Chrishapha2019

influence de la dispersion sur l'image

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bonsoir à tous..

 

POur ceux qui ne connaissent pas cette application du spectroscope il est tout à fait possible d'observer les "flammes" (protubérances) solaire en utilisant un spectroscope avec la méthode de la fente large.

Cette technique très simple a été surtout utilisée et décrite par Angelo Secchi (jésuite italien et Astronome) . J'ai reproduit son protocole et ça fait 20 ans que je l'utilise.

 

Son spectroscope comprenait 7 prismes et un collimateur de 120mm de focale. Il décrit lui même la dispersion de son spectro comme équivalente à un réseau de 540 t/mm que lui avait donné Rutherford pour remplacer ses 7 prismes.

Pendant des années j'ai utilisé un réseau de 1200t/mm (conseillé dans les quelques articles récents sur cette technique).

 

Or TROP de dispersion fini par trop étirer les images et les déformer à cause de l'effet Doppler car les protubérances sont des corps en mouvements (plus ou moins violents).

 

Voici donc en photo comment évolue l'image lorsque je change de réseau. Le contraste augmente mais les images se déforment progressivement et la netteté même diminue!

 

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j'ai également un réseau de 2400 t/mm mais l'image est encore plus déformée et la base des protubérances est noyée par l'élargissement de la chromosphère.

Le meilleur compromis se situe entre 600 à 1200 t/mm max car soit on augmente le contraste mais c'est au détriment de la qualité finale de l'image qui devient moins fine.

 

En revanche si je veux détecter les petits changements d'activité alors la dispersion devient indispensable pour voir en direct l'effet Doppler.

 

 

 

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Vraiment hâte de pouvoir regarder un jour dans ton instrument !

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Posted (edited)

 Bonjour ChrisHapha, je découvre tes posts de spectro solaire, très intéressants.

 

J'ai une question : 120mm est-il un optimum pour le diamètre ?

J'ai des doublets f/15 de 90mm et 150mm (celui-ci pas encore monté en tube). Est-ce que je gagnerais de la définition en prenant le 150mm pour un tel montage, ou bien est-ce que la dispersion d'un réseau 600 traits la limiterait de toute façon ?

Je suis un observateur visuel, exclusivement. J'imagine qu'on vise dans l'ordre 2 ?

 

Merci

Edited by Nicolas Z

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alors, je vais donner ici mon bilan de 20 ans  d’expérimentation de cette technique : :D

 

 

En visuel j'ai principalement utilisé un réseau 1200t/mm (edmund optic) ruled grating blazed at 500nm).  Les images seront très bonnes et contrastées en fonction de la largeur de la fente et de l'état du ciel. Il faudra dans le cas optimal avoir une fente d'entrée réglable en largeur (en faire une ou en acheter une (un peu cher mais précis).

 

Ce n'est que cette semaine que j'ai réalisé que je pouvais m'affranchir du diaph de lyot (montage de f COSTARD sur le spectro coronographe) en plaçant un diaph a iris devant la lentille objectif de chambre qui va donner le même effet sur le contraste et la netteté en fonction de la turbu (qui est très forte chez moi).

 

J'était hyper tenté d'acheter la Bresser 150/1200 mais son poids sur ma monture me l'interdit.  Ce n'est que récemment également que j'ai pu voir tout le bénéfice d'utiliser une grande ouverture : plus de luminosité mais davantage de détails visibles lorsque la turbu le permet : en revanche coté energie à dissiper au niveau de la fente ça chauffe davantage qu'une lulu F/D 15  et surtout il faudra bien garder une fente ouverte à 2_6 A grand Max pour ne pas se cramer les yeux.

 

Donc oui si tu as une 120 tu peux déjà faire des essais sympa . 

 

Pour le 600 tmm j'ai commencé à l'utiliser car je cherche a voir les spicules comme Secchi l'a fait et donc d'utiliser la même dispersion que lui et j'ai pu voir que les images sont effectivement plus définies mais le contraste est plus faible qu'avec le 1200t. Par contre sur le limbe le bord de la chromosphère est moins élargie et je continue mes expériences pour voir les spicules. Si tu dois acheter un réseau prends plutôt le 1200tmm.

 

Avec le 600tmm on a accès à l'ordre 2 mais hélas c'est beaucoup moins (vraiment) lumineux et l'ordre 3 est discernable mais très faible luminosité.

 

Enfin : un facteur à prendre en compte : le sphérochromatisme qui fait que des grands diamètres a F/D court donneront une aberration sphérique dans le H alpha probablement assez forte et donc des images pas très nettes ; ça dépends vraiment d'une lunette à l'autre. Ma meilleure lunette a été la Vixen 90/1300 et 80/1200 que je n'ai plus hélas mais quelles images j'ai pu avoir avec!! Là j'ai une Frehel 120/1000 avec laquelle je viens de me rendre compte (pas trop tot!) que je pouvais finalement utiliser l'ouverture entière. La focale 1000mm me permet d'observer des protus assez grandes alors qu'avec ma Bresser 102/1350 le doit les voir en tranches si je veux garder un contraste correct mais je n'ai pas encore de fente réglable donc galère pour ajuster pendant les observations.

 

Là je me tâte a acheter une Bresser 127/1200  pour remplacer ma Frehel car le crayford permet vraiment une bonne mise au point au foyer précise. Si certains ont des retours sur cette lulu... je veux bien :)

 

 

J'espère que ça réponds un peu à tes questions ;)

 

 

  

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C'est vraiment sympa comme manip! :) ça me fait penser à la même observation mais en conditions naturelles, sauf que là c'est la lune qui prend le rôle de la fente :) 

 

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il y a un peu de ça c'est vrai mais là l'ilmage de protu est vraiment très fine à l'oculaire et le fonds du ciel est quasi noir quand les conditions sont bonnes :) mais oui cette phot je l'adore!

 

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Ce qui est assez intéressant aussi avec ton setup, c'est que comme chaque portion de la protu (dans le sens radial par rapport au soleil) correspond à une longueur d'onde légèrement différente, tu peux en principe te faire une idée en "direct" du mouvement des différentes parties de la protu en la faisant "voyager" dans la raie H alpha. Après, comme c'est un objet étendu et que de facto tu as un mélange du domaine spatial et du domaine fréquentiel c'est probablement pas trivial.

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en fait  si tu veux détecter les décalages Doppler il te faut une très forte dispersion : avec mon 1200t et une collimatrice de 180mm je détecte des eruption chromosphérique : ça se manifeste par des détails lumineux qui débordent de la raie et qui empiètent les bords verticaux de la raie qui est l'image de la fente.  Il est arrivé que j'observe de tels décalages sur des protus éruptives mais c'est rare en ce moment du  cycle.

 

Je peux observer la protu en entier : il suffit d'élargir la fente mais je n'ai pas de fente réglable pour le moment et après ça dépends également de la pureté du ciel lors de l'observation : les passages des avions niquent tout!!

 

Avec une fente très fine on détecte très bien les variations de vitesses radiales mais surtout avec un réseau 2400t ça devient vraiment facile à voir.

 

Je ne cherche surtout pas en fait à détecter ces vitesses radiales car l'image des protu est alors complètement déformée et ne ressemble plus vraiment à ce que les gens qui ont des filtres Ha peuvent observer. En revanche si je ne peux pas observer la surface du soleil j'ai souvent des images des protus bien plus lumineuses et "complètes" car ma bande passante large d'oblitère pas les parties qui sont off-band lorsque les vitesses radiales dépassent la bande passante de leur filtre.

 

Un autre fait curieux qui m'a poussé a tester le 600t est que la bande chromosphérique du limbe est assez large en fonction du réseau utilisé et avec le 1200t par ex il y a des protu basses dont je ne peux pas voir la base alors qu'avec le 600 j'y ai enfin accès.

 

Avec le 1800t la bande s'élargie et devient floue et les images commencent doucement à s'étirer... il y a pour moi un compromis à trouve entre dispersion , contraste et définition des images.

 

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    • By BobSaintClar
      Et voilà, j'ai changé de matos astro :
      A fond dans la démarche déraisonnable qui m'anime depuis quelques années, j'ai troqué ma très grosse paire de jumelles pour... une TRES, TRES GROSSE paire de jumelles.
       
      Comme vous vous en souvenez peut-être, j'étais jusqu'à ce jour équipé de Nikon 20x120 type III à visée droite.
      Ces Nikon m'ont donné beaucoup de satisfaction : elles délivrent une image de bonne qualité, au champs de 60° assez bien corrigé et bien sûr, très lumineux. Un instrument parfait pour des visions mémorables de grandes nébuleuses, d'amas ouverts et de comètes géantes, lorsque la providence nous en propose.
       
      Les défauts d'une telle paire sont, eux aussi, bien connus : d'abord, la visée droite n'est guère confortable. Elle nécessite une monture spécialement adaptée, sous peine d'avoir les cervicales en compote après quelques minutes d'usage. Ensuite, le grossissement fixe limite singulièrement les possibilités d'observation : pour bien profiter d'une nébuleuse, il est indispensable de pouvoir "plonger dedans", si vous me passez l'expression. Enfin, qui dit "oculaires fixes" dit également "absence de filtres". J'ai pu bricoler des supports pour adapter les "Fujinon Nebula", mais c'est un pis-aller.
       
      Du coup, au sortir de l'été, j'ai mis mes Nikon en vente sur un site japonais de petites annonces dédiées astro. Comme je n'avais aucune pression, n'étant nullement fâché avec mes jumelles, je les ai proposées à un bon prix (pour moi) et malgré cela, j'ai eu la chance de les voir partir rapidement. A partir de là, pourquoi attendre ? J'ai écumé les sites spécialisés en grosses binos, réfléchi quelques semaines, scanné les petites annonces du Japon - je vois parfois passer des bitubes équipés en renvois Matsumoto, vous savez, des montages genre binoptic - jusqu'à ce qu'une promotion d'APM me fasse de l'oeil et que je passe commande...
       
      Voici donc mon nouvel acquêt !

       
      Sorties de leur boîte, elles annoncent fièrement la couleur :

       
      Avec les deux sets d'oculaires dont je dispose (APM UF 30, Baader Morpheus 17,5), qui m'offrent 28x et 48x (soit 5,3mm et 3,1mm en pupilles de sortie) :

       
      Les deux gamelles mange-photons en verre ED (je précise ce point ci-après)

       
      Oui, c'est... déraisonnable. J'avais prévenu !
       
      Ce modèle, habituellement mis en vente à plus de 8000 euros, a fait l'objet d'une campagne promo ramenant le prix, taxe et transport inclus, aux alentours de 6500 euros. Markus Ludes affirme m'avoir vendu le dernier exemplaire à ce prix mais vous savez ce que c'est, dans le commerce, on a souvent tendance à... broder : si vous êtes intéressé(e), je vous engage donc à vérifier !
       
      Bref : la chose est arrivée aujourd'hui et j'ai immédiatement vérifié qu'elle était en parfait état. Compte tenu de la distance entre l'Allemagne et le Japon, je serrais les fesses, inquiet d'avoir à renvoyer le bouzin à mes frais en cas de soucis ! Aussitôt déballées, j'ai posé les jumelles sur ma table de jardin et procédé à quelques tests rapides, de jour, en utilisant mes deux sets d'oculaires :
       
      - Parallélisme : en cas de problème, si l'on ne peut pas fusionner naturellement les deux images délivrées par chaque lunette, c'est un casus belli ! Et bien nickel, rien à signaler : tant avec les UF que les Morpheus, les images convergent parfaitement. Le réglage monocentrique de chaque oculaire permet de positionner ces derniers au poil de cul près. Comme j'aime.
      - Focalisation : Pareil, RAS. Je choppe l'infini avec tous mes oculaires.
      - Ecart interpupillaire : j'ai du bol, mes 62-63mm correspondent quasiment au réglage minimal ! Il s'en faut de peu ! Données pour 56mm au plus court, je suis à peu près sûr qu'en-dessous de 60mm, ces jumelles ne permettent plus d'avoir les yeux en face des trous...
      - Aspect de la pupille de sortie : elle est ronde, je n'ai rien noté d'anormal. On devine les prismes (de jour), cela n'affecte pas l'image diurne délivrée : aucune chance de le remarquer la nuit.
      - Image proposée avec mes deux sets d'oculaires : de jour, la turbulence gore - je visais l'horizon - ne me permet pas de juger correctement de la finesse, du piqué proposés par ces jumelles. Mes remarques sont donc préliminaires, elles seront affinées lorsque je pourrai procéder de nuit. Avec les oculaires UF 30mm (70° de champs apparent), l'image est flatteuse, déformée en barillet mais sans courbure de champs, bien corrigée de la coma jusqu'au bord (test fait sur un reflet lointain, au soleil). En ciblant des pylônes électriques sur un fond de ciel très lumineux, je note des franges vertes et pourpres sur les zones à fort contraste. Ces franges sont modestes, moins sévères que dans une lunette de 150/750 (bon, encore heureux), mais bien présentes. ED peut-être, APO sûrement pas. Avec les Morpheus (76° de champs apparent), le liseré coloré semble un zeste moins marqué, la déformation en barillet est négligeable, la courbure de champs imperceptible et la coma, toujours bien corrigée. Ceci dit, ça turbule tellement que les détails sont noyés dans la bouillasse ! Il est midi, le soleil tape depuis 5h du mat'...
       
      Le premier bilan est positif mais bien sûr, je vous en dirai davantage lors de la véritable "première lumière" de l'instrument : de nuit ! Pour cela, il vous faudra attendre : je n'ai pas de monture pour la bête. Il va me falloir en construire une. J'ai tout les matériaux dont j'ai besoin, mais je manque de temps, ça prendra donc, pfff... un bon mois, au mieux ! maintenant, je suis très heureux de mon achat et surtout, soulagé de n'avoir aucun soucis ! Lorsqu'on parcourt les fora - français ou américains - à propos des binos APM, on tombe vite sur des astrams moins chanceux que votre serviteur. Gérer un problème d'après-vente à 7.000 km de distance, par ces temps épidémiques, n'aurait vraiment rien de plaisant...
       
      A suivre, donc
       
    • By breiz atao
      hello a toutes et a tous
      bon , cela faisait un bon moment que je faisais des prises de vue avec ma vieille helios achro de 102mm/5
      suite a la vente de ma taka fs 60 ( quel idiot  )
      je me suis enfin décidé a  reinvestir  dans une lulu de qualité , mon choix fut porté cette fois ci  sur la petite 61 EDPH II 
      elle est trapue , assez lourde , quand je l'ai reçu voila 2 semaines et que je l'ai sortie de son carton, je me suis posé la question si ma ptite SA 
      allait pouvoir supporter le bébé , bon bah apparement, pas de soucis suite aux tests effectués , néanmoins
      il faut etre tres precis quant a l'equilibrage .
      le reducteur est un tres bel objet a visser sur la lulu
      bon , pour les tests , tellement impatient , il a fallu jongler entre ces satanés nuages encore une fois , et surtout a l'humidité
      donc pour ce 1er jet , c'etait surtout de savoir ce qu'elle avait dans le ventre
      je vous envoi donc 3 images faites avec , en des temps reccords , nuages oblige
      california ( 1ere fois que je la tente ) 
      61/274mm +a7s + SA
      18x30 sec  a 3200 iso
      NGC 7000 ( plus de chance )
      45x 30 sec  a 3200 iso
      SADR 
      reccord battu   15x30 sec a 3200 iso
      enormement de bruit sur les images vu le nombre de poses 
      le tout en FF , la par contre j'ai un soucis de BF, du coup j'attends ma nouvelle bague
      SIRIL+ PHOTOSHOP CS6
      et en complement mon setup qui ne me quitte pratiquement plus 
      et un trepied de ma fabrication, de sorte de pouvoir le lever un max pour ne pas me tordre le cou et le dos au zenith !!!!
      en conclusion :
      j'ai tres bon espoir avec cette lunette  contraste et piqué sont au RDV et une lunette TOP pour les grands champs, y a de quoi faire !!!
       
      olive
       
       
       
       








    • By serge vieillard
      Yo !
       
      fouillant dans mes bazars, je retrouve cette vieille curiosité réalisée lors d'un formidable périple jusqu'au Cap Nord, passant par les pays scandinaves, Danemark, Finlande et Norvège, musardant au gré des envies. Une virée de 4 semaines sur la période du solstice d'été, là où au-delà du cercle polaire arctique, le Soleil ne se couche jamais alors que batifolent des concentrations d'oiseaux incroyables, des troupeaux de rennes, des cachalots dans la mer sombre et des nuées de moustiques voraces. Peinardement posé sur une petite plage déserte, je réalise ce schéma au fil des heures qui passent pour mettre en évidence l’évolution du phénomène. Une échelle de grandeur figure en bas, chaque index représentant un empan de main, soit grosso modo 20°.
       

    • By vador59
      Salut à toutes et à tous !
       
      Cela faisait quelque temps que ça me turlupinait... mais la météo ne s'y prêtait pas vraiment ces derniers temps.
       
      Il ne s'agit pas de réaliser une énième expérience avec une petite lentille de récupération, genre binocles de belle-maman et petite loupe comme oculaire.
       
      Le matos, c'est ça !
       
      Lentille simple plan convexe 120mm de diamètre et.... 5000 mm de focale (oui, vous avez bien lu: 5 mètres de focale ! )
       
      La manip', c'est ça !
       
      l'idée est donc d'observer l'image volante d'un astre, sans l'aide d'aucun oculaire, simplement en plaçant son oeil en avant du point focal.
       
      Et ça marche, du tonnerre même ! Première cible, vers 19h légales: la Lune. La lentille est simplement posée sur un support (un poteau de basket pour être précis), vaguement orientée en direction de l'astre sélène, donc avec des conditions d'alignement qui sont loin d'être optimales. Je n'ai pas diaphragmé, juste pour avoir une idée de la qualité de l'image brute. J'observe l'image de l'oeil gauche puis de l'oeil droit. Les deux sont atteints de myopie et présentent donc des focales différentes. La luminosité de la Lune permet un pointage très simple... et quel choc ! L'image est splendide, juste déformée sur les bords (aberration sphérique ou défaut d'alignement ?), mais le grossissement est démentiel. A la louche, je dirais que l'oeil droit grossit autour de 50x et le droit autour de 80x. Le trio Theophile-Catherine-Cyrille est magnifique; Mare Crisium et Mare Marginalis superbes. Les cratères sont nets avec des ombres bien noires, en dépit de l'absence de diaphragme quelconque entre la lentille et mon oeil. Vraiment très étrange comme sensation, encore plus intuitif que d'observer avec un télescope aérien de type Huygens.
       
      Deuxième cible: Jupiter. Bien que très brillante, attraper l'image aérienne s'avère beaucoup plus difficile. Il faut y aller doucement, reculer pas à pas. Je finis par obtenir une première image défocalisée: l'aberration chromatique est visible mais difficile de dire si, là aussi, il s'agit de l'effet de la lentille ou d'un défaut d'alignement des optiques. On recommence, l'image est fuyante mais en deux minutes j'obtiens une image du disque jovien. C'est petit avec l'oeil gauche, plus confortable avec l'oeil droit. Le disque est bien visible mais sans détails. Je n'ai pas remarqué les satellites.
       
      Troisième cible: Saturne. Elle s'attrape beaucoup plus facilement que Jupiter paradoxalement. Image un peu jaunâtre mais très plaisante. L'anneau est visible sans aucune difficulté. Par manque de stabilité (je suis quasiment couché au sol, dans une position assez inconfortable), je ne peux pas affirmer que je distingue la division de Cassini.
       
      Dernier test: Mars ! Sans surprise, de l'oeil gauche, je ne fais que deviner le disque saumon de la planète rouge. Par contre de l'oeil droit, je suis surpris de distinguer une tache sombre bien nette: Solis Lacus ! Là encore, l'inconfort de ma position m'empêche de prolonger l'observation.
       
      En tout cas, la démonstration est faite que ça fonctionne! SI des curieux sont intéressés...
       
      Bons cieux à tous
       
    • By Bungert
      Bonjour à tous,
       
      Que vaut  le  Baader Turbo Film pour l'utiliser comme fermeture d'un  Newton ?
      Je l' ai essayé en imagerie planétaire avec un T300 Newton-Cassegrain  : je ne vois pas de différence entre les images de Mars faites avec ou sans.
      Mais avec un  ciel voilé, et une forte turbulence  la faible qualité des  images  obtenues ne permettent pas de conclure.
       
       
      Est ce que certains d'entre  vous ont essayé cette solution de "lame" de fermeture?
      Dans ce cas qu'en pensez vous ?
       
      Si c'est bon, cela serait une solution élégante pour atténuer la turbulence dans le tube (surtout en mode Cassegrain) après la mise en température.
      L' épaisseur du film est "garantie" à 1/20 de micron.
      https://www.baader-planetarium.com/en/solar-observation/astrosolar-viewers-and-film/turbofilm-127-x-51-cm-nd-01.html
       
      Bon ciel.
      Francesco
       

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