiles à développer pour obtenir les fameuses "tablettes de chocolat" au niveau de l'abdomen (qui en plus, à défaut d'excercice, sont recouvertes par une couche de graisse)

Les muscles peuvent également être identifiés par leur fonction. Le groupe fléchisseur de l'avant-bras permet de fléchir le poignet et les doigts. Le supinator est un muscle qui permet de rouler le poignet pour tourner la paume vers le haut. Les muscles adducteurs stiués dans les fesses, les cuissses et les jambes permettent d'étirer (abduct) les membres inférieurs et sont généralement très développés chez les sportifs ayant besoin d'une détente explosive.

A l'inverse de toutes les autres parties du corps, la masse musculaire peut varier en volume et en masse et peut s'entretenir grâce à des exercices réguliers de musculation et une nourriture saine. Il est même conseillé à chacun et surtout aux personnes âgées qui deviennent sédentaires de pratiquer régulièrement de l'exercice (ne fut-ce que de la marche ou de la natation) pour entretenir un minimum leur masse musculaire et améliorer leur bien-être.

Les douleurs musculaires

Le sujet étant aussi vaste que les symptômes et pathologies, nous citerons simplement les douleurs musculaires les plus courantes : la crampe, le torticolis, les courbatures, la contracture, l'élongation, la foulure, l'entorse, le claquage, la déchirure et les syndrome des loges. Citons à part la tendinite qui est une inflammation du tendon d'un muscle ou de sa gaine au niveau des articulations (épaule, coude, poignet, genou, hancge, tendon d'Achille).

Un échantillon des régions du buste pouvant être touchées par des douleurs musculaires. Adapté de Shutterstock.

Les douleurs musculaires du nom savant de myalgie traduisent de multiples pathologies. La plupart du temps elles sont bénignes et sont la conséquence d'un mauvais mouvement ou d'une contracture. Il peut aussi s'agir d'une inflammation et dans ce cas, la douleur musculaire n'est qu'un effet secondaire d'une autre cause dont il faut trouver l'origine. Dans les cas les plus graves, il peut s'agir d'une blessure ou d'un traumatisme consécutif par exemple d'une opération chirurgicale ou un dérèglement qui a affecté le système musculaire, squelettique, immunitaire ou nerveux.

Si la plupart des douleurs non traumatiques disparaissent ou guérissent soit d'elles-mêmes soit grâce à de la thérapie adaptée (cryothérapie, physiothérapie, étirements, etc), dans les situations les plus graves notamment lors d'une déchirure ou d'un claquage sévère, il faut recourir à la chirurgie car une ou plusieurs fibres musculaires et même des tendons peuvent être détruits. Le syndrôme des loges qui est une douleur dans le bas des jambes doit également être traité d'urgence.

En général, il faut plusieurs mois pour guérir un muscle endolori suite à un mauvais mouvement tandis que la réhabiliation après une opération chirurgicale peut durer plus d'un an avec des exercices de rééducation quotidiens.

Parmi les douleurs musculaires, les crampes sont très communes. Il s'agit de contractions involontaires et temporaires des muscles provoquant des douleurs parfois aiguës et un raidissement d'un muscle ou d'un faisceau de muscles. La crampe apparaît soit après un mouvement du corps ou d'un membre (et en général toujours en faisant le même mouvement) soit spontanément et généralement dans un bras, les doigts, une jambe (le mollet), encore dans la plante des pied. Il existe deux formes de crampes :

- La crampe essentielle ou idiopathique qui n'a pas de cause décelable. Elle peut être provoquée par la fatigue musculaire, la déshydratation, une insuffisance en sel (sodium, magnésium, calcium, potassium), des complications d'une grossesse, l'abus d'alcool ou de café, etc.

On retrouve parmi celles-ci les crampes nocturnes. Elles sont sans gravité (mais si elles se répètent fréquemment elles peuvent entraîner des troubles psychologiques comme de l'anxiété) mais leur origine est inconnue. Il y a également les crampes du sportif qu'on peut éviter en s'échauffant et en s'hydratant avant le sport.

- La crampe secondaire souvent liée à un trouble du métabolisme (maladie rénale, thyroïdienne, manque de sels, sclérose en plaques, hypokaliémie et hypocalcémie, myopathie, chaleur excessive, effet secondaire de médicaments, etc).

Maladies du système musculaire

Les troubles et maladies du système musculaire concernent de très nombreux affections touchant souvent d'autres systèmes anatomiques (squelettique, neurologique, etc). La plupart des pathologies touchant le système locomoteur, elles sont plus ou moins handicapantes.

Les troubles neuromusculaires courants peuvent être classés en trois catégories :

Coupe microscopique grossie 80X d'une myosite à corps d'inclusion (les agrégats sombres) ou maladie inflammatoire des muscles. Document Anabible.

Les troubles musculaires primaires comprennent les myopathies inflammatoires dont la polymyosite caractérisée par une inflammation et un affaiblissement progressif des muscles squelettiques; la dermatomyosite qui est une polymyosite accompagnée d'une éruption cutanée; la myosite du corps d'inclusion qui est caractérisée par une faiblesse musculaire progressive et une émaciation. D'autres troubles courants sont les dystrophies musculaires et les troubles musculaires métaboliques. La dystrophie musculaire affecte les fibres musculaires; des troubles musculaires métaboliques interfèrent avec les réactions chimiques impliquées dans l'absorption d'énergie extraite de la nourriture. Elles peuvent conduire à des dégénérescences musculaires accompagnées de déformations invalidantes.

Les troubles de la jonction neuromusculaire altèrent la transmission des signaux nerveux aux muscles.Le trouble le plus courant est la myasthénie grave caractérisée par divers degrés de faiblesse des muscles squelettiques. Indirectement, il existe de nombreux types de neuropathies périphériques qui peuvent être secondaires comme le diabète, ou dues à une variété d'autres causes dont les toxines, l'inflammation et les causes héréditaires.

Les troubles des motoneurones affectent les cellules nerveuses qui alimentent les muscles. Ces maladies sont dégénératives, continues, ininterrompues et progressives. La maladie la plus reconnaissable est la sclérose latérale amyotrophique ou SLA, communément appelée maladie de Charcot en francophonie ou maladie de Lou Gehrig. Elle a notamment touché le mathématicien Stephen Hawking.

Diagnostic et traitement

L'électromyographie (EMG) est souvent utilisée pour diagnostiquer les troubles musculaires. Un EMG permet de caractériser les causes des troubles nerveux et musculaires en stimulant les nerfs et en enregistrant les réponses aux stimuli. Il est rare que des biopsies nerveuses ou musculaires soient nécessaires.

Il existe des traitements pour les troubles musculaires primaires et secondaires. Les stéroïdes et d'autres médicaments peuvent aider à réduire les spasmes et les crampes. Des formes douces de chimiothérapie peuvent également traiter de nombreux troubles musculaires.

Malheureusement, malgré les progrès dans le génie génétique et les cellules souches, à ce jour il n'est pas encore possible de guérir les maladies dégénératives et il n'existe que des traitements de support (soins palliatifs).

Spécialistes : Médecin généraliste, médecin du sport, rhumatologue, orthopédiste, neurologue, kinésithérapeute, ostéopathe, naturopathie, acupuncteur.

Le système respiratoire

C'est au XIIIe siècle que l'anatomiste et physiologiste Ibn Al-Nafis avança l'idée que le sang doit passer par l'artère pulmonaire et traverser les poumons puis retourner dans le cœur pour ensuite être pompé à travers le corps. Il fut le premier à décrire scientifique la circulation pulmonaire.

Le système respiratoire est composé d'une série d'organes chargés d'absorber l'oxygène qui sert de "carburant" à l'organisme et d'expulser le dioxyde de carbone qui est toxique pour l'organisme. Les organes primaires du système respiratoire sont les poumons qui effectuent cet échange gazeux pendant que nous respirons. Si l'acte est réflexe et donc involontaire quand nous sommes endormis ou inconscients, à l'état éveillé on peut suspendre temporairement la respiration ou plus précisément la ventilation pulmonaire mais au bout de quelques dizaines de secondes ou quelques minutes pour les apnéistes les plus entraînés, le système reflexe obligera l'organisme à reprendre sa respiration au risque de tomber inconscient.

Sur le plan métabolique, les globules rouges recueillent l'oxygène des poumons et le transportent dans les parties du corps qui en ont besoin, en déservant en priorité les organes vitaux. Pendant le processus, les globules rouges recueillent le dioxyde de carbone rejeté par les cellules et le transportent vers les poumons, où il est libéré du corps lorsque nous expirons.

Au repos, le coeur pompe en moyenne 4.5 litres de sang par minute. Le sang contient environ 35% d'hémoglobine en poids pour un taux d’oxyhémoglobine de ~95%. 1 g d'hémoglobine peut transporter environ 1.36 ml d’oxygène, soit environ 1 mg (une mole d’oxygène représente 32 g et occupe un volume de ~24 litres). Les 4.5 litres de sang pompés chaque minute par le coeur contiennent donc 1.5 kg d’hémoglobine dont 1.45 kg d’oxyhémoglobine qui transporte 1.5 g d’oxygène. On en déduit qu'un adulte au repos consomme environ 1.5 g d’oxygène par minute.

Le corps humain a besoin d'oxygène pour survivre. Une diminution de la quantité d'oxygène est appelée hypoxie et un manque complet d'oxygène est appelé l'anoxie. Ces conditions peuvent être fatales. En effet, après environ quatre minutes sans oxygène, les cellules du cerveau commencent à mourir, ce qui peut entraîner des dommages permanents au cerveau (par exemple un handicap mental) et finalement entraîner la mort. Notons que si à petite dose l'oxygène est indispensable à la vie aérobie, à forte concentration il reste toujours un poison. On reviendra sur le rôle de l'oxygène dans l'article sur les propriétés des molécules prébiotiques.

Chez l'homme, le taux ou fréquence moyenne de respiration varie avec l'âge. Le rythme normal de la respiration du nouveau-né est d'environ 40 respirations par minute et peut ralentir jusqu'à 20 respirations par minute lorsqu'un bébé dort. Chez l'adulte, la fréquence respiratoire moyenne au repos est de 12 à 16 respirations par minute. Mais pendant un effort physique le taux moyen chez un adulte en bonne santé peut atteindre 45 respirations par minute pendant un exercice intense.

Description

Lorsque nous respirons, l'oxygène pénètre soit la bouche soit par le nez et traverse les sinus qui sont des espaces creux situés dans le crâne. Les sinus aident à réguler la température et l'humidité de l'air que nous respirons.

La trachée filtre l'air qui est inhalé qui est ensuite transporté dans les bronches qui sont deux tubes reliant la trachée à chacun des poumons. Les bronches sont bordées de cils se déplaçant d'avant en arrière, transportant le mucus vers le haut et vers l'extérieur. Ce mucus qui est un liquide collant, recueille la poussière, les germes et autres matières qui tentent de pénétrer dans les poumons. Nous expulsons le mucus lorsque nous éternuons, toussons, crachons ou avalons.

Les bronches conduisent aux lobes pulmonaires qui sont abrités dans la cavité thoracique ou pulmonaire protégée par les os du thorax.

La plèvre est une mince membrane composée de deux feuillets dont l’un tapisse la paroi intérieure du thorax et l’autre enveloppe les poumons. Entre les deux feuillets de la plèvre circule une petite quantité de liquide séreux qui permet aux poumons de glisser sans s'irriter à l’intérieur de la cage thoracique.

Le poumon droit présente trois lobes tandis que le poumon gauche n'en présente que deux. Cela s'explique du fait que la face interne du poumon gauche doit laisser de la place au cœur.

Les lobes pulmonaires sont composés des bronchioles, des alvéoles et des capillaires pulmonaires. Les bronchioles sont le prolongement des bronches. Ce sont de fins conduits sans cartilage mesurant à peine 1 mm de diamètre qui transportent l'air vers les alvéoles. Les alvéoles sont de petits sacs spongieux qui assurent les échanges d'oxygène et de dioxyde de carbone entre le sang et l'air.

Les alvéoles pulmonaires. Document Polygone Studio.

Les parois alvéolaires sont extrêmement fines (~0.2 micron). Ces parois sont composées d'une seule couche de tissu épithélial et comprend de minuscules vaisseaux sanguins appelés capillaires pulmonaires. C'est à ce niveau que le sang passe à travers les capillaires.

L'artère pulmonaire transporte le sang désoxygéné et contenant du dioxyde de carbone vers les alvéoles pulmonaires où le gaz vicié est transféré du sang à l'air. Le sang réoxygéné lors de la respiration va ensuite au cœur par la veine pulmonaire, le cœur l'envoyant ensuite dans tout l'organisme.

Le diaphragme est un muscle en forme de dôme situé sous les poumons qui contrôle la ventilation pulmonaire et sépare la cavité thoracique de la cavité abdominale. Quand nous respirons, le diaphragme se contracte, s'aplatit et s'étire vers l'avant, laissant plus d'espace pour les poumons. Cette action mécanique crée une dépression qui facilite l'entrée d'air dans les poumons. Pendant l'expiration, le diaphragme se relâche, se dilate et remonte légèrement dans la cage thoracique. La diminution de son volume augmente la pression pulmonaire qui facilite l'expulsion de l'air vicié.

Souligons que les poumons ne se remplissent pas totalement lors de l'inspiration et ne se vident pas non plus complètement lors de l'expiration. Il faut une inspiration forcée pour "se remplir les poumons" en agissent volontairement sur les muscles intercostaux qui vont se soulever et augmenter le volume de la cage thoracique. Lors de l'expiration, un peu "d'air frais" - celui qui vient d'être inspiré - se mêle à l'air vicié. Par conséquent, seule une petite partie de l’air vicié contenu dans les alvéoles est renouvelée à chaque cycle respiratoire. L'air insuflé dans les poumons contient 21% d’oxygène et ~0.03 % de gaz carbonique tandis que l'air expulsé contient encore ~16% d’oxygène mais 4 à 5% de dioxyde de carbone. Il est donc utile de parfois bien "s'oxygéner les poumons" en inspirant et expirant profondément pendant quelques minutes, idéalement dans un endroit non pollué.

Maladies du système respiratoire

Les maladies et les affections du système respiratoire se divisent en deux catégories : les maladies microbiennes comme la grippe et la pneumonie bactérienne, et les maladies chroniques comme l'asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Actuellement, il n'y a pas grand chose à faire pour les infections virales. Les antibiotiques n'étant d'aucune utilité dans le traitement des virus, la meilleure chose à faire est de se reposer.

La MPOC combine la bronchite chronique, l'asthme chronique et l'emphysème. C'est une maladie progressive qui rend de plus en plus difficile la respiration des malades.

L'asthme est une inflammation chronique des voies respiratoires qui provoque la toux, une respiration sifflante, une oppression thoracique ou un essoufflement. Ces signes et symptômes peuvent s'aggraver lorsqu'une personne est exposée à ses déclencheurs, notamment la pollution de l'air, la fumée du tabac, les vapeurs d'usine, les solvants de nettoyage, les infections, les pollens, les aliments, l'air froid, les produits chimiques, les médicaments ou un effort physique.

Le cancer du poumon est souvent associé au tabagisme mais la maladie peut aussi toucher indirectement les non-fumeurs. Chaque année, des dizaines de milliers de personnes meurent d'un cancer du poumon, même s'ils n'ont jamais fumé. Aujourd'hui, plus de femmes que d'hommes meurent du cancer du poumon.

Diagnostic et traitement des affections respiratoires

Les outils de diagnostic comprennent les radiographies thoraciques et un test de la fonction pulmonaire (TFP). Un TFP détermine dans quelle mesure les poumons absorbent et libèrent de l'air et comment ils font circuler l'oxygène. Il est surtout utilisé dans le cadre d'un examen de routine, en particulier pour les fumeurs.

Document Polygone Studio.

Un médecin peut également effectuer une bronchoscopie en insérant un tube équipé d'une caméra dans les voies respiratoires - la trachée et les bronches - pour rechercher des saignements, des tumeurs, une inflammation ou d'autres anomalies. Une procédure similaire est la thoracoscopie dans laquelle un médecin utilise un dispositif optique pour examiner la surface des poumons.

Un nouveau test d'écouvillonnage nasal mesure les molécules d'ARN ou de protéines dans les cellules humaines et permet d'identifier une infection virale. Selon les résulats des tests, les ARN peuvent prédirent une infection virale avec une précision de 97%.

Chez une personne en bonne santé, l'affection respiratoire la plus commune est une infection. Une toux est le premier symptôme, éventuellement accompagné d'une fièvre. Toutefois, la toux peut être un signe de maladies respiratoires chroniques telles que l'asthme, la bronchite chronique ou l'emphysème.

Dans le cas des maladies pulmonaires chroniques, la plupart des maladies respiratoires se manifestent par un essoufflement, d'abord à l'effort, comme marcher sur une distance significative ou monter plusieurs volées d'escaliers.

La façon la plus sûre de diagnostiquer l'asthme est de réaliser un test de la fonction pulmonaire, de vérifier les antécédents médicaux et de réaliser  un examen physique. Cependant, il est difficile de faire des tests de la fonction pulmonaire chez les enfants de moins de 5 ans. Par conséquent, les médecins doivent compter sur les antécédents médicaux des enfants, des signes et symptômes et réaliser des examens physiques pour établir un diagnostic.

Enfin, pour la MPOC, de nombreux patients bénéficient de la réhabilitation respiratoire qui permet de réduire le nombre d'incidents respiratoires.

Spécialiste : Pneumologue.

Le système circulatoire

Sur le plan historique, la première description du système circulatoire également appelé système cardiovasculaire remonte au Papyrus Ebers, un document médical égyptien datant du XVIe siècle avant notre ère décrivant la connexion entre le coeur et les artères.

Puis il faut patienter jusqu'au VIe siècle avant notre ère, où le chirurgien indien Sushruta décrivit comment les fluides vitaux circulent à travers le corps. Ensuite, au IIe siècle de notre ère, le médecin grec Claudius Galen (c.130-200) documenta la manière dont les vaisseaux sanguins transportent le sang, identifia le sang veineux (rouge foncé) et artériel (plus clair et plus mince) et nota que chacun a des fonctions distinctes. Mais il faudra attendre 1628 pour que William Harvey, un médecin anglais, décrive correctement la circulation sanguine.

Le système circulatoire et l'anatomie du coeur. Documents anonymes et adaptation de Pearson Education, Inc.

Le système circulatoire est un vaste réseau d'organes et de vaisseaux qui est responsable de la circulation du sang, du transport des nutriments, des hormones, de l'oxygène et d'autres gaz à destination et en provenance des cellules ainsi que l'élimination des déchets. Sans le système circulatoire, le corps ne serait pas capable de combattre la maladie ou de maintenir un environnement interne stable, ce qu'on appelle l'homéostasie qui assure un juste équilibre des paramètres physiologiques comme la température, la pression artérielle et le pH.

Description

Le système circulatoire se compose de trois systèmes indépendants travaillant conjointement au service de notre corps : le système cardiovasculaire (coeur), pulmonaire (poumons) et sanguin (artères, veines, vaisseaux coronaires et portaux dit systémiques).

Des hématies ou globules rouges ainsi qu'un globule blanc du sang humain photographiés au microscope électronique à balayage (SEM). Document Syred et Power.

Le corps d'un adulte moyen contient entre 4.7 et 5.6 litres de sang. Le sang contient 55% de plasma, 45% de globules rouges ou hématies et ~1% de globules blancs et de plaquettes ou thrombocytes. Le plasma est composé d'eau mélangée à des sels minéraux. Il assure le transport des substances utilisées ou rejetées par les cellules (nutriments, protéines et déchets). Les plaquettes sont des cellules dépourvues de noyau qui participent à la coagulation du sang (elles s'activent en cas de lésion vasculaire pour stopper l'hémorragie). Les globules blancs ou leucocytes participent à la défense immunitaire. On y reviendra.

En plus du sang, le système circulatoire déplace la lymphe, un liquide clair qui aide à débarrasser le corps des matières indésirables.

En moyenne, le corps transporte environ 7500 litres de sang chaque jour à travers les vaisseaux sanguins qui mit bout à bout représentent un réseau d'environ 96500 km.

Les composants cardiovasculaires du système circulatoire sont le cœur, le sang et les vaisseaux sanguins. Il comprend également la circulation pulmonaire sous forme d'une "boucle" à travers les poumons où le sang est oxygéné. Il intègre également la circulation systémique qui traverse le reste du corps pour fournir du sang oxygéné à toutes les cellules.

Le système circulatoire pulmonaire envoie le sang déoxygéné venant du cœur à travers l'artère pulmonaire vers les poumons et renvoie le sang oxygéné vers le cœur à travers les veines pulmonaires.

Le sang privé d'oxygène pénètre dans l'oreillette droite du cœur et s'écoule à travers la valve tricuspide (valve auriculo-ventriculaire droite) dans le ventricule droit. De là, il est pompé à travers la valve pulmonaire semilunaire dans l'artère pulmonaire vers les poumons. Quand il arrive aux poumons, le dioxyde de carbone est libéré du sang et l'oxygène est absorbé. La veine pulmonaire renvoie le sang réoxygéné vers le cœur.

La circulation systémique est la partie du système circulatoire représentée par le réseau de veines, d'artères et de vaisseaux sanguins transportant le sang du cœur vers toutes les cellules du corps et le ramène ensuite vers le cœur.

Notons que si certains vaisseaux sanguins paraissent bleus sous la peau, en réalité ils sont tous rouges. En effet, la peau étant épaisse, elle absorbe les longues longueurs d'ondes et ne laisse filtrer que les plus courtes, et donc la lumière bleue... Quant aux dessins illustrant les veines en bleu, c'est purement pédagogique. En réalité, on peut juste constater que le sang oxygéné est d'un rouge plus clair (plus vif) que le sang des veines pauvre en oxygène.

A gauche, le système circulatoire du cou et de la tête. Au centre, une angiographie par IRM (angio-IRM) avec injection de gadolinium (produit de contraste) pour analyser la dynamique du système circulatoire irriguant le cou et le cerveau. Les deux gros vaiseaux blancs symétriques sont les artères subclavières (en bas) et les carotides (verticales). Documents anonyme, GHParis10 et Dreamstime.

Maladies du système circulatoire

Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès en Occident, faisant partie de ce qu'on appelle les "maladies de civilisation". En raison de sa complexité et de sa nature critique, c'est l'un des systèmes du corps les plus sujets aux maladies.

L'une des maladies les plus courantes du système circulatoire est l'athérosclérose, une maladie coronarienne chronique dans laquelle les dépôts de lipides (graisse, cholestérol), des glucides complexes (les "sucres lents" contenus dans les céréales, les féculents, le pain, les pâtes, le riz) et autres matières (substances sanguines, tissus adipeux, dépôts calcaires, minéraux, etc) s'accumulent dans les artères (les veines ne sont pas concernées car la pression hémodynamique y est plus faible), formant des plaques d'athérome qui font durcir et épaissir les parois artérielles. C'est la raison pour laquelle le taux de cholestérol total doit être surveillé (et si possible rester en dessous de 200 mg/dL). A long terme l'athérosclérose peut réduire la circulation sanguine et dans les cas graves, arrêter la circulation, entraînant immédiatement une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC). A ne pas confondre avec l'artériosclérose qui est un vieillissement des artères.

L'artériosclérose est une forme de sclérose qui touche les artères. Elle provoque un durcissement, un épaississement et une perte d'élasticité de la paroi des artères. Si elle s'accompagne de plaques de graisse, on parle d'athérosclérose.

L'artériosclérose et l'athérosclérose sont favorisées par des facteurs similaires comme les antécédents génétiques, des troubles du métabolisme, de mauvaises habitudes alimentaires (ingestion d'aliments trop gras ou trop sucrés y compris trop de glucides complexes) ainsi que le manque d'activité sportive et certains facteurs de stress. Ces deux maladies touchent principalement les personnes âgées, en surcharge pondérale, les diabétiques, les fumeurs ou encore les personnes pratiquant pas ou peu d'activités physiques. Dans les deux maladies, les complications peuvent conduire à un infarctus du myocarde, un AVC ou une artérite oblitérante des membres inférieurs (AOMI) caractérisée par un rétrécissement du diamètre des artères des membres inférieurs.

L'AVC est le résultat d'une obstruction des vaisseaux sanguins alimentant le cerveau. Les facteurs de risque comprennent le tabagisme, le diabète et l'hypercholestérolémie. Une bonne hygiène de vie peut donc facilement le prévenir sans pour autant réduire le risque à zéro, le diabète et l'hypercholestérolémie pouvant avoir une origine génétique.

Le coeur et la localisation du péricarde. Son inflammation accompagnée d'un épanchement de liquide péricardique peut-être à l'origine d'une péricardite. Document Studyblue adapté par l'auteur.

L'hypertension (artérielle) est également une maladie du système circulatoire. Elle provoque un surplus de travail du cœur qui peut conduire à des complications telles qu'une crise cardiaque, un AVC ou une insuffisance rénale.

L'anévrisme est une hernie de l'aorte qui se produit lorsque l'aorte est endommagée et commence à gonfler ou éventuellement à se déchirer, provoquant de graves saignements internes. Cette faiblesse peut être présente à la naissance ou le résultat de l'athérosclérose, l'obésité, l'hypertension artérielle ou une combinaison de ces déficiences.

L'artériopathie périphérique (PAD) est une zone de rétrécissement ou de blocage dans une artère. Elle peut être diagnostiquée avec des tests non invasifs, y compris les ultrasons, scanner ou IRM. L'échographie est la moins coûteuse de ces méthodes, mais apporte aussi le moins de détails car la tomodensitométrie et l'IRM offrent une meilleure résolution des détails anatomiques.

La péricardite est une inflammation de la membrane du péricarde qui enveloppe le coeur. Elle peut être accompagnée d'un épanchement de liquide péricardique. Le patient ressent des douleurs dans la cage thoracique, principalement lors de l'inspiration. Selon le Dr. Martin LeWinter, cette maladie concerne 5% des patients américains qui se présentent aux urgences pour une douleur dans la cage thoracique. Selon la gravité des symptômes, il existe différents types de traitements (aspirine, anti-inflammatoires, corticoïdes, antibiotiques, etc.)

L'hémophilie n'est pas à proprement parlé une maladie du système circulatoire mais une maladie génétique qui se manifeste par une absence ou un déficit d'un facteur de coagulation du sang. Cette maladie touche principalement les hommes bien qu'il existe quelques cas d'hémophilie féminine. La maladie touche 1 personne sur 10000 en Europe mais elles sont deux fois plus nombreuses à être affectée d'une défaillance du processus de coagulation. Il existe aujourd'hui un traitement efficace contre l'hémophilie en injectant par seringue le facteur de coagulation manquant dans le sang du patient. Mais si le traitement est rapide et efficace, il ne guérit pas la personne hémophile dont la vie est rythmée par des injections quotidiennes de la protéine manquante (le facteur VIII pour l'hémophilie A et le facteur IX pour l'hémophilie B). Un espoir réside toutefois dans la thérapie génique, des chercheurs anglo-saxons étant parvenus en 2011 à remplacer un gène manquant dans l'hémophilie B grâce à un vecteur viral qui a partiellement restauré la production du facteur IX. Affaire à suivre.

Spécialiste : Cardiologue.

Quatrième partie

Les systèmes digestif, urinaire et reproducteur

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