Cyp

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  1. Salut à tous ! Voilà une galaxie que j'ai pointée à plusieurs reprises ces dernières semaines, sans prendre le temps de la dessiner. On se trouve les excuses qu'on veut, pour moi elle ne faisait tout simplement pas partie des cibles du soir. Mais c'était bien par manque de courage. Quelques secondes à l'oculaire suffisent pour comprendre qu'on a ici affaire à un objet complexe, granuleux, qui foisonne de détails qu'il va falloir minutieusement analyser pour les dessiner au mieux. Bref, le genre de cible qu'il est plus simple d'attaquer à la lunette de 60 mm Ce soir du 21 mai, après avoir tourné autour depuis si longtemps, je m'y attaque enfin. Enfin... pas tout de suite quand même. Pour repousser un peu l'échéance, je commence d'abord par placer les étoiles du champ. Ceci fait, il me faut bien y aller. Bon, qu'est-ce qu'on a ? Visible en vision directe à 77×, j'ajoute la Barlow pour la retrouver... en vision directe à 154×. Tiens donc. Je change d'oculaire et passe à 200×. Idem. Alors ça, c'est pas banal ! Peu d'objets sont suffisamment contrastés pour tenir aussi bien la montée en grossissement dans mon T200. Rapidement, je suis à la fois émerveillé et découragé par le nombre de détails. Je reprends mon souffle, on va y aller tranquille ; j'ai tout mon temps, la température est douce et il n'y a pas de vent (par contre, la turbulence est bien présente). Je commence par passer un peu de temps à l'oculaire sans chercher à mémoriser quoi que ce soit et laisse les détails venir à moi. Puis un doute grandit. J'ai dessiné le champ oculaire à 77×, alors que, vu le nombre de détails et leur concentration, j'aurais dû m'y attaquer à 154×. Sur le dessin à 77×, les détails risques d'être trop ramassés... Bon, tant pis, on verra bien. Au final, et comme de fait, j'aurais dû dessiner le champ à 154×. Il ne faut donc pas hésiter à ouvrir l'image à pleine résolution pour profiter au mieux des détails représentés. J'ajoute également un crop à 100 %. Toujours est-il que cette galaxie est des plus surprenantes ! Je la connaissais déjà, bien-sûr, et je m'attendais bien à un objet des plus intéressants à décortiquer. À l'observer attentivement, elle dévoile néanmoins un nombre impressionnant de détails alors insoupçonnés ; qu'est-ce que cela doit être dans un plus grand diamètre ! Les nombreux détails brouillent la vue et paraissent se mélanger à l'oculaire, ce qui les rend difficiles à placer sur le papier. Je n'avais, comme à mon habitude, pas étudié l'objet en détail avant de le pointer et n'ai pas non-plus d'image de référence une fois à l'oculaire. C'est donc avec un bel étonnement et non sans fierté que, une fois rentré, je constate que les détails perçus et dessinés correspondent très bien à ce qu'on peut retrouver sur les photos Et je me rends alors compte que les renforcements de lumière et les étoiles visibles en son sein sont en fait des amas d'étoiles et autres régions HII situés dans la galaxie ! Combien de galaxies offrent à voir leurs objets internes à des télescopes de 200 mm ? Hormis quelques membres du groupe local, c'est extrêmement rare. Absolument épatant Page web : https://www.cypouz.com/croa/200521/ngc-4449 Objet : NGC 4449 Type : Gx Constellation : Chiens de chasse AD : 12h 28' 11" Déc. : +44° 05' 40" - Date, heure, durée : 21/05/2020, 21:39 TU, 1:09 - Lieu, altitude : Juliénas (69), 290 m - Vent nul, 16 °C - T0 (mvlonUMi 6,27), P3, S4/200× - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10 Observations : 77× (champ de 38') et 200× (champ de 14'), H = 75°. Brillante Gx très irrégulière vue V3 — même à 200× ! — orientée NE aux dimensions estimées à 4' × 2' au plus large. De très nombreux détails parsèment la surface de la Gx. Il serait trop rébarbatif d'en faire un inventaire complet. Plusieurs renforcements de luminosité semblent alignés le long de l'axe principal, au cœur desquels se nichent des sources de lumière d'aspect ponctuel. L'impression générale est celle laissée par un amas globulaire très allongé à la limite de la résolution ; doté de quelques étoiles visibles sur une surface très granuleuse. La couronne externe est également irrégulière, plus trapue au NE. Crop à 100 % :
  2. NGC 4449 au T200

    Objet : NGC 4449 Type : Gx Constellation : Chiens de chasse AD : 12h 28' 11" Déc. : +44° 05' 40" - Date, heure, durée : 21/05/2020, 21:39 TU, 1:09 - Lieu, altitude : Juliénas (69), 290 m - Vent nul, 16 °C - T0 (mvlonUMi 6,27), P3, S4/200× - Instrument : Lx90, 203/2000, F/10 Observations : 77× (champ de 38') et 200× (champ de 14'), H = 75°. Brillante Gx très irrégulière vue V3 — même à 200× ! — orientée NE aux dimensions estimées à 4' × 2' au plus large. De très nombreux détails parsèment la surface de la Gx. Il serait trop rébarbatif d'en faire un inventaire complet. Plusieurs renforcements de luminosité semblent alignés le long de l'axe principal, au cœur desquels se nichent des sources de lumière d'aspect ponctuel. L'impression générale est celle laissée par un amas globulaire très allongé à la limite de la résolution ; doté de quelques étoiles visibles sur une surface très granuleuse. La couronne externe est également irrégulière, plus trapue au NE. Page web : https://www.cypouz.com/croa/200521/ngc-4449 Crop à 100 % :
  3. Galaxies : fournée de mai.

    Super série, Fred ! J'en reconnais quelques-unes NGC 3432 confirme bien mon observation au T200 avec les deux renforts au centre et le changement d'orientation de la galaxie, cool Par contre, avec le plus fort grossissement, l'orientation différente et les extensions plus grandes, y a plus le coté voiture de sport vue de profil Pour NGC 4217, du coup, je pense n'avoir vu que la partie supérieure, d'où mon impression de bulbe excentré. Super dessin, en tout cas ! Et encore une belle récolte de HCG, beau boulot.
  4. Le dessin lunaire éphémère

    Le rendu est toujours aussi impressionnant ! Superbe
  5. NGC 4217 au T200

    Pas de problème, c'est passionnant Vue la difficulté de l'observation effectuée par @Bertrand13 au T600 sous un excellent ciel, il doit pas être coton à choper, ce jet ! Cf. http://www.deepsky-drawings.com/m-087-jet/dsdlang/fr
  6. NGC 5529 au T200

    @yapo très chouette le dessin, par contre à grossir plus on perd le coté sympa de l'étoile « triple », j'ai l'impression.
  7. NGC 5529 au T200

    Avec plaisir C'est vrai que j'aime bien aussi savoir comment chacun s'organise et aborde l'observation sans avoir moi-même détaillé ma propre démarche. Voilà qui est donc fait
  8. NGC 4217 au T200

    Il paraît que certains auraient vu le disque d'accrétion autour du trou noir central de M 87...
  9. Sacrée performance ! De mon coté, les objets indiqués n'apparaissent même pas dans Guide Je peux bien les «pointer » par leurs numéros de catalogue, mais rien à l'écran (même en VI5ns). C'est dire
  10. NGC 5529 au T200

    Merci @Pascal C03 et @fred-burgeot Pascal, il s'agit d'un Meade LX90 de 2001 ou 2002. Rien d'exceptionnel, quoi Coté technique, je ne suis pas de ceux qui essaient de retranscrire toutes les nuances de tons directement sur le terrain. La faible lumière rouge, la qualité du papier qui change avec l'humidité, etc. sont autant de désagréments que je ne veux pas affronter. Je réalise donc un premier CROA sur le terrain, que je complète plus tard par la remise au propre du dessin de l'objet observé, sur une autre feuille. L'avantage, c'est que je peux ajouter un réticule à mon gabarit afin de me faciliter le placement des étoiles, ainsi que tout autre artifice utile à une fiche purement pratique qui n'a pas l'ambition d'un rendu final. Ce gabarit est d'ailleurs un fichier PDF avec des champs éditables, qu'il est possible de compléter avant impression, avec le nom de l'objet, par exemple, ses coordonnées, ou autres. À l'oculaire, je ne m'embête pas trop avec la gomme à refaire trois fois le même détail pour qu'il corresponde à mon observation. Si telle extension de galaxie est trop longue ou pas assez inclinée, je note à coté la limite « réelle » d'un simple trait et rédige une courte indication à coté. Je dessine généralement mes objets sous forme d'isophotes, avec des annotations, des flèches, et autres indications utiles pour la remise au propre ultérieure. Il m'arrive parfois de dessiner plusieurs fois l'objet sur ma feuille, afin de mettre en avant différents aspects de sa morphologie. Au final, je trouve bien souvent le croquis original plus complet en informations que le dessin remis au propre ! Je garde donc précieusement les deux ensemble. Pour les étoiles, dans le même esprit, je ne m'embête pas à les dessiner plus ou moins grosses ou plus ou moins noires. Je fais un point, et je note à coté un petit chiffre correspondant à sa luminosité. 1 pour les étoiles relativement brillantes, 2 pour les notables, 6 pour les plus faibles. 3, 4 et 5 pour les étapes intermédiaires. On prend vite le coup de juger ce qu'on doit mettre. Et puis bon, on n'est pas là pour faire de la photométrie, non-plus Comme on peut voir, je m'organise pour passer le moins de temps possible sur la feuille de papier, le plus possible à l'oculaire. En général, la remise au propre du dessin a lieu le lendemain. Je n'ai pas la fibre artistique du peintre dans son atelier. Mes dessins astro ont pour seule ambition de compléter un CROA écrit de ce que j'ai pu voir à l'oculaire. Un coté fortement pratique. Aussi, je n'ai aucune envie de reprendre l'intégralité du dessin au propre. Encore moins à redessiner des étoiles que je me suis déjà bien embêté à positionner de nuit ! Je ne reprends donc que le dessin de l'objet principal, sur feuille blanche avec des crayons H, HB et 4B et l'aide, au besoin, d'une estompe. Si plusieurs objets sont observés dans le champ, je ne cherche pas à les remettre au propre avec leurs bonnes orientations, positions, tailles, ou luminosités relatives. Je les reprends séparément, de manière indépendante. Si le trait a été trop forcé ici, telle extension trop longue là, ce n'est pas grave. Ceci fait, je prends le champ dessiné à l'oculaire en photo avec mon téléphone, ainsi que les dessins remis au propre. Je les envoie sur mon ordinateur via une synchronisation dans le nuage des internets pour une retouche dans Gimp. Ici, je finalise les dessins en corrigeant certains détails et ajustant les luminosités relatives. Je passe notamment les dessins en positif, puis en niveau de gris afin de corriger un éventuel virage chromatique. La suite se poursuit dans Inkscape, qui est un logiciel de dessin vectoriel. Je ne m'embête pas avec des logiciels matriciels pour la suite, à vouloir représenter telle étoile avec tel dégradé de tant de pixels, tel diamètre de tant de pixels, etc. Je veux pouvoir exporter mon dessin à n'importe quelle définition sans rendre floues mes étoiles ou les indications écrites, ou modifier une couleurs après coup si finalement la teinte choisie n'était pas la bonne. Pour un fichier informatique des plus légers, qui plus est. Sous Inkscape, donc, j'ai un gabarit de champ. Je change le nom de l'objet, la constellation, ainsi que toutes les indications inscrites sous le champ du rendu final. Je me suis fait une palette d'étoiles de différents diamètres relatifs correspondants à mes annotations de 1 à 6, de différentes nuances de gris ou couleurs, que je n'ai plus qu'à copier-coller au bon endroit une fois la photo du champ dessiné importé et ajouté comme calque. Pour les objets, je passe la couleur noire en transparence dans Gimp, copie les calques, et les colle directement dans Inkscape. Je place alors les objets au bon endroit, avec la bonne orientation et la bonne taille, en prenant toujours le calque de la photo du champ dessiné comme référence par transparence. J'ai ici parfois besoin de faire plusieurs aller-retours dans Gimp pour ajuster les luminosités relatives de chaque objet si je trouve que le rendu final ne correspond pas bien à mon observation. Enfin, je sélectionne le tout afin de corriger l'orientation du champ. J'ajuste aussi, au besoin, l'échelle du gabarit. Ne reste alors plus qu'à exporter la page en PNG, et le tour est joué Ouf, je pense n'avoir rien oublié N'hésite pas si tu as d'autres questions
  11. NGC 4217 au T200

    Salut ! Je suis bien d'accord sur l'utilité potentielle d'une référence cartographique ou photographique. Encore plus dans le cas énoncé par @fred-burgeot des amas de galaxies. Je ne dis pas que y avoir recours va forcément nous faire imaginer avoir vu le détail représenté. En fait, ça conforte presque ce que je disais plus haut. Si on a recours à un tel support, il faut d'autant plus s'efforcer, une fois à l'oculaire, de rester le plus neutre possible et faire fi de tout préjugé. Ce n'est pas parce que telle zone nous paraît devoir être visible à l'oculaire qu'elle le sera forcément, ni que telle autre extension a priori moins marquée sur la photo ne sera pas visible à l'œil. Je pense qu'il faut plus le voir comme un guide global. Connaître l'existence et la position des détails est une chose ; rester la rétine rivée pendant de longues minutes à l'endroit exact de ce qui devrait être vu à attendre le moindre glimpse ou sursaut chimique aléatoire de la rétine pour ensuite noter que le détail à été perçu en est une autre. M'est avis que mieux on « connaît » un objet, plus l'effort a produire pour rester un maximum détaché de ce que l'on croit connaître devrait être important. Garder l'esprit critique, en somme. L'aide apportée est certainement indéniable. Surtout lorsque les détails potentiels sont nombreux. J'en reviens à mon observation de NGC 4449 que je posterai bientôt. Les nombreux détails semblaient s'emmêler et brouillaient la vue ; ils requièrent un certain effort pour les positionner au mieux. Avec l'aide d'une photo de référence, l'esprit doit certainement être mieux armé pour démêler la pelote. Attention cependant aux nombreux détails que l'on trouve sur les photos d'aujourd'hui. Les images sont quasi toutes composites. L'usage d'un filtre Ha couplé à des poses plus longues permet de faire fortement ressortir les régions HII d'une galaxie. Sans parler de la différence de sensibilité en longueur d'onde de l'œil. Également, l'usage de traitements cosmétiques permettant de faire ressortir les faibles lueurs et abaisser les hautes lumières augmente fortement la dynamique des photos et lisse énormément les zones de contraste. Bref, ne vaudrait-il en fait pas mieux une bonne vieille pose photo argentique d'époque comme référence plutôt que les magnifiques images modernes ? Malheureusement, ces bonnes vieilles photos d'époque surexposent souvent le cœur des objets plus facilement visible à l'oculaire pour justement faire apparaître les extensions plus faibles... Il faut aussi savoir garder un certain détachement lorsqu'on a lu beaucoup de CROA d'un objet dans différents diamètres instrumentaux. Si cette galaxie présente une bande d'absorption visible au T600, au T500, au T400, au T350 mais pas au T300 et au T200, suis-je un mauvais observateur si je ne la vois pas avec mon T450 ? Du coup, on insiste, on espère, puis on croit l'avoir vu. Peut-être que c'est vrai, d'ailleurs. Quelle influence l'envie de voir ce détail a-t-elle eu ? Ça fait quand même beaucoup de questions À titre tout à fait personnel et une fois à l'oculaire, je n'ai pas vraiment envie de m'embêter avec elles. Du coup, ma solution de facilité et d'en savoir le moins possible Mais je ne m'interdirai certainement pas d'avoir recours à l'un de ces supports si le besoin venait à se faire sentir.
  12. NGC 5466 au T200

    Merci @Pascal C03, ça c'est un beau compliment
  13. NGC 5466 au T200

    @etoilesdesecrins je n'ai pas encore dessiné NGC 5053, mais il est bel et bien sur ma liste Un peu tard pour cette année, ce sera pour une prochaine fois
  14. NGC 5529 au T200

    Merci à tous les deux Bin c'est quand même bien sympa ces galaxies-là, dans un champ stellaire avenant. Parce que bon, la galaxie elliptique diffuse aux limites introuvables dans un champ anonyme, on se lasse un peu, à force L'environnement de l'objet compte beaucoup pour moi lors de la sélection de futurs cibles. À moins que l'objet pointé se suffise à lui-même, j'aime bien lorsqu'il y a un autre objet dans le champ ou quelques étoiles notables ou colorées... Enfin, ça vaut surtout pour les galaxies, qui sont très nombreuses et potentiellement très semblables. Pour les NP ou les AG, en général, le simple plaisir d'observer autre chose qu'une galaxie suffit à ma motivation
  15. NGC 4217 au T200

    Oui, il faut vraiment se méfier des a prioris ou potentiels souvenirs que l'on a d'un type d'objet, d'un objet précis ou d'une de ses photo. Faut vraiment essayer d'en faire abstraction et tenter de l'observer avec un regard neuf de tout soupçon. En cas de doute, il faut insister et essayer de multiplier les ressentis et sensations de voir certains détails, sans forcément trop se focaliser dessus, toujours en essayant de garder une vue d'ensemble. À trop se focaliser sur un détail en particulier, on risque souvent de ne plus rien voir du tout. Faut rester détendu et ne pas se crisper ni se frustrer de ne pas parvenir à correctement décortiquer certaines zones. C'est étonnant comme les détails les plus discrets se révèlent souvent à moi alors que je ne cherche pas à les trouver, que je suis concentré sur une autre tâche, comme le placement d'étoiles faibles ou la description d'une autre structure. Faut être d'autant plus patient lorsque les détails sont nombreux et ont tendances à se mélanger, comme cela a récemment été le cas pour moi avec NGC 4449. C'est que j'ai pas l'habitude, moi, à 200 mm d'un tel feu d'artifice ! Faut savoir rester zen Y a pas à dire, l'observation astro, c'est un sport de haut niveau