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L'accident de Tchernobyl

Niveau de radioactivité du césium-137 relevé au sol sur le territoire belge le 3 mai 1986. Document SCK-CEN (couleurs par l'auteur).

Contamination de la Belgique en 1986 (VII)

L'information est peu diffusée en Belgique or la situation fut localement aussi critique qu'en France et aurait mérité des explications du Gouvernement ou des experts. Des scientifiques ont évidemment publié des articles dans des magazines de physique, géophysique ou médicaux, mais ils ne sont pas connus du public, notamment le graphique présenté à droite extrait de la revue "Health Physics". Rappelons les faits.

Le nuage de Tchernobyl survola la Belgique à partir du jeudi 1 mai 1986. Selon les experts du Centre de Mol (SCK-CEN), le 2 mai à midi à Gand, l'air contenait 58 Bq/m3. Le lendemain l'activité de l'air était déjà réduite. A partir de cette date, la Flandre demanda aux fermiers de rentrer leur bétail par mesure préventive. En revanche, le Gouvernement wallon jugea la mesure inutile et ne pris aucune mesure préventive.

Or, le Dr Olivier Guillitte, biologiste au département des Sciences et Gestion de l'Environnement (aCREA) de l'Université de Liège effectua des mesures sur des champignons sauvages prélevés dans les forêts d'Ardenne.

Il enregistra des doses de césium-137 pouvant atteindre 100000 Bq/kg de matière sèche (donc dix fois moins si on parle de champignon cru). Le temps que les autorités vérifient l'information, il s'écoula plus d'un mois, le mal était fait !

Les cartes compilées par la Commission européenne et rassemblées dans leur CD "Caesum Atlas" (qui n'est malheureusement plus disponible) indiquent qu'en moyenne la Belgique fut exposée à une dose maximale de 2000 Bq/m2.

10 ans après Tchernobyl, les experts du Centre de Mol et de l'Université de Gand relevèrent dans les aliments crus une contamination oscillant entre 500 et 6610 Bq/m2 (près de Tintigny en Lorraine belge). 20 ans après l'accident, la radioactivité résiduelle sur le territoire belge est redevenue quasiment négligeable sauf dans certaines baies, champignons et gibiers sauvages comme indiqué dans le tableau présenté ci-dessous.

A lire sur la surveillance radiologique des aliments :

Rapports de synthèses des données de la chaîne alimentaire (B, AFCN)

Radioactivité mesurée dans la nature

Radioactivité du césium-137 mesurée entre 2004 et 2006 en Bq/kg ou Bq/litre

 

Légumes et assimilés (crus)

Lait

0.01 - 0.2

Oignons

0.20

Choux-fleurs, choux-blancs

0.22 - 0.23

Champignons

0.23

Carottes, choux de Bruxelles

0.18

Choux-rouges, Haricots

0.25

Tomates, pommes de terre

0.17

Broccolis

0.30

Concombres

0.17

Laitues

0.3 - 1

Champignons cultivés

0.17

Airelles

11.8

Baies sauvages d'Ardenne

3 - 13

Champignons sauvages

3 - 162

Poissons et viandes (crus)

Poissons de mer (non définis)

0.56 - 1.50

Lapin

0.33

Tilapia, silure

0.7 - 0.9

Boeuf (muscle)

0.38

Truite

0.55- 1.1

Veau (muscle)

0.46

Crustacés, fruits de mer

~2

Cheval (muscle)

0.43

Mollusques

0.52 - 2

Porc (muscle)

0.47

Sandre

2.9 - 3.4

Poulet, dinde

0.46

Carcasse de gibier à poils

5.2 - 7.9

Porc (foie)

0.80

Sanglier

5.1 - 9.2

Cerf

0.97

Gibier en liberté

20.1

Carcasse de gros gibier (F)

20 - 123

Autres

Eau de mer (surface)

10 - 15

Herbe

0.5 - 70

Enfant de 5 ans (20 kg) sain

30

Béton (radon)

500

Adulte européen (70 kg) sain

142

Granit (radon)

1000 - 4000

Seuils européens de radiotoxicité (aliment ingéré)

Teneur maximum en Cs-134 et Cs-137 fixé par la C.E. (lait et produits laitiers)°*

370

Teneur maximum en Cs-134 et Cs-137 fixé par la C.E. (autres aliments)°

600

Pour les aliments, il s'agit de mesures effectuées en Belgique sur des échantillons crus (pas de matière sèche) récoltés en forêt, durant des chasses ou prélevés chez des grossistes par des biologistes, des agronomes, des membres de l'AFCN, ISP et SCK-CEN. Vous trouverez le détail dans les rapports de l'AFCN. A comparer avec les mesures réalisées en Bélarus (fin de page).

°Quantité de Becquerel rapportée par unité de poids (kg ou litre) du produit que l'on va soit cuisiner soit consommer. C'est donc différent et très supérieur à la valeur mesurée sur le produit cru in situ car le facteur de transfert entre le produit naturel (l’aliment) et l’animal ou l’être humain est par exemple de 1/20eme pour le césium (~0.05 Bq/kg d'aliment ingéré, plus pour un adulte). Voir aussi le réglement N° 616/2000 du Conseil de l'Union européenne.

* Quantité pour le lait, les produits laitiers et les denrées alimentaires destinées à l'alimentation particulière des nourrissons pendant les 4 à 6 premiers mois de leur vie.

Voir également la législation européenne sur le site de l'Unité TREN.H.4 de la Commission Européenne (Nuclear Energy Radiation Protection).

A titre d'information, selon l'institut BELRAD, une ONG ukrainienne de surveillance et d'étude des radiations, le niveau de contamination affecte l'organisme d'un enfant à partir de 50 Bq/kg et 3 ou 4 fois cette valeur pour un adulte. Mais il s'agit d'une valeur exprimée en équivalent "poids vif d'enfant ou d'adulte" si on peut se permettre cette expression. En effet, le facteur de transfert de l'aliment cru à l'animal ou à l'homme est, dans le cas du césium, de l'ordre de 0.05 Bq/kg par Bq/jour (et de 2 kg/jour pour un adulte). En première approximation, on peut donc diviser par 10 ou par 20 les valeurs relevées dans les produits crus contaminés pour pouvoir les comparer avec les seuils européens fixant les seuils pour des aliments ingérés.

En pratique, en Belgique certains gibiers (vifs ou crus) contiennent encore jusqu'à 123 Bq/kg. Il faut donc diviser cette valeur par 20 (0.05 Bq/kg) si l'aliment doit être consommé par un enfant. A raison de 100 gr par repas, pour atteindre 50 Bq/kg un enfant doit en manger au moins 80 fois par an et un adulte pratiquement tous les jours ! Nous sommes donc dans des valeurs de contamination tout à fait négligeables (je n'ai pas dit pour autant inoffensives à long terme) et de 10 à 10000 fois plus faible qu'en Bélarus.

Si on tient compte de ce facteur de transfert entre l'aliment cru et celui consommé, on comprend mieux l'avis de l'AFCN qui conclut dans son dernier rapport 2004 "en l'absence de toute radioactivité artificielle significative dans les denrées analysées. Une approche pessimiste, donc conservatrice, confirme ces résultats".

Contamination de l'environnement

Ainsi que nous le rappellerons à propos de la protection civile, il n'existe pas de césium radioactif dans la nature car c'est un produit de la fission nucléaire. En théorie, la concentration de l'air et des aliments en césium-134 et césium-137 est nulle, "rien, zéro, nada" comme me le confirma un ingénieur agronome membre de l'AFCN. Les activités militaires ont toutefois introduit dans l’atmosphère des quantités importantes de césium-137 qui sont retombées en plus grande quantité dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère Sud et, dans les deux hémisphères, avec un pic situé aux latitudes moyennes (40-50°N). Disons-le clairement, nous avons tous été contaminés par les retombées des activités nucléaires militaires en atmosphère.

Que ce soit après l'explosion d'une bombe ou d'un accident comme celui de Tchernobyl, les retombées sont toujours plus intenses avec les pluies qui entraînent vers le sol toutes les poussières radioactives en suspension dans l'air que par dépôt sec. Aussi, quand on mesure la radioactivité après de tels événements, une pluie qui se manifeste dans les jours qui suivent comme ce fut le cas en Belgique et en France début mai 1986, peut contribuer à une certaine hétérogénéité des mesures.

Dans les années 1960, la contamination globale des sols en Belgique et dans toutes les régions situées aux mêmes latitudes était de l’ordre de 0.1 Ci/km2 soit environ 4000 Bq/m2. En 1986, juste avant les retombées du nuage de Tchernobyl, on relevait encore près du Centre de recherches de Mol une activité résiduelle de 2000 Bq/m2, valeur moyenne confirmée dans le Caesium Atlas de la C.E.

Maintenant il faut s'entendre sur les relevés effectués après Tchernobyl. On ne peut pas prendre son détecteur, mesurer la radioactivité et si la valeur dépasse le seuil de radiotoxicité, conclure que nous sommes en danger de mort et critiquer gratuitement l'avis des experts. Il faut savoir de quoi on parle - c'est un minimum - et connaître notamment les effets induits par l'environnement : les conditions atmosphériques, le feuillage et le relief ainsi que le degré d'absorption des différents organismes et des sols.

Evolution des concentrations des particules beta (électrons) et du césium-137 en Belgique entre 1955 et 1997. Ainsi qu'on le constate, on retrouve aujourd'hui des doses équivalentes à celles d'avant Tchernobyl (1980-1985). Les doses élevées antérieures sont provoquées par les tests nucléaires militaires. Document SCK-CEN.

En Belgique, la radioactivité atmosphérique a été très efficacement rabattue au sol par les pluies, surtout dans une bande allant de l'est d'Anvers à l'ouest d'Arlon où les nuages étaient plus nombreux. Il est donc normal que certains endroits présentaient en 1986 une contamination importante.

En effet, en fonction du relief du terrain, des dépôts contaminés ont pu s’accumuler dans les dépressions ou les cuvettes, y compris dans le bas côté des routes et dans les gouttières. En forêt tout agronome sait que les arbres sont connus pour être de bon capteurs de polluants atmosphériques. Après le dépôt de poussière contaminée sur leurs feuilles, les pluies les ont lessivés, ramenant à leur pied la radioactivité du feuillage. Dans les mois qui suivirent, les arbres ont absorbé la radioactivité du sol par leur racine et l'ont transférée au niveau des feuilles à travers les montées de sève où une partie fut "exsudée" en surface par les stomates. A nouveau, les pluies ont lessivé le feuillage et l’eau s’écoulant le long des ramures et du tronc a finit par concentrent la radioactivité au pied de l’arbre. Une situation comparable peut être attendue lorsqu’une gouttière déverse directement sur le sol les eaux de pluies collectée sur le toit, créant localemrnt un amas de détritus et favorisant le développment des mousses.

Les biologistes et les agronomes ont ainsi identifié des endroits propices à l’accumulation des radiocésium et mesuré des concentrations très élevées dans le sol. Les mauvaises langues diront que les Ecolos pourraient faire leurs prélèvements à ces endroits. Objectivement, vous reconnaîtrez que ce genre de valeur n'est pas représentatif de la contamination du territoire dans son ensemble.

Selon les agronomes de l'AFCN, des valeurs de plusieurs dizaines de milliers de Bq/m2 sont difficilement acceptables par rapport à d’autres valeurs mesurées dans la zone la plus contaminée de Belgique (cf. le "Caesium Atlas" de la C.E.) parce que la contamination de l’atmosphère et la densité de pluie dans cette zone n’ont pas pu engendrer de tels écarts.

Quant aux champignons et au gibier contaminé à cette époque, il est incontestable que même à l’heure actuelle, ces produits restent plus contaminés que d’autres denrées alimentaires parce qu'ils se développent dans des écosystèmes où le césium conserve avec le temps une plus grande disponibilité biologique par rapport aux cultures et aux produit d’élevage. Les baies sauvages sont également connues, pour la même raison, pour accumuler plus de radioactivité que les groseilles de votre jardin (à dépôt au sol égal). Maintenant, cela ne dit pas quel est le niveau de radioactivité dans ces produits qui a très fortement décru depuis 1986 (la concentration en Cs-137 est globalement divisée par 5 ou par 10 tous les 10 ans).

Pour les escargots en revanche que vous et moi pouvons récolter en forêt, je n'ai pas trouvé de données à leur sujet. Mais ici également, à l'image des fruits sauvages, on peut estimer que ce n'est pas en mangeant 20 "petits gris" chaque année qu'on attrapera un cancer.

Enfin, concernant la contamination de la faune marine (poisson, crustacés, coquillages), compte tenu de la capacité de dilution des mers (1 m2 représente une masse énorme d’eau selon la profondeur) et le mélange, le dépôt de Tchernobyl a eu peu d’effet sur la contamination des produits de la mer (sauf en mer Noire qui reçoit les eaux du Dniepr, mais même dans ce cas, l’impact est loin d’être comparable avec le milieu terrestre). En revanche, les lacs (surtout ologotrophiques) et les marais furent aussi contaminés que les terres car ils accumulent les eaux de toutes origines qui ont drainé des dépôts radioactifs.

En guise de conclusion

L'accident de Tchernobyl a marqué les esprits et encore aujourd'hui, plus de 25 ans après les événements, il est probable que certains d'entre nous se demandent encore s'il ne vaut pas mieux acheter un aliment du terroir ou fabriqué chez nous plutôt qu'un produit concurrent venant de Lithuanie ou de Mer Noire (par ex. le poulet, le surimi, du poisson ou du miel). Ce réflexe de survie est naturel même s'il est parfois mal interprété sous la pression médiatique ou des idées préconçues.

En attendant, nous devons continer à vivre et dans la majorité des cas, il est heureux de constater que la contamination de l'environnement est redevenue très faible, identique à ce qu'elle était quelques années avant Tchernobyl, sauf aux abords immédiats de la centrale et dans quelques aliments particuliers.

Maintenant, le problème du nucléaire reste entier. Les accidents de Tchernobyl et dernièrement de Fukushima (mars 2011) ont donné une bonne leçon aux pronucléaires et renforcé encore un peu plus le sentiment d'insécurité comme la volonté des antinucléaires qui ont à présent des arguments de poids en leur faveur. Mais connaissant l'homme et son avidité pour l'argent, je ne suis pas certain que ces leçons resteront dans la mémoire des décideurs très longtemps.

Par ailleurs, vu le prix toujours plus élevé de l'essence et du mazout, dans un sondage réalisé en mai 2006 pour le journal "Le Soir", 60 % de la population belge était en faveur du nucléaire, cette énergie étant meilleur marché que le pétrole à capacité énergétique équivalente. Car pour cacun de nous, le premier facteur de décision est bien d'ordre financier, l'intérêt écologique passant souvent après... Ceci dit les mentalités sont en train de changer. 

Même si l'énergie nucléaire permet effectivement à tout un chacun de réduire sa facture d'énergie de manière sensible, rappelons qu'il existe des énergies alternatives moins polluantes et encore meilleur marché telle le gaz ou l'énergie éolienne. On en reparlera certainement lorsque l'Europe et les différentes nations membres distribueront leur prochaine enveloppe budgétaire sur l'énergie. En tout cas, en 2007 la Belgique avait décidé de réduire ses investissements dans l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, en Europe, seule la France reste résolument pronucléaire. Elle n'aurait pas cette attitude si les magnats du secteur et du monde politique n'y trouvaient pas un intérêt financier.

Pour approndir cette question, consultez l'article Pour ou contre l'énergie nucléaire ?, car il est probable que certains lecteurs peuvent encore trouver un intérêt à utiliser cette énergie malgré ses inconvénients. Dans cet article qui se veut objectif et ne présenter que les faits, nous discuterons de l'attitude que nous devons adopter envers cette source d'énergie. Pro et antinucléaires s'opposent sur ce terrain sensible depuis des décennies, les uns encouragés par l'AIEA et les grandes entreprises du secteur, les autres par les mouvements écologiques et les leçons tirées de Tchernobyl.

Qui faut-il réellement croire et pourquoi ? Quel est l'état de la sécurité de nos centrales, quel rôle joue le Parlement européen, y a-t-il des plans d'urgences, cherche-t-on à diminuer les risques et qu'en pensent les experts indépendants ? Telles sont quelques questions parmi d'autres auxquelles nous essayerons de répondre à la lumière des enquêtes les plus récentes et des derniers audits réalisés dans nos centrales. Le résultat est consternant sur bien des plans et ne fait que renforcer la conclusion précédente...

Je remercie les membres de l'AFCN pour leur collaboration.

Pour plus d'informations

Sur ce site :

Mesure de la radioactivité et protection civile

Nucléaire civil : liste des incidents, accidents et délits

Les accidents nucléaires militaires

Pour ou contre l'énergie nucléaire ?

Fission et fusion nucléaires

Nucléaire : la transparence muselée, extrait du Figaro, 10 juin 2003

L'accident de Tchernobyl réinterprété par la Pravda

Livres et CD sur Tchernobyl ou le nucléaire :

Enceinte de Confinement du Sarcophage de Tchernobyl, Dossier de Presse de Bouygues/Vinci, 2007

Nuclear Madness : What You Can Do ?, Helen Caldicott, W.W.Norton & Co Inc., 1994

The Woman Who Knew Too Much:Alice Stewart and the Secrets of Radiation, G.Greene, U.Michigan Press, 2001

Ce fameux nuage... Tchernobyl, J.-M. Jacquemin, Sang de la Terre, 2002

Caesium Atlas (CD gratuit de la CE/IGCE reprenant les dépôts de césium en Europe et les cartes météorologiques, n'est plus disponible)

Livres en français, en anglais sur Amazon.fr

Sur Internet à propos de Tchernobyl :

LIFE Pripyat, YouTube

Veritasium, Derek Muller, YouTube

Kidd of speed (Tchernobyl), Elena Filatova, 2016-2017, YouTube

Le rapport TORCH, Greens/ALE, 2006

Tchernobyl, 25 ans après, SCK-CEN, 2011

Tchernobyl, 20 ans après, IRSN, 2005/2006

La catastrophe de Tchernobyl : 15 ans, ONU

Les "pouvoirs miraculeux" de la radioactivité (le radium au début du XXe.s.)

Naître et grandir après Tchernobyl (témoignages), UNICEF, 2006

Rapports de synthèses des données de la chaîne alimentaire, AFCN, 2004

La contamination des produits agricoles, IRSN

Règlement N° 616/2000 du Conseil de l'Union européenne

Tchernobyl, évaluation de l'impact radiologique et satinaire, (PDF), AEN, 1996/2002

Les albums photos de Tchernobyl, Progetto Humus

Métrologie l'accident de Tchernobyl (PDF), P.Galle et al., 2002

Détail chronologique des événements de Tchernobyl, P.Schmitt

OECD Papers Volume 3 Issue 1 (PDF de 1.85 MB,  impacts sanitaire et radiologique), OCDE, 2002

Chernobyl.info

Belarus: Health, Medicine and Chernobyl (liens vers des sites Internet)

Chornobyl Health Effects Studies, DOE, 2001

Sources and Effects of Ionizing Radiations, Vol II (PDF de 15.7 MB), DOE, 2000

Estimates of the Cancer Burden in Europe from Radioactive Fallout from the Chernobyl Accident, Int'l J. of Cancer, 2006

The Chernobyl catastrophe consequences in the Republic of Belarus, E.F. Konoplya et I.V. Rolevich, 1996

The long road to recovery: Community responses to industrial disaster, UN University Press, 1996

International Agency for Research on Cancer (IARC)

Questions au Sénat belge sur le nucléaire, Senate.be

Health Physics magazine

Sur Internet (généralités) :

Nuclear Energy Radiation Protection (législation de la C.E.)

AIEA

CRIIRAD

BELRAD

Programme IPHECA, OMS

Bulletin of the Atomic Scientists

Greenpeace

Le risque nucléaire, PIM

Académie Nationale de Médecine (F)

Rocky Mountain Institute (USA)

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