Contacter l'auteur / Contact the author

Recherche dans ce site / Search in this site

 

Anatomie du corps humain

Le système endocrinien (V)

Le système endocrinien est l'ensemble des glandes produisant des hormones qui régulent le métabolisme, la croissance, le développement, la fonction des tissus, la fonction sexuelle, la reproduction, le sommeil, l'humeur, parmi bien d'autres fonctions.

Sur le plan historique, la découverte des premiers éléments du système endocrinien remontent vers 200 avant notre ère où les Chinois sont parvenus à isoler les hormones sexuelles et hypophysaires de l'urine humaine et commencèrent à les utiliser à des fins médicinales.;

Il faudra attendre l'an 1025 pour que l'écrivain et astronome persan Ibn Sînâ dit Avicenne (980-1037) décrive de façon détaillée le diabète sucré dans "Le Canon de la médecine".

Ensuite, c'est en 1835 que le docteur irlandais Robert James Graves décrivit pour la première fois un cas de goitre avec des yeux exorbités (exophtalmie), maladie appelée par la suite maladie de Graves.

En 1889, Joseph von Mering et Oskar Minkowski constata que l'ablation du pancréas entraîne une augmentation de la glycémie, suivie d'un coma et d'une mort éventuelle. Puis en 1902, William Bayliss et Ernest Starling réalisèrent une expérience dans laquelle ils observèrent que de l'acide instillé dans le duodénum provoque une sécrétion du pancréas, même après qu'ils aient enlevé toutes les connexions nerveuses entre les deux organes.

En 1921, Otto Loewi découvrit des neurohormones en incubant le cœur d'une grenouille dans un bain salin.

Finalement, en 1922 on prescrivit les premières doses d'insuline aux personnes diabétiques dont la production en masse fut ensuite assurée par Eli Lilly.

Fonction

Le système endocrinien est composé de l'hypophyse ou glande pituitaire, de la glande thyroïde, des glandes parathyroïdes, de l'épiphyse ou glande pinéale, des glandes surrénales, du pancréas et des gonades (des ovaires chez les femelles et des testicules chez les hommes).

Le mot endocrine dérive des mots grecs "endo" signifiant "dedans" et "crinis" signifiant "sécréter". En général, une glande endocrinienne filtre (sélectionne) et élimine les matières du sang, les traite et sécrète un produit chimique fini qui sera utilisé quelque part dans le corps. En effet, le système endocrinien affecte presque chaque organe et cellule du corps.

Bien que les hormones circulent dans tout le corps, chaque type d'hormone est ciblé vers certains organes et tissus. Le système endocrinien reçoit de l'aide d'organes tels que le rein, le foie, le cœur et les gonades qui assurent des fonctions endocriniennes secondaires. Les reins par exemple, sécrètent des hormones telles que l'érythropoïétine et la rénine.

Du fait qu'elle sécrète également une gamme d'hormones qui affectent le corps entier, la thyroïde représente littéralement le centre de contrôle métabolique du corps. Les hormones thyroïdiennes affectent les fonctions cérébrales, cardiaques et rénales, la température corporelle, la croissance, la force musculaire, la fertilité, la digestion et l'entretien de la peau parmi d'autres. Le bon fonctionnement de la thyroïde est donc essentiel à notre santé.

Enfin, rappelons que l'épiphyse ou glande pinéale est responsable de la synthèse nocturne de la mélatonine dite "hormone du sommeil" à partir de la sérotonine.

Les perturbateurs endocriniens

Les revues scientifiques et les médias nous alertent régulièrement sur ces produits à juste titre. Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques altérant les fonctions du système endocrinien. Quand elles interfèrent avec les glandes endocriniennes et bloquent les actions des hormones, on parle de molécules "antagonistes" tandis que lorsqu'elles se lient aux récepteurs hormonaux et induisent des réponses inappropriées, on parle de molécules "mimétiques" ou "agonistes". Selon la durée, la période et la dose d’exposition, les pêrturbateurs endocriniens peuvent augmenter la vulnérabilité de l’individu vis-à-vis de certaines maladies comme les cancers, cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète.

Parmi les perturbateurs endocriniens citons le Bisphénol A, les oestrogènes stéroidiens, les agents ignifuges bromés ainsi que plusieurs produits suspects comme les phtalates, les dioxines, les furanes, les phénols, le DDT, la fumée du tabac et les métaux lourds (Cr, Mn, Pb, Hg) parmi beaucoup d'autres qu'il vaut mieux ne pas absorber.

Maladies du système endocrinien

Ici nous entrons dans un système où tout dépend d'un juste équilibre des quantités d'hormones distribuées dans le corps. Ainsi, des niveaux d'hormones trop élevés ou trop bas sont les signes d'un dysfonctionnement du système endocrinien. Les maladies hormonales se manifestent également lorsque le corps ne répond pas aux hormones de manière appropriée. Le stress, l'infection et les changements dans l'équilibre hydrique et électrolytique (le taux d'ions) du sang peuvent également influencer les niveaux d'hormones.

Le diabète est la maladie endocrinienne la plus fréquente en Occident et l'une des "maladies de civilisation" dans laquelle le corps ne traite pas correctement le glucose, un sucre simple. La raison est un manque d'insuline ou, si le corps produit suffisamment d'insuline, d'un fonctionnement inefficace du corps. Le diabète peut être lié à l'obésité, au régime alimentaire et à des antécédents familiaux (origine génétrique). Pour diagnostiquer le diabète, il suffit de réaliser un test de tolérance au glucose par voie orale et à jeun.

Il est également important de comprendre les antécédents de santé et familiaux du patient. De plus, les infections et les médicaments tels que les anticoagulants peuvent également provoquer des carences surrénales (dont l'adrénaline et le cortisol qui peuvent avoir des effets sur d'autres fonctions). Des tests sur des animaux de laboratoire ont montré une réduction de leur taux de glucose sanguin après un repas

Le diabète est traité avec des pilules ou des injections d'insuline. Aux États-Unis, des chercheurs développent actuellement une pilule qui pourrait réduire l'obésité et la prise de poids ainsi que le diabète de type 2 au moyen d'une substance collante appelée LuCI qui empêche l'absorption des sucres des aliments au niveau de la paroi intestinale. Ce médicament pourrait aussi aider les obèses à perdre du poids en remplaçant les interventions chirurgicales classiques (ablation d'une partie de l'estomac, anneau gastrique, etc) et peut remplacer l'insuline chez les personnes insensibles à cet hormone.

La thyroïde. Document INC.

La gestion d'autres troubles endocriniens implique généralement de stabiliser les niveaux d'hormones avec des médicaments ou, si une tumeur provoque une surproduction d'une hormone, en extrayant la tumeur.

Précisons que le traitement des troubles endocriniens nécessite une approche très prudente et personnalisée car l'ajustement des niveaux d'une hormone peut avoir un impact sur l'équilibre des autres hormones. Si les combinaisons et ajustements sont nombreux, en fonction des solutions adoptées, le résultat final peut donc apparaître au bout d'un an seulement sinon davantage.

 Un manque de mélatonine peut entraîner des insomnies. En général, les insomnies ou un sommeil agité a une origine nerveuse qu'il est difficile de soigner. On peut retrouver le sommeil spontanément après plusieurs mois d'inactivité (congé prolongé, chômage, pension, etc) mais ce n'est pas garanti, surtout chez les personnes très anxieuses. En fait, pendant l'activité professionnelle, le simple fait de savoir que l'on doit se réveiller à une heure fixe peut entraver le sommeil. Dans ce cas, la seule façon d'y remédier est la prise de somnifères (parmi les plus légers citons le Dormonoct de 1 mg qui ne produit qu'une faible accoutumance dont on peut se défaire en quelques semaines).

L'hypoglycémie, également appelée hypoglycémie survient lorsque la glycémie chute sous la normale. Cela se produit généralement suite à un traitement contre le diabète lorsque trop d'insuline est administrée. Dans de rare scas, cela peut également survenir chez les personnes ne subissant pas de traitement pour le diabète.

L'hypothyroïdie est une maladie parathyroïdienne qui se manifeste lorsque la glande thyroïde ne produit pas suffisamment d'hormones thyroïdiennes pour répondre aux besoins de l'organisme. L'insuffisance de l'hormone thyroïdienne peut ralentir ou arrêter complètement de nombreuses fonctions du corps. Un des remèdes consiste à enlever la partie endommagée de la glande. La maladie parathyroïdienne est également à l'origine des calculs rénaux.

Le cancer de la thyroïde se déclare lorsque les cellules de la thyroïde commencent à se modifier, se développent de façon anarchique et finalement forment une tumeur. Qu'elles soient bénignes ou cancéreuses, elles peuvent également perturber les fonctions du système endocrinien. L'agent toxique peut être un rayonnement radioactif ou une source inconnue. Dans le monde, le cancer de la thyroïde touche les femmes dans 75% des cas mais est à l'origine de seulement 0.3% de la mortalité des cancers chez la femme. Il est en augmentation dans tous les pays sans qu'on en connaisse la raison.

Notons que les déséquilibres hormonaux peuvent également avoir un impact significatif sur le système reproducteur, en particulier chez les femmes.

Spécialiste : Endocrinologue.

Le système immunitaire

Sur le plan historique, c'est très tardivement dans l'histoire des sciences qu'on découvrit le rôle du système immunitaire et des microbes. Jusqu'au XVIIIe siècle, l'eau était considérée comme vecteur de toutes les maladies (et c'était souvent le cas par manque d'hygiène) et il semblait préférable d'être sâle que trop propre pour préserver sa santé. Néanmoins, c'était méconnaître les facultés d'adaptation des microbes et les facilités avec lesquelles ils s'insinuaient dans tous les endroits, que ce soit sur la peau, les ustencils, les biberons ou la nourriture avec tous les effets délétères qu'on leur connaît.

En 1718, Lady Mary Wortley Montagu, l'épouse de l'ambassadeur britannique à Constantinople observa que l'infection délibérée de la maladie de la variole (la variolisation) présentait un effet bénéfique sur la population autochtone et l'administra à ses propres enfants. Mais il faudra attendre 1796 pour que Edward Jenner démontre l'efficacité du premier vaccin contre la variole.

Puis en 1840, Jakob Henle présenta la première théorie moderne des germes de la maladie, théorie qui fut confirmée entre 1857 et 1870 par Louis Pasteur qui démontra le rôle essentiel des microbes dans la fermentation.

En 1881, les chercheurs découvrirent que la virulence bactérienne peut être utilisée comme vaccin. Pasteur mit cette théorie en pratique en expérimentant des vaccins contre le choléra et le charbon (anthrax). La même année, Pasteur vaccina 24 moutons, 1 chèvre et 6 vaches avec cinq gouttes du bacille vivant de l'anthrax atténué et le monde découvrit stupéfait qu'ils étaient immunisés contre cette maladie infectieuse (qui rappelons-le fut utilisée comme arme bactériologique par les soldats japonais - l'Unité 731 - en Chine et en Mandchourie dans les années 1930-40 et potentiellement durant la Seconde guerre mondiale).

Description

Le système immunitaire consiste en un ensemble de structures et de processus dont le rôle consiste à protéger l'organisme contre la maladie ou des corps étrangers potentiellement dangereux ou dommageables. Lorsqu'il fonctionne correctement, le système immunitaire identifie diverses menaces comme les virus, les bactéries, les parasites, certains agents chimiques et les distingue de ses propres tissus ou sécrétions. Il permet en principe d'éviter les intolérances et les allergies mais comme chacun le sait, l'efficacité du système immunitaire a des limites (cf. les maladies de la peau). Il faut donc parfois suppléer à ses défaillances au moyen de médicaments.

Le système immunitaire comprend six composantes clés :

Les ganglions lymphatiques : Ce sont de petites structures en forme de haricot qui produisent et stockent des cellules qui combattent les infections et les maladies. Ils font partie du système lymphatique  au même titre que la rate, le thymus et la moelle osseuse. Les ganglions lymphatiques contiennent également de la lymphe, un liquide clair qui transporte ces cellules vers différentes parties du corps. Lorsque le corps combat une infection, les ganglions lymphatiques peuvent gonfler et devenir douloureux.

La rate : c'est le plus grand organe lymphatique du corps. Il se trouve sur la partie gauche du corps, sous les côtes et au-dessus de l'estomac. La rate contient des globules blancs qui combattent les infections ou les maladies. Elle participe également au contrôle de la quantité de sang dans le corps et gère les cellules sanguines anciennes ou endommagées.

Le thymus : est un petit organe où les lymphocytes T mûrissent. Cette partie souvent négligée du système immunitaire se trouve sous le sternum (il a la forme d'une feuille de thym, d'où son nom). Il sert à déclencher ou à maintenir la production d'anticorps mais peut aussi entraîner une faiblesse musculaire. Notons que le thymus est un peu plus grand chez les nourrissons. Il se développe jusqu'à la puberté puis commence à rétrécir et est partiellement remplacé par de la graisse avec l'âge.

La moelle osseuse : c'est un tissu jaune situé au centre de certains os produisant les globules blancs. Ce tissu spongieux est par exemple présent dans les os de la hanche et de la cuisse et contient des cellules souches. Elles sont très intéressantes sur le plan de la thérapie génique car les cellules souches embryonnaires peuvent être cultivées en laboratoire et ont le pouvoir de se transformer en n'importe quelle cellule humaine, d'où l'intérêt des greffes de moelle osseuse pour traiter la leucémie et certains lymphomes.

Les lymphocytes : ces globules blancs jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire du corps contre la maladie. Les deux types de lymphocytes sont les cellules B qui produisent des anticorps qui attaquent les bactéries et les toxines, et les lymphocytes T qui aident à détruire les cellules infectées ou cancéreuses. Les cellules T tueuses sont un sous-groupe de lymphocytes T qui détruisent les cellules infectées par des virus et d'autres agents pathogènes ou qui sont endommagées. Les cellules T auxiliaires aident à déterminer les réponses immunitaires que le corps apporte à un pathogène particulier.

Les leucocytes : ce sont des globules blancs qui luttent contre les maladies. Ils identifient et éliminent les agents pathogènes et représentent le système de secours ou le bras droit du système immunitaire inné. Les leucocytes innés comprennent les phagocytes (macrophages, neutrophiles et cellules dendritiques), les mastocytes, les éosinophiles et les basophiles. Un nombre élevé de globules blancs dans le sang est appelé leucocytose tandis qu'un taux inférieur à la normale est appelé leucopénie. Dans les deux cas c'est symptomatique et nécessite un contrôle.

A gauche, les différentes cellules impliquées dans les défenses immunitaires. Au centre, des globules blancs neutrophiles ou granulocites neutrophiles colorés en bleu photographiés au microscope électronique à transmission (TEM). Ces cellules présentes dans le sang sont produites par la moelle osseuse et représentent 65% de l'ensemble des leucocytes ou globules blancs. Ce sont des phagocytes, c'est-à-dire qu'ils endocytent (enveloppent) et digèrent les bactéries et les cellules mortes afin d'empêcher les inflammations et les attaques microbiennes. Les neutrophiles répondent de manière innée. A droite, un globule blanc ou leucocyte. Il fait partie du système immunitaire et comprend les macrophages dont la réponse est innée et les lymphocytes dont la réponse est acquise et ciblée. Documents anonyme, Cafe Press et Anne Weston/Wellcome images.

Maladies du système immunitaire

Les maladies liées au système immunitaire sont très variées car elles affectent la plupart des constituants de l'organisme. Il y a notamment les maladies allergiques comme l'asthme, la rhinite allergique et l'eczéma qui sont très courantes. Cependant, elles représentent en réalité une hyper-réponse aux allergènes externes. En effet, un matériau normalement inoffensif comme le pollen, les poils d'animaux, les particules de nourriture ou les moisissures peuvent être considérés par l'organisme comme une menace grave d'où la réponse allergique.

D'autres déréglements du système immunitaire comprennent les maladies auto-immunes qui résultent d'un système immunitaire hyperactif qui attaque les tissus sains, les considérant comme des corps étrangers. Les maladies auto-immunes courantes comprennent le diabète de type 1, l'arthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, le lupus, la thyroïdite de Hashimoto et la myasthénie.

À l'autre extrémité du spectre, l'immunodéficience se produit lorsque le système immunitaire est plus faible que la normale, entraînant des infections récurrentes et potentiellement mortelles. L'immunodéficience peut être le résultat d'une maladie génétique telle qu'une immunodéficience combinée sévère, des conditions acquises telles que le SIDA ou suite à l'utilisation d'un médicament immunosuppresseur, c'est-à-dire qui attéuent ou suppriment les réactions immunitaires de l'organisme.

Certaines maladies moins courantes liées à des déficientes du système immunitaire sont des déficiences en anticorps et des médiateurs cellulaire qui peuvent avoir une origine congénitale.

Enfin, les troubles du système immunitaire peuvent entraîner des maladies inflammatoires et le cancer.

La leucémie est un cancer du sang. Il existe quatre principaux types de leucémie et plusieurs sous-types dans chaque catégorie. Les principaux types sont la leucémie lymphoïde aiguë ou chronique et la leucémie myéloïde aiguë ou chronique. Généralement, les types aigus sont progressifs tandis que les maladies chroniques progressent plus lentement. Les lymphoïdes chroniques et les myéloïdes aigus sont les plus fréquents tandis que les lymphocytes aigus sont plus fréquents chez les enfants. Chez un quart des patiens, la leucémie lymphoïde chronique développe une maladie auto-immune dont le déveloopement est encore inconnu..

Dans la leucémie lymphocytaire, la moelle osseuse produit trop de lymphoblastes, des globules blancs immatures formés à partir d'une cellule souche lymphoïde. Dans la leucémie myéloïde, le sang contient trop de globules blancs immatures. Ces cellules sont formées à partir de cellules souches myéloïdes, les mêmes qui forment les globules rouges et les plaquettes.

A gauche, l'analyse de sang (hématologie) est indispensable pour confirmer une infection. Elle peut même sauver la vie en facilitant le diagnostic quand l'urgentiste est face à un symptôme dont l'origine n'est pas identifiable visuellement, ni sur une radiographie ou un scanner. A droite, illustration de cellules sanguines observées au microscope optique révélant les symptômes d'une leucémie. Documents WiseGeek.

La leucémie peut être d'origine génétique, le résultat d'une irradiation (contamination) ou d'un contact avec certains produits chimiques toxiques. On peut également contracter une leucémie par des médicaments utilisés pour traiter d'autres formes de cancer. Les personnes atteintes du syndrome de Down sont également plus à risque de contracter cette maladie.

Les symptômes sont souvent similaires pour les quatre types de leucémie : sueurs nocturnes, infections fréquentes, sensation de faiblesse ou de fatigue, maux de tête, saignements, ecchymoses, douleurs musculaires, dans les os ou les articulations, gonflement ou malaise.

Les traitements passent par la chimiothérapie, la radiothérapie, l'immunothérapie ou encore la greffe de moelle osseuse. Chez certains patients, une thérapie à base d'interféron (une protéine naturelle produite par les lymphocytes T) injecté par cathéter permet d'enrayer la maladie.

NB. A l'heure du e-commerce et de l'auto-médication, ne vous fiez jamais aux soi-disant tests d'allergies vendus sur Internet (par exemple à partir d'une mèche de cheveux) ou en pharmacie (à partir d'une goutte de sang). Aucun n'a été validé par le Ministère de la Santé. Ils ne valent rien et en plus ils ne testent pas les allergies mais les intolérances (taux d'IgG ou d'IgE). Ces tests n'identifient pas les véritables allergies que vous pourriez avoir (mais que vous connaissez forcément) ou inventent des allergies qui n'existent pas (par exemple des allergies au sucre, au canard, etc) ou vous diagnostiquent de soi-disant allergies mais qui ne concernent que très peu de personnes et donc très improbables. En plus de proposer des interprétations cliniques très discutables et d'être inefficaces, ils coûtent plus chers qu'un rendez-vous chez un allergologue dont les prestations sont remboursées. Bref, ils font de fausses promesses et sont équivalents à des arnaques !

Spécialiste : Allergologue immunologiste.

Le système lymphatique

S'il y a bien un système dans le corps humain que la plupart des gens méconnaissent c'est le système lymphatique. Le système lymphatique est un réseau de tissus et d'organes qui aident à débarrasser le corps des toxines, des déchets et autres matières indésirables. Sa principale fonction est de transporter la lymphe, un liquide contenant des globules blancs combattant les infections, dans tout le corps.

Le système lymphatique est un réseau de tissus et d'organes qui aident à débarrasser le corps des toxines, des déchets et autres matières indésirables. La principale fonction du système lymphatique est de transporter la lymphe, un liquide contenant des globules blancs combattant les infections, dans tout le corps.

Le système lymphatique se compose principalement de vaisseaux lymphatiques qui sont semblables aux veines et aux capillaires du système circulatoire. Les vaisseaux sont connectés aux ganglions lymphatiques où la lymphe est filtrée. Les amygdales, les végétations adénoïdes, la rate et le thymus font tous partie du système lymphatique, les deux derniers jouant également un rôle dans les défenses immunitaires (voir plus haut).

Il y a des centaines de ganglions lymphatiques dans le corps humain. Les uns sont situés profondément, notamment autour des poumons et du cœur, les autres près de la peau, comme sous le bras ou l'aine. On trouve des ganglions lymphatiques de la tête jusqu'aux genoux.

Comme nous l'avons expliqué, la rate agit comme un filtre sanguin; elle contrôle la quantité de globules rouges et le stockage du sang dans le corps, et aide à combattre l'infection.

Si la rate détecte des microbes potentiellement dangereux dans le sang, avec les ganglions lymphatiques elle crée les globules blancs appelés lymphocytes qui agissent comme des défenseurs contre les envahisseurs. Les lymphocytes produisent des anticorps pour tuer les micro-organismes étrangers et empêcher la propagation des infections. On peut peut vivre sans rate, bien que les personnes qui en sont privées sont plus sujettes aux infections.

Description

Le thymus est situé dans la poitrine juste au-dessus du cœur. Ce petit organe stocke les lymphocytes immatures (globules blancs spécialisés) et les prépare à devenir des cellules T actives qui aident à détruire les cellules infectées ou cancéreuses.

Les amygdales sont de grandes grappes de cellules lymphatiques situées dans le pharynx. Elles constituent la première ligne de défense du corps en tant que partie intégrante du système immunitaire : elles prélèvent les bactéries et les virus qui pénètrent dans le corps par la bouche ou le nez. Elles peuvent s'infecter et, bien que l'ablation des amygdales (l'amygdalectomie) soit aujourd'hui beaucoup moins pratiquée que dans les années 1950-70, elle compte toujours parmi les opérations les plus courantes effectuées lorsque le patient présente des infections fréquentes de la gorge. Toutefois, du fait qu'on soigne mieux les angines, on a moins tendance à enlever les amygdales.

La lymphe est un liquide clair et incolore ou légèrement ambré composé d'eau et de lymphocytes, de composition analogue au plasma sanguin. Dépourvue de globules rouges, elle baigne les organes. Contrairement au sang qui circule dans tout le corps dans une boucle continue, la lymphe coule dans une seule direction - vers le haut et vers le cou. Les vaisseaux lymphatiques se connectent à deux veines sous-clavières qui sont situées sur les deux côtés du cou près des clavicules où le liquide pénètre à nouveau dans le système circulatoire. La lymphe est un fluide vital pour les cellules du système immunitaire qui gèrent les inflammations.

Le plasma sanguin quitte les cellules du corps après avoir livré ses nutriments et éliminé les débris. La plus grande partie de ce liquide retourne dans la circulation sanguine à travers les veinules et les veines. Le reste devient de la lymphe qui transite dans un système parallèle au système sanguin..

A propos de l'interstitium

Schéma de l'interstitium. Document Jill Gregory/Mount Sinai Heralth System/Nature (2018) adapté par l'auteur.

L'interstitium n'est pas tout à fait un organe ni une glande mais un ensemble de tissus remplis de fluide et compartimenté qui enveloppe l'ensemble de notre corps. Bien que partiellement décrit au niveau cardiovasculaire en 1984 par J.-L.Bert et R.H.Pearce dans l'ouvrage collectif "Handbook of ¨Physiology" (Section 2, The Cardiovascular System. Microcirculation, p521-547), il ne fut officiellement reconnu comme le 80e organe qu'en 2018 suite à la publication des travaux de l'équipe du Dr. Neil D. Theise de l'École de Médecine de l'Université de New York et ses collègues dans la revue "Nature".

Selon les chercheurs, la découverte de l'interstitium apporte un nouvel éclairage sur "la fonction de tous les organes, de la plupart des tissus et des mécanismes de la plupart des maladies majeures". L'interstitium est une couche de tissus soutenue par un réseau de collagène (des protéines) et d'élastine qui la rendent à la fois résistante et flexible. Elle se trouve juste sous la peau et enveloppe le système digestif, les poumons, les voies urinaires, les artères, les veines et on la trouve également entre les muscles. Ce tissu comprend des compartiments interconnectés remplis de liquide. Les chercheurs pensent qu'il agit comme "amortisseur" mécanique en absorbant les chocs extérieurs et empêchant les organes et les tissus de se déchirer. Il serait également la principale source de la lymphe.

L'analyse du développement de tumeurs a montré que du fait que l'interstitium constitue un espace ouvert, rempli de liquide et peu dense, il représente un milieu propice à la propagation de métastases lorsque les tumeurs invasives atteignent la sous-muqueuse. Le fait que les organes excercent une pression sur l'interstitium favoriserait également leur propagation. Theise considère que "l'échantillonnage directe du liquide intertitiel peut devenir un puissant outil de diagnostic".

Maladies et troubles du système lymphatique

Les maladies les plus communes du système lymphatique sont le gonflement des ganglions lymphatiques (ou lymphadénopathie), le gonflement dû à un blocage des ganglions lymphatiques (lymphœdème) et les cancers impliquant le système lymphatique.

Lorsque les bactéries sont reconnues dans le liquide lymphatique, les ganglions lymphatiques fabriquent plus de globules blancs pour combattent l'infection, ce qui peut provoquer un gonflement. Les ganglions enflés peuvent parfois être ressentis dans le cou, les aisselles et l'aine. Toutefois d'autres facteurs peuvent entraîner l'apparition d'une boule au niveau du cou (inflammation des glandes salivaires, kyste, goitre et même une piqûre d'insecte ou des boutons d'acné).

Les infections qui provoquent une lymphadénopathie comprennent les infections bactériennes telles que l'angine streptococcique, les plaies cutanées infectées localement ou les infections virales telles que la mononucléose ou le SIDA.

Le gonflement des ganglions lymphatiques peut être localisé dans la zone d'infection comme dans le cas de l'angine streptococcique ou plus généralisée comme dans le cas du SIDA. Dans certaines régions du corps, les ganglions lymphatiques hypertrophiés sont palpables, tandis que d'autres sont profonds et ne peuvent être vus que surun scanner ou par IRM.

Des affections inflammatoires ou auto-immunes se produisent lorsque le système immunitaire est actif et entraîne une hypertrophie des ganglions lymphatiques. Cela peut par exemple se produire avec le lupus.

Le lymphome est un cancer des ganglions lymphatiques. Il se produit lorsque les lymphocytes se développent et se multiplient de façon incontrôlable. Il existe plusieurs types de lymphomes dont le lymphome non hodgkinien est plus commun.

Notons que lorsqu'une personne a subi une intervention chirurgicale et/ou une radiothérapie pour enlever un cancer, le liquide lymphatique retourne au cœur et peut entraîner un gonflement ou un lymphœdème. Cela se produit le plus souvent chez les femmes qui ont subi une intervention chirurgicale pour enlever un cancer du sein. Une partie de l'opération pour enlever le cancer du sein consiste à enlever les ganglions lymphatiques dans l'aisselle.

Spécialiste : Médecin généraliste, kinésithérapeute, immunologiste, chirurgien vasculaire, dermatologue, oncologue et psychiatre.

Ceci termine la revue du corps humain.

Pour plus d'informations

Le corps humain, René St-Jacques

Affections de A à Z, Santé chez Nous

L'imagerie médicale (PDF), CEA, 2017

Cours d'anatomie du cerveau (PDF), Dimitri Pianeta

Neuroanatomie, Sorbonne Université

Neuroanatomy, Parker University

Problèmes et maladies, Passeport-Santé

L'Histoire du corps humain, Daniel Lieberman, JC.Lattès, 2015

Carnet d'anatomie (3 tomes), Pierre Karima, Maloine, 2013/2014

Biologie, Peter Raven et al., de boeck, 2014

Biologie, Neil Campbell et al., Pearson, 2012

Anatomie et physiologie humaines, René Lachaîne et Elaine N. Marieb, Pearson Education, 1992/2005

U.S. National Library of Medecine

Visible Body, blog éducatif.

Retour à la Biologie

Page 1 - 2 - 3 - 4 - 5 -


Back to:

HOME

Copyright & FAQ